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QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ?

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QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Empty QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ?

Message  ndonzwau 27/9/2019, 10:05 pm

Le Président Tshisekedi s'est exprimé pour la première fois à la Tribune des Nations Unies,qu'a-t-il dit, quoi en penser ? Quel bénéfice pour le pays ?

Après sa visite officielle en Belgique, le Président a sauté dans l'avion pour New York à la 74ème Assemblée des Nations Unies. J'avoue ne pas avoir été emballé ni avoir eu le temps de suivre tout son déplacement mais de loin de ce que j'en ai vu, tout semble s'être bien passé, officiellement autant que l'accueil privé où la même coterie s'est bousculée. De même je n'ai pu suivre que des bribes de son discours à la Tribune et lu rapidement ce que la presse en a relevé. Son premier discours à l'ONU ne pouvait être qu'historique, d'abord pour lui, l'a-t-il été dans le contenu ?

J'y reviendrais mais pour le moment je vous affiche les différents liens relevés dans les différentes dépêches : besoin de réforme du système des Nations unies ; le Congo partie de la solution avec ses 80 millions d’hectares de terres arables et ses eaux abondantes pour l’éradication de la pauvreté et de la faim ; le Monde a soif de cobalt..., le Congo besoin d'emplois industriels, de formation, du développement ; les forêts du bassin du Congo les mieux conservées mais ne captent que 1 % des financements disponibles ; promesses de plus d’électrification qui vont faire reculer la consommation du bois de chauffe ; promesse de la protection de l’écologie ; la Paix, la Sécurité, la Stabilité et les Réformes comme clés de la réussite pour tous....



"ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR FÉLIX-ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO À LA SOIXANTE QUATORZIÈME ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES"
° https://www.congoforum.be/fr/2019/09/allocution-de-son-excellence-monsieur-felix-antoine-tshisekedi-tshilombo-president-de-la-republique-democratique-du-congo-a-la-soixante-quatorzieme-assemblee-generale-des-nations-unies/

"DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FÉLIX TSHISEKEDI A LA 74ème SOMMET DES NATIONS UNIES"




"Pour son premier discours devant l’AG de l’ONU : Grand oral réussi de Félix Tshisekedi"
° https://lepotentielonline.net/2019/09/27/pour-son-premier-discours-devant-lag-de-lonu-grand-oral-reussi-de-felix-tshisekedi/

"Félix Tshisekedi devant l’Assemblée générale de l’Onu"
° https://www.voaafrique.com/a/f%C3%A9lix-tshisekedi-devant-l-assembl%C3%A9e-g%C3%A9n%C3%A9rale-de-l-onu/5099941.html

"A la tribune des Nations Unies : F. Tshisekedi maintient le cap"
° https://www.lephareonline.net/a-la-tribune-des-nations-unies-f-tshisekedi-maintient-le-cap/

"Un discours d'espoir"
° https://lepotentielonline.net/2019/09/27/un-discours-despoir/

Devant l’ONU, Félix Tshisekedi est apparu « en artisan de la diplomatie congolaise » (Jean-Claude Tshilumbayi"
° https://www.radiookapi.net/2019/09/27/actualite/politique/devant-lonu-felix-tshisekedi-est-apparu-en-artisan-de-la-diplomatie


"« Tshisekedi à l’ONU : « Que serait la trajectoire du Congo sans l’assassinat de Lumumba ?"
° https://actualite.cd/2019/09/27/felix-tshisekedi-que-serait-la-trajectoire-du-congo-sans-lassassinat-de-patrice-lumumba
Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, Président de la République démocratique du Congo (RDC), s’est exprimé ce jeudi 26 septembre au cours de la 7e plénière du débat général de la 74e session de l'assemblée générale de l’ONU à New York (USA). Il a évoqué le mandat de la MONUSCO. ACTUALITE.CD vous proposes les onze phrases marquantes de ce discours.

  1. Il n’est pas juste en effet que l’Afrique demeure la seule région du monde sans représentation permanente au sein du Conseil de Sécurité, alors que l’essentiel des enjeux démographiques, sociaux et environnementaux de la planète sont intrinsèquement liés à notre continent.
  2. L’éradication de la pauvreté et de la faim relève aujourd’hui de l’urgence ! La République Démocratique du Congo peut faire partie de la solution, avec ses 80 millions d’hectares de terres arables et ses eaux abondantes, capables de nourrir plus de 2 milliards d’individus
  3. Nous espérons ainsi qu’à la fin de l’année prochaine, plus de 8 millions de Congolais supplémentaires auront accès à un système efficace de couverture maladie.
  4. Dans cette Afrique, la nature a fait de mon pays le dépositaire de 47 % des forêts du continent, lui conférant une responsabilité majeure face aux enjeux de survie de notre planète.
  5. Il est incompréhensible que les forêts du bassin du Congo, qui sont les mieux conservées au monde, ne captent que 1 % des financements disponibles.

  6. Nous pouvons, moyennant des investissements agressifs et une politique attractive de protection de ces investissements, passer de moins de 10% d’électrification actuellement à 60% dans les 10 prochaines années, faisant reculer très significativement la consommation du bois de chauffe
  7. A terme, nous voulons être l’endroit de la planète où le kilowatt heure électrique sera le moins cher, grâce à l’exploitation de notre capacité de plus de 100 000 mégawatts en hydroélectricité.
  8. Notre population, dont l’âge moyen est de 17 ans et demi, est à peine plus âgée que la jeune Greta et partage en partie ses préoccupations et ses intérêts. Mais comment nos jeunes vont-ils s’engager pour la même lutte quand ils n’ont ni eau ni lumière?
  9. Que serait la trajectoire du Congo sans l’assassinat de Patrice Lumumba? Que serait devenu mon pays si on l’avait laissé poursuivre son apprentissage démocratique pacifique de l’après-guerre froide, sans passer par le détour d’une guerre venue d’ailleurs ?
  10.  La RDC a encore besoin de la MONUSCO, mais d’une MONUSCO non pléthorique, bien équipée, forte et dotée d’un mandat adapté, à l’image de la Brigade d’intervention Rapide qui avait jadis, aider à mettre en déroute le Mouvement rebelle de M23.
  11. Le Monde a soif de cobalt, de coltan, de lithium ; nous voulons des emplois industriels, de la formation, et du développement.


"Le Président Félix Tshisekedi préconise la réforme globale du Conseil de sécurité"
° https://acpcongo.com/index.php/2019/09/26/le-president-felix-tshisekedi-preconise-la-reforme-globale-du-conseil-de-securite/
° https://www.radiookapi.net/2019/09/27/actualite/politique/new-york-felix-tshisekedi-plaide-pour-la-reforme-du-systeme-des


"RDC : à l’ONU, Félix Tshisekedi affirme que son pays a encore besoin de la MONUSCO"
° https://news.un.org/fr/story/2019/09/1052652
° https://www.radiookapi.net/2019/09/26/actualite/politique/felix-tshisekedi-lonu-la-rdc-encore-besoin-de-la-monusco
"Le président Tshisekedi réclame à l’ONU une force de Casques bleus « moins pléthorique »"
° https://afrique.lalibre.be/41514/le-president-tshisekedi-reclame-a-lonu-une-force-de-casques-bleus-moins-plethorique/


Félix-Antoine Tshisekedi à l’ONU : « La Paix, la Sécurité, la Stabilité et les Réformes » ; clés de la réussite pour tous"
° https://www.afriwave.com/2019/09/26/felix-antoine-tshisekedi-a-lonu-la-paix-la-securite-la-stabilite-et-les-reformes-cles-de-la-reussite-pour-tous/


"Eradication du fléau de l’insécurité : à l’ONU, Félix Tshisekedi insiste sur la création d’une coalition régionale"
° https://laprosperite.online/index.php/nation/3028-eradication-du-fleau-de-l-insecurite-onu-felix-tshisekedi-insiste-sur-la-creation-d-une-coalition-regionale


"Lutte contre la faim au monde: Félix Tshisekedi pense que la RDC peut faire partie de la solution, avec ses 80 millions d’hectares de terres arables et ses eaux abondantes"
° https://4pouvoir.cd/2019/09/lutte-contre-la-faim-au-monde-felix-tshisekedi-pense-que-la-rdc-peut-faire-partie-de-la-solution-avec-ses-80-millions-dhectares-de-terres-arables-et-ses-eaux-abondantes/
° https://actualite.cd/2019/09/26/pauvrete-dans-le-monde-la-rdc-peut-faire-partie-de-la-solution-dit-felix-tshisekedi-lonu


"A travers son président ce jeudi 26 septembre à New York : Défense historique de la RDC à la protection de l’écologie"
° https://www.latempete.info/39515-2/

"Félicien Kabamba apprécie « la diplomatie de la main tendue » prônée par Félix Tshisekedi"
° https://www.radiookapi.net/2019/09/27/actualite/politique/felicien-kabamba-apprecie-la-diplomatie-de-la-main-tendue-pronee-par


"Du haut de la tribune de l’ONU : Félix Tshisekedi : « Le monde a soif du cobalt. Le Congo a besoin d’emplois. »"
° https://geopolismagazine.com/du-haut-de-la-tribune-de-lonu-felix-tshisekedi-le-monde-a-soif-du-cobalt-le-congo-a-besoin-demplois/
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-57101_felix_tshisekedi_a_l_onu_le_monde_a_besoin_du_cobalt_nous_voulons_de_l_emploi_et_l_industrialisation.html
° https://www.afrikipresse.fr/74eme-ag-onu-cobalt-contre-emplois-et-formation-felix-tshisekedi/

"EN PLUS DE LA GRATUITE DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
Fatshi inscrit la couverture santé parmi ses priorités"

° https://forumdesas.org/spip.php?article21965
A New York, Félix Tshisekedi s’est félicité d’un « programme très mal conçu »"(Yves Kitumba)"
° https://www.radiookapi.net/2019/09/27/actualite/politique/new-york-felix-tshisekedi-sest-felicite-dun-programme-tres-mal-concu
° https://www.radiookapi.net/2019/09/26/actualite/politique/rdc-gratuite-de-lenseignement-de-base-et-couverture-sante-universelle


"Félix Tshisekedi à l’ONU : « Depuis mon investiture, personne n’est harcelé pour ses opinions »"
° https://actualite.cd/2019/09/26/felix-tshisekedi-lonu-depuis-mon-investiture-personne-nest-harcele-pour-ses-opinions

"Rencontre inédite entre le président Tshisekedi et le Dr Mukwege à New York"
° https://afrique.lalibre.be/41412/rencontre-inedite-entre-le-president-tshisekedi-et-le-dr-mukwege-a-new-york/

"Rencontre au sommet entre le président Félix et le milliardaire américain Bill Gates"
° https://www.politico

"New-York : Leïla Zerrougui appelle les partenaires à appuyer la construction de la paix en RDC"
° https://www.radiookapi.net/2019/09/27/actualite/securite/new-york-leila-zerrougui-appelle-les-partenaires-appuyer-la


° https://actualite.cd/2019/09/25/au-bciu-felix-tshisekedi-invite-les-entrepreneurs-americains-en-rdc
° https://actualite.cd/2019/09/26/discours-lassemblee-generale-des-nations-unies-le-president-tshisekedi-se-felicite-des
° https://actualite.cd/2019/09/26/felix-tshisekedi-lonu-depuis-mon-investiture-personne-nest-harcele-pour-ses-opinions
° https://www.jeuneafrique.com/mag/832663/politique/assemblee-generale-de-lonu-lafrique-en-tete-daffiche/


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Empty Re: QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ?

Message  ndonzwau 28/9/2019, 5:31 pm

J'ai été doublement interpellé et ravi par une réflexion à haute voix du Président à la Tribune de l'ONU : "QUE SERAIT LA TRAJECTOIRE DU CONGO SANS L'ASSASSINAT DE LUMUMBA ?"

Interpellé et ravi par cet appel d'un PR devant le monde à l'histoire de notre pays qui me tient beaucoup à cœur, interpellé et ravi que le Président ait fait part d'une interrogation qui m'a toujours hanté, le sens trop oublié de l'assassinat de Lumumba. Je suis viscéralement convaincu que Lumumba eût gagné, et c'était possible, la face du Monde et particulièrement du 'Tiers-Monde' eût sensiblement changé, eût été autre que celle que nous lui connaissons aujourd'hui. Pour moi Lumumba aurait dû être le détonateur de la fameuse gâchette que représente le Congo au centre de l'Afrique et au-delà au sein du monde des faibles face aux puissants, de Franz Fanon.

Quelle a été la réponse du Président Tshisekedi ? Il n'y a pas vraiment répondu sauf pour regretter "qu'au-delà des choix et responsabilités internes la longue présence des Nations Unies débutée au premier lendemain de l'Indépendance jusqu'à ce jour n'ait pu empêché que la plupart des espoirs de paix et de développement ne soient déçus. Que serait la trajectoire du Congo sans l’assassinat de Patrice Lumumba ? Que serait devenu mon pays si on l’avait laissé poursuivre son apprentissage démocratique pacifique de l’après-guerre froide, sans passer par le détour d’une guerre venue d’ailleurs ? Nous vivons chaque jour ces chocs d’intérêts qui expliquent le plus souvent la fragilité récurrente de la République Démocratique du Congo. Aujourd’hui, le plus grand défi de la République Démocratique du Congo est celui de la paix, la sécurité et la stabilité.[...]"

Dommage qu'il n'ait insisté sur la responsabilité des puissances occidentales de la Guerre froide dans l'arrêt de mort donné à l'apprentissage démocratique souverain au Congo et en Afrique avec leur meurtre de Lumumba . C'est aussi cela la "guerre venue d’ailleurs" et les "chocs d'intérêts". Ce n'était certes pas le lieu mais pas pour cesser de nous convaincre que rien ne nous sera donné, c'est à nous-mêmes de construire une démocratie souveraine. Le Président et les Congolais le réalisent-ils suffisamment ?



"Tshisekedi à l’ONU : « Que serait la trajectoire du Congo sans l’assassinat de Lumumba ? »"
Twisted Evil  Embarassed  Evil or Very Mad  Crying or Very sad  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Idea  
° https://www.digitalcongo.net/article/5d8ce9cd3e92bf00045eab6a/
Dans son premier discours de l’histoire en tant que président de la RDC, Félix Tshisekedi a remonté l’histoire pour imaginer c’est que son pays allait devenir si son héros de l’indépendance n’était pas assassiné. Il a aussi rendu hommage à Dag Hammarskjöld.
Pour son premier discours historique, le chef de l’Etat congolais a abordé plusieurs questions. Des difficultés qui accablent le monde aujourd’hui en passant par celles de la RDC et les solutions envisagées, Félix Tshisekedi n’a pas manqué d’imaginer le niveau du développement de la RDC si son héros, Patrice Emery Lumumba, n’était pas assassiné. "Que serait la trajectoire du Congo sans l’assassinat de Patrice Lumumba ?", s’est-il interrogé du haut de la tribune de l’Onu, suscitant des acclamations dans la salle.
Félix Tshisekedi a poursuivi son interrogation en se demandant également à quoi ressemblerait la démocratie en RDC, si son élan n’était pas stoppé.


Le cinquième président de la RDC s’est aussi montré "reconnaissant" vis-à-vis de l’ONU en rappelant les relations qui ont toujours existé entre la République démocratique du Congo et les Nations Unies. "Cette relation suscite en moi un sentiment de reconnaissance. En effet, la République démocratique du Congo a souvent été au centre des préoccupations des Nations Unies suite aux nombreuses crises qu’elle a traversées après son accession à l’indépendance. Depuis le décès tragique du secrétaire Dag Hammarskjöld en passant par des nombreux casques bleus tombés aux combats jusqu’à tout récemment l’odieux assassinat des experts onusiens, Zaida Catalan et Michael Sharp, l’Onu plus que toute autre organisation internationale a vécu, dans sa chair, les réalités que vivent des millions de mes compatriotes…", a-t-il déclaré.

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Dag-hammarskjold-120817-800px

L’ancien secrétaire général de l’Onu, Dag Hammarskjöld, décédé tragiquement dans un accident d’avion en Zambie, était fortement impliqué, de manière positive, dans la crise congolaise poste-indépendance. Le Suédois Dag, sachant que l'indépendance de la colonie belge avait été mal préparée et que les pays occidentaux redoutaient que ce pays minier stratégique ne passât dans la sphère d'influence soviétique, il envoya dans ce pays, sans même attendre la proclamation de l'indépendance, Ralph Bunche, comme son représentant spécial.

Après la mutinerie de l'armée, le déploiement des militaires belges dans le pays et la proclamation de l'indépendance du Katanga, le 11 juillet 1960, Hammarskjöld organisa, le jour suivant, à la demande du président congolais Joseph Kasa-Vubu et du Premier ministre Patrice Lumumba, une réunion de crise avec le Groupe des pays africains.
Et le 14 juillet, il fit, pour la première fois, usage de l'article 99 de la Charte des Nations pour convoquer une réunion du Conseil de sécurité sur la crise congolaise. Le jour même, le Conseil adopta la Résolution 143 demandant à la Belgique de retirer ses troupes du Congo et autorisant Hammarskjöld à prendre toutes les mesures nécessaires pour fournir au gouvernement congolais l'assistance militaire dont il avait besoin. Il décédera le 18 septembre 1961, dans un accident d’avion en Zambie. Et aujourd’hui, à Kinshasa, un pont construit en 2010 porte son nom, dans la commune de Ngaliema, à l’ouest de la ville, sur le bord du Fleuve Congo."


"Lumumba. Le mythe et l’Histoire - Jean-Claude Willame - Dans Patrice Lumumba (1990), pages 469 à 482
° https://www.cairn.info/patrice-lumumba--9782865372706-page-469.htm
« Tel un météore dans le ciel de l’Afrique, écrit Jean Auburtin, Patrice Lumumba monta si vite au zénith qu’il ne pouvait guère ne pas s’abattre en flammes [...]. Il avait heurté trop de sentiments, froissé trop d’intérêts, déconcerté trop de bonnes volontés pour ne pas susciter le désordre et bientôt le chaos. » Destin et trajectoire hors du commun que ceux du Premier ministre congolais. Sa vie publique a duré cinq années à peine ; sa carrière ministérielle effective, seulement deux mois.
Ce « météore » africain est d’abord un « cas » difficilement classable dans la décolonisation belge. Il n’a pas effectué le parcours de la plupart des évolués. Autodidacte, il n’a pas suivi le cursus scolaire consacré : il n’a fréquenté ni les missions, ni l’administration coloniale. Il n’a pas été un de ces « fils favoris » d’un des groupes ethniques qui dominent la vie politique congolaise en 1959-1960 : les Luba, Kongo, Bangala, etc. Il n’est pas non plus à son aise à Léopoldville, où se sont faites (et défaites) les carrières politiques de ses collègues, les Kasa-Vubu, Kalonji, Bolikango, Iléo et Adoula : sa carrière à lui, il l’a faite (difficilement) dans une agglomération provinciale de seconde zone, Stanleyville, où il a mis du temps à être accepté. Il professe aussi des idées « laïques » qui vont à l’encontre de l’idéologie missionnaire et chrétienne dominante. Enfin, il est pratiquement un des seuls leaders congolais à être en contact avec une idéologie repoussoir pour le colonisateur belge : le panafricanisme, qui rime avec communisme…"


"Le prophète, son récit et l’histoire
: Lumumba au cinéma

° https://www.erudit.org/fr/revues/rum/2009-v40-n1-rum3911/044607ar/
Patrice Lumumba est devenu un véritable mythe qui a subjugué l’imaginaire d’une génération marquée par les violences (post)coloniales. À partir d’une lecture narratologique, cette étude montre comment le cinéma déconstruit le discours impérialiste sur un homme dont la trajectoire rappelle celle de Jésus Christ."



Le Congo, de Léopold II à Patrice Lumumba
"Patrice Lumumba, le visage de l'indépendance congolaise
° https://balises.bpi.fr/histoire/patrice-lumumba
Si l'émeute meurtrière de Léopoldville consacre la chute du régime colonial et oblige le roi Baudouin à annoncer l'indépendance du pays, l'idée de liberté était, depuis quelques temps, partagée par tous les congolais.
Dès 1958, partis politiques, meetings populaires, réunions et publications militantes font effectivement émerger à travers toute la colonie une forte conscience politique. Dirigés par de jeunes intellectuels au ton incisif, une centaine de mouvements voient le jour. Au delà de la rhétorique commune de l'indépendance, leurs revendications peuvent être différentes: radicalement ou modérément anticoloniales, tribales, nationalistes, fédéralistes. Parmi eux, des partis s'imposent, comme l'"Abako", association à caractère tribale dirigée par le futur président Joseph Kasa-Vubu, ou encore le MNC, “Mouvement national congolais”, principal mouvement nationaliste. A sa tête, le jeune Patrice Lumumba. Il incarnera à lui seul l'espoir et l'échec de l'indépendance.  
 
Une figure mythique
Assassiné en janvier 1961, premier chef du gouvernement du Congo indépendant, l’image, la parole et le souvenir de Patrice Lumumba demeurent un enjeu politique majeur de la mémoire congolaise. QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Anefo_910-9740_De_Congolese2
Patrice Lumumba à Bruxelles, janvier 1960 - [CC BY SA 3.0 nl] via Wikimedia Commons  

Grande figure des indépendances africaines, homme charismatique, orateur hors-pair, sa mort tragique entachée de mystères quelques mois seulement après son accession au pouvoir, en font aujourd'hui encore un objet de mémoire, sans cesse revisité. Publications, pièces de théâtre, films, émissions radiophoniques, expositions artistiquesmusiques: créateurs, universitaires et journalistes interrogent son parcours d’homme politique, de penseur, d’africain, de chef d’Etat.  

Un parcours sinueux, parfois lumineux, parfois chaotique: Lumumba a plusieurs visages, sur lesquels les historiens débattent aujourd’hui encore. 
Il est vrai que la brièveté de son action politique nous prive d’une analyse en profondeur sur ce que le Congo serait devenu sous sa direction et sur les orientations politiques et idéologiques qu’il aurait prises. La recherche postcoloniale interroge ce paradoxe, celui de héros au parcours inachevé.
Devenu martyr, sa mémoire est un totem. Jean-Paul Sartre n'avait-il pas raison lorsqu'il écrivait dès 1963 dans la préface du livre La pensée politique de Patrice Lumumba: :
"Mort, Lumumba cesse d’être une personne pour devenir l’Afrique toute entière”?
 QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Lumumba%20entre%20dieu%20et%20diable
Patrice Lumumba, entre Dieu et diable. Un héros africain dans ses images. 
Etudes et documents réunis par Pierre Halen et Janos Riesz. 
L’Harmattan, Paris, 1997
Etudes et témoignages inédits retracent ici la postérité de Patrice Lumumba, premier ministre éphémère du Congo nouvellement indépendant. Du roman d'espionnage à la presse quotidienne, de la Pologne aux Etats-Unis, d'Aimé Césaire au peintre Tshibumba, la mémoire de Lumumba, sans cesse revisitée, construit son mythe.

A la Bpi, niveau 3. 966.5 PAT

Ecouter l'intervention de Pierre Halen sur le site de rfi. 
 
QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Lumumba%20a%20Bruxelles%2c%20janvier%201960%20-%20Nationaal%20Archief%20Fotocollectie%20Anefo%20(Wikimedia%20commons) Patrice Lumumba à Bruxelles, janvier 1960 / (CC-BY-SA-3.0-NL) via Nationaal Archief Fotocollectie Anefo  - Wikimedia Commons
 
De "l'évolué" modéré à l'indépendantiste radical.
Evolution d'une pensée politique:

Avant d’être un fervent indépendantiste, Patrice Lumumba fut un membre éminent de l’élite noire, parfaitement intégré au système colonial.
Il appartient en fait à la catégorie des "évolués", qui regroupe quelques milliers de congolais assimilés aux blancs. Les “évolués” rêvent d'ascension sociale, bénéficient d’une bonne éducation, occupent des emplois stables et vivent à l'européenne. Loin de contester le pouvoir belge, ils souhaitent l’assimilation.

Fonctionnaire d'origine modeste formé dans des missions catholiques et protestantes, Patrice Lumumba fut d'abord l’un d’eux.
Il ne remet pas en cause sa fidélité à l’Eglise et au roi. En 1952, le statut d’”immatriculé” est crée par les belges. Il est réservé aux congolais ayant atteint “un stade de civilisation égal à celui de leur tuteur”. Deux ans plus tard, il acquiert ce statut: il est officiellement “civilisé”. En 1956, il écrit son premier livre, Le Congo terre d’avenir est-il menacé?, où il affirme que le désir essentiel de l’élite congolaise est d’être “des belges”, et d’avoir droit à la même aisance matérielle.
Avant d'être le héros de l'indépendance, Patrice Lumumba fut donc un modéré: il exigeait l’égalité avec les blancs, mais sans remettre en cause le cadre colonial.
  
QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Students_in_theTeaching_laboratory%2c_Medical_School%2c_Yakusu_Wellcome_L0039121 Des "évolués" du Congo belge - Etudiants, Hôpital de Yakusu - (CC-BY-4.0) via Wikimedia Commons 
 
Ses convictions se radicalisent à la fin des années 50. Des voyages, des lectures et des rencontres militantes jouent un rôle considérable dans la formation de sa pensée politique.
Il découvre les idéologies panafricaniste, anticolonialiste et tiers-mondiste. La parution, en 1956, du manifeste "Conscience africaine", le rayonnement de la revue “Présence africaine”, plusieurs séjours à Bruxelles et la tenue de la Conférence d’Accra, à laquelle il assiste, achèvent de convaincre Patrice Lumumba de la nécessité d’une décolonisation urgente et totale. Il y rencontre Julius Nyerere, Sekou Touré, et surtout le président du Ghana, premier pays de l’Afrique subsaharienne a avoir acquis l’indépendance: Kwame Nkrumah.

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Africains%20levons%20nous%20!
. Africains, levons-nous ! : discours de Patrice Lumumba à Ibadan (Nigeria), 22 mars 1959.
. Nous préférons la liberté : discours de Sékou Touré face au général de Gaulle, à Conakry (Guinée), 25 août 1958.
. Le devoir de civiliser : discours de Jules Ferry, à la Chambre des députés, 28 juillet 1885.

Editions Points, Paris, 2010
En mars 1959, Patrice Lumumba se rend à la conférence panafricaine d’Ibadan, au Nigeria. Le discours qu’il y prononce et les principes qu’il défend annoncent sa pensée politique: les indépendances, l’unité africaine, l'instauration de la démocratie et du développement économique.

A la Bpi, niveau 3. 963-7 LUM

Ses convictions s’affinent. A la tête du MNC, il prend la lumière et devient un leader politique de premier plan. Il porte à travers tout le pays l’idée de l’indépendance.
Sous la pression, Bruxelles accélère la décolonisation: la date de l’indépendance est fixée au 30 juin 1960. Lumumba sera premier ministre du nouveau gouvernement du Congo libre, et son adversaire de l’Abako, Joseph Kasa-Vubu, en sera le président.
Au Congo, les cérémonies se préparent dans l’euphorie, mais aussi dans la précipitation.
Brisant l’atmosphère consensuelle de la journée, Patrice Lumumba prononce un discours retentissant et imprévu. Critique radicale du colonialisme, il est célébré aujourd'hui encore pour sa fougue et sa justesse dans toute l'Afrique noire. 

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Cetim

Patrice Lumumba: recueil de textes. 
Introduit par Georges Nzongola-Ntalaja.
Cetim, Genève, 2013
Une sélection de discours, lettres et conférences pour mieux comprendre la pensée de Patrice Lumumba.
Le discours prononcé lors de la cérémonie de l'indépendance, le 30 juin 1960, est en texte intégral. 

A la Bpi, niveau 3. 966.5 LUM

Le site de la revue "Jeune Afrique" propose une captation sonore du discours, illustrée de photographies de Lumumba :
  RDC : le discours de Patrice Émery Lumumba, le... par Jeuneafriquetv

Patrice Lumumba, premier ministre du Congo indépendant.
De l'espoir à l'assassinat :

L'euphorie qui suit l'indépendance est hélas de courte durée: le jeune état est rapidement confronté à une série de conflits et de crises qui menacent l’unité du pays et exposent ses populations aux dangers de la guerre civile.
Malgré les difficultés, Patrice Lumumba s'attelle à la tâche: il veut construire un Congo fort, économiquement et politiquement viable. Il met son programme politique en œuvre.
 

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Sartre

La pensée politique de Patrice Lumumba.
Patrice Lumumba. Textes recueillis et présentés par Jean Van Lierde. Préface de Jean-Paul Sartre.
Présence africaine, Paris, 1997

Cette édition propose la quasi-totalité des allocutions, conférences, lettres et discours de Patrice Lumumba, écrits ou prononcés entre décembre 1958 et janvier 1961. Présentés par Jean Van Lierde, ces textes retracent le destin et les prises de position politiques du premier chef du gouvernement du Congo indépendant. 

A la Bpi, niveau 2. 328 (665) LUM
 
Le Congo est un pays vaste et pluriel, où l'ethnie a une importance primordiale. 
Patrice Lumumba est, lui, partisan de l'unité. Le nationalisme est un axe essentiel de sa pensée. Il veut construire un Congo centralisé, contrairement aux anciens colons belges, qui soutiennent plutôt un projet de Congo constitué de provinces semi-autonomes, voire d’Etats indépendants - ce qui rendrait le pouvoir du premier ministre quasi nul.
La sécession du Katanga par Moïse Tshombe, qui proclame l'indépendance de sa province le 11 juillet 1960, puis celle du Sud-Kasaï au mois d'août, s’inscrivent dans cette perspective.

Si Lumumba s’affranchit des problématiques ethniques et tribales, c’est également à cause de sa trajectoire sociale et politique : originaire du village de Katako Kombe dans le Kasaï, il vit et s’épanouit hors de sa province d’origine et de son ethnie tetela. Il évolue dans la cosmopolite Stanleyville, carrefour des élites congolaises venues d’ailleurs, où il a construit sa carrière professionnelle et politique.

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Ethnogenese
Ethnogenèse et nationalisme en Afrique Centrale. Aux racines de Patrice Lumumba.
Thomas Turner. Préface de Crawford Young.
L'Harmattan, Paris, 2000
Synthèse consacrée à l'étude des dynamiques identitaires dans une communauté ethnique relativement réduite mais politiquement importante, les Tetela, dans le centre-est congolais. Couvrant trois décennies, cette analyse pointe le fort sentiment d'appartenance tribale, amplifiée par la classification-type imposée par l'Etat colonial, et son durcissement dès la fin des années 50, face à l'accélération des processus politiques.  

A la Bpi, niveau 3. 966.5 TUR

La situation intérieure congolaise devient de plus en plus chaotique. Elle ne peut s'entendre sans un examen approfondi de la situation internationale.
L'ONU ne soutient pas Lumumba et protège militairement les sécessionnistes katangais. Avec le Kasaï, un quart du territoire est hors de contrôle. Les belges tiennent encore l'appareil d'Etat et le pouvoir économique. Le Congo est au cœur des rivalités entre Moscou et Washington: bien qu'il ait toujours réfuté tout lien direct avec le communisme, Lumumba représente une subversion dangereuse pour le camp occidental. 
Sa chute semble inéluctable. Révoqué par Kasa-Vubu, son chef d'état-major Mobutu Sese Seko le fait arrêter.
Il est assassiné le 17 janvier 1961 au Katanga, dans des circonstances troubles.

 
QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? ONU
Soldat de l'ONU au Katanga, août 1960 / U.N. photo - (CC BY-NC-ND 2.0) via Flickr Commons  
QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Ludo
L'assassinat de Lumumba. 
Ludo de Witte.
Karthala, Paris, 2000
Un ouvrage de référence. 
Selon Ludo de Witte, en 1961, Bruxelles, tout comme Washington et les dirigeants des Nations Unies, souhaitent la liquidation du premier ministre, principal obstacle à la sauvegarde des intérêts économiques des trusts qui exploitent encore le Congo.

A la Bpi, niveau 3. 966.5 DEW

Lire le débat qui a entouré la sortie du livre dans la revue Politique africaine
Ecouter l'interview de Ludo de Witte sur rfi. 
QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Un%20crime%20d'etat-1
Lumumba, un crime d'Etat. Une lecture critique de la Commission parlementaire belge.
Colette Braeckman. Avant-propos Gilles Martin.
Aden éditions, Bruxelles, 2002

Colette Braeckman dévoile ici les conclusions et les parts d'ombre de la Commission parlementaire belge, qui enquêta sur l'assassinat de Patrice Lumumba. Grande spécialiste du Congo et de l'Afrique centrale, elle livre une analyse critique et s'interroge sur les relations futures entre la Belgique et le Congo. 

A la Bpi, niveau 3. 966.5 BRA

Lire la critique du livre sur le site du "Monde diplomatique". 
Le site de l'INA propose également un extrait du film Une mort de style colonial : l'assassinat de Patrice Lumumba, de Thomas Gieffer, dans la collection "Assassinats politiques":


Enjeux nationaux : études de cas
"Lumumba, drame sans fin et deuil inachevé de la colonisation
Jean Omasombo Tshonda
p. 221-261
Résumés 
L’image de Patrice Lumumba, fortement associée à la proclamation de l’indépendance du Congo-Zaïre, symbolise la « mémoire congolaise », et devient même sa principale référence. Des tentatives menées par les pouvoirs en place pour les dissocier continuent d’échouer, comme pour exprimer l’embarras causé par son « élimination définitive ». La résistance (image) persistante de la victime met mal à l’aise ses bourreaux, la débâcle permanente du Congo contribue à perpétuer le deuil.



Le manifeste Conscience africaine (1956) Nathalie Tousignant
QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? 10346-225x270
Formes de conscience et de pensée politiques dans le Congo de la décolonisation - Gauthier De Villers - 2009
° https://books.openedition.org/pusl/10412?lang=fr
Au moment où s’ouvre en janvier 1960 la Table ronde de Bruxelles entre autorités belges et leaders congolais, deux grands clivages s’observent dans le monde politique congolais : celui entre « radicaux » et « modérés », celui entre unitaristes et fédéralistes1. Le radicalisme dont il s’agit ici est un radicalisme de rejet plus que de projet. Il se mesure au degré d’opposition à la domination coloniale et de défiance à l’égard de la gestion par le colonisateur du processus d’émancipation du pays, plutôt qu’au contenu conservateur ou révolutionnaire (socialiste) d’un projet de société. Le clivage unitaristes/fédéralistes a, lui, un contenu plus positif et plus substantiel : le premier grand courant politique fédéraliste animé par l’Abako, exprimant les aspirations du grand ensemble ethnico-régional kongo, revendique la reconnaissance d’entités nationales différentes au sein de l’État congolais à construire et l’octroi à ces entités d’une large autonomie.
2Les deux clivages ne se recouvrent pas : ainsi, les radicaux peuvent être unitaristes (cas du MNC-Lumumba) ou fédéralistes (cas de l’Abako). Dans le Congo indépendant, ces clivages politiques resteront les plus agissants, étant entendu que c’est l’opposition au pouvoir en place à Kinshasa plutôt qu’au colonisateur qui sera désormais le critère de la radicalité.

3Mais pour analyser le champ des positions politiques dans la période de la décolonisation sur laquelle porte mon analyse, il faut introduire des facteurs supplémentaires de distinction entre acteurs politiques. Le plus important me paraît être le rapport qu’ils entretiennent à ce que l’on peut appeler le « discours de l’authenticité ». Et j’ajouterais un quatrième facteur : la conception du pluralisme politique.
4Ma question sera alors : comment se distinguent, en fonction de ce jeu de c
ritères, les grands courants et acteurs politiques ?
5Je prendrai pour point de départ et pour fil conducteur le rapport de Patrice Lumumba aux autres protagonistes majeurs du champ politique émergent.

1. La pensée de Lumumba à l’heure des manifestes de Conscience africaine et de l’Abako
2. Les discours de l’authenticité
3. Fédéralisme
4. Pluralisme politique
5. Lumumba et le nationalisme congolais


Conclusions
Mobutu reprendra à Lumumba le discours nationaliste et unitariste. Et il créera le Mouvement populaire de la révolution, faisant aboutir avec ce parti unique, sous la forme d’un unanimisme despotique, le projet, le rêve qui animait les fondateurs du Mouvement national congolais, celui d’un mouvement regroupant, comme l’écrit Sartre en commentant la position de Lumumba lui-même, « la population entière, hommes et femmes, chacun devenant en même temps citoyen et militant40 ». D’autre part, je l’ai dit, Mobutu s’approprie le discours de l’authenticité sous les espèces de la doctrine du « recours à l’authenticité », doctrine qui, expliquera-t-il, « consiste à prendre conscience de notre personnalité, de notre valeur propre, à baser notre action sur des prémices résultant des réalités nationales pour que cette action soit réellement nôtre, et, partant, efficace41 ». La problématique est plus radicalement « endogène » que dans la démarche missionnaire de l’inculturation, plus proche donc de celle du kimbanguisme et de l’Abako. Mais l’idéologie mobutiste, à la différence de celle qu’exprime l’Abako, se veut supra-ethnique. L’authenticité dont se réclame le mobutisme invoque une identité congolaise ou plutôt « zaïroise », puisque le pays a été rebaptisé afin de marquer sa renaissance, son arrachement à l’aliénation coloniale grâce à la politique du « recours à l’authenticité ». Cette authenticité donc se veut zaïroise plutôt qu’africaine. Et comme Lumumba dans Congo terre d’avenir... mais pour des raisons différentes (posture universaliste dans un cas, nationaliste dans l’autre), le mobutisme rejette l’idéologie de la négritude42. ]

44La manière dont s’est constitué de manière conflictuelle, dans la période de la décolonisation, le champ intellectuel et idéologique de la politique congolaise a marqué profondément, jusqu’à aujourd’hui, les évolutions du pays. L’option fédérale, qui était, peut-on penser, celle qui correspondait le mieux aux caractéristiques de ce gigantesque et complexe pays, a été discréditée et durablement compromise d’abord par ce qu’elle a été adoptée par un nationalisme kongo altier et expansif, tenté par le séparatisme, ensuite parce que l’autre grand courant fédéraliste, celui de la Conakat katangaise, a, lui, effectivement, débouché sur une sécession aux conséquences dramatiques.
45Et le ou plutôt les discours de l’authenticité, avant d’être pervertis, dénaturés par l’usage qu’en a fait le mobutisme, ont été rejetés dans l’ombre par le nationalisme lumumbiste.

  • 43 G. Althabe, Oppression et libération dans l’imaginaire. Les communautés villageoises de la côte or (...)

46On peut penser pourtant que la problématique de l’authenticité, libérée du schème des identités ethniques et détachée de préoccupations étroitement missionnaires, aurait pu inspirer des analyses de la société congolaise, de sa diversité et de son éventuel fonds commun, de ses orientations éthiques et modes d’organisation, de ses impuissances et de ses forces, susceptibles de fonder une réflexion et une démarche politiques. Ni le discours lumumbiste, ni les discours de l’authenticité qui se sont exprimés au sein du mouvement kongo et de l’église catholique avant leur réinterprétation mobutiste, n’ont nourri une « pensée » de la société congolaise. C’est qu’il s’agissait de discours idéologiques d’aspirants au pouvoir ou de détenteurs du pouvoir (temporel ou spirituel), ou de discours messianiques conduisant à la recherche de ce que Gérard Althabe a appelé une « libération dans l’imaginaire43 ».

  • 44  Kalanda Mabika, La remise en question. Base de la décolonisation mentale, Bruxelles, Éditions Rema (...)

47En 1967, paraissait un petit livre dans lequel le professeur Mabika Kalanda, constatant qu’il avait manqué à tous les partis et leaders politiques « le courage d’élaborer de manière suivie des doctrines susceptibles de mouler les attitudes politiques des masses congolaises », appelait à développer une pensée autonome fondée sur « la remise en question de certains principes et préjugés reçus en héritage, soit de nos ancêtres, soit de la colonisation ». Et il enjoignait ses concitoyens et les élites congolaises à combattre à la fois les tares et faiblesses « de concepts et d’habitudes séculaires en ce qui concerne la vision du monde et de la société » et les effets de l’aliénation coloniale, les processus de « déracinement » et « dépersonnalisation » dont les évolués furent particulièrement les victimes44.
48Paru à l’aube du régime mobutiste, cet ouvrage n’aura pas de vraie postérité...."


"LA UNE DE LA PRESSE CETTE SEMAINE A kINSHASA
À la Une: après la Belgique, le président Tshisekedi a mis le cap sur New York"

° http://www.rfi.fr/emission/20190928-president-congolais-felix-antoine-tshisekedi-74-assemblee-generale-onu-new-york


Compatriotiquement!



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Message  ndonzwau 28/9/2019, 7:16 pm

PS
Notes relatives à "Formes de conscience et de pensée politiques dans le Congo de la décolonisation - Gauthier De Villers - 2009 (= https://books.openedition.org/pusl/10412?lang=fr )" mais aussi un aperçu bibliographique qui peut servir aux amateurs de l'histoire de notre pays !


Notes

1 H. Weiss, Radicalisme rural et lutte pour l’indépendance au Congo-Zaïre. Le Parti Solidaire Africain (1959-1960), Paris, L’Harmattan, 1994, p. 70.
2 Numéro spécial du 30 juin 1956 de la revue Conscience Africaine sous le titre « manifeste ».
3 Ce « contre-manifeste » a été publié notamment dans ABAKO. 1950-1960, Documents, Bruxelles, Les Dossiers du CRISP, Centre de recherche et d’information socio-politiques, 1962, p. 37-44.
4 P. Lumumba, Le Congo terre d’avenir est-il menacé ?, Bruxelles, Office de publicité, 1961.
5 A.A.J. Van Bilsen, « Un plan de trente ans pour l’émancipation de l’Afrique belge », dans Les Dossiers de l’Action sociale catholique, 33 (2), 1956, p. 83-11 1.
6 Voir : J. Omasombo et B. Verhaegen, Patrice Lumumba, acteur politique. De la prison aux portes du pouvoir. Juillet 1956-février 1960, Tervueren-Paris, Musée royal de l’Afrique centrale-L’Harmattan, Cahiers africains, no 68-69-70, 2005, p. 66.
7 J.-M. Mutamba Makombo, Patrice Lumumba correspondant de presse (1948-1956), Paris, L’Harmattan, p. 50.
8 J.-P. Sartre, « Préface », in J. Van Lierde (éd), La pensée politique de Patrice Lumumba, Paris, Présence Africaine, 1963, p. IV.
9 Cette lettre est reproduite dans J. Omasombo et B. Verhaegen, op. cit., p. 65.
10 En vertu du décret du 17 mai 1952 qui institue ce statut, l’immatriculation est accordée à celui qui peut « justifier, par sa formation et sa manière de vivre, d’un état de civilisation révélant l’aptitude à jouir des droits et à remplir les devoirs prévus par la législation civile ». Voir par exemple : M. de Shrevel, Les forces politiques de la décolonisation congolaise jusqu’à la veille de l’indépendance, Paris, Éditions universitaires, 1970, p. 130 et s.

