L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  ndonzwau le 5/4/2012, 11:46 pm

"RDC: "L’Affaire Chebeya, Un crime d’Etat ?", cinéma vérité"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7210

"RDC- Annie Chebeya : "Je ne lâcherai rien" "
° http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2673p086-087.xml0/cinema-droits-de-l-homme-joseph-kabila-rdcrdc-annie-chebeya-je-ne-lacherai-rien.html

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  ndonzwau le 8/4/2012, 7:48 pm

"Thierry Michel : « Pour la diaspora Congolaise, je suis un historien respecté et un emmerdeur. »
(Guillaume Loison - Le Nouvel Observateur - 5 avril 2012)

° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=186139&Actualiteit=selectedThierry
Juin 2010 : Principal activiste pro droits de l'homme en RDC, Floribert Chebeya est retrouvé mort dans sa voiture. Assassinat politique maquillé en fait-divers graveleux par une police mouillée jusqu'aux os, la mascarde ne dupe personne. Volte face - l'Etat arrête dix policiers, organise un procès militaire. A la congolaise : le général Numbi, suspect numéro un, est trop gradé pour être jugé. Après « Mobutu roi du Zaïre » et le fabuleux « Katanga Business », le documentariste Thierry Michel ne pouvait louper telle affaire. Il nous raconte…

Connaissiez-vous personnellement Floribert Chebeya ?

On s’est croisé pour la première fois en 1992, avec "la Marche des Chrétiens", une grande mobilisation populaire où les obédiences de Kinshasa se sont rassemblées pour une manifestation pacifique contre la dictature de Mobutu, et réprimée dans le sang par la police. Floribert était un des moteurs de cette manifestation. Je le connaissais déjà de réputation. Il était l’un des piliers des organisations de défense des droits de l’homme au Congo, travaillait dans la clandestinité depuis des années… A chaque fois que je venais présenter un film au Congo, Floribert était dans la salle. Il intervenait lors des débats.
Etiez-vous intimes ?
Non. Je n’avais jamais rencontré sa famille. Hélas, je ne les ai connus qu’après sa mort. Lorsque j’ai appris qu’il avait été victime d’un assassinat, mais qu’en plus, le crime avait été maquillé en un sordide scénario sexuel, j’ai très vite décidé d’en faire un film. Je plaçais beaucoup d’espoir dans les élections de 2006. La communauté internationale a apporté un soutien massif au régime via des financements, la réduction de la dette… Puis plusieurs assassinats de journalistes se sont succédés, autant de mauvais signes d’un raidissement du pouvoir. Je vois la mort de Floribert comme le basculement ultime, le retour de bâton. Couper la tête du principal représentant de la société civile, qui plus est, la faire couper par le général en chef des polices congolaises, c’est le crime d’Etat par excellence. Je ne pouvais pas attendre pour commencer à tourner.
Comment avez-vous fait pour couvrir le procès de son assassinat ?
Pour la diaspora Congolaise, je suis un historien respecté et un emmerdeur. Le pouvoir reconnait la valeur de mon travail. Un ambassadeur l’a dit publiquement en Belgique en ajoutant qu’il ne pouvait pas approuver l’ingérence dont je faisais preuve dans mes films et mes livres… C’est un pur hasard, mais le soir de l’enterrement de Floribert, je recevais du régime un grand prix pour l’ensemble de mon œuvre à l’occasion des fêtes de l’indépendance… Pour filmer le procès, j’ai joué des divisions à l’intérieur de l’appareil d’Etat. La cour militaire avait intérêt à ce que je filme, puisque le procès se voulait exemplaire et qu’il n’y avait pas de caméra internationale en dehors de la mienne. Des équipes de télé congolaise était sur place, mais le son qu’elle captait était inaudible. A côté de ça, le ministre de la justice a catégoriquement refusé de me recevoir… Alors qu’il était bien présent à la soirée où l’on m’honorait. Le film le montre bien : la cour militaire n’était pas du tout sur la même ligne que les avocats de l’Etat Congolais.

