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LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !?

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LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Empty LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !?

Message  ndonzwau 8/4/2022, 6:04 pm

LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !?

Lors d'une riche émission où la députée Dominique Munongo Inamizi par ailleurs princesse yeke par son célèbre père Godefroid Munongo était interviewée par Paulette Kimuntu (en passant elle aussi fille d'un célèbre politicien Yvon Kimpiob(i), lors de laquelle elle avait défendu vaillamment son passé d'activiste et ses bons vœuxet son activité politiques, elle avait évoqué, regretté et condamné au passage le problème de l'exode massif des Kasaiens au Katanga y important leurs coutumes comme manger la viande chien ; elle n est accusée aujourd'hui d'avoir tenu des propos séparatistes.

C'est vrai en sa qualité d'elue du peuple Mme Munongo aurait dû   veiller davantage à ce qu'elle dit et ne pas s'emporter dans sa fougue et son franc parler à tenir des paroles qui peuvent blesser et même diviser. Mais en cette même qualité elle se doit d'être la fidèle porte-parole de la communauté qu'elle représente et donc énoncer leurs préoccupations. Apparemment le flux massif des Kasaïens vers le Katanga serait un  désagrément ressenti comme tel par les hôtes katangais. Du coup ici deux enjeux s'entrechoquent : le droit constitutionnel des Congolais Kasaïens de se déplacer et pourquoi pas s'installer partout où ils veulent au Congo et l'ordre public en souffrance des Katangais dû à cet exode.

Pour pallier à ce conflit les autorités centrales et celles du Kasaï doivent veiller à trouver les meilleures conditions à cet exode mais aussi que Mme Munongo, son parti et ses soutiens y expliquent plus sereinement leurs désarrois ; ainsi naîtra un possible terrain d'entente voire de dialogue utile à la résolution des problème. Bref que personne n'attise le conflit en ne faisant que prendre parti pour un parti. Les vérités peuvent blesser mais le dialogue explicatif et la recherche des solutions aux causes à ce déplacement apparemment plus que gênant peuvent déjà apaiser les tensions en cours.



"La député Munongo est poursuivie pour incitation à la haine - 05.04.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-102746_la_depute_munongo_est_poursuivie_pour_incitation_a_la_haine.html

LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Munongo_dominique_22_jpg_640_350_1
Dominique Munongo

Médard Kankolongo et son parti Congo En Avant ont saisi la justice ce lundi 4 avril 2022. Ils portent plainte contre la députée nationale de l'Ensemble Dominique Munongo pour incitation à la haine tribale et la xénophobie. Cette plainte a été déposée à la Cour de Cassation de Kinshasa/Gombe.

LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Kankolongo
Médard Kankolongo

La députée Dominique Munongo participait à une émission sur la chaîne de télévision Perfect TV, reçue la journaliste Paulette Kimuntu. Elle avait développé un argumentaire selon lequel le peuple Kasaïen, auquel appartient le chef de l'Etat, mange du chien. Ils n'ont qu'à le faire chez eux au Kasaï et pas au Katanga qui n'est pas leur terre. Médard Kankolongo pense que " ces propos violent gravement les dispositions de la Constitution de la RDC en ses articles 16 et 30 qui garantissent l'intégrité physique et le libre développement de chaque Congolais et aussi le droit de résidence sur tout le territoire de la RDC ", peut-on lire dans ce document.
Médard Kankolongo ne se limite pas là et accuse Dominique Munongo de balkanisation du pays qui est punie par le code Pénal de la RDC. Pour cette infraction, la députée parlait de séparer le Katanga des autres coins du Congo, des propos qui ont valu la prison à l'ancien président de la Commission électorale nationale indépendante, Daniel Ngoie Mulunda.

"La députée nationale Dominique Munongo visée par une plainte au Parquet Général près la Cour de cassation - 5 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/05/la-deputee-nationale-dominique-munongo-visee-par-une-plainte-au-parquet-general-pres-la
La députée nationale Dominique Munongo Inamizi fait l’objet d’une plainte au Parquet Général près la Cour de cassation pour des faits “d’incitation à la haine raciale, xénophobie, tribalisme, racisme”.  
Cette plainte est diligentée par Oscar Lukusa Ndaye qui dénonce des propos tenus par l’élue de la circonscription de Lubudi (Lualaba) au cours d’une émission télévisée.


« C’est à ce titre que mon client, en tant que citoyen congolais originaire du Kasaï-Central, vous saisit pour les propos désobligeants, racismes, tribalismes, xénophobie, incitation à la haine et à version raciale tenus par la députée nationale Madame Dominique Munongo Inamizi au cours d'une émission spéciale débat qui s'était tenue à Kinshasa en date du 27 mars 2022…», peut-on lire dans cette plainte datant du 4 avril 2022.
L’instruction de cette affaire est toutefois butée à l’obstacle de l’immunité parlementaire dont bénéficient les députés nationaux conformément à la Constitution et aux lois de la République.

= https://actualite.cd/2022/04/05/la-deputee-nationale-dominique-munongo-visee-par-une-plainte-au-parquet-general-pres-la
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-102746_la_depute_munongo_est_poursuivie_pour_incitation_a_la_haine.html
= https://actu7.cd/2022/04/07/propos-de-munongo-larbre-qui-cache-katumbi/


"RDC: le député Papy Kalend alerte le bureau de l'Assemblée nationale sur les menaces de mort dont est victime la députée Dominique Munongo -  6 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/06/rdc-le-depute-papy-kalend-alerte-le-bureau-de-lassemblee-nationale-sur-les-menaces-de

LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? 5D67C834-CE74-419E-BE0D-51861B00E8A5
Dominique Munungo rendant visite à Jacky Ndala en prison

Le député national Papy Kalend a,par motion d'information  ce mercredi 6 avril, alerté le bureau et la plénière  de l'Assemblée nationale sur les menaces de mort et une plainte déposée en justice contre la députée Dominique Munongo.
Il sollicite l'implication de Mboso, président de l'Assemblée nationale au motif qu'une plainte a déjà été déposée contre cette députée.

" Honorable Président, dans le cadre la clôture des activités du mois de mars, notre collègue Dominique Munongo Inamizi a été plébiscitée comme une femme forte du Katanga. C'est à cette occasion là qu'elle a été approchée par les journalistes et lors des échanges, notre collègue Princesse Dominique Munongo nous a tous interpellés, homme politique,  opérateur économique à construire chez lui. Cette interpellation c'était aussi adressée particulièrement à nos compatriotes de nos provinces du Kasaï. A partir du moment où je vous parle, notre collègue est victimes de menace des morts et faisait l'objet d'une plainte  pour le fait de nous avoir interpellé chacun à construire chez soi(...) par cette occasion, Honorable Président, je demande votre implication parce qu'il y a déjà une plainte déposée contre pour le simple fait de nous avoir interpellé à construire chez soi. Moi j'ai déjà commencé à construire chez moi au village. Si chacun pouvait le faire, ça serait une bonne chose pour le programme de 145 territoires  ", a alerté le député Papy Kalend.

Pour lui, cette interpellation cadre avec le programme du développement à la base à partir des  145 territoires prôné par le Chef de l'État.
" Or, cette interpellation cadre avec le programme des 145 territoires prôné par le Chef de l'État. Honorable Président, nous vous rappelons également que depuis plus de 5 ans, il y a un mouvement de déplacement massif non seulement vers le Katanga, mais également, vers la ville province de Kinshasa. Cet exode rural est à la base de l'insécurité et de l'accroissement du taux de chômage dans les milieux urbains", renchérit-il.
Tout en appelant au respect de la femme et de la Princesse Dominique Munongo, il avertit que le Caucus des députés du Grand Katanga déposera une plainte contre toutes les personnes qui insulteront encore leur fille.