11 Instituée en 1948, la carte du mérite civique confère à ses détenteurs certains avantages, comme celui d’échapper à la peine du fouet ou l’accès à la propriété foncière, sans modifier, à la différence de l’immatriculation, sa condition juridique.
12 J. Kasa-Vubu, « La culture bantoue doit occuper sa place dans le monde de demain », conférence, Léopoldville, 6 juillet 1957, texte reproduit in ABAKO 1950-1960, op. cit., p. 60-66.
13 P. Tempels, La philosophie bantoue, Élisabeth ville, Lovania, 1945, traduit du néerlandais par A. Rubbens. Voir en particulier p. 142 et 146.
14 Publié dans La Croix du Congo, 19 septembre 56.
15 Philippe Kabongo Mbaya écrit : « En imposant le "recours à l’authenticité" africaine ancestrale, dans le cadre de son opération d’intégration idéologique, le MPR (le parti unique de Mobutu) disputait au catholicisme la définition et le contrôle de l’espace de l’intégration légitime. » Cette observation souligne bien le rôle joué par les « discours de l’authenticité » dans ce que l’auteur appelle le « heurt de deux volontés de socialisation à prétention hégémonique », celle de l’église catholique, celle du mobutisme. Ph. B. Kabongo-Mbaya, L’Église du Christ au Zaïre. Formation et adaptation du protestantisme en situation de dictature, Paris, Karthala, 1992, p. 122.
16 Voir G. de Villers, De Mobutu à Mobutu. Trente ans de relations Belgique-Zaïre, Bruxelles, De Boeck Université, 1995, p. 36-38.
17 Voir à cet égard un compte rendu d’une assemblée générale de l’Abako au cours de laquelle le président Kasa-Vubu déclare que les membres de l’Association (l’Abako ne s’est pas encore constituée en parti politique) ne sont « ni kimbanguistes, ni xénophobes » (Le courrier d’Afrique, 15 octobre 56, article reproduit dans ABAKO 1950-1960, op. cit., p. 45-48).
18 W. MacGaffey, « Kimbanguism in the indépendance process », dans Recueil d’études « Congo 1955-1960 », Bruxelles, Académie royale des sciences d’outre-mer (Arsom), 1992, p. 329-342 ; voir p. 336.
19 Cité dans P. Raymaekers et H. Desroche, L’administration et le sacré. Discours religieux et parcours politiques en Afrique centrale (1920-1957), Bruxelles, Arsom, 1983, p. 25.
20 Les auteurs demandent à la Belgique de « ne pas perdre de vue » que Léopold II visait à l’« organisation d’un Étal nègre » et ils se réfèrent à une conférence prononcée en 1951 par le vice-gouverneur général honoraire Marzorati au cours de laquelle celui-ci aurait déclaré : « Le Congo doit être réservé aux seuls indigènes et la présence blanche ne peut y être que temporaire ».

21 Kasa-Vubu et deux autres leaders de l’Abako, Th. Kanza et E. Nzeza, à la fin de leur séjour à Bruxelles de mars 1959 adressent une sorte de message d’adieu à la Belgique dans lequel, plus clairement que dans le « contre-manifeste », ils soutiennent que la fédération qu’ils veulent instaurer devra revêtir un caractère ethnique : « Certaines libertés fondamentales, écrivent-ils, n’ayant pas été reconnues aux populations autochtones du Congo, la véritable structure représentative de celles-ci ne pourrait se faire qu’à l’échelle ethnique. En tant que dirigeants du mouvement Abako, nous représentons le peuple Bakongo. Nous reconnaissons le même titre aux dirigeants des autres groupements ethniques du Congo. » Cité par G.H. Dumont, dans De la paix scolaire à la tourmente katangaise. 1958-1960, Bruxelles, Le Cri éditions, 1995, p. 122.
22 L’État du « Kongo central » devait comprendre, outre le Bas-Congo, Léopoldville et les régions du Kwango et du Kwilu. donc déborder très largement le pays Kongo en s’étendant à des régions où le kikongo était devenu lingua franca.
23 Voir pour cela et d’autres développements : B. Verhaegen, avec la collaboration de Ch. Tshimanga, L’ABAKO et l’indépendance du Congo belge. Dix ans de nationalisme kongo (1950-1960), Tervueren-Paris, Institut Africain/CEDAF-L’Harmattan, Cahiers africains, no 53-54-55, 2003.
24 Voir A. Van Ostade, « Le manifeste de Conscience africaine : les origines et les implications immédiates » dans Recueil d’études..., op. cit., p. 525-555 ; voir p. 534.
25 Voir les profils des membres fondateurs du MNC dans J. Omasombo et B. Verhaegen, Patrice Lumumba. Acteur politique..., op. cit., p. 152-155.
26 Pour le texte de l’Acte constitutif : J. Omasombo et B. Verhaegen, Patrice Lumumba. Acteur politique..., op. cit., p. 149-150.
27 Voir : G.-H. Dumont, La Table ronde belgo-congolaise (janvier-février I960), Paris, Éditions universitaires, p. 289.
28 Dans La pensée politique de Patrice Lumumba, op. cit., p. 25.
29 Voir J. Omasombo et B. Verhaegen, op. cit., p. 162-166.
30 Ibidem, p. 231 et s.
31 R. Lemarchand, Political Awakening in the Congo. The Politics of Fragmentation, Berkeley and Los Angeles, University of California Press, 1964, p. 253.

32 R. Lemarchand, op. cit., p. 198.
33 Rappelons que Lumumba appartient à l’ethnie des Tetela.
34 J. Omasombo et B. Verhaegen, op. cit., p. 131 et circa.
35 J. Gérard-Libois et J. Heinen, Belgique-Congo 1960, Bruxelles, Pol-His, 1989, p. 32 et s.
36 J. Omasombo et B. Verhaegen, op. cit., p. 256.
37 Dans sa préface à la Pensée politique de Patrice Lumumba (op. cit., p. XI), Sartre, contredisant l’interprétation idéaliste qu’a toujours soutenue Jean Van Lierde, l’éditeur de l’ouvrage, observe avec raison que la non-violence de Lumumba « a pour origine, beaucoup plus qu’un principe ou un trait de caractère, une reconnaissance lucide de ses pouvoirs ».
38 E. Simons, R. Boghossian, B. Verhaegen, Stanleyville 1959. Le procès de Patrice Lumumba et les émeutes d’octobre, Bruxelles-Paris, Institut africain/CEDAF-L’Harmattan, Cahiers africains, no 17-18, 1995, p. 105-107.
39 Voir H. Weiss, Radicalisme rural..., op. cit.
40 J.-P. Sartre, préface à La pensée politique..., op. cit., p. XVI.
41  Mobutu, Discours prononcé à l’occasion du premier congrès ordinaire du Mouvement populaire de la révolution, 21 mai 1972.
42  Kangafu-Kutumbagana, un des théoriciens de l’authenticité zaïroise, s’efforcera de fonder conceptuellement la distinction entre cette pensée et celle de la négritude. Voir son Discours sur l’authenticité, Kinshasa, Les Presses africaines, 1973.
43 G. Althabe, Oppression et libération dans l’imaginaire. Les communautés villageoises de la côte orientale de Madagascar, Paris, Maspero, 1969.
44  Kalanda Mabika, La remise en question. Base de la décolonisation mentale, Bruxelles, Éditions Remarques africaines, 1967. Pour les passages cités, voir en particulier p. 8-10, 31, 43, 116.


"Analyse du 28 septembre 2019:F.TSHISEKEDI a pris la parole à la tribune de l'AG des Nations unies"





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Message  ndonzwau 29/9/2019, 7:31 pm

LE « TRIBALISME » TOUJOURS UNE ACTUALITÉ DANS NOTRE PAYS ??? ON N’HÉSITE PAS A LE CONVOQUER ICI ET LA, PAS TOUJOURS A BON ESCIENT. LA PREUVE !

Au fil de ses derniers discours et interviews le Président Tshisekedi s’est trouvé un filon si facile qu’il ressemble à de la propagande alors indigne d’un PR : il agite devant un auditoire souvent acquis à sa cause ou forcément peu critique vu le contexte UN PROCÈS EN INCITATION TRIBALE à l’endroit de Fayulu et son camp. Ceux-ci auraient appelé leurs sympathisants à réprimer du « luba ». On fait ainsi état des « baluba » qui auraient été tués ou réprimés à Kikwit après son élection et ailleurs parce que « luba » sous l’incitation des politiques qui avaient perdu l’élection.


Non seulement des enquêtes faites sur place ont poussé les autorités du coin à contester cette version mais aujourd’hui la Dynamique pour la Vérité des Urnes (DVU), la nouvelle plateforme de Fayulu réfute officiellement ces allégations de tribalisme que Tshisekedi attribue à Fayulu « en le mettant au défi de brandir devant l’opinion nationale un seul mot, un seul propos, une seule parole, un seul discours de Fayulu, où il est question d’incitation à la haine tribale ou d’appel au meurtre des Congolais appartenant à la même tribu que lui ». Et séance tenante elle lui exige « de publier dans les meilleurs délais un rapport d’enquête qui révèle dans les détails les meurtres tribaux et dont l’incitateur serait Fayulu. »
Elle termine son point de presse par affirmer « qu’elle se réserve le droit de tirer toutes les conséquences de ces imputations gravement dommageables » – on suppose ‘judiciaires’.

Cette stratégie est bien osée de la part de Tshisekedi tant elle confirme quelque part la thèse fondée selon laquelle ne crie facilement au tribalisme ou le voit à tout coin de rue que le tribaliste lui-même. Ce n’est pas en déduire que Tshisekedi lui-même serait un « tribaliste » mais lorsqu’on regarde son entourage ou l’engouement autour de lui à Bruxelles ou à New York, il est largement composé des gens de sa tribu, c’est si flagrant que celui qui ne l’aura pas encore déniché devra se poser des questions. Et ne parlons pas à ce propos du florilège d’insultes faciles qu’on lit sur le Net…

Dans tous les cas je suis offusqué par cette charge de Tshisekedi, c’est comme s’il empruntait à ses affidés les plus fanatiques leurs rumeurs et éructations pour en faire vite fait ses 'éléments de langage'. Je ne suis pas en accord avec tout ce qu’elle dit ou fait mais je trouve que la DVU a eu raison de tenter de crever dans l’œuf cette propagande combien légère et dangereuse de la part d’un PR mais elle devrait le dire encore plus haut pour qu’elle soit mieux entendue…



"RDC : La Dynamique pour la Vérité des Urnes "met au défi le président Tshisekedi de brandir un seul discours tribal de Fayulu
° https://7sur7.cd/2019/09/27/rdc-la-dynamique-pour-la-verite-des-urnes-met-au-defi-le-president-tshisekedi-de-brandir

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? IMG-20190927-WA0132

La Dynamique pour la Vérité des Urnes, (DVU), a rejeté en bloc les allégations de tribalisme que le chef de l'État Félix Tshisekedi aurait attribué à Martin Fayulu lors de son interview diffusée le 22 septembre dernier sur TV5 Monde.

Dans un point de presse tenu ce vendredi 27 septembre 2019 à Kinshasa, la DVU demande au président de la République de brandir une seule parole tribale de Martin Fayulu Madidi.
"Monsieur Félix Antoine Tshilombo prétend que le président élu Martin Fayulu aurait lancé des appels à la haine tribale, à la suite desquels des Congolais auraient été tués...la DVU met au défi monsieur Félix Antoine Tshisekedi de rappeler à la conscience nationale un seul mot, un seul propos, une seule parole, un seul discours du président élu Martin Fayulu, où il est question d'incitation à la haine tribale ou d'appel au meurtre des Congolais appartenant à la même tribu que lui", a déclaré la DVU via son secrétaire exécutif permanent Jean-Félix Senga.

Dans la foulée, la DVU demande au président Tshisekedi de publier dans les meilleurs délais un rapport d'enquête qui révèle dans les détails les meurtres tribaux et dont l'incitateur serait Martin Fayulu Madidi.
"La DVU se réserve le droit de tirer toutes les conséquences de ces imputations gravement dommageables", renchérit Jean-Félix Senga.
En outre, la Dynamique pour la Vérité des Urnes considère qu'un homme d'État n'a pas une communauté tribale ou régionale étant donné que sa communauté est la Nation toute entière."

"RDC : Martin Fayulu condamne les propos de Félix Tshisekedi qui lui reprochait d’avoir poussé la population à la haine."
° https://linterview.cd/rdc-martin-fayulu-condamne-les-propos-de-felix-tshisekedi-qui-lui-reprochait-davoir-pousse-la-population-a-la-haine/


"Fayulu répond à Tshisekedi : "Il n'a qu'à exiger de la CENI la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote"""
° https://www.7sur7.cd/2019/09/27/fayulu-repond-tshisekedi-il-na-qua-exiger-de-la-ceni-la-publication-des-resultats-bureau



Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Empty Re: QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ?

Message  ndonzwau 1/10/2019, 6:24 pm


"Ce lundi à Washington : F. Tshisekedi avec les institutions de Breton Wood
° https://www.lephareonline.net/ce-lundi-a-washington-f-tshisekedi-avec-les-institutions-de-breton-wood/
Le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, en séjour officiel aux Etats-Unis d’Amérique depuis plus d’une semaine, où il était invité à prendre la parole d’abord au Sommet mondial sur le climat (lundi 23 septembre) puis à la 74me session de l’Assemblée générale des Nations Unies (jeudi 26 septembre), a rendez-vous ce lundi 30 septembre,  avec les experts des institutions de Breton Wood, spécialement la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. Des sources proches de la présidence de la République indiquent qu’il va discuter, avec ses interlocuteurs, des détails de la mise en œuvre de la coopération structurelle entre notre pays et ces deux institutions financières internationales.
           
Il va sûrement s’enquérir de leur engagement, donné aussi bien à Kinshasa qu’en avril dernier à Washington, lors de sa première visite officielle aux USA, d’accompagner la République Démocratique du Congo dans sa volonté d’assainir ses finances publiques, notamment en maximisant les recettes publiques et en comprimant les dépenses, de financer ses projets d’investissement, surtout ceux ayant un impact sur le social.
Ce sera sans doute l’occasion, pour lui, de signer les lettres d’intention en rapport avec l’engagement de la RDC à respecter les conditions requises pour bénéficier des appuis financiers de la BM et du FM, notamment en matière de bonne gouvernance, de lutte contre la corruption, d’amélioration du climat des affaires, etc.
           
On pense que les priorités du Chef de l’Etat, à savoir l’éducation (gratuité de l’enseignement de base), couverture santé universelle, infrastructures de base (micro centrales électriques, agro-industries… pourraient recevoir aussi, à l’occasion, des garanties d’accompagnement de la part des partenaires bi et multilatéraux.
Le retour de la RDC dans les bonnes grâces des institutions de Breton Wood est crucial en cette phase de recherche des voies et moyens de créer des richesses à partir des investissements étrangers dans les domaines les plus porteurs pour l’avenir du pays, à savoir les mines, l’agriculture, l’énergie, les hydrocarbures, etc. Le rapprochement avec la BM et le FMI est un indicateur majeur pour évacuer la méfiance dans le cercles des investisseurs étatiques comme privés, prêts à revenir injecter des capitaux dans les circuits économiques, industriels, miniers et agricoles congolais."

"Washington : séance de travail en cours entre Félix Tshisekedi et les dirigeants de la Banque mondiale
° https://cas-info.ca/2019/09/washington-seance-de-travail-en-cours-entre-felix-tshisekedi-et-les-dirigeants-de-la-banque-mondiale/

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Felix Tshisekedi et le président du Groupe de la Banque mondiale David Malpass lundi à Washington. Ph. Présidence RDC.

La réunion a débuté, il y a près de dix minutes au siège de la banque mondiale à Washington. La RDC y est représentée au plus haut niveau par le président Félix Tshisekedi à la tête d’une importante délégation d’experts. En face, l’américain David Malpass, le Président du groupe de la banque mondiale et sa suite.
Au cours de cette rencontre stratégique pour la RDC, le pays va tenter de convaincre cette institution de Bretton Woods d’accepter de financer des projets intégrateurs dans les provinces du Kasaï- Central, Ituri et les deux Kivu, régions dévastés par les conflits armés.
Les quatre gouverneurs de ces provinces présents dans la suite du Chef de l’État assistent aussi à ce rendez-vous. Chacun va présenter ses projets, porteurs de croissance avec des indications chiffrées.

Cette réunion est la dernière étape du périple américain de Félix Tshisekedi sur le sol américain.
Le Chef de l’État est attendu au pays ce mardi, avant de repartir début octobre à Rome pour assister à la création du cardinal Fridolin Ambongo par le Pape François."
° https://cas-info.ca/2019/09/felix-tshisekedi-ce-lundi-a-la-banque-mondiale-pour-un-plaidoyer-en-faveur-de-quelques-provinces-touchees-par-les-conflits/


"Coopération : Félix Tshisekedi ce lundi face aux hauts responsables de la Banque Mondiale
° https://ouraganfm.com/?Cooperation-Felix-Tshisekedi-ce-lundi-face-aux-hauts-responsables-de-la-Banque

"RDC-BM : les grandes lignes des séances de travail à Washington
° https://forumdesas.org/spip.php?article22009

"RDC : quatre gouverneurs vont accompagner Tshisekedi ce lundi à la Banque mondiale
° https://zoom-eco.net/a-la-une/rdc-quatre-gouverneurs-vont-accompagner-tshisekedi-ce-lundi-a-la-banque-mondiale/
"RDC – BM : cinq axes prioritaires de coopération renforcée en faveur de huit provinces
° https://zoom-eco.net/a-la-une/rdc-bm-cinq-axes-prioritaires-de-cooperation-renforcee-en-faveur-de-huit-provinces/
° https://zoom-eco.net/a-la-une/rdc-les-usa-engages-dans-un-partenariat-strategique-pour-la-paix-et-la-prosperite/


"La Banque mondiale conditionne la reprise de la coopération avec la RDC par la « transparence et état de droit »"
° https://cas-info.ca/2019/10/la-banque-mondiale-conditionne-la-reprise-de-la-cooperation-avec-la-rdc-par-la-transparence-et-etat-de-droit/
"RDC : l’appui financier de la Banque mondiale pourrait passer de 600 millions à 1 milliard de dollars par an"

° https://cas-info.ca/2019/10/rdc-lappui-financier-de-la-banque-mondiale-pourrait-passer-de-600-millions-a-1-milliard-de-dollars-par-an/
° https://zoom-eco.net/a-la-une/rdc-la-banque-mondiale-sapprete-a-accroitre-son-portefeuille-annuel-a-1-milliard-usd/


"Washington n’envisage pas la levée des sanctions contre certains proches de Kabila"
° https://cas-info.ca/2019/10/rdc-lappui-financier-de-la-banque-mondiale-pourrait-passer-de-600-millions-a-1-milliard-de-dollars-par-an/


"74ème AG-ONU : les africains, entre nationalisme intérieur et multilatéralisme international
° https://www.afrikipresse.fr/74eme-ag-onu-les-africains-entre-nationalisme-interieur-et-multilateralisme-international/


"RDC : Le gouvernement appelé à changer de paradigme, créer des richesses plutôt que de lutter contre la pauvreté
° https://deskeco.com/rdc-le-gouvernement-appele-a-changer-de-paradigme-creer-des-richesses-plutot-que-de-lutter-contre-la-pauvrete/
° https://deskeco.com/rdc-le-gouvernement-et-le-fmi-tablent-sur-un-taux-de-croissance-de-54-en-2020/

"Avec l’audit des comptes, le FMI prépare le grand déballage de la gestion sous Joseph Kabila"
° http://econews.cd/g?post=128

"Finances : Le FMI et la Banque mondiale à la rescousse de la RDC
° http://www.adiac-congo.com/content/finances-le-fmi-et-la-banque-mondiale-la-rescousse-de-la-rdc-106433


"Jean Jacques Mamba tacle Tshisekedi concernant ses voyages: « il n’a pas travaillé 3 semaines d’affilée au pays »"
° https://cas-info.ca/2019/09/jean-jacques-mamba-tacle-tshisekedi-concernant-ses-voyages-il-na-pas-travaille-3-semaines-daffilee-au-pays/



"Devant les Congolais d’Atlanta, Félix Tshisekedi condamne le tribalisme :«arme des faibles et des ignorants »
° https://cas-info.ca/2019/09/devant-les-congolais-datlanta-felix-tshisekedi-condamne-le-tribalisme-arme-des-faibles-et-des-ignorants/

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Félix Tshisekedi s'adressant aux congolais vivant à Atlanta, le samedi 28 septembre 2019. Ph; PrésidenceRDC

Félix Tshisekedi poursuit son séjour aux Etats-Unis d’Amérique. Après avoir participé à l’assemblée générale de l’ONU, le  Chef de l’Etat  arrivé hier à Atlanta, dans l’Etat de Géorgie,  a déployé des activités intenses  avec  en point d’orgue, une rencontre avec la communauté congolaise vivant dans cette ville.

Dans une salle remplie, le président de la République  a déroulé sa vision du Congo de demain qu’il souhaite stable et prospère. Comme il y a une semaine  Bruxelles, Félix Tshisekedi a encouragé les congolais d’Atlanta à revenir participer aux efforts de la reconstruction du pays. Revenant sur certains opposants qui agitent selon lui, la fibre tribale, M.Tshisekedi a estimé que,  « le tribalisme est l’arme des faibles et des ignorants».
Peu avant sa rencontre avec la diaspora, Félix Tshisekedi à la tête d’une délégation congolaise a participé à une réunion de haut niveau au Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Le Chef de l’Etat a également déposé  une gerbe de fleurs au Martin Luther King Jr. National Historic Site, avant de visiter l’église baptiste Ebenezer où Martin Luther King, figure de proue du Mouvement afro-américain des droits civiques, était pasteur."


"« Fibre tribale »: Muzito menace de poursuivre Tshisekedi « s’il s’amuse à répéter la même chose sans preuve »
° https://cas-info.ca/2019/09/fibre-tribale-muzito-menace-de-poursuivre-tshisekedi-sil-samuse-a-repeter-la-meme-chose-sans-preuve/

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Fb_img_1569759052760

Adolphe Muzito président du Nouvel Élan a réagi aux récentes déclarations faites par le président Félix Tshisekedi au sujet des violences postélectorales. Félix Tshisekedi accusait alors certains opposants « malins » d’agiter la fibre tribale en prétendant avoir gagné les élections.
Pour Adolphe Muzito, M. Tshisekedi essaye de s’attirer la sympathie des Kasaïens.

« Faute de légitimité, Félix Tshisekedi cherche à susciter la sympathie de sa communauté, la compassion en sa faveur pour qu’ils disent nous avons été maltraités à cause de lui pour créér une solidarité dont cette communauté n’a pas besoin », a réagi l’ancien premier ministre à l’occasion des journées portes ouvertes de son parti.

« Il valide la haine tribale pour repousser malheureusement cette communauté de l’ensemble de la communauté nationale. En vérité, il a besoin d’un support qu’exploitera cette communauté qui ne profitera même pas de ce pouvoir parce que ce pouvoir est loin de Félix tshisekedi que de celui dont il est le pantin », ajoute ce membre du présidium de Lamuka qui menace d’aller en justice contre le Chef de l’État.

« Mes enfants ont 50% du sang Kasaïen , ma femme est plus Kasaïnne que lui. Cette affaire [Tribalisme], nous on ne connaît pas ça. Donc ce qu’il fait là, c’est pour instrumentaliser sa tribu qui d’ailleurs n’aura rien de son pouvoir. S’il s’amuse encore de répéter la même chose sans preuves nous porterons plainte », menace Adolphe Muzito.

Pour rappel, Félix Tshisekedi avait fait savoir lors de son entretien diffusée dimanche dernier sur i TV5 monde qu’ il y a « certains malins qui se disent opposants ou qui ont prétendu avoir remporté les élections qui ont agité la côte tribale. Ils ont joué sur ça, ils ont poussé certains Congolais à en attaquer d’autres jusqu’à en tuer », avait déclaré le Chef de l’État.

"RDC: Félix Tshisekedi accuse Fayulu d’inciter la population au tribalisme
° https://linterview.cd/rdc-felix-tshisekedi-accuse-fayulu-dinciter-la-population-au-tribalisme/

"La coalition pro-Fayulu condamne les appels "à la haine tribale" anti-Tshisekedi"
° https://www.voaafrique.com/a/la-coalition-pro-fayulu-condamne-les-appels-%C3%A0-la-haine-tribale-anti-tshisekedi/4773982.html

""Les droits de l’Homme c’est ma priorité", Félix Tshisekedi, président de la RDC"
° https://information.tv5monde.com/afrique/exclusif-retrouvez-l-entretien-integral-de-felix-tshisekedi-president-de-la-rdc-322849

"RDC : Félix Tshisekedi accusé de tribalisme en raison d’un cabinet composé au trois-quart de Kasaïens
° https://congolibere.com/rdc-felix-tshisekedi-accuse-de-tribalisme-en-raison-dun-cabinet-compose-au-trois-quart-de-kasaiens/


"Le tribalisme, source de violence politique et ethnique en Afrique - 2007
° https://journals.openedition.org/leportique/1404
° https://legrandcongo.com/les-enjeux-du-tribalisme-en-rdc/


"RDC-Pour en finir une fois pour toutes avec le tribalisme : Questions à mes sœurs et frères congolais – Philemon Mukendi
° http://desc-wondo.org/rdc-pour-en-finir-une-fois-pour-toutes-avec-le-tribalisme-questions-a-mes-soeurs-et-freres-congolais-philemon-mukendi24721-2/

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Congo-Durable-n°14-2.Tribalisme

Comme mon nom l’indique, je suis muluba. Et je suis aussi un patriote congolais, ancien séminariste, chrétien, ancien étudiant de l’Université Catholique de Louvain, professeur d’université, panafricaniste et afro-centriste, fils d’un ancien gendarme qui a travaillé dans les provinces du Kwilu, du Kwango et du Maï-Ndombe, dont un frère est né à Bulungu et un autre à Kikwit et dont la mère est enterrée à Kenge,
Plusieurs autres caractéristiques peuvent être ajoutées à cette présentation, notamment les associations dont je suis membre, mes options en politique ou mes  goûts en matière de sport ou de musique, etc,
Je me présente ainsi parce que ma lettre porte sur l’identité, Je me dois en effet de dénoncer un phénomène malheureux qui s’est réveillé dans la vie sociale congolaise, à savoir la tendance à voir d’abord dans les individus leur origine tribale, en oubliant les autres aspects de leur identité,
Après avoir lu ma présentation, certains s’exclameront: « encore un muluba qui se vante ! », sans voir en moi un patriote en colère ou un intellectuel inquiet de l’avenir de son pays.

Chers sœurs et frères congolais

Je vous adresse cette lettre parce que tout en comprenant la joie des membres de l’UDPS et des partisans de Félix Tshisekedi, je n’arrive pas à saisir la raison de l’euphorie et du triomphalisme de ceux qui déclarent en chantant et en dansant que le tour des baluba est arrivé de diriger le pays ; je vous écris aussi suite à mon inquiétude provoquée par les réactions de certains   qui déclarent que « les » baluba jubilent, « les » baluba ont trahi le pays. Bon nombre de compatriotes mettent en effet tous les baluba dans le même sac et suggèrent qu’ils sont tous occupés à fêter l’élection de leur « frère ». .
Dans le contexte actuel, quand je vois le triomphalisme des uns et les réactions haineuses des autres, je réalise à quel point les démons du tribalisme risquent d’anéantir notre jeune nation en danger.
Bien sûr, la haine des baluba est ancienne en RDC où elle est assez répandue. Il y a ceux qui affirment qu’entre un serpent et un muluba c’est ce dernier qu’il faut éliminer, Il y a aussi ceux qui traitent les baluba d’arrogants, escrocs, dominateurs. Toutefois, les réactions haineuses d’aujourd’hui s’expriment dans un contexte particulier où un muluba a été proclamé Président de la République et où le pays se trouve devant des défis énormes et des enjeux brûlants.

En fait, je vous pose à tous une première question : qui est tribaliste et qui ne l’est pas ?


Ceux des baluba qui affirment qu’avec l’accession d’un des leurs à la magistrature suprême le tour de leur tribu est arrivé de diriger le pays sont tribalistes. En effet ces personnes croient à tort que leur tribu est parvenue au pouvoir alors que celui-ci n’est jamais exercé par une tribu entière mais par une poignée de privilégiés parmi lesquels figureront des ressortissants d’autres tribus,  Mais sont tout aussi tribalistes les autres congolais qui assimilent ce groupe de personnes triomphalistes à toute une tribu sans connaître le pourcentages de triomphalistes, d’indifférents ou de ceux qui sont inquiets des résultats annoncés,  Est donc tribaliste celui qui prétend que les  baluba jubilent sans savoir si tous les baluba jubilent,
A cette première question s’ajoute une autre : en dehors de ses proches, famille, amis, partisans et membres de son parti, quelle raison tous les Baluba du monde entier auraient-ils de se réjouir de la proclamation de Félix Tshisekedi comme Président de la République ? Chaque muluba trouvera-t-il un emploi, aura-t-il de meilleurs soins de santé ou une bonne scolarité pour ses enfants du seul fait qu’un Tshisekedi est devenu Président au lieu d’un Mangala ou ‘d’un Mboyo ? L’histoire de notre pays nous apprend que tous les Ngbandi n’ont pas bénéficié des avantages du pouvoir de Mobutu, beaucoup d’entre eux étaient des laissés pour compte à Gemena et à Gbadolite. L’état dans lequel le régime Mobutu a laissé la ville de Mbandaka ne peut pas laisser penser que tous les ressortissants de l’Equateur, considérés par les autres zaïrois comme les « frères » de Mobutu et d’autres dignitaires originaires de cette province, avaient exercé ou simplement profité du  pouvoir.

Chers sœurs et frères congolais,

Si la proclamation de Félix Tshisekedi s’était faite dans la transparence et le respect des règles démocratiques et suivant des procédures incontestables, le groupe de baluba si heureux aurait, plutôt que de céder à l’euphorie et au triomphalisme, pris la mesure de la situation, de la gravité des enjeux et de la complexité des défis pour s’interroger : le premier muluba Président de la République a-t-il les atouts nécessaire pour être à la hauteur des enjeux ? Aura-t-il la marge de manœuvre requise ainsi que la vision, le programme et les cadres susceptibles de l’aider à relever le défi ? Bref a-t-il les moyens de sa politique ? Et qu’arriverait-il s’il échouait ? 
Pour un peuple qui se dit et que l’on dit intelligent, ces interrogations seraient plus indiquées que le triomphalisme tapageur affiché par certains, car un échec d’un Président muluba ferait date dans l’histoire du pays et serait une aubaine pour les congolais qui détestent les baluba.
Car beaucoup de choses sont dites au  sujet de la proclamation de Félix Tshisekedi comme Président de la République et certains faits troublants suscitent des questions. Le calendrier électoral prévoyait la publication des résultats des élections provinciales et législatives  après l’investiture du Président élu mais cette publication a eu lieu même avant la validation du résultat de la présidentielle. Rien n’indique que les résultats annoncés aient fait l’objet d’une compilation transparente et  incontestable. Un organisme aussi crédible que la CENCO, qui a déployé 40,000 observateurs électoraux sur le terrain, conteste  les résultats de la présidentielle annoncé par la CENI. D’aucuns suggèrent que ce résultat serait le fruit d’un arrangement avec le FCC , que cet arrangement aurait déjà prévu la cohabitation entre l’UDPS et le FCC qui, suite aux résultats présentés, aura le contrôle du Sénat, de  l’Assemblée nationale, des Assemblées provinciales, de la Primature et des gouvernorats de province ; et que de ce fait  le nouveau Président sera dans l’incapacité d’impulser le changement attendu par le peuple congolais.

Les méchantes langues vont jusqu’à affirmer que le nouveau Président a emboîté le pas à Samy Badibanga et Bruno Tshibala, certes avec un titre plus ronflant mais sans pouvoir réel. Tout cela est-il vrai ? L’avenir nous le dira.  Si cela était vrai, quelles raisons y aurait-il de chanter et de danser ? Ceux qui chantent et chantent devraient plutôt s’inquiéter que l’élection du premier Président muluba soit si controversée, ils devraient se demander si, à long terme, son  échec éventuel  ne se retournerait pas contre eux. On peut déjà imaginer les commentaires : ces traîtres de baluba ! Ces incapables de  baluba ! Ces fanfarons de baluba ! Où est donc passée leur grande gueule ? 
Ceux qui chantent et dansent devraient donc prier pour que le Président Félix Tshisekedi réussisse, car alors leur joie sera de longue durée et surtout tous les congolais, et avec eux tous les baluba , n’auront pas à déplorer les élections qui viennent de se dérouler,
Si le nouveau Président ne parvenait pas à réhabiliter l’Etat de droit, à sécuriser tous nos concitoyens , à doter les congolais d’une carte d’identité, à moraliser la magistrature et l’ensemble de la vie publique, d’éradiquer la corruption et l’impunité généralisées ; s’il ne parvenait pas à modifier la structure de notre économie, à créer des emplois et à assurer un minimum de bien-être à la majorité des congolais, s’il n’arrivait pas à redresser l’enseignement, à coup sûr les baluba seraient traités de tous les noms.
Les propos anti-baluba d’aujourd’hui préfigurent l’opprobre qui demain pourrait être jetée sur toute une tribu dont la majeure partie n’aura, comme les autres congolais, tiré aucun parti du pouvoir de leur « frère ». D’où cette autre question : pourquoi tant de congolais ont-ils la haine  des baluba ? Pourquoi les excentricités et les fanfaronnades de quelques individus sont-elles attribuées à leur tribu dans sa totalité ? En d’autres termes pourquoi, au Congo, voyons-nous, non pas les individus qui agissent mal ou bien, mais toujours le groupe tribal auquel ils appartiennent ?

Chers sœurs et frères congolais,

En ce moment où plus que jamais notre peuple espère voir se concrétiser un changement auquel il aspire depuis des décennies, force est de nous mettre tous en garde contre les démons du tribalisme et les dérives d’une mauvaise compréhension de l’identité,
Bien sûr, chaque individu a toujours une identité à plusieurs facettes ou aspects comme je l’ai indiqué en commençant cette lettre.
Nous congolais nous devons nous demander pourquoi, parmi tous ces aspects, seul l’aspect tribal est valorisé. La même dérive est constatée dans d’autres pays africains où des compatriotes sont assassinés uniquement en raison de leur appartenance tribale.
La question se pose avec d’autant plus de force que cet aspect tribal de notre identité nous ne le choisissons pas en naissant, contrairement aux autres aspects, En effet nous ne choisissons pas de naître mumbala ou murega mais nous choisissons notre église, notre syndicat ou notre parti politique, Alors pourquoi reprocher à quelqu’un une identité qu’il n’a pas choisie ? Pourquoi lui reprocher non pas ce qu’il fait mais ce qu’il est ?  Et pourquoi penser que tous les ressortissants d’une même tribu ont le même comportement alors que chacun est différent selon son caractère, son éducation et l’influence de son milieu social ?

Nous sommes enfermés dans un véritable piège identitaire qui réduit l’identité si complexe de chacun d’entre nous à son seul aspect tribal. Et du coup dans la vie sociale ce ne sont pas les individus que nous voyons mais leur tribu que parfois eux-mêmes ne connaissent pas, Notre identité est devenue un piège dans lequel nos tribus sont enfermées, au lieu d’être un pont pour vivre notre diversité dans l’unité et la cohésion, Et de ce fait notre pays est en danger et nos conflits tribaux profitent aux ennemis du Congo, Le Christ disait : « une maison divisée contre elle-même ne peut pas subsister ». Effectivement l’avenir d’un peuple divisé comme nous le sommes est incertain, tant les risques de balkanisation du pays sont réels.

Chers sœurs et frères congolais,  

Notre identité tribale est un piège chaque fois que nous l’introduisons dans la vie politique, tant les différences entre ces deux éléments sont grandes.
En fait à quoi sert l’identité tribale ? Que signifie être ngombe ou tetela , yombe ou mushi  ? L’identité ethnique nous donne une origine, une langue, un nom et des coutumes que nous devons observer dans certaines circonstances de la vie (naissance, mariage, mort etc.). Avec un tel rôle l’identité tribale est bien loin de la vie politique. Par exemple, dans la vie politique règne une seule loi valable pour tous les citoyens, contrairement aux coutumes qui sont respectées par chaque tribu particulière, Autre exemple : dans la vie politique les acteurs développent, dans le cadre de leurs partis, des idées et des programmes bien différents des traditions pratiquées par les diverses tribus. Finalement le domaine politique ne se réfère pas aux origines des citoyens mais à l’action qui doit être menée pour satisfaire leurs besoins, en d’autres termes le domaine politique est celui du pouvoir, c’est à dire la capacité d’agir sur les choses et sur les hommes en vue du progrès du pays et du bien-être des citoyens.

Quand on observe bien ces différences, on comprend combien il est absurde de mélanger l’identité tribale et la politique

En effet l’acteur politique ne peut pas être considéré par rapport à ses origines ni à son nom qui ne lui sont d’aucune utilité dans l’exercice de sa fonction, il doit être considéré par rapport à ses idées et à son programme, Dans  les pays développés l’origine des acteurs politiques n’intéresse pas les citoyens parce qu’elle n’a rien à voir avec leurs besoins de sécurité, de stabilité économique , d’emplois, de routes , de soins et de scolarité pour leurs enfants, Par contre au Congo les acteurs politiques sont toujours choisis en fonction de leurs origine tribale qu’on appelle « géopolitique » ; l’identification des citoyens commence toujours par les origines comme si c’était la chose la plus importante, pourtant le fait d’être musakata ou muhemba ne change rien à l’efficacité d’un ministre, tous les lunda ou mongo peuvent élire comme bourgmestre leur « frère » mais cela ne changera rien à la technicité de son travail ; Un ministre twa ou un bourgmestre musingombe peut favoriser ses  « frères » au détriment d’autres concitoyens mais cette pratique trahit le  service de l’Etat qu’il prétend servir car l’Etat recherche l’intérêt général, il est au service  de tous et non d’une catégorie des citoyens,

Les baluba qui sont  aujourd’hui dans l’euphorie devraient se rappeler leur sagesse ancestrale qui a toujours rejeté le tribalisme. A propos du pouvoir cette sage : « mukalenga kakuidi tshoto neakuila bantu bonso » (le chef n’est pas au service de son clan mais plutôt au service de tous ses administrés). Concernant la cohabitation entre les habitants d’un même village cette sagesse estime que le lien social est plus large et plus important que le lien de sang : « muasa nende ngua nyoko » ( ton voisin est vraiment le fils de ta mère), « muena mutumba mmuanenu » (ton voisin est ton frère), Même un adage ancien qui disait « ku tshinu kuikala wenu » (il vaut mieux qu’il y ait un des tiens autour du mortier pour que tu sois servi) a été ainsi modifié : « ku tshinu kuikala muimpe » (il vaut mieux qu’il y ait quelqu’un de généreux autour du mortier),
Certainement ces adages ont leur équivalent dans les autres langues congolaises. La colonisation a renforcé le sentiment tribal et s’est employée à opposer les tribus les unes aux autres pour mieux les dominer. Et la classe politique a souvent utilisé ce sentiment tribal pour obtenir des adhésions ou affaiblir un adversaire, en négligeant de renforcer plutôt le sentiment national nécessaire pour une jeune nation comme la nôtre.
On entend l’un ou l’autre muluba déclarer que Dieu a créé sa tribu avec plus de soins que les autres et que les baluba sont les plus beaux. Devant de telles inepties qui rappellent le racisme le plus primaire subi par les Noirs dans le monde, la réaction doit être unanime : de tels propos sont une honte, ils sont inadmissibles, Tout patriote doit être convaincu qu’il n’y a au Congo aucune tribu supérieure aux autres à quelque point de vue que ce soit, il n’y a que des individus avec leurs qualités et leurs défauts, tous appelés à être des citoyens responsables et de bons dirigeants ; tout patriote doit se convaincre que les congolais sont tous soeurs et frères, appelés à l’unité et à la cohésion sans lesquelles le Congo n’a pas d’avenir,

Chers sœurs et frères congolais, l’heure est grave

Les démons du tribalisme qui se sont réveillés sont un danger mortel pour le Congo, L’unité que nous chantions dans « la Zaïroise » et que nous continuons à chanter dans le « Debout congolais » est notre première arme face aux forces qui envient notre terre et convoitent nos ressources,
Les élections chaotiques que nous venons de connaître ainsi que les résultats controversés qui en sont sortis ne doivent pas nous conduire à des déchirements tribaux suicidaires. Si nous nous laissons aller à ces passions, que sera notre pays dans vingt ans ? Nos différences tribales peuvent-elles nous assurer l’emploi, l’habitat, les soins de santé et la scolarité de nos enfants ? 
Notre famille c’est le Congo et nos tribus respectives sont ses enfants qui naturellement peuvent avoir des préjugés les unes envers les autres et même entrer en conflit. Mais vu la situation actuelle de notre famille qui est le Congo, n’est-il pas plus sage de nous attacher d’abord à œuvrer pour le bien-être de cette famille afin que chaque tribu en profite plutôt que de nous entre-tuer et ‘d’anéantir nous-mêmes notre patrimoine commun ? A qui profitent les déchirements et les conflits tribaux entre congolais ?  Qu’est-ce que les congolais y gagnent vraiment ? Qui a gagné à Yumbi ?

Le tribalisme ne sauvera personne mais le patriotisme nous sauvera  tous

Chers sœurs et frères congolais,
Le contexte actuel de notre pays.est grave et lourd de menaces. Nous n’avons pas le droit de perdre de vue l’essentiel en nous attachant à des considérations secondaires pour savoir qui a dansé pour Félix Tshisekedi ou qui déteste les baluba, Nous ne pouvons pas dire que l’alternance démocratique se soit déroulée selon les règles ni être sûr que le changement auquel aspire le peuple congolais se produira, D’ores et déjà certains faits doivent être constatés,
– L’identité tribale continue à  imprégner la vie sociale  congolaise alors que jusqu’à présent elle a été instrumentalisée  et nous a fait trop de mal comme  nous venons de le voir encore à Yumbi, où batende et banunu se sont entre-tués,  après tant d’autres conflits tribaux  depuis l’indépendance du pays,
– Le chaos et le cafouillage ayant émaillé le processus électoral ont pour conséquence la persistance du problème éternel de la légitimité du pouvoir dans notre pays qui n’a jamais connu une alternance démocratique et pacifique,
– La passion du pouvoir l’emporte sur le souci de l’intérêt collectif et la préoccupation pour le bien-être de notre peuple et la grandeur de notre pays,
- Les valeurs de base de toute vie sociale telle que le respect des règles, la transparence des procédures et l’intégrité semblent minimisées dans notre fonctionnement collectif,
– L’égoïsme et l’attachement aux intérêts personnels restent la principale motivation des acteurs politiques qui, de ce fait, s’exposent à des accusations d’imposture, chaque fois qu’ils prétendent s’occuper de l’intérêt général qui n’est pas en fait leur objectif.
– Les enjeux idéologiques et les débats d’idées restent désespérément absents de la scène politique congolaise qui est un véritable désert idéologique où le positionnement des individus et l’instrumentation de l’appartenance tribale sont vus à tort comme les éléments les plus importants de la politique,

Quand donc tournerons-nous ces pages ?

Chers sœurs et frères congolais, 
Finalement une dernière question se pose : avons-nous réellement le souci de l’avenir de notre nation ?
D’autres pays ont connu la balkanisation, comme le Soudan en Afrique ou la Yougoslavie en Europe. Savons-nous que sans une prise de conscience responsable, sans un patriotisme ardent, intrépide et constant le Congo pourrait un jour subir le même sort ? Jusqu’à quand nous tromperons-nous d’ennemi et de combat?"


"RDC: faute de communication, Félix Tshisekedi accorde de l’oxygène à Martin Fayulu"
° https://journaldesnations.net/rdc-faute-de-communication-felix-tshisekedi-accorde-de-loxygene-a-martin-fayulu/

° https://actualite.cd/2019/10/01/le-fmi-pret-une-collaboration-etroite-avec-le-gouvernement-de-la-rdc
° https://4pouvoir.cd/2019/09/felix-tshisekedi-je-reve-dun-congo-meilleur-un-congo-ou-tous-les-enfants-ont-droit-a-leducation/
° http://www.rfi.fr/emission/20190323-une-corruption-haine-tribale-liberte-conditionnelle-rd-congo
° https://afrique.lalibre.be/35719/rdc-une-plainte-pour-incitation-a-la-haine-ethnique-deposee-contre-m-fayulu/
° https://laprosperiteonline.net/2018/11/18/le-tribalisme-a-vue-de-nez-halte-a-la-lubaphobie/
° https://blogs.mediapart.fr/roger-bongos/blog/011218/le-tribalisme-luba-dans-son-apogee-et-le-sataniste-felix-tshisekedi-ferme-les-yeux


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Empty Re: QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ?