La cour militaire serait-elle susceptible de renverser le pouvoir en place ?
Impossible, le pouvoir militaire est cadenassé par John Numbi (commanditaire présumé de l’assassinat de Chebeya, trop gradé pour être jugé par la cour militaire NDLR). En revanche, il n’est pas exclu que si ce dernier était inquiété judiciairement, il pourrait renverser le pouvoir en place. On m’a d’ailleurs rapporté la rumeur d’un coup d’Etat, mais je n’y crois pas. Aujourd’hui, tout le monde sait que la cour pénale internationale a un œil attentif sur ce qui se passe en RDC. Numbi ne peut pas faire n’importe quoi, n’importe comment. Surtout qu’il y a déjà plusieurs congolais devant la cour pénale internationale.
Le procès vire rapidement à la mascarade judiciaire…
Je ne suis pas d’accord. Quelque part, ce procès a été une avancée par rapport aux autres affaires bâclées précédemment – je pense aux journalistes auxquels je rends hommage au début du film, injustement condamnés. Il faut reconnaitre que cette cour militaire a dévoilé un large pan d’une vérité cachée. Elle s’est montrée exemplaire dans le cadre qui était le leur. Ils ont mené à terme des confrontations, organisé la reconstitution du crime, mis à jour des contradictions inouïes comme lorsque le chef de la police de Kinshasa nie les traces de violence sur le corps de Chebeya, ce qui va l’encontre du propre rapport de police qu’il dirige… Cela n’empêche pas, vous avez raison, des limites évidentes, puisque le commanditaire présumé de l’assassinat de Chebeya, le Général John Numbi, jouissait d’une impunité absolue. Et qu’il était évident qu’un certain nombre de zones d’ombres subsisterait. Aucune révélation par exemple sur ce que la police a fait du corps du chauffeur de Chebeya (disparu à la suite de l’assassinat de ce dernier NDLR). Maintenant, il faut voir ce que donnera l’appel des condamnés… Le film montre bien que les accusés n’ont pas la mine de condamnés à mort alors que dans les faits, ils le sont !

Comment définiriez-vous ce procès alors ?
C’est un grand théâtre, une farce à l’africaine. C’est tragique et en même temps comique. Quand la veuve du chauffeur de Chebeya proclame comme une grande tragédienne, « Je veux la justice, rien que la justice, les assassins n’auront jamais la paix ! », la salle est médusée, prise comme dans une fiction : elle rigole du mensonge, applaudit le courage des témoins… Un casting, comme celui-là, en fiction, c’est dur à faire. Est-ce qu’on arriverait à imaginer un personnage aussi grotesque que le général en chef de la police de Kinshasa ? Ou bien John Numbi, qui possède ce mélange unique d’arrogance, d’humour, de cynisme… Sans compter cette façon toute congolaise de manier la langue française avec une flamboyance incroyable… Un européen n’aurait jamais pu écrire des dialogues pareils.
Le général Numbi est-il vraiment démis de ses fonctions ?
Oui… (ironique) Enfin, si vous m’appreniez demain qu’il deviendrait ministre de la défense, ça ne m’étonnerait pas spécialement. En même temps, le film sort, ce qui fait pour lui l’effet d’une grosse épine dans le pied. On m’a dit qu’il voulait m’attaquer en justice parce qu’il est en position d’accusé sur l’affiche… J’ai fait savoir que ce serait une bonne chose pour la promotion du film. Depuis, il ne se manifeste plus (rires)
Quel est le sort réel réservé aux condamnés ?
Ils bénéficient d’une peine aménagée. Ils dorment en prison mais leur cellule n’est pas souvent verrouillée à double tours…
L’un d’entre eux parait tout de même bouleversé par la sentence.
Celui qui demande à vouloir passer en appel ? Oui, je ne comprends pas qu’il ait pris si cher. Il a tout d’un petit exécutant en bout de chaîne. Les autres en revanche, sont imperturbables, ils savent qu’on leur a donné des garanties au plus haut niveau. S’ils risquaient gros, ils se seraient échappés. Comme les trois policiers que Numbi a fait extrader avant même sa propre arrestation. Je n’ai pas besoin du conditionnel. J’ai recoupé beaucoup d’informations pour retracer leur parcours et l'implication de Numbi dans leur fuite…