"Dominique Munongo Inamizi : Victime de son franc-parler et de la vérité ? - 06-04-2022
= https://foxtimes.cd/publications/1586-dominique-munongo-inamizi-victime-de-son-franc-parler-et-de-la-verite-
C’est la question que se pose plus d’une personne après avoir constaté l’engouement et l’agitation d’une certaine opinion juste après la sortie médiatique  de l’honorable Dominique Munongo questionnée par la  journaliste paulette Kimuntu, sur l’état d’esprit du katangais face au reste des populations de la République démocratique du Congo. La réponse claire, honnête et vraie du député national a suscité un grand tollé dans l’opinion publique, notamment chez ses détracteurs.
Elle est connue pour son franc-parler, et sa manière de s’exprimer sans y aller par le dos de la cuillère;  reçu sur un plateau de télévision, la députée nationale et princesse Yeke, Dominique Munongo Inamizi  a été appelée à donner sa lecture sur :

‘’ Est ce vrais ce qu’on dit de vous les katangais que vous vous croyez supérieur parce que vous nourrissez toute la république’’  interroge Paulette Kimuntu.
Sereine et sans hypocrisie, Dominique Munongo répond : ‘’ pourquoi dire supérieur je ne crois pas qu’on se sent supérieur, mais on réclame seulement ce qui nous est du… les deux Kasaï se vident pour venir au Katanga, je me dit pourquoi on ne construit pas chez eux … quand les gens se déplacent comme ça c’est avec leurs us et coutumes et ils arrivent sur une terre où les gens ont aussi leurs us et coutumes, chez nous on ne mange pas le chien, on les considèrent comme des amis mais voir quelqu’un tuer un chien pour le manger  ca choc nos mœurs…’’

Et la princesse de poursuivre
‘’Chez nous il y a un adage qui dit, quand tu arrives chez quelqu’un et qu’il danse sur un pied, il faut aussi danser sur un pied, et c’est un problème d’adaptation, un problème d’intégration ’’ a-t-elle déclarée
Il a suffi ces quelques phases pour qu’il y ait un lever de bouclier et des réactions qui fusent de partout certains condamnant cette sortie médiatique et d’autre estimant tout simplement que cette élue de Lubudi est tout simplement victime de la vérité qu’elle a exprimée haut et fort sur la place publique.

Une plainte a été déposée à la cour de cassation par un certain Oscar Lukusa Ndaye qui dénonce selon lui les propos tenus par la princesse.
« C’est à ce titre que mon client, en tant que citoyen congolais originaire du Kasaï-Central, vous saisit pour les propos désobligeants, racismes, tribalismes, xénophobie, incitation à la haine et à version raciale tenus par la députée nationale Madame Dominique Munongo Inamizi au cours d’une émission spéciale débat qui s’était tenue à Kinshasa en date du 27 mars 2022…», peut-on lire dans cette plainte datant du 4 avril 2022.
Toutefois cette plainte n’a aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit, car, l’instruction de cette affaire est butée à l’immunité parlementaire dont bénéficient les députés nationaux conformément à la Constitution de la RDC.
Une démarche qu’une certaine opinion estime relever plus de l’intimidation que d’un réel préjudice subi du fait des propos tenus par Dominique Munongo.


« Exode des Kasaïens : au-delà des polémiques, des solutions s’imposent », titre LA REPUBLIQUE qui relaie une publication de Magazine La Guardian.
= https://www.digitalcongo.net/article/62500c237cc2771966cfae7d/


"Affaire propos “séparatistes et tribalistes” : Olivier Kamitatu défend la princesse Dominique Munongo Inamizi “elle a décrit avec courage des faits et réalités qui sont les nôtres” (Document) !- 7 avril 2022
= https://okapinews.net/societe/affaire-propos-separatistes-et-tribalistes-olivier-kamitatu-defend-la-princesse-dominique-munongo-inamizi-elle-a-decrit-avec-courage-des-faits-et-realites-qui-sont-les-notres-document/
Alors que le gouvernement de la République attend impatiemment qu’Ensemble pour la République se désolidarise des propos jugés séparatistes de Dominique Munongo sur l’affaire Kasaïen, c’est tout le contraire que le porte-parole de Moïse Katumbi vient de faire.
Dans un document publié sur son compte Twitter, Olivier Kamitatu prend la défense de la princesse Dominique Munongo Inamizi qui selon lui, a décrit avec courage “des faits et réalités qui sont les nôtres”.

N’en déplaise aux incitateurs de haine & de divisions, la princesse Inamizi a décrit, avec courage des faits et réalités qui sont les nôtres. L’exode massif est une réalité. Apprenons à gérer nos différences et nos ressemblances parce que bien que multiples, nous sommes un”, a dit Olivier Kamitatu.
Ci-dessous, l’intégralité de la position du porte-parole de Moïse Katumbi !

Très chers amis, chères amies,
En écoutant et réécoutant avec attention les propos de la princesse Dominique Munongo Inamizi, élue de Lubudi, je relève qu’elle a décrit et identifié des pratiques, habitudes et traditions qui sont spécifiques à la culture kasaienne et étrangères la culture katangaise. Elle n’a donc fait que relever un fait évident : il existe certains modèles de comportements propres à un groupe ethnique et l’inexistence de ces mêmes modèles de comportements dans un autre groupe ethnique.
Lorsque deux groupes sont appelés à cohabiter ou coexister même de manière temporaire ces modèles doivent être considérés avec beaucoup d’attention afin justement de faciliter l’intégration au sein de la communauté d’accueil et d’éviter l’incompréhension, l’installation de la méfiance, l’hostilité et finalement la division fondée sur des bases tribales.

Il est regrettable que des ultras interprètent de façon mensongère et outrancière les propos de l’honorable Munongo. Cette campagne de dénigrement vise à manipuler l’opinion publique. Ils détruisent la paix sociale. A ce stade, défendre la vérité ne suffit plus. Il faut également vaincre le mensonge. Répandre des contrevérités dans le but de semer la discorde et la division, cela s’appelle de la désinformation. Celle-ci est tout simplement destinée à promouvoir la propagande anti-Katumbi. La construction de ce narratif trompeur n’a qu’un seul but, lui nuire.
Dans son propos, la princesse Dominique Munongo Inamizi n’a fait que décrire la réalité et exprimer son souhait de voir les deux communautés – kasaienne et katangaise vivre en paix en diffusant un message « éducationnel » sur comment vivre ensemble quand on est différent ! Ce « vivre ensemble », c’est d’abord en reconnaissant nos différences. Et c’est ça la définition du mot accepter et non celle du mot rejeter.



"Daniel Shekomba appelle Ensemble à se désolidariser de Dominique Munongo pour des propos tribalistes - 05.04.2022nt)
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-102752_daniel_shekomba_appelle_ensemble_a_se_desolidariser_de_dominique_munongo_pour_des_propos_tribalistes.html
La députée nationale du parti Ensemble pour la République Dominique Munongo est dans la tourmente ces derniers jours. Après avoir tenu des propos incitant à la haine et de xénophobie contre le peuple Kasaïen, plusieurs voix appellent à se désolidariser de cette députée à tous les niveaux.
Daniel Shekomba, ancien candidat à la présidentielle de 2018 voit le silence du parti de Moïse Katumbi comme une complicité. Il appelle Ensemble pour la République à se dissocier de Dominique Munongo par un communiqué officiel : "Le parti doit d'abord commencer par faire un communiqué officiel pour se dissocier des propos de la dame Munongo. Si ce n'est pas le cas, alors nous concluons, qu'elle est restée dans la ligne stricte des idéaux politiques de Ensemble de Moïse Katumbi", fait-il savoir.