Message  ndonzwau 21/9/2022, 11:44 am

DISCOURS DU PRÉSIDENT TSHISEKEDI A LA 77EME SESSION DE L’ASSEMBLÉE DES NU !

Le Président de la République a prononcé un discours courageux à la Tribune des NU, un message adressé à la CI, plus particulièrement à ses puissances censées être en plus nos partenaires mais à écouter les propos du SG de l'Onu, on peut se demander si sa dénonciation claire de l'ennemi rwandais a été ou sera écoutée. En effet la tendance de la CI est de pousser à un dialogue hypocrite avec les voisins rwandais et ougandais et même le M23 que nous continuons à traiter de mouvement terroriste. On peut même se demander si la stratégie du PR n'entre pas en collusion avec ce qu'il se passe sur le terrain avec Kamerhe qui semble fonctionner comme cette CI ; à moins que Tshisekedi veuille jouer sur deux pistes, envoyer Kamerhe user d'une diplomatie molle différente de la sienne telle qu'explicitée à New-York...



"#RDC Discours du Chef de l’Etat Félix Antoine TSHISEKEDI à la 77è session de l’Assemblée Générale… - 20 septembre 2022



"Bravo Fatshi, mais... 21/09/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/09/bravo-fatshi-mais/
Sauf à faire œuvre d’anti-fatshisme primaire, impossible de ne pas saluer la fermeté et la clarté du discours du Président hier du haut de la tribune des Nations-Unies. Face à la sempiternelle crise dans l’Est de la RDC, le chef de l’Etat congolais a appelé un chat un chat.
 
Dans son adresse urbi et orbi, Félix-Antoine Tshisekedi a dénoncé aussi fermement que clairement l’énième agression du Rwanda.   Le numéro 1 rd congolais a  répété sur tous les tons ce qu’est le M23, à savoir un mouvement terroriste. Le Président a exigé le retrait des forces rwandaises et de leurs supplétifs de localités rd congolaises occupées.
 Pour bétonner son argumentaire adossé au droit international, Fatshi a placé la communauté internationale devant ses  responsabilités. Elle qui n’ignore pas que des experts de l’ONU ont attesté la présence des militaires de l’armée régulière rwandaise sur le territoire rd congolais. Last but not least, le Président Tshisekedi a tordu le cou à l’alibi-fonds de commerce que constitue l’Arlésienne FDLR. Ce véritable « serpent de mer  » désincarné que Kigali agite  invariablement pour justifier ses agressions répétitives contre la RDC.
En un mot comme en mille, pas besoin d’être  » fatshiphile  » pour constater que le Président a pris le parfait contrepied de la citation interpellative d’Albert Camus,   » mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde  » . Tout à l’honneur de la RDC.

Reste que la prestation du chef de l’Etat congolais risque de sonner comme une symphonie inachevée si,  à l’interne, l’écho de  la petite musique dissonante arrive à brouiller  le refrain souverainiste articulé à New-York.
En l’occurrence, la gravité de la situation exposée et  dénoncée avec maestria par le Président implique,  voire impose des logiques de consensus à l’effet de créer une union sacrée et non  » sucrée  » par rapport  au défi existentiel auquel le pays fait face depuis un quart de siècle. La construction d’un  front patriotique -sans sinistre jeu de mots allusif- n’est donc  pas une option, mais un impératif.
Seulement voilà.  A en juger par le vent d’inquisition qui souffle sur le pays, à considérer la multiplication de séquences de règlements de comptes sur fond de chasse aux sorcières ; pas sûr, hélas, que le Pouvoir congolais  prenne le chemin du nécessaire compromis national.   Pourtant, l’aveu  » ponce-pilatiste  » du Secrétaire général de l’ONU sur l’incapacité de la MONUSCO à affronter un M23  » aux armes  plus modernes  » devait suffire à provoquer l’électrochoc unitaire face au danger commun.   


"Félix Tshisekedi dénonce la énième agression du Rwanda - 21/09/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/09/felix-tshisekedi-denonce-la-enieme-agression-du-rwanda/
Le Président de la République, Félix Tshisekedi, n’a pas fait dans la dentèle. Dans son adresse hier mardi 20 septembre, à la ville et au monde, du haut de la tribune de la 77ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Chef de l’Etat a dénoncé en des termes clairs la énième agression del la RD Congo par le Rwanda, sous couvert d’un groupe terroriste nommé M23. Dans sa dénonciation, Félix Tshisekedi met la communauté internationale devant ses responsabilités et, par conséquent, demande aux Nations Unies d’agir pour arrêter le Rwanda dans ce qu’il fait.
« Je dénonce en ce lieu emblématique de la vie internationale, avec la dernière énergie, cette énième agression dont mon pays est victime de la part de son voisin le Rwanda, sous couvert d’un groupe terroriste dénommé M23L’implication du Rwanda n’est plus discutable « , dit-il. Très ferme, le Président de la République demande au Conseil de l’ONU de distribuer aux membres le dernier rapport de ses experts sur la RDC qui atteste l’implication de Kigali aux côtés du mouvement terroriste M23.

LE RETRAIT DU RWANDA, UN IMPERATIF

Par ailleurs, le Chef de l’Etat congolais exige le retrait du Rwanda et de ses acolytes du M23 des territoires qu’ils occupent. De la Monusco, la coûteuse mission de l’ONU, le Président Félix Tshisekedi indique que sur terrain, elle ne se comporte pas de manière à emporter l’adhésion des Congolais. Malgré le ton très ferme utilisé pour sa communication, le Président Félix Tshisekedi n’a pas demandé à la Monusco de dégager. Bien au contraire, Fatshi continue de croire dans les Nations Unies et rappelle le plan de désengagement de cette mission conclue avec le Gouvernement.
« Quoi qu’il en soit, la RDC reste disponible pour toute action répressive contre tous les groupes armés qui tenteraient de troubler la paix  et la sécurité dans les pays voisins et dans la région des grands lacs « , a-t-il déclaré.
Ce n’est pas tout.  Dans le même élan de fermeté, Félix Tshisekedi assure que les Congolais sont déterminés à mettre fin à l’insécurité, à défendre leur souveraineté quoi qu’il en coûte.
S’agissant de la prétendue collaboration que certains officiers congolais entretiendraient avec les opposants rwandais des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda), Fatshi note qu’il s’agit  d’un alibi qui n’est corroboré par aucun fait sur le terrain.  » Les Fdlr ont été décapitées et réduites en néant par les FARDC, en étroite collaboration avec l’Armée rwandaise, dans le cadre des opérations conjointes menées au cours des dernières années. Dès lors, les Congolais se demandent de quelles Fdlr parle-t-on. Quel est le mètre-carré du territoire rwandais occupé par ces fantomatiques Fdlr », renchérit sur un ton ferme, le successeur de Joseph Kabila.
A tous égards, les Congolais ont vu un Félix Tshisekedi ferme de bout en bout, intraitable sur l’intégrité de son pays. Lire, ci-dessous, l’intégralité de son discours à la 77ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Didier KEBONGO

ALLOCUTION
 DU CHEF DE L’ÉTAT  À L’OCCASION DE LA 77ÈME SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES –  New York – ÉTATS-UNIS, Mardi 20 Septembre 2022
Monsieur le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies,
Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,
C’est pour moi un grand honneur et un réel plaisir de prendre la parole du haut de cette tribune pour faire entendre la voix de mon pays, la République Démocratique du Congo, sur les principales questions qui préoccupent au plus haut point la communauté internationale actuellement.
Monsieur le Président,
Je voudrais, néanmoins, avant toute chose, vous féliciter pour votre élection à la présidence de la 77ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies. Je suis convaincu que vous donnerez le meilleur de vous-même pour la réussite de cette session et vous garantis tout le soutien de mon pays.
Monsieur le Président,
Les défis majeurs auxquels l’humanité fait face actuellement sont les suivants :
1. La sécurité et la paix pour tous ;
2. La maîtrise des changements climatiques ;
3. La relance de l’économie mondiale après la Covid-19 ;
4. La lutte contre la pauvreté et la promotion du bien-être collectif.
Ces principaux défis sont complexes et intimement enchevêtrés. Conscient de cette réalité, je salue, le choix judicieux et la pertinence du thème central de ces assises, à savoir, « Un tournant décisif : des solutions transformatrices face à des défis intriqués « . À l’évidence, le relèvement de ces défis exige plus de concertation, plus de coopération et plus de solidarité entre les États et les nations.
Le maintien de la paix et de la sécurité internationales constitue le fondement et l’objectif primordial de la création de l’Organisation des Nations Unies. Ni l’indifférence, ni l’immobilisme, ni l’attentisme de sa part ne sont, par conséquent, admissibles face à toute menace contre la paix et la sécurité internationales.
À ce jour, la question de la sécurité et de la paix internationales se cristallise autour de la lutte contre le terrorisme ainsi que l’extinction des foyers de tension en Europe et en Afrique.
En effet, le terrorisme n’a épargné aucun continent. Après l’Asie, l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord, il se métastase en Afrique où il a allumé le feu à plusieurs endroits, et notre continent en paie un lourd tribut. Au Sahel, à l’Est, à l’Ouest, au Centre et au Sud de ce continent, les terroristes tuent par des expéditions barbares des populations innocentes, et déstabilisent des États au nom de l’intégrisme religieux.
Certes, des progrès remarquables ont été accomplis au Moyen-Orient dans la lutte contre ce fléau qui a battu de l’aile. Cependant, ce fléau est loin de s’essouffler et, encore moins, d’être éradiqué de notre planète.
C’est pourquoi, la République Démocratique du Congo, une des victimes africaines du terrorisme et membre de la Coalition Globale contre l’État islamique, interpelle les Nations Unies et les exhorte à s’impliquer activement dans la mise en œuvre des recommandations de cette Coalition et de celles du processus d’Aqaba. Les déclarations d’intentions et les proclamations de foi sans action collective vigoureuse sur le terrain ne suffiront jamais pour éradiquer le terrorisme.
Monsieur le Président,
Au cœur de l’Europe, la guerre entre la Russie et l’Ukraine est une plaie béante dont le saignement atteint même l’Afrique lointaine et perturbe le commerce international à cause des dégâts collatéraux importants notamment en matière d’approvisionnement en produits céréaliers et énergétiques d’origine ukrainienne et russe, nécessaires à l’alimentation des populations ainsi qu’au fonctionnement des économies des pays importateurs.
Il est impératif que les Nations Unies interviennent avec diligence et plus de fermeté pour éteindre ce brasier et ce, dans le respect absolu des règles du droit international.
La République Démocratique du Congo souscrit à la position de l’Union Africaine et appelle toutes les parties au conflit à suivre la voie du dialogue et du droit préconisée par l’Afrique qui a, par ailleurs, l’expérience de gestion des crises sécuritaires provoquées par des groupes armés dans certains de ses États.
À ce sujet, les Nations Unies savent que mon pays, la République Démocratique du Congo est victime d’une crise sécuritaire aigue qui dure depuis plus de 20 ans à l’Est de son territoire national.
Tout observateur honnête et de bonne foi reconnait que cette crise est causée principalement par les convoitises que suscitent ses fabuleuses richesses naturelles et les ambitions de puissance de certains de ses voisins.
Le Peuple congolais reconnait l’implication des Nations Unies, de l’Union Africaine, des Communautés régionales africaines, de l’Union européenne et des partenaires extérieurs bilatéraux de la RDC pour juguler cette crise récurrente. Il leur en est reconnaissant et s’incline devant le sacrifice des vaillants soldats de la paix qui ont perdu leur vie au front de la défense des idéaux de paix et de justice.
Cependant, en dépit des efforts internes inlassables, de la présence militaire massive de l’ONU au Congo et de son soutien diplomatique pendant 23 ans, le mal sécuritaire continue à ronger mon pays.
Afin d’éradiquer définitivement l’insécurité, restaurer une paix durable et assurer la stabilité à l’Est de la RDC, plusieurs Accords ont été signés avec les groupes armés et même avec les pays voisins sous la garantie de la communauté internationale. Des mécanismes nationaux et internationaux ont été créés. Toutes ces perspectives de règlement définitif du conflit n’ont duré que l’espace de quelques mois. Vite, l’architecture s’est fissurée et l’édifice s’est écroulé. Et, on recommence toujours avec les mêmes tragédies.
Depuis mon élection à la tête de la RDC, je n’ai eu de cesse de me battre, chaque jour, pour la paix et la sécurité dans les provinces congolaises de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. M’inscrivant dans une philosophie de réconciliation avec nos voisins, je n’ai ménagé aucun effort pour rassurer les Chefs d’État des pays limitrophes et restaurer la confiance entre nous, notamment par la concertation permanente sur des questions d’intérêt commun, la conclusion des accords de coopération sécuritaire et de partenariat économique et la réalisation des projets de développement pour nos populations respectives.
En dépit de ma bonne volonté et de la main tendue du Peuple congolais pour la paix, certains de nos voisins n’ont trouvé mieux que de nous remercier par l’agression et le soutien à des groupes armés terroristes qui ravagent l’Est de la RDC.
C’est le cas actuellement du Rwanda qui, au mépris du droit international, de la Charte de l’ONU et de l’Acte constitutif de l’Union Africaine, a, une fois de plus, non seulement agressé, en mars dernier, la RDC par des incursions directes de ses forces armées, les RDF, mais aussi occupe des localités de la province du Nord-Kivu par un groupe armé terroriste interposé, le Mouvement du 23 mars dit M23, auquel il apporte un soutien massif tant en matériels de guerre qu’en hommes de troupes.
Et, comme pour défier la communauté internationale, le M23 avec le soutien de l’armée rwandaise a même abattu un hélicoptère de la MONUSCO et tué 8 casques bleus, commettant ainsi un crime de guerre.
Je dénonce, en ce lieu emblématique de la vie internationale, avec la dernière énergie cette énième agression dont mon pays est victime de la part de son voisin, le Rwanda, sous couvert d’un groupe terroriste dénommé M23.

Monsieur le Président,

L’implication du Rwanda et sa responsabilité dans la tragédie que vivent mon pays et mes compatriotes des zones occupées par l’armée rwandaise et ses alliés du M23 ne sont plus discutables dès lors que plus d’une fois aussi bien les groupes d’experts dument mandatés par l’ONU et le mécanisme conjoint de vérification élargi de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, CIRGL, que des organisations non gouvernementales humanitaires et des droits de l’Homme crédibles les ont établies dans des rapports documentés et objectifs, à la limite du scientifique.
Au demeurant, pour éclairer la communauté des nations et mettre fin aux sempiternelles dénégations des autorités rwandaises à ce sujet, le Gouvernement congolais réitère sa demande au Président du Conseil de Sécurité de distribuer officiellement aux membres du Conseil le dernier rapport des experts de l’ONU sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC et de le faire examiner avec diligence par lui afin d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent sur le plan du droit de la paix et de la sécurité internationale. Il y va de l’image et de la crédibilité de notre Organisation.
Procéder autrement serait, d’une part, encourager le Rwanda à poursuivre son agression, ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité en RDC et, d’autre part, nourrir davantage la suspicion légitime des Congolais sur l’impartialité de l’ONU ainsi que la complicité de certains de ses membres dans ces crimes.
C’est pour mettre fin à cette suspicion et dissiper l’ambiguïté de certaines positions du Conseil de sécurité sur la crise sécuritaire à l’Est de la RDC, ambiguïté qui excède la population congolaise et exacerbe la tension entre elle et la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo, MONUSCO, que le Gouvernement de mon pays a demandé la réévaluation du plan de retrait progressif et responsable de cette Mission.
Cette démarche d’ajustement est exigée par le constat unanime, même au niveau le plus élevé de notre Organisation, des faiblesses regrettables de la MONUSCO ; ce qui affecte certainement l’efficacité et la légitimité de l’action de l’ONU en RDC.
La réévaluation du plan du retrait de la MONUSCO ne peut, par conséquent, nullement remettre en cause les relations entre mon pays et notre Organisation.
Quoiqu’il en soit, je réaffirme haut et fort à cette tribune de la plus haute instance internationale de gestion des affaires du monde la détermination du Peuple congolais et de ses dirigeants de défendre toujours jusqu’au sacrifice suprême l’intégrité territoriale, l’indépendance et la souveraineté de leur pays, dans le respect bien sûr du droit international et des engagements pris au sein des organisations internationales dont il est membre.
C’est ici le lieu pour moi de préciser que l’État congolais et la société civile congolaise ne permettront jamais à quiconque de tenir le discours de la haine tribale, ethnique et raciale ou xénophobe dans notre pays. La Constitution de la République et les lois congolaises interdisent un tel discours et le sanctionnent sévèrement. Nul ne peut donc prétexter de ce discours imaginaire pour justifier des aventures criminelles au Congo, diviser les Congolais et fragiliser l’unité nationale à laquelle tous mes compatriotes tiennent. La RDC n’est pas et ne sera jamais génocidaire.
De même, je soutiens que la prétendue  » collaboration  » que certains officiels congolais entretiendraient avec les opposants rwandais des Forces Démocratique pour la Libération du Rwanda, FDLR, dont se servent les dirigeants rwandais pour justifier les agressions répétées de la RDC est un alibi qui n’est corroboré par aucun fait avéré sur le terrain.
En effet, les FDLR ont été décapitées et réduites à néant par les Forces Armées de la RDC, FARDC, en étroite collaboration avec l’Armée rwandaise dans le cadre des opérations conjointes menées au cours de dernières années. La RDC a rapatrié plusieurs éléments des FDLR et leurs familles. Dès lors, les Congolais se demandent de quelles FDLR parle-t-on ? Quel est le mètre carré du territoire rwandais occupé par ces fantomatiques FDLR ? A quel lieu précis du sol rwandais a-t-on vu un jour un seul soldat congolais ? Quoiqu’il en soit la RDC reste disponible pour toute action répressive contre tout groupe armé qui tenterait de troubler la paix et la sécurité dans un pays voisin et dans la région des Grands Lacs.
Monsieur le Président,
Le Peuple congolais demande aux Nations Unies, à l’Union Africaine, aux Communautés régionales africaines et aux partenaires de la RDC de ne plus se fier aux dénégations éhontées des autorités rwandaises et de contribuer plutôt au rétablissement de la sécurité, à la construction d’une paix durable et à la création des conditions nécessaires à une coopération fructueuse dans la région des Grands Lacs pour le bien de tous.
À cet effet, il est nécessaire de :
1. Rendre effectifs le retrait immédiat du M23 des localités occupées, le retour des déplacés congolais de ces localités à leurs domiciles et la cessation sans condition du soutien de l’armée rwandaise à ce groupe terroriste, selon l’esprit et la lettre de la feuille de route de Luanda convenue entre la RDC et le Rwanda, ainsi que des déclarations successives du Conseil de sécurité de l’ONU, du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA, de la Communauté d’Afrique de l’Est, CAE, et de la Communauté pour le Développement de l’Afrique australe, SADC ;
2. Multiplier les pressions sur le Rwanda et le M23 dont les dirigeants sont, du reste, sous sanctions de l’ONU, et montrer plus de fermeté à leur égard, pour qu’ils respectent les positions prises par les organisations internationales précitées ;
3. Appuyer la poursuite du processus de paix de Nairobi, les discussions de Luanda RDC-Rwanda et le déploiement de la Force régionale de l’Afrique de l’Est dont le Statut et les Règles d’engagement viennent d’être signés le 08 septembre dernier à Kinshasa successivement par le Gouvernement congolais et le Secrétariat Général de la CAE, d’une part, et, d’autre part, par les FARDC et le commandement de cette Force ;
4. Encourager le Président honoraire du Kenya, UHURU KENYATTA et le Président de l’Angola JOÃO LOURENÇO, Médiateurs de la CAE et de l’UA dans la crise sécuritaire en RDC à poursuivre leurs bons offices ;
5. Lever tout obstacle à la restructuration par la RDC de ses Forces Armées et à la montée en puissance de celles-ci pour mieux remplir ses missions régaliennes, notamment par la levée pure et simple de toutes les mesures restrictives de l’acquisition des équipements militaires, quelle qu’en soit la forme édictée par le Conseil de sécurité de l’ONU.
La réalisation des actions préconisées ci-dessus garantira, sans doute, le Peuple congolais de la certitude d’un règlement de la crise et facilitera un dialogue constructif entre toutes les parties concernées quant à ce.

Monsieur le Président,

Nous, Peuple congolais, sommes décidés, cette fois-ci, à mettre définitivement fin à l’insécurité à l’Est de notre pays, quoi qu’il en coûte.
L’heure a sonné de casser à jamais le cycle infernal de la violence à l’Est de la RDC pour stabiliser la Région des Grands Lacs afin de tirer le plus grand bénéfice de ses potentialités économiques ainsi que de sa riche biodiversité pour sauver l’humanité face aux changements climatiques.
La gestion de ces changements pose deux problèmes fondamentaux, à savoir : la mise en œuvre des instruments juridiques et financiers issus des négociations internationales, en particulier dans le cadre des différentes Conférences des parties à l’Accord des Nations Unies sur le Climat (COP), et la transition énergétique.
Il est temps, d’une part, de mettre fin à l’exécution sélective des engagements souscrits par les pollueurs et, d’autre part, de compenser, au nom de la justice climatique, les efforts fournis par les pays moins pollueurs, dont ceux de l’Afrique pour préserver l’environnement dans l’intérêt de toute notre planète.
Quant à la transition énergétique, l’Afrique regorge suffisamment de sources d’énergies renouvelables et de matières premières susceptibles de contribuer à la mobilisation des alternatives crédibles à la double crise énergétique et écologique.
De ce point de vue, il est important de relever que la République Démocratique du Congo compte parmi les principaux producteurs des minerais stratégiques essentiels à la transition énergétique et à la décarbonisation du secteur des transports, dont notamment le Cobalt, le Lithium, le Nickel ainsi que le Manganèse.
Mon pays s’est fixé comme objectif de produire proprement lesdits minerais à cette fin.
C’est dans cette perspective que la République de Zambie et la République Démocratique du Congo ont signé le 29 avril de cette année, un accord relatif à la mise en place d’une chaine de valeur dans le secteur de batteries électriques et des énergies propres. Il va sans dire, au vu de l’importance des investissements que requiert la réalisation d’un tel projet, que l’implication des partenaires est particulièrement indispensable, notamment en termes d’apport en capitaux et en technologie adaptée.
En outre, afin de soutenir le programme de transformation verte des économies sur le continent Africain et de rencontrer la demande d’énergie croissante dans le monde, mon pays a pris l’option de valoriser son immense potentiel en matière d’énergies renouvelables dont l’hydroélectricité, le solaire photovoltaïque, la géothermie et l’exploitation de ses gisements gaziers.
De ce fait, la République Démocratique du Congo se présente comme un atout à la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine à travers la mise en œuvre du projet Grand Inga, lequel pourrait également s’avérer bénéfique pour une partie de l’Europe et du Moyen Orient. C’et dans cette perspective, qu’elle est heureuse d’abriter les travaux préparatoires de la 27ème Conférence des Parties sur le Climat (Pré COP 27) qui se tiendront à Kinshasa le mois prochain.
Monsieur le Président,
Je saisis cette opportunité pour apporter de la lumière sur le volet environnemental de l’Appel d’offre lancé le 28 juillet dernier par la RDC pour l’exploration de ses 27 blocs pétroliers et 3 blocs gaziers, appel qui semble faire inutilement polémique sur la place publique internationale.
À ce sujet, il convient de rappeler qu’aucun instrument juridique international pertinent ratifié par la RDC ne lui interdit d’exploiter ses ressources naturelles pour cause de protection de l’environnement ou par crainte de l’aggravation du réchauffement de la planète. Ensuite, l’Accord de Paris de 2015 reconnait aux pays en développement le droit d’émettre le C02 pour le développement, mais en prenant des précautions pour le climat mondial à travers leurs contributions déterminées à l’échelle nationale (CDN).
Ainsi, le Gouvernement de la RDC s’est fixé comme objectif d’exploiter, dans le respect des normes environnementales, les ressources naturelles du pays et de les transformer localement pour leur donner de la valeur ajoutée et booster l’économie nationale, notamment par la création des richesses liquides et des emplois afin d’améliorer les conditions de vie des populations congolaises.
Des stratégies et mesures adéquates ont été adoptées et prises pour éviter les impacts négatifs sur l’environnement. Elles prévoient à l’instar d’autres pays d’Afrique et d’Europe qui ont relevé ce défi, l’exercice des contrôles gouvernementaux efficaces. Il est question pour la RDC d’atteindre ses objectifs économiques et sociaux en préservant ses forêts et en continuant de demeurer le pays solution pour la lutte contre le réchauffement climatique. Mon pays reste ouvert à la coopération avec tout partenaire disposé à l’aider à atteindre ses objectifs.
Sur le plan économique, le pari à gagner est celui de donner les chances de redressement aux économies des pays affaiblies par les effets collatéraux des changements climatiques et du corona virus afin de promouvoir une croissance économique mondiale équilibrée et de stopper l’aggravation de la pauvreté dans les pays en développement.
Nous ne pouvons pas relever ce défi sans des efforts internes de bonne gouvernance au niveau national, ni investissements productifs des richesses, ni transfert réel des ressources financières suffisantes à ceux qui en ont besoin.
C’est pourquoi, la RDC plaide pour la concrétisation de la proposition de cession par les pays riches d’un pourcentage de leurs droits de tirage spéciaux au Fonds Monétaires International aux pays les moins nantis, faite par la Conférence de Paris sur la relance des économies post-Covid-19 du mois de mai 2021 et appuyée par un engagement ferme du Sommet du G20 d’octobre de la même année à Rome. En tout cas, toute facilité d’accès aux ressources additionnelles en faveur des pays éprouvés par les changements climatiques et la Covid-19 sera la bienvenue.
De même, l’allègement du fardeau de la dette des pays à faibles revenus devra demeurer une préoccupation permanente qu’il convient d’intégrer dans une approche globale de solidarité internationale.
Pour sa part, en dépit de la conjoncture économique mondiale difficile par suite des effets pervers de la pandémie de Covid-19, la RDC a enregistré des progrès remarquables en termes de croissance économique. Le rythme de création des richesses s’est accéléré en 2021 grâce particulièrement au dynamisme du secteur minier dont la croissance de la production est passée de 1,0% en 2019 à 10,1% en 2021, par suite de la bonne tenue des cours du cuivre et du cobalt sur le marché international. Le taux d’inflation et celui de change du Franc congolais sont restés relativement stables.
Aussi, le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International a-t-il conclu favorablement la deuxième revue du programme soutenu par la facilité élargie de crédit (FEC). Le FMI a exprimé son satisfecit sur les politiques macroéconomiques prudentes adoptées par le Gouvernement de la RDC. Nous poursuivrons inlassablement ces politiques et l’effort d’amélioration du climat des affaires en cours pour promouvoir les investissements privés et les activités économiques en général.

Monsieur le Président,
La solidarité et la justice dans les relations entre les nations ont toujours été des facteurs de paix et de sécurité mutuelle, car elles rapprochent les hommes et créent des liens d’interdépendance entre eux.
À cet effet, la lutte contre la pauvreté et la promotion du bien-être collectif sont des digues puissantes contre les conflits sociaux et les tensions entre les Peuples.
C’est pourquoi, la RDC se félicite de l’action collective menée par la communauté internationale contre la Covid-19 et salue l’initiative des États-Unis d’Amérique,  » New Feed the Future  » pour financer l’agriculture afin de combattre la faim et l’insécurité alimentaire en Afrique par suite de la crise russo-ukrainienne et dont elle est parmi les pays africains bénéficiaires, pour ne citer que ces cas les plus actuels.
Mon pays appelle à de telles actions et initiatives qui non seulement contribuent à résoudre les problèmes de survie au quotidien et à créer des emplois accessibles au plus grand nombre, mais aussi distribuent des revenus et du pouvoir d’achat à la base.
En revanche, au nom de la solidarité et de la justice internationales, nous nous posons des questions sur le maintien des sanctions contre le Peuple du Zimbabwe, des sanctions qui, de plus, datent de l’époque du défunt Président Robert Mugabe. Pourquoi, notre Organisation est-elle si silencieuse et indifférente à cette injustice à la limite du crime contre un Peuple innocent ?
En ma qualité de Président en exercice de la Communauté pour le Développement de l’Afrique australe, SADC, je lance un appel pressant aux Nations Unies de mettre tout en œuvre pour obtenir la levée immédiate des sanctions contre la République du Zimbabwe et son Peuple.
Monsieur le Président,
Dans ce monde devenu multipolaire, aucun pays, aussi puissant et riche soit-il, ne peut prétendre affronter seul les défis que je viens d’exposer ci-dessus et, encore moins, les relever dans l’intérêt de tous.
L’importance des enjeux, la complexité des problèmes à résoudre et l’ampleur de la tâche exigent une approche multilatérale équitable qui intègre les intérêts d’un chacun et mutualise les énergies de tous dans le respect réciproque.
C’est pourquoi, la RDC continue à penser qu’il est indispensable de mieux structurer le multilatéralisme et de l’enrichir, dans l’égalité de traitement de toutes les parties prenantes, afin de créer des espaces de dialogue et de coopération dont nous avons besoin pour assurer la paix et la sécurité internationales. C’est cela l’Organisation des Nations Unies que nous voulons.
Pour ce faire, il nous faut accorder le bénéfice de l’urgence à la réforme de l’ONU qui semble actuellement marquer le pas.
Dans ce cadre, je me fais le devoir d’insister sur la nécessité de satisfaire à la revendication légitime et juste de l’Afrique d’être représentée au sein du Conseil de sécurité de l’ONU par deux sièges supplémentaires dans la catégorie des membres non permanents et par deux autres dans celle des membres permanents avec les mêmes droits y compris celui de véto, les mêmes privilèges et obligations que ceux des membres permanents actuels. C’est une question de justice à rendre à un continent, mieux à un pan entier de l’humanité dont le rôle ne cesse de s’accroître chaque jour davantage dans la conduite des affaires internationales. Nous, africains, y tenons fermement.

Monsieur le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies,

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,
Pour terminer, permettez-moi de dire un mot sur la parité Homme et Femme.
À ce propos, il y a lieu d’insister sur la nécessité de poursuivre les efforts en cours tant au niveau international qu’à celui des États pour créer des espaces d’égalité du genre et des opportunités de liberté et d’action pour la femme.
Pour ce faire, l’implication des Hommes dans les politiques de promotion du genre s’avère nécessaire parce que, d’une part, l’homme partage la vie avec la femme et, d’autre part, depuis des temps immémoriaux, pour des raisons diverses, l’homme s’est forgé une prééminence sur la femme qui lui confère une influence déterminante sur le destin de cette dernière. Nous devons mettre un terme à cette situation de fait.
C’est pourquoi, lors de mon mandat à la tête de l’Union Africaine, j’ai initié une rencontre des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Organisation continentale sous le thème de  » conférence des hommes sur la masculinité positive « . De ce rendez-vous historique tenu à Kinshasa en 2021, il est sorti une Déclaration de l’U.A contenant l’engagement des hommes, notamment celui des Chefs d’État et de Gouvernement de mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles, et apporter des réponses appropriées de cette problématique. Cette Déclaration constitue une véritable charte de l’UA pour la femme que je m’attèle à matérialiser en ma qualité de Champion de l’UA pour la masculinité positive.
C’est dans ce cadre que j’ai entrepris de promouvoir davantage la Congolaise qui occupe aujourd’hui de plus en plus l’avant-plan de la gestion des Affaires publiques au sein des institutions politiques, judiciaires et administratives de mon pays. Cette politique volontariste devra permettre dans l’avenir un changement radical non seulement de perception de la femme et de son rôle dans la société, mais aussi dans la prise en charge par la femme elle-même de son destin. En effet, la parité n’est pas un cadeau fait à la femme, mais une responsabilité qu’elle doit assumer.
Je souhaite plein succès aux travaux de la 77ème session ordinaire de l’Assemblée Générale.
Je vous remercie.



"Félix Tshisekedi à l’ONU : « L’implication du Rwanda et sa responsabilité dans la tragédie que vivent les populations de l’Est ne sont plus discutables » - 21 septembre 2022 à
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/09/21/felix-tshisekedi-a-lonu-limplication-du-rwanda-et-sa-responsabilite-dans-la-tragedie-que-vivent-les-populations-de-lest-ne-sont-plus-discutables.html/116019/

"RDC-Rwanda : les 5 actions privilégiées par Félix Tshisekedi à New York -  21 septembre 2022
= https://actualite.cd/2022/09/21/rdc-rwanda-les-5-actions-privilegiees-par-felix-tshisekedi-new-york

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? FELIX%20TSHISEKEDI%20ONU3

Dans un discours sans langue de bois à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, Félix Tshisekedi a chargé Paul Kagame et son régime. Le Chef de l’Etat congolais s’est également attaqué au principal argumentaire rwandais par rapport à l’activisme de son armée dans la région de l’Est congolais. Il a également rappelé les cinq axes de son plaidoyer :

Extraits du discours
1. Rendre effectifs le retrait immédiat du M23 des localités occupées, le retour des déplacés congolais de ces localités à leurs domiciles et la cessation sans condition du soutien de l’armée rwandaise à ce groupe terroriste, selon l’esprit et la lettre de la feuille de route de Luanda convenue entre la RDC et le Rwanda, ainsi que des déclarations successives du Conseil de sécurité de l’ONU, du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA, de la Communauté d’Afrique de l’Est, CAE, et de la Communauté pour le Développement de l’Afrique australe, SADC ;
2. Multiplier les pressions sur le Rwanda et le M23 dont les dirigeants sont, du reste, sous sanctions de l’ONU, et montrer plus de fermeté à leur égard, pour qu’ils respectent les positions prises par les organisations internationales précitées ;
3. Appuyer la poursuite du processus de paix de Nairobi, les discussions de Luanda RDC-Rwanda et le déploiement de la Force régionale de l’Afrique de l’Est dont le Statut et les Règles d’engagement viennent d’être signés le O8 septembre dernier à Kinshasa successivement par le Gouvernement congolais et le Secrétariat Général de la CAE, d’une part, et, d’autre part, par les FARDC et le commandement de cette Force ;
4. Encourager le Président honoraire du Kenya, UHURU KENYATTA et le Président de l’Angola JOÃO LOURENÇO, Médiateurs de la CAE et de l’UA dans la crise sécuritaire en RDC à poursuivre leurs bons offices ;
5. Lever tout obstacle à la restructuration par la RDC de ses Forces Armées et à la montée en puissance de celles-ci pour mieux remplir ses missions régaliennes, notamment par la levée pure et simple de toutes les mesures restrictives de l’acquisition des équipements militaires, quelle qu’en soit la forme édictée par le Conseil de sécurité de l’ONU. La réalisation des actions préconisées ci-dessus garantira, sans doute, le Peuple congolais de la certitude d’un règlement de la crise et facilitera un dialogue constructif entre toutes les parties concernées quant à ce.

Contexte

De son côté, Antonio Guterres privilégie une solution africaine qui passerait par les mécanismes et les pays régionaux. Le secrétaire général des Nations unies a suggéré un dialogue entre Kinshasa, Kigali et Kampala, particulièrement pour gérer la crise liée au M23.
Deux principales initiatives politiques et diplomatiques sont en cours pour parvenir à la désescalade entre Kinshasa et Kigali. Elles sont soutenues par la Communauté de l’Afrique de l’Est et l’Union Africaine. Il s’agit, d’une part, du « processus de Nairobi » placé sous le leadership conjoint du Président sortant du Kenya, Uhuru Kenyatta, et du Président de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et, d’autre part, du « processus de Luanda » conduit par le Président angolais Joao Gonçalves Lourenço, mandaté par le 16ième Sommet extraordinaire des Chefs et de Gouvernement de l’UA tenu à Malabo, le 28 mai 2022, sur le terrorisme et les changements anticonstitutionnels des gouvernements. Les deux semblent au point mort. Le Kenya et l’Angola sortent à peine des élections et la question congolaise parait, à l’heure actuelle secondaire ».

"Félix Tshisekedi: « En dépit de ma bonne volonté (…) certains de nos voisins n’ont trouvé mieux que de nous remercier par l’agression » - 21 septembre 2022
= https://actualite.cd/2022/09/21/felix-tshisekedi-en-depit-de-ma-bonne-volonte-certains-de-nos-voisins-nont-trouve-mieux

"RDC : Félix Tshisekedi dénonce des faiblesses regrettables de la MONUSCO et explique les raisons de la réévaluation de son plan de retrait - 21 septembre 2022
= https://actualite.cd/2022/09/21/rdc-felix-tshisekedi-denonce-des-faiblesses-regrettables-de-la-monusco-et-explique-les

"Acquisition des matériels militaires par les FARDC : Tshisekedi exige à l’ONU la levée pure et simple de toutes les mesures restrictives - 21 septembre 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/09/21/acquisition-des-materiels-militaires-par-les-fardc-tshisekedi-exige-a-lonu-la-levee-pure-et-simple-de-toutes-les-mesures-restrictives.html/116024/

"Agression rwandaise : Tshisekedi place l'ONU devant ses responsabilités
= https://lepotentiel.cd/2022/09/21/agression-rwandaise-tshisekedi-place-lonu-devant-ses-responsabilites/

"ONU-RDC : Félix Tshisekedi souligne l'importance de l'implication de l'homme pour faire avancer l'agenda genre dans le monde - 20 septembre 2022
= https://actualite.cd/index.php/2022/09/20/onu-rdc-felix-tshisekedi-souligne-limportance-de-limplication-de-lhomme-pour-faire

"RDC : « Félix Tshisekedi demande que soit distribué le rapport des experts de l’ONU sur l’agression rwandaise et de le faire examiner avec diligence » -  21 septembre 2022
= https://actualite.cd/2022/09/21/rdc-felix-tshisekedi-demande-que-soit-distribue-le-rapport-des-experts-de-lonu-sur

"RDC : quel est le mètre carré du territoire rwandais occupé par ces fantomatiques FDLR, s’interroge Félix Tshisekedi qui dénonce l’alibi de Kagame -  21 septembre 2022
= https://actualite.cd/2022/09/21/rdc-quel-est-le-metre-carre-du-territoire-rwandais-occupe-par-ces-fantomatiques-fdlr

"RDC : "la congolaise occupe aujourd'hui de plus en plus l'avant plan de la gestion des affaires publiques", Félix Tshisekedi à l'ONU - 21 septembre 2022 -
= https://actualite.cd/2022/09/21/rdc-la-congolaise-occupe-aujourdhui-de-plus-en-plus-lavant-plan-de-la-gestion-des

"Paix et sécurité, départ de la MONUSCO, … : Tête-à-tête Tshisekedi-Gutteres à l’ONU - 20 septembre 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/09/20/paix-et-securite-depart-de-la-monusco-tete-a-tete-tshisekedi-gutteres-a-lonu.html/116014/
= https://www.radiookapi.net/2022/09/20/actualite/politique/new-york-antonio-guterres-deplore-un-monde-qui-se-dechire-par-des

= https://actualite.cd/2022/09/21/lonu-le-president-de-la-rdc-accuse-le-rwanda-dagression-armee
= https://afrique.lalibre.be/72619/a-lonu-le-president-de-la-rdc-accuse-le-rwanda-dagression-armee/
= https://actualite.cd/2022/09/20/rdc-il-faudra-reflechir-quoi-quil-arrive-la-maniere-pour-le-congo-de-ne-plus-dependre
= https://actualite.cd/index.php/2022/09/20/geopolitique-isoler-le-rwanda-mission-impossible


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Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Empty Re: QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ?

Message  ndonzwau 22/9/2022, 6:26 pm

A New York à la Session de l'Assemblée générale des NU, des méditations ont lieu dans les coulisses à propos de quelques dossiers  chauds d'Afrique dont celle qui a vu Tshisekedi discuter avec Kagame sous l'intermediation de Macron. Une particularité : le président Congolais qui dans son allocution avait sévèrement accusé l'agression de son voisin devisait trop courtoisement avec celui-ci qui dans son discours a relativisé ses forfaits.

Du coup  on a du mal à suivre un fil logique dans la stratégie de Tshisekedi ; plus  grave on ne voit pas comment sa mollesse peut  s'accorder avec l'intérêt d'un règlement du conflit qui semble ici négliger les revendications fortes du peuple  Congolais largement hostile aux rodomontades habituelles de Kagame. On sait combien cette logique de conciliation occidentale portée ici par Macron n'a jamais  marché parce qu'elle ignore délibérément les crimes du Rwanda au Congo. Cette voie trop diplomatique bute sur une volonté Congolaise à  ne jamais oublier les mefaits du Rwanda quand bien meme il le fonde sur une présence des FDLR introuvable. Tshisekedi risque d'en subir un discrédit préjudiciable dans son bilan pour 2023 malgré  l'accompagnement de Kamerhe.

En fait tout ce théâtre viendrait  de la CI avec son Onu comme le révèle  un ingenieux retitrage des propos de Guterres : "SOMALISATION" qui débusque la diabolique et lâche stratégie  de l'Onu. Un Congo devenu une jungle qu'ils laissent aux plus forts qu"eux, c'est dire le M23, le Rwanda et l'Ouganda. Ils laissent les Congolais se débrouiller avec ieux à leurs perils.Même  Macron  qui n'a jamais rien obtenu de ces nombreux coups de téléphone a Poutine s"y est mis et gagnera enfin quelque chose. Pathétique !

La médiation de Macron produira-t-elle les fruits attendus, la stratégie obligée et plutôt soumise ici de Tshisekedi est-elle la bonne, payera-t-elle au profit de son pays ??? Attendons la suite...







"RDC-Rwanda, Côte d’Ivoire-Mali… Des médiations dans les coulisses de l’ONU
= https://www.jeuneafrique.com/1379023/politique/rdc-rwanda-cote-divoire-mali-des-mediations-dans-les-coulisses-de-lonu/
Les chefs d’État et de gouvernement du monde entier sont réunis cette semaine à New York, où se tient la 77e Assemblée générale de l’ONU. Les dossiers les plus brûlants du moment y font l’objet d'intenses médiations.
Aux Nations unies, il y a les grandes déclarations et les petits apartés. Paradoxalement, les seconds sont souvent plus stratégiques que les premières.
Du côté des grandes déclarations, ce 21 septembre, le ballet millimétré des chefs d’État s’est poursuivi à la tribune. Après le Gabonais Ali Bongo Ondimba, dont l’intervention était scrutée de près après la propagation de rumeurs selon lesquelles il aurait fait un malaise, ou encore le Kenyan nouvellement élu William Ruto, l’Ivoirien Alassane Ouattara a pris la parole.

Sommet de crise de la Cedeao
Il a appelé à la « libération sans délai » des 46 soldats ivoiriens « injustement détenus » par le Mali. « [Ils sont] déployés en qualité de 8e détachement de l’Élément de soutien national au sein de la Minusma [Mission des Nations unies au Mali] », a-t-il martelé, en réponse à Bamako qui les accuse d’être des mercenaires venus pour déstabiliser le pays.
À Lire   Soldats ivoiriens arrêtés au Mali : jusqu’où ira Assimi Goïta ?  
Alors que depuis deux mois et demi les négociations patinent, Alassane Ouattara est venu à New York dans l’espoir de voir la pression s’accentuer, et les pourparlers s’accélérer. Après avoir diné, le 20 septembre, avec son homologue français Emmanuel Macron, il devait rencontrer le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le lendemain, avant que ne se tienne, le 21 septembre un sommet de la Cedeao convoqué en urgence par le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló.

Nouvelles sanctions ?

