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L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ?

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Message  ndonzwau 16/8/2021, 2:39 pm

On en parle à peine comme c'est toujours discret à chaque fois qu'il s'agit de la présence militaire américaine en Afrique subsaharienne mais des forces américaines sont au Congo pour aider à la traque des djihadistes présents au Nord Est du Congo. D'où la question de savoir si cette présence américaine annonce un tournant dans la  lutte contre l'insécurité à l'Est ?

Les Américains se sont appuyés sur le partenariat privilégié pour la paix qu'ils ont signé avec le Congo en 2019 mais plus officiellement sur la classification des ADF en groupe terroriste affilié à l’Etat islamique. Cette lutte contre le terrorisme et ici pour les gardiens des parcs nationaux des Virunga et de Garamba, devenus le sanctuaire des forces terroristes en sera-t-elle plus efficace ?
Entre-temps, l'Amérique déterminée à reprendre pied (contre la Chine ?) au Congo via Tshisekedi emploie les grands moyens. En même temps qu'elle lance son appui militaire, elle sort le chéquier, 1,6 milliards, pas grand chose à l'horizon américain et international mais apparemment suffisant pour nous, objectifs : faciliter l’accès à l’eau et soutenir le secteur privé. Leur intendant local, l'ambassadeur Hammer s'applique bruyamment à l'appliquer.
Entre-temps le gouvernement Congolais a validé le plan du retrait progressif de la Monusco aujourd'hui encore présente.



"Des forces spéciales américaines associées à la traque des djihadistes dans l’est de la RDC - 16 août 2021
= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/08/16/des-forces-speciales-americaines-associees-a-la-traque-des-djihadistes-dans-l-est-de-la-rdc_6091547_3212.html
Ces experts antiterroristes ont pour mission d’appuyer l’armée congolaise contre les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe affilié à l’Etat islamique.

L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ? 8834b4d_306712241-000-8rh62k
L’ambassadeur américain à Kinshasa, Mike Hammer, lors d’un déplacement à Beni, dans l’est de la RDC, en octobre 2020. SEBASTIEN KITSA MUSAYI / AFP

Dimanche 15 août, le président Félix Tshisekedi a autorisé des experts antiterroristes américains, arrivés deux jours plus tôt en République démocratique du Congo (RDC), à appuyer l’armée congolaise dans sa mission de lutte contre les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé présenté par l’Etat islamique (EI) comme sa branche en Afrique centrale, a-t-on appris auprès de la présidence congolaise.
Ces forces spéciales américaines ont pour mission d’« apporter un appui aux Forces armées de la RDC (FARDC) dans la lutte contre le terrorisme et aux gardiens des parcs nationaux des Virunga et de Garamba, devenus le sanctuaire des forces terroristes », explique le communiqué de la présidence, précisant que cette mission doit durer « plusieurs semaines ». Le très actif ambassadeur américain à Kinshasa, Mike Hammer, qui a conduit la délégation militaire auprès du président Tshisekedi, a rappelé qu’il s’agissait de la mise en application du partenariat privilégié pour la paix signé par la RDC et les Etats-Unis en 2019.

A l’origine, les ADF étaient des rebelles musulmans ougandais qui voulaient chasser le président Yoweri Museveni du pouvoir. Mais ils ont fait souche depuis près de trente ans dans l’est de la RDC, où ils sont accusés d’être responsables des massacres de plus de 6 000 civils depuis 2013, d’après un bilan de l’épiscopat congolais. Depuis avril 2019, certaines de leurs attaques sont revendiquées par l’EI. Les Etats-Unis les ont placés en mars sur la liste des « organisations terroristes » affiliées à l’organisation djihadiste.
Les provinces congolaises du Nord-Kivu et de l’Ituri sont placées depuis le 6 mai en état de siège pour lutter contre les groupes armés qui terrorisent les civils. Le président Félix Tshisekedi y a remplacé des autorités civiles par des officiers de l’armée et de la police.
Le Monde avec AFP

"RDC : arrivée d'une équipe des Forces d'opérations spéciales américaines en appui à l’équipe congolaise de lutte contre le terrorisme - 13/08/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/08/13/actualite/securite/rdc-arrivee-dune-equipe-des-forces-doperations-speciales-americaines

L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ? 20210813234245772445-c2fd2260-120b-44bd-9a61-34c9c3c2594f
Arrivée d'une équipe des forces d'opérations spéciales américaines en RDC, le 13/08/2021. Radio Okapi/Ph. Billy Ivan Lutumba.

Une équipe des Forces d'opérations spéciales américaines est arrivée ce vendredi 13 août en appui à l’Équipe congolaise de lutte contre le terrorisme et aux gardiens de parc de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
«  À la demande du gouvernement de la République démocratique du Congo, une équipe des Forces d’opérations spéciales américaines visitera la République démocratique du Congo pendant plusieurs semaines. Cette visite, qui s’effectuera dans le cadre du Partenariat privilégié pour la paix, la prospérité et la préservation de l’environnement (PP4PP+P) conclu par les Etats-Unis et la RDC, appuie la détermination expresse du président Tshisekedi de restaurer la paix et la sécurité dans l’est de la RDC et de lutter contre DAECH-RDC (aussi connu sous le nom de Forces démocratiques alliées - ADF) dans la cadre de la Coalition mondiale pour vaincre DAECH », indique un communiqué de l’Ambassade des Etats-Unis en RDC.

Le but de la visite de l’équipe des Forces d’opérations spéciales américaines est de collaborer avec le ministère de la Défense et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pour réaliser une évaluation de la future équipe congolaise de lutte contre le terrorisme dont l’objectif sera de se focaliser sur DAECH-RDC dans l’est du Congo.
« L’évaluation de l’équipe des Forces d’opérations spéciales informera les principaux responsables congolais de la Défense alors qu’ils cherchent à mettre sur pied une Équipe efficace qui lutte contre le terrorisme et promeut la paix et la stabilité en faveur du peuple congolais », précise le communiqué.
En outre, ajoute le document, l’équipe des Forces spéciales réalisera aussi une évaluation des gardiens de parc de l’ICCN en appui à la conservation de la nature dans les parcs nationaux de la Garamba et de Virunga et fournira des données pour améliorer l’efficacité de leurs efforts visant à contrer le trafic des espèces sauvages et les autres activités illégales entreprises dans les parcs.'

= https://afrique.lalibre.be/62994/rdc-des-forces-speciales-americaines-associes-a-la-traque-des-adf-dans-lest/
= http://www.lepotentiel.cd/g?post=2434
= https://www.politico.cd/encontinu/2021/08/16/lutte-contre-le-terrorisme-en-rdc-une-delegation-des-forces-speciales-americaines-recue-par-felix-tshisekedi.html/90468/
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/08/14/une-equipe-des-forces-speciales-des-etats-unis-en-renfort-aux-fardc-deja-a-kinshasa.html/90364/

"Arrivée des forces d’opérations spéciales américaines: “Ce soutien du gouvernement américain est le bienvenu”, (Patrick Muyaya) -  août 14, 2021
= https://www.congo-press.com/arrivee-des-forces-doperations-speciales-americaines-ce-soutien-du-gouvernement-americain-est-le-bienvenu-patrick-muyaya/

L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ? Muyaya_patrick_21_4
Patrick Muyaya, Porte-parole du Gouvernement

Le ministre de la communication et médias, porte parole du gouvernement, Patrick Muyaya, s’est exprimé en rapport avec l’arrivée d’une équipe des forces d’opérations spéciales américaines, en appui à l’équipe congolaise de lutte contre le terrorisme et aux gardiens du parc de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
“Nous faisons face à du terrorisme pur qui requiert une mobilisation internationale. Ce soutien du gouvernement américain est le bienvenu”, indique son compte Twitter.
Selon un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis en RDC, le but de la visite de l’équipe des forces d’opérations spéciales américaines est de collaborer avec le ministère de la défense et les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pour réaliser une évaluation de la future équipe congolaise de lutte contre le terrorisme dont l’objectif sera de se focaliser sur DAECH-RDC dans l’est du Congo.

« L’évaluation de l’équipe des forces d’opérations spéciales informera les principaux responsables congolais de la défense, alors qu’ils cherchent à mettre sur pied une équipe efficace qui lutte contre le terrorisme et promeut la paix et la stabilité en faveur du peuple congolais », précise le communiqué.
En outre, ajoute le document, l’équipe des forces spéciales réalisera aussi une évaluation des gardiens du parc de l’ICCN, en appui à la conservation de la nature dans les parcs nationaux de la Garamba et de Virunga et fournira des données pour améliorer l’efficacité de leurs efforts visant à contrer le trafic des espèces sauvages et les autres activités illégales entreprises dans les parcs.
= https://www.infosgrandslacs.info/productions/rdc-arrivee-dune-equipe-des-forces-doperations-speciales-americaines-en-appui-lequipe


"Lutte contre le terrorisme en RDC: les USA annoncent l’arrivée d’une équipe des forces  d’opérations spéciales pour appuyer les FARD -13 août 2021
= http://yabisonews.cd/2021/08/13/lutte-contre-le-terrorisme-en-rdc-les-usa-annoncent-larrivee-dune-equipe-des-forces-doperations-speciales-pour-appuyer-les-fardc/


"RDC : les États-Unis sortent le chéquier pour soutenir Félix Tshisekedi - 03 août 2021
= https://www.jeuneafrique.com/1210950/economie/rdc-les-etats-unis-confirment-leur-soutien-financier-a-tshisekedi/
Washington mobilise 1,6 milliard de dollars en faveur du développement de la RD Congo. Objectifs : faciliter l’accès à l’eau et soutenir le secteur privé.
Le 20 juillet, ce sont 1,6 milliard de dollars que les États-Unis, par le biais de l’USAID, leur agence de développement international, ont mis sur la table pour la République démocratique du Congo, dans le cadre du renouvellement de leur stratégie de coopération. L’accord de financement a été signé par Samy Adubango, le vice-ministre congolais des Affaires étrangères, et par Paul Sabatine, le directeur de la mission de l’USAID.