Dominique Munongo participait à une émission de Paulette Kimuntu diffusée la semaine passée. Dans cette partie qui a fait le tour des réseaux sociaux, la députée nationale déclare que "les Kasaïens mangent la viande du chien sur le territoire du Katanga, qui ne leur appartient pas. Elle leur demande de retourner chez eux au Kasaï où il n'y a pas d'infrastructures sociales. Elle demande aussi le détachement du Katanga de la RDC".
Une plainte a été déposée contre elle ce lundi 4 avril à la Cour de Cassation.


"Propos séparatistes de Dominique Munongo : Christophe Mboso délie sa langue - 7 avril 2022
= https://www.kt.cd/propos-separatistes-de-dominique-munongo-christophe-mboso-delie-sa-langue/

"Sur son perchoir, Mboso recadre Munongo sur l’affaire des Kasaïens au Katanga - 7 avril 2022nt) !
= https://iwebrdc.com/sur-son-perchoir-mboso-recadre-munongo-sur-laffaire-des-kasains-au-katanga/amp/
Les réactions ne cessent de tomber après les « propos séparatistes » tenus par la députée nationale Dominique Munongo. La dernière en date, est celle de Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale, qui s’est chargé de griller vertement la princesse de la chefferie de Bayeke.
« Nous sommes législateurs. Nous devons respecter la Constitution et les autres lois du pays. Chaque congolais est libre de s’établir là où il veut. Personne ne peut l’empêcher. Pas de dérapage, ni excès de zèle. Nous allons régler ça. Vous les députés nationaux vous avez l’obligation de défendre dans vos circonscriptions électorales respectives tous les congolais peu importe leurs origines », recadre Mboso sur son perchoir.


La princesse de Bayeke Dominique Munongo s’est, dans une vidéo devenue virale dans les réseaux sociaux, indignée du flux majeur de la Population venue du Kasai vers le Katanga, lequel ne respecte pas les us et coutumes de la Province. Ces propos ont été analysés de diverses manières au sein de la classe socio-politique dont les uns les qualifient d’incitation à la haine tribale.
Il faut signaler que Dominique Munogo est Princesse de la Chefferie de Bayeke dans l’espace grand Katanga. Actuellement elle est députée nationale et haut cadre du parti Ensemble pour la République.
Pour l’instant, une plainte à été déposée contre cette députée nationale pour incitation à la xénophobie.

"Lubumbashi: Mboso envoie 10 députés nationaux en « mission de pacification et de réconciliation » - AVR 8, 2022nt)
= https://acturdc.com/lubumbashi-mboso-envoie-10-deputes-nationaux-en-mission-de-pacification-et-de-reconciliation/
Le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia a, le jeudi 07 avril dernier, signé un « ordre de mission de pacification et de réconciliation » à 10 députés nationaux. Venus à Lubumbashi pour une durée de 10 jours, les élus du peuple devront rétablir la paix dans la région du Grand Katanga.

A en croire Alain Saint-Pierre,ce déplacement fait suite à 3 événements que voici :
1. La révolte des motocyclistes.
Les motocyclistes ont estimé peu important de respecter la loi instaurée par la maire ad intérim de la ville de Lubumbashi. Il s’en est suivi quelques manifestations pendant deux jours. La situation a été bien maîtrisée par la province.
2.  Les propos de la députée nationale Dominique Munongo.
Cadre du parti Ensemble pour la République, la députée nationale Dominique Munongo a fait des déclarations sur la communauté Kasaienne.
3. Affaire succession à la tête de l’UNAFEC
La question de la succession à la tête de l’UNAFEC, parti cher au feu Antoine Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, a été à la base d’un trouble considérable dans la ville de Lubumbashi. Le ministre de l’intérieur qui avait crû bien faire en imposant un cadre à la tête du parti, était vite revenu de sa décision après la naissance d’un vent de destruction dans le chef de la jeunesse du dû parti.
En effet, cette mission de pacification et de réconciliation n’a pas trouvé l’assentiment de la société civile du Haut-Katanga. Les membres de la société civile dénoncent le gaspillage de deniers publics et demandent aux autorités d’arrêter cette mégestion.

Les députés nationaux  de l’ex- Katanga pour une cohabitation pacifique entre les communautés - avril 7, 2022
= https://acpcongo.com/index.php/2022/04/07/les-deputes-nationaux-de-lex-katanga-pour-une-cohabitation-pacifique-entre-les-communautes-a-lubumbashi/

LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? DEPUT[

Les députés nationaux élus de l’ex-province du Katanga ont appelé à une cohabitation pacifique entre les communautés vivant dans cette partie de la RDC, lors d’une audience leur accordée, mercredi, par le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, au Palais du peuple.
S’exprimant devant la presse à l’issue de l’audience, le deputé national Célestin Mbuyu a affirmé que sa délégation et le président de la Chambre basse du Parlement ont passé en revue la situation de mésentente entre les communautés dans cette partie du pays et qui, a-t-il estimé, risque d’être explosive.


 » Nous  sommes venus voir comment nous pouvons mettre fin à cette situation qui peut nous dépasser, dans la mesure où les différentes communautés ne savent plus continuer à vivre ensemble », a expliqué Célestin Mbuyu.
Selon lui, le président Christophe Mboso a décidé la descente d’une mission devant circonscrire le problème qui se pose entre communautés dans l’ex-Katanga.
En outre, Christophe Mboso a annoncé, devant la plénière, mercredi,  une mission de bons offices entre la députée  élue du Lualaba ,Dominique Munongo, et des personnes qui l’ont traduite en justice, pour avoir demandé aux ressortissants d’autres provinces d’aller habiter dans leurs entités d’origine, cela  dans une communication rendue publique, il y a peu....



"Dominique Munongo : la princesse des Bayeke vaut plus ! - 2 Mars 2014
= https://www.adiac-congo.com/content/dominique-munongo-la-princesse-des-bayeke-vaut-plus-8798


"SPÉCIAL DÉBAT AVEC DOMINIQUE #MUNONGO #INAMIZI #L'HOMME QUI NOUS À TOUS TRAHI EN POLITIQUE# FATSH13 - 24 mars 2022



"
=


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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Message  ndonzwau 11/4/2022, 4:35 pm


"RDC: Après des propos qualifiés de tribaux, Dominique Munongo obtient le soutien des Députés Katangais - 10 avril 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/04/10/rdc-apres-des-propos-qualifies-de-tribaux-dominique-munongo-obtient-le-soutien-des-deputes-katangais.html/107233/

"Plainte contre la députée Dominique Munongo : le RDK parle d’un acte de provocation - 10/04/2022
= https://24sur24.cd/plainte-contre-la-deputee-dominique-munongo-le-rdk-parle-dun-acte-de-provocation/

"Le caucus des députés nationaux du Haut Katanga rassure que tout évolue bien dans le Haut Katanga contrairement aux fausses informations - April 9, 2022
= http://voiceofcongo.net/rdc-le-caucus-de-deputes-nationaux-du-katanga-rassure-que-tout-evolue-bien-dans-le-haut-katanga-contrairement-aux-fausses-informations

"Propos de Dominique Munongo : "C'est la pauvreté qui dirige le peuple vers le Katanga" (Muzito) - 08:04:2022
= https://www.7sur7.cd/2022/04/08/propos-de-dominique-munongo-cest-la-pauvrete-qui-dirige-le-peuple-vers-le-katanga-muzito

"Kamitatu: « Le but est de promouvoir la campagne anti-Katumbiv- 8/04/2022
= https://www.diaspordc.com/kamitatu-le-but-est-de-promouvoir-la-campagne-anti-katumbi/?ampbi

"Propos de Munongo : L’arbre qui cache Katumbii ? - 07/04/2022
= https://actu7.cd/2022/04/07/propos-de-munongo-larbre-qui-cache-katumbi/