Alassane Ouattara va-t-il appeler à de nouvelles sanctions pour faire plier Bamako ? Si le Mali, dont la délégation à New York est conduite par Abdoulaye Maïga, ne devrait pas être convié à cette réunion de crise, il doit faire entendre sa voix à peu près au même moment. Le Premier ministre malien par intérim est annoncé à la tribune des Nations unies, et doit lui aussi s’entretenir avec Antonio Guterres.
À Lire   Poutine, Goïta, Doumbouya… L’offensive diplomatique d’Embaló
Des discussions qui se tiennent loin de Bamako, où Assimi Goïta a reçu ce 21 septembre, pour sa première visite à l’étranger son homologue guinéen, Mamadi Doumbouya, lui aussi sous la menace de nouvelles sanctions ouest-africaines.

Kagame et Tshisekedi autour de Macron

Quelques heures avant Alassane Ouattara, c’est le Rwandais Paul Kagame qui s’était exprimé devant ses pairs réunis à New York. « Il est urgent qu’il y ait la volonté politique de s’attaquer enfin aux causes profondes de l’instabilité dans l’est de la RDC. Le jeu des reproches ne résout pas les problèmes », a-t-il déclaré.
Une réponse aux accusations formulées par Félix Tshisekedi la veille. « L’implication du Rwanda et sa responsabilité dans la tragédie que viventt mon pays et mes compatriotes des zones occupées par l’armée rwandaise et ses alliés du M23, ne sont plus discutables », avait-il martelé, en quête de soutiens internationaux plus évidents.
À Lire   Est de la RDC : à New York, Félix Tshisekedi tente de sortir de l’impasse
Mais à côté de ces prises de parole musclées, les médiations pour tenter de trouver une issue à la crise qui oppose les deux voisins se sont accélérées. Dans l’après-midi de ce 21 septembre, les deux chefs d’État se sont réunis durant une petite heure autour d’Emmanuel Macron – une réunion remarquable alors que les deux voisins n’ont plus de contact direct.

Accolade entre premières dames

Selon un communiqué de l’Élysée, le Rwanda et la RDC « sont convenus d’agir de concert pour obtenir au plus vite l’application des dispositions du processus de Luanda, le retrait du M23 et le cantonnement de ses combattants hors de la zone de Bunagana.»
Paris semble désormais vouloir jouer un rôle d’entremetteur de premier plan dans le conflit. Comme le révélait Jeune Afrique, plus tôt cette semaine, les responsables des services de renseignement congolais, rwandais et ougandais s’étaient retrouvés à Paris, à l’initiative de la Direction générale des renseignements extérieurs de la France (DGSE).
À Lire   Est de la RDC : la diplomatie de l’ombre des renseignements français
Enfin, ce 21 septembre, une rencontre d’un autre ordre a suscité des commentaires à New York : celles des premières dames congolaise et rwandaise. Denise Nyakeru Tshisekedi et Jeanette Kagame ont été photographiées tout sourire, se laissant aller à une franche accolade.


"Somatisation de la RDC? Antonio Guterres, entièrement favorable à ce qu’il y ait des forces africaines d’imposition de la paix en remplacement de l’ONU - 18/09/2022
= https://congokin.blog/?p=9987

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Image-3
Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, lors de son entretien avec Marc Perelman (France 24) et Christophe Boisbouvier (RFI), à New-York, le 17 septembre 2022. :copyright: France 24

C.B. : Dans l’est du Congo-Kinshasa, les populations manifestent contre les casques bleus de la Monusco parce qu’elles accusent les casques bleus de ne pas les protéger contre les rebelles. Il y a eu des manifestations meurtrières au mois de juillet. Est-ce que vous allez envisager un départ anticipé de ces casques bleus avant la date de 2024, et peut-être même avant la présidentielle de la fin 2023, comme vous le demandent plusieurs autorités ?

A.G. : Il y a un programme de réduction progressive de la force qui est accordée avec le gouvernement. Mais parlons franchement : les populations ont le désir et la perspective que les forces onusiennes soient capables de battre les mouvements qui les attaquent et de leur garantir la protection. Mais on est dans une situation extrêmement difficile.
Le M23 a été comme vous le savez la raison de ces dernières manifestations, le fait que les Nations unies ne sont pas capables de battre le M23. La vérité, c’est que le M23 aujourd’hui est une armée moderne, avec des équipements lourds qui sont plus perfectionnés que les équipements de la Monusco.
C.B. : Et viennent-ils du Rwanda ces équipements ?
A.G. : Ils viennent de quelque part.
M.P. : Vous semblez dire oui…
A.G. : Ils viennent de quelque part.
M.P. : De quelque part, d’à côté…
A.G. : Ils ne sont pas nés dans la forêt. Ils viennent de quelque part. Ce qu’il faut, à mon avis, et c’est l’essentiel, c’est de trouver une discussion sérieuse entre le Congo, le Rwanda et l’Ouganda pour qu’on puisse avoir une perspective conjointe pour éviter cette permanente situation qui nous fait toujours, quand on a un progrès, revenir en arrière. Il faut que ces pays se comprennent mutuellement et il faut que ces pays coopèrent effectivement pour la sécurité de l’est du Congo, et aussi pour les garanties de sécurité, il ne faut pas l’oublier, du Rwanda et de l’Ouganda. Il ne faut pas oublier que les ADF [Forces démocratiques alliées] sont un mouvement originaire de l’Ouganda. Il ne faut pas oublier qu’il y a encore dans le Congo, les FDLR [Forces démocratiques de libération du Rwanda] qui est un mouvement sorti des génocidaires hutus. Il y a des préoccupations de tous les pays. Il faut qu’ils s’entendent parce que, penser qu’une force de maintien de la paix puisse résoudre des problèmes quand il y a maintenant des forces militaires extrêmement bien armées, c’est impossible. Et les populations naturellement ne le comprennent pas. Et pour nous, c’est une énorme préoccupation.
D’ailleurs, c’est un problème général sur le futur des opérations de maintien de la paix. Les opérations de maintien de la paix étaient faites pour maintenir la paix. Mais maintenant, elles opèrent dans des situations où la paix n’existe pas. Et c’est une réflexion essentielle. Nous avons fait un certain nombre de réformes pour améliorer la capacité, pour améliorer leur sécurité. Mais la vérité, c’est qu’il nous faut une réflexion profonde sur le futur du maintien de la paix dans des situations comme celles-là. Et moi, je suis entièrement favorable à ce qu’il y ait des forces d’imposition de la paix et de lutte anti-terroriste, des forces africaines d’imposition de la paix et de lutte anti-terroriste, menées sous l’égide de l’Union africaine et financées par les contributions obligatoires du système des Nations unies, comme les forces de maintien de la paix. Sans des forces africaines robustes d’imposition de la paix, je crois qu’on ira nulle
À la veille de l’Assemblée générale de l’ONU, son secrétaire général, Antonio Guterres, a accordé un entretien à RFI et France 24, dans lequel il dit espérer, notamment, que la Cour pénale internationale (CPI) puisse en


"New York : Tshisekedi, Kagame et Macron discutent autour des tensions armées dans l’Est du pays - 22.09.2022
= https://www.radiookapi.net/2022/09/22/actualite/politique/new-york-tshisekedi-kagame-et-macron-discutent-autour-des-tensions

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? 20220922082746630166_Macron
Félix Tshisekedi, Paul Kagame et Emmanuel Macron se sont rencontrés à New York en marge de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Photo Droits Tiers.

A l’initiative du président de la République française, Emmanuel Macron, les présidents de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et de la République du Rwanda, Paul Kagame, se sont entretenus ce mercredi 21 septembre 2022 à New York, aux USA.
Les discussions ont tournée autour des violences armées dans l’Est de la RDC et la résolution de ces Chefs d’Etats à apporter une réponse régionale et coordonnée à la menace portée par les groupes armés terroristes dans cette région.


Retrait du M23 de toutes les localités occupées

Afin de réunir les conditions d’un dialogue franc et constructif, nécessaire à la relance de la coopération entre les deux pays de la région et conformément au processus de Luanda (Angola), les trois chefs d’Etats ont convenu d’agir de concert pour obtenir le plus vite le retrait du M23 de toutes les localités occupées et le retour des déplacés de guerre de ces localités à leurs domiciles, avec l’appui des Nations Unies et de leurs partenaires de l’Union Africaine, de la Communauté de l’Afrique de l’Est et de la Conférence sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).
Ils ont également convenu d’intensifier durablement leur coopération pour lutter contre l’impunité et mettre un terme à l’action des groupes armés dans la région des Grands Lacs, dont les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).
Ces efforts s’inscriront dans le cadre des initiatives régionales de paix existantes, notamment le processus de Nairobi.
Le président Felix Tshisekedi a toujours affirmé « être ouvert au dialogue, mais ce dialogue doit être franc et sincère avec les pays voisins de la RDC ».
Cette tripartite intervient quelques heures après le discours du Président congolais à la tribune de l’ONU mardi 20 septembre à New-York.
Devant ses pairs des nations du monde, Felix Tshisekedi a, une fois de plus, désigné le Rwanda comme l’agresseur de son pays à travers le mouvement rebelle M23.
Il a exigé le retrait du M23 de toutes les localités occupées afin de permettre le retour des déplacés de guerre de ces localités à leurs domiciles.


"Tshisekedi, Kagame et Macron veulent réduire la tension dans l'est de la RDC - 22 sep 2022
= https://information.tv5monde.com/afrique/tshisekedi-kagame-et-macron-veulent-reduire-la-tension-dans-l-est-de-la-rdc-472289
Les présidents de la République démocratique du Congo (RDC) Félix Tshisekedi, du Rwanda Paul Kagame et de la France Emmanuel Macron sont convenus mercredi, lors d'une rencontre à New York, "d'agir de concert" pour lutter contre les violences dans l'est de la RDC, a annoncé l'Elysée.
Lors d'un entretien en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, les trois dirigeants "ont marqué leur préoccupation face à la recrudescence des violences dans l'est de la RDC et leur résolution à apporter une réponse régionale et coordonnée à la menace portée par le groupe terroriste ADF dans la région", a indiqué la présidence française dans un communiqué.


Mardi soir, Félix Tshisekedi avait accusé à la tribune de l'ONU le Rwanda voisin d'"agression" militaire "directe" et d'"occupation" dans l'est de son pays, via également le soutien présumé de Kigali à la rébellion armée du M23.
Les deux dirigeants africains, invités par M. Macron à déjeuner, "sont convenus d'agir de concert pour obtenir au plus vite l'application des dispositions du processus de Luanda, le retrait du M23 et le cantonnement de ses combattants hors de la zone de Bunagana, avec l'appui des Nations unies et de leurs partenaires de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL)", selon l'Elysée.
MM. Tshisekedi, Kagame et Macron veulent en outre "intensifier durablement leur coopération pour lutter contre l'impunité et mettre un terme à l'action des groupes armés dans la région des Grands Lacs, dont les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR)", a-t-on précisé de même source.
L'est de la RDC abrite de nombreux groupes armés qui sèment la mort depuis près de 30 ans.
L'un des plus actifs est le M23, une ancienne rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013, qui a repris les armes fin 2021 en reprochant à Kinshasa de n'avoir pas respecté des accords sur la démobilisation et réinsertion de ses combattants.

Selon un rapport d'experts missionnés par les Nations unies, consulté en août par l'AFP, l'armée rwandaise a "lancé des interventions militaires contre des groupes armés congolais et des positions des Forces armées congolaises" à partir de novembre 2021.
Kigali dément depuis des années soutenir le M23 et a rejeté ces "allégations non valides".
Avant de déjeuner avec MM. Macron et Tshisekedi, Paul Kagame avait simplement reconnu à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU "le besoin urgent de trouver et de régler les causes profondes de l'instabilité dans l'est de la RDC".
Mais "blâmer les autres ne résout pas les problèmes. Ces défis ne sont pas insurmontables et des solutions peuvent être trouvées. Cela sera au bout du compte bien moins coûteux tant en argent qu'en vies humaines", a conclu le dirigeant rwandais.


" Est de la RDC : la diplomatie de l’ombre des renseignements français - 19 septembre 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1378226/politique/est-de-la-rdc-la-diplomatie-de-lombre-des-renseignements-francais/
Selon les informations de Jeune Afrique, la Direction générale de la sécurité extérieure mène une médiation dans la crise entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda.
Arrivé à New York ce 19 septembre, Félix Tshisekedi entend profiter de son passage à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies pour s’exprimer une nouvelle fois sur la crise actuelle avec le Rwanda. Le président congolais accuse depuis plusieurs mois son homologue Paul Kagame de soutenir les rebelles du M23 qui multiplient les affrontements avec l’armée de son pays et contrôlent, depuis juin dernier, la ville stratégique de Bunagana.
Alors qu’ils s’étaient considérablement rapprochés depuis le début du mandat de Tshisekedi, les deux présidents n’ont officiellement plus de contacts directs. De discrets canaux de discussion ont néanmoins été maintenus ces dernières semaines, notamment au niveau des services de renseignement des deux pays. Et avec l’implication de certains partenaires, dont la France, qui entretient de bonnes relations avec le Rwanda.

"ONU : Ce qu'il faut retenir de la rencontre entre Tshisekedi et Kagame sous la médiation de Macron -  22/09/2022
= https://7sur7.cd/index.php/2022/09/22/onu-ce-quil-faut-retenir-de-la-rencontre-entre-tshisekedi-et-kagame-sous-la-mediation-de
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et son homologue de la République du Rwanda, ont échangé le mercredi 21 septembre 2022 à New-York, en marge de la 77ème Assemblée Générale de l'ONU. 
Cette rencontre, faut-il le préciser, a eu lieu grâce à la médiation du président Français Emmanuel Macron. 
Elle est intervenue au lendemain du discours « musclé » du président Tshisekedi du haut de la tribune des Nations-Unies, où il a dénoncé le soutien du Rwanda aux rebelles du M23, qui occupent certaines localités de la République démocratique du Congo. 

Selon la cellule de communication de la Présidence congolaise, les chancelleries se sont mobilisées, après le discours de Félix Tshisekedi, pour un geste de désescalade de la tension entre la RDC et le Rwanda.
D'après la même source, les trois chefs d’État ont marqué leur préoccupation face à la recrudescence des violences dans l’est de la RDC et leur résolution à apporter une réponse régionale et coordonnée à la menace portée par les groupes armés terroristes dans la région.
« Afin de réunir les conditions d’un dialogue franc et constructif, nécessaire à la relance de la coopération entre les pays de la région et conformément au processus de Luanda, ils ont convenu d’agir de concert pour obtenir le plus vite le retrait du M23 des toutes les localités occupées et le retour des déplacés de guerre de ces localités à leur domicile, avec l’appui des Nations Unies et de leurs partenaires de l’Union Africaine, de la Communauté de l’Afrique de l’Est et de la Conférence sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) », indique la cellule de communication de la Présidence.
Macron, Tshisekedi et Kagame ont également convenu d’intensifier durablement leur coopération pour lutter contre l’impunité et mettre un terme à l’action des groupes armés dans la région des Grands Lacs, dont les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). 
À noter que ces efforts s’inscriront dans le cadre des initiatives régionales de paix existantes, notamment le processus de Nairobi.

" Est de la RDC : à New York, Félix Tshisekedi tente de sortir de l’impasse - 21 septembre 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1378698/politique/est-de-la-rdc-a-new-york-felix-tshisekedi-tente-de-sortir-de-limpasse/
Déterminé à obtenir une condamnation diplomatique du Rwanda, qu’il a de nouveau accusé de soutenir le M23 à la tribune de l’ONU, Félix Tshisekedi peine pour l’instant à obtenir gain de cause.

"M23 : «Aucune poignée de main» lors de la rencontre ce mercredi entre Tshisekedi et Kagame à New York - 22 septembre 2022
= https://laprunellerdc.info/m23-aucune-poignee-de-main-lors-de-la-rencontre-ce-mercredi-entre-tshisekedi-et-kagame-a-new-york/
= https://www.jeuneafrique.com/1379023/politique/rdc-rwanda-cote-divoire-mali-des-mediations-dans-les-coulisses-de-lonu/
= https://7sur7.cd/index.php/2022/09/21/onu-le-president-tshisekedi-aurait-du-annoncer-la-saisine-de-la-cij-par-la-rdc-contre-le

"Paul Kagame au sujet de la guerre dans l’Est de la RDC: « ces défis ne sont pas insurmontables » - Sep 22, 2022
= https://actualite.cd/2022/09/21/paul-kagame-au-sujet-de-la-guerre-dans-lest-de-la-rdc-ca-ne-sert-rien-de-jeter-lopprobr
Paul Kagame s’est exprimé ces mercredi du haut de La Tribune des Nations unies à l’occasion de la 77e session de l’Assemblée générale de cette organisation.
Le chef de l’Etat Rwandais a également évoqué la situation dans l’Est congolais.

« Dans l’Est de la RDC, de récents revers sont venus mettre en lumière le fait que les conditions de sécurité n’ont pas changé par rapport il y a 20 ans lorsque l’opération de maintien de la paix la plus vaste de l’ONU a été déployée pour la première fois ».

Et d’ajouter:
« Les Etats voisins dont le Rwanda se sont retrouvés exposés aux attaques transfrontalières, des attaques totalement évitables. Il est urgent de trouver la volonté politique nécessaire pour s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité dans l’Est de la RDC ».
Il s’est présenté en apôtre de paix alors que des experts des Nations unies ont publié un rapport étayant la présence des troupes rwandaises aux côtés de celles du M23.
« Ça ne sert à rien de jeter l’opprobre sur quiconque. Ces défis ne sont pas insurmontables. Nous pouvons trouver des solutions. Ces solutions seraient bien moins coûteuses sur le plan financier et humain. La communauté internationale peut nous aider à régler ce problème ».
La ligne argumentaire de Kigali est connue: « La présence des FDLR et leur étroite collaboration avec l'armée de la RDC ont toujours été la cause de la plus importante d'insécurité, ce qui permet aux FDLR de mener des opérations terroristes sur le territoire rwandais, ce que le gouvernement rwandais ne peut accepter », expliquait Vincent Biruta, ministre rwandais des affaires étrangères à l’occasion de l’arrivée à Kigali de Antony Blinken.
Pour Kinshasa, c’est un prétexte étant donné que les éléments présents sur le sol congolais ne sont pas si nombreux pour être considérés comme un danger pour la sécurité du Rwanda.
= https://7sur7.cd/index.php/2022/09/22/kagame-repond-tshisekedi-il-ne-sert-rien-de-jeter-lopprobre-sur-quiconque



"New-York : le Président polonais dénonce la « complaisance » de l’occident face à la situation de la RDC - 21.09.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-110906_new_york_le_president_polonais_denonce_la_complaisance_de_l_occident_face_a_la_situation_de_la_rdc.html


"Derrière la fermeté, vivement des actes ! - 22/09/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/09/derriere-la-fermete-vivement-des-actes

"Guerre de l’Est avec le M23 : Il est temps de reconnaître « l’échec » de la diplomatie de Félix Tshisekedi (J.C. Katende) - septembre 20, 2022
= https://objectif-infos.cd/2022/09/20/guerre-de-lest-avec-le-m23-il-est-temps-de-reconnaitre-lechec-de-la-diplomatie-de-felix-tshisekedi-j-c-katende/?doing_wp_cron=1663857733.5536499023437500000000

"Dossier Est de la RDC: Washington caresse la distraction - 20.09.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-110886_dossier_est_de_la_rdc_washington_caresse_la_distraction.html

"Discours de Tshisekedi à l’ONU : « Nous sommes simplement déçus », (PPRD F. Kambere) - 21/09/2022
= https://7sur7.cd/index.php/2022/09/21/discours-de-tshisekedi-lonu-nous-sommes-simplement-decus-pprd-f-kambere


"ONU : Macky Sall évoque les conflits russo-ukrainien et israelo-palestinien mais ignore l’agression de la RDC par le Rwanda - 21/09/2022
= https://7sur7.cd/index.php/2022/09/21/onu-macky-sall-evoque-les-conflits-russo-ukrainien-et-israelo-palestinien-mais-ignore


"Jusqu’où irait l’immobilisme de la Communauté internationale face à l’agression rwandaise ? - 22/09/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/09/jusquou-irait-limmobilisme-de-la-communaute-internationale-face-a-lagression-rwandaise/


"Déploiement des forces de l'EAC en RDC; Cri de coeur de Dr Mukwege : "Mettons fin à l'externalisation de la sécurité par des Etats déstabilisateurs
= https://lepotentiel.cd/2022/08/17/deploiement-des-forces-de-leac-en-rdc-cri-du-coeur-de-d-mukwege-mettons-fin-a-lexternalisation-de-la-securite-par-des-etats-destabilisateurs/

"ONU : comme pour la Russie en Ukraine condamner le Rwanda en RDC
= https://lepotentiel.cd/2022/09/22/onu-comme-pour-la-russie-en-ukraine-condamner-le-rwanda-en-rdc/

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Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 24/9/2022, 12:08 pm, édité 1 fois

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QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Empty Re: QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ?

Message  ndonzwau 23/9/2022, 6:47 pm

A new York le Président Tshisekedi a pris le courage de nommer ouvertement les choses en ce qui concerne la énième agression rwandaise jusqu'à démonter leur fourbe alibi des FDLR qui seraient encore en action contre le Rwanda aux côtés  des Congolais qu'ils auraient même contaminé de leur idéologie génocidaire alors qu'aucun Congolais ne s'est jamais déporté pour tuer et occupr la moindre portion du territoire rwandais. Mais à voir Tshisekedi et Kagame sous le regard de Macron on se demande si paradoxalement après avoir dénoncé clairement l'agression rwandaise ce dernier n'aurait  pas convaincu Tshisekedi à retourner au cycle es négociations Congolo-rwandaises hypocrites et toujours préjudiciables pour le Congo ?

Le président Tshisekedi a demandé au Président de la Session de distribuer le dernier rapport des experts de l'Onu qui a authentifié la présence de l'armée rwandaise derrière le M23 aux membres présents pour qu'ils en déduisent leurs conclusions mais il semble avoir encore peur de mettre au jour le susbstantiel Rapport Mapping produit par l'Onu en 2010 qui en dit bien plus long sur l'insécurité de l'Est et prompt à servir pour la justice transitionnelle, un Tribunal Pénal International.
Il sort aussi les récents accords de Luanda et de Nairobi bien ambigus alosr qu'il a à sa dispositions dés mécanismes du droit international comme ceux de porter plainte contre le Rwanda à la CIJ à La Haye. C'est incompréhensible et fort regrettable que rien de tel ne figure dans son logiciel !

"La médiation de la France dans le conflit de l’Est de la RDC. n'est-elle pas là pour sauver la face du Rwanda et de l’Ouganda, se demande très justement quelqu'un ? La recette miracle de Macron est de mettre sous le boisseau la situation à l’Est de la RDC sans qu’aucun des protagonistes (RDC, Ouganda, Rwanda) n’apparaisse comme ayant perdu la face. Il y'a et il y'aura hélas des victimes, directes ou collatérales dans la région des Grands Lacs, comment vont-elles se défendre ?  
Assurément Tshisekedi et l’État Congolais se doivent de s'y prendre autrement sinon l’immobilisme manifeste de la CI face à l’agression rwandaise continuera à tenir en otage son pays avec des ravages certains...



"ACTUALITÉ EXPLIQUÉE 21.09 FATSHI S'ENFLAMME A L'ONU, KAGAME TEMPORISE ÷ VIDIYE TSHIMANGA ARRÊTÉ"


"Analyse du 22 septembre 2022 : Tshisekedi dénonce ie Rwanda à l'ONU et la réponse de Kagame"



"ONU : "Le président Tshisekedi aurait du annoncer la saisine de la CIJ par la RDC contre le Rwanda (Justicia Asbl) - 21/09/2022
= https://7sur7.cd/2022/09/21/onu-le-president-tshisekedi-aurait-du-annoncer-la-saisine-de-la-cij-par-la-rdc-contre-le
Le discours prononcé par le président de la République démocratique du Congo Félix-Antoine Tshisekedi sur la tribune de la 77ème session de l'Assemblée générale de l'ONU suscite des réactions dans tous les sens. 

Dans une déclaration faite ce mercredi 21 septembre 2022, l'ONG Justicia a dit tout son soutien à l'allocution prononcée par le chef de l'État congolais.
Cette organisation de défense et de promotion des droits de l'homme et du droit International humanitaire estime cependant que le président Félix Tshisekedi aurait dû surprendre tout le monde en annonçant l'approbation par son gouvernement des mesures visant la saisine de la Cour Internationale de Justice contre le Rwanda.
Elle pense que dans son discours, le président congolais aurait aussi dû clairement demander aux Nations-Unis de prendre des sanctions contre le Rwanda pour son agression de la RDC. Le président Félix-Antoine Tshisekedi devrait plutôt insister sur les sanctions, en lieu et place de se camper dans une posture victimaire, soutient la déclaration.[/size]
Justicia Asbl dit par ailleurs constater avec regret que le président Félix-Antoine Tshisekedi n'a nullement dans son discours fait allusion aux élections qui devront se tenir en 2023 en RDC, alors que la CENI venait d'annoncer, il y a peu, l'acquisition des machines et la relance imminent du processus d'enrôlement des électeurs.[/size][/justify]
Cette ONG conseille au gouvernement congolais de prendre des initiatives pour rendre plus opérationnelles les Forces Armées Congolaises, notamment par l’achat des armes sophistiquées en vue de protéger l’intégrité du territoire national ainsi que sa population.
Dans le même ordre d’idées, Justicia Asbl regrette que le président de l’Union Africaine n’ait rien dit au sujet de l’agression dont est victime la RDC par le Rwanda, un autre pays membre de l’Union Africaine. Elle estime que cette posture traduit une hypocrisie et une complicité des institutions africaines dans la déstabilisation des pays membres.

Elle a saisi cette occasion pour condamner avec véhémence les propos tenus le 18 septembre dernier par le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, lors d'une interview accordée aux médias français, où il a affiché son incapacité à pointer du doigt le Rwanda comme pays agresseur de la RDC et fournisseur de l’armement dont dispose le M23, alors que les experts, mandatés par lui, ont élaboré des rapports qui l’attestent sans atermoiements.
« Les propos de monsieur Antonio Guterress donnent raison à ces Congolais qui pensent à la partialité de l’Onu ainsi qu’à une faiblesse voulue de la Monusco », conclut la déclaration.


"Analyse du discours de Félix Tshisekedi à l'ONU - 21/09/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/09/21/emissions/dialogue-entre-congolais/analyse-du-discours-de-felix-tshisekedi-lonu
Le président congolais, Félix Tshisekedi, s’est adressé mardi 20 septembre à la 77eme Assemblée générale de l’ONU à New York. Il a notamment dénoncé l'agression de son pays par son voisin, le Rwanda, sous couvert du mouvement rebelle M23. 
Du haut de la tribune des Nations unies, Félix Tshisekedi a soutenu que l'implication du Rwanda et sa responsabilité dans la tragédie que vivent les populations de l'Est n'étaient plus discutables. 
A ce sujet, il a demandé la distribution officielle aux membres de Conseil de Sécurité du dernier rapport des experts de l'ONU sur la situation sécuritaire dans la partie Est de la RDC, afin d’en tirer toutes les conséquences.
Il a cependant réaffirmé la détermination du peuple congolais et de ses dirigeants à défendre l’intégrité de leur pays dans le respect du droit international. Car, pour lui, l'heure a sonné de casser à jamais le cycle des violences dans l'est de la RDC.


-Quelle lecture faire du discours de Félix Tshisekedi en ce qui concerne la situation sécuritaire ?

Invités :
-Deo Bizibu Balola, secrétaire général adjoint de l’UDPS, chargé des questions politiques et administratives.
-Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa, député national élu de Goma au Nord-Kivu et secrétaire général adjoint de l’Ecidé, parti membre de la coalition Lamuka. Il est membre de la commission Défense et Sécurité à l’Assemblée nationale. 
-Mwahila Tshiyembe, Professeur à l’Université de Kisangani et Directeur de l’Institut panafricain de géopolitique de Nancy en France. 
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= https://www.radiookapi.net/2022/09/20/actualite/politique/tete-tete-felix-tshisekedi-antonio-guterres-new-york


"La médiation de la France dans le conflit de l’Est de la RDC. Pour sauver la face du Rwanda et de l’Ouganda? - 23.09.2022
= https://www.echosdafrique.com/20220921-la-mediation-de-la-france-dans-le-conflit-de-lest-de-la-rdc-sauver-la-face-du-rwanda-et-de-louganda
La recette miracle d’Emmanuel Macron pour mettre sous le boisseau la situation à l’Est de la RDC née de la résurgence du M23 sans qu’aucun des protagonistes (RDC, Ouganda, Rwanda) n’apparaisse comme ayant perdu la face.
Le lundi 20 septembre 2022, jour d’ouverture de l’Assemblée Générale des Nations Unies à son siège à New York, Radio France Internationale (un média d’état français) a diffusé une émission dont un passage a interpelé les spécialistes de la région des Grands Lacs surtout qu’il venait corroborer ce qu’ils apprenaient par d’autres sources.
 
Voici ce passage: 
RFI. REVUE DE PRESSE AFRIQUE, au Micro de Frédéric Couteau le : 20/09/2022 – 09:08
RDC-Rwanda : les services secrets français à la manœuvre ?
“…Et puis toujours à propos de la RDC, cette information donnée par Jeune Afrique [NDLR : un média très proche du régime Kagame et donc très informé et de source autorisée sur lui]: la France, par l’intermédiaire de ses services secrets, serait en train de mener  « une médiation dans la crise entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda. (…) Des responsables des services de renseignement congolais, rwandais et ougandais se sont rendus ces derniers jours à Paris au siège de la Direction générale de la sécurité extérieure[ DGSE], (les services secrets français). (…) Cette discrète médiation intervient, précise Jeune Afrique, alors que le déploiement d’une force régionale conjointe de la Communauté des États d’Afrique de l’Est se fait toujours attendre. Des contingents burundais ont pris position au Sud-Kivu mi-août et, selon une source impliquée dans le projet, des premiers éléments de l’armée kényane doivent être prochainement déployés à Goma, où sera installé le quartier général de la force. (…). »
 
Dans cet article, nous allons faire partager aux lecteurs les constatations, les interrogations et les issues possibles qu’entraînerait cette initiative de la France d’Emmanuel Macron.
Commençons par les interrogations que soulève cette initiative aux mains des Services Secrets des trois pays.
Qui sera le dindon de la farce ? Qui en seront les victimes directes ou collatérales? Comment essayer d’éviter cette nouvelle “Nakba” des peuples bantous de la région? Les propositions des réponses à ces interrogations seront fournies tout au long du développement de cette analyse.
 
La constante.
 La nouvelle initiative du président français ne va modifier en rien, pas même d’un iota, la constante géopolitique du moment en ce qui concerne la région. Cette constante se résume en ceci : le détachement de l’Est (Nord et Sud Kivu) de la  RDC ou, à défaut, en faire une zone de non-droit et ouverte et pas sous l’autorité de Kinshasa.
Ainsi pour l’Ouganda il constituerait un grenier ou une caisse économique dans lesquels il irait puiser comme il veut, tandis que pour le Rwanda de Paul Kagame, il constituerait une bouée d’oxygène tant démographique pour un petit pays surpeuplé mais aussi et surtout politique. En effet le territoire constituerait un banc d’essai pour la pérennisation des régimes minoritaires et non démocratiques dans la région et dans toute l’Afrique.
 
Nouvelle donne depuis mi-2022
Cette nouvelle donne est la réapparition du M23, une rébellion des tutsi congolais qui avait disparu des radars il y a une dizaine d’années. Il est réapparu tellement armé et équipé que même le Secrétaire Général de l’ONU reconnaît que son arsenal est plus sophistiqué et performant que tout armement dont peut disposer la force des Nations Unies en RDC, la MONUSCO.
 
Le jeu de chaque joueur acteur ou protagoniste dans ce championnat ou théâtre du nom de M23
La RDC.
– Pour une fois, dénonciation claire de l’agression du Rwanda par le M23 interposé.
– Résiliation des contrats commerciaux qui la liaient au Rwanda
– Se jeter dans les bras de la East African Community dont elle est membre depuis peu pour l’aider à combattre le M23 (donc Kagame).
L’Ouganda
Jouer un double-jeu pour berner la RDC en lui disant qu’il participe à sa sécurisation mais en même temps en promouvant politiquement et logistiquement le M23.
Le Rwanda de Kagame
Nier toute évidence, comme toujours, en comptant sur son impunité assurée et le contrôle des médias influents par ses sponsors
 
Enjeux chez chacun des acteurs ou protagonistes
La RDC
C’est Félix Tshisekedi lui-même, et au passage son régime, qui sont en jeu. A l’approche des élections, le dossier de l’Est de la RDC risque de lui coûter le deuxième mandat qu’il souhaiterait de tous ses vœux. Bien plus grave, il passerait dans l’Histoire comme ayant été le plus grands traître à la Nation pour avoir cédé une portion du territoire national pendant son mandat et donc signé la fameuse “Balkanisation du Congo”.
L’Ouganda
L’Ouganda risque, dans ce jeu de dupes, que les fameux contrats économiques juteux signés avec la RDC soient résiliés par la partie congolaise. Ce qui constituerait non seulement un séisme économique mais aussi un désaveu mal venu après presque quatre décennies au pouvoir pendant lesquels il se targue d’avoir relevé ce pays par son intelligence.
Le Rwanda de Kagame
– Le M23 est son ultime carte dans sa prétention au droit de faire ce qu’il veut dans la région et ainsi détourner l’attention sur la souffrance de la majorité de la population suite à l’Apartheid qu’elle subit, depuis 1994 de la part d’une clique venue d’Ouganda et du Burundi principalement (Abavantara). C’est donc une question vitale pour un régime tutsi comme celui du FPR de Kagame car si jamais il est soumis à un exercice démocratique, il est sûr que ce serait se faire ”hara-kiri”.
– Kagame et son régime ont peur que le régime démocratique instauré au Burundi dans les années 2005 après des décennies d’une dictature hima-tutsi, ne contamine les habitants rwandais devenus sans broncher des serfs des seigneurs venus justement pour certains du Burundi et n’exigent eux aussi la démocratie. Kagame doit donc maintenir, et s’il le faut comme présentement, provoquer cette insécurité pour tout présenter comme une lutte contre “un génocide“ latent, car ceci constitue une assurance longue vie d’un régime minoritaire et donc forcément dictatorial.
 
Cartes rabattues par Macron (jusqu’ici par ces Services Secrets) devant les protagonistes.
Devant Felix Tshisekedi
– Ne plus insister pour accuser ouvertement le Rwanda de Kagame de l’avoir agressé,
– Ne plus brandir que le M23 est un groupe terroriste . Mais plutôt lui aménager une porte de sortie en intégrant certains cadres politiques et militaires dans l’administration et les FARDC mais sans trop de bruits.
– En contrepartie, la France s’engage à le soutenir dans sa prochaine campagne pour un second mandat. Ainsi, les services de Macron s’engageraient à contrer et annihiler les rapports de certaines ONG qui le critiquent notamment sur la lutte contre la corruption, alors qu’un de ses proches défraie la chronique,  alors  qu’il avait fait de la  lutte anti corruption son cheval de bataille dans sa campagne de 2018.
– De même les services français s’engageraient à contrer les activités de ses opposants vivant en Occident en général et en France en particulier.
A Yoweri Museveni il est demande:
– De cesser le réapprovisionnement du M23 en matériels de guerre et en logistique de toute sorte et de ne pas conquérir d’autres positions en RDC.
– A lui l’astucieux Museveni de trouver une formule pour que le M23 abandonne Bunagana sans apparaître avoir été défait par les FARDC.
– En contre-partie, Macron s’engage à ce que tous les contrats signés avec la RDC resteront valables. Que le méga-projet du géant français TotalEneries continuera et que les ONG qui dénoncent ses effets pervers envers la population et l’environnement seront, soit mises au pas ou bâillonnées. Enfin Macron lui donne la largesse de continuer à occuper et à exploiter les provinces d’Ituri et du Nord Kivu  sous prétexte des fantomatiques ADF omniprésentes mais invisibles et insaisissables.
A Paul Kagame.
Il ne lui est demandé qu’une seule chose: exiger au M23 de cesser les hostilités. Autrement dit que Kagame donne ordre aux unités de son armée présentées comme étant M23 de regagner leurs casernes et de quitter les positions de combat en RDC dont Bunagana.
En contre-partie les services de Macron lui déroulent un chapelet d’offres:
– Macron doit lui assurer que la France va redoubler d’intensité dans la chasse à ses opposants exilés en les accusant d’être des “génocidaires” et pour ceux vivant en France, en donnant injonctions au Procureur auprès du pôle “génocide” créé à Paris de procéder à leur arrestation en utilisant à fond les groupuscules comme Ibuka-France ou CPCR d’un certain Alain Gauthier. Les moyens matériels, financiers et humains seront accrus pour que tous les hutus ou les recherchés par Kigali soient déférés devant les Cours d’Assises, prioritairement à toute autre affaire en France.
– Il lui garantit qu’il pourra toujours aller tuer ou enlever n’importe quel réfugié hutu en RDC et que dans ce cas les services français plaideront devant la Communauté internationale qu’il s’agissait de “génocidaires” du groupe FDLR, comme vient de l’insinuer Antonio Guterres, Secrétaire Général de l’ONU.
– Enfin, Macron va assurer à Kagame que ce dernier peut toujours tenter d’installer au Burundi un régime tutsi au modèle rwandais et que la France fermerait les yeux et démentirait ceux qui le dénonceraient, mais au contraire que la France pourrait lui fournir des appuis en renseignements ou en communication pour cette entreprise.
 
Qui est ou sera le dindon de la farce?
Dans ce jeu de dupes, à première, vue c’est l’actuel président de la RDC qui risque d’apparaître comme le dindon de la farce (au conditionnel!). En effet, rien ne garantit que la majorité des Congolais apprécieront son deal avec Macron-Museveni et Kagame pour lui accorder leurs suffrages en décembre 2023. Surtout que rien ne dit que les garanties et calculs de Macron passeront comme une lettre à la poste dans l’opinion tant  congolaise, africaine et française. Et le monde étant devenu un village, même les “Services Secrets“ comme la DGSA, ne peuvent pas toujours être sûrs qu’ils mènent le monde à l’aveuglette. La preuve : nous avons appris cette manœuvre à moins d’un mois de la rencontre des Double Zéro Sept (007) des quatre pays (les chefs espions de la France, la RDC, l’Ouganda et le Rwanda) à Paris.
Un autre dindon de la farce et pas des moindres, risque d’être le peuple de l’Ouganda qui constatera que leur président à vie est un perfide qui n’hésite pas à leur dire qu’il n’est pas en RDC alors qu’il y est et ne soutient pas le M23, alors qu’il considère Bunagana à sa frontière comme une capitale d’un “Etat dans l’Etat” qu’est la RDC avec tout ce qui va avec : documents signés par le M23, contrôles et perceptions douanières par le M23 agrées par la partie ougandaise.
 
Victimes directes et collatérales
Les premières victimes de ces manœuvres politiques sont naturellement les populations de l’Est de la RDC. Depuis 1996 en effet, elles n’ont cessé d’être victimes des calculs politiciens et des décisions politiques qui, tous, concourraient à leurs massacres ou à l’exil pour les chanceux.
Les autres victimes vont être, comme toujours les” hutu” ou les opposants au régime du parti-état FPR de Paul Kagame, qui vont servir de monnaie d’échange contre le M23 par l’entremise de la France alors qu’ils n’ont rien avoir dans cette embrouillamini, ayant trop souffert pour faire attention  aux discussions de salon de leurs bourreaux que sont Museveni, Kagame et actuellement Macron.
 
En conclusion
La question qui se pose, maintenant que les cartes sont sur la table, est de savoir ce que peuvent faire les futures victimes directes ou collatérales de cette manœuvre de la France dans la région des Grands Lacs. N’ayant pas nous-même de réponse à proposer, nous la soumettons aux lecteurs  en espérant que nous aurons des Feedback. Nous attendons  surtout ceux provenant des politiciens parmi ces potentielles victimes dans leur rôle de prévoir et de montrer la voie à suivre aux populations auxquelles ils proposent des changements pour un avenir meilleur.


"RDC-Rwanda : entre Tshisekedi et Kagame, comment Macron  s'est imposé comme médiateur - 23/09/2022
= https://www.jeuneafrique.com/1379463/politique/rdc-rwanda-entre-tshisekedi-et-kagame-comment-macron-sest-impose-comme-mediateur/
La rencontre entre les présidents français, congolais et rwandais, ce 21 septembre à New York, est le fruit de plusieurs semaines de discrets efforts de Paris qui cherche à gagner en influence dans la région des Grands Lacs. Elle n’a pas manqué de faire réagir.

Peu de monde était dans la confidence. Mais sitôt rendu public par la diffusion d’une photo d’Emmanuel Macron entouré de Paul Kagame et Félix Tshisekedi, ce déjeuner entre les trois présidents, le 21 septembre en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, n’a pas manqué de susciter de nombreuses réactions. En effet, la France n’était encore jamais apparue en première ligne dans les tentatives de règlement de la nouvelle crise entre les deux pays voisins. Pourtant, en juin dernier, la ministre des Affaires étrangères 700 !important">Catherine Colonna avait déjà échangé avec ses homologues congolais puis rwandais, Christophe Lutundula et Vincent Biruta.
À Lire   Est de la RDC : la diplomatie de l’ombre des renseignements français
Selon des sources à Kinshasa et à Paris, un accord sur un retrait « au plus vite » des hommes du M23 du territoire congolais, et en particulier de la ville de Bunagana, prise en juin par les rebelles, a été trouvé.

« Question de jours »

« Cela pourrait être une question de jours », avance une source française évoquant même « la fin de la semaine ». Ce retrait est conditionné au déploiement de la force régionale de l’East African Community (EAC). En échange, la RDC a pris « des engagements quant aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) », poursuit notre source. Sollicitée par Jeune Afrique, la présidence rwandaise nous a répondu que « le communiqué engage toutes les parties à travailler ensemble pour le retrait du M23 et pour mettre fin aux FDLR. Il ne dit pas que Kigali s’engage à faire le maximum, car la responsabilité ne repose pas sur Kigali. » Cela fait plusieurs semaines, qu’en toute discrétion, Paris s’active pour tenter une médiation. « Les efforts kényan et angolais ne produisaient aucun effet. Le président français, qui entretient désormais de très bons rapports avec les deux parties, a donc voulu s’impliquer personnellement pour tenter un rapprochement », explique une source française.

Multiples entretiens téléphoniques
À plusieurs reprises, Emmanuel Macron, qui préside ce mois-ci le Conseil de sécurité des Nations unies, s’est ainsi entretenu au téléphone avec d’une part Paul Kagame et de l’autre, Félix Tshisekedi. Parallèlement, comme l’a révélé Jeune Afrique, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a entamé un dialogue avec les services de renseignement congolais, dirigés par Jean-Hervé Mbelu Biosha, et rwandais, pilotés par Joseph Nzabamwita. Le 16 septembre, une rencontre entre sécurocrates à Paris a permis de mettre sur pied un travail préparatoire de la rencontre entre les trois présidents, alors que Félix Tshisekedi et Paul Kagame ne s’étaient pas parlés depuis leur entretien de Luanda, début juillet. « Un retrait du M23 a été accepté par toutes les parties, le Rwanda s’est engagé à faire passer le message au mouvement », explique notre source, assurant qu’à ce stade, « il y a un engagement et une chorégraphie précise ». Tous restent néanmoins prudents quant à la mise en œuvre effective de cette décision.