Approuvée en décembre 2020, cette nouvelle stratégie, qui doit se déployer sur cinq ans, a pour objectif de rendre le pays « plus pacifique et plus prospère, en offrant aux communautés comme aux individus de meilleures opportunités d’épanouissement », explique à Jeune Afrique un responsable de l’USAID en RD Congo.[/size]
Concrètement, les fonds sont destinés à sept régions – Kivu, H[...]


"Des contingents étrangers arrivent en renfort en RDC -  11/08/2021
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210811-des-contingents-%C3%A9trangers-arrivent-en-renfort-en-rdc
Des soldats kényans prêtent main forte dans la lutte contre l'insécurité que le président Félix Tshisekedi mène depuis quelques mois. Des éléments de l’armée kényane sont en effet signalés depuis lundi dans le Nord-Kivu. Ils font partie des unités d’intervention rapide de la Force de brigade intégrée des Nations unies.
Avec notre correspondant à Kinshasa, Kamanda wa Kamanda Muzembe

Le Kenya à la rescousse de la RDC dans la lutte contre l’insécurité menée depuis quelques mois par le président Félix-Antoine Tshisekedi. Des éléments de l’armée kényane sont en effet signalés depuis lundi dans le Nord-Kivu. Ils font partie des unités d’intervention rapide de la FIB.
Deux contingents sont arrivés lundi et mardi, un troisième est annoncé pour aujourd'hui, selon des sources à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Pour des raisons de stratégie, les effectifs ne sont pas révélés. On sait en revanche que ces militaires kényans sont acheminés dans la région de Beni où ils rejoignent les troupes tanzaniennes. On attend également dans les prochains jours les contingents sud-africains et népalais, les quatre devant constituer des unités d’intervention rapide pour mener des opérations contre les groupes locaux et étrangers à l’origine de l’insécurité dans cette zone.

L'arrivée des troupes kényanes avait été annoncée en avril dernier par le président Tshisekedi, pour appuyer l’armée congolaise dans sa lutte contre le terrorisme et les conflits en RDC. Dans les rangs des FARDC, la contribution des troupes de la Monusco dans les combats est appréciée. Selon un officier congolais, elle a permis aux militaires d’avancer dans la traque contre les ADF.
Après plus de trois mois d'état de siège, les attaques se poursuivent néanmoins dans l'est du pays."

"Renforcement des casques bleus de la FIB : les FARDC rassurent la population de Beni - 15/08/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/08/15/actualite/securite/renforcement-des-casques-bleus-de-la-fib-les-fardc-rassurent-la


Les forces spéciales américaines en Afrique: discrètes mais croissantes" - 2017
= https://www.africanmedias.com/les-forces-speciales-americaines-en-afrique-discretes-mais-croissantes/
La récente embuscade au Niger, qui a coûté la vie à quatre soldats des forces spéciales américaines, a mis en lumière la discrète mais très nette montée en puissance de ces unités d’élite en Afrique, devenue leur deuxième zone d’intervention dans le monde, après le Proche-Orient.
Leur mission est de contrer la progression des mouvements jihadistes: “neutraliser” les shebabs en Somalie, “affaiblir” le groupe Etat islamique au Sahel, en Libye ou en Egypte ou encore Al-Qaïda au Mali, et “contenir” Boko Haram au Nigeria, selon des responsables des Forces spéciales rencontrés récemment au siège de leur commandement (SOCOM) à Tampa, en Floride.
Sur les 8.000 “opérateurs” des Forces spéciales américaines déployés chaque jour dans le monde en 2017, plus de 1.300 le sont en Afrique, et près de 5.000 au Proche-Orient, ont précisé ces responsables ayant requis l’anonymat. En cinq ans, leur nombre sur le continent africain a triplé: ils n’étaient que 450 en 2012.

Typiquement, il s’agit d’équipes d’une douzaine de soldats d’élite, surentraînés et suréquipés, qui pendant 60 à 90 jours servent d’instructeurs à quelque 300 soldats d’un Etat africain. Ils sont déployés chaque jour dans une vingtaine de pays en moyenne, selon le SOCOM qui ne précise pas les pays concernés.
Selon un rapport au Congrès du commandant des forces américaines en Afrique, le général Thomas Waldhauser, les militaires américains sont notamment présents au Tchad, en République démocratique du Congo, en Ethiopie, en Somalie, en Ouganda, au Soudan, au Rwanda et au Kenya.
Les Etats-Unis n’ont officiellement pas d’autre base sur le continent que celle de Camp Lemonnier à Djibouti. Mais les forces spéciales, qui regroupent des unités d’élite de l’armée de Terre (les “Bérets verts”), de la Navy (les fameux Navy Seals), des Marines et de l’armée de l’Air, utilisent aussi la base aérienne de Moron, dans le sud de l’Espagne, pour leurs opérations en Afrique.

– ‘Installations durables’ –

Les Forces spéciales ont aussi des “installations durables” dans les pays amis, selon une source au commandement américain en Afrique (AFRICOM). “Mais tout ceci est fait à la demande du pays-hôte”, a assuré cette source ayant requis l’anonymat. “Notre objectif n’est pas de mener des opérations unilatérales”.
Officiellement, il ne s’agit pas d’une mission de combat, mais d'”entraîner, conseiller, assister”. Pourtant, divers épisodes ces derniers mois ont montré que les opérations menées allaient souvent bien plus loin.
Début mai, un soldat américain, qui officiellement assurait une mission de conseil et d’assistance de l’armée nationale somalienne, avait été tué par un tir d’armes légères dans un raid contre les islamistes somaliens.
Et l’opération menée le 4 octobre avec des soldats nigériens dans l’ouest du Niger, à la frontière avec le Mali, reste bien mystérieuse. Officiellement, la patrouille américano-nigérienne devait rendre visite à des chefs tribaux. Mais elle est tombée dans une violente embuscade qui a fait huit morts au total, dont quatre Nigériens et quatre Américains.

Le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, a défendu jeudi cette opération, expliquant que les soldats américains étaient là pour “aider les peuples de la région à se défendre eux-mêmes” contre les “terroristes qui sèment instabilité, meurtres et pagaille depuis cette région”.
“Si nous avons des soldats là-bas et pas des volontaires du Peace Corps, c’est bien pour une raison: nous sommes armés et le danger auquel nos troupes sont confrontées pendant ces opérations anti-terroristes est bien réel”, a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis soutiennent l’opération militaire française Barkhane dans cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso), laissant à la France la tâche de mener le combat contre les groupes islamistes radicaux dans cette région avec les alliés africains.
Les Etats-Unis ont notamment apporté du ravitaillement aérien pour les avions français et échangent du renseignement avec les Français."


"Le Gouvernement congolais valide le plan de retrait progressif de la MONUSCO - 15 août 202
= https://www.politico.cd/encontinu/2021/08/15/le-gouvernement-congolais-valide-le-plan-de-retrait-progressif-de-la-monusco.html/90447/


Compatriotiquement! 


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ? Empty Re: L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ?

Message  ndonzwau 18/8/2021, 1:56 pm

Lorsqu'on lit dans les détails de l'annonce, les 11(!)experts militaires américains prévus rester au Congo pour des semaines n'auraient pour le moment qu'un rôle d'évaluation qui à court terme ne changera pas grand chose sur le terrain, pour l'instant ils ne vont pas participer à des missions opérationnelles. Ils renforcent la coopération Congo-américaine mais on est loin d'une coopération militaire robuste et opérationnelle.

Des militaires Congolais seront formés et les principaux responsables congolais seront tenus régulièrement informés de l'évolution de l'évaluation faite par l'équipe américaine. Le but recherché par cette mise à niveau est donc de mettre sur pied une équipe congolaise efficace, capable d'affronter le terrorisme et de participer à la promotion de la paix et la stabilité en faveur du peuple congolais. Les experts décideront des étapes futures de cette coopération pour en finir, une fois pour toute, avec les forces négatives qui écument l'est de la RDC. Cette nouvelle entreprise sera-t-elle concluante ? Osons l'espérer !



"Le rôle des experts militaires américains en RDC - 1è/08/2021
= https://www.dw.com/fr/le-r%C3%B4le-des-experts-militaires-am%C3%A9ricains-en-rdc/a-58883407
Une équipe des Forces d'opérations spéciales américaines est en RDC, en appui à l'armée congolaise engagée contre le groupe islamiste ADF à Beni et en Ituri.

L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ? 52700140_303

Cette mission qui doit durer plusieurs semaines consiste spécialement à utter contre les ADF
Cette équipe composée d'une vingtaine d'experts des forces spéciales américaines s'est entretenue avec le président congolais, Félix Tshisekedi. Ce dernier a autorisé son déploiement dans l'est et le nord-est de la RDC. 
Pour Mike Hammer, ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, cette équipe a pour mission d'apporter un appui à l'armée congolaise dans la lutte contre le terrorisme.
‘'Pendant cette visite, l'équipe aura l'opportunité d'échanger avec les FARDC (l'armée congolaise, ndlr) pour faire une analyse, les planifications des capacités des FARDC et pour faire la guerre contre les terroristes qui sont dans l'est du pays, je parle des ADF.'' a dit Hammer.
 
''Cette équipe sera aussi avec les gardiens des parcs nationaux des Virunga et de Garamba pour mettre fin aux activités illégales qui se passent dans ces parcs.",a-t-il poursuivi.
Cette mission américaine s'inscrit, selon l'ambassadeur américain à Kinshasa, dans le cadre du partenariat privilégié pour la paix conclue en 2019 entre la République démocratique du Congo et les Etats-Unis.
 
Une simple mission d'évaluation ?