"POLÉMIQUES SUR DES PROPOS PRÉTENDUS SÉPARATISTES : LA PRINCESSE DOMINIQUE MUNONGO INAMIZI NE SE REPROCHE DE RIEN (AVOCATS) - 06/04/2022
= https://foxtimes.cd/publications/1589-polemiques-sur-des-propos-pretendus-separatistes-la-princesse-dominique-munongo-inamizi-ne-se-reproche-de-rien-avocats-


"« Discours séparatiste » : Un danger pour la Nation ! - 08.04.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-102946_discours_separatiste_un_danger_pour_la_nation.html

"« Les Kasaïens et les Katangais ne vont nullement se battre parce que Mme Munongo est envoûtée par les démons séparatistes et tribales », Franck Mbo (UDPS) - 08.04.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-102917_les_kasaiens_et_les_katangais_ne_vont_nullement_se_battre_parce_que_mme_munongo_est_envoutee_par_les_demons_separatistes_et_tribales_franck_mbo_udps.html

"Jimmy Kitenge : ‘’aujourd’hui les Kasaïens vivent comme des Ukrainiens sur leur propre sol" - 06.04.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-102837_jimmy_kitenge_aujourd_hui_les_kasaiens_vivent_comme_des_ukrainiens_sur_leur_propre_sol.html

"Exode du Kasaï: au-delà des polémiques, des solutions s’imposent ! - 07.04.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-102908_exode_du_kasai_au_dela_des_polemiques_des_solutions_s_imposent.html

"Muyaya condamne les propos ‘’dangereux’’ de Dominique Munongo - 07.04.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-102901_muyaya_condamne_les_propos_dangereux_de_dominique_munongo.html



" Flux massifs des deux Kasaï vers le Katanga et le Lualaba: Décryptage - 6 avril 2022
= https://www.congoindependant.com/flux-massifs-des-deux-kasai-vers-le-katanga-et-le-lualaba/
LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Tshiswaka-hubert-300x213
Maître Tshiswaka Masoka Hubert

1. Introduction

Le 27 mars 2022, au cours d’une émission télévisée présentée par Madame Paulette Kimuntu, les ressortissants du Kasaï ont été choqués par des propos de l’honorable Dominique Munongo Inamizi, « princesse » de la chefferie des Bayeke, haut cadre d’un parti politique et députée nationale de la circonscription de Lubudi, Province du Lualaba, République Démocratique du Congo (RDC).
En effet, le premier choc du kasaïen, vient de la question de Madame la journaliste de savoir si l’honorable Munongo, comme bon nombre de katangais, soutenait encore l’idée de « sortir le Katanga de la RDC », elle avait répondu: Oui. Et d’ajouter, qu’elle assumait la politique de son défunt père Godefroid Munongo M’siri, ancien ministre de l’Intérieur du Katanga sécessionniste.
Le deuxième fait choquant est la stigmatisation des Congolais venant du Kasaï qui devraient rester « chez eux ». « Ces gens qui mangent des chiens » et qui arrivent au Katanga, avec leurs coutumes. Cependant, outre ces deux faits macabres, Madame l’honorable Munongo a révélé aussi une préoccupation katangaise réelle: Pourquoi le gouvernement ne vient pas au secours de ces gens qui bondent des trains-marchandises, dans des wagons à bétail, au risque de leurs vies, dans un contexte où l’institution Président de la République et des milliers des postes de prises des décisions au niveau national, sont occupés par d’autres ressortissants de ces mêmes provinces de Kasaï?
Le présent papier constitue une opportunité d’analyser des faits sociologiquement et de proposer des pistes de solutions juridiques, conformément à la Constitution et aux droits humains. En plus de l’introduction, la conclusion est formulée sous forme d’interpellation des élites de ces deux provinces, avec un accent particulier sur celles du Kasaï. Le fond se subdivise en deux chapitres dont le premier est consacré à l’analyse des faits qui choquent les kasaïens et le deuxième examine le problème réel du katangais, posé autrement, en enlevant l’apparence désobligeante.

2. Des faits qui choquent les kasaïens

Les propos de Mme Munongo sont condamnables, car, à ses titres et qualités, elle devrait connaître les droits et libertés garantis aux individus et groupe d’individus par les différentes coutumes de la République, la Constitution et les instruments juridiques internationaux des droits humains. Au regard de l’article 62 de la Constitution, « nul n’est censé ignorer la loi. Toute personne est tenue de respecter la Constitution et de se conformer aux lois de la République ».
2.1. Par rapport à « sortir le Katanga de la RDC »
La RDC est un Etat régi par une Constitution qui inscrit le principe d’unicité et de l’indivisibilité de son territoire, à son article premier: « La République Démocratique du Congo est, dans ses frontières du 30 juin 1960, un Etat de droit, indépendant, souverain, UNI ET INDIVISIBLE, social, démocratique et laïc ». Mme Munongo ne pouvait clamer publiquement qu’elle soutenait un projet, contraire à la Constitution, de sortir l’une des provinces de l’indivisibilité et l’unicité de l’Etat.
2.2. Par rapport à « ces gens devraient rester chez eux »
Le quatrième alinéa de l’article 101 de la Constitution dit clairement que « le député national représente la nation ». Elle ne devrait pas distinguer des Congolais de « chez nous » et ceux de « chez eux ». Par ailleurs, l’article 30 renchérit que: « Toute personne qui se trouve sur le territoire national a le droit d’y circuler librement, d’y fixer sa résidence, de le quitter et d’y revenir, dans les conditions fixées par la loi ». Par son article 60, la Constitution impose le respect des droits fondamentaux garantis à toute personne. Et, de manière particulière, l’article 66 lui rappelle que: « Tout Congolais a le devoir de respecter et de traiter ses concitoyens sans discrimination aucune et d’entretenir avec eux des relations qui permettent de sauvegarder, de promouvoir et de renforcer l’unité nationale, le respect et la tolérance réciproques » . Le discours, l’attitude et la politique soutenus par Mme Munongo, tendant à vouloir empêcher aux groupes d’individus de quitter le Kasaï, pour s’établir au Katanga, est contraire à l’esprit du Constituant congolais qui protège les droits et les intérêts légitimes des Congolais et assure la coexistence pacifique et harmonieuse de tous les groupes ethniques du pays. (Articles 50 et 51, de la Constitution).
2.3. Par rapports aux coutumes
Mme Munongo se réfère aux us et coutumes de sa chefferie/groupement qui sont différents de ceux des ressortissants des deux provinces du Kasaï. L’article 207 de la Constitution qui reconnaît l’autorité coutumière et l’article 153 qui demande aux juridictions d’ordre judiciaire de considérer les coutumes, posent une seule condition que écelles-ci ne soit pas contraire à la Constitution, à la loi, à l’ordre public et aux bonnes mœurs ». L’esprit de l’article 207 impose au pouvoir coutumier « le devoir de promouvoir l’unité et la cohésion nationales ». Stigmatiser des différences culturelles entre kasaïens et katangais, est contraire à la Constitution. Ce discours est inutilement méprisant, dégradant et discriminatoire.

3. Des faits qui choquent le Katangais

3.1. Flux des déplacés du Kasaï vers le Katanga
Les flux des déplacés en provenance des deux Kasaï vers le Katanga, sont réels. Le Katanga est soumis aux modifications des cartographies politiques. Tenez! La Constitution reconnaît à chaque citoyen les droits politiques d’être élu et/ou d’élire le dirigeant de son choix, partout où il établit sa résidence. Connaissant la subjectivité et les sensibilités politiques, le vote reste ethnique. La croissance exponentielle de la communauté kasaïenne au Katanga créent des craintes légitimes. L’électorat du politicien katangais s’amenuise au bénéfice de ses concurrents issus de l’espace grand Kasaï. Telle a été l’une des causes des pogroms des années 60 et 90.
3.2. Insécurité et perturbation de la circulation routière
Les questions de la croissance de l’insécurité et de la perturbation de la circulation routière ne sont pas attribuables à la croissance de la population d’origine kasaïenne. Elles relèvent de l’administration du territoire, du pouvoir judiciaire et des services de sécurité qui ont le monopole de l’usage de la force, dans l’accomplissement de leur devoir de maintenir l’ordre public et la sécurité territoriale.