Concurrence américaine et russe
Depuis la reprise des hostilités du M23, Kinshasa accuse Kigali de soutenir la rébellion, ce que cette dernière dément fermement. À la tribune des Nations unies, le 20 septembre, Félix Tshisekedi a accusé son voisin d’« agression » militaire « directe » et d’ « occupation ». Le lendemain, Paul Kagame lui a indirectement répondu en estimant « urgent de trouver la volonté politique de s’attaquer enfin aux causes profondes de l’instabilité dans l’est de la RDC. Le jeu des reproches ne résout pas les problèmes », a-t-il poursuivi. Dans ce dossier, la France réfute toute volonté de jouer les médiateurs. « Notre action s’inscrit dans le cadre du processus de Nairobi, et de la médiation angolaise. Le but c’est de repasser la main à Luanda et Nairobi », assure-t-on à Paris. Le pays avance la volonté de s’attaquer au problème « majeur », selon lui, dans l’est du Congo, celui de la lutte contre les ADF.

Mais pour la France, il s’agit aussi de se repositionner au premier plan, dans une région où elle est concurrencée tant par les Américains que, de plus en plus, par les Russes.


"Tshisekedi, Kagame et Macron « sont convenus d’agir de concert pour résoudre le problème du M23» - SEP 23, 2022
= https://actualite.cd/2022/09/22/tshisekedi-kagame-et-macron-sont-convenus-dagir-de-concert-pour-obtenir-au-plus-vite
Les présidents de la République démocratique du Congo (RDC) Félix Tshisekedi, du Rwanda Paul Kagame et de la France Emmanuel Macron sont convenus mercredi, lors d'une rencontre à New York, "d'agir de concert" pour lutter contre les violences dans l'est de la RDC, a annoncé l'Elysée.
Lors d'un entretien en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, les trois dirigeants "ont marqué leur préoccupation face à la recrudescence des violences dans l'est de la RDC et leur résolution à apporter une réponse régionale et coordonnée à la menace portée par le groupe terroriste ADF dans la région", a indiqué la présidence française dans un communiqué.


Mardi soir, Félix Tshisekedi avait accusé à la tribune de l'ONU le Rwanda voisin d'"agression" militaire "directe" et d'"occupation" dans l'est de son pays, via également le soutien présumé de Kigali à la rébellion armée du M23.
Les deux dirigeants africains, invités par M. Macron à déjeuner, "sont convenus d'agir de concert pour obtenir au plus vite l'application des dispositions du processus de Luanda, le retrait du M23 et le cantonnement de ses combattants hors de la zone de Bunagana, avec l'appui des Nations unies et de leurs partenaires de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL)", selon l'Elysée.
MM. Tshisekedi, Kagame et Macron veulent en outre "intensifier durablement leur coopération pour lutter contre l'impunité et mettre un terme à l'action des groupes armés dans la région des Grands Lacs, dont les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR)", a-t-on précisé de même source.
L'est de la RDC abrite de nombreux groupes armés qui sèment la mort depuis près de 30 ans.

L'un des plus actifs est le M23, une ancienne rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013, qui a repris les armes fin 2021 en reprochant à Kinshasa de n'avoir pas respecté des accords sur la démobilisation et réinsertion de ses combattants.
Selon un rapport d'experts missionnés par les Nations unies, consulté en août par l'AFP, l'armée rwandaise a "lancé des interventions militaires contre des groupes armés congolais et des positions des Forces armées congolaises" à partir de novembre 2021.
Kigali dément depuis des années soutenir le M23 et a rejeté ces "allégations non valides".
Avant de déjeuner avec MM. Macron et Tshisekedi, Paul Kagame avait simplement reconnu à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU "le besoin urgent de trouver et de régler les causes profondes de l'instabilité dans l'est de la RDC".
Mais "blâmer les autres ne résout pas les problèmes. Ces défis ne sont pas insurmontables et des solutions peuvent être trouvées. Cela sera au bout du compte bien moins coûteux tant en argent qu'en vies humaines", a conclu le dirigeant rwandais.
AFP avec ACTUALITE.CD


"Le clair-obscur de New York et de Kwamouth - 23 /09/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/09/le-clair-obscur-de-new-york-et-de-kwamouth/
Question à 1 franc…  » congorais  » : que retenir de New York ? Le discours fermement bétonné de Fatshi ? Ce grand oral qui a contenté bien  au-delà des rangs du peuple de l’UDPS et apparentés.
Cette adresse dans laquelle, le Président congolais a pris utilement et opportunément des libertés avec la langue de bois et le « diplomatiquement correct  » pour nommer des choses par rapport à la énième agression rwandaise.


Ce message dans lequel le chef de l’Etat a démontré et démonté l’Arlésienne que constitue les FDLR. Ces rebelles hutus rwandais indistinctement et collectivement  » génocidaires  » comme par essence   que Kigali  brandit depuis un quart de siècle   comme le  casus belli. Eux qui n’ont jamais occupé la moindre portion du territoire rwandais.
Devrait-on retenir l’après-discours fait de retrouvailles  entre  » ex-frères  » autour notamment du Président français Emmanuel Macron ? Que penser  des photos sur lesquelles on ne retrouve plus trace de la gravité du ton utilisé contre l’agresseur rwandais ?
Le discours de New York aurait-il accouché paradoxalement d’un énième round de négociations congolo-rwandaises? Quels pourparlers ?   Ceux  qui ont toujours tourné au désavantage de la RDC? Etant donné que Kinshasa, faute d’intégrer la donne  » rapport de force « , négocie en position de faiblesse.

Clair-obscur également à Kwamouth dans cette  » crise du pauvre  » ignorée par l’armada d’ONGS plus sensibles à l’Est « coltanifère  » qu’à cet ouest sans ressources à portée de main. Des catastrophes humanitaires valant plus  que d’autres. Bonjour l’humanitaire à géométrie variable ! Salut la hiérarchie victimaire !
Alors, simple conflit intercommunautaire?  A priori, il s’agirait bien de cela. Rien que de cela. Cette semaine, les forces de défense et de sécurité ont arrêté des suspects.
Question dans la question : comment expliquer des tueries soudaines et à vaste échelle au sein des communautés qui ont toujours vécu en harmonie depuis des lustres ?  S’agirait-il d’un avatar de cette histoire rocambolesque des bouviers surgis, il y a quelques années, dans le Bandundu ?  Y aurait-il des tireurs de ficelles dans l’ombre ?
En tout cas,  des témoignages de première main de certaines personnalités et de certaines sources locales font état d’infiltration. Et donc d’une main noire. Pour quel dessein ? A qui profiteraient ces violences ?  


"Jusqu’où irait l’immobilisme de la Communauté internationale face à l’agression rwandaise ? - 22/09/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/09/jusquou-irait-limmobilisme-de-la-communaute-internationale-face-a-lagression-rwandaise/
En attendant, le resserrement d’un front interne s’impose aux Congolais !
Sans chercher les mots, le Président congolais a dénoncé pour une nouvelle fois, l’agression de son pays par le Rwanda. Félix Tshisekedi l’a fait savoir dans son discours, du haut de la tribune de la 77ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, le mardi 20 septembre à New York.

Dans ce speech fermede près de quarante minutes (un record ?), le Chef de l’Etat congolais, sur un  ton sévère, a informé la terre entière, à partir de New York, que pour la énième fois l’armée rwandaise, opérant sous couvert du M23, mouvement rebelle identifié à ce jour comme un mouvement terroriste, s’emploie inlassablement à déstabiliser la RD Congo, par sa partie Est. En l’espèce, la province du Nord-Kivu, en proie à une insécurité chronique et endémique depuis plus de deux décennies.
Face à cette identité du M23 clairement connue, Félix Tshisekedi ne demande pas mieux aux Nations Unies, que de s’impliquer dans la mise en œuvre, aussi bien des recommandations de la Coalition globale contre l’Etat Islamique dont la RD Congo est membre ; que de celles du processus d’Aqaba en Jordanie. « Les déclarations d’intention et les proclamations de foi sans action collective rigoureuse sur le terrai ne suffiront jamais pour éradiquer le terrorisme« , souligne le Chef de l’Etat congolais dans son discours.
Toujours en rapport avec la situation dans l’Est, Fatshi rappelle que le mal sécuritaire continue à ronger le pays. Ce, en dépit des efforts internes tenaces, de la présence massive des militaires onusiens au Congo et du soutien diplomatique de près de 23 ans, de la plus grande organisation planétaire.

« Afin d’éradiquer définitivement l’insécurité, restaurer une paix durable et assurer une paix la sécurité à l’Ets de la RDC, plusieurs Accords ont été signés avec les groupes armés et même avec les pays voisins sous la garantie de la communauté internationale. Des mécanismes nationaux et internationaux ont été crées. Toutes ces perspectives de règlement définitif de conflit n’ont duré que l’espace de quelques mois. Vite, l’architecture s’est fissurée et l’édifice s’est écroulé. Et on recommence toujours avec les mêmes tragédies« , fait remarquer Félix Tshisekedi dans son allocution, prononcée sur un ton de révolte (légitime ?).
Dans ce discours qui gagne en cohérence de bout en bout, le Président congolais rappelle, par ailleurs, son engagement dans la voie de réconciliation avec les neuf pays limitrophes de la RD Congo, pour justement, ramener la paix dans la sous région. Dans cette croisade pour la paix, Félix Tshisekedi dit avoir privilégié la concertation permanente sur des questions d’intérêt commun, la conclusion des accords de coopération sécuritaire et de partenariat économique ainsi que la réalisation des projets de développement pour les populations des neuf pays.
Cependant, il se trouve qu’à ce jour, certains pays voisins de la RD Congo ne croient pas en leurs propres engagements. A preuve, ils apportent leur soutien logistique aux différents groupes armés, reconnus auteurs des crimes contre l’humanité dans l’Est et le Nord-est de la RD Congo. Cas du Rwanda qui, une fois de plus, est reconnu depuis le mois de mars dernier, comme pays agresseur du pays de Félix Tshisekedi. Ce, par des incursions à visage à découvert des forces armées. Conséquence : certaines localités de la province congolaise du Nord-Kivu, sont à ce jour sous occupation  du M23, soutenu par le régime de Kigali.

UN INACTIVISME SUSPECT ?

Que Félix Tshisekedi ait dénoncé l’agression de la RD Congo par le Rwanda à New-York, il n’aura pas en réalité, donné de l’info à la communauté internationale. Car, celle-ci est sans ignorer la présence des soldats RDF sur le sol congolais. Dès lors que l’occupation rwandaise énerve les dispositions du Droit international et met désormais à mal, l’intégrité du territoire congolais, le silence de la communauté internationale suscite plusieurs questions. Entre autres, celle de savoir ce que cache cet inactivisme suspect des puissances mondiales.
Comment comprendre autrement, l’immobilisme des Nations unies face à la question souverainiste de la RD Congo, quand on sait que sa mission originelle est d’assurer la paix et la sécurité à travers le monde ? La RD Congo, faut-il le reconnaître, est au centre de l’enjeu international. Les intérêts déterminant les relations entre les Etats, doit-on dès lors, conclure que la Communauté internationale a plus d’intérêts à préserver au Rwanda qu’en RD Congo ?
Vu de certains observateurs congolais, la communauté internationale a choisi son camp, dans ce conflit qui oppose la RD Congo au Rwanda. D’autres pensent que la Communauté internationale joue le jeu de l’agresseur. Pour les partisans de cette thèse, l’occupation des localités du Nord-Kivu par le mouvement terroriste M23, parrainé par l’armée rwandaise, participe à la matérialisation du projet de balkanisation de l’immense territoire rd congolais.
L’indifférence manifeste de la communauté internationale vis-à-vis de la question rd congolaise, s’est davantage fait remarquée le mardi dernier à New-York. De tous les différents chefs d’Etat et de Gouvernement qui se sont succédé au micro de cette 77ème assemblée générale de l’ONU, personne n’a évoqué clairement la situation sécuritaire en RD Congo. Sauf le patron de l’administration onusienne, António Guterres.
Doit-on dès lors, penser à une « erreur matérielle » ou à une simple « omission » involontaire ? Peu importe l’hypothèse. Dans l’un ou l’autre cas, ce silence parait bien révélateur. Il renseigne, sans équivoque, sur l’attitude des dirigeants du monde vis-à-vis de la situation rd congolaise. Soit, qu’ils la banalisent, soit qu’ils cautionnent l’entreprise criminelle et expansionniste de l’agresseur rwandais.

LE RESSERREMENT DU FRONT INTERIEUR, PLUS QU’UN IMPERATIF

 Hier comme aujourd’hui, le pouvoir politique en RD Congo et l’enjeu de la défense de l’intégrité du territoire du pays, se jouent à l’Est. Sans circonlocutions, le Président Félix Tshisekedi a demandé aux Nations Unies de prendre ses responsabilités pour que le pays retrouve la paix. Pourvu qu’il soit entendu !
La simple dénonciation suffit-elle pour pousser la Communauté internationale à agir dans le sens des attentes des Congolais ? La réponse est sans doute non. Partant, plus d’un analyste estime qu’il appartient désormais, aux dirigeants congolais, de créer un véritable rapport de force, afin de pousser la Communauté internationale à agir. Ce rapport de force passe inéluctablement par le resserrement d’un front intérieur, voulu plus qu’un impératif. A tous égards, la situation dans l’Est de la RD Congo, met en évidence la problématique de l’enjeu, à la fois géopolitique et géostratégique. D’où, la nécessaire et véritable Union sacrée des Congolais, toutes appartenances politiques et confessions religieuses confondues, pour défendre la cause commune..


"Insécurité dans l’est de la RDC : la société civile prend acte de l'aveu d'impuissance des Nations Unies et appelle au retrait des troupes de la Monusco - 23 septembre 2022 -
= https://actualite.cd/2022/09/23/insecurite-dans-lest-de-la-rdc-la-societe-civile-prend-acte-de-laveu-dimpuissance-des
= https://actualite.cd/2022/09/19/m23-mieux-equipe-que-la-monusco-et-silence-sur-lappui-du-rwanda-ce-mouvement-les-propos
= https://actualite.cd/2022/09/19/rdc-m23-les-propos-qui-ont-valu-lexpulsion-mathias-gillmann-confirmes-et-renforces-par

"Goma: le discours de Félix Tshisekedi à l'ONU diversement commenté -  22 septembre 2022
= https://actualite.cd/2022/09/22/goma-le-discours-de-felix-tshisekedi-lonu-diversement-commente

"Tshisekedi, Kagame et Macron « sont convenus d'agir de concert pour obtenir au plus vite l'application des dispositions du processus de Luanda et le retrait du M23 » - 22 septembre 2022 -
= https://actualite.cd/2022/09/22/tshisekedi-kagame-et-macron-sont-convenus-dagir-de-concert-pour-obtenir-au-plus-vite

"Emmanuel Macron, Joe Biden et Maky Sall à l’ONU. La RDC n’est pas un État agressé - 22 septembre 2022
= https://www.echosdafrique.com/20220922-emmanuel-macron-joe-biden-et-maky-sall-a-lonu-la-rdc-nest-pas-un-etat-agresse


"RDC : Félix Tshisekedi dénonce des faiblesses regrettables de la MONUSCO et explique les raisons de la réévaluation de son plan de retrait - 21 septembre 2022
= https://actualite.cd/2022/09/21/rdc-felix-tshisekedi-denonce-des-faiblesses-regrettables-de-la-monusco-et-explique-les


"RDC: Après la demande de F. Tshisekedi pour un examen du "Rapport" d'experts onusiens par le Conseil de sécurité, le plus dur à faire [Décryptage] - 21 septembre 2022 -
= https://actualite.cd/2022/09/21/rdc-apres-la-demande-de-f-tshisekedi-pour-un-examen-du-rapport-dexperts-onusiens-par-le

"Insécurité en RDC : « La faiblesse du discours de Tshisekedi, c’est lorsqu’il dénonce le Rwanda et laisse l’Ouganda de l’autre côté », (Ferdinand Kambere) - 22.09.2022

"Nord-Kivu : la Société Civile fustige l’oubli des ADF dans le discours de Tshisekedi à l’ONU - 22.09.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-110974_nord_kivu_la_societe_civile_fustige_l_oubli_des_adf_dans_le_discours_de_tshisekedi_a_l_onu.html

"Devant Macron, Kagame acculé par Tshisekedi, exhume les FDLR - 22/09/2022
= https://www.ouragan.cd/2022/09/devant-macron-kagame-accule-par-tshisekedi-exhume-les-fdlr

"Bunagana : ce qu’a dit Christophe Lutundula - 23.09.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-111001_bunagana_ce_qu_a_dit_christophe_lutundula.html

"Bunagana : Mukwege dénonce l’inaction du pouvoir - 21.09.2022
= https://www.ouragan.cd/2022/09/bunagana-mukwege-denonce-linaction-du-pouvoir


"La situation sécuritaire dans l’Est au menu des échanges entre Félix Tshisekedi et Alexander De Croo -23.09.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-111005_la_situation_securitaire_dans_l_est_au_menu_des_echanges_entre_felix_tshisekedi_et_alexander_de_croo.html
"Alexander De Croo veut une nouvelle mission de l’ONU en RDC - 22 septembre 2022
= https://afrique.lalibre.be/72653/alexander-de-croo-veut-une-nouvelle-mission-de-lonu-en-rdc/


"Opérations FARDC-UPDF : Kinshasa et Kampala notent « des avancées » et optent pour une prorogation de deux mois - 21 septembre 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/09/21/operations-fardc-updf-kinshasa-et-kampala-notent-des-avancees-et-optent-pour-une-prorogation-de-deux-mois.html/116043/

"Denis Mukwege en lobbying à New York pour le retour de la paix en RDC - 19 septembre 2022
= https://www.ouragan.cd/2022/09/denis-mukwege-en-lobbying-a-new-york-pour-le-retour-de-la-paix-en-rdc


= https://www.mediacongo.net/article-actualite-110886_dossier_est_de_la_rdc_washington_caresse_la_distraction.html
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/09/21/felix-tshisekedi-a-lonu-limplication-du-rwanda-et-sa-responsabilite-dans-la-tragedie-que-vivent-les-populations-de-lest-ne-sont-plus-discutables.html/116019/

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Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Empty Re: QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ?

Message  ndonzwau 24/9/2022, 7:50 pm

APRÈS DE QUI RESSEMBLE A UN THÉATRE MÉDIATIQUE UN JOURNAL POSE LA QUESTION ESSENTIELLE SUR LA FAMEUSE TRIPARTITE MACRON-TSHISEKEDI-KAGAME : KIGALI VA-T-IL JOUER FRANC JEU ? RIEN N'EST MOINS SUR, RÉPOND-IL JUSTEMENT...

Ailleurs Tshisekedi toujours à New York a donné une interview à Rfi et France 24 hier dans laquelle il s’exprime sur son cri d'alarme contre le Rwanda du haut de la Tribune des NU, su sa rencontre surprise avec son homologue rwandais et sur le retrait à venir des rebelles du M23 de Bunagana, sur l'état et l'avenir de l’état de siège, sur l'arrestation du général Yav, sur l'avenir judiciaire de Kabunda et donne des garanties sur les élections en décembre 2023...
Enfin c'est Lutundula notre ministre des AE qui veut nous assurer qu'avec l'unité autour de la défense de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, nous allons gagner la bataille de l'Est ; que là-haut on l'entende mais qu'est-ce donc un dialogue entre la RDC, le Rwanda et l'Ouganda en face du M23 ?




"Tripartite Macron-Tshisekedi- Kagame à New York : Kigali va-t-il jouer franc jeu ?  - September 23, 2022
= http://lephareonline.net/?p=1935
Une « Tripartite » qui ne dit pas son nom a réuni, le mercredi 21 septembre 2022 à New York, à l’initiative du président français Emmanuel Macron, le précité avec ses homologues congolais Félix Tshisekedi, et rwandais Paul Kagame. Apparemment, les trois Chefs d’Etat se sont mis d’accord sur le constat de la recrudescence des violences dans la partie Est de notre pays et la nécessité d’apporter une réponse régionale et coordonnée à la menace que représentent les groupes armés terroristes. Ils ont également convenu des préalables à satisfaire pour « un dialogue franc et constructif », à savoir le retrait du M23 de toutes les localités occupées et le retour des déplacés dans leur milieux d’origine, avec l’appui des Nations Unies et de leurs partenaires de l’Union Africaine, de la Communauté de l’Afrique de l’Est et de la Conférence Internationale la Région des Grands Lacs (CIRGL). L’autre point d’accord trouvé en marge de la « Tripartite de New York » concerne l’intensification de la coopération régionale en vue de lutter contre l’impunité et de mettre un terme à l’activisme des groupes armés dans les Grands Lacs.

Long chapelets de bonnes intentions
La rencontre entre Emmanuel Macron, Félix Tshisekedi et Paul Kagame a accouché d’un long chapelet de bonnes intentions. Quant à leur mise en pratique, les Congolais, échaudés par les voltes-faces répétitives du président rwandais au terme des accords de paix relatifs à la résolution pacifique des guerres que mènent son armée, par des mouvements rebelles terroristes interposés, en République Démocratique du Congo.
Pour ne prendre que les cas les plus récents, c’est avec colère et indignation que les populations congolaises ont assisté au mépris affiché par Paul Kagame à l’égard du processus de Nairobi et de la « Feuille de route de Luanda » préconisant, entre autres voies de sortie de la crise sécuritaire, le cessez-le- feu et le retrait sans condition des terroristes du M23, derrière lesquels se cache son
armée, de Bunagana et d’autres positions qu’ils occupent à l’Est de la RDC. Ces fâcheux précédents n’ont fait qu’accroître la méfiance de Kinshasa à l’égard du régime de Kigali, passé maitre dans le maintien du statu quo ante dans la province du Nord-Kivu.
S’agissant des FDLR (Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda) et autres rebelles ougandais prénommés ADF, les observateurs s’interrogent sur la prétendue responsabilité de Kinshasa sur leur longue présence sur le territoire congolais, quand on sait que de 1996 à ce jour, à travers les « guerres d’agression » menées par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, sous couvert de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo), contre la RDC d’abord et ensuite du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie) et du MLC (Mouvement de Libération du Congo), ces trois pays avaient eu des opportunités franches de « nettoyer » les poches de ces forces négatives.
Il est curieux qu’après avoir traversé la RDC du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, entre 1996 et 2003, ces voisins ougandais et rwandais puissent se plaindre des menaces que représenteraient des groupes armés étrangers qui n’ont jamais occupé un centimètre carré de leurs territoires. D’où la question que les Congolais sont en droit de se poser après la « Tripartite de New York » : Kagame va-t-il enfin
adhérer aux initiatives de paix régionales ? Rien n’est moins sûr.

"LA UNE DE LA PRESSE CETTE SEMAINE A KINSHASA
À la Une : "Après la tripartite Macron-Tshisekedi-Kagame à New-York, Kigali va-t-il jouer franc jeu ? - 24/09/2022

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/la-une-de-la-presse-cette-semaine-%C3%A0-kinshasa/20220924-%C3%A0-la-une-apr%C3%A8s-la-tripartite-macron-tshisekedi-kagame-%C3%A0-new-york-kigali-va-t-il-jouer-franc-jeu
« Après la tripartite Macron-Tshisekedi-Kagame à New York, Kigali va-t-il jouer franc-jeu ? », titre à la Une le journal Le PhareSelon ce quotidien, les trois chefs d’État se sont apparemment mis d’accord sur le constat de la recrudescence des violences dans la partie Est de la RDC et la nécessité d’apporter une réponse régionale et coordonnée à la menace que représentent les groupes armés terroristes. Ils ont également convenu des préalables à satisfaire pour un dialogue franc et constructif, à savoir le retrait du M23 de toutes les localités occupées et le retour des déplacés dans leurs milieux d’origine. Face à ce long chapelet de bonnes intentions, les confrères se posent la question de la mise en pratique des choses convenues. Les Congolais, échaudés par les volte-face répétitives du président rwandais aux accords de paix, sont en droit de se poser la question de savoir si cette fois si Paul Kagame va enfin adhérer aux initiatives de paix régionales. « Rien n’est moins sûr », répond le journal. 
L’Avenir, un autre quotidien, accueille positivement l’initiative française. « Au regard des charges, mieux, des preuves irréfutables qui accablent le Rwanda dans cette crise, il était prévisible qu’une autre puissance prenne le devant », écrit ce journal qui affirme que c’est dans ce sens que la France, à travers Emmanuel Macron, a réuni les deux protagonistes, qui ont convenu d’agir de concert pour obtenir au plus vite le retrait du M23 de toutes les localités occupées. Ici, poursuit le confrère, « Macron est convaincu qu’au-delà de ce conflit armé qui profite au Rwanda et à sa ramification, ce sont les Congolais qui paient les pots cassés. »          

« Coup de grâce d'António Guterres à la Monusco »

C'est le titre du bihebdomadaire Le Maximum, qui commente sur le même sujet de l’agression de la RDC par le Rwanda. Selon ce journal, le Secrétaire général des Nations Unies semble avoir assené le coup de grâce à l’une des plus importantes missions onusiennes à travers le monde. C’est dans une interview accordée à RFI et France 24, dimanche 18 septembre 2022. Le diplomate portugais a littéralement étalé à la fois l’impuissance des troupes des Nations Unies à pacifier l’Est martyrisé de la RDC, et la passivité complice de la communauté des Nations dans l’OPA que Kigali et Kampala tentent d’imposer sur cette partie du territoire congolais. Ce, au prix des tragédies humaines indicibles durant plus de trois décennies.

2 250 000 dollars : l'interception colossale de l'IGF
Enfin dans Africanews, Jules Alingete intercepte et retourne 2 250 000 dollars au compte général du Trésor. Le trihebdomadaire rapporte ainsi l’exploit de la patrouille financière de l’Inspection générale des finances (IGF) qui, écrit Africanews, a stoppé un marché irrégulier d’électrification initié à l’Hôtel de Ville de Kinshasa.


"INVITÉ AFRIQUE
Elections en RDC en décembre 2023 : "J'y crois", affirme le président Félix  Tshisekedi
- 24/09/2022

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20220923-%C3%A9lections-en-rdc-en-d%C3%A9cembre-2023-j-y-crois-affirme-le-pr%C3%A9sident-f%C3%A9lix-tshisekedi
« Attention aux manipulations de la part de certains opposants. Je n’ai pas de raison de douter que les élections auront lieu, comme prévu, en décembre 2023  », affirme le président congolais Félix Tshisekedi ce vendredi soir dans une interview exclusive accordée à New York à RFI et France 24. Le chef de l’État congolais s’exprime aussi sur sa rencontre surprise de jeudi à New York avec son homologue rwandais Paul Kagamé et sur le retrait à venir des rebelles du M23 de la ville de Bunagana. Quand l’état de siège sera-t-il levé dans l’Est ? Pourquoi le général Philémon Yav vient-il d’être arrêté ? À quand la libération du député Jean-Marc Kabund ? Félix Tshisekedi répond aux questions de Christophe Boisbouvier de RFI et de Marc Perelman de France 24.

Marc Perelman : Monsieur le président, ici à New York devant l’Assemblée générale des Nations unies, vous avez prononcé un discours dans lequel vous avez dénoncé sans détours l’agression militaire directe du Rwanda contre votre pays. Vous avez aussi demandé à l’ONU d’être plus transparente sur ce qu’elle sait à ce propos. Pourquoi ce cri d’alarme. Est-ce que vous avez l’impression que vous n’êtes pas écouté ?
Félix Tshisekedi :C’est plutôt un cri de vérité. Pas d’alarme, parce que les alarmes ont été données à plusieurs reprises dans la région à travers les ONG et autres organisations. Il fallait absolument ce cri de vérité pour que le monde entier sache ce qui se passe réellement et qu’on arrête avec cette hypocrisie, cette cécité et qu’on voit le problème dans son entièreté. Et c’est ce que j’ai fait.
Christophe Boisbouvier : Ce mercredi, à New York, vous avez accepté de rencontrer votre homologue rwandais, Paul Kagame, en présence du président français, Emmanuel Macron. Vous étiez réticent apparemment, mais vous l’avez fait quand même. Le principe d’un retrait des rebelles de Bunagana [ville située dans le Nord-Kivu, près des frontières ougandaise et rwandaise] a été acté. Mais on se souvient que la rencontre précédente avec Paul Kagame - c’était à Luanda en Angola le 6 juillet -, n’avait donné aucun résultat. Est-ce que cette fois-ci, vous avez un calendrier pour ce retrait ?
F.T. : D’abord, il faut que je précise par rapport à l’initiative française, vous savez que c’est la France qui préside le Conseil de sécurité en ce moment et le président Macron avait pris contact avec les deux chefs d’État, donc avant l’Assemblée générale, pour qu’on prenne rendez-vous ici à New York et qu’on parle de ce sujet. De ce côté-là, il n’y avait aucune objection de ma part. Et puisque je vous ai dit que mon but ici était de venir lancer un cri de vérité, j’ai continué sur cette même lancée dans cette réunion que nous avons eue autour du président Macron, le but étant d’obtenir dans un premier temps le cessez-le-feu et le retrait inconditionnel de Bunagana des M23, mais ensuite de rentrer dans le processus de paix tel que nous l’avons décidé à Nairobi, c’est-à-dire avec la fin, mais fin totale, des violences à l’est de mon pays. Et en termes de calendrier, il n’y a pas vraiment un calendrier précis, mais il dépendra du déploiement de la force régionale qui est en train d’arriver. Le Burundi est déjà là, le Kenya c’est pour bientôt. Et la situation se clarifiera à ce moment-là.

M.P. : Alors évidemment, la question qui se pose aussi, qui a été abordée lors de cette réunion, ce sont les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Le Rwanda dit depuis des années : attention, c’est un danger pour nous, c’est une menace pour nous, et l’armée congolaise laisse faire, voire plus. Est-ce que vous vous êtes engagé sur ce problème ou est-ce que vous pensez que c’est une fausse excuse du Rwanda ?
F.T. : C’est une fausse excuse. Par rapport à ces accusations, je trouve que le Rwanda est de mauvaise foi et qu’il utilise souvent ce prétexte pour justifier ses incursions en République démocratique du Congo. Depuis que je suis à la tête de mon pays, vous avons rapatrié à deux reprises des centaines de combattants des FDLR. C’est quand même une preuve de bonne foi. Et aujourd’hui, les FDLR, c’est une force résiduelle qui ne menace plus la sécurité du Rwanda.
M.P. : « Fantomatique », vous avez dit…
F.T. : Elle ne menace plus la sécurité du Rwanda en tout cas. Les FDLR sont plus un problème pour nous, Congolais, que pour les Rwandais. J’en veux pour preuve l’assassinat de l’ambassadeur d’Italie en République démocratique du Congo au mois de février 2021, monsieur Luca Attanasio, qui avait été tué par des FDLR, qui sont devenus aujourd’hui des coupeurs de route, des bandits de grand chemin et qui n’ont plus d’idéologie politique visant à regagner le pouvoir à Kigali. Donc, c’est un faux prétexte. La vérité, elle est ailleurs et c’est cela que le Rwanda doit dire.
M.P. : Pour contrer les groupes armés qui sévissent dans l’est de la RDC, vous l’avez abordé tout à l’heure, vous avez accepté avec l’accord de la Communauté des États de l’Afrique de l’Est le déploiement d’une force multinationale dans la région. Quand est-ce que cette force sera totalement déployée et combien d’hommes seront sur votre sol ?
F.T. : Je vous ai dit que la force est en train d’être déployée. Les Burundais sont là déjà dans le Sud-Kivu. Pour les Kenyans, à mon avis, c’est une question de jours. Ils vont d’ailleurs, pour votre information, entrer par Bunagana. Donc, ça se déploie petit à petit, en fonction des moyens aussi. C’est pour cela que nous étions ici aussi et que nous avons pris des contacts, c’était pour sensibiliser les bailleurs de fonds afin d’accompagner cette force régionale.

M.P. : Et donc, si les Kenyans tombent sur le M23 à Bunagana ?
F.T. : Eh bien, voilà. Vous savez ce qui va arriver au M23.
C.B. : Depuis plusieurs mois, dans l’est du Congo, les casques bleus de la Monusco sont violemment pris à partie par les populations qui les accusent de ne pas les protéger. Il y a eu des morts en juillet. Dimanche, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a reconnu sur nos antennes que la Monusco était moins armée que le M23. Est-ce que vous demandez un retrait accéléré de cette Monusco avant l’année 2024 ?
F.T. : Nous devons regarder le rôle que la Monusco doit jouer, parce qu’il lui reste très peu de temps, et pour ainsi faire partir la Monusco sur une note beaucoup plus gaie, beaucoup plus honorable que celle à laquelle nous avons assisté en ce moment.
C.B. : Donc, pas de départ accéléré…
F.T. : Pas encore de calendrier de départ comme tel, mais je pense bien que la Monusco devra partir avant le délai prévu, c’est-à-dire 2024. À mon avis, au-delà des élections de décembre 2023, je crois qu’il n’y aura plus de raison que la Monusco reste.
C.B. : Donc, la Monusco resterait jusqu’à la fin des élections et partirait après…
F.T. : À mon avis. Mais ça, je mentirais si je vous disais que c’est quelque chose qui a été convenue. Il n’y a pas encore eu de discussion sur la question. Mais je crois que, de part et d’autre, on a compris qu’il faut réfléchir très sérieusement à la question. Et c’est dans ce sens qu’il faut aller.
C.B. : En 6 mois, vous avez mis à l’écart deux hommes clé de votre dispositif : votre conseiller sécurité François Beya et tour récemment, le général Philémon Yav. Tous deux sont soupçonnés d’intelligence avec l’ennemi. S’agit-il d’intelligence avec le Rwanda ?
F.T. : François Beya, c’est une autre histoire. D’ailleurs, son procès n’est pas terminé comme vous le savez, parce qu’il a eu des problèmes de santé et il fallait qu’il aille se faire soigner. Nous restons humains malgré le besoin de réprimer, de faire dire la justice. Tandis que le général Philémon Yav, c’est arrivé pendant mon séjour ici à l’étranger, j’ai cru comprendre qu’il était accusé par certains de ses collèges de les avoir contactés au nom du Rwanda pour qu’ils puissent lever le pied et permettre au M23 de passer aisément et de prendre la ville de Goma. C’est ce que j’ai cru comprendre, mais bon. Les enquêteurs sont à pied d’œuvre pour le moment. J’en saurai plus quand je serai rentré au pays.

M.P. : On parle de trahison, là ?
F.T. : Bien sûr.
C.B. : Et François Beya, ce n’est pas le Rwanda…
F.T. : À mon sens, non. Son procès n’est pas terminé, je vous ai dit, donc il faut attendre la fin.
M.P. : L’état de siège… Il a été instauré en mai 2021. Si on regarde bien, les résultats ne semblent pas là. En tout cas, il se prolonge…
F.T. : Pourquoi ? Qu’est-ce que vous attendiez comme résultats ?
M.P. : Qu’il y ait moins de violence, que les groupes armés sévissent moins…
F.T. : Cela fait une vingtaine d’années qu’il y a de la violence. Est-ce que vous avez, vous, un baromètre comme ça sur lequel vous savez mesurer quand est-ce qu’il y a eu plus ou moins de violence ? Non, je ne crois pas.
M.P. : Est-ce que vous avez un premier bilan à nous donner ?
F.T. : Oui. Mais je crois déjà que les groupes mafieux ont été pour la plupart neutralisés. Je crois que vous avez quand même appris que les recettes de ces provinces ont fait un bond en avant. Donc, cela veut dire que l’état de siège a eu du bon au moins de ce côté-là, celui de sensibiliser les ressources pour pouvoir maintenant les injecter dans des programmes de prise en charge de ces groupes armés afin de les désintéresser de cette question, parce qu’il y a aussi le côté pauvreté, chômage qui les avait amenés dans ces activités. Il y a en Ituri par exemple plusieurs groupes armés mono-ethniques qui se battaient justement pour des raisons ethniques, qui ont fait la paix et qui sont prêts à complétement sortir de ces activités. Donc, il y a une lueur d’espoir. Mais évidemment, je ne dis pas que tout est parfait. Ça ne pouvait pas non plus l’être. Moi, je ne me faisais pas d’illusion. On est dans une zone où il y a eu une vingtaine d’années de violence et de mafia, tout ce que vous voulez, ce n’est pas en un an qu’on allait mettre fin à tous ces fléaux. Et en plus, cela a été interrompu par le M23 qui est arrivé comme un cheveu dans la soupe pour encore compliquer les choses.
M.P. : C’est peut-être lié, non ?
F.T. : Oui, sûrement. Mais tout cela, il faut le démêler, il faut le comprendre. Mais la détermination est là…
M.P. : Combien de temps, monsieur le président. Jusqu’à quand l’état de siège ? [cessera-t-il] Avant la présidentielle quand même ?
F.T. : Oui, bien sûr. Il faut.

M.P. : Il faut que les gens sachent.
F.T. : Je vous ai parlé d’élections tout à l’heure quand j’évoquais le départ de la Monusco. Je crois que les élections seront... En tout cas, je n’ai aucune raison et je ne suis pas la Céni [Commission électorale nationale indépendante], mais je rencontre souvent, enfin quelquefois, le président de la Céni [Denis Kadima] parce que je veille à ce que l’accompagnement de l’État soit là, surtout au niveau des finances. Et à chaque rencontre que j’ai avec lui, je lui pose toujours la même question que j’appelle maintenant la question traditionnelle, c’est-à-dire est-ce que les élections seront organisées dans les délais ? Il m’a dit : « Il n’y aura aucun problème ». Donc, je n’ai pas de raison de douter de lui, c’est lui l’expert. S’il le dit jusqu’ici, moi mon travail, c’est juste de veiller à ce que le ministre des Finances fasse le sien aussi en donnant les ressources nécessaires pour faire avancer le processus. Je pense que ça devrait aller.
C.B. : Oui. Mais tout de même, monsieur le président, il y a ce rapport du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), révélé par Africa Intelligence, qui dit que le scénario d’un report est désormais probable, il y a le fait qu’il n’y a pas de calendrier électoral encore pour l’instant…
F.T. : Faites très attention à ce qui a été publié. Faites très attention parce qu’i y a eu beaucoup de manipulations. J’ai vérifié auprès des responsables du Pnud eux-mêmes, ils n’ont pas affirmé cela. Ils m’ont dit très clairement qu’ils n’ont jamais émis d’avis pessimiste, jamais. Donc, cela est une récupération qui est sûrement l’œuvre de nos opposants. Et aujourd’hui, on sait comment on peut manipuler les médias et tout cela. Donc, voilà, c’était ça le but. Parce qu’il y a des forces obscures en République démocratique du Congo qui ne veulent pas de ces élections. Si vous voyez ce qui se passe par exemple à l’Ouest aujourd’hui, qui ressemble presque comme deux gouttes d’eau aux violences qu’on voit à l’Est..
C.B. : Dans le Maï-Ndombe…
F.T. : Oui. C’est clair. Il y a une main noire qui veut saboter…
 
C.B. : Mais il n’y a pas de calendrier...
F.T. : Le calendrier viendra. On est à plus d’un an encore des élections. Ce n’est pas le calendrier qui va faire les élections. Ce sont les électeurs. Il faut les enrôler. C’est cela qui est le plus important pour moi. Le calendrier, on peut le faire en dernier lieu, à la dernière minute.
M.P. : L’opposition vous accuse d’avoir placé à la tête de la Commission électorale, la Céni, et à la tête de la Cour constitutionnelle des hommes à votre main, et donc de vouloir verrouiller le scrutin et être sûr d’être réélu parce qu’on sait que vous allez vous représenter…
F.T. : Je trouve que c’est une insulte à l’intelligence de ces deux grands hommes et je ne suis pas le seul à le dire. Le background de Denis Kadima par exemple en termes d’élections, c’était le meilleur d’ailleurs. Il avait le meilleur profil de tous les candidats présidents. Je ne suis pas seul à le dire. Et je crois qu’aujourd’hui, cette question est vidée parce que même cette fameuse opposition reconnait en lui sa valeur. Et tous nos partenaires ont aussi adoubé l’individu. Donc, il n’y a plus de raison de douter de cela. Quant au président de la Cour constitutionnelle [Dieudonné Kamuleta Badibanga], il a été choisi par ses pairs. Ce n’est pas moi. Donc, c’est un faux procès que l’on me fait en m’accusant d’avoir placé quelqu’un. D’abord, ce n’est pas mon homme de main, je ne le connaissais pas. Avant qu’il soit président, je ne le connaissais pas du tout. Je l’ai connu juste au moment où il a été nommé à la Cour constitutionnelle. Avant cela, je n’avais jamais eu de contact avec lui. On peut le vérifier.
C.B. : Votre bilan depuis 3 ans et demi est fortement critiqué par l’opposition…
F.T. : C’est ça la démocratie.
C.B. : L’arrestation il y a quelques semaines de votre ancien compagnon de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le député Jean-Marc Kabund, suscite beaucoup d’interrogations.
F.T. : Des interrogations sur ?
C.B. : Il a été arrêté pour offense au chef de l’État, mais beaucoup s’interrogent sur le fait qu’il soit en prison pour ce délit. Et est-ce qu’il ne faudrait pas qu’il soit éventuellement placé en résidence surveillée ?
F.T. : C’est à la justice de voir, je ne suis pas cette affaire.
C.B. : Vous êtes donc candidat en 2023. Mais est-ce que des opposants, des personnalités, comme Martin Fayulu qui continue de revendiquer la victoire de 2018, comme Moïse Katumbi, comme qui sait un candidat pro Kabila, sans parler de Matata Ponyo... Est-ce que ces hommes-là ne risquent pas de vous mettre en difficulté sur le thème : il faut sortir le sortant, il faut un changement ?
F.T. : C’est le peuple qui décidera. Pourquoi voulez-vous que je me mette à spéculer. Je ne suis pas dieu le père. Je ne connais pas l’avenir. Moi, je vis au quotidien et j’écoute mes compatriotes et essaye dans la mesure du possible de répondre à leurs besoins, à leurs revendications. Le reste appartient justement à ce peuple. C’est lui qui décidera le moment venu de qui peut présider…
C.B. : Mais vous semblez confiant. Vous pensez que…
F.T. : Moi, je suis très confiant.

C.B. : Mais qu’est-ce qui vous rend confiant justement face à toutes ces critiques ?
F.T. : Mais les réalisations, nous en avons fait énormément. Regardez notre budget. Regardez la gratuité de l’éducation. Aujourd’hui, nous sommes à la gratuité de la santé. Les infrastructures sont en train d’être construites. Et il y a ce fabuleux et ambitieux plan programme de développement à la base, c’est-à-dire du développement des 145 territoires,  qui fera date. Et nous sommes convaincus que les choses, le moment venu, vont être appréciées par nos compatriotes et ils nous renouvelleront leur confiance. Donc, il n’y a vraiment pas d’inquiétude de ce côté-là. C’est pour cela que l’opposition a peur d’aller aux élections d’ailleurs.
M.P. : Juste une petite question sur quelque chose que vous avez dit et qui m’a intrigué. Vous avez parlé « d’une main noire »…
F.T. : Oui, bien sûr.
M.P. : Mais vous parlez de quoi, de possible coup d’État, de déstabilisation ?
F.T. : Oui, bien sûr. Il y a ça.
M.P. : Des puissances étrangères ?
F.T. : Oui et non. On est en train d’élucider la question. Les arrestations que vous voyez, dont on a parlé dans l’armée, ne sont pas le fait du hasard. Il y a réellement une main noire.
C.B. : Et d’où l’arrestation de François Beya…
F.T. : Ah, non, non. François Beya, c’est arrivé avant. Cela n’a rien à voir avec. D’où l’arrestation peut-être du général Yav. On verra quels liens ça a avec ces évènements-là.