La scène de reconstitution laisse entendre que le chauffeur de Chebeya a été dévoré par les chiens de la police…
J’ai laissé la scène, parce que ce genre d’hypothèse fait partie du fantasme Congolais. Il est avéré qu’un certain nombre de vagabonds disparaissent dans des conditions étranges en RDC… Je ne sais jamais le vrai du faux, mais… Regardez nous sommes dans un pays où rien n’est impossible (il ouvre son ordinateur, montre des photos de cannibalisme) il faut le voir pour le croire, hein ? Après enquête, je penche plutôt en faveur du scénario suivant : le corps du chauffeur aurait été lesté et jeté dans le fleuve à hauteur de Kinsuka. Mais je n’en ai pas la preuve absolue.
Et le camerounais qui témoigne contre Numbi ? Vous avez des nouvelles ?
Le pauvre gars ! Je lui payais ses cartes de téléphone, je le déplaçais moi-même. Les Nations Unies ont été d’une lâcheté immonde avec lui. Je me suis accroché avec une responsable locale. Elle me disait qu’elle ne pouvait pas débloquer 100 dollars pour lui payer une carte de téléphone. Je lui ai demandé son salaire. Elle gagnait 15 000 euros net. Et elle, gardienne des droits de l’homme ne pouvait pas dégoter 100 dollars à un témoin clé d’une affaire compromettante en RDC… Les Nations Unies au Congo, c’est une autre comédie… Ils ne savent pas encadrer des élections, protéger ceux qui sont dans le collimateur du régime. A quoi servent-ils ? Je vais vous raconter autre chose. J’ai été invité à une soirée à Kinshasa où je devais retrouver tous les gens des ONG. Je ne suis resté qu’une demi-heure. Il y avait 500 blancs dans la salle, pour un seul noir. Ah si le service était noir et l’orchestre aussi. Et sur un kilomètre alentour, des 4 x 4, flambants neuves. Dans le genre image coloniale…
Vos films ont un réel impact sur le peuple des pays africains ?
Bien sûr. Même ici, demandez à n’importe quel taxi parisien d’origine africaine, ils ont tous vu « Mobotu roi du Zaïre ». « Katanga Business », je l’ai présenté partout au Congo, dans des salles pleines à craquer, des stades… Jusqu’au jour où je suis interdit, la sureté m’arrête, interrompt une projection en cours. A chaque tournée, le processus est le même : je peux commencer, mais je ne peux pas terminer. Je me prépare déjà à cela pour « L’affaire Chebeya ».
Vous n’avez donc pas encore présenté le film au Congo ?
Pas encore. Je voulais commencer par le montrer en premier lieu en RDC, mais le contexte post-électoral était tellement électrique que les ambassades ont eu une peur panique du film. On va donc attendre le mois de juillet.