4. Interpellation des fuites

Il y a urgente nécessité d’une mobilisation de la nation, aux différents niveaux des institutions publiques et privées, des élites intellectuelles, culturelles, politiques, religieuses et toutes les autres organisations de la société civile. La compréhension collective des différents aspects de la problématique des flux internes permet d’amener des solutions pacifiques idoines, en temps opportuns. La mauvaise gestion des mouvements internes peut conduire des puissances étrangères et entreprises multinationales à saisir l’opportunité de manipuler une partie de la population congolaise, pour leurs intérêts, au détriment de la paix et sécurité de la RDC.
4.1. Interpellation des élites du Kasaï
Les déplacements de la population du Kasaï vers le Katanga sont réels et s’effectuent dans des conditions indignes, inhumaines, humiliantes et dégradantes. Ils exposent les kasaïens aux intempéries et accidents mortels répétitifs dus aux mauvaises conditions des rails et locomotives. La population victime n’a de choix que d’aller chercher des circonstances propices à sa survie, contre sa volonté. Economiquement, le départ du Kasaï amenuise les chances de relance économique. La main d’œuvre ouvrière, des chercheurs scientifiques et toute l’élite intellectuelle abandonnent ses territoires entre les mains des personnes qui n’ont aucun attachement ni intérêt à développer la terre kasaïenne.
Politiquement, ces déplacements causent un déséquilibre démographique des nouvelles provinces issues des deux Kasaï. Ces nouvelles provinces perdent leur population et risquent d’avoir moins de sièges au parlement national. Comment des milliers de politiciens kasaïens aux côtés du Président de la République, hier comme aujourd’hui, ne parviennent pas à estomper les flux des décriés ci-dessus. Le questionnement actuel est de savoir comment « l’argent gagné honnêtement » ne permet que d’acheter des villas en occident, à Dubaï et en Afrique du Sud, sans jamais parvenir à l’accomplissement de l’argent des autres qui ont construit G’badolite, Kashamata, Kindu, Kashobwe ou Kingakati? Le leadership politique kasaïen a le devoir de faire preuve de plus de responsabilité vis-à-vis de la population meurtrie qui fuit le Kasaï, avant de solliciter la solidarité nationale et internationale.
4.2. Interpellation des élites du Katanga
Rien ne sert à attiser la haine. Il convient que le leadership politique, religieux et de la société civile katangaise pense à s’associer aux kasaïens, afin de discuter des grands projets communs de développement harmonieux des deux provinces. Tels forums devraient inclure des questions des déplacés internes et leurs conséquences politiques, sociales, économiques et culturelles et examineraient des voies et moyens d’y remédier. Une collaboration aiderait, non seulement, à trouver des solutions concertées et informées, en plus, elle effacerait l’orgueil des politiciens des deux parts qui se verraient interpellés par des recommandations à travailler ensemble.

5. Conclusion et recommandations

En dépit de l’émoi que cela puisse avoir soulevé et nonobstant la condamnable formulation de la problématique, l’Honorable Dominique Munongo Inamizi a rouvert l’opportunité de discuter des causes de la haine couvant entre Katangais et Kasaïens, en exposant le pays au risque des pogroms. L’analyse a démontré que les politiciens katangais redoutent plus les impacts probablement négatifs du déséquilibre démographique découlant des flux des déplacés internes sur les votes des dirigeants politiques du Katanga. Mettant le sentiment de côté, il a été opportun de lancer un appel au secours de la population du Kasaï qui continue à subir des conséquences des années cumulées de mauvaise gestion de la chose publique et des pillages des biens de l’Etat, à l’initiative ou avec la complicité de ses dirigeants en province.
Les élites politiques kasaïennes ont le devoir de se ressaisir et agir en premier lieu, en ouvrant la porte au secteur privé, avant de solliciter toute autre forme de solidarité nationale ou internationale. Des pistes de solutions, pouvant estomper ces flux, sont nombreuses. Elles relèvent, notamment, de la conception des politiques provinciales communes portant sur:
5.1. Répartition équitable des richesses de l’Etat
Premièrement, la répartition équitable ou la bonne redistribution des richesses nationales /ressources naturelles entre entités territoriales. L’Etat a le devoir de veiller à ce que l’entièreté de la population en jouisse, tel que l’article 58 de la Constitution le garantit: « Tous les Congolais ont le droit de jouir des richesses nationales. L’Etat a le devoir de les redistribuer équitablement et de garantir le droit au développement ». Chaque province a ses moyens économiques, humains et financiers. Il est du devoir primaire des pouvoirs publics de mieux s’organiser, afin de mieux répondre à ce devoir constitutionnel.

5.2. La création d’un cadre interprovincial de coordination des politiques communes
Deuxièmement, la Constitution prévoit, à son article 199 que: « Deux ou plusieurs provinces peuvent, d’un commun accord, créer un cadre d’harmonisation et de coordination de leurs politiques respectives et gérer en commun certains services dont les attributions portent sur les matières relevant de leurs compétences ». Cette disposition ouvre une brèche de collaboration entre les gouvernements, les assemblées et les services publics provinciaux des provinces directement affectées, issus des anciennes Kasaï-Oriental, Kasaï-Occidental et le Katanga. Au-delà des institutions et services publics, les organisations de la société civile peuvent aussi développer des Think-Tanks interprovinciaux, pour aider les populations ainsi que les nouvelles provinces à contenir les flux des déplacés internes, dans le but de mettre fin aux déséquilibres qui s’amplifient entre les provinces.
5.3. La mobilisation des moyens financiers
Les moyens financiers d’une telle politique interprovinciale sont prévus à l’article 181 de la Constitution qui institue la caisse nationale de péréquation: « Une Caisse nationale de péréquation. Elle est dotée de la personnalité juridique. La Caisse nationale de péréquation a pour mission de financer des projets et programmes d’investissement public, en vue d’assurer la solidarité nationale et de corriger le déséquilibre de développement entre les provinces et entre les autres entités territoriales décentralisées. Elle dispose d’un budget alimenté par le Trésor public à concurrence de dix pour cent de la totalité des recettes à caractère national revenant à l’Etat chaque année. Elle est placée sous la tutelle du Gouvernement. Une loi organique fixe son organisation et son fonctionnement ».
5.4. Proposition des nouvelles lois règlementant la vie des dirigeants
Afin de minimiser la fuite des fonds des provinces et leur investissement à l’étranger, la présente réflexion recommande des lois qui réglemente la vie des dirigeants:
  • Ne peut être candidat à une quelconque représentation d’une contrée qu’une personne qui: (i) y vit en permanence avec sa famille, (ii) démontre son investissement culturel et matériel et (iii) continue à contribuer d’une façon ou d’une autre au développement socioéconomique du lieu.
  • Pendant l’exercice d’un mandat public, l’agent, fonctionnaire ou sous-traitant de l’Etat n’est pas autorisé à se rendre à l’étranger pour des « soins appropriés », placer ses enfants aux études ou payer le loyer. L’exception sera accordée aux agents en mission d’Etat et au bénéficiaires des bourses d’études.
  • L’investissement à l’étranger du fruit découlant d’un acte répréhensible, sera considérée comme une circonstance aggravante des peines prévues par la loi.