"-100 jours après, Bunagana toujours occupé par le M23 : le député national Kasekwa dépose une interpellation adressée à Sama Lukonde - 23 septembre 2022
= https://actualite.cd/2022/09/23/100-jours-apres-bunagana-toujours-occupe-par-le-m23-le-depute-national-kasekwa-depose
Le député national Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa a déposé, au bureau de l'Assemblée nationale, une interpellation adressée au chef du gouvernement Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge relative aux 100 jours d'occupation de Bunagana par le M23 et l'enlisement de la situation sécuritaire au Nord-Kivu et en Ituri en dépit de l'état de siège encore en vigueur dans cette partie du pays.
L'élu de Goma dans la province du Nord-Kivu estime que cette mesure d'exception n'a pas produit des résultats escomptés d'autant plus que l'intégralité territoriale du pays est plus que menacée qu'avant l'état de siège.
" Parmi les 340 actions contenues dans le programme gouvernemental présenté par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde devant l'Assemblée nationale en date du 26 avril 2021, la toute première action consistait à proclamer un état d'urgence sécuritaire en vue de pacifier Minembwe, Ituri, Beni, Butembo, curieusement le 3 mai 2021, il a contresigné une ordonnance portant proclamation de l'état de siège en lieu et place de l'état d'urgence sécuritaire. L'exposé de motif de l'ordonnance portant proclamation de l'état de siège indique que ce régime d'exception est instauré en vue d'endiguer les menaces graves contre l'intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo. Curieusement, 16 mois depuis l'instauration de l'état de siège, l'intégrité territoriale de la RDC est davantage entamée pire qu'avant l'état de siège " a-t-il déploré au cours d'un entretien accordé à ACTUALITE.CD ce vendredi 23 septembre 2022.
À titre illustratif, cet élu et cadre de l'ECIDE évoque les différents fiasco enregistrés pendant l'état de siège au Nord-Kivu et en Ituri. À l'en croire, Sama Lukonde doit fournir des explications à la rentrée représentation nationale.
" Par exemple : Bunagana est occupée par le M23 depuis le 13 juin jusqu'à ce jour ça fait 100 jours non seulement Bunagana mais plusieurs villages du groupement de Jomba, Kisigari etc. en territoire de Rutshuru. En ville de Butembo, en date du 9 au 10 août 2022, les ADF ont fait une attaque contre la prison, ils sont recrutés de force 822 détenus qu'ils sont en train de former actuellement en chefferie de Bashu sans la moindre intervention en plein état de siège. En territoire de Beni alors qu'avant l'état de siège les attaques des ADF étaient cantonnées dans la zone Beni- Kasindi jusqu'à Erengeti dans ce que l'on appelait le triangle de la mort, la forêt de Mayangose aujourd'hui les ADF ont étendu leur rayon des massacres dans toutes les agglomérations d’Irumu, Komanda, Mambasa, Biakato, Mangina, une distance de plus de 300 km de longueur, 200 km de largeur en 16 mois, Mambasa c'est environ 200 km de Kisangani donc si rien n’est fait, nous pouvons être surpris de voir ces gens-là à Kisangani et Kisangani, c'est un chemin spécial direct vers Kinshasa ", a illustré Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa.

Et de poursuivre :
" Au regard de tout ce bilan de l'état de siège alors que Monsieur Félix Tshisekedi avait déjà alerté depuis le mois de Juin qu'il y avait de la magouille autour de ces effectifs militaires déployés à l'Est, qu'il y avait une maffia dans la gestion de la guerre, je voudrais que le Premier ministre viennent répondre à la question de savoir qu'est-ce qu'il a fait de cette dénonciation faite solennellement par son chef ? Qu'est ce qu'il a fait des recommandations lui adressées par l'Assemblée nationale qui a évalué l'état de siège depuis le 5 août jusqu'au 16 septembre 2021 et qui lui a adressée plus de 40 recommandations pertinentes et s'il n'est pas en mesure de mener à bon port un état de siège qui constitue la première action de son gouvernement, un état de siège pendant lequel il a eu des privilèges exorbitants, il a mis de côté toutes les institutions provinciales élues, s'il n'a pas pu atteindre les objectifs escomptés sur l'état de siège qu'est ce qui garantit que pour le budget 2023 qu'il nous présente aujourd'hui il va réaliser les résultats prévus dans ce programme 2023? ". 
À la question de savoir, quelle chance accorde-t-il à la nouvelle tournée de Sama Lukonde dans cette partie du pays ? Pour lui, c'est une tournée touristique, il invite le président de l'Assemblée nationale à transmettre son interpellation au Premier ministre.
" J'invite donc le président de l'Assemblée nationale à transmettre l'interpellation au Premier ministre pour qu'à la lumière des réponses de Sama Lukonde que l'Assemblée nationale décide si oui ou non Sama Lukonde mérite de garder la confiance de l'Assemblée nationale ou s'il faut prendre d'autres mesures pour que quelqu'un de plus capable, le plus approprié prenne la direction du gouvernement afin de sauver notre pays de cette menace à l'intégrité territoriale qui ne cesse de s'aggraver. C'est une tournée de tourisme, ce n'est pas la première, il a fait des tournées, le ministre de la défense nationale a fait une évaluation du 23 novembre au 11 décembre, un rapport a été transmis au Premier ministre et aucune mesure n'a été prise, l'Assemblée nationale vient de lui donner une loi d'habilitation à deux reprises où il décide seul de la prorogation de l'état de siège mais la situation se détériore mais s'il y a une équipe qui ne gagne aucun match et qui perd tous les matchs de l'état de siège 16 mois durant, il est temps que l'Assemblée nationale se montre courageuse par des sanctions appropriées en lui retirant tout bonnement et simplement la confiance ", a-t-il recommandé.
100 jours se sont écoulés depuis que Bunagana, cité frontalière avec l'Ouganda, située à plus ou moins 90 Km de Goma, dans le territoire de Rutshuru, est sous le joug des rebelles du M23. Plusieurs autres localités des groupements Jomba, Busanza, Kisigari et Busanza sont également occupées par cette rébellion, soutenue par le Rwanda. Situation qui pousse plusieurs habitants de la région à l'errance du côté de Rutshuru-centre et environs. Des milliers de ménages qui s’étaient réfugiés en Ouganda ont été refoulés et vivent dans la précarité à Rutshuru-centre et environs. La table ronde promise par le chef de l'État Félix Tshisekedi avant la clôture de la session de mars n'avait pas eu lieu sans avancer les raisons de ce report.


"Tripartite Macro n–Kagame–Tshisekedi : bien voir les trappes dans les conclusions de bons offices de la France - 23 septembre 2022
= https://actualite.cd/2022/09/23/tripartite-macron-kagame-tshisekedi-bien-voir-les-trappes-dans-les-conclusions-de-bons
La France, qui a étrangement perdu son emprise sur le Mali, refuse de laisser indéfiniment s’effriter sa marge d’influence en Afrique. Il y va de la sécurisation de son rôle et de son prestige dans le concert des nations. Longtemps reléguée dans les dynamiques de pacification de l’Est de la RD Congo et de la région africaine des Grands Lacs, dont il est reproché d’avoir contribué à la déstabilisation pour n’avoir pas réussi à empêcher le génocide, Paris veut marquer son "retour" dans le bas fond du jeu géopolitique dans cette aire du continent où il a été longtemps contrarié par les Anglo-saxons.

Après avoir réussi à sceller la réconciliation entre son pays et le Rwanda, Emmanuel Macron a su exploiter habilement, dans l’ordre de la diplomatie ad hoc, la présence, à New York, de Paul Kagame et Félix Tshisekedi pour s’inscrire en première ligne dans l’apaisement entre Kigali et Kinshasa, tous membres, à la suite de Paris, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). La RDC en est le premier partenaire africain eu égard au nombre impressionnant de potentiels locuteurs natifs de la langue française tandis que le Rwanda, dont est issue le secrétaire général de cette institution, se veut un membre actif quoique devenu membre du Commonwealth. En novembre, les chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres de l’OIF tiendront, en Egypte, leur grand-messe statutaire. La promotion de relations pacifiques entre les pays membres n’y sera certainement pas passée sous silence.
Reste à bien scruter les premiers pas de bons offices de Paris dont le communiqué suscite interrogations et intrigues.

Reconnaissance explicite de la présence des FDLR en RDC

Emmanuel Macron n’a officiellement rien proposé comme voie de résolution du problème sécuritaire dans l’Est du pays. Par contre, il a réussi à offrir, dans une symbolique du cadre non moins significatif, la détente aux deux Chefs d’Etat. Parallèlement, ou presque, les épouses de ces derniers étaient dans une décontraction apparente largement et diversement commentée sur la toile mondiale.
La France est consciente du rôle qu’elle peut jouer pour faire avancer les efforts d’éradication des FDLR, dont la principale description est leur participation au génocide. Ceci pourrait requérir un appui de Paris aux services de sécurité et de défense du Rwanda et de la RDC dans une coordination d’actions coercitives contre les FDLR. En effet, Kigali considère que la présence de ce groupe armé aux Nord-Kivu et Sud-Kivu constitue une menace sérieuse à la sécurité des populations et des institutions du Rwanda.
Pourtant, du haut de la tribune de la 77ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président Tshisekedi a affirmé que « les FDLR ont été décapitées et réduites à néant par les Forces Armées de la RDC, FARDC, en étroite collaboration avec l’Armée rwandaise dans le cadre des opérations conjointes menées au cours de dernières années. La RDC a rapatrié plusieurs éléments des FDLR et leurs familles. Dès lors, les Congolais se demandent de quelles FDLR parle-t-on ? ».
Vingt-quatre heures après le discours du Président de la RDC, Macron, Kagame et Tshisekedi « ont également convenu d’intensifier durablement leur coopération pour lutter contre l’impunité et mettre un terme à l’action des groupes armés dans la région des Grands Lacs, dont les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) », selon le communiqué publié par l’Elysée. Une reconnaissance sans ambages de la menace que constituent les FDLR dont l’objectif officiel de l’activisme, au Congo, est le Rwanda de Paul Kagame.

Ambiguïté sur le sort du M23

En contrepartie de ce qui passe pour une concession de la RDC, les trois chefs d’Etat « sont convenus d’agir de concert pour obtenir au plus vite le retrait du M23 de toutes les localités occupées et le retour des déplacés de guerre de ces localités à leur domicile (…) ». Ce, en se référant « au processus de Luanda ». C’est à ce stade qu’il faille ouvrir l’œil, et le bon, pour éviter à l’Etat congolais un avenir chargé de nuages. Car, la Feuille de route, dont est issu le processus de Luanda, comprend des dispositions susceptibles d’exposer la RDC à des risques de prolongation de l’éphémérité de la paix comme observée depuis près de trente ans.
A titre d’exemple, un point, apparemment superfétatoire, de la Feuille de route de Luanda évoque  explicitement le « retour des réfugiés » engageant Kigli et Kinshasa. En réalité, ceci ne concerne point le Rwanda dont le discours officiel, soutenue par des instances internationales, porte sur la clause de cessation (c’est-à-dire ne plus considérer comme réfugiés des citoyens rwandais qui refusent de retourner dans leur pays alors que les conditions de leur accueil et de leur prise en charge y sont réunies). Par contre, la géante RDC doit préalablement relever deux défis : créer les conditions logistiques d’accueil, et organiser le retour de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés vivant dans les camps au Rwanda. Validation, à coup sûr, de la thèse de Friedrich Nietzsche : « le diable se cache dans les détails ».
En effet, évoquer le « retour des réfugiés », c’est, à n’en point douter, remettre sur le tapis les facteurs endogènes de la conflictualité dans l’Est du pays : problèmes foncier, démographique, politique (reconnaissance ou déni de la nationalité congolaise à ceux considérés, à tort ou à raison, comme des étrangers). De quoi faire ainsi brouiller la dimension exogène du problème sécuritaire axé sur le soutien du Rwanda au M23, et conforter Kigali dans sa stratégie de longue date non pas d’annexer une partie du Kivu (comme d’aucuns le prétendent à tort, à mon avis) mais plutôt d’y exercer une forte influence pour y maintenir la situation sécuritaire comme telle aussi longtemps qu’elle lui sera favorable. Quitte à alterner des tactiques : détente et tension.
Aux experts de la RDC de redoubler de vigilance pour ne pas laisser les initiatives de bons offices, telles celles de Présidents Emmanuel Macron et João Lourenço, comporter, sans forcément une complicité active de ces derniers, des trappes dont Kinshasa pourrait être, de nouveau, victime.
Lembisa Tini (PhD)


"Agression dans l'Est : "Avec l'unité autour de la défense de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, nous allons gagner" (Lutundula) - septembre 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/09/23/agression-dans-lest-avec-lunite-autour-de-la-defense-de-la-souverainete-et-de-lintegrite-territoriale-nous-allons-gagner-c-lutundula.html/116206/
Le vice-Premier ministre, ministre en charge des Affaires étrangères, Christophe Lutundula est rassuré que face à l’agression Rwandaise, la RDC sortira vainqueur. Et cela grâce, selon lui, à une arme puissante, qui est « la mobilisation populaire, cette unité, cette union autour de la défense de l’intégrité nationale ».
Invité de la radio Top Congo FM, le jeudi 22 septembre 2022 en marge de la 77ème Assemblée générale des Nations Unies, il a expliqué que l’unité manifestée par les congolais autour de la défense de l’intégrité territoriale est un atout non négligeable pour la reconquête des localités occupées par les terroristes du M23 et leurs alliés dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.


Pour soutenir son argumentaire, le Chef de la diplomatie RD congolaise s’est appuyé sur l’exemple du Vietnam dans les années 60.
« C’est peut-être un petit élément. Mais regardez, dans les années 60, au Vietnam, il y avait la France, les États-Unis, et à l’époque, les Américains utilisaient déjà l’internet, mais le peuple vietnamien était déterminé et a administré un échec cuisant, et aux Français qui les ont colonisés, et aux Américains, avec le temps. Donc, la première arme, c’est cette unité, cette communion autour de la défense de la souveraineté, de l’intégrité, de l’indépendance de notre pays », a-t-il soutenu.
A ceux qui souhaitent que la RDC fasse la guerre au Rwanda ou lance une offensive militaire sur Bunagana, cette cité du Nord-Kivu occupée depuis près de 3 mois par les terroristes du M23, Christophe Lutundula les rassure, « nous allons gagner ».
« Ne confondons pas précipitation et rapidité. Nous sommes sur le terrain, militaire. Il faut bien préparer les choses. Les 100 jours ne valent rien par rapport à la vie de nos compatriotes qui sont dans l’armée. Si on peut trouver une solution comme on avance maintenant, je ne suis pas pessimiste, mais je sais qu’on avance. Pourquoi demandez-vous à Tshisekedi, commandant suprême des FARDC de dire :Allez attaquer. Même si vous savez que vous allez gagner, vous ferez des blessés », a-t-il fait observer.

À la mobilisation, il a souligné qu’il faut ajouter les forces armées congolaises. « Les mêmes militaires congolais. Il y a des gens qui se battent depuis 20 ans et le président considère que nous n’avons pas chez-nous un métier de soldat, ce qui signifie que lorsque vous y êtes toute votre vie vous allez la passer au front. Non. Les militaires sont des gens comme vous et moi. Il y a des moments d’engagement des opérations sur le terrain et il y a des moments de vie normale », a-t-il expliqué.
Point n’est besoin de rappeler que la cité frontalière de Bunagana est sous occupation du mouvement du 23 Mars depuis plus de 3 mois. Le Chef de l’Etat qui, dans son discours en marge de la 77e Assemblée générale de l’ONU, s’est basé sur le récent rapport des experts de l’ONU pour charger le Rwanda de parrainer le M23, a placé le Conseil de Sécurité devant ses responsabilités lui demandant d’examiner le rapport fourni par ses propres experts sur l’implication avérée de Kigali dans la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est.

Première retombée diplomatique: la trilatérale Tshisekedi, Kagame et Macron à New-York
Au lendemain de ce discours, les présidents Tshisekedi et Kagame se sont entretenus autour du président français Emmanuel Macron qui assure aussi la présidence du Conseil de Sécurité de l’ONU, sur la situation sécuritaire préoccupante de l’Est de la RDC.
Selon Élysée, les trois chefs d’État ont marqué leur préoccupation face à la recrudescence des violences dans l’est de la République démocratique du Congo et leur résolution à apporter une réponse régionale et coordonnée à la menace portée par les groupes armés terroristes dans la région.
Afin de réunir les conditions d’un dialogue franc et constructif, nécessaire à la relance de la coopération entre les pays de la région et conformément au processus de Luanda, ils sont convenus d’agir de concert pour obtenir au plus vite le retrait du M23 de toutes les localités occupées et le retour des déplacés de guerre de ces localités à leur domicile, avec l’appui des Nations unies et de leurs partenaires de l’Union africaine, de la Communauté de l’Afrique de l’Est et de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).


Compatriotiquement!


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QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Empty Re: QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ?

Message  ndonzwau 25/9/2022, 3:49 pm

UN RETOUR RAPIDE EN ARRIÈRE !?

Que veut exactement dire Kagame qui nie son implication derrière le M23 en répondant à l'accusation franche de Tshisekedi "qu'il est urgent de trouver la volonté politique de s’attaquer enfin aux causes profondes de l’instabilité dans l’est de la RDC. Le jeu des reproches ne résout pas les problèmes" ? Qu'elles sont pour lui les causes réelles en dehors de son refrain infondé sur les FDLR qui coaliseraient avec les FARSC pour attaquer son pays alors qu'aujourd'hui les violences sont au Congo et non au Rwanda ? Ce sont en effet les Congolais qui pâtissent de l'insécurité â l'Est et non les Rwandais.


N'empêche que du côté de Tshisekedi toit n'est pas au bon point. En dehors de ses incessantes prises de paroles, de multiples partenaires auxquels il s'accroche et des mécanismes institutionnels sur lesquels il s'appuie notament Luanda, Nairobi et aujourd'hui la France de Macron, on attend de lui des actes effectifs et plus de coherence stratégique dans ses initiatives notamment par l'usage des voies juridictionnelles internationales (CIJ, CPI...) à la disposition de tout pays.

Kagame parle des causes mais en fait il ne peut les verbaliser parce qu'elles trahissent la perversité de son entreprise au Congo. La principale cause n'est rien d'autre que d'abord économique, "la course à  nos richesses". Les fameux "Tutsi Congolais" du M23 qui tout en vouant leur loyauté au Rwanda prétendent être  aussi des Congolais ne cherchent rien d'autres que l'usufruit de force des terres appartenant aux autochtones locaux et le Rwanda surpeuplé et pauvre les utilisent pour cette cause. Le franc jeu du M23 serait de quitter leur double loyauté et d'accepter une appartenance claire à  la  RDC.

On en est aujourd'hui par la pression de la CI complaisante au Rwanda qu'à promouvoir le dialogue avec le M23 par Bunagana interposé mais on sait bien qu'il ne peut produire une paix durable parce que l'objectif foncier et économique du Rwanda ne sera jamais satisfait parce tant il repose sur cette base économique vitale pour lui possible seulement en position force et d'un Congo faible  à genoux qui tôt ou tard brisera cet état de choses.

Et c'est  cela le dilemme intenable dans la tête Tshisekedi qui vu l'hostilé structrelle de son peuple au marchandage pilleur du Rwanda acculé à jouer un equilibrisme dangereux entre son peuple et la CI. Pour en sortir, quoiqu'il en coûte, il lui faut le courage d'opter pour un affrontement vrai avec les ennemis du pays même les plus hypocrites !!!



"Est de la RDC : à New York, Félix Tshisekedi tente de sortir de l’impasse - 21/09/2022
= https://www.jeuneafrique.com/1378698/politique/est-de-la-rdc-a-new-york-felix-tshisekedi-tente-de-sortir-de-limpasse/

"Felix Tshisekedi : "le Rwanda est de mauvaise foi. Les FDLR sont plus un problème pour les  Congolais, que pour les Rwandais" -- 25.09.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-111114_felix_tshisekedi_le_rwanda_est_de_mauvaise_foi_les_fdlr_sont_plus_un_probleme_pour_les_congolais_que_pour_les_rwandais.html

"Déploiement de la force régionale : l'armée kényane  va entrer par Bunagana révèle Félix Tshisekedi  - 25.09.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-111101_deploiement_de_la_force_regionale_l_armee_kenyane_va_entrer_par_bunagana_revele_felix_tshisekedi.html

"Pour un retour définitif de la paix, "Kagame doit mettre fin à sa politique de déstabiliser le Congo" (Jean-Claude Katende) -- 24.09.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-111085_pour_un_retour_definitif_de_la_paix_kagame_doit_mettre_fin_a_sa_politique_de_destabiliser_le_congo_jean_claude_katende.html

"Insecurite dans l'Est : "Le Kenya ne va pas s'engager dans des jeux de blâme et de désignation de coupables" (William Ruto) - 25 septembre 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/09/25/insecurite-dans-lest-le-kenya-ne-va-pas-sengager-dans-des-jeux-de-blame-et-de-designation-de-coupables-william-ruto.html/116314/

"Elections en RDC en 2023 : l'optimisme de Tshisekedi ne convainc pas la classe politique - 25/09/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220925-%C3%A9lections-en-rdc-en-2023-l-optimisme-de-tshisekedi-ne-convainc-pas-la-classe-politique

"Rhétorique offensive de Tshisekedi à l'ONU : Sous pression de la France, le Rwanda en voie de lacher  - 25.09.2022
= https://lepotentiel.cd/2022/09/22/rhetorique-offensive-de-tshisekedi-a-lonu-sous-pression-de-la-france-le-rwanda-en-voie-de-lacher-le-m23/

" ONU : Muzito apprécie le discours de Tshisekedi contre le Rwanda mais insiste qu'il faut préparer la guerre   - 20.09.2022
= https://7sur7.cd/index.php/2022/09/22/onu-muzito-apprecie-le-discours-de-tshisekedi-contre-le-rwanda-mais-insiste-quil-faut

"Kinshasa : les jeunes communicateurs de l'Union sacrée appellent le gouvernement à assainir l'armée - 25/09/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/09/25/actualite/securite/kinshasa-les-jeunes-communicateurs-de-lunion-sacree-appellent-le

"RDC : le Premier ministre promet des "décisions rapides" sur l'état de siége en Ituri et au Nord-Kivu -  25/09/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220925-rdc-le-premier-ministre-promet-des-d%C3%A9cisions-rapides-sur-l-%C3%A9tat-de-si%C3%A8ge-en-ituri-et-au-nord-kivu


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Dernière édition par ndonzwau le 4/11/2022, 3:01 pm, édité 1 fois

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QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Empty Re: QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ?

Message  ndonzwau 4/11/2022, 3:00 pm

"LE CHEF DE L’ÉTAT A PARLE HIER 3 NOVEMBRE. D'UN TON PLUTÔT GRAVE ET DANS UN TEXTE RAMASSE, IL A APPELÉ LE PEUPLE A UNE MOBILISATION GÉNÉRALE TOUS UNIS DERRIÈRE NOS FORCES ARMÉES CONTRE LES ENNEMIS RWANDAIS (ET OUGANDAIS). 

Le président de la République a presque tout dit répétant sa dénonciation ferme de l'agression rwandaise (et ougandaise) et réitérant son engagement à défendre la patrie jusqu’au sacrifice suprême sans perdre espoir que la crise sera surmontée. Il a fait appel à la mobilisation des jeunes et à une vigilance tous azimuts pour barrer la voie aux infiltrations mais aussi de faire attention aux actes de xénophobie pour ôter l’argument aux Rwandais. Un langage de vérité qui ne nous dit pas exactement si en l'état de la situation, la voie diplomatique encore inefficace ne nous conduit pas plutôt vers l'option militaire. L'option diplomatique n’est pas selon Tshisekedi un aveu de faiblesse, mais plutôt un sens de responsabilité pour ne pas plonger le peuple déjà meurtri dans d’autres sacrifices, mais hélas le pays fait face à la mauvaise foi de ses voisins. Tshisekedi n'a pas non plus oublié de relever que c'est la course à nos richesses qui motive en premier lieu nos agresseurs !

Le mouvement citoyen LUCHA lui, est en revanche déçu par un discours qui n'exprime que des 'lamentations et incantations absurdes au moment où sur les différents fronts de guerre les terroristes du M23, bénéficiant du soutien rwandais et ougandais, continuent leur expansion et occupent une partie du territoire de Rutshuru sans que le PR ne reconnaisse ses graves erreurs à la base de l’aggravation continue de la situation, incapable de se ressaisir et de poser les actions concrètes pour mettre fin aux violences, aux humiliations et au drame humanitaire. La LUCHA propose pour soulager la souffrance de la population et arrêter le développement de la violence dans l’Est du pays, la rupture des relations diplomatiques avec le Rwanda et l’Ouganda, l’arrêt des opérations conjointes avec toutes les armées étrangères y comprise celle de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) afin de renforcer en moyens les FARDC, la levée imminente de l’État de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, la réduction sensible du train de vie des institutions de la République tout en affectant les moyens économisés à l’effort de guerre, mais également à saisir immédiatement les Nations unies pour demander la création d’un tribunal pénal spécial pour la RDC afin de juger les auteurs des crimes commis sur le sol congolais depuis 1990.

Que conclure sinon que de guerre lasse, le PR a enfin enfin compris ce que venait d'écrire une journaliste belge : "le Congo n'a pas d'autre ami que son peuple" et Tshisekedi vient ainsi de le découvrir, 'il n’y a pas d’armes plus redoutables que la population' contre un ennemi. Osons qu'il en fera bon usage en place de collectionner les voyages et les sollicitations à l'étranger et que cette fois il lancera le peuple à travers ses forces armées dans des actions concrètes sur le terrain pour défendre notre chère Patrie sans lésiner sur les châtiments sévères à l'endroit des affairistes et autres infiltrés dans ses rangs ! Un Congo enfin fort sur lequel on ne peut plus marcher sans subir une riposte vigoureuse !? Que les dieux de nos Ancêtres nous entendent ! 



"Un classique en temps de guerre - 04/11/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/11/un-classique-en-temps-de-guerre/
Le chef de l’Etat a parlé.  Un classique en temps de guerre. Normal que l’on trouve tous les ingrédients ou presque d’une adresse présidentielle en pareille circonstance. Appel à la mobilisation générale. Unité de la nation autour de l’Armée nationale. Trêve politique. Engagement à défendre l’intégrité du territoire jusqu’au sacrifice suprême. Constitutionnellement parlant, le Président de la république est dans son rôle.

Par rapport à l’amour de mère-patrie, Félix-Antoine Tshisekedi prêche à des convertis. Les Congolais ont le patriotisme non chevillé au corps, mais incrusté dans l’âme.  Eux qui n’ont  plus rien à prouver sur le front de la défense de l’intégrité de leur territoire.
Plus d’une fois, le vaillant peuple de RDC a repoussé les mêmes envahisseurs. C’est sans doute parce que les Congolais tiennent à l’unité nationale comme à la prunelle de leurs yeux que la RDC survit encore dans ses frontières historiques.
Cette constance au niveau du  » petit peuple ?  » ne trouve pas toujours d’écho conséquent dans la sphère dirigeante.  Des équations individuelles nourries par des  considérations et postures  carriéristes  amènent souvent  à des arrangements particuliers où compromis et compromission ; concession et cession font bon ménage. Autant de brèches qu’utilisent cycliquement les adversaires de l’intégrité du territoire rd congolais pour  » légitimer  » leur plan méphistophélique. 
     Sous-traités tout en sous-traitant à leur tour les frères jumeaux que sont les pouvoirs rwandais et ougandais tendent le même piège depuis un quart de siècle !  Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on comprend difficilement que l’establishment de Kinshasa tarde à tirer les leçons de l’histoire.      
Confrontés exactement à la même menace,   à savoir l’agression sous -traitée par le couple rwando-ougandais sous couvert de devanciers du M23 dans le rôle des  » rebelles « , Laurent-Désiré et Joseph Kabila avaient,  chacun, dénoncé la mauvaise foi de Kigali et Kampala. Le père comme le fils avait battu le rappel des troupes. Au premier comme au second degré. Ils en avaient appelé aussi  au sursaut patriotique. Et… à la trêve politique et politicienne. Certains au sein de l’Opposition ne les avaient  pas suivis. .. Comme l’histoire sait se rappeler à notre bon souvenir. 
Qu’à cela ne tienne. Conformons,  enfin,  nos actes aux paroles. Abattons les barrières  des frustrations que tout esprit lucide et équilibré voit  afin de créer  les conditions du cessez-le-feu politique. La nécessaire union sacrée est à ce prix.

"Agression rwandaise : Tshisekedi appelle à la mobilisation générale - 03.11.2022
= https://lepotentiel.cd/2022/11/03/agression-rwandaise-tshisekedi-appelle-a-la-mobilisation-generale/

"Tshisekedi : « Soyons solidaires derrière nos forces de défense et de sécurité « 04/11/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/11/tshisekedi-soyons-solidaires-derriere-nos-forces-de-defense-et-de-securite/
* Le Chef de l’Etat appelle à la mobilisation générale,  » au de-là de tout clivage politique, idéologique, religieux et tribal… »
Face à la détérioration de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, notamment au Nord-Kivu où les terroristes du M23 appuyés par le Rwanda occupent quelques localités en plus de la stratégique cité de Bunagana, les Congolais guettaient la parole du Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. C’est fait. Dans un message radio-télévisé, diffusé hier  jeudi 3 novembre soir sur les antennes de la RTNC, la radio-télévision publique, le Commandant suprême des Forces armées et de la Police réitère son engagement constitutionnel de défendre la Patrie jusqu’au sacrifice suprême. Et dans le même cadre, il en appelle à la mobilisation générale des Congolais, toutes loges confondues, derrière les forces de défense et de sécurité pour défendre la mère-patrie. « La guerre qui nous est imposée par nos voisins exige de chacun de nous des sacrifices. C’est le moment de taire nos divergences politiques pour défendre tous rassemblés, notre mère patrie « , dit-il.

Le Chef de l’Etat rappelle que « notre histoire et notre marche commune ont, sans cesse, démontré que loin de s’effondrer, notre Nation et son Peuple ont toujours relevé ce genre de défis et nous en sommes toujours sortis victorieux. Restons tous unis et solidaires derrière nos forces de défense et de sécurité. La situation actuelle, loin de nous affecter, n’est qu’une épreuve de plus que nous allons surmonter pour raffermir davantage notre unité « , s’est exprimé le Président de la République.
Le Commandant suprême des FARDC et de la Police appelle à placer la RDC au-dessus de toute autre considération en ce moment précis où le pays subit une agression barbare du Rwanda sous couvert de ses supplétifs du M23. « Au de-là de tout clivage politique, idéologique, religieux et tribal, la défense de la Mère- Patrie est le seul objectif qui doit nous unir en ce moment. Le pays nous appelle, la Nation a besoin de l’engagement de toutes ses filles et de tous ses fils « , a insisté Fatshi.

Lire ci-dessous, l’intégralité de l’adresse du Chef de l’Etat d’hier jeudi soir 3 novembre.
DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, FÉLIX-ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO A LA NATION SUITE À LA DÉTERIORATION DE LA SITUATION SÉCURITAIRE DANS L’EST DU PAYS

Congolaises, Congolais,
Mes très Chers compatriotes,
Je m’adresse solennellement à vous en ce jour dans un contexte exceptionnel en rapport avec la situation sécuritaire que connait notre pays dans sa partie Orientale. Ce contexte d’agression et d’occupation des territoires dans le Nord-Kivu est perpétré par le groupe terroriste dit du M23, avec l’appui avéré en hommes et en logistique du Rwanda.
Au moment où je fais cette adresse, nos agresseurs occupent certaines localités dans le territoire de Rutshuru occasionnant ainsi un drame humanitaire avec plus de 200 000 compatriotes forcés de fuir les affres terroristes dans les zones de combats. Ils se retrouvent en dehors de chez eux sans logis, sans nourriture et sans soins. Des instructions précises ont été données au Gouvernement pour leur rassemblement et prise en charge. Au- delà de ces efforts, j’en appelle à un élan général de solidarité pour alléger leur fardeau.
Certes, cette situation n’est pas nouvelle, en effet, depuis plusieurs décennies des groupes armés nationaux et étrangers écument l’Est de notre pays en y commettant des atrocités innommables sur fond d’exploitation illégale de nos ressources naturelles.
C’est ainsi qu’à l’occasion de mon avènement, j’avais été amené à prendre l’engagement, devant la Nation, de rétablir au cours de mon mandat la paix et la sécurité là où elles sont compromises et de les consolider là où elles existent.
Sitôt dit sitôt fait, j’ai sans délai et de bonne foi commencé à développer, notamment avec tous nos 9 pays voisins, une diplomatie de proximité en vue d’établir avec eux des relations de coopération franche, transparentes et gagnant-gagnant.
Avec l’Ouganda, nous sommes allés jusqu’à décider de mutualiser nos Forces armées afin de combattre ensemble la nébuleuse des ADF, une milice d’origine ougandaise qui cependant n’opère que dans le Nord-Kivu, et aussi nous avons lancé deux projets de construction de routes transnationales. Avec le Rwanda, un mémorandum d’entente a été signé dans le commerce de l’or avec une entreprise nationale, une ligne aérienne a été ouverte à la Compagnie Nationale Rwandaise dans notre pays et un accord de non double taxation a été signé.
Malgré cela, ce pays va nous surprendre en réactivant les terroristes du M23. Alors qu’il avait été défait par les armes en 2013, le M23 va refaire surface en prenant notre Armée de court, notamment à Bunagana, cité qu’il occupe depuis le 13 juin 2022. En effet, sous la fallacieuse accusation de soutien des FARDC aux FDLR, le Rwanda a en réalité des velléités expansionnistes avec comme intérêt principal l’appropriation de nos minerais et pour ce faire, il s’active à déstabiliser l’Est du Congo pour créer une zone de non droit en vue d’assouvir ses appétits criminels.
Pour faire face à cette situation, deux options s’offraient à nous : la diplomatie ou la guerre. J’ai résolu de privilégier la première option quitte à en venir à la seconde faute de résultats.

L’option diplomatique a donc été mise en œuvre.

C’est ici l’occasion pour nous de rappeler que notre attachement à la recherche de la paix par des voies pacifiques n’est aucunement un signe de faiblesse moins encore un aveu d’une incapacité de notre pays à s’inscrire dans une logique de guerre totale contre tous ceux qui continuent à abuser de notre patience, mais plutôt une expression de notre culture de paix et de notre identité légendaire de peuple hospitalier.
C’est ainsi que dès le 20 juin 2022, j’ai pris part aux travaux du 3ème Conclave des chefs d’Etat membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) à Nairobi au Kenya qui avait comme agenda l’examen de la situation sécuritaire dans l’Est de notre pays.
A l’issue de ce forum, les dirigeants des pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) sont tombés d’accord sur le déploiement d’une force régionale pour  » imposer  » la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Le sommet a appelé  » à une cessation immédiate de toutes les hostilités à l’Est de la RDC  » et a demandé à tous les groupes armés, tant étrangers que locaux,  » à déposer les armes immédiatement et sans condition, et à s’engager dans processus politique « .
Le 6 juillet 2022, j’ai accepté de rencontrer à nouveau le Président du Rwanda, cette fois à Luanda sous l’égide du Président João Lourenço, sous couvert de la Conférence Internationale des Régions des Grands Lacs africains. Il en est sorti une feuille de route qui stipule entre autres objectifs : Normaliser les relations politiques et diplomatiques entre la RDC et le Rwanda. Et, pour y parvenir, la première action retenue : arrêt des hostilités et retrait du M23 des positions occupées conformément au communiqué final de Nairobi.

Une fois de plus aucune avancée sur le terrain de la paix attendue par notre population n’a été observée.

La dernière activité diplomatique en date, a été la rencontre avec le Président Paul Kagame autour du Président Français Emmanuel Macron, et à l’initiative de ce dernier en marge de l’Assemblée Générale de Nations-Unies à New-York. Ici également, pour l’essentiel, il a été acté le principe d’un cessez-le-feu immédiat et du retrait sans condition du M23 des positions qu’il occupe. Toujours sans résultats tangibles sur le terrain.

Mes chers compatriotes,

Comme vous pouvez le constater, malgré notre investissement et les efforts fournis dans cette optique, la paix et la sécurité ne sont pas au rendez-vous.
Garant de l’indépendance, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale, je réitère mon engagement constitutionnel de défendre la Patrie jusqu’au sacrifice suprême.
Mes très chers compatriotes,
Ne doutons jamais, qu’ensemble réfléchis et engagés nous puissions changer le monde.
A vous nos vaillants Soldats,
Vous qui avez pris l’engagement de servir sous le drapeau, je vous invite ici au sens élevé du patriotisme en ce temps particulièrement exceptionnel de notre histoire, de defendre notre pays, de protéger l’intégrité de son territoire et d’assurer la sécurité des congolaises et des congolais contre toute agression ou attaque d’où qu’elle vienne.
A vous mes très chers compatriotes,
La guerre qui nous est imposée par nos voisins exige de chacun de nous des sacrifices. C’est le moment de taire nos divergences politiques pour défendre tous rassemblés, notre mère patrie.
Notre histoire et notre marche commune ont, sans cesse, démontré que loin de s’effondrer, notre Nation et son Peuple ont toujours relevé ce genre de défis et nous en sommes toujours sortis victorieux.
Restons tous unis et solidaires derrière nos forces de défense et de sécurité.
La situation actuelle, loin de nous affecter, n’est qu’une épreuve de plus que nous allons surmonter pour raffermir davantage notre unité.
Au de-là de tout clivage politique, idéologique, religieux et tribal, la défense de la Mère- Patrie est le seul objectif qui doit nous unir en ce moment. Le pays nous appelle, la Nation a besoin de l’engagement de toutes ses filles et de tous ses fils.
Je vous appelle à ne pas céder aux propos xénophobes et autres discours de haine ou de stigmatisation des communautés rwandophones dont l’asservisseur se sert pour faire du chantage. Tout acte allant de ce sens sera sévèrement puni.
En réponse à la forte demande de la jeunesse, j’invite celle-ci à s’organiser en groupe de vigilance, en vue d’appuyer, d’accompagner et de soutenir nos forces de défense et de sécurité dans l’accomplissement de leur noble mission.
C’est ici l’occasion de mettre en garde tous les traitres et autres brebis galeuses qui servent les intérêts de l’ennemi, ils seront exposés à la rigueur de la loi, en ayant le juste châtiment que mérite ce genre de comportement.
En outre, tout en renouvelant mon appel lancé à nos jeunes qui en ont la vocation de s’enrôler massivement dans nos Forces armées, je réitère l’instruction faite au Chef d’Etat Major Général d’accélérer à cet effet la mise en place des centres de recrutement à travers les vingt-six provinces que compte notre pays.

Chers compatriotes ;

Nous devons ensemble avoir conscience que nul autre que nous-mêmes ne viendra sauver notre nation et que cela exige de chacun de nous une mobilisation tous azimuts.
Que Dieu Bénisse la République Démocratique du Congo,
Je vous remercie.


Les réactions
* Le Président de l’Assemblée Nationale Christophe Mboso N’kodia dit « Oui » à la mobilisation générale lancée par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi
* Alphonse Ngoyi Kasanji : « Avec cet appel du Chef de l’Etat à l’unité face à l’agression rwandaise, j’invite la classe politique congolaise au patriotisme pour taire nos divergences  en boutant d’abord l’ennemi dehors. Montrons au monde que la RDC sait résoudre ses problèmes par elle-même et c’est possible »
QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Tshisekedi-1
Moïse Moni DELLA : Fatshi rencontre ma préoccupation
L’appel à la mobilisation tous azimuts du Chef de l’État pour bouter hors de nos frontières le M23  soutenu par l’armée rwandaise vient de rencontrer ma préoccupation et celle des millions de Congolais.
Plusieurs fois à travers mes déclarations audiovisuelles, mais surtout à travers mes nombreuses tribunes, j’ai exprimé la volonté de constituer un front intérieur, un front médiatique, un front politique, mieux un front patriotique au-delà des clivages politiques, ethniques, religieux ou autres pour soutenir notre armée en vue de faire face aux supplétifs de l’armée rwandaise estampillée M23, qui occupent une partie de notre territoire dans l’Est.
En attendant la libération des espaces occupés, nous devons poser des actes concrets de solidarité en faveur de nos compatriotes de  l’Est qui subissent les dégâts collatéraux de la guerre. Un peuple uni est plus fort qu’une bombe atomique.
La souveraineté et l’intégrité de notre pays sont sacrées. Nous avons l’obligation de les défendre. Les saintes écritures nous renseignent que : « Un royaume divisé ne peut pas gagner une guerre. » L’union fait la paix, l’union fait la force, l’union engendre le progrès.
Moïse Moni DELLA IDI, Porte-parole du peuple, Vice-ministre honoraire de la presse et de l’information et Président du Conade.
= https://actualite.cd/2022/11/04/avancee-du-m23-discours-de-felix-tshisekedi-integralite


"EcoNews : « Tshisekedi décrète une «mobilisation tous azimuts» pour sauver le Congo» - 04/11/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/11/04/actualite/revue-de-presse/econews-tshisekedi-decrete-une-mobilisation-tous-azimuts-pour

"Tshisekedi décrète une «mobilisation tous azimuts» pour sauver le Congo - novembre 4, 2022
= https://econewsrdc.com/tshisekedi-decrete-une-mobilisation-tous-azimuts-pour-sauver-le-congo/

"Tshisekedi: «C’est le moment de taire nos divergences politiques» - 4 novembre 2022
= https://www.africanewsrdc.net/featured/tshisekedi-cest-le-moment-de-taire-nos-divergences-politiques/



"Situation dans l’Est : Félix Tshisekedi « n’a exprimé que ses lamentations et incantations absurdes » (LUCHA) - 4 novembre 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/11/04/situation-dans-lest-felix-tshisekedi-na-exprime-que-ses-lamentations-et-incantations-absurdes-lucha.html/119790/
Les réactions pleuvent depuis la dernière adresse du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi à la nation congolaise le jeudi 3 novembre, sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Le mouvement Citoyen la Lutte pour le changement (LUCHA) a exprimé dans la matinée de ce vendredi 4 novembre 2022, sa désapprobation du discours tenu par Félix Tshisekedi.
En effet, dans une série de tweets, ce mouvement citoyen a affirmé que le Chef de l’État a « tenu la nation toute entière en haleine pour n’exprimer que ses lamentations et incantations absurdes », au moment où sur les différents fronts de guerre les terroristes du M23, bénéficiant du soutien rwandais et ougandais, continuent leur expansion et occupent une partie du territoire de Rutshuru.


Pour la LUCHA, le Chef de l’État a complètement « manqué l’occasion de reconnaître ses graves erreurs à la base de l’aggravation continue de la situation », mais également il parait selon elle, « incapable de ressaisir et poser les actions concrètes pour mettre fin aux violences, aux humiliations et au drame humanitaire.»
Dans un autre registre, la LUCHA a réitéré ses différentes propositions formulées pour soulager la souffrance de la population et arrêter le développement de la violence dans l’Est du pays. Parmi ces propositions, la LUCHA appelle les autorités de la République, entre autre à la rupture des relations diplomatiques avec le Rwanda et l’Ouganda, accusés de soutenir les terroristes du M23, à l’arrêt des opérations conjointes avec toutes les armées étrangères y comprise celle de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) afin de renforcer en moyen les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), à la levée imminente de l’État de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, à la réduction sensible du train de vie des institutions de la République tout en affectant les moyens économisés à l’effort de guerre dans l’Est mais également à saisir immédiatement les Nations unies pour demander la création d’un tribunal pénal spécial pour la RDC afin de juger les auteurs des crimes commis sur le sol congolais depuis 1990.






Compatriotiquement!


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QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Empty Re: QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ?

Message  ndonzwau 4/11/2022, 11:18 pm

D'entrée de jeu il faudra peut-être rappeler que le discours du PR était à ce stade tout indiqué, attendu, il rassure. Ensuite constater que l'unanimité autour n'est pas si parfaite comme on voit certains revenir sur quelques propos du Chef de l’État comme sur son appel aux jeunes de se constituer en "groupes de vigilance". Plus généralement on exige davantage des précisions sur certaines de ses demandes, leurs contours étant encore imprécis. D'autres en profitent pour relancer un service militaire obligatoire déjà inscrit dans la Constitution en cas de nécessité sécuritaire.
A noter aussi qu'un porte-parole du gouvernement rwandais pointe un manque de volonté politique du coté Congolais.