Vous recevez des menaces ?
Ça m’arrive. Par des gens de la diaspora congolaise. Ça a failli mal tourner plusieurs fois.
C’est-à-dire ?
Affrontement physique. Ils m’invectivent à un point tel que je ne me laisse pas dire. Il s’est passé ce genre de chose dernièrement à Anvers. Ils sont venus me provoquer : "Vous, les occidentaux vous êtes les premiers responsables de ce qui se passe aujourd’hui au Congo…" Dans ces cas-là, je cogne ! (rires) ça tourne au pugilat, les parties nous séparent. Puis après ça se calme, et le type vient s’excuser (rires). Ou alors, ils exercent des pressions sur mes collaborateurs. Tenez regardez, j’ai tout gardé. (il fouille dans son sac, ressort une liasse de documents) Un mail : "Salut, un ami qui nous veut du bien me dit que tu es sur écoute pour ce que tu sais. Il me demande d’être prudent à mesure que le procès avance et se complexifie." Un autre message : "Hélas, je renonce au projet sur conseil de mon avocat. Trop délicat d’après lui et ma femme. Dommage. J’en ferai un jour un roman. Amitiés."
Ces collaborateurs, ce sont vos producteurs ?
Non. Ma femme est ma productrice. Je suis parti tout seul. J’ai pris une équipe locale. Pour le son et un assistant caméra. J’ai fait sept voyages, je ne pouvais pas trimballer une équipe européenne. Bref, on s’est beaucoup endetté, on a très peu de soutien.
Sept voyages ?
Je donne des cours en Belgique. Il fallait que je revienne en Europe, je ne pouvais pas faire autrement. En mon absence, l’équipe locale a continué à tourner. Un jour, ils se sont trompés de format. C’est pourquoi il y a quelques séquences en 4/3 dans le film. Il s’est fortement murmuré que la cour militaire attendait mon retour pour les moments cruciaux du procès…
Malgré les succès de « Mobutu roi du Zaïre » ou « Katanga Business », vous n'êtes pas dans les petits papiers des chaînes de télé ?
Pas vraiment, non ! (rires) Si, la télévision belge flamande m'a aidé ainsi que TV5 qui pour le coup s’est montrée très courageuse. Si j’avais eu Arte, j’aurais sans doute obtenu 150 000 euros. Mais ni Arte ni aucune chaîne française n’a soutenu le projet. Ni avant qu'il soit tourné, ni après. Les choses vont peut-être évoluer. Le film vient de remporter un prix à Louvain (le prix du public à l’Afrika film festival, NDLR), le bouche à oreille s’enclenche. Il faut le temps que la mayonnaise prenne.

Comment expliquer un tel blackout ? Les pressions politiques ?
Oui, c’est quasi-officiel pour certaines chaînes comme Canal France International et Canal Horizon. « Sujet trop polémique »… En France, il y a une autre forme de censure. On me dit que les affaires du Congo n’intéressent pas le public français sous prétexte que c’est une ancienne colonie Belge. Dans le même ordre d'idée, beaucoup m’ont dit, « c’est dommage, tu aurais dû couvrir les révolutions arabes. » Je n’étais pas au bon endroit au bon moment, mais voilà, je fais un travail de fond depuis 20 ans en RDC. On me reproche aussi d’être trop borderline dans mon écriture. Je suis trop « cinéma » pour la télé, je donne trop d’autonomie au téléspectateur. Le formatage télé, c’est assez terrible. Il faut prendre le spectateur par la main, tout expliciter par un commentaire. C’est de pire en pire. Si votre film ne correspond pas aux standards d’ « Envoyé Spécial », vous êtes recalé. Pourtant, je fais quelques concessions. Par exemple, j’ai reformaté « Katanga Business » avec une version d’1h30, une voix off plus marquée. J’ai reçu un courrier d’Arte me disant qu’ils étaient très heureux et surpris d’avoir réalisé la quatrième meilleure audience de l’année quand le film a été diffusé…
Quels sont vos influences cinématographiques ? Vos films évoquent Peter Watkins ou surtout « Le convoi de la peur » de Friedkin…
J’ai une admiration pour un certain cinéma américain. Quelqu’un comme Oliver Stone par exemple… « JFK » est un film extraordinaire que j’aurais aimé réaliser. « Mobutu roi du Zaïre » s’en rapproche un peu. Sur le prochain film que je viens de boucler, j’ai beaucoup pensé à « Terre en transe » de Glauber Rocha que j’ai vu il y a quarante ans…. Les cinéastes qui m’ont motivé à en devenir un moi-même, ce serait plutôt Bresson, Fellini -« La Strada » surtout. Des films très éloignés de ce je fais… Mes influences ne se limitent pas au cinéma. Il y a le journalisme aussi, des gens comme Albert Londres… Pour « L’affaire Chebeya », j'avais conscience de la dimension Shakespearienne du procès.
Vous avez tourné deux longs métrages de fiction dans les années 80 (« Issue de secours » et « Hiver 60 »). Pourriez-vous revenir à la fiction un jour ?
Je ne crois pas. Avec l’âge, j’ai de moins en moins de patience. Le documentaire tel que je le conçois n’en nécessite pas spécialement. Comme pour « L’affaire Chebeya » (il claque des doigts). L’évènement tombe et on y va. Je ne suis pas en attente de budget, de commission. Je suis autonome, je fais presque tout moi même : auteur, producteur, réalisateur, technicien, et même distributeur en Belgique !"