Lubumbashi, le 6 avril 2022
Maître Hubert Tshiswaka Masoka
Avocat et défenseur des droits humains.
 


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Empty Re: LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !?

Message  ndonzwau 12/4/2022, 2:14 pm

DE L'INDIGNATION ET DES RÉACTIONS DIVERSES, DES POLÉMIQUES APRÈS LES PROPOS CONTESTÉS ET CONTESTABLES DE LA DEPUTÉE MUNONGO, IL FAUT MAINTENANT DES PROPOSITIONS DE SOLUTIONS !

Le déplacement massif des Kasaiens vers le Katanga a été le prétexte de polémiques enflammées jusqu'à une plainte contre la députée ; n'empêche que cette migration existe et pose des problèmes. On se voilerait alors bêtement la face si on ne se passionnait qu'à la condamner sans chercher des solutions au problème. Mme Munongo a-t-elle été en partie incomprise dans son franc-parler plutôt trop discriminatoire, elle n'avait pas à refuser autant  le droit des Kasaiens Congolais comme elle à se déplacer dans leur pays mais ce déplacement massif ne commençait pas moins à causer des problèmes d'ordre public. Du coup ces flux aussi massifs commencent à devenir nocifs à la cohésion nationale que les lois veulent garantir. Il devient urgent de la part des pouvoirs publics de répondre par des solutions appropriées, pourquoi ne pas créer ici un cadre interprovincial d’harmonisation et de coordination public et privé ainsi que la parole des élites pour gérer en commun les services qui s'occupent des déplacements et des ressources pour les nécessiteux poussés par une certaine pauvreté du Kasai vers le Katang ?

Certains pensent à des assises de la paix et la réconciliation sous l’égide des notables politiques et religieuses pour prévenir les dérapagescontraires et ainsi cimenter le vivre ensemble. Il est aussi temps de réfléchir davantage aux causes désordre pour en éteindre le feu plutôt qu'à user d'anathèmes mutuels qui risquent de justifier davantage les tensions. Des actions concrètes dans les différents secteurs au Kasai s'en occuperaient utilement des causes sont prévisibles...



"Exode du Kasaï: au-delà des polémiques, des solutions s’imposent ! - 07.04.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-102908_exode_du_kasai_au_dela_des_polemiques_des_solutions_s_imposent.html

LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Kasai_train_22_02145_jpg_640_350_1

Le 27 mars 2022, Dominique Munongo , député Nationale a lors d’une émission tenue des propos qui ont divisé les Congolais. Des propos jugés trop sécessionnistes et tribaliste pour certains Congolais. Depuis lors , la polémique a pris de l’ampleur.
Le déplacement massif de la communauté du Kasaii vers les provinces du Sud divise. C’est pourquoi , la toile s’est enflammée. Les langues se sont déliées. Les Injures ont fusé de partout. Une plainte a même été déposée contre cette députée. Celle-ci est dans la tourmente. Mais la migration interne reste un problème réel en RDC.

Des faits
LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? IMG-20220403-WA0178-640x400-1

Pour revenir aux faits , le 27 mars, alors qu’elle est sur un plateau de télévision, la Princesse de Bayeke était franche, très franche.  Les Kasaiens quittent « leurs » deux provinces pour venir au Katanga. Ils devraient rester construire « chez eux ». Dit-elle et elle ajoute : « vous arrivez sur terre où des gens ont leurs us et coutumes. Chez nous, on ne mange pas de chien […] ces gens qui arrivent, avec leurs pratiques… ça nous choque ».
Dominique Munongo  a-t-elle était incomprise ? Certains estiment que oui. Pour eux, elle a juste usé de son franc-parler. Hubert Tshiswaka avocat et activiste des Droits de l’homme, estime que les propos de la princesse sont discriminatoires. » Le discours stigmatise des différences culturelles entre, d’une part, un groupe de congolais kasaiens qui devraient rester et construire « chez eux », et d’autre, un groupe de congolais katangais, propriétaire du Katanga, est discriminatoire et contraire à cette disposition légale qui veut que les coutumes ne soient antagoniste aux lois.

Des solutions s’imposent…
LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Kolwezi

Si cette question a enflammé les passions , elle n’en demeure pas réelle. Les villes de Lubumbashi et de Kolwezi sont en proie à des arrivées massive.  Les enfants , jeunes et vieux son en quête de l’eldorado. Du mieux vivre. Toutefois , Hubert Tshiswaka estime que « les flux sont effectivement réels et nocifs à la cohésion nationale ».
Ainsi, les solutions doivent être envisagées. » Elles sont, notamment, la confection des politiques nationales ». Estime encore l’homme de droit. Parmi elles, la répartition équitable ou la bonne redistribution des richesses nationales. Et c’est conforme à l’article 58 de la Constitution le garantit : « Tous les Congolais ont le droit de jouir des richesses nationales. L’État a le devoir de les redistribuer équitablement et de garantir le droit au développement ». Il est donc du devoir primaire des pouvoirs publics de répondre à ce devoir constitutionnel.
Une autre piste des solutions, c’est la collaboration interprovinciale .  Dit encore Hubert Tshiswaka. Et ceci est conforme à l’article 199 de la constitution. Que « deux ou plusieurs provinces peuvent, d’un commun accord, créer un cadre d’harmonisation et de coordination de leurs politiques respectives et gérer en commun certains services dont les attributions portent sur les matières relevant de leurs compétences ». 
« Il y a grande nécessité d’une mobilisation de la nation, aux différents niveaux des institutions publiques et privées, des élites intellectuelles, culturelles, politiques, religieuses et toutes les autres organisations de la société civile. » Insiste Hubert Tshiswaka en vue de promouvoir le vivre ensemble.


"Une conférence pour la paix et réconciliation s’impose    
/RDC : Clément Kanku interpelle les  Kasaïens et Katangais ! - 11/04/2022

= https://laprosperiteonline.net/2022/04/11/a-la-une/une-conference-pour-la-paix-et-reconciliation-simpose-rdc-clement-kanku-interpelle-les-kasaiens-et-katangais/
*‘’Le Congo a besoin de l’unité et de la cohésion nationale pour atteindre ses objectifs de développement et dans ce cas précis, nous exhortons les uns et les autres à la retenue,  en évitant des propos qui incitent à la haine tribale,  en plus de l’organisation d’une grande conférence pour la  paix et la réconciliation entre ces deux communautés sous l’égide des plus hautes autorités politiques et religieuses du pays afin de prévenir toute forme de dérapage et cimenter notre vivre ensemble’’, soutient, dans une nouvelle  Tribune, Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua, Président National  du Mouvement pour le Renouveau.   Après avoir suivi avec beaucoup de regret les propos désobligeants d’une Députée nationale à l’endroit des Kasaïens, il estime  qu’au-delà de cette controverse,  il est   temps de réfléchir sur les causes de cette tragédie qui, si l’on n’y prend garde, risque d’attiser inutilement  le feu entre les  Kasaïens et Katangais.