L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ? 48195297_401

Mise en application du partenariat privilégié pour la paix signé par la RDC et les États-Unis en 2019
Selon les chiffres des experts du Baromètre sécuritaire du Kivu, depuis le 6 mai, le groupe islamiste ADF, présenté par le groupe Etat islamique comme sa branche en Afrique centrale (ISCAP), serait responsable de la mort de 254 civils, principalement dans la région de Beni au Nord-Kivu.
Pierre Boisselet, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, pense qu'à court terme cette présence militaire américaine ne changera pas grand-chose. 
‘'Cette mission est simplement une mission d'évaluation. En tout cas pour l'instant il n'est pas question que ces hommes participent à des missions opérationnelles'', explique-t-il.
Et il ajoute : ''Cette mission qui vient d'arriver à Kinshasa est probablement un pas pour renforcer la coopération mais on est encore très loin de ce qui peut être une coopération militaire robuste et opérationnelle.''

L'armée congolaise fait face aux attaques des combattants ADF qui ont fait plus de 6.000 morts, notamment parmi les civils, depuis 2013 d'après un bilan de l'épiscopat congolais.
Depuis avril 2019, certaines de leurs attaques sont revendiquées par l'organisation jihadiste Etat islamique. Les Etats-Unis les ont placés en mars sur la liste des organisations terroristes affiliées à l'Etat islamique."


"Est de la RDC : les Etats-Unis s’impliquent dans le processus d’éradication des forces négatives - 15 Août 2021
= https://www.adiac-congo.com/content/est-de-la-rdc-les-etats-unis-simpliquent-dans-le-processus-deradication-des-forces-negatives
Dans le cadre du Partenariat privilégié pour la paix, la prospérité et la préservation de l'environnement (PP4PP+4) conclu entre les États-Unis et la République démocratique du Congo (RDC), une équipe des forces d'opérations spéciales américaines est arrivée à Kinshasa le 13 août en fin de soirée.

Composée de onze experts militaires, l'équipe américaine vient en appui à l'équipe congolaise de lutte contre le terrorisme et aux gardiens de parcs de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Cette double mission américaine fait suite à une requête du gouvernement de la RDC. Elle appuie la détermination expresse du président Félix-Antoine Tshisekedi de restaurer la paix et la sécurité dans l'est du pays et de lutter contre les ADF dans le cadre de la coalition mondiale pour vaincre Daech. Le but poursuivi est d'asseoir une collaboration franche avec le ministère de la Défense et les Fardc en vue d'une évaluation de la future équipe congolaise de lutte contre le terrorisme avec, pour principal cible, Daech-RDC particulièrement actif dans l'est du pays.
Au terme de cette formation, les principaux responsables congolais seront tenus régulièrement informés de l'évolution de l'évaluation faite par l'équipe des Forces d'opérations spéciales américaines. Le but recherché par cette mise à niveau est de mettre sur pied une équipe congolaise efficace, capable d'affronter le terrorisme et de participer à la promotion de la paix et la stabilité en faveur du peuple congolais.

Une autre évaluation, pas des moindres, est celle des gardiens de parcs de l'ICCN. Les experts militaires américains viennent également en appui à la conservation de la nature dans les parcs nationaux de la Garamba et de Virunga. Ils auront à fournir des données pour améliorer l'efficacité de leurs efforts visant à contrer le trafic des espèces sauvages et d'autres activités illégales entreprises dans lesdits parcs. Megan E.Laron Koné, chargée des affaires publiques à l'ambassade américaine en RDC, a précisé que la présence de cette équipe  américaine sur le sol congolais constitue une preuve de taille du respect des engagements pris par les États-Unis dans leur partenariat avec la RDC.
Le Major Eric Hass, attaché de l'armée de terre adjoint, a donné quelques spécificités techniques liées à la mission. Cette première étape d'évaluation, a-t-il indiqué, prendra trente jours et tout dépendra des réalités du terrain. Les experts décideront des étapes futures de cette coopération pour en finir, une fois pour toute, avec les forces négatives qui écument l'est de la RDC. A noter que l'envoyé spécial du chef de l'État, Kanku Mubiayi, ainsi que son mandataire spécial, Serge Tshibangu, ont assisté à l'arrivée à Kinshasa par l'aéroport international de Ndjili de cette équipe des forces d'opérations spéciales américaines.

Les ADF affiliés à Daech

Rappelons qu’en mars 2021, le Département d’État américain avait établi une liste des groupes terroristes basés sur le continent africain. Cette catégorisation s’inspirait alors de l’article 219 de la loi américaine sur l’immigration, appelée « Immigration and Nationality Act ». Selon leurs terrains opérationnels respectifs, les ADF ont été désignés organisations terroristes étrangères affiliée à Daech et opérant de façon indépendante.
Ces groupes terroristes sont désormais répartis géographiquement en Afrique centrale et australe. C’est le cas de l’ADF qui opère à partir de la République démocratique du Congo et dont la tête dirigeante se nomme Seka Musa Baluku. L’annonce du Département d’État américain touchait particulièrement la RDC en ce qu’il y a lieu de noter un ambitieux projet terroriste consistant à créer en Afrique centrale une province dite de l’État islamique centrale. Le projet a été rendu public par Daech en avril 2019. Dans un communiqué rendu public à l'époque, Mike Hammer, l’ambassadeur américain en RDC, avait affirmé qu’avec cette nouvelle désignation de l’ADF, l’administration Biden appuiera les efforts du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à faire face aux groupes terroristes, désormais identifiés comme Daech-RDC."


"Des experts militaires américains en RDC pour appuyer l'armée dans la lutte contre le terrorisme  -14 août 2021
= https://grandslacsnews.com/posts/des-experts-militaires-americains-en-rdc-pour-appuyer-l-armee-dans-la-lutte-contre-le-terrorisme-3114
Dans le cadre du Partenariat Privilégié pour la Paix, la Prospérité et la Préservation de l'Environnement (PP4PP+4) conclu par les États-Unis et la République démocratique du Congo, une équipe des forces d'opérations spéciales américaines est arrivée à Kinshasa ce vendredi 13 août 2021 en fin de soirée.
Composée de onze experts militaires, elle vient en appui à l'équipe congolaise de lutte contre le terrorisme et aux gardiens de parcs de l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN). 
Cette double mission américaine fait suite à une requête du gouvernement de la RDC.

Elle appuie également la détermination expresse du Président Félix-Antoine Tshisekedi de restaurer la paix et la sécurité dans l'Est du pays et de lutter contre les ADF dans le cadre de la coalition mondiale pour vaincre Daech. 
Le but poursuivi par ailleurs, est d'asseoir une collaboration franche avec le Ministère de la Défense et les FARDC en vue d'une évaluation de la future équipe congolaise de lutte contre le terrorisme avec, pour principal cible, Daech-RDC particulièrement actif dans l'Est du pays. 
Au terme de cette formation, les principaux responsables congolais seront tenus régulièrement informés de l'évolution de l'évaluation faite par l'équipe des Forces d'opérations spéciales américaines.
Le but recherché par cette mise à niveau est de mettre sur pied une équipe congolaise efficace, capable d'affronter le terrorisme et de participer à la promotion de la paix et la stabilité en faveur du peuple congolais. 

Une autre évaluation est celle des gardiens de parcs de l'ICCN.
Les experts militaires américains viennent également en appui à la conservation de la nature dans les parcs nationaux de la Garamba et de Virunga.
Ils auront à fournir des données pour améliorer l'efficacité de leurs efforts visant à contrer le trafic des espèces sauvages et d'autres activités illégales entreprises dans lesdits parcs. 
Le Major Eric Hass, attaché de l'armée de terre adjoint, a donné quelques spécificités techniques liées à la mission.
Cette première étape d'évaluation, a-t-il indiqué, prendra trente jours et tout dépendra des réalités du terrain.
Les experts décideront des étapes futures de cette coopération pour en
= https://congoreformes.com/2021/08/14/rdc-arrivee-de-11-experts-militaires-americains-en-appui-a-la-lutte-contre-le-terrorisme-au-nord-kivu-et-en-ituri/


"Formation des officiers des FARDC : la RDC consolide la coopération militaire avec les USA - 12 AOÛT 2020
= https://laprosperiteonline.net/2020/08/12/nation/formation-des-officiers-des-fardc-la-rdc-consolide-la-cooperation-militaire-avec-les-usa/
L’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en République Démocratique du Congo, Mike Hummer, a, dans une interview accordée à radio Okapi lundi 10 août dernier, annoncé qu’un groupe d’officiers des FARDC pourra prendre part à une formation aux USA au mois de septembre prochain. «On a programmé pour commencer au mois d’août, mais ce sera compliqué en raison de la covid-19. J’espère que ça commencera en septembre. Il y aura des dizaines d’officiers qui pourront participer», a souligné l’ambassadeur américain.

Selon le diplomate américain, il s’agit d’une première vague d’une série de formations qui s’étalera sur plusieurs années. A l’entendre, ce projet a été fait en harmonie avec le ministre de la défense nationale, qui devra choisir des officiers qui prendront part à cette formation.
« (…) C’est une chose qui a été faite en concert avec le Ministre de la défense. Il nous dira quels sont les officiers qualifiés pour suivre les divers cours qui se feront pendant des années», a indiqué Mike Hummer qui précise que ce genre de formations existait déjà, mais qu’ils ont jugé bon de recommencer à nouveau en raison de progrès que la RDC aurait fait avec le respect des droits de l’homme et de la lutte contre la corruption.

Aussi, poursuit l’ambassadeur américain en RDC, ‘’la formation pourra être assurée par des experts américains qui peuvent venir au pays et faire de training ici dans diverses écoles de l’armée, des FARDC’’.
En gros, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique avait constaté avec satisfaction le remue-ménage apporté par le président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, au sein de l’Armée congolaise le mois de juillet dernier.'

= https://www.radiookapi.net/2020/08/14/actualite/politique/rdc-le-premier-groupe-dofficiers-fardc-sera-en-formation-aux-usa-en


"La politique américaine en RDC est une question d’intérêts et non d’alliés- 29 November 2013
= https://www.opendemocracy.net/en/openglobalrights-openpage/la-politique-americaine-en-rdc-est-une-question-dinterets-et-non-dalli/
Les États-Unis se soucient plus de la stabilité en RDC que de la promotion des intérêts nationaux rwandais ou Ougandais. L’analyse de Musavuli sur l’incapacité américaine à appliquer les principes de R2P (responsabilité de protéger) à la RDC ne tient pas compte de cet état de fait et sous-estime les récents changements dans la politique des États-Unis. ...