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  brown-man le 8/4/2012, 8:34 pm

ndonzwau a écrit:
[b]"Thierry Michel : « Pour la diaspora Congolaise, je suis un historien respecté et un emmerdeur. »
Les Nations Unies au Congo, c’est une autre comédie… Ils ne savent pas encadrer des élections, protéger ceux qui sont dans le collimateur du régime. A quoi servent-ils ? Je vais vous raconter autre chose. J’ai été invité à une soirée à Kinshasa où je devais retrouver tous les gens des ONG. Je ne suis resté qu’une demi-heure. Il y avait 500 blancs dans la salle, pour un seul noir. Ah si le service était noir et l’orchestre aussi. Et sur un kilomètre alentour, des 4 x 4, flambants neuves. Dans le genre image coloniale

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Arrow Quelle revelation !!
Arrow Malgre' la presence de ces Neo-colonisateurs et touristes sexuelles chez nous, le pays ne fait que regresser

Question: quelle est le but de leur presence alors?

Ti ekokoma tobanda kotiya bango maboko Evil or Very Mad Evil or Very Mad

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  ndonzwau le 9/4/2012, 8:17 pm

"RDC: vers une interdiction de la diffusion du film «l’affaire Chebeya, un crime d’Etat» ?
° http://www.rfi.fr/afrique/20120409-rdc-vers-interdiction-diffusion-film-affaire-chebeya-crime-etat-luzolo-bambi-kabila%20.
Le ministre de la Justice de la RDC recommande l’interdiction de la diffusion d’un film sur l’affaire Chebeya. Une affaire qui porte sur l’assassinat en juin 2010 du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya, qui a donné lieu à un procès fleuve l’année dernière. Le procès s’est soldé par la condamnation de plusieurs officiers de police. Luzolo Bambi reproche au film intitulé « L'affaire Chebeya, crime d’Etat ?», d’être tendancieux, et de porter atteinte à la personne du chef de l’Etat.
Dans une lettre au président de la Commission nationale de censure, le ministre de la justice Luzolo Bambi demande de ne pas autoriser la diffusion du film en RDC.
Le ministre a deux reproches à faire. D’abord, le titre : « L’affaire Chebeya, un crime d’Etat ? » Même si la mention « un crime d’Etat » est suivie d’un point d’interrogation. Ensuite, il est reproché au réalisateur de laisser passer des séquences portant atteinte au chef de l’Etat. Par exemple, dans ce film on revoit des manifestants filmés lors des obsèques de Chebeya, qui scandaient « Kabila assassin au Congo».
Le ministre rappelle dans son courrier que le président de la République a démontré sa volonté de lutter contre l’impunité et permis à la justice de mener ses enquêtes en toute indépendance. Il est demandé au réalisateur Thierry Michel de revoir son montage
Cette interdiction jette un trouble parmi les ONG partenaires du film qui avaient pu le voir en projection privée à Kinshasa en mars. Parmi les partenaires, il y a aussi l’OIF, l’Organisation internationale de la francophonie, à quelques mois de son sommet qui se tiendra précisément à Kinshasa.