Clément Kanku, loin de chercher à  justifier le regain des  tensions actuelles, avec les derniers développement de la situation  aujourd’hui au Kasaï alors  que les Kasaïens, eux-mêmes,  occupent des postes les plus stratégiques du sommet à la base,  rappelle, néanmoins,    à la ‘’mémoire collective que de la même manière que le cuivre du Katanga contribue sensiblement au revenu de l’Etat, le Congo/Zaïre,  à une certaine époque,  n’a pas hésité à recourir aux ressources de la Miba pour soutenir d’autres compagnies minières de l’Etat dans d’autres provinces.
Il rappelle également  que Mzee Kabila et son Afdl s’étaient servis de toute la réserve de diamants de la Miba en guise d’effort de guerre jusqu’à sa faillite, que les diamants de joaillerie de Tshikapa ont aussi contribué à renflouer les caisses de l’Etat à une certaine époque, de même que l’or de Kilo-Moto dans l’ancienne Province Orientale, sans oublier le port de Matadi dans le Kongo central qui joue un rôle crucial à l’économie de notre pays mais également,  le barrage d’Inga toujours au Kongo central qui a rendu et continue à rendre d’innombrables services aux mines du Katanga et à l’ensemble du territoire national’’.
Pour lui, en effet,  ‘’il est venu le temps de se poser ces quelques questions essentielles pour s’attaquer aux causes afin de permettre à cette population de trouver une bonne raison de ne pas aller chercher une meilleure vie ailleurs.
Il est temps que chacun de nous se sente interpellé par l’absence d’engouement des uns et des autres à développer leurs provinces d’origine, à construire chez eux quand bien même on en revendique le leadership’’.

‘’C’est pourquoi, nous proposons ces quelques pistes de solution que nous avons déjà suggérées dans d’autres tribunes pour commencer à répondre à une partie des problèmes qui minent le Grand Kasaï : la relance effective de la Miba ;  l’achèvement du barrage de  Katende ; le désenclavement du Grand Kasaï par la construction de la route Kalamba Mbuji ; la relance de l’agriculture à l’instar du projet Kanyama Kasese ; l’amélioration du système sanitaire (construction des hôpitaux et centres de santé) ;  l’amélioration de l’enseignement par la construction des écoles à tous les niveaux ; l’encadrement et la réinsertion des jeunes et  l’incitation à développer des activités économiques par plusieurs mesures incitatives, recommande-t-il.
A l’en croire, ‘’ces mêmes  recommandations sont aussi valables pour d’autres provinces soumises aux mêmes difficultés, suivant leurs spécificités, après des dizaines d’années de gestion calamiteuse par différents régimes alors que les richesses que Dieu a dotées  à notre pays pouvaient,  avec un minimum de sérieux et de bonne foi des dirigeants, répondre aux attentes de la population’’.

Tribune
Après avoir suivi avec beaucoup de regret les propos désobligeants d’une Députée nationale à l’endroit des Kasaïens, nous pensons qu’au-delà de cette controverse,  nous devons prendre le temps de réfléchir sur les causes de cette tragédie.

Avant toute chose, nous voulons rappeler à la mémoire collective que de la même manière que le cuivre du Katanga contribue sensiblement au revenu de l’Etat, le Congo/Zaïre,  à une certaine époque,  n’a pas hésité à recourir aux ressources de la Miba pour soutenir d’autres compagnies minières de l’Etat dans d’autres provinces ; que Mzee  Kabila et son Afdl s’étaient servis de toute la réserve de diamants de la Miba en guise d’effort de guerre jusqu’à sa faillite, que les diamants de joaillerie de Tshikapa ont aussi contribué à renflouer les caisses de l’Etat à une certaine époque, de même que l’or de Kilo-Moto dans l’ancienne Province Orientale, sans oublier le port de Matadi dans le Kongo central qui joue un rôle crucial à l’économie de notre pays mais également,  le barrage d’Inga toujours au Kongo central qui a rendu et continue à rendre d’innombrables services aux mines du Katanga et à l’ensemble du territoire national.

Des exemples sont légions. C’est  ce qui démontre que chaque province a des atouts qui ont servi ou continuent à servir la cause nationale.
Néanmoins, ce bref rappel ne justifie en rien ce que nous vivons aujourd’hui au Kasaï.  D’autant plus que les Kasaïens occupent aujourd’hui les postes les plus stratégiques du sommet à la base.
Nous estimons qu’il est venu le temps de se poser ces quelques questions essentielles pour s’attaquer aux causes afin de permettre à cette population de trouver une bonne raison de ne pas aller chercher une meilleure vie ailleurs.
Il est temps que chacun de nous se sente interpellé par l’absence d’engouement des uns et des autres à développer leurs provinces d’origine, à construire chez eux quand bien même on en revendique le leadership.
C’est pourquoi, nous proposons ces quelques pistes de solution que nous avons déjà suggérées dans d’autres tribunes pour commencer à répondre à une partie des problèmes qui minent le Grand Kasaï :

  • la relance effective de la Miba ;
  • l’achèvement du barrage de Katende ;
  • le désenclavement du Grand Kasaï par la construction de la route Kalamba Mbuji ;
  • la relance de l’agriculture à l’instar du projet Kanyama Kasese ;
  • l’amélioration du système sanitaire (construction des hôpitaux et centres de santé) ;
  • l’amélioration de l’enseignement par la construction des écoles à tous les niveaux ;
  • l’encadrement et la réinsertion des jeunes ;
  • l’incitation à développer des activités économiques par plusieurs mesures incitatives.


La liste n’est pas exhaustive. Il est évident que ces recommandations sont aussi valables pour d’autres provinces soumises aux mêmes difficultés, suivant leurs spécificités, après des dizaines d’années de gestion calamiteuse par différents régimes alors que les richesses que Dieu a dotées  à notre pays pouvaient,  avec un minimum de sérieux et de bonne foi des dirigeants, répondre aux attentes de la population.
Le Congo a besoin de l’unité et de la cohésion nationale pour atteindre ses objectifs de développement et dans ce cas précis, nous exhortons les uns et les autres à la retenue,  en évitant des propos qui incitent à la haine tribale,  en plus de l’organisation d’une grande conférence pour la  paix et la réconciliation entre ces deux communautés sous l’égide des plus hautes autorités politiques et religieuses du pays afin de prévenir toute forme de dérapage et cimenter notre vivre ensemble.
Les événements malheureux du passé devraient nous enseigner.
Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua


"Flux massifs des deux Kasaï vers le Katanga et le Lualaba: Décryptage - 6 avril 2022
= https://www.congoindependant.com/flux-massifs-des-deux-kasai-vers-le-katanga-et-le-lualaba/


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Compatriotiquement!


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LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Empty Re: LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !?

Message  ndonzwau 18/4/2022, 5:23 pm

Comme il fallait s'y attendre et comme à son habitude le président Tshisekedi semble se décharger de toute responsabilité et ici du tribalisme, il dit prendre à bras le corps la question et propose des pistes de solutions. Mais encore ?

C'est à partir des propos de la députée Munongo que la question est revenue sur devant de la scène. Le PR se rendra bientôt à Lubumbashi pour une table ronde sur la présence des Kasaïens dans l’ex-Katanga mais curieusement rien de tel n'est prévu au Kasai. D'ores et déjà il propose un arsenal des mesures légales répressives contre les contrevenants - bien sûr lui non compris comme si sa compagnie et ses nominations privilégiant les Kasaiens n'y étaient pour rien. En fait comme mesures c'est un appel aux leaders politiques, responsables religieux et aux forces vives de la société civile ainsi qu’à chaque citoyen de s’investir davantage pour favoriser une interpénétration ethnique positive. Il invite le ministre de l’Intérieur, la ministre de la Justice, la ministre de la Culture, le ministre de la Jeunesse ainsi que la ministre près le PR de proposer chacun dans la limite de ses attributions un arsenal de mesures légales répressives envers les auteurs de l’incitation à la haine et au tribalisme et des initiatives concrètes dans ce sens comme des dialogues intercommunautaires y associant les chefs coutumiers et de développer des projets culturels associatifs et sportifs intégrateurs qui renforceront la cohésion sociale, l’esprit patriotique et l’unité nationale.

Pourquoi pas sauf que les causes du rebond du tribalisme résident aussi dans le fonctionnement du pouvoir en place.