"Coopération militaire RDC-USA : des responsables du commandement américain pour l’Afrique en séjour de travail à Kinshasa - 28 janvier 2021
= http://www.provinces26rdc.net/cooperation-militaire-rdc-usa-des-responsables-du-commandement-americain-pour-lafrique-en-sejour-de-travail-a-kinshasa/
= https://reliefweb.int/report/democratic-republic-congo/coop%C3%A9ration-militaire-africom-en-rdc


"CONGO SIASAFEATURED
RDC : COMMENT DÉSIGNER LES ADF - MAR 24, 2021

= http://congoresearchgroup.org/rdc-comment-designer-les-adf/?lang=fr


"RDC : sous pression des États-Unis, Félix Tshisekedi procède à un prudent remaniement dans l’armée - (u]19 juillet 2020 [/u]
= https://www.jeuneafrique.com/1016772/politique/rdc-sous-pression-des-usa-felix-tshisekedi-procede-a-un-prudent-remaniement-dans-larmee/


"Terrorisme : que fait l'armée américaine en Afrique ? - 10/11/2017
= https://www.lepoint.fr/afrique/terrorisme-que-fait-l-armee-americaine-en-afrique-10-11-2017-2171403_3826.php


"L’offensive militaire bâclée, menée par les FARDC à l’est de la RDC, tourne au désastre – JJ Wondo - 2 décembre 2019
= https://afridesk.org/loffensive-militaire-baclee-menee-par-les-fardc-a-lest-de-la-rdc-tourne-au-desastre-jj-wondo/


"Félix Tshisekedi bientôt à Washington pour rencontrer Joe Biden - 18.08.2021,
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-91881_felix_tshisekedi_bientot_a_washington_pour_rencontrer_joe_biden.html
Le Président des États-Unis, Joe Biden, reçoit bientôt, à la Maison Blanche, son homologue de la République démocratique du Congo, selon le programme de convenance de ce dernier.
L' ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des Etats-Unis en RDC a remis, dans ce sens, le dimanche 15 août, une invitation à Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.


Des relations bilatérales sont donc au beau fixe entre la RDC et les USA dont le président Joe Biden a mis, depuis le vendredi 13 août, des Bérets verts américains généralement sous son contrôle, à la disposition d'un autre Président de la République, Félix Tshisekedi, pour être largués dans la partie Est du pays et lutter contre le terrorisme.
Porteur de l'invitation en question remise en mains propres, l'ambassadeur Mike Hammer était aussi le dimanche dernier à la tête de ces unités spéciales de son pays à la Cité de l'Union Africaine pour rencontrer le Président congolais.
Des sources indiquent que la rencontre au sommet entre Joe Biden et Félix Antoine Tshisekedi est bien en préparation à la Maison Blanche."



"Terrorisme : les Américains aideront-ils plus la RDC que l’Afghanistan ? - 17 août 2021
= https://www.jeuneafrique.com/1219098/politique/terrorisme-les-americains-aideront-ils-plus-la-rdc-que-lafghanistan/

L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ? Gf_edito_autocaricature_bis-1-100x100
Par Damien Glez
Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.


L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ? Rdc_adf_americains_1000-592x296-1629212920

Après leur retrait d’Afghanistan, les États-Unis vont appuyer l’armée congolaise dans sa traque d’un groupe affilié à l’État islamique. Nouvelle intervention militaire périlleuse…
D’un pays à l’autre, les militaires américains savent bloquer les vilains suspectés de connivences avec les tenants du terrorisme international. Depuis le 7 octobre 2001, leurs troupes – 98 000 soldats au plus fort de leur présence – barraient la route du trône afghan aux talibans catalogués dans « l’axe du mal » responsable des attentats du 11 septembre.

Tenus à distance pendant deux décennies, les fondamentalistes islamistes n’en ont pas moins repris, à Kaboul, le contrôle du pouvoir central, à peine les Américains retirés d’Afghanistan… Il y a loin de la coupe du « blocage » aux lèvres de l’ »interception », y compris en Afrique. En avril 2017, après six ans d’intervention dans l’est de la Centrafrique, les forces spéciales américaines abandonnaient la traque de l’Ougandais Joseph Kony, leader macabre de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Branche de Daesh

C’est désormais en RDC que des experts anti-terroristes venus des États-Unis vont aider à mettre hors d’état de nuire les Allied Democratic Forces (ADF ou ADF-Nalu), rébellion musulmane – elle aussi d’origine ougandaise­ – considérée par l’État islamique comme sa branche en Afrique centrale. En mars, Washington les a placés sur la liste des « organisations terroristes » affiliées à Daesh. Les massacres dont ils seraient responsables auraient tué, en RDC, plus de 6 000 civils depuis 2013.
TSHISEKEDI A AUTORISÉ LE DÉPLOIEMENT DES FORCES SPÉCIALES AMÉRICAINES DANS L’EST

Trois mois après sa décision de placer les provinces congolaises du Nord-Kivu et de l’Ituri en état de siège, le président congolais Félix Tshisekedi a donc autorisé le déploiement de ces forces spéciales américaines dans l’Est. Leur mission officielle est l’appui aux Forces armées de la RDC (FARDC) et aux gardiens des parcs nationaux des Virunga et de la Garamba, dans lesquels les terroristes se replient. Le cadre affiché est celui de la coalition mondiale contre Daech, via le partenariat privilégié pour la paix signé par la RDC et les États-Unis en 2019. La durée prévue de l’intervention, elle, se compterait en semaine

Sanctuaires africains

Les « gros bras » américains seront-ils plus efficaces en RDC qu’en Centrafrique ou en Afghanistan ? Il y aura toujours les discours diplomatiques idoines pour enrober les résultats obtenus. Échec en RCA ? Le Commandement américain pour l’Afrique (Africom) soutenait, en 2017, que même si « le Messie sanglant » Joseph Kony restait dans la nature, son organisation était « vraiment en train de se battre pour sa survie ».
Échec en Afghanistan ? Jo Biden s’est justifié en affirmant que les États-Unis n’avaient pas vocation à imposer la démocratie à Kaboul, mais plutôt à traquer les sanctuaires terroristes aujourd’hui disséminés en Afrique ou dans la péninsule arabique. Rendez-vous dans quelques mois pour écouter quelque discours américain sur la RDC…"

= RDC : Mike Hammer et les États-Unis, des partenaires très particuliers


Compatriotiquement! 


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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Message  ndonzwau 23/8/2021, 5:46 pm

Tentons d'aller plus à fond sur la problématique de la présence militaire américaine au Congo et dans d'autres pays dépendants en nous servant de l'exemple Congolais et celui afghan qui se présente à nous sans oublier notre parabole de l'autochtone qui ne peut trouver son bonheur contre son gré auprès du puissant malgré les moyens et même la bonne volonté de ce dernier.

D'un côté nous connaissons la volonté et le plan des Usa de reprendre pied au Congo notamment pour y contrer la présence chinoise, d’avoir fait en conséquence de notre pays un partenaire privilégié depuis 2019 et apporté son plein appui à Tshisekedi. Leur entreprenant ambassadeur Hammer Nzita fait bien le service après-vente sur place. Là-dessus ils viennent de nous envoyer une équipe d’experts militaires pour évaluer nos capacités à lutter contre les terroristes ADF et subsidiairement de former des militaires Congolais pour cette tâche. Il est aussi question qu’ils inspectent le travail fait au Parc de Virunga'(???). Que réussiront-ils ?

Il y'a déjà ce Compatriote (voir infra) qui trouve négatif de compter sur des forces qui viennent de l'extérieur au lieu de renforcer notre propre armée ; on peut profiter d'une collaboration des étrangers mais le gros de nos troupes doit être formé par nous-même, nous devons apprendre à nous prendre en charge en tout !  

D'autre part nous avons compris que l'Afghanistan comme le Congo sont (ou ont été) à différents degrés des convoitises des puissances occidentales, les Yankees ont particulièrement ciblé les deux pays pour leurs intérêts géostratégiques et économiques mais 20 ans en Afghanistan pour y imposer chèrement leur hégémonie et leur modèle ont fini quasiment en échec. La raison essentielle : le haut degré de mauvaise gouvernance et de corruption des dirigeants afghans qu’ils avaient cooptés qui ne leur a pas permis de construire une démocratie moderne efficace. Et voilà les talibans qu’ils avaient écarté qui reviennent en force. Voir au Mali, Sahel, Barkhane où les Français abandonnent les Africains, un retour en force des djihadistes qui ne sont pas toujours tendres n'est pas écarté.

Encore un échec des Américains qui nous qui confirme au-delà de l'histoire propre de l'Amérique notre parabole et comme chez-nous il règne comme en Afghanistan une mal-gouvernance et une corruption des dirigeants malgré l’avènement de Tshisekedi - les détournement et l’arbitraire se poursuivent -, les changements tardent à venir et nous sommes pas à l'abri d'un retour à nos plus sinistres pratiques.