Thierry Michel
Réalisateur belge du film «L'affaire Chebeya, un crime d'Etat ?»
"J’espère que cela a été un excès de zèle d’un ministre aux abois parce qu’il n’a sans doute pas fait son travail, et qu’il essaie par la censure d’étouffer la voix comme on a étouffé la Voix des sans-voix, et comme on a étouffé évidemment Floribert Chebeya."
Écouter (01:00) "

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  ndonzwau le 13/4/2012, 1:04 am

"Le Renadhoc plaide pour la diffusion en RDC du documentaire sur Chebeya"
° http://radiookapi.net/actualite/2012/04/12/le-renadhoc-plaide-pour-la-diffusion-en-rdc-du-documentaire-sur-chebeya/

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  ndonzwau le 16/4/2012, 10:58 pm

"La deuxième mort de Chebeya ?"
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2012/04/12/la-deuxieme-mort-de-chebeya/

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  ndonzwau le 25/4/2012, 11:46 pm

"La Tempête des Tropiques - Droits de l'homme : La RDC éclaboussée aux assises de Banjul
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=186449&Actualiteit=selected
L'insécurité à l'Est du pays, le lâche assassinat de Floribert Chebeya et de son compagnon Fidèle Edadi, l'affaire Bosco Ntaganda (recherché par la CPI) et les violations graves des droits humains avant, pendant et après les élections du 28 novembre 2011 ont été décriés par les participants aux travaux de Banjul qui ont aussi déploré l'absence des autorités de la RDC à ces assises.(...)"

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  Mathilde le 9/7/2012, 2:45 pm

RDC: le cinéaste belge Thierry Michel refoulé à la frontière

MONDE | lundi 9 juillet 2012 à 9h07


Le cinéaste belge Thierry Michel a été refoulé dimanche soir de la République démocratique du Congo (RDC) à son arrivée à l'aéroport de Kinshasa, où il comptait présenter son film "L'affaire Chebeya, un crime d'Etat" consacré à l'assassinat d'un célèbre militant congolais des droits de l'Homme, a-t-il annoncé lundi à l'agence BELGA.

"J'ai été refoulé bien que disposant d'un visa de résident permanent" en RDC, a-t-il expliqué à son retour à Bruxelles. Les autorités congolaises lui ont reproché de ne pas disposer de visa de sortie - un document dont les résidents n'ont en principe pas besoin - , a ajouté Thierry Michel.

Le réalisateur comptait projeter son film jeudi et vendredi à Kinshasa. D'autres projections privées prévues ce lundi au Centre Wallonie Bruxelles (CWB) pour les partenaires et quelques invités (dont des ambassadeurs) et les 10 et 11 juillet au centre culturel français avaient été "reportées à une date ultérieure après vision du film par les autorités" congolaises.

En avril, l'ex-ministre congolais de la Justice, Emmanuel Luzolo Bambi, avait demandé à la commission nationale de la censure l'interdiction en RDC du film du cinéaste belge retraçant le procès des assassins - tous des policiers - du célèbre militant congolais des droits de l'Homme Floribert Chebeya Bahizire, aussi impliqués dans la disparition de son chauffeur, Fidèle Bazana Ebadi, le 1er juin 2010.

Belga

_________________
Le deuil, c’est pour la vie. Ca ne s’en va jamais, ça fait progressivement partie de vous, à chaque pas, à chaque souffle.”

Jandy Nelson,  

Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  Mathilde le 13/7/2012, 10:15 am


_________________
Le deuil, c’est pour la vie. Ca ne s’en va jamais, ça fait progressivement partie de vous, à chaque pas, à chaque souffle.”

Jandy Nelson,  

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  link le 13/7/2012, 5:21 pm

RDC - Thierry Michel : "Mwilambwe m'a dit que Numbi lui a demandé de se taire"

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120712180806/cinema-droits-de-l-homme-joseph-kabila-rdcrdc-thierry-michel-mwilambwe-m-a-dit-que-numbi-lui-a-demande-de-se-taire.html

Jeune Afrique : Comment êtes-vous entré en contact avec le policier Paul Mwilambwe?

Thierry Michel : C’est lui qui m’a contacté. D’abord anonymement. J’ai cru avoir affaire à un simple intermédiaire. Puis, il m’a fait parvenir des documents attestant de son identité, ainsi que les contacts de personnes pour que je puisse recouper ces informations. Il m'a fait plusieurs rapports écrits. Nous avons ensuite réalisé trois interviews, deux audio et une filmée d'une heure vingt.

Pourquoi est-il en fuite ?