"Félix Tshisekedi veut prendre le problème des conflits inter-communautaires à bras-le-corps
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220418-rdc-thsisekedi-veut-prendre-le-probl%C3%A8me-des-conflits-inter-communautaires-%C3%A0-bras-le-corps
Le président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement sur la nécessité de prendre des mesures urgentes pour mettre fin à la résurgence des conflits inter-communautaires observée depuis peu. Le dernier conseil des ministres tenu vendredi s’est penché sur cette problématique. Le chef de l’Etat doit d'ailleurs effectué un déplacement très prochainement dans la province du Haut-Katanga, dans le sud-est, à la frontière avec la Zambie, où la cohabitation entre communautés katangaise et kasaïenne pose problème.
Avec notre correspondant à Kinshasa, Kamanda wa Kamanda Muzembe

Certains actes xénophobes peuvent parfois aller jusqu'à des violences sur certaines communautés discriminées car n'étant pas originaires de là où elles sont établies. Par exemple dans le Grand Katanga, certaines sont mêmes appelées des « envahisseurs » par les locaux.
Selon Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement, « la crispation de l’environnement social et du climat politique s'est installée dans ces régions menaçant ainsi la paix sociale. » C'est pour cette raison que le chef de l'Etat prend ce problème à bras le corps et il entend se déplacer pour promouvoir la paix sociale.
Félix Tshisekedi appelle les leaders politiques, les responsables religieux, les forces vives et toutes les autres composantes de la société congolaise à s’investir pour « une interpénétration ethnique positive », ajoute Patrick Muyaya.

Quatre ministres sont particulièrement chargés de veiller à la stabilité sociale. Les titulaires de l’intérieur, de la justice, de la culture, de la jeunesse et le ministre près la présidence de la République. Ils doivent travailler pour prévenir et réprimer tout mouvement qui inciterait à la haine et au tribalisme.
Cela passera par l'organisation de dialogues inter-communautaires avec l'implication des chefs traditionnels et leaders religieux et par l'initiation de projets culturels, associatifs et sportifs intégrateurs.


"Lutte contre le tribalisme : Tshisekedi présidera une table ronde sur la cohabitation entre Kasaïens et Katangais à Lubumbashi  - 16 avril 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/04/16/lutte-contre-le-tribalisme-tshisekedi-presidera-une-table-ronde-sur-la-cohabitation-entre-kasaiens-et-katangais-a-lubumbashi.html/107551/
Le Président de la République, Félix Tshisekedi est préoccupé au plus haut point par la propension des discours, propos et actes à caractère tribal concourant à la crispation de l’environnement social. 
 À la base de cette tension attisée particulièrement sur les réseaux sociaux, les récents propos très controversés de la députée nationale, Dominique Munongo, élue de Lubudi (Lualaba) appelant les Kasaïens qui migrent vers l’ex-Katanga de s’adapter aux us et coutumes des katangais. Celle-ci s’était également insurgé contre la consommation de la viande du chien par le peuple kasaien sur le sol katangais avant d’inviter par la même les originaires de l’espace Grand-Kasaï à construire chez eux.
Ces propos qualifiés de séparatistes et xénophobes et qui ont tout de même bénéficié du soutien des élus de cette province, ont conduit à une plainte portée contre cette élue avant d’être retirée jeudi 14 avril par les initiateurs pour « préserver la paix sociale et la cohabitation entre les différentes communautés dont le grand Katanga et le Kasaï ». 

Tshisekedi aux élus Katangais : préservez l’unité nationale
Inquiet de cette situation , le président de la République, Felix Tshisekedi a reçu vendredi 15 avril dans la soirée à la Cité de l’Union africaine, une quarantaine des députés nationaux, élus de quatre provinces de l’ex-Katanga, conduit par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde. 
LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? WhatsApp-Image-2022-04-16-at-16.47.41-1
D’après une dépêche de la Présidence, le caucus de représentants du peuple Katangais a eu un long moment d’échanges, de plus de deux heures, avec le Président Tshisekedi autour de l’épineuse question de xénophobie et de cohabitation difficile qui divergent les opinions de ces deux communautés en séparation mitoyenne.
Le Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo a exhorté ces élus à la gestion responsable et citoyenne de cette situation, avant son arrivée, très bientôt, à Lubumbashi où il présidera une table ronde qui réunira les notables et forces vives des provinces concernés afin d’une solution durable a cette prétendument crise.
 « Cette initiative, très attendue et appréciée par les élus du Rassemblement des députés Katangais, permettra aux populations de ces deux espaces de vivre en harmonie comme des frères ayant le même sang », rapporte la presse présidentielle.

Des mesures répressives
Peu avant cette rencontre avec les députés nationaux de l’espace Grand Katanga réunis au sein du rassemblement des députés Katangais (RDK), le Chef de l’État avait abordé cette problématique lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres qu’il a présidée. 
Au cours de cette réunion, le Chef de l’État a attiré l’attention du vice premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumière, de la ministre d’État, ministre de la Justice et garde des sceaux, de la ministre de la Culture, arts et patrimoines, de la ministre de la Jeunesse et initiation à la nouvelle citoyenneté ainsi que de la ministre près la présidence de la République, afin qu’ils puissent chacun dans la limite de ses attributions, travailler d’une part, sur les mesures légales et répressives à prendre contre tout mouvement incitant à la haine ou au tribalisme. 
D’autre part, les ministres précités ont été appelés d’encourager les initiatives devant aboutir à l’organisation des dialogues intercommunautaires en y associant les chefs coutumiers pour le développement des projets culturels, associatifs et sportifs intégrateurs à même de renforcer la cohésion sociale, l’esprit patriotique et l’unité nationale.


"Félix Tshisekedi bientôt à Lubumbashi pour une table ronde sur la présence des Kasaïens dans l’ex-Katanga - 16.04.2022,
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-103338_felix_tshisekedi_bientot_a_lubumbashi_pour_une_table_ronde_sur_la_presence_des_kasaiens_dans_l_ex_katanga.html
Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a échangé, pendant deux heures, le vendredi 15 avril 2022, à la Cité de l'Union africaine, avec une quarantaine de députés nationaux élus de l'ancienne province du Ķatanga. Les échanges ont porté sur la question de la migration des populations des provinces du Kasaï vers celle du Katanga, et qui défraie la chronique actuellement.

Conduits par l'honorable Martin Kabuelulu, ces élus du peuple ont été exhortés par le chef de l'État à gérer cette situation migratoire dans le strict respect des lois et de la préservation de l'unité nationale.
En vue d'une solution durable à cette crise, le président de la République a annoncé sa présence prochaine à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, pour présider la table ronde réunissant les notables et les forces vives de l'espace Katanga.


"RDC : L’épineuse question des Kasaïens dans l’ex-Katanga évoquée à la Présidence - 16 avril 2022
= https://lepotentiel.cd/2022/04/16/rdc-lepineuse-question-des-kasaiens-dans-lex-katanga-evoquee-a-la-presidence/


"Lutte contre le tribalisme: Félix Tshisekedi propose un arsenal des mesures légales répressives contre les contrevenants - 17.04.2022,
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-103384_lutte_contre_le_tribalisme_felix_tshisekedi_propose_un_arsenal_des_mesures_legales_repressives_contre_les_contrevenants.html
Le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi a tapé du poing sur la table à propos du tribalisme qui prend de plus en plus de la place dans l’espace congolais. Aussi a-t-il invité les ministres ayant en charge la sécurité et la protection des personnes et de leurs biens, de proposé un arsenal des mesures légales répressives contre les auteurs du tribalisme.

En effet, soucieux de mener une lutte sans relâche contre les antivaleurs et face à la montée des propos et autres actes d’essence tribale constatés depuis un certain temps dans la sphère publique concourant à la crispation de l’environnement social et politique et compromettant la paix sociale entre communautés, le Chef de l’Etat a, au cours