Questions : nos nouveaux partenaires privilégiés américains sauront-ils quand même nous sauver de ces maux ou arriveront-ils à faire évoluer nos façons de faire pour emprunter le chemin d’une gouvernance enfin améliorée mieux qu’ils ne l’ont fait en Afghanistan avec pourtant une volonté et des moyens autrement plus importants ? Quelles devront alors être nos priorités ? Que doivent-ils conseiller et apporter de plus à Tshisekedi pour qu’il réussisse le changement de gouvernance tant attendu ? Voilà mon interminable questionnement : plus de devoir de redevabilité de la part de nos dirigeants pour leur arracher le changement ! (A lire aussi ci-dessous le dossier technique sur les leçons à tirer par les stratèges militaires africains de l'épisode américain en Afghanistan - usage positif des milices armées d’autodéfense ? -. )



"Kinshasa: Les forces d’opérations spéciales américaines arrivent pour appuyer la lutte contre le terrorisme(CongoForum) - 16/08/2021
= https://www.congoforum.be/fr/2021/08/insecurite-a-beni-les-forces-doperations-speciales-americaines-arrivent-pour-appuyer-la-lutte-contre-le-terrorismecongoforum/
KINSHASA-La République Démocratique du Congo a depuis la soirée du vendredi 13 Aout 2021, accueillis sur son sol des forces d’opération spéciales Américaines. Objectif, collaborer avec le Ministère de la défense et le commandement des FARDC dans le cadre de lutte contre le terrorisme DAESH au pays. Cette équipe pourra également réaliser une évaluation des gardiens des parcs de l’ICCN en appui en conservation de la nature dans les Parcs nationaux de la RDC. Leur mission vise également à fournir des données pour améliorer l’efficacité de leurs efforts, afin de contrer le trafic des espèces sauvages et autres activités illégales entreprises au pays. «

Ces forces viennent en appui aux FARDC dans la lutte contre le terrorisme, mais aussi dans la protection de nos aires protégées. Nous avons aujourd’hui ces forces spéciales américaines, qui sont venues en appui à la vision du président de la république, Felix Tshisekedi, ce qui est également la lutte contre le terrorisme et toutes ses ramifications. Occasion pour louer les efforts et la bravoure des ANJOS qui travaillent dans nos parcs et c’est dans ce cadre-là que le Président Felix Tshisekedi a encouragé et demandé le soutien du gouvernement Américain pour pouvoir s’attaquer aux côtés de nos forces, à ces fléaux qui gangrènent nos parcs nationaux, mais également comme vous le savez, il n’y a pas que ce qui se passe dans nos faunes et la flore, mais vous savez que, il y a plusieurs groupes armés », a expliqué Serges TSHIBANGO, mandateur spécial du Chef de l’Etat, à la presse à Kinshasa.

En réaction, le professeur docteur Dady SALEH acteur politique en province du Nord-Kivu qui prône pour la prise en charge, déplore la non-prise en en charge du gouvernement Congolais dans la lutte contre le terrorisme. « , a dit le professeur docteur Dady SALEH, à emergence-groupe.com. Celui-ci ajoute que l’Etat Congolais devrait former les forces spéciales de la RDC au lieu de faire recours aux forces étrangères. « Même si je suis d’accord qu’on peut collaborer ou qu’on doit collaborer, mais la collaboration ne suffit pas qu’on mette tout sur les mains comme ça semble être le cas avec les étrangers américains. On doit former nos propres services de lutte contre le terrorisme et là on n’est pas supposé ni obligé d’avoir la formation des mains des Américains ni des Français. On peut profiter de leur formation mais le gros de nos  troupes doivent être formées par nous-même. On doit se prendre en charge en tout et pour tout », a-t-il martelé.

De sa part, Yvan SIMWERAYI acteur politique de l’union sacrée en province du Nord-Kivu, salue l’initiative du président de la République dans le cadre de restaurer l’autorité de l’Etat et d’amener la paix durable dans la partie Est de la RDC jadis meurtrie par la prolifération des rebellions et des groupes armés locaux et étrangers. Il estime que ces forces d’opérations spéciales américaines pourront contribuer dans la recherche de la paix durable. « La guerre qui se mène à l’EST contre les terroristes de l’ADF, c’est une guerre asymétrique et je ne vois aucune armée au monde qui soit plus efficace que les forces armées américaines dans cette matière de terrorisme international. Voilà pourquoi, j’estime que leur contribution est la bienvenue tout comme, toute autre contribution de qui que ce soit qui pourrait nous être utile dans cette quête de la sécurité et de la pacification de la partie Est de la République », a-t-il indiqué.

Pendant ce temps, la Partie Est de la RDC continue de connaitre des violences récurrentes, causées par des groupes armés notamment l’ADF qui aurait des liens avec un groupe terroriste d’Etat Islamique. Pour combattre tous ces groupes armés, l’Etat congolais a également envisagé le renforcement de la brigade d’intervention de la Monusco et dont les premières troupes sont déjà sur le sol congolais."


"La débâcle de l’OTAN et de l’armée afghane face aux Talibans : quelles leçons pour la réforme des armées africaines/FARDC ? – JJ Wondo -23 août 2021
= https://afridesk.org/la-debacle-de-lotan-et-de-larmee-afghane-face-aux-talibans-quelles-lecons-pour-la-reforme-des-armees-africaines-fardc-jj-wondo/
La déliquescence de l’armée afghane face aux Talibans en seulement quelques semaines a pris de court tous les experts militaires, en commençant par ceux du Department of Defense (DOD) américain. La brutalité du retrait américain a mis en lumière les fragilités de l’armée loyale afghane, minée par la corruption, mal approvisionnée, mal commandée et sans appui aérien. Même les insurgés ne s’attendaient pas à la débâcle aussi fulgurante de régiments aux effectifs gonflés artificiellement.
Pourtant, les autorités américaines et plusieurs experts militaires de l’OTAN avaient vanté les mérites de la réforme des forces armées afghanes ainsi que leurs capacités opérationnelles à défendre leur territoire. La réalité s’est avérée être un bluff. Officiellement, l’armée afghane comptait 300 000 membres des forces de sécurité, dont le fer de lance, les Forces spéciales, compterait près de 50 000 soldats[1].

L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ? US-Army-et-Afghan
Les éléments américains des « Security Force Assistance Teams » lors des exercices de mentoring, counseling et training des unités afghanes.

La réforme de l’armée afghane a été la grande priorité de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF[2]) et de l´armée américaine[3]. La spécificité de cette formation de l’armée afghane était basée sur le concept de « mentoring » OMLT (Operational Mentoring and Liaison Teams). Une stratégie selon laquelle les formateurs sont amenés à jouer un rôle beaucoup plus important en accompagnant les militaires afghans à tous les niveaux de formation, d’entrainement et des opérations sur le terrain, depuis le niveau de l´opératif, c’est-à-dire de la conception du plan général de manœuvre, jusqu’au niveau tactique[4]. Ce concept implique donc qu’au début, les « mentors » (Américains principalement) ne se contentent pas uniquement de former les officiers et les troupes, ils planifient les opérations à tous les différents niveaux et échelons de commandement.

Dès cet instant, s’est créée une forme de dépendance stratégique et opérationnelle des troupes afghanes vis-à-vis de leurs mentors. Cela a induit une négligence au niveau de la formation du commandement militaire afghan dont l’aspect de leadership a été négligé.[/size]
Progressivement, les différentes provinces ont été placées sous la responsabilité des forces de sécurité afghanes, toujours sous la supervision des experts militaires de l’OTAN. Les Afghans ont d’abord été intégrés aux processus de planification des opérations, avant d’être de plus en plus amenés à s’organiser seuls, à différents niveaux de commandement et de structuration de l’armée[5]. C’est là que les premiers signes de fragilité de l’armée ont commencé à se manifester.
L´autre aspect majeur de cette réforme concernait les sommes financières colossales dépensées par les Etats-Unis pour former l’armée afghane. A ce propos, Biden a rappelé  le 16 août dans son allocution télévisée à la nation après la chute de Kaboul : « Nous avons dépensé plus de 1.000 milliards de dollars en vingt ans et équipé plus de 300 000 militaires afghans ». Une bonne partie de cette manne était capturée par des généraux afghans corrompus qui l’ont détournée à leurs propres profits au détriment de l’entretien des militaires, dès lors démotivés et mal encadrés par un commandement déficient. En réalité, les experts estiment à 2.261 milliards de dollars, le coût vertigineux de l’intervention américaine en Afghanistan. Selon une source militaire américaine haut placée, les autorités afghanes auraient gonflé les chiffres avec des « bataillons fantômes », sans doute pour augmenter la facture payée par les Etats-Unis et entretenir une corruption endémique. D’après un diplomate occidental, en poste à Kaboul, « il y aurait 46 bataillons fantômes, de 800 hommes chacun ».

Ainsi, l’effondrement de l’armée afghane a débuté lorsque le président Barack Obama dans un premier temps, puis Donald Trump dans un second temps, avaient pris la ferme résolution de réduire drastiquement la présence des militaires américains à l’extérieur. Une stratégie d’exit que Joe Biden a accélérée. Le scénario de la reprise rapide du pouvoir par les Talibans en Afghanistan a été élaboré bien avant la chute de Kaboul le 15 août. Il faut remonter au 29 février 2020, lorsque l’administration américaine, dirigée par Donald Trump, et les Talibans, ont signé un accord à Doha, au Qatar, qui fixe un calendrier pour le retrait définitif des forces américaines et de leurs alliés après près de 20 ans de conflit. En contrepartie, les Talibans se sont engagés à ne pas permettre que le territoire afghan soit utilisé pour planifier ou mener des actions qui menacent la sécurité des États-Unis. Ainsi, pour plusieurs experts, l’offensive militaire victorieuse des Talibans est une conséquence de l’accord de Doha.
Washington s’est notamment engagé à lever les sanctions qu’il avait imposées aux chefs Talibans. Ce qui fait dire à certains experts que c’était un accord de reddition camouflée des troupes de l’ISAF. Selon des sources militaires anonymes citées par le Washington Post, de nombreux commandants militaires et de police afghans ont accepté de se rendre aux Talibans en échange d’argent une fois que l’accord de Doha a clairement indiqué que le retrait des forces américaines était imminent.