Il m'a dit que John Numbi lui a demandé de se taire. Dans les conversations que j’ai eues avec lui, il m’a confié s’être livré à l’Inspection générale de la police de Kinshasa en avril 2011, avoir été présenté à l’auditeur général des forces armées [en charge de la justice militaire, NDLR], et auditionné pendant plusieurs heures par le général Pondé [auditeur militaire général, NDLR]. Il affirme ensuite avoir été livré à un colonel de l'Agence nationale de renseignements (ANR) puis transféré au Katanga dans un vol cargo de nuit pour être incarcéré dans des geôles et résidences privées. Sentant qu’on voulait l’assassiner, il a réussi à s’échapper.

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  mongo elombe le 15/7/2012, 4:24 pm

http://www.congoone.net/one/index.php?option=com_content&view=article&id=900:john-numbi-arrete-a-lubumbashi-et-achemine-a-kinshasa-manu-militari-&catid=25:actualites&Itemid=27

Info où intox??? INGETAAAAAAAAAA soki eza vrai INGETAAAAAA eloba Mathy.

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  piélé de dongo le 15/7/2012, 5:21 pm

Madame ME Soki ya solo confiance na ngayi na gouvernement ekozonga d' un petit point mais avec foutage ya eEt c'est difficile po confiance na ngayi ezonga. Sad Sad

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  djino le 3/10/2012, 1:01 pm

Thierry MICHEL, le réalisateur du film « L’affaire Chebeya, un crime d’Etat? », vient d’être cité en référé devant le Tribunal de 1e instance de Liège, par le Général John Numbi Banza Tambo, chef de la police congolaise. Shocked

Le procès en référé aura lieu le mercredi 3 octobre à 9h précise au Tribunal de Liège.

Le jugement sera prononcé à l’issue des plaidoiries le même jour. Attention, c’est le nouveau batiment annexe du palais de justice …à 300 mètres en montant Tribunal de Première Instance de Liège, siégeant en référé, au local ordinaire de ses audiences, sis à 4000 LIEGE Annexe Nord du Palais de Justice, rue de Bruxelles 2/3, salle D.5.55 Bâtiment D, au 5ème étage, salle 55.

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  djino le 4/10/2012, 3:14 pm

Affaire Chebeya: l’ex-chef de la police congolaise débouté de sa plainte contre le réalisateur Thierry Michel Very Happy

http://africatime.com/rdc/index.asp

John NUMBI finira par tomber !

Quoi qu'il fasse cette affaire ékosila tsééé !

Tokokéndé n'ango tii na suka !

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  djino le 5/10/2012, 5:12 pm

RDC : JED demande aux autorités congolaises d’accorder un visa au réalisateur Thierry Michel Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad

http://radiookapi.net/actualite/2012/10/05/rdc-jed-demande-aux-autorites-congolaises-daccorder-visa-au-realisateur-thierry-michel/

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  Admin le 20/12/2012, 6:41 pm

Affaire Chebeya : Thierry Michel écrit à Mende

http://7sur7.cd/index.php?option=com_content&view=article&id=40654:-affaire-chebeya--thierry-michel-ecrit-a-mende&catid=24:le-phare

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  ndonzwau le 20/12/2012, 7:28 pm

Admin a écrit:Affaire Chebeya : Thierry Michel écrit à Mende

http://7sur7.cd/index.php?option=com_content&view=article&id=40654:-affaire-chebeya--thierry-michel-ecrit-a-mende&catid=24:le-phare
Voilà tout ce qui rend dubitatif, insuffisant et à terme inefficace tout cet apparent aggiornamento de Kanambe (volte-face envers le Rwanda dont il était jusque là complice, volonté de construire une réelle légitimité par un rassemblement, une cohésion nationale contre l'ennemi rwandais, velléités de réorganiser notre armée..) !
Les préalables ne sont pas au rendez-vous : un véritable nettoyage de son pouvoir infesté de toutes parts, une réelle remise en question de sa gestion jusque là...