"RDC: Tshisekedi appelle les jeunes à former des «groupes de vigilance» - 04/11/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221104-rdc-tshisekedi-appelle-les-jeunes-%C3%A0-former-des-groupes-de-vigilance
En pleine crise avec le M23 et le Rwanda, le président congolais a constaté dans une adresse à la Nation l’échec de la voie diplomatique et a affirmé que son pays était en guerre. Il a dénoncé « les velléités expansionnistes » du pouvoir rwandais et a appelé les jeunes Congolais à se constituer en « groupes de vigilance ». 
Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Lors d’un discours à la télévision nationale, Félix Tshisekedi n’a pas mâché ses mots. Le chef de l’État a dénoncé « les velléités expansionnistes » du pouvoir rwandais qu’il qualifie « d’asservisseur qui aurait comme intérêt principal l’appropriation des minerais congolais ». Mais un concept en particulier, utilisé par Félix Tshisekedi dans son discours, a retenu l’attention. Le chef de l'État a appelé les jeunes à se constituer « en groupes de vigilance ». 
"La guerre qui nous est imposée par nos voisins exige de chacun de nous des sacrifices. La nation a besoin de l’engagement de toutes ses filles et de tous ses fils.
Discours de Felix Tshisekedi, président congolais[/quote

Une formule sur laquelle est revenu au micro de RFI le ministre de la Communication et des médias, Patrick Muyaya, précisant qu’il ne s’agit pas de la constitution des groupes d’autodéfense. « Être vigilant, c’est être en mesure de dénoncer. On ne va pas résoudre un problème en créant d’autres. Il ne s’agit nullement de justice populaire ou de groupe d’autodéfense », a-t-il martelé, ajoutant que Félix Tshisekedi a fait la part de choses en précisant que les jeunes qui veulent se faire enrôler dans l’armée sont les bienvenus, qui plus est en cette période.
Même explication donnée dans l’entourage du président: « C’est un appel citoyen pour éviter l’infiltration parmi les civils ». « C’est une invitation à l’amélioration des rapports entre les services de sécurité et la population pour éviter toute surprise désagréable », a dit un de ses conseillers qui donne l’exemple des messages que distillent les autorités pendant les périodes d’attentat terroriste. 
Un autre membre du cabinet du chef de l’État a aussi précisé que ces groupes de vigilance sont appelés à dénoncer également toutes les personnes qui seraient tentées de s’en prendre aux populations d’expression rwandophones.

« Un aveu de l’échec des services de sécurité »

Ce n’est pas la première fois que les relations civilo-militaires sont évoquées publiquement ces derniers jours. Mi-octobre, le général d'armée Célestin Mbala Munsense, chef d'état-major général sortant, avait recommandé à son successeur, le lieutenant-général Christian Tshiwewe Songhesha de capitaliser l'appui de plus en plus manifeste de la population envers les forces armées « face à l’agression extérieure ».
De son côté, le mouvement citoyen la Lutte pour le changement (Lucha) fustige des « incantations absurdes » du président Félix Tshisekedi. Alors que les combattants du M23 progressent, Stewart Muhindo, militant de la Lucha basé à Goma au Nord Kivu déplore l'absence de mesures fortes : « Tout ce qu’il a proposé, c’est cette vigilance dont il n’a pas défini les contours ».
Pour la Lucha, cet appel du président est d’abord vu comme « un aveu de l’échec des services de sécurité ». « Parce que si l’armée était aussi forte, si l’état de siège avait réussi, on n’en serait pas arrivé là », commente M. Muhindo. Et d’ajouter au sujet de cet appel à la mobilisation des jeunes : « C’est inquiétant, car il n’y a pas eu de précision autour des modalités pratiques de cette mobilisation. Les risques dans une région comme la nôtre, c’est qu’elle fasse des nids, qu’elle démultiplie le nombre de groupes armés locaux qui peuvent éventuellement être utiles pour freiner le M23, mais qui pourraient demeurer des sources d’insécurité pour les populations pendant les années à venir ».



"En RDC, des appels à un service militaire obligatoire - 04.11.2022
= https://m.dw.com/fr/rdc-service-militaire-obligatoire/a-63656001
Des militants estiment que c’est la réponse à la crise dans le Nord-Kivu, où le M23 ne cesse de progresser, soutenu selon la RDC par le Rwanda et l’Ouganda.
 
QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? 63605867_303[/url]
Des jeunes réclament
En République démocratique du Congo, des jeunes militants ont réclamé au président Félix Tshisekedi la mise en application de l'article 63 de la Constitution qui prévoit d’instaurer une mobilisation ou un service militaire obligatoire en cas d’agression militaire.  
Cette initiative intervient en réaction à la progression du M23 dans la province du Nord-Kivu, une rébellion qui serait soutenue par le Rwanda et l’Ouganda.  
L'article 63 de la Constitution du pays stipule : "Tout Congolais a le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale face à une menace ou à une agression extérieure. Un service militaire obligatoire peut être instauré dans les conditions fixées par la loi." 
2:12 min
Ecoutez le reportage à Kinshasa...

"Nettoyer l’armée" 
C'est justement ce deuxième alinéa sur lequel beaucoup de jeunes Congolais insistent, selon le collectif Amka Kongo qui regroupe des jeunes activistes prodémocratie.   
Ceux-ci seraient prêts à rejoindre l'armée nationale mais ils appellent à l'amélioration des conditions de vie des militaires. Jacques Sinzahera, membre du collectif, assure que "les jeunes sont prêts à défendre leur patrie et mettre fin à cette agression rwandaise et ougandaise. Nous demandons encore au président de la République de nettoyer notre armée. Aujourd'hui, les jeunes sont prêts à intégrer une armée momentanée selon l'article 63. Mais l'armée est infiltrée et nos militaires sont mal payés."  
Pour la fondation Konrad Adenauer qui travaille beaucoup avec les jeunes dans l’est de la RDC, il faut toutefois éviter la violence et les discours de haine, comme l'explique Jakob Kerstan. D’après le directeur de cette fondation en RDC, "les jeunes sont une force et ont un grand rôle à jouer dans la recherche et la consolidation de la paix. Ces jeunes doivent, dans leur mobilisation, rester pacifiques et ne pas recourir à la violence et aux discours haineux, comme l'a bien fait remarquer le président de la République. Nous encourageons donc les jeunes à participer à la gestion de la chose publique à tous les niveaux."  
QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? 63608134_401
Le 31 octobre, des manifestants sont descendus dans les rues de Goma, pour dénoncer le rôle du Rwanda

Le message du président 

De son côté, la société civile qualifie de rassurant le message du président Félix Tshisekedi adressé au pays ce jeudi (03.11).  
Omar Kavota membre de la société civile du Nord-Kivu, estime que "c’est un message de mise en confiance d'une population désespérée qui se croyait oubliée par les institutions lorsqu'elle fait face à une agression. C'est un message qui valait la peine d'être entendu parce que, pour la société civile, il fallait une communication de l'autorité pour rassurer les uns et les autres."  
L'Ouganda, pourtant alliée de la RDC dans la lutte contre les ADF dans la région de Beni, est également accusée de soutenir le M23 qui, depuis plus de quatre mois, contrôle la cité stratégique de Bunagana, et a conquis ces derniers temps d’autres zones, notamment la ville de Rutshuru.



"INVITÉ AFRIQUE
Rwanda: «Il y a un manque de volonté politique de la part des autorités congolaises» - 03/11/2022

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20221103-rwanda-il-y-a-un-manque-de-volont%C3%A9-politique-de-la-part-des-autorit%C3%A9s-congolaises
L’ambassadeur du Rwanda en RDC, Vincent Karega, a été expulsé du territoire congolais en début de semaine suite à l’offensive du M23 dans l’est du Congo. Kinshasa accuse Kigali de soutenir ce mouvement rebelle, ce que les autorités rwandaises ont toujours réfuté. En coulisses, les chancelleries de la région s’activent pour faire retomber la tension. Le 2 novembre, le Kenya a annoncé le déploiement de soldats dans l’Est de la RDC. Comment le Rwanda réagit-il à ces nouvelles accusations ? Entretien avec Alain Mukuralinda, porte-parole adjoint du gouvernement rwandais.

Votre pays est depuis plusieurs mois dans l’œil du cyclone, accusé de soutenir ce mouvement rebelle qui mène actuellement une offensive dans l’est de la RDC. « L’armée rwandaise vient au secours du M23 et avance sous le couvert du M23 », a déclaré Christophe Lutundula, le chef de la diplomatie congolaise mardi sur notre antenne. Que lui répondez-vous ?
Alain Mukuralinda : Je pense que c’est une façon d’essayer de cacher ce qui ne va pas. Par exemple, il y a un manque de volonté politique de la part des autorités congolaises à mettre en place ce qui a été décidé. Aujourd’hui, vous ne pouvez pas continuer à vous targuer de vous être engagé dans le processus de Nairobi par exemple, sans montrer la moindre action concrète que vous avez réalisée sur le terrain. Au lieu de cela, vous continuez à collaborer, à équiper en armes et matériels militaires, et à combattre à côté d’un mouvement que, au contraire, vous auriez dû combattre, comme l’a décidé le processus de Nairobi. Donc, cela est une fuite de responsabilités. On a décidé qu’il fallait créer une force armée conjointe. Qui est le premier responsable à mettre en action ce qui a été décidé ? C’est le gouvernement congolais. Aujourd’hui, je viens de recevoir un communiqué de la part de l’armée kényane qui annonce que ça va se mettre en place. Est-ce que c’est vraiment l’armée kényane qui aurait dû prendre le devant ou c’est l’armée congolaise ? Donc, aujourd’hui, je suis convaincu que le fait de vouloir toujours prendre le Rwanda comme bouc émissaire, cela aide aussi à échapper ou à ignorer certaines responsabilités internes.
Comment réagissez-vous à l’avancée du M23 dans le Rutshuru depuis près de deux semaines. Vous condamnez cette offensive ?
Nous condamnons cette offensive, mais d’un autre côté, il faut revenir à la réalité. Son mouvement a été défait il y a 10 ans. Je crois que c’était en 2013. Une partie est partie en Ouganda, une autre partie est venue au Rwanda, ils ont été désarmés et logés le plus loin de la frontière. Ceux qui étaient en Ouganda sont revenus. Ils ont même eu des négociations de pourparlers avec les autorités congolaises. Parce que ce sont des Congolais, il ne faut pas non plus l’oublier. Il y a eu des rencontres et des négociations, et des résolutions ont été prises. Mais elles n’ont jamais été apparemment appliquées. Comment voulez-vous que dans un endroit où pullulent plus de 100 mouvements rebelles, ces rebelles ne puissent pas se réarmer ? Pourquoi voulez-vous que, s’ils négocient avec leur propre gouvernement, qu’il y ait des résolutions qui sont prises, mais qui ne sont pas appliquées, les gens n’aillent pas se battre ? Et on a appris que, des fois, ils sont attaqués par l’armée congolaise en collaboration avec les FDLR [Forces démocratiques de libération du Rwanda]. Nous, nous condamnons tout ce qui ramène au combat, tout ce qui ramène à la guerre.
Après l’expulsion de votre ambassadeur par Kinshasa, les discussions sont-elles au point mort avec les autorités congolaises ?
Je dirais que les discussions sont au point mort, mais d’un autre côté, on a la chance que les relations diplomatiques ne sont pas rompues. Donc, il y a toujours des canaux par lesquels on peut passer pour discuter. Vous avez vu qu’il y a eu un envoyé spécial de Luanda qui a été à Kinshasa et à Kigali. Le président de la République a discuté, a parlé avec le secrétaire général des Nations unies. Donc, comme nous l’avons toujours dit, comme le gouvernement rwandais l’a toujours dit, nous privilégions les négociations, nous privilégions les discussions, nous privilégions la voie pacifique.

En coulisses, les chancelleries s’activent pour parvenir à une désescalade. Comment sortir de cette crise diplomatique ?

Si tous les pays aident à mettre en application ce qui a déjà été décidé comme voie de sortie, je pense que c’est le plus important. Et si ça ne marche pas, au moins qu’on démontre pourquoi cela n’a pas marché et qui en est la cause. À partir de ce moment-là, je crois qu’on sera sur la bonne voie.
Vous parliez justement des processus qui ont été engagés pour essayer de trouver une solution à la crise. Il y a le processus mis en place par l’Angola. Le général angolais, Joao Massone a été nommé pour examiner les accusations que se portent Kigali et Kinshasa. Quand va-t-il commencer à travailler ? Et est-ce que vous avez désigné vous-même un officier de liaison auprès de lui ?
Aujourd’hui, le Rwanda est prêt à accueillir quiconque veut aider à la résolution des problèmes à l’est de la RDC. Rappelez-vous que même à la création de la force armée conjointe, le Rwanda était d’accord pour participer, mais la RDC a dit : non, nous ne voulons pas que l’armée rwandaise fasse partie de la force armée conjointe. Et le Rwanda était d’accord. Donc, pour revenir à votre question, nous sommes prêts et nous avons des gens assignés à cette tâche pour essayer de résoudre ce problème.
Donc, cela veut dire que vous avez désigné un officier de liaison auprès de ce général angolais ?
Oui, l’officier a été désigné. On vient aussi de recevoir une invitation de l’armée kényane, envoyée à l’armée rwandaise pour la mise en place de la force armée conjointe. Donc, pour dire, que ce soit de Luanda, que ce soit de Nairobi, on est prêt à collaborer et les gens assignés à la tâche sont déjà prêts.
À lire aussi : RDC: des milliers de Congolais manifestent contre le Rwanda à Goma, où l'inquiétude d'une offensive grandit

= https://www.forumdesas.net/2022/11/tshisekedi-soyons-solidaires-derriere-nos-forces-de-defense-et-de-securite/]



"ACTU EX0LIQUEE 04.11 PRIS DANS SON PROPRR PIEGE, FATSHI APELLE A L'AIDE POUR FAIRE FACE A KAGAME"


"HUMILIÉ FÉLIX:S'ADRESSE À LA NATION F.MUKOKO CONDAMNE LE RÔLE D SAPEUR POMPIER EYINDI SAFU KOTALA T - 03.11.2022


"DECRY INFOS 4.11.22,DISCOURS FATSHI,L MENSONGES D’1 PRESIDENT AUX ABOIS.FALLY,LA POLITIQUE S’EN MELE"


"LE DÉBAT - RD Congo : M23 soutenu par le Rwanda ? Les rebelles aux portes de Goma, dans le Nord-Kivu- 02.11.2022




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Message  ndonzwau 6/11/2022, 11:12 pm

"


"Revue de presse Afrique
À la Une: la mobilisation n’est pas la guerre en RDC, mais… - 04/11/2022

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/revue-de-presse-afrique/20221104-%C3%A0-la-une-la-mobilisation-n-est-pas-la-guerre-en-rdc-mais

"Félix Tshisekedi a-t-il tourné le dos à la diplomatie ? - Nov 4, 2022
= https://acturdc.com/felix-tshisekedi-a-t-il-tourne-le-dos-a-la-diplomatie/

"Seth Kikuni à Félix Tshisekedi : « Les traîtres et brebis galeuses sont ceux qui détournent et dilapident l'argent de l'Etat. Il ne faut pas chercher ailleurs » - 04.11.2022
= https://4pouvoir.cd/seth-kikuni-a-felix-tshisekedi-les-traitres-et-brebis-galeuses-sont-ceux-qui-detournent-et-dilapident-largent-de-letat-il-ne-faut-pas-chercher-ailleurs/

"Appel à la mobilisation générale : l'ECIDE s'aligne derrière Felix Tshisekedi pour mater le M23 - 06.11.2022
= https://objectif-infos.cd/2022/11/05/appel-a-la-mobilisation-generale-lecide-saligne-derriere-felix-tshidekedi-pour-mater-le-m23/?doing_wp_cron=1667767924.2042579650878906250000

"Matata Ponyo et son parti adhérent à l'appel lancé par le Chef de l'Etat - 06.11.2022
= https://objectif-infos.cd/2022/11/05/appel-a-la-mobilisation-generale-lecide-saligne-derriere-felix-tshidekedi-pour-mater-le-m23/?doing_wp_cron=1667767924.2042579650878906250000

Agression : Nouvel Elan dans la rue le 17 novembre pour soutenir les FARDC05.11.2022
= https://ouragan.cd/2022/11/agression-nouvel-elan-dans-la-rue-le-17-novembre-pour-soutenir-les-fardc

"Agression rwandaise : L’ACAJ salue le discours de Félix Tshisekedi et préconise la refondation de l’armée pour protéger la RDC - novembre 4, 2022
= https://actu30.cd/2022/11/agression-rwandaise-lacaj-salue-le-discours-de-felix-tshisekedi-et-preconise-la-refondation-de-larmee-pour-proteger-la-rdc/


"Patrick Mbeko : "Le discours de Tshisekedi, c'est comme ses voyages. On ne sait pas à quoi ça sert" - 04.11.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-113163_patrick_mbeko_le_discours_de_tshisekedi_c_est_comme_ses_voyages_on_ne_sait_pas_a_quoi_ca_sert.html



"ACTU EXPLIQUÉE 06.11 - FATSHI DEVANT UN FAIT ACCOMPLI : L'EAC EXIGE L'INTÉGRATION DU M23 À NAIROBI"


"Analyse du 06 novembre 2022:Face à l'agression rwandaise, F.Tshisekedi tient un discours creux!"





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QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Empty Re: QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ?

Message  ndonzwau 7/11/2022, 3:02 pm

On a reproché à Katumbi et son 'Ensemble pour la République de ne s'être pas exprimé sur la situation tendue à l'Est avec la remontée en force du M23 derrière le Rwanda. Il vient de répondre positivement à l'appel à l'unité nationale lancé par le Chef d’État mais en l’assortissant des conditions pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets.

En vérité il nous faut rappeler et encore et toujours le répéter que la presque totalité du peuple Congolais répond très positivement à l'appel à l'unité nationale et à la mobilisation generale lancé légitimement par le Chef de l'Etat en ces temps de forte tension avec des  voisins agresseurs. Ceux qui se montrent quelque peu réservés surtout au niveau des leaders politiques, reprochent au PR, à ses équipes et au pouvoir en place en général de fonctionner habituellement en Chefs d'un parti et non en Responsables de la Patrie entière  - comme si s'agissant de bonnes choses tels les postes juteux on accordait tout à son clan mais dès qu'il s'agit des sacrifices moins plaisants on s'adressait au peuple pour aller mourir pour le pays. A se demander s'ils n'y allaient pas mourir pour la survie d'un régime. Nous n’avons plus d’autre choix que d'imposer aux agresseurs notre bonne cause souveraine par la force et notre PR doit se comporter en réel Garant des institutions et du pays sur le terrain et en dehors.
Voilà ce que certains leaders comme Katumbi exigent de Tshiseked pour le suivre sans conditions...



"Guerre à l'Est de la RDC : Tshisekedi joue la fibre patrioque - 06 Nov 2022
= http://afrikarabia.com/wordpress/guerre-a-lest-de-la-rdc-tshisekedi-joue-la-fibre-patriotique/
Dans un discours à la Nation aux allures de mobilisation générale, Félix Tshisekedi espère rallier derrière lui la population et la classe politique au nom de l'unité du pays. Un appel présidentiel millimétré alors que les rebelles du M23 avancent vers Goma... et que les élections approchent.

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Discours-Tshisekedi-nov-2022-1024x602
Félix Tshisekedi lors de son discours à la Nation le 3 novembre 2022 :copyright: Présidence RDC

Une mobilisation tous azimut ! » Le président Félix Tshisekedi a appelé dans une allocution radio-télévisée, ce jeudi, les jeunes congolais à « s’enrôler dans l’armée » et « à s’organiser en groupes de vigilance ». La prise de parole du président congolais est intervenu dans un contexte sécuritaire particulière tendu dans l’Est du pays. Après la chute de Bunagana en juin dernier, c’est la région du Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, qui est maintenant totalement sous contrôle du M23. Les rebelles menacent désormais Goma, la capitale provinciale. Face à l’avancée de la rébellion, soutenue par le Rwanda voisin, le chef de l’Etat cherche toujours la solution pour venir à bout du M23. Son armée patine et n’arrive pas à reprendre les positions rebelles et l’aide de la communauté internationale est encore très timide pour condamner fermement le soutien rwandais et inverser la tendance sur le front militaire.

Groupes de vigilance

Alors pour contrer cette spirale négative qui inquiète de plus en plus les Congolais, le président a choisi de faire vibrer la fibre patriotique. Son discours était essentiellement à destination de sa population, en lui demandant de « faire front » tous ensemble et à « faire taire les divergences ». L’appel à la jeunesse, et la référence à des groupes de « vigilance » ont été diversement commentés à Kinshasa. Certains s’inquiètent de voir la population s’organiser en groupes paramilitaires, une solution de courte-vue, puisque les groupes Maï-Maï d’autodéfense qui ont vu le jour à la fin des années 1990 sont toujours actifs aujourd’hui. Ces mouvements se sont le plus souvent transformés en groupes armés dont la seule raison d’être est de piller, rançonner la population… et parfois pire. Le ministre de la Communication, Patrick Muyaya a tenter de rassurer dans un point presse, en indiquant que « groupe de vigilance n’est nullement groupe d’auto-défense. If you see something, say something disent les Américains » pour inviter les citoyens à signaler des « comportements suspects ». Une définition suffisamment floue pour inquiéter la communauté rwandophone congolaise, malgré l’appel du président Tshisekedi « à ne pas céder aux propos xénophobes et autres discours de haine et de stigmatisation des communautés rwandophones dont l’asservisseur se sert pour faire du chantage ».

Reprise du « dialogue » ?

Faute de pouvoir faire la guerre frontalement avec une armée, mal préparée, mal payée, mal équipée et surtout, mal commandée, Félix Tshisekedi a réaffirmer sa volonté de poursuivre la pression diplomatique sur Kigali. Un ballet diplomatique dont le chef de l’Etat a reconnu lui-même qu’il n’avait pas, pour l’instant, apporté « aucun résultat tangible sur le terrain ». La récente avancée du M23 a tout de même réactivé les deux processus de dialogue engagés il y a plusieurs mois entre Kinshasa et Kigali. Les discussions de Nairobi devraient reprendre le 16 novembre à la demande de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC), qui souhaite voir réintégrer le M23, exclu par Kinshasa lors du premier round en avril dernier. Kinshasa, qui considère la rébellion comme « un groupe terroriste », impose le retrait du M23 de ses positions comme préalable. Ce qui est loin d’être gagné, puisque les rebelles ont toujours l’avantage sur le terrain militaire.

Nairobi active la force régionale

Du côté de la force régionale, le Kenya semble disposé à accélérer sa mise en place. Le nouveau président kényan était plutôt réticent à une intervention dans l’Est du Congo, mais la poussée du M23 vers Goma, et la pression du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ont décidé William Ruto a ordonner à ses troupes de se préparer à intervenir. Où, contre qui (il y a 120 groupes armés dans la région), pour combien de temps, avec combien d’hommes et quel budget ? Aucune réponse n’a été apportée pour l’instant par Nairobi. Pourtant, sur le terrain militaire, l’arrivée de cette force est la seule chance pour Félix Tshisekedi de mettre la pression sur le M23 et d’inverser le rapport de force militaire qui le placerait dans de bonnes dispositions pour négocier une sortie de crise à son avantage. Car ne soyons pas aveugle, tout conflit se termine autour d’une table… même avec un « groupe terroriste ». Mais ce que souhaite Kinshasa, et on peut le comprendre, est d’y arriver en position de force pour y imposer ses conditions.

Faire taire les critiques

Dans son discours à la Nation et face aux échecs militaires et diplomatiques, Félix Tshisekedi avait à coeur de justifier ses choix et de plaider sa bonne foi face à des partenaires qui n’ont pas tenu parole, et singulièrement, le Rwanda. Mais derrière l’explication de texte du président congolais, se cache aussi l’intention de sonner le rassemblement derrière sa bannière à un peu plus de 12 mois des élections de 2023. En mobilisant la population pour défendre la Patrie en danger et particulièrement la jeunesse congolaise, Félix Tshisekedi espère pouvoir faire taire les critiques et faire se rallier toute la classe politique derrière lui, au nom de « l’unité de la Nation ». Les caciques du mouvement présidentiel ne voudraient pas que les revers militaires face au M23 ne se transforment en rejet du président Tshisekedi par la population à l’aube d’une année électorale cruciale.


"Agression de la RDC par le Rwanda : « Un front commun à l'intérieur ne peut être aisément réalisé dans les conditions actuelles », (Matata Ponyo) - 07:11:2022
= https://7sur7.cd/index.php/2022/11/07/agression-de-la-rdc-par-le-rwanda-un-front-commun-linterieur-ne-peut-etre-aisement
En briefing hebdomadaire spécial samedi 5 novembre, sur la mobilisation générale de la population congolaise au sujet de la situation sécuritaire qui prévaut dans l’Est du pays, le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe a tenu à éclairer l’opinion publique quant aux propos du Chef de l’État Félix Tshisekedi qui, lors de sa dernière adresse à la nation, a appelé la jeunesse à la vigilance.
Pour le ministre Patrick Muyaya Katembwe, l’appel à la vigilance du Président Félix Tshisekedi n’est pas relatif à la constitution des groupes d’autodéfense et milices pour assurer la réplique en cas d’attaques de l’ennemi.

« La vigilance à laquelle fait allusion le Chef de l’État n’est nullement à confondre avec un groupe d’autodéfense. Il a bien parlé de la vigilance, si vous avez bien suivi, à côté des groupes armés, parce qu’on parle des traîtres, on parle de manipulation. Nous sommes ici, nous savons tous que le Rwanda nous accuse d’un discours xénophobe imaginaire, il n’est pas exclu qu’on ait une situation dans laquelle on s’en prenne aux rwandophones ici en RDC, pour après nous charger […] Si vous voyez quelque chose, dénoncez car dans la défense de la patrie chacun a un rôle à jouer », a déclaré le porte-parole du Gouvernement.
Il sied de noter que dans son adresse à la nation le jeudi 3 novembre dernier, le Chef de l’État Félix Tshisekedi Tshilombo a invité la jeunesse à s’organiser en groupe de vigilance, en vue d’appuyer, d’accompagner et de soutenir les forces de défense et de sécurité dans l’accomplissement de leur noble mission qui est de défendre l’ensemble du territoire national.


"Agression rwandaise : « Nous devons parler le même langage. Il ne s’agit pas ici de chercher le pouvoir, notre pays est agressé », (Martin Fayulu) -05:11:2022
= https://7sur7.cd/2022/11/06/agression-rwandaise-nous-devons-parler-le-meme-langage-il-ne-sagit-pas-ici-de-chercher
À travers un message relayé le dimanche 06 novembre 2022 dans les réseaux sociaux, le président du parti politique Leadership, Gouvernance et Développement (LGD), Augustin Matata Ponyo, s'est montré dubitatif sur la capacité de taire les querelles intestines dans le contexte politique actuel afin de se liguer comme un seul homme contre l'agression rwandaise à travers le mouvement terroriste du 23 mars (M23) qui écume des populations dans l'Est du pays. 
Pour soutenir son propos, l'ancien chef du Gouvernement a dénoncé l'instrumentalisation de la Justice par le pouvoir en place cherchant à museler des personnalités politiques qui ambitionnent de briguer la magistrature suprême. 
« Un front commun à l'intérieur dont le pays a besoin en ce moment pour préserver son intégrité ne peut pas être aisément réalisé dans les conditions actuelles caractérisées notamment par la protection des opérateurs politiques proches du pouvoir et la chasse aux sorcières ainsi que l'élimination pernicieuse des candidats présidents déclarés ou non déclarés à travers notamment des poursuites judiciaires non conformes aux lois du pays avec malheureusement l'appui des institutions publiques », a affirmé le sénateur M. Ponyo. 
Pour mettre l'ennemi hors d'état de nuire, il a appelé le Gouvernement a renforcé son leadership et sa gouvernance en créant un climat propice à la cohésion nationale. 
« Pour leur efficacité, les Forces Armées ont besoin d'un leadership et d'une gouvernance de qualité. C'est grâce principalement à ce dernier binôme que les FARDC ont bouté dehors en novembre 2013 le même M23 qui avait regagné son pays d'origine (le Rwanda), j'étais alors premier ministre. Il appartient donc au Gouvernement de renforcer son leadership et sa gouvernance pour atteindre le même objectif qu'en 2013. Cela implique de veiller à la cohésion nationale qui passe notamment par une justice et une redistribution équitable des ressources du pays », a-t-il fait savoir.

Tout en apportant son soutien aux forces loyalistes, le président du LGD a sonné la mobilisation du peuple congolais contre « cette guerre d'agression à visée expansionniste » dont l'objectif final est l'annexion d'une partie du territoire congolais par le Rwanda. 
« Or, le monde entier sait qu'aucun Congolais qu'il soit du Nord ou du Sud, qu'il soit de l'Est, de l'Ouest ou du centre, ne peut accepter le détachement d'une partie minime, soit-elle, de notre pays au profit d'un pays étranger. Mobilisons-nous car aucune armée ne peut vaincre la force d'un peuple uni dans son âme et dans son esprit. Tout en restant vigilants, je vous exhorte à ne pas tomber dans le piège de l'ennemi », a-t-il souligné. 
S'appuyant sur le rapport du groupe d'experts des Nations Unies prouvant l'agression explicite de la RDC par le Rwanda sous couvert du M23, M. Ponyo a condamné l'inaction de la communauté internationale. 
« J'exhorte la communauté internationale d'assumer sa responsabilité en dénonçant ouvertement l'agression rwandaise et en exigeant le retrait sans délai de ses troupes agissant via le M23... », a-t-il déclaré. 
Aux populations victimes de ces atrocités, l'ancien premier ministre leur a exprimé sa compassion et sa sollicitude. Il a pris l'engagement « de faire tout ce qui est possible pour que ce genre d'agression plusieurs fois larvées en mouvement de rébellion s'arrête un jour de manière définitive ». 
Dans son adresse à la Nation le jeudi dernier, le chef de l'État avait notamment lancé un appel à une mobilisation tous azimuts pour sauver le Congo en martelant sur la nécessité de taire les divergences politiques.


"Agression dans l’Est: «La vigilance à laquelle fait allusion le Chef de l’État n’est nullement à confondre avec un groupe d’autodéfense » (Patrick Muyaya) - 6 novembre 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/11/06/agression-dans-lest-la-vigilance-a-laquelle-fait-allusion-le-chef-de-letat-nest-nullement-a-confondre-avec-un-groupe-dautodefense-patrick-muyaya.html/119976/
En briefing hebdomadaire spécial samedi 5 novembre, sur la mobilisation générale de la population congolaise au sujet de la situation sécuritaire qui prévaut dans l’Est du pays, le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe a tenu à éclairer l’opinion publique quant aux propos du Chef de l’État Félix Tshisekedi qui, lors de sa dernière adresse à la nation, a appelé la jeunesse à la vigilance.
Pour le ministre Patrick Muyaya Katembwe, l’appel à la vigilance du Président Félix Tshisekedi n’est pas relatif à la constitution des groupes d’autodéfense et milices pour assurer la réplique en cas d’attaques de l’ennemi.


« La vigilance à laquelle fait allusion le Chef de l’État n’est nullement à confondre avec un groupe d’autodéfense. Il a bien parlé de la vigilance, si vous avez bien suivi, à côté des groupes armés, parce qu’on parle des traîtres, on parle de manipulation. Nous sommes ici, nous savons tous que le Rwanda nous accuse d’un discours xénophobe imaginaire, il n’est pas exclu qu’on ait une situation dans laquelle on s’en prenne aux rwandophones ici en RDC, pour après nous charger […] Si vous voyez quelque chose, dénoncez car dans la défense de la patrie chacun a un rôle à jouer », a déclaré le porte-parole du Gouvernement.
Il sied de noter que dans son adresse à la nation le jeudi 3 novembre dernier, le Chef de l’État Félix Tshisekedi Tshilombo a invité la jeunesse à s’organiser en groupe de vigilance, en vue d’appuyer, d’accompagner et de soutenir les forces de défense et de sécurité dans l’accomplissement de leur noble mission qui est de défendre l’ensemble du territoire national.

"RDC: les jeunes répondent à l'appel à la mobilisation du président Tshisekedi, selon l'armée - 06/11/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221106-rdc-les-jeunes-r%C3%A9pondent-%C3%A0-l-appel-%C3%A0-la-mobilisation-du-pr%C3%A9sident-tshisekedi-selon-l-arm%C3%A9e

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Ekenge
Sylvain Ekenge, porte-parole de l’armée congolaise, lors d'une conférence de presse, à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 5 novembre 2022. :copyright: Pascal Mulegwa/RFI

En RDC, l’appel du président semble avoir été entendu. Félix Tshisekedi avait demandé, jeudi 3 novembre, aux jeunes du pays de se mobiliser et de constituer ce qu’il a appelé des groupes de vigilance face au M23 et ses alliés.
Trois jours plus tard, des jeunes affluent dans les centres de recrutement à Goma, selon le porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu pour se faire enrôler.
Lors d’une conférence presse, samedi 5 novembre, à Kinshasa, le général Sylvain Ekenge, s’est également exprimé sur la situation dans le territoire de Rutshuru, dans l’Est de la RDC, où les localités de Rushuru-centre et Kiwanja sont récemment passées aux mains des rebelles du M23.
En réponse à cette mobilisation, les Forces armées procèdent déjà au recrutement massif des jeunes pour servir sous les drapeaux. Au moment où je vous parle, ils sont plus de 1 000, rien qu’à Goma.
Le général Sylvain Ekenge, porte-parole de l'armée
Pascal Mulegwa
"Rébellion du M23 en RDC: des centaines de jeunes prêts à intégrer l’armée - 7 novembre 202
= https://afrique.lalibre.be/73559/rebellion-du-m23-en-rdc-des-centaines-de-jeunes-prets-a-integrer-larmee/

"Agression rwandaise : Moïse Katumbi repond à l’appel à «l’unité nationale»  - 08.11.2022
=  https://objectif-infos.cd/2022/11/08/agression-rwandaise-moise-katumbi-repond-a-lappel-a-lunite-nationale/
Après l’ECIDÉ de vous Fayulu, le LGD de Matata Ponyo, l’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi vient de répondre favorablement à l’appel à l’unité nationale lancé par le chef de l’État « au nom de l’intérêt supérieur de la Nation » pour faire face à l’agression.

En effet, les congolais sont décidés à faire bloc derrière pour protéger la patrie menacée par les envahisseurs du M23, groupe armé soutenu par le Rwanda opérant dans la province du Nord-Kivu.
Dans ses habitudes, Ensemble pour la République de Moïse Katumbi ne s’est jamais retenu de se ranger derrière les Forces Armées et son peuple quand il s’agit de la défense du pays comme il l’a fait en 2020.
Cependant, le leader d’Ensemble pour la République déplore l’absence de résultats escomptés qui « manquent souvent » pour plusieurs raisons, entre autres, «le non-respect des engagements souscrits».
A cet effet, Moïse Katumbi désireux de changer l’ordre des choses sur terrain, estime qu’« une victoire contre les forces d’agression appelle des décisions fortes», dit-il, car selon lui, « il est impératif de traiter les causes, et non les conséquences qui ont abouti aujourd’hui comme hier, à la guerre dans l’Est du pays», écrit l’ex- gouverneur de l’ancienne province du Katanga 2007 à 2015 dans un communiqué de presse dont une copie est parvenue à notre rédaction.

Pour Moïse Katumbi, « il faut craindre que les mêmes causes produisent interminablement les mêmes effets».
En conclusion, Moïse Katumbi, qui se dit prêt à soutenir les institutions du pays dans ce contexte de guerre, recommande au gouvernement congolais à doter des «moyens dignes en comparaison de ceux qui sont alloués aux Institutions, à soutenir, encadrer et à bien payer les FARDC».
Moïse Katumbi propose également au gouvernement de la RDC à « faire appel aux troupes d’un allié solide, constant et impartial comme l’Angola, capable de soutenir les FARDC et d’appuyer leur réorganisation».
Parmi les points de recommandation, il y a notamment, les mesures de descripation politique en mettant « un terme à l’instrumentalisation des institutions, en particulier le pouvoir judiciaire, et libérer les prisonniers politiques et d’opinion, les opposants et les journalistes », voilà des points évoqués par Moïse Katumbi et tant d’autres qui sont importants pour ramener la paix dans l’Est de la RDC où l’insécurité devient endémique.
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"Moïse Katumbi : l’Angola , un allié solide pour la RDC - 9 novembre 2022
= https://magazinelaguardia.info/2022/11/09/moise-katumbi-langola-un-allie-solide-pour-la-rdc/https://magazinelaguardia.info/2022/11/09/moise-katumbi-langola-un-allie-solide-pour-la-rdc/
Dans un communiqué publié ce mardi, Moïse Katumbi déclare répondre à l’appel du chef de l’Etat  à se rassembler pour  défendre la nation.   Néanmoins, cet opposant politique pose quelques conditions .
D’abord le président du part politique Ensemble pour la République rappelle qu’il y a dix ans, l’armée Congolaise avait mis en déroute le M23. Certains de ses combattants s’étaient même refugiés en Ouganda. Ainsi pour Moïse Katumbi, cette nouvelle guerre  contre les rebelles du M23  n’est pas une fatalité. Il y a lieu  de mettre fin à l’activisme de ce mouvement quoiqu’il soit soutenu par certains gouvernements, indique-t-il dans son communiqué.
Lire aussi : https://magazinelaguardia.info/2022/07/06/tensions-rdc-rwanda-les-terres-et-les-minerais-de-la-discorde/
Ensuite, l’ancien gouverneur du Katanga  relève  qu’il  y a tout de même  plusieurs  défis . Que ce soit au  niveau national,  sous régional   ou international. Et c’est ici  que Moïse Katumbi affiche clairement sa position. Cet homme politique  n’a pas confiance aux forces issues de la communauté des pays d’Afrique de l’Est  . Et  il s’adresse aux autorités de la RDC  en des termes claires:
‘’ Eviter de recourir aux troupes étrangères dont les gouvernements sont accusés ou soupçonnés de prêter main forte aux rebelles et autres groupes armés’’. Et  il poursuit dans son communiqué  ‘’ Faire appel aux troupes d’un allié solide, constant et impartial comme l’   Angola. Car , il est capable  de soutenir les  FARDC et d’appuyer leur réorganisation ‘’.
En outre, au plan diplomatique, le parti Ensemble pour le République demande au gouvernement Congolais ‘’ d’appuyer le processus de Luanda’

Médiation de l’Angola

Pour rappel, l’Angola  a été désigné par l’Union Africaine  comme médiateur entre le Rwanda et la RDC. Le pays de Paul Kagame est accusé par le Congo Kinshasa de soutenir le M23. Ainsi , une nouvelle réunion a regroupé samedi à Luanda les ministres des affaires étrangères de deux pays. Dans la déclaration finale,  les deux pays  ont convenu pour  un «maintien du dialogue» . De plus, ils se sont accordés  pour  «la définition d’un calendrier pour accélérer la mise en œuvre de la feuille de route» adoptée en juillet dernier. Celle-ci  prévoyait une cessation des hostilités.
Pourtant sur le terrain, les  combats entre les rebelles du M23 et l’armée Congolaise se poursuivent. Ce qui  augmente chaque jour le nombre des déplacés internes. Ils sont plus  50.000  personnes  qui fuient les localités de l’Est de la RDC, indique les Nations Unies.
Dans un communiqué publié ce mardi, Moïse Katumbi déclare répondre à l’appel du chef de l’Etat  à se rassembler pour  défendre la nation.   Néanmoins, cet opposant politique pose quelques conditions .
D’abord le président du part politique Ensemble pour la République rappelle qu’il y a dix ans, l’armée Congolaise avait mis en déroute le M23. Certains de ses combattants s’étaient même refugiés en Ouganda. Ainsi pour Moïse Katumbi, cette nouvelle guerre  contre les rebelles du M23  n’est pas une fatalité. Il y a lieu  de mettre fin à l’activisme de ce mouvement quoiqu’il soit soutenu par certains gouvernements, indique-t-il dans son communiqué.

Lire aussi : https://magazinelaguardia.info/2022/07/06/tensions-rdc-rwanda-les-terres-et-les-minerais-de-la-discorde/
Ensuite, l’ancien gouverneur du Katanga  relève  qu’il  y a tout de même  plusieurs  défis . Que ce soit au  niveau national,  sous régional   ou international. Et c’est ici  que Moïse Katumbi affiche clairement sa position. Cet homme politique  n’a pas confiance aux forces issues de la communauté des pays d’Afrique de l’Est  . Et  il s’adresse aux autorités de la RDC  en des termes claires:
‘’ Eviter de recourir aux troupes étrangères dont les gouvernements sont accusés ou soupçonnés de prêter main forte aux rebelles et autres groupes armés’’. Et  il poursuit dans son communiqué  ‘’ Faire appel aux troupes d’un allié solide, constant et impartial comme l’   Angola. Car , il est capable  de soutenir les  FARDC et d’appuyer leur réorganisation ‘’.
En outre, au plan diplomatique, le parti Ensemble pour le République demande au gouvernement Congolais ‘’ d’appuyer le processus de Luanda’

Médiation de l’Angola

Pour rappel, l’Angola  a été désigné par l’Union Africaine  comme médiateur entre le Rwanda et la RDC. Le pays de Paul Kagame est accusé par le Congo Kinshasa de soutenir le M23. Ainsi , une nouvelle réunion a regroupé samedi à Luanda les ministres des affaires étrangères de deux pays. Dans la déclaration finale,  les deux pays  ont convenu pour  un «maintien du dialogue» . De plus, ils se sont accordés  pour  «la définition d’un calendrier pour accélérer la mise en œuvre de la feuille de route» adoptée en juillet dernier. Celle-ci  prévoyait une cessation des hostilités.
Pourtant sur le terrain, les  combats entre les rebelles du M23 et l’armée Congolaise se poursuivent. Ce qui  augmente chaque jour le nombre des déplacés internes. Ils sont plus  50.000  personnes  qui fuient les localités de l’Est de la RDC, indique les Nations Unies.

= https://www.politico.cd/encontinu/2022/11/08/agression-dans-lest-katumbi-exhorte-le-gouvernement-a-ne-pas-recourir-aux-troupes-etrangeres-accusees-ou-soupconnees-dappuyer-les-rebelles.html/120172/
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/11/08/agression-dans-lest-cette-nouvelle-guerre-nous-nous-devons-de-la-gagner-katumbi-repond-favorablement-a-lappel-de-tshisekedi.html/120152/




"M23: à la suite du discours de Tshisekedi, des députés demandent au gouvernement d'identifier les traîtres y compris dans l'armée - 8 novembre 2022
= https://actualite.cd/2022/11/08/m23-la-suite-du-discours-de-tshisekedi-des-deputes-demandent-au-gouvernement-didentifier


"RDC - M23 - ADF: Rare prise de parole de Jaynet Kabila, la sœur jumelle de Joseph Kabila -9-11-2022.


"RDC : « Les FDLR ont tué beaucoup plus de congolais que de rwandais donc le Rwanda doit dialoguer avec les FDLR » (Jaynet Kabila ) - 10 novembre 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/11/10/rdc-les-fdlr-ont-tue-beaucoup-plus-de-congolais-que-de-rwandais-donc-le-rwanda-doit-dialoguer-avec-les-fdlr-jaynet-kabila.html/120322/
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/11/10/situation-securitaire-dans-lest-il-y-a-des-preuves-que-cest-le-rwanda-qui-soutient-les-rebellions-qui-soutient-le-m23-jaynet-kabila.html/120293/

= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/11/04/agression-du-m23-le-general-shiko-tshitambwe-inspecte-les-troupes-des-fardc-au-front.html/119772/
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221106-rdc-%C3%A0-kinshasa-les-manifestants-apportent-leur-soutien-aux-populations-de-l-est
= https://7sur7.cd/2022/11/09/agression-rwandaise-la-classe-politique-rejoint-les-10-recommandations-faites-par


"RDC : Le Pasteur Rolland Dallo affirme que 4 Présidents africains complotent « contre Félix Tshisekedi » -11-11-2022  Laughing  Laughing  Laughing
= https://mbote.cd/buzz/rdc-le-pasteur-rolland-dallo-affirme-que-4-presidents-africains-complotent-contre-felix-tshisekedi/121283/


"Qui veut Mourir pour TSHISEKEDI ? - 5.11.2022"



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Empty Re: QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ?