Similitudes de l’échec de la réforme de l’armée afghane avec les armées africaines/FARDC


On peut établir un certain parallélisme entre l’armée afghane et les armées africaines (maliennes, nigérianes, centrafricaines, mozambicaines, ou RD Congolaises, les FARDC). Ces armées sont souvent gangrenées par un déficit de leadership/commandement, l’enrichissement illicite de leurs officiers supérieurs et généraux ainsi que la démotivation des troupes, malgré l’équipement, l’entraînement et le mentoring fournis par les partenaires extérieurs.
A cela, il faudrait ajouter l’absence de volonté politique des responsables politiques de constituer des forces de défense réellement professionnelles et républicaines.
Nous allons nous intéresser ici au cas des FARDC, l’armée congolaise. En effet, dans notre livre Les armées au Congo-Kinshasa. Radioscopie de la Force publique aux FARDC, nous avons relevé des constats similaires à ceux évoqués actuellement par les experts américains pour expliquer l’échec des réformes des FARDC. Nous écrivions ceci : « D’une manière générale, les réformes initiées et les avancées législatives entreprises ont été globalement inefficaces pour causes principalement de manque de vision et de volonté politiques, d’absence de formation qualitative d’officiers, du déficit de leadership militaire. A cela, il fallait ajouter des problèmes récurrents d’indiscipline, le paiement irrégulier et le détournement des soldes des militaires, la défaillance de la chaîne de commandement induisant la création des commandements parallèles et le déficit de contrôle effectif de la hiérarchie politique et militaire sur l’armée. »[6]

Le processus de brassage censé contribuer à réunifier l’armée congolaise par la formation des 18 brigades intégrées, avec l’appui de la communauté internationale, a été, selon les experts, un grand échec. L’opérationnalisation même du concept « brassage » à très peu tenu compte de certaines réalités sur le terrain (problèmes logistiques, difficultés de communication, absence d’informations fiables sur les effectifs, détournement des soldes, géographie, culture), ainsi que d’énormes faiblesses structurelles liées à la fragilité de la situation post-conflit du pays.
A l’instar du commandement de l’armée afghane, les experts de l’ONU avaient décrit « une armée congolaise aux actions dictées principalement par des intérêts économiques de ses chefs. »[7]
Une autre similitude entre les armées afghane et africaines est le faible degré de consolidation du cadre politique et institutionnel dans lequel elles sont censées évoluer. La stabilité politique de l’Etat est une base du professionnalisme de l’armée. L’un des problèmes des pouvoirs politiques (exécutifs et législatifs) africains est qu’ils ignorent tout simplement l’institution militaire.

En effet, les conditions favorables pour une réforme de l’armée réussie sont, tout d’abord, un cadre politique interne légitime et démocratique, ensuite, une volonté de réforme de la part des institutions étatiques compétentes et enfin, un soutien et un accompagnement des institutions régionales et internationales, mais aussi une implication de la société civile[8][/size].

L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ? Arme-afghane
Une compagnie des sous-officiers  de l’Armée nationale afghane à Kaboul, 22 novembre 2009.(U.S. Navy photo).

Les limites des solutions préfabriquées, importées et imposées de l’extérieur

Le problème majeur des armées formées sur la base des concepts stratégiques étrangers à la culture locale réside aux niveaux de l’inculturation et de l’appropriation locale (local ownership) des réformes conceptualisées au départ des salles climatisées occidentales. Ces réformes ne tiennent pas compte de la réalité sociologique, environnementale et culturelle de leurs bénéficiaires. Elles se conçoivent sous la forme d’un « kit de montage d’une armée conventionnelle » et de type occidental dont l’adaptation de l’appareil bureautique se confronte aux pesanteurs sociétales locales qui annihilent la capacité de « national ownership ».
C’est ici qu’intervient la notion de culture stratégique, souvent ignorée dans les académies militaires occidentales. La notion de culture stratégique fait référence à la culture comme outil d’explication des phénomènes guerriers, stratégiques et de sécurité. C’est l’idée qu’il existe des styles spécifiques, des styles (culturels) nationaux propres en matière stratégique. Cela permet de comprendre par exemple la propension prétorienne selon laquelle l’armée est considérée comme une ressource du pouvoir qu’une institution de défense territoriale, qu’adoptent bon nombre de forces armées des pays d’Afrique subsaharienne.

En effet, parmi les obstacles aux réformes des forces armées africaines, listés dans notre livre consacré à la sociologie politique militaire africaine[9], il y a des obstacles d’ordre culturel/social. Les obstacles de la réforme des systèmes de sécurité s’agencent autour de la question des résistances locales à conduire les réformes des systèmes de sécurité en Afrique noire (Augé & Klaousen ; 2010 : 23). Les facteurs sociaux jouent une influence amplificatrice non négligeable dans l’implémentation des réformes et constituent des obstacles/résistances à prendre en compte pour une bonne réforme des services de sécurité.
Selon Marc Imbeault, professeur au Collège militaire royal de Saint-Jean, parlant de la défaite de l’armée afghane : « L’armée n’est pas non plus vraiment convaincue du bien-fondé de sa cause ». « On ne peut pas imposer de l’extérieur à un pays un changement culturel, politique, social profond sans que ça vienne de lui-même. »[10]

Effectivement, comme je le mentionne souvent, on s’engage dans l’armée et on accepte de mourir pour défendre sa patrie pour une cause sacrée[/size]. Par sacré, on entend « ce pour quoi on est prêt à sacrifier sa vie ». Or la plupart des officiers et des militaires afghans se sont engagés dans l’armée pour les avantages financiers qu’offrait un service dans l’armée. Dès cet instant, il n’y avait plus de sacré dans leur engagement au combat, mais plutôt la démotivation ; contrairement aux Talibans qui se battaient pour instaurer L’Émirat islamique d’Afghanistan. Comment voulez-vous que les militaires afghans acceptent de mourir dès lors que leur intérêt est financier ?
Ainsi, ces propos de Joe Biden, camouflant la débâcle américaine, nous rappellent cette réalité que les Africains doivent intégrer : « Les Américains ne doivent pas mourir pour une cause que les Afghans ne veulent pas défendre… Nous leur avons tout donné. Mais nous ne pouvons pas leur donner la volonté de lutter pour leur avenir », avait déclaré Biden, le 16 août 2021, avec en tête les sacrifices des soldats américains. Plus de 2400 d’entre eux ont péri en Afghanistan depuis octobre 2001.

L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ? Talibans-Kaboul
Des combattants talibans montent la garde le long d’une rue de la place Massoud à Kaboul le 16 août 2021. (Photo de Wakil Kohsar / AFP).

Conclusion : la blitzkrieg des Talibans est un cas d’école qui doit inspirer les stratégistes africains

Les obstacles évoqués dans les lignes précédentes appellent à repenser et à s’interroger sur le type de soldat que les Africains doivent avoir dans leurs pays. Ce questionnement m’a poussé, dans mon livre sur la sociologie politique militaire africaine, à la réflexion sur la nécessité de conceptualiser une philosophie militaire propre à l’Afrique. Il faudrait que les stratégistes africains développent des pensées stratégiques dont la portée allie les aspects structurels et conjoncturels de la société africaine de sorte à ramener toute la complexité d’un système de défense contemporain africain aux questions de principe et de découvrir ainsi les problèmes et les relations d’importance générale.

L’absence ou la méconnaissance d’une théorie contemporaine et globale sur les conflits armés en Afrique et l’élaboration des principes épistémologiques de base qui doivent sous-tendre la pensée stratégique africaine complique énormément les efforts d’élaboration des stratégies et des doctrines de défense propres, qui doivent absolument tenir compte de l’environnement socio-géographique spécifiques à la problématique militaire, conflictuelle et sécuritaire africaine. Cette philosophie militaire pourrait nous amener, au regard de la structuration sociale des pays africains, par exemple, à nous poser la question sur l’usage positif des milices armées d’autodéfense qui sont devenues aujourd’hui le mode le plus répandu des groupes armés en Afrique et ailleurs dans le monde (arabe par exemple)[[11].
La victoire éclair des Talibans en Afghanistan est un cas d’école qui nécessite des analyses approfondies et une remise en question des puissances mondiales sur leurs modèles de conceptualisation des réformes dans des pays qui ne partagent pas les mêmes matrices culturelles qu’elles.

[11] Jean-Jacques Wondo Omanyundu, L’essentiel de la sociologie politique militaire africaine, Amazon 2019, p. 430. Disponible sur Amazon : https://www.amazon.fr/Lessentiel-sociologie-politique-militaire-africaine-ebook/dp/B07VXHQBGC.]Il s’agit là d’une des pistes de réflexion à explorer sans aucun tabou, qui doit amener les Africains à repenser les concepts de défense et d’armée au départ de la conception qu’ils en ont réellement, qu’ils veulent en faire et des rapports que les forces de défense et de sécurité entretiennent avec le pouvoir politique, la société et le citoyen.
Ici, l’approche systémique culturaliste pourrait être mise en contribution pour faire émerger les éléments de la culture stratégique des États africains dans les domaines de la défense et de la sécurité.

Références

[1] En Afghanistan, les raisons de l’effondrement de l’armée. https://www.lemonde.fr/international/article/2021/08/14/en-afghanistan-les-raisons-du-fiasco-de-l-armee_6091418_3210.html.
][2] The International Security Assistance Force.
[3] Revue DSI – Défense & Sécurité Internationale –, Hors-Série No 36, Juin-juillet 2014 http://www.dsi-presse.com.
[4] C’est au niveau tactique que les batailles sont planifiées. Les forces engagées au combat sur le terrain exécutent les manœuvres sur le terrain en fonction des ordres donnés par la hiérarchie, au niveau opératif.
[5] https://afridesk.org/rdc-dissoudre-les-fardc-et-creer-une-nouvelle-armee-sur-le-modele-afghan-kiwonghi-el-mahoya/.
[6] Jean-Jacques Wondo, Les armées au Congo-Kinshasa. Radioscopie de la Force publique aux FARDC, 2è Ed., Monde Nouveau/Afrique Nouvelle, 2013, p. 276. Disponible sur Amazon : https://www.amazon.fr/Arm%C3%A9es-Congo-Kinshasa-Radioscopie-Force-publique/dp/1086972538.
[7] Ibid., p. 303.
[8] Ibid., p. 365.
[9] Jean-Jacques Wondo Omanyundu, L’essentiel de la sociologie politique militaire africaine, Amazon 2019. Disponible sur Amazon : https://www.amazon.fr/Lessentiel-sociologie-politique-militaire-africaine-ebook/dp/B07VXHQBGC.
[10] https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/2021-08-14/afghanistan/tout-ca-pour-ca.php#.
[11] Jean-Jacques Wondo Omanyundu, L’essentiel de la sociologie politique militaire africaine, Amazon 2019, p. 430. Disponible sur Amazon : https://www.amazon.fr/Lessentiel-sociologie-politique-militaire-africaine-ebook/dp/B07VXHQBGC.