Comment peut-il croire par exemple convaincre la population de sa volonté de rassembler lorsqu'il ne saute pas le pas de rendre équitable un procès si exemplaire de sa dérive autocratique, qui est la négation de toute légitimation démocratique en refusant la justice à ces concitoyens quitte à sacrifier certains dans sa cour mitée ?
Comment peut-il s'imaginer représenter enfin ce garant légitime de la Nation s'il ne consent à aucun sacrifice personnel pour le bonheur de tous et de son pays, ce qui serait nécessaire pour sa survie car c'est cela son ambition ?
C'est non seulement la preuve de son imposture mais aussi de son aveuglement et donc de sa bêtise !

Voilà pourquoi je me console quelque part qu'il ne s'en sortira pas à terme et qu'il suffit d'un heureux coup de pouce du destin pour qu'il dégage bientôt le plancher ?
D'où et quand viendrait-il ; voici notre malheur !!!

Compatriotiquement!

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Re: L'affaire Chebeya, un documentaire de Thierry Michel - Preview

Message  Mathilde le 8/2/2013, 7:14 pm

Affaire « Chebeya » : Thierry Michel promet de nouvelles révélations


« Maintenant que l’on m’a interdit de séjour, j’ai la totale liberté de dire tout ce que je sais. » C’est en ces termes que le cinéaste belge Thierry Michel s’est livré à notre consoeur Jeune Afrique, le mardi 5 février 2013, menaçant ainsi de faire de nouvelles révélations dans l’affaire Chebeya. Mais pas avant la reprise du procès à la Haute Cour Militaire, le 9 avril 2013, a-t-il précisé.

A cette date, rappelons-le, la Cour va définitivement répondre à la requête des parties civiles tendant à régulariser la procédure à l’égard des policiers fugitifs impliqués dans l’assassinat du défenseur des droits de l’homme. Sauf surprise, ces policiers ne se présenteront point devant la justice militaire…

En effet, le cinéaste belge Thierry Michel, qui, en dépit de la promesse que lui a faite avant le sommet de la Francophonie Augustin Matata Ponyo, le Premier ministre, n’a toujours pas obtenu de visa pour présenter en RDC son film L’Affaire Chebeya, un crime d’Etat ?, menace de faire de nouvelles révélations. Il avait déjà diffusé le témoignage du policier exilé Paul Mwilambwe, qui mettait en cause John Numbi, le chef de la police suspendu. J’ai recueilli d’autres éléments accablants provenant d’autres sources, explique le cinéaste, mais je vais attendre que le procès reprenne avant de les sortir » La prochaine audience a été fixée au 9 avril à la Prison centrale de Makala.

Enquête sur Moïse Katumbi

Le prochain documentaire du cinéaste Thierry Michel aura pour cible l’influent homme d’affaires et gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi. Après en avoir fait l’un des personnages principaux de Katanga Business (2009), le cinéaste belge Thierry Michel consacre à Moïse Katumbi, charismatique gouverneur de cette province congolaise, l’intégralité de son nouveau film sous-titré Foot, business & politique. Ce portrait « sans complaisance mais respectueux », selon le réalisateur, a été diffusé en avant-première, le 23 janvier, au Festival international de programmes audiovisuels de Biarritz, (France).

Le documentaire, que Jeune Afrique a pu visionner, est effectivement nuancé. Les images de Katumbi, dont certaines étaient déjà présentes dans Katanga Business, montrent un homme jeune, dynamique et bien décidé à redresser la province. Mais Thierry Michel pointe aussi les conflits d’intérêts du fondateur de Mining Company Katanga (la société appartient désormais à sa famille) et interroge des responsables d’ONG et des journalistes qui ne ménagent pas leurs critiques. Surtout, le film souligne la personnalité complexe de l’un des hommes les plus populaires du pays (il dirige le Tout-Puissant Mazembe, meilleur club de football au sud du Sahara).
Tshieke Bukasa

http://direct.cd/2013/02/08/affaire-chebeya-thierry-michel-promet-de-nouvelles-revelations.html

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Le deuil, c’est pour la vie. Ca ne s’en va jamais, ça fait progressivement partie de vous, à chaque pas, à chaque souffle.”

Jandy Nelson,  

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