Message  ndonzwau 15/11/2022, 11:33 am

"


"A cœur ouvert avec le Président Félix Tshisekedi - 12 novembre 202
= https://oneshaafrika.info/a-coeur-ouvert-avec-le-president-felix-tshisekedi/
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accordé une interview exclusive, le mercredi 9 novembre, à Onésha Afrika, la première jamais concédée à un magazine africain.

Le chef de l’État congolais a renouvelé son intention de briguer un second mandat à la tête de la République démocratique du Congo, dans une interview qu’il nous a accordée et qui a été reprise par certains médias dont l’agence Belga et The Washington Times.
A cette occasion, le Président Félix Tshisekedi a réaffirmé sa volonté de solliciter un second mandat, estimant qu’un seul mandat ne suffit pas pour parachever son action visant à redresser son pays, à lui redonner sa fierté et à assurer son développement.
Dans cette interview, le chef de l’État congolais a également fait la genèse de la crise dans l’est du Congo, qui date d’une vingtaine d’années, très exactement depuis 1994, avec le génocide rwandais, et la création de rébellions qui ont occupé l’est dans son grand ensemble, mais aussi de résistances locales et une insécurité à n’en point finir.
Il a par ailleurs expliqué que le Programme de développement des 145 territoires, qu’il vient d’initier, est une voie pour éradiquer le mouvement d’exode vers les centres urbains qui, sans aucun plan d’urbanisation, sont aujourd’hui totalement débordés, occasionnant des inondations, des glissements de terrain et des érosions”.
Concernant le dossier des échéances électorales à venir, il a soutenu qu’à part la menace de l’insécurité, il ne voit aucun autre problème susceptible d’empêcher la tenue des élections dans les délais.

Ci-après l’intégralité de ces propos recueillis au Palais de la Nation par notre éditeur.
ONESHA AFRIKA : Monsieur le Président, merci pour l’interview que vous accordez au magazine Onésha Afrika, pour la première fois. C’est le 24 janvier 2019 que vous devenez officiellement le chef de l’État de la RDC. Aujourd’hui, trois ans plus tard, comment appréhendez-vous votre fonction ?
Le Président Félix Tshisekedi : D’abord, je tiens à vous remercier et à encourager ce magazine congolais, en lui souhaitant bon vent et plein succès dans son évolution. Effectivement depuis que je suis devenu chef de l’État, j’ai acquis beaucoup d’expérience grâce à mes contacts ici, mais également en international.
J’ai consacré beaucoup de temps à comprendre les raisons pour lesquelles mon pays était tombé si bas, alors que c’est un pays qui possède beaucoup d’atouts dans beaucoup de domaines, des atouts qui peuvent faire de lui le fer de lance des nations du monde. Et, depuis tout ce temps, je m’attèle à faire reculer les fléaux qui ont frappé ce pays.
Je pense ici à la pauvreté, à l’insécurité mais également à la corruption qui est vraiment à la base de tout le mal que nous vivons, y compris les fléaux que j’ai cité de pauvreté et d’insécurité. Voilà ce à quoi je me suis attelé et que je continue à faire, en développant évidemment les politiques qu’il faut.
Aujourd’hui avec le gouvernement, qui conduit la politique du pays, nous avons atteint beaucoup d’objectifs, nous avons réalisé beaucoup de projets, de paramètres et je crois que nous pouvons dire avec confiance que nous sommes en train de remettre le Congo sur les rails, les bons rails en tout cas et qui vont faire que demain nous atteignions les objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
O.A : La RDC est un vaste pays et donc une multitude de défis à relever. Est-ce facile ? Est-ce possible ?
F.T : Non, ce n’est pas facile. C’est possible d’abord, avec la volonté et la détermination, mais également avec l’engagement, parce qu’en arrivant en tête du pays, j’ai constaté qu’à cause de toutes les crises qu’il y a eues dans ce pays et toutes les difficultés, les Congolais ne croyaient plus en leur pays.
Ici je pense surtout à une frange de la population que j’estime être la plus porteuse, c’est-à-dire la jeunesse.
Notre jeunesse était vraiment désespérée quand je suis arrivé à la tête de ce pays. Regardez les conditions dans lesquelles l’éducation se fait. Il n’y avait aucun débouché sûr à la sortie des études. Il n’y avait aucun encadrement social, que ce soit au niveau de la famille, au niveau de la société, … Donc il y a beaucoup de choses à faire de ce côté-là.
Mais aujourd’hui, avec la politique que nous impulsons, nous voyons que le patriotisme revient. Il n’y a qu’à voir aujourd’hui l’engouement à défendre la patrie. C’étaient des choses qu’on ne voyait plus, tellement que le désespoir avait atteint des proportions énormes. Aujourd’hui nous sommes en train, comme je l’ai dit, de redorer l’image ternie de notre pays.
Tout ce que je demande est que chaque Congolais là où il est, dans ce qu’il fait, se mette à croire dans ce pays. Ce pays est un véritable don de Dieu. Nous avons le devoir et la responsabilité de le relever, de le diriger de telle sorte qu’il regagne la place qui est la sienne, celle de leader continental et même mondial.

O.A : Puisque nous parlons des défis à relever, le plus épineux est certainement l’insécurité à l’Est. Comment expliquez-vous ce problème ? Quels en sont les protagonistes et comment entrevoyez-vous la sortie de crise ?
F. T : C’est déjà un problème qui date d’une vingtaine d’années, très exactement depuis 1994, année où il y a eu ce drame que nous déplorons tous, le génocide rwandais. Et c’est à l’appel de la communauté internationale que le Zaïre d’alors avait ouvert ses frontières aux sinistrés, aux réfugiés et à tous ceux qui fuyaient le génocide.
Et malheureusement, dans le flot des refugiés, il y a eu les génocidaires eux-mêmes, qui étaient en perdition au niveau des combats à Kigali et autour.
Et donc, parce qu’ils se sont dans l’entretemps organisés ici, ils ont commencé à porter aussi des attaques sur le Rwanda. Et avec le temps, le Rwanda a obtenu, même de manière implicite, le droit de poursuite. Et l’un dans l’autre, le régime du Maréchal Mobutu tombait. Un autre régime s’installait à la faveur du Rwanda et de l’Ouganda.
Lorsque plus tard les relations se sont détériorées, ils avaient déjà contrôlé certains rouages de la république, certaines personnalités politiques aussi. Cela a fait qu’ils ont créé des rébellions qui ont occupé l’Est du pays dans son grand ensemble, donc l’Est et le Nord du pays. Ce sont ces rébellions qui ont provoqué évidemment des résistances locales, par la formation des groupes armés, occasionnant une insécurité à n’en point finir.
Ce sont ces groupes armés qui ont évolué au gré des alliances et des désalliances et qui ont fait qu’aujourd’hui, il y a une insécurité criante. Ajoutez à cela l’exploitation illicite des minerais, parce que ce sont des zones riches en minerais. Vous ajoutez aussi à cela les trafics de tous genres, des trafic d’armes, de minerais, d’êtres humains, des trafics de produits agricoles également.
Donc c’est devenu des zones de non droit. Parce qu’évidemment dans l’entretemps, les voisins ont vu qu’il y avait matière à profiter, ils ont souhaité entretenir cette insécurité parce que, d’une part, ça faisait une zone tampon entre leur pays et la RDC et, d’autre part, c’était un terreau fertile pour leurs activités illicites d’exploitation de nos ressources naturelles.
Voilà donc dans quoi nous nous trouvons. Nous sommes arrivés à la tête de ce pays en faisant cet amer constat. Et donc moi, d’entrée de jeu, je suis allé voir tous nos voisins en général, il y en a neuf, pour leur dire que moi je veux la paix dans mon pays, je veux le développement.
Puisque nous serons de toutes les façons voisins vie, je vous propose de nouer des partenariats, d’améliorer nos relations diplomatiques, d’aller sur des projets de développement, des projets de construction d’infrastructures entre nos pays, d’échanges culturels et autres, qui feraient que nous allons accroitre la richesse pour nos pays.
Beaucoup m’ont entendu. Mais malheureusement, il y en a qui ont fait semblant. Et c’est le cas du Rwanda. Parce que trois ans après, il soutenait de nouveau un groupe armé qui avait pourtant disparu depuis une dizaine d’années. Ce, dans le but de déstabiliser la RDC et maintenir cet ordre ou ce désordre.

O.A : À vous entendre parler, Monsieur le Président, vous avez donc repéré les protagonistes ?
F.T : Bien sûr, les protagonistes sont repérés, les causes également. Maintenant il faut combattre cela. Nous parlons ici d’un phénomène qui a pris racine, qui est devenu un mode de fonctionnement de la société depuis une vingtaine d’années. C’est tout une génération. Imaginez-vous qu’il y a des jeunes Congolais qui sont nés et quand ils ont commencé à comprendre des choses, ils étaient déjà dans cette situation.
Pour eux, il n’y a pas d’autre modèle de fonctionnement d’une nation, d’une société que celui-là.
Donc c’est très difficile parce qu’il faut s’attaquer aux méthodes, aux pratiques qui se font, aux viols, aux violences, aux trafics, … Mais aussi aux mentalités, parce qu’il y a des gens qui n’ont plus de sentiments, qui sont nés dans la violence. Pour eux, cette violence est normale.
C’est vraiment un travail de longue haleine et pour moi, ca doit commencer par la montée en puissance et l’organisation de nos forces de défense et de sécurité. Ce à quoi nous nous attelons pour le moment. Ensuite nous allons instaurer ou réinstaurer l’autorité de l’État dans tous ces coins là, parce qu’il faut une justice, il faut des autorités, il faut une police pour protéger les communautés.
À partir de ce moment-là, il y aura un ordre républicain qui reviendra et qui fera que les gens seront obligés soit de se ranger derrière cet ordre républicain ou de s’exclure de la société, en étant arrêté, condamné et mis au banc de la société. C’est cela le plan de sortie de crise.
O.A : M. le Président, vous venez d’initier un vaste projet de développement des 145 territoires, un projet ambitieux de développer la RDC depuis la base et qui pourrait marquer un tournant décisif de votre mandat de Président de la République.
F.T : Moi je pense plus à mon pays qu’à mon mandat. Le mandat, ce sont les Congolais qui jugeront le moment venu. Mais l’idée première, comme je vous ai dit, est de développer ce pays qui a énormément d’atouts. Je suis parti du principe que si on commençait par les 145 territoires qui composent notre pays et qui aujourd’hui se trouvent dans une situation déplorable, lamentable de dégradation sociale et infrastructurelle et bien d’autres choses …
Nous commencerons par construire ou refaire ces territoires, en instaurant l’autorité de l’Etat, donc en construisant des bureaux de l’administration du territoire, en construisant une école de référence – primaire et secondaire au besoin -, une technique, de formation professionnelle, en construisant un centre de santé de référence une route principale qui irait de ce territoire au territoire voisin, et si tous les territoires faisaient la même chose, en très peu de temps nous atteindrons l’intégration nationale.
Ensuite on va doter chaque territoire d’une brigade routière pour entretenir ces routes, mais également d’une brigade agricole, parce que tous nos territoires ont toujours ce côté agricole. Et c’est partout au Congo que la terre est arable, la terre est fertile, et qu’on peut développer une activité agricole qui va non seulement donner de l’emploi, mais également permettre de lutter contre le déficit alimentaire.
Ainsi on contribuera également à éradiquer les mouvements d’exode vers les centres urbains qui, aujourd’hui, sont totalement débordés. On le voit aujourd’hui avec Kinshasa qui encore, il y a une quarantaine d’années, ne comptait pas plus de 5 millions d’habitants. Mais aujourd’hui, on est presqu’à 15 millions d’habitants et le plan d’urbanisation n’ayant pas suivi, nous en avons des conséquences.
Les gens bâtissent n’importe où, sans plan d’urbanisation, et cela crée des inondations, des glissement de terrains, des érosions. Parce que les villes n’étaient pas adaptées à accueillir autant de monde, on a des problèmes d’addiction d’eau potable, de distribution d’électricité, alors que nous n’y étions pas préparés. Le but ici est de faire comprendre aux Congolais qu’il n’y a pas que les villes qui peuvent procurer le bien-être, la joie de vivre.
On peut aussi très bien vivre dans des milieux ruraux, dans nos territoires, dans nos villages. J’oubliais aussi de dire que dans chaque territoire, on va apporter de l’eau et de l’électricité, des constructions de logements pour permettre même à des gens qui ont vécu à l’étranger, qui ont été formés à l’extérieur de pouvoir revenir et se dire qu’on va aller habiter dans notre territoire, parce qu’on a tous les besoins essentiels et propices à pouvoir produire les meilleurs de soi.
Voilà pourquoi je tiens beaucoup à ce plan. Il a déjà commencé dans certains endroits. Très bientôt je vais le lancer officiellement et montrer au peuple congolais ce qui a déjà été fait et ce qui est à venir. Donc c’est un plan qui va prendre beaucoup de temps, mais en tout cas qui va relever le Congo une fois pour toute.

O.A : Etes-vous optimiste pour sa réalisation dans les délais ? Surtout qu’il devra engloutir une enveloppe de 1,9 milliard de dollars.
 F.T : L’argent n’est pas le souci. Grâce à Dieu d’ailleurs, c’est un projet qui a énormément séduit même la communauté internationale. La Banque mondiale et d’autres institutions internationales se disent très intéressées à ce projet et prêtes à venir nous accompagner. Le temps, vous savez, appartient à Dieu.
Moi je ne calcule pas les choses que je fais dans mon pays en fonction du temps, parce que je ne veux pas attirer la gloire pour moi-même. Mon but ici est de redorer le blason terni de la RDC, mon pays, et surtout de redonner la confiance dans son pays, l’amour de sa patrie et la dignité perdue aux Congolais.
O.A : Monsieur le Président, vous venez de participer à l’Assemblée générale des Nations Unies, tenue à un moment particulier où les relations entre les États subissent de sérieux coups de butoir. Quelle a été votre impression au cours de l’Assemblée et quelle est la position de la RDC, que vous incarnez, au sujet de ce remodelage des relations ?
F.T : Les grands enjeux pour lesquels moi j’ai participé à cette Assemblée, c’était d’abord de stigmatiser la situation de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui a occasionné d’ailleurs des conséquences aussi pour l’Afrique. Nous avons été touchés économiquement. C’était également l’occasion de condamner l’invasion de l’Ukraine par la Russie et de demander que ce conflit prenne fin. Il y avait aussi cet enjeu climatique.

Notre planète se réchauffe et l’Afrique qui est le continent qui pollue le moins subit malheureusement les plus graves conséquences. C’était aussi une tribune pour faire le plaidoyer de notre continent et dire qu’il y a eu des promesses faites par les pays pollueurs de mettre davantage des moyens pour aider les pays victimes de leur pollution à faire face aux changements climatiques.
Le plaidoyer était aussi fait en faveur de l’Afrique en général, par rapport à cette insécurité qui menace aujourd’hui la stabilité du continent, du fait de ces groupes terroristes islamiques qui sont nés après la guerre qu’on a faite contre la Libye du défunt Kaddafi. Donc il y a une certaine part de responsabilité de l’Occident, qui avait lancé cette guerre. Cette part de responsabilité à venir aider les Africains à s’en sortir.
Enfin j’ai mis les doigts sur l’expérience malheureuse que vit la RDC. J’en ai parlé dans l’intervieuw ici par rapport à l’agression dont nous faisons l’objet de la part du Rwanda. J’ai dénoncé cela du haut de la tribune des Nations Unies pour dire que si le monde civilisé, ou occidental – appelons le comme on veut -, moderne, si le monde en tout cas condamne l’agression de l’Ukraine par la Russie, nous vivons le même schema vis-à-vis du Rwanda qui, sous couvert du groupe M23, agresse aussi la RDC.
Et pouqoi y a-t-il cette sorte de deux poids deux mesures qui consiste à dire dans un cas qu’on condamne  la Russie mais dans l’autre alller négocier avec vos agresseurs, sans aucune contamnation du Rwanda ? Alors, c’est cette injustice que j’ai voulu mettre en exergue lorsque j’ai pris la parole à la tribune des Nations Unies.
 
O.A : Un autre dossier qui fait frémir certains milieux concerne la mise en exploitation des 27 blocs pétroliers et gaziers. Comment voyez-vous le problème et surtout comment comptez-vous contenter toutes les parties, écologistes et économistes ?
F. T. : En fait il y en a 33 au total. D’abord je tiens à dire qu’aucune convention internationale, qu’aucune mesure ou accord signé au niveau international ne nous interdit de mettre en valeur nos ressources. Aujourd’hui c’est vrai, le monde est menacé, comme je l’ai dit, par le changement climatique, le réchauffement de cette planète qui entraîne un dereglement climatique avec les conséquences que l’on voit sur l’agriculture, sur les populations.
Mais ce n’est pas parce que le Congo va exploiter ses ressources naturelles que cela va aggraver la situation. Aujourd’hui, avec le conflit en Ukraine, nous avons vu que des pays comme l’Allemagne, la France et autres, qui avaient mis fin à l’exploitation de leurs énergies fossiles, ont repris la production du charbon pour les uns, de l’énergie nucléaire pour les autres, alors qu’il y avait des sites qui avaient été fermés. Ils les ont rouverts pour faire face aux besoins, à la carence de l’énergie qu’ils subissent en ce moment.
De même en RDC, j’ai parlé de la pauvreté, des difficultés que nous avons au niveau du développement, des problèmes d’insécurité. Tout cela demande des ressources. Et ces ressources, nous n’allons pas les quémander ad vitam aeternam alors que nous sommes assis dessus. Aussi, nous avons voulu, comme tout pays indépendant, jouir des ressources qui sont les nôtres.
Bien entendu, le Congo est un pays aux multiples atouts, et parmi ceux-ci il y a aussi cette capacité à apporter des solutions au dérèglement climatique. Malheureusement, il se fait que certaines de ces ressources, certaines de ces réserves naturelles se trouvent dans des zones dites protégées. Je pense ici par exemple au Parc de Virunga, qui est le plus grand parc naturel du monde et qui est une zone protégée, un espace qui contribue, grâce à sa foret, à capter le carbone, à protéger le climat. Et donc la biodiversité.
Tout cela fait que nous n’allons pas exploiter ces ressources se trouvant dans le parc de Virunga sans avoir au préalable mesuré l’impact environnemental. Donc, si demain les spécialistes en environnement nous démontrent qu’il y aura un impact négatif à l’exploitation de ces ressources se trouvant au parc de Virunga, nous allons immédiatement arrêter.
Nous parlons ici de 33 gisements gaziers et pétroliers. Il n’y en a que 6 qui sont concernés par leur situation à problème, les 27 autres sont totalement libres d’exploitation et sans aucune conséquence du tout. Et là j’aimerais dire que le Congo ne va pas galvauder ses atouts de “pays solution” aux problèmes environnementaux, parce qu’il veut nécessairement chercher de la richesse, chercher à exploiter ses gisements.
Mais j’aimerais quand même attirer l’attention de la communauté internationale sur cette hypocrisie qui consiste à nous interdire de chercher le bien-être et l’amélioration des conditions de vie de nos populations, en prétextant justement cette histoire d’environnement. Mais aujourd’hui le parc de Virunga est occupé et détruit.
Cette aire protégée que le monde entier nous envie, qu’on nous demande de garder, ce patrimoine mondial est aujourd’hui en train d’être complètement mis en danger à cause de l’activisme des groupes armés. Des groupes armés y vivent, déboisent, s’attaquent à la faune et à la flore, coupent le bois, pour se loger ou se chauffer.
Aujourd’hui la démographie a fait qu’un nombre exponentiel de populations vivent aux abords de ce parc et en exploitant justement le bois et autres, tout cela fait qu’on est en train de tuer petit à petit le parc de Virunga. C’est valable pour toutes les aires protégées de la RDC. Donc nous demandons simplement à ce que nous ayons des moyens pour pouvoir donner d’abord à ces populations des moyens de substitution afin qu’ils ne continuent pas d’accentuer la déforestation et que nous puissions avec eux protéger nos forêts.
Mais également avec ces ressources, nous pouvons renforcer la capacité de nos forces de défense et de sécurité pour pouvoir mettre fin à l’activisme des groupes armés qui sévissent dans ces zones-là.
 
O.A : Les élections générales devront être tenues fin 2023. Vous voyez-vous dans la capacité de les organiser dans les délais constitutionnels ?
F.T : Près de 400 millions de dollars ont déjà été décaissés pour cette organisation. En tout cas, à part la menace de l’insécurité, je ne vois aucun problème qui puisse empêcher la tenue des élections.
O.A : Etes-vous candidat à votre succession ?
F.T : Oui. Je crois que je l’avais annoncé déjà. Je suis candidat. Je suis en train de m’activer à redresser ce pays, à lui redonner sa fierté et à le remettre sur les bons rails afin d’assurer son développement. Et je pense qu’en un mandat, cela ne suffit pas. Le moment venu, nous présenterons le bilan à mi-parcours, parce que je souhaite un deuxième mandat.
Et en ce moment-là, les Congolais jugeront si vraiment le travail qui a été effectué est porteur d’espoir. Ainsi ils jugeront s’ils peuvent me refaire confiance ou pas.
O.A : Le mot de la fin
F.T : Le mot de la fin, c’est celui de rappeler encore à nos compatriotes l’élan patriotique, celui de défendre la patrie. Le pays est en danger. Je crois que l’aventure du M23 doit nous apprendre sur nos faiblesses et sur le fait aussi que nous sommes un pays qui est porteur de tellement d’espoir qu’il provoque aussi de l’envie de la part de nos voisins et des puissances encore plus éloignées. Et donc, il est du devoir de chaque Congolais de se lever et de travailler pour son pays.
Notre pays a besoin de toutes nos mains, de toutes les intelligences pour pouvoir le positionner de telle sorte qu’il soit protégé et libre d’évoluer en toute quiétude, sans risque de perturbations ou de déstabilisation. Cela demande évidemment un sursaut patriotique au-delà de nos convictions politiques, de nos appartenances tribales, religieuses ou autres.
Nous sommes des enfants d’une même patrie, la mère-patrie qui s’appelle la RDC, et cela va au-delà de toute autre considération. Aimons le Congo, mettons-nous ensemble pour le bâtir.


"Complicité au- dehors et trahison au- dedans - 11/11/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/11/complicite-au-dehors-et-trahison-au-dedans/
Le « j’accuse » des évêques catholiques rd congolais a une cible : la « communauté internationale« . Celle- ci est accusée d’une certaine complicité dans la tragédie qui se vit et sévit dans l’Est du pays.

Problème, cette accusation n’a rien d’une révélation. Même pas aux yeux du fidèle catholique de base. Tant cette « communauté internationale » commet le même péché depuis un quart de siècle ! Jamais, elle n’est allée à confess! Ce, malgré moult sermons des princes de l’Eglise. A l’image de Pharaon, elle endurcit même son cœur et bouche ses oreilles. Car confesser son péché et donc renoncer à sa « duplicité » est contraire à sa vocation. C’est autant dire que les évêques prêchent dans le désert.
 Ce  que les têtes couronnées de l’Eglise considèrent,  à juste titre,  comme « complicité » se nomme »agenda » dans la galaxie « communauté internationale« . Résiliente qu’elle est, elle peut feindre  faire des concessions, reculer  mais sans renoncer aux objectifs poursuivis depuis le déclenchement de la guerre drapée dans des agressions assorties de rébellions- alibi.
Face à cette « communauté internationale » programmée pour pécher, en l’occurrence pour  émasculer la RDC à des fins des pillages des ressources naturelles, la seule réponse réside dans la mobilisation patriotique tous azimuts. Voilà une cause sacrée pour laquelle la CENCO peut appeler à des marches monstres autant qu’il le faudra pour que ceux des pays bien connus des Congolais qui incarnent réellement cette « communauté internationale » renoncent  à leur dessein méphistophélique sur la RDC.

Mais pour qu’elle ne sonne pas comme une symphonie inachevée, cette déferlante populaire dans les rues et sentiers du pays devrait s’accompagner, au minimum, d’un aggiornamento au niveau de toute l’élite dirigeante. En ce compris certaines sphères du monde religieux.
 Les liaisons  dangereuses, clientélistes, carriéristes voire incestueuses entre un establishment zairo- congolais extraverti prêt à toutes les compromissions pour des intérêts immédiats et bassement matériels font que très souvent c’est avec la complicité active ou tacite  des dirigeants que la RDC est livrée à ses prédateurs.
 Cette très longue guerre résume avec tous ses différents épisodes résume parfaitement le double jeu ou le jeu trouble  qui enserre les dirigeants politico- militaires à tous niveaux
En matière d’ambivalence ou de complicité, l’enfer n’est pas que chez les autres. La parabole de la paille et de la poutre inspirerait utilement tous ceux qui accusent non sans raison la  » communauté internationale » sans balayer d’abord devant leur porte. Eux à qui il arrive de faire chorus avec cette même communauté internationale au détriment des intérêts fonciers du Congo.
 Il s’agit, au fond, pour l’élite congolaise,  toutes strates confondues, de sortir des ambiguïtés quasi ataviques héritées du legs colonial.
Puisse la sainte colère partagée du peuple congolais ne pas être sacrifiée, une fois de plus, sur l’autel des  postures et autres rentes de situation  des uns et des autres. Amen!


"Tchad : le rapport à charge de Moussa Faki Mahamat contre Mahamat Idriss Déby Itno
Le président de la Commission de l’Union africaine désavoue la nomination de Félix Tshisekedi comme facilitateur de Paix - Nov 10, 2022

= https://www.jeuneafrique.com/1392217/politique/tchad-le-rapport-a-charge-de-moussa-faki-mahamat-contre-mahamat-idriss-deby-itno/
Le président de la Commission de l’Union africaine s’apprête à soumettre un rapport à la prochaine session du Conseil de paix et de sécurité, ce 11 novembre. Il y désavoue la décision de la CEEAC de nommer Félix Tshisekedi facilitateur du processus de transition au Tchad et tire à boulets rouges sur le régime de N’Djamena.

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Jad20221110-conf-tchad-moussafakimahamat-1256x628-1668095824
Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat. :copyright: Vincent Fournier/JA

Dans un message transmis le 8 novembre à son homologue namibien, Hage Geingob, via son ambassadeur à Windhoek et dont Jeune Afrique s’est procuré copie, le président congolais, Félix Tshisekedi, a explicitement demandé à ce que son pays soit invité à participer à la session du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) – dont la Namibie assure la présidence pour ce mois de novembre – prévue pour le 11 novembre à Addis-Abeba.À LIRETchad : Mahamat Idriss Déby Itno, Félix Tshisekedi, Denis Sassou Nguesso… Les coulisses du sommet de la CEEAC
La situation au Tchad sera en effet le principal sujet abordé par les quinze membres du CPS, organe décisionnel permanent de l’UA pour tout ce qui concerne la prévention, la gestion et le règlement des conflits, et Félix Tshisekedi, qui a été désigné par ses pairs d’Afrique centrale réunis à Kinshasa le 25 octobre comme « facilitateur du processus de transition en République du Tchad », estime que, « compte tenu du principe de subsidiarité », la décision le nommant à ce poste doit être « respectée par l’Union africaine ». Or, si l’on en juge par la teneur du rapport qui sera soumis le 11 novembre au CPS par le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, ce n’est manifestement pas le cas.

Menace de sanctions
Ce rapport, dont Jeune Afrique a pris connaissance, préconise en effet de nommer un facilitateur de l’UA au Tchad (en précisant qu’il s’agit d’« un chef d’État en fonction »), sans prendre en considération les résolutions du sommet de la CEEAC de Kinshasa – sommet auquel Moussa Faki Mahamat n’avait pas été convié. Ce rapport de huit pages se lit par ailleurs comme un véritable réquisitoire contre l’actuel régime tchadien et, en filigrane, contre son président, Mahamat Idriss Déby Itno.À LIRETchad : Mahamat Idriss Déby Itno obtient une périlleuse carte blanche
Après avoir exprimé « [sa] grande déception et [son] profond regret face au refus des autorités de transition de respecter la période de transition convenue de dix-huit mois […] ainsi que le refus des autorités actuelles de respecter l’interdiction faite aux membres du CMT de se porter candidats aux élections », le président de la Commission de l’UA agite ouvertement la menace de sanctions, qualifiées de « mesures à prendre nécessairement […] à l’encontre des autorités de la transition pour le non-respect des engagements pris ».
Cela relève, selon lui, d’« une exigence de cohérence avec la position constante de l’Union africaine concernant les quatre autres cas de changements anti-constitutionnels de gouvernement en cours actuellement en Afrique, à savoir le Soudan, le Mali, la Guinée et le Burkina Faso ».

« Véritables négociations politiques »
Concernant ce qu’il appelle « les évènements tragiques du 20 octobre 2022 », Moussa Faki Mahamat va totalement dans le sens du narratif des opposants tchadiens, sans tenir compte de celui du pouvoir, pour qui il s’agit d’une insurrection, voire d’une tentative de coup d’État. Il appelle en effet le CPS à « condamner fermement les meurtres, la torture, l’arrestation et les emprisonnements arbitraires de centaines de civils », parle de « répression sanglante », exige « la libération immédiate de tous les détenus politiques », ainsi que l’ouverture d’une « enquête sérieuse et crédible » sur ces événements.
La solution politique passe selon lui par l’engagement « de véritables négociations politiques entre tous les acteurs, de manière inclusive », toute autre voie étant selon lui « destructrice pour le pays » – ce qui revient à dénier la légitimité des résolutions issues du Dialogue national inclusif et souverain.À LIRETchad : Mahamat Idriss Déby Itno et Succès Masra, duel au-dessus d’une poudrière
Ce réquisitoire de Moussa Faki Mahamat est, on le voit, très éloigné du conciliant communiqué final de la réunion des chefs d’État d’Afrique centrale. Tout juste se contente-t-il de suggérer une simple coordination entre la commission de l’UA – qui aurait clairement le leadership sur ce dossier – et la CEEAC. La position qu’adopteront le 11 novembre les deux pays membres à la fois de la CEEAC et du CPS, le Congo Brazzaville et le Burundi, sera à cet égard très suivie.
Quant aux autorités de N’Djamena, qui considèrent depuis longtemps que Moussa Faki Mahamat – dont l’ambition de briguer la présidence de la République à l’issue de la période de transition est de moins en moins hypothétique – n’est pas un arbitre impartial, elles trouveront dans ce rapport à charge la justification de la petite phrase lancée par Mahamat Idriss Déby Itno au sommet de Kinshasa : « Moussa Faki est un acteur politique tchadien. »


"Surfer utilement sur la lame de fond patriotique - 14/11/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/11/surfer-utilement-sur-la-lame-de-fond-patriotique/
Vaincre, mais ne pas savoir profiter de ses victoires .Tel était le lot quotidien du généralissime romain Hannibal.

Sur le front de l’interminable guerre d’agression, que de fois la RDC ne s’est-elle pas comportée comme Hannibal? A l’instar de la lame de fond patriotique qui déferle sur le pays, que de mobilisations réussies sans lendemain ? A la manière des hauts faits  d’armes de 2013, que de succès militaires dilués dans des négociations aux contours flous?
Si Kinshasa devait apprendre de ses erreurs, ce serait l’occasion ou jamais. Car, comme le peuple d’en bas le clame dans tous les dialectes authentiquement congolais, comme les évêques catholiques viennent de le réciter  par cœur et en chœur dans toutes les langues  parlées dans les 54 diocèses du pays ;  l’intégrité du territoire et,  donc,  la souveraineté ne se négocie guère. Pas plus que l’allégeance à sa patrie ne saurait être conditionnée par quoi que ce soit.
Certes, il y a des  raisons objectives pour s’opposer à la gouvernance Tshisekedi. Mais,  aucun  motif ne saurait justifier que l’on prenne des armes contre sa propre nation pour cautionner l’agression de son pays!
L’armée étant requinquée, le sursaut patriotique étant visible à l’œil nu, il appartient maintenant aux gouvernants de traduire la volonté populaire en termes de ligne de conduite à tenir dans les cénacles sous- régionaux, régionaux et internationaux. Il s’agit, en particulier, de ne plus tomber dans le panneau des concessions sur l’essentiel. A savoir la souveraineté nationale. Sinon, le piège du mythe de Sisyphe, façon Camus, dans lequel les prédateurs ont enfermé le pays va continuer de plus belle. Autant dire qu’on n’en sortira jamais.
 
Ce qui ne serait pas pour déplaire à tous ceux qui vivent du far west créé et entretenu dans l’Est de la RDC. Ces bénéficiaires vont des commanditaires de la guerre aux exécutants- négriers officiels  rwandais et ougandais en passant par différents variants de la même rébellion- écran et  quantité de groupes armés opportunistes. La boucle de l’affairisme de sang est bouclée.
A Kinshasa de tracer clairement et nettement la ligne Maginot à ne pas franchir. Les pays de la région ont, il est vrai,  vocation, à aider à trouver une solution pacifique. Mais, pas à n’importe quel prix.
Il est plus que temps d’en finir avec cette diplomatie bisounours ou encore angélique là où tous les autres pays – y compris tous nos voisins- voient d’abord leurs intérêts. Exit donc cette diplomatie dite de proximité qui part d’un postulat quasi religieux sur le bon sentiment mutuel qui n’existe nulle part sur la planète Terre.
La révolution, disait Mao, n’est pas un dîner de gala. Malgré les apparences, la diplomatie non plus.


"ODEP : La présidence est passée de 455 agents à 1018, la primature paie 606 agents et l’assemblée nationale 2756 sans compter les 500 députés -8 novembre 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/11/08/odep-la-presidence-est-passee-de-455-agents-a-1018-la-primature-paie-606-agents-et-lassemblee-nationale-2756-sans-compter-les-500-deputes.html/120082/
"RDC : Le changement de régime « n’a pas changé grand chose à la mauvaise gestion des finances publiques » (ODEP) - 8 novembre 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/11/08/rdc-le-changement-de-regime-na-pas-change-grand-chose-a-la-mauvaise-gestion-des-finances-publiques-odep.html/120093/

"Exécution de la loi des finances 2021 en RDC : l’ODEP déplore le fait que "le cancer de dépassements budgétaires signe son entrée dans le secteur de l’Enseignement Supérieur et Universitaire" - 8 novembre 2022
= https://actualite.cd/2022/11/08/execution-de-la-loi-des-finances-2021-en-rdc-lodep-deplore-le-fait-que-le-cancer-de
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/11/09/rdc-lodep-deplore-lentree-de-depassement-budgetaire-dans-les-universites-et-institutions-de-lesu.html/120202/



"RDC : Le Pasteur Rolland Dallo affirme que 4 Présidents africains complotent « contre Félix Tshisekedi » -11-11-2022  Laughing  Laughing  Laughing
= https://mbote.cd/buzz/rdc-le-pasteur-rolland-dallo-affirme-que-4-presidents-africains-complotent-contre-felix-tshisekedi/121283/

"Félix Tshisekedi en visite au plus grand Centre Financier de Kinshasa - 09-11-2022
= https://lepotentiel.cd/2022/11/09/felix-tshisekedi-en-visite-au-plus-grand-centre-financier-de-kinshasa/

= https://congokin.blog/?p=10520


"RDC : Kinshasa met les journalistes sous pression - 09 Nov 2022
= http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-kinshasa-met-les-journalistes-sous-pression/
L'ancienne journaliste de RFI, Sonia Rolley, a été expulsée de République démocratique du Congo (RDC). Elle attendait une accréditation affin de coordonner l'agence Reuters à Kinshasa. « Depuis la reprise des hostilités à l'Est es autorités ne cachent pas leur volonté de museler la presse » dénonce Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de Journalistes en danger (JED).

QU'A DIT TSHISEKEDI A LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES ET QU'EN PENSER ? Sonia-Rolley-1024x535
La journaliste Sonia Rolley sur TV5MONDE en 2019 :copyright: Youtube

Sale temps pour les journalistes en République démocratique du Congo (RDC). La mise en place de l’état de siège à l’Est du pays, le retour des rebelles du M23 et un climat politique tendu, à un an de l’élection présidentielle, ont placé les journalistes dans le viseur des autorités congolaises. Dernier épisode en date, l’expulsion de la journaliste Sonia Rolley, bien connue des auditeurs Congolais pour avoir longtemps été la correspondante permanente de RFI à Kinshasa. La journaliste, qui travaille maintenant pour l’agence de presse internationale Reuters, a été convoquée mardi 8 novembre par la Direction générale de migration (DGM). Son passeport lui a été confisqué et les services congolais l’ont conduite à l’aéroport international de N’djili, où elle a quitté la RDC sans ses effets personnels.

Refus d’accréditation

L’Association des correspondants de la presse internationale en République démocratique du Congo (ACPI RDC) indique que cette expulsion intervient après plusieurs mois de refus d’accréditation de Sonia Rolley par le ministère de la Communication et des médias, « en dépit du paiement effectué par le nouvel employeur de la journaliste ». L’agence Reuters explique de son côté « qu’elle n’a pas pu joindre le porte-parole du ministère de l’Intérieur mardi soir et que ses appels aux responsables du ministère des Communications et des médias sont restés sans réponse ». Reuters souligne « qu’elle continuera à faire des reportages depuis le Congo de manière indépendante et impartiale, comme nous le faisons partout dans le monde ».

« Menaces, pressions… »

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme en RDC (BCNUDH) s’est « inquiété » de cette expulsion « manu militari », décidée par les autorités, alors que la journaliste « disposait d’un visa de séjour temporaire en attente de son accréditation ». Human Rights Watch et Amnesty International ont dénoncé cette expulsion et demandent à Kinshasa de « revenir sur leur décision et à permettre à Sonia Rolley de continuer à faire son travail ». Pour l’Association des correspondants de la presse internationale en RDC, l’expulsion de Sonia Rolley « illustre le climat dangereux dans lequel évoluent actuellement les médias en RDC où d’autres journalistes étrangers peinent à obtenir leur accréditation, alors que le montant à payer pour ce faire a été sensiblement augmenté et la validité réduite ». L’Association explique que « des correspondants des médias étrangers en RDC font l’objet des menaces et de pressions des autorités et des services de sécurité, ou même des personnes se présentant comme proche du régime ».

Une décision « administrative »

Le ministère de la Communication a réagi mercredi soir, en indiquant que Sonia Rolley était en situation irrégulière et que son expulsion s’était déroulée « dignement ». La décision est « administrative » et ne constitue pas « une atteinte à la liberté de la presse ». Des accréditations sont délivrées « en ce moment même à des journalistes étrangers », se défend le ministère de la Communication. Pourtant, l’année 2022 a été particulièrement difficile pour les journalistes exerçant au Congo. Depuis janvier, Journalistes en danger (JED), une ONG spécialisée dans la défense des journalistes, a recensé 124 atteintes à la liberté de la presse, 1 journaliste tué, 2 kidnappés, 49 menacés et 35 arrêtés.

Le « devoir patriotique » de la presse

Depuis l’instauration de l’état de siège dans l’Est du pays et la résurgence de la rébellion du M23 qui s’est emparée de nombreuses localités dans le Rutshuru, les autorités congolaises se sont montrées particulièrement directives dans ses instructions à la presse congolaise. « Votre métier ne vous exonère pas de votre devoir patriotique de soutenir nos forces armées et nos éléments de la police » avait déclaré le ministre de la Communication et des médias, Patrick Muyaya en mai 2021, en plein état de siège. Le ton était donné. Le maigre bilan de 19 mois d’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu, et la prise de Bunagana par les rebelles du M23 depuis juin dernier ont rendu le gouvernement congolais peu enclin à laisser la presse critiquer son action. « Les autorités ne cachent pas leur volonté de museler la presse libre et indépendante, accusée de jouer le jeu de l’ennemi » s’inquiète Tshivis Tshivuadi, le secrétaire général de Journalistes en danger.

L’affaire Wembi

Le journaliste Steve Wembi, accusé sur les réseaux sociaux « de rouler pour le M23 » avait mystérieusement disparu le 24 octobre dernier. Selon des témoins, et l’Association des correspondants de la presse internationale en RDC, « des membres supposés de l’Agence nationale des renseignements (ANR) l’avaient arrêté et embarqué dans un véhicule de couleur blanche ». Le ministre de la Communication a démenti son arrestation après un contact téléphonique avec Steve Wembi. Le journaliste est tout aussi mystérieusement réapparu sur Twitter depuis quelques jours… sans explication sur sa « disparition ». Le correspondant de RFI, Pascal Mulegwa qui s’était rendu devant l’hôtel où avait disparu Steve Wembi a été brièvement interpellé par des agents de l’ANR. « J’ai même été dépossédé d’une importante somme d’argent dans leurs locaux où ils m’ont amené » a-t-il témoigné à Reporter sans Frontière.

Des médias coupables

Pour de nombreux journalistes, le pouvoir en place cherche clairement à intimider la profession. En guerre contre le M23, le gouvernement congolais livre également une guerre médiatique contre tous ceux qui critiquent l’action du gouvernement et du chef de l’Etat, ou relaient les propos et les communiqués de « l’ennemi ». La mise au pas de la presse congolaise, pourtant l’une des plus libres de la région, augmente au fur et à mesure des errements militaires, diplomatiques et politiques du régime de Félix Tshisekedi. Ce ne sont pas les médias qui font l’échec de l’état de siège. Ce ne sont pas les médias qui ont fait tomber Bunagana dans les mains de la rébellion. Et ce ne sont pas les médias qui vaincront le M23.

« Abasourdie »

Le durcissement du régime envers la presse est d’autant plus étonnant venant d’un président issu de l’opposition et de membres du gouvernement qui n’ont eu de cesse de critiquer les atteintes à la liberté de la presse commises sous Joseph Kabila. Sonia Rolley, qui a notamment travaillé sur l’affaire Congo Hold up, révélant la corruption à grande échelle en RDC, s’étonne de sa mésaventure sur Twitter : « C’est la première fois en 20 ans de carrière que je me fais formellement expulser. Je reste abasourdie de l’être aujourd’hui au Congo, de cette manière après toutes ces années de reportages, d’enquêtes… » Abasourdie, c’est bien le mot.

"RDC : RSF et JED dénoncent l’expulsion « brutale » de Sonia Rolley - 9 novembre 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/11/09/rdc-rsf-et-jed-denoncent-lexpulsion-brutale-de-sonia-rolley.html/120268/
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221109-la-journaliste-sonia-rolley-expuls%C3%A9e-de-rdc-un-signal-inqui%C3%A9tant-pour-la-presse
= https://afrique.lalibre.be/73634/rdc-expulsion-de-la-journaliste-francaise-sonia-rolley/
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221109-rdc-expulsion-de-la-journaliste-fran%C3%A7aise-sonia-rolley
= https://www.liberation.fr/international/afrique/la-journaliste-sonia-rolley-sechement-expulsee-de-la-republique-democratique-du-congo-20221109_OFLFYZGSERFO3IWRDFFDTQNQSY/
= https://information.tv5monde.com/info/rdc-la-journaliste-francaise-sonia-rolley-expulsee-de-kinshasa-477961
= https://cpj.org/fr/2022/11/la-journaliste-francaise-sonia-rolley-expulsee-de-la-rdc-son-accreditation-refusee/
= https://www.hrw.org/fr/news/2022/11/10/la-rd-congo-expulse-une-journaliste-de-renom

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Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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