"Talibans en Afghanistan : quelles leçons pour le Sahel et l'Afrique? - 18 août 2021
= https://www.bbc.com/afrique/monde-58243445
La rapide reprise de contrôle du territoire afghan par les Talibans, un groupe fondamentaliste, chassé du pouvoir il y a 20 ans par une intervention américaine, suscite des réactions en Afrique.

"Les troupes américaines ne peuvent et ne doivent pas se battre et mourir dans une guerre que les forces afghanes ne sont pas prêtes à mener pour elles-mêmes".
Cette déclaration du président américain Joe Biden fait échos aux nombreuses réactions d'internautes africains qui redoutent un tel scénario catastrophe si jamais les forces étrangères en déploiement sur le continent devaient se retirer de façon similaire.
Ils en appellent pour la plus part au renforcement des armées nationales africaines pour éviter un tel scénario sur le continent.
BBC Afrique s'est entretenu avec plusieurs analystes et experts des questions de défense et de sécurité sur les leçons que l'Afrique, en particulier le Sahel, peut en tirer.

Dr Sampala Balima, politologue burkinabè, l'Afghanistan est un excellent curseur des relations internationales. :
"Elle indique que l'interventionnisme étrangère est toujours fonctionnaliste et portée par l'intérêt de la puissance étrangère. Le discours du Président américain à la suite de la prise Kaboul me parait on ne peut clair dans ce sens. Elle indique ensuite que le tout militaire dans l'approche des crises n'est pas une panacée".
"Mettre en regard l'Afghanistan et le Sahel est peut-être une comparaison précipitée mais pas hasardeuse. Le statu géopolitique du Sahel en fait aujourd'hui une frontière avancée de l'Europe d'où l'intérêt d'invention de multiples formules de présence."
"Les intérêts officiels de présence américaine en Afghanistan annoncés par le Président Biden masquent imparfaitement la position géostratégique et les tentatives de main mise consécutive dont ce territoire a fait l'objet. De même lorsque l'intérêt s'épuise ou sa réalisation hypothéquée, le retrait se fait sans attendre".
"Cependant les contextes d'émergence des dissidences au Sahel et en Afghanistan diffèrent, hors mis l'idéologie islamiste. En plus, L'extrémisme violent au sahel ne concerne pas un seul territoire étatique et les GAT y font encore aujourd'hui l'objet de décomposition et de recomposition incessantes".
"C'est une dimension importante voire un avantage à considérer rapidement dans la structuration de la lutte, car le cas afghan peut galvaniser et même consolider les stratégies au Sahel. La cas afghan est une invite particulière pour les Etats sahéliens à l'invention de leurs propres réponse face au péril sécuritaire surtout lorsqu'on tient compte de l'insurrection des périphéries qu'elle sécrète".[...]"



"Afghanistan et Cameroun : 02 pays, 02 continents, même Malheur, la face hideuse de l’Occident !
= https://actucameroun.com/2021/08/17/afghanistan-et-cameroun-02-pays-02-continents-meme-malheur-la-face-hideuse-de-loccident/
Les Usa  ont décidé du retrait de leur troupe d’Afghanistan ces derniers jours suite à la pression militaire des Talibans. Du coup, c’est la debandade totale du côté de l’Occident. Pourtant,  il y a 20 ans une certaine communauté internationale à coup de bombes  et de Bazooka détruisait un Etat  » moyenâgeux » pour reconstruire un qui soit « démocratique, Prospère et dépourvu du terrorisme des Talibans ». Deux Décennies après, à part les puits de pétrole asséchés,  Qu’est ce qui a réellement changé ? Et quelles leçons tirer pour les pays africains comme le Cameroun,  le Mali ou la RCA ?[...]"


"Afrique: L'éditorial de Venance Konan - Leçons d'Afghanistan - 17/08/21
= https://www.fratmat.info/article/214533/ditos-/leditorial-de-venance-konan-lecons-dafghanistan
Après vingt années passées en Afghanistan à combattre les Talibans qu’ils avaient chassés du pouvoir, les Américains ont décidé de se retirer. Et à peine ont-ils plié leurs bagages, qu’ils n’ont d’ailleurs pas fini de rapatrier chez eux, que le pays est tombé à nouveau entre les mains des Talibans. Évidemment, tous les regards se sont tournés vers les pays africains où se trouvent des troupes étrangères en train de combattre le terrorisme. Que se passerait-il si ces troupes étaient retirées de ces pays ?

Pour pouvoir répondre à cette question, il convient de voir pourquoi les Américains étaient en Afghanistan, et pourquoi ils ont décidé d’en partir. Les Américains ont envahi l’Afghanistan en 2001, au lendemain des attentats du 11 septembre de la même année, lorsqu’il est apparu que c’est Ben Laden et son organisation Al Qaïda qui en étaient les organisateurs. Ben Laden était basé en Afghanistan et soutenu par le régime des Talibans qui dirigeait le pays. Les Talibans étaient au départ des étudiants en théologie formés au Pakistan que les Américains avaient armés pour combattre les Soviétiques qui occupaient alors l’Afghanistan. Lorsqu’ils arrivèrent au pouvoir, les Talibans se retournèrent contre les Occidentaux qui se mirent à les combattre à cause de leur extrémisme religieux et de leurs méthodes rétrogrades, surtout envers les femmes. De plus, ils avaient choqué le monde entier en détruisant des statues de Bouddha qui dataient d’avant l’Islam. Les pays de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), c’est-à-dire une bonne partie des pays d’Europe de l’Ouest qui se trouvaient sous le parapluie américain se joignirent aux États-Unis pour faire la guerre aux Talibans. Ils réussirent à les chasser rapidement du pouvoir, mais pas du pays.[...]"


"L’échec des Etats-Unis en Afghanistan résonne au Sahel - 18 août 2021
= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/08/18/la-victoire-des-talibans-resonne-au-sahel_6091695_3212.html
Depuis la chute de Kaboul, des voix s’élèvent au Mali pour que les leçons de l’échec américain soient tirées. Car, comme en Afghanistan, l’interventionnisme occidental ne parvient pas à contrer l’insurrection djihadiste.[...]"



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Compatriotiquement! 


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Message  ndonzwau 7/9/2021, 6:01 pm

L'ambigu et l'influent diplomate  américain Peter Pham toujours présent au 'Conseil de l’Atlantique', actuel 'Envoyé spécial des États-Unis pour la région du Sahel' après l'avoir été pour la région des Grands Lacs en Afrique, a pondu une analyse sur les leçons que les Africains peuvent, devraient tirer des événements d'Afghanistan alors que l'Amérique coopte aujourd'hui plusieurs Etats et potentats en Afrique comme le Congo et Tshisekedil. Que nous dit-il ?


"Leçons africaines de l’Afghanistan - août 26, 2021 - Par J. Peter Pham
= https://m.pouvoirsafrique.com/2021/08/26/lecons-africaines-de-lafghanistan/

L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ? J.-Peter-Pham
A travers cette tribune, J. Peter Pham analyse l’onde de choc provoquée en Afrique par le « drame afghan ». Eminent membre du Conseil de l’Atlantique, l’Ambassadeur J. Peter Pham a été le tout premier Envoyé spécial des États-Unis pour la région du Sahel. Auparavant, il a été envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands Lacs en Afrique.

Avant même que les Talibans n’entrent à Kaboul sans opposition, il y a dix jours, à des milliers de kilomètres à l’ouest, de nombreux Africains, djihadistes et combattants, réagissaient déjà à l’effondrement fulgurant du régime afghan reconnu internationalement.
La semaine dernière, alors même que les combats s’intensifiaient à Mazar-i-Sharif, Iyad ag Ghaly, le dirigeant de l’affilié d’Al-Qaïda au Sahel, Jama’a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin (JNIM, le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans »), a publié une déclaration enregistrée depuis une cachette au nord du Mali, où il a dirigé une insurrection de dix ans contre le gouvernement de ce pays, félicitant « l’Émirat islamique d’Afghanistan à l’occasion du retrait des envahisseurs américains et de leurs alliés ».
La victoire des Talibans peut être attribuée à « deux décennies de patience », selon Ag Ghaly, dont les combattants de la JNIM et ceux du rival l’État islamique au Grand Sahara (ISGS) font de plus en plus de ravages au Mali, au Niger et au Burkina Faso, tuant plus de 700 civils jusqu’à présent cette année, selon le compte méticuleux tenu par la directrice de Human Rights Watch pour l’Afrique de l’Ouest, Corinne Dufka.

L'ARRIVEE D'EXPERTS MILITAIRES AMERICAINS ANNONCE-T-ELLE UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE  A L'EST DU PAYS ? Mko4kcwp_bigger
Corinne Dufka
@CorinneDufka
As we rightly fear atrocities as the Taliban takes over Afghanistan, Islamist groups are already killing in Africa’s #Sahel[/size]: 37 dead in 16 Aug IS attack in Niger, and 51 more in

Et les pertes continuent d’augmenter malgré la présence d’une mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali et d’une force antiterroriste dirigée par la France opérant dans la région : le 16 août, au lendemain de la chute de Kaboul, des activistes ont tué 37 personnes, dont 14 enfants, dans une attaque contre un village du sud-ouest du Niger; deux jours plus tard, des djihadistes ont tendu une embuscade à un convoi dans le nord du Burkina Faso, tuant 47 personnes, dont 30 civils.
À travers le continent somalien, l’insurrection liée à Al-Qaïda, al-Shabaab – le tout premier groupe cité par le président Biden dans son discours du Salon Est de la Maison-Blanche, au lendemain de la chute de Kaboul, comme exemple de « La menace terroriste s’étant métastasée bien au-delà de l’Afghanistan » – a salué la nouvelle de la prise de contrôle de la capitale afghane par une annonce jubilatoire diffusée sur son réseau radiophonique : « Allahu akbar! Félicitations. Les États-Unis et d’autres centaines de milliers de forces étrangères ont fui le pays. Le djihad de 20 ans est devenu réalité. »
Les djihadistes n’ont pas été les seuls Africains à prendre note du drame qui se déroule en Afghanistan.

Un éminent dirigeant de la société civile malienne interviewé à la télévision Africable a exprimé son inquiétude en ces termes : « Comme les Américains qui ont fui l’Afghanistan sans regarder en arrière, les Français et les casques bleus qui sont au Mali vont un jour fuir et nous laisser face à l’ogre terroriste. » Ce jour se rapproche peut-être pour les Sahéliens. Lors d’un discours à une audience militaire à la veille de la commémoration du jour de la Bastille le mois dernier, le président français Emmanuel Macron a annoncé qu’il mettrait fin à l’opération antiterroriste Barkhane, actuellement composée de 5.000 militaires français déployés à travers la région – « au premier trimestre 2022 », bien que, anticipant peut-être le dénouement qui s’est produit à Kaboul, il ait pris soin de préciser que le prélèvement français serait effectué « de manière ordonnée ».

Quelles leçons les Africains peuvent-ils et devraient-ils tirer des événements récents en Afghanistan ?

Tout d’abord, la performance médiocre de la plupart des unités de l’Armée nationale afghane face à l’offensive des Talibans, malgré deux décennies de formation et d’équipement qui ont coûté aux contribuables américains quelque 83 milliards de dollars, révèle que, bien qu’il existe une composante militaire face aux djihadistes, la dimension politique est plus fondamentale. En tant que tout premier Envoyé spécial des États-Unis pour le Sahel, j’ai souligné à maintes reprises à mes homologues que « le moteur fondamental du conflit au Sahel est une crise de légitimité de l’État ».
En Somalie, la crise de la légitimité des États est encore plus grave. À l’exception de la République du Somaliland, un pays pacifique, mais malheureusement non reconnu internationalement, le reste du territoire somalien est un État en déroute bien avant que le dictateur Siad Barre, alors dictateur, ait fui Mogadiscio au début de 1991 dans le dernier véhicule blindé en service du pays. Le temps où le pays a eu de véritables élections directes remonte à 1967.
Plus récemment, les dirigeants ont été choisis dans le cadre d’un système complexe de cooptation clanique et d’élections indirectes qui est tellement corrompu que le prix de vente des sièges législatifs et, par la suite, des votes des législateurs sont discutés ouvertement.
On n’a pas à se demander pourquoi, à l’exception singulière de la brigade d’élite Danab, étroitement encadrée par les forces spéciales américaines, la plupart des soldats de l’armée nationale somalienne – dont la plupart passent souvent des mois sans recevoir leur salaire malgré les paiements internationaux versés au gouvernement précisément à cette fin – répugnent à risquer leur vie pour un tel régime.

Deuxièmement, la légitimité de l’État n’est pas seulement un concept juridique ou abstrait. Elle tire tout son sens du fait que l’État lui-même est capable et disposé à fournir au moins des protections et des services de base à tous ses citoyens. La marginalisation sociopolitique des groupes ethniques ou religieux continue d’alimenter un trop grand nombre de conflits localisés qui, à leur tour, offrent des ouvertures exploitables par des acteurs malveillants, dont des djihadistes. Ce point a été souligné, début avril, lorsque la société énergétique française Total a évacué son personnel et suspendu les travaux de son projet de gaz naturel de 20 milliards de dollars dans le nord du Mozambique, suite aux attaques de combattants liés à l’État islamique sur la ville voisine de Palma dans le cadre d’une offensive qui a fait décupler le nombre de personnes déplacées par le conflit depuis l’année dernière pour atteindre plus de 700.000.
Bien que les origines du conflit soient complexes, il trouve son origine dans la marginalisation de longue date des Mwani, en grande partie musulmans, qui, alors qu’ils forment un petit groupe national, représentent une pluralité de la population dans la province plus pauvre du nord de Cabo Delgado.
Comme Tes talibans, les djihadistes au Sahel ont une double approche. En tuant ou en chassant les représentants du gouvernement, ils délégitiment l’État qui devient déconsidéré par de nombreux citoyens, puisque n’ayant aucun rapport avec leur vie quotidienne;

Certaines parties du Mali, comme la capitale provinciale la plus septentrionale de Kidal, n’ont pas vu de fonctionnaires déployés à Bamako depuis que l’insurrection islamiste a éclaté il y a dix ans. Puis, à la place du gouvernement absent, les groupes djihadistes établissent leurs propres tribunaux fondés sur la charia qui, même s’ils sont brutaux, fournissent un moyen de règlement des différends, légitimant ainsi davantage les djihadistes. De plus, il va sans dire que les abus des services gouvernementaux militaires et de sécurité ne font que faciliter la tâche à ces terroristes.

Troisièmement, l’État doit être non seulement légitime en incluant et en offrant des services à ses citoyens, mais aussi durable. L’ancien ministre malien des Affaires étrangères, Tiébilé Dramé, était sur la sellette lorsqu’il a tweeté à la suite de l’effondrement du régime afghan :
Tweet
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Tiébilé Dramé
@T_Drame

L’issue de la guerre d’Afghanistan devrait faire réfléchir au Mali et au Sahel. Notamment ceux qui, depuis des années, formulent les mêmes demandes que les chefs de guerre terroristes. Concentrons-nous sur la construction d’un État viable. S’unir ou périr!
7:45 PM · 15 août 2021

Une semaine avant la chute de Kaboul, un contingent de 1000 soldats rwandais qui s’était déployé un mois plus tôt avait mené avec succès la libération de Mocímboa da Praia, une ville portuaire mozambicaine de 125.000 habitants, qui avaient été capturés par des djihadistes l’année dernière.
Au Sahel, la force conjointe du G-5 Sahel (une alliance du Burkina Faso, du Tchad, du Mali, de la Mauritanie et du Niger) a été de plus en plus efficace dans la lutte contre les militants du JNIM et du ISGS, tandis que la Force opérationnelle interarmées multinationale (composé de militaires du Bénin, du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Nigeria) a combattu Boko Haram et l’État islamique d’Afrique de l’Ouest (ISWAP) autour du bassin du lac Tchad.

Les partenaires externes ont leur rôle – les forces spéciales des États-Unis ont joué divers rôles de conseil et de formation dans les lieux conflits en Afrique, avec une petite unité arrivant ce mois-ci pour évaluer la situation dans l’est de la République démocratique du Congo où les forces gouvernementales affrontent les Forces démocratiques alliées (ADF). Enfin, si la force militaire et le professionnalisme sont indispensables dans la lutte contre le terrorisme, ils ne peuvent que créer un espace, tant géographique que social, qui doit encore être comblé. Dans une chronique d’opinion du Financial Times parue le jour même où les Talibans ont fait irruption dans la capitale afghane, le président nigérian Muhammadu Buhari a non seulement fait valoir que « l’Afrique est la nouvelle ligne de front du militantisme mondial », mais a également reconnu que : « Bien que l’Afrique compte six des dix économies affichant la croissance la plus rapide au monde, les gains du produit intérieur brut de l’Afrique sont dépassés par sa croissance démographique, ce qui signifie que « le manque d’espoir est le sergent recruteur en chef pour la nouvelle marque de terrorisme du continent ».
Les comparaisons sont toujours risquées, d’autant plus lorsque le «blame game» politique est en plein essor à Washington et dans d’autres capitales occidentales – et beaucoup de choses doivent être accomplies d’urgence pour secourir ceux à qui des obligations juridiques et morales sont dues avant que le travail d’évaluation stratégique puisse vraiment commencer. Néanmoins, le monde ne reste pas immobile et, même maintenant, les événements à Kaboul ont un impact dans des endroits aussi éloignés de la capitale afghane que Kidal et Kismayo.
Plus ça change[...]"


"Les leçons amères de l'Afghanistan - BLOG - 12 JUILLET 2021
= https://www.institutmontaigne.org/blog/les-lecons-ameres-de-lafghanistan


"Dr JFA:La Crise en Afghanistan, quelles leçons pour les pays africains et afrodescendants"



"Lachute de l'Afghanistan : 5 leçons de préparation à tirer
- 3 septembre 2021

= https://www.quebecpreppers.com/la-chute-de-lafghanistan-5-lecons-de-preparation-a-tirer/


"Les grandes leçons à retenir de l'Afghanistan - 28 août 2021
= https://www.arabnews.fr/node/135431/dr-john-c-hulsman


"Tirer des leçons de la guerre en Afghanistan (éditorial du Courrier des Amériques) août 15, 2021
= https://courrierdesameriques.com/2021/08/15/tirer-des-lecons-de-la-debacle-en-afghanistan-editorial-du-courrier-des-ameriques/


"Une guerre sans fin : les leçons de l'Afghanistan
= https://ichi.pro/fr/une-guerre-sans-fin-les-lecons-de-l-afghanistan-167653470924424


"Leçons de la débâcle américaine en Afghanistan par le parti communiste de l’Inde - 22 AOÛT 2021
= https://histoireetsociete.com/2021/08/22/lecons-de-la-debacle-americaine-en-afghanistan-par-le-parti-communiste-de-linde/


"Les Talibans maîtres de l’Afghanistan : Quelques leçons vues du Sahel
= https://www.aujourd8.net/les-talibans-maitres-de-lafghanistan-quelques-lecons-vues-du-sahel-2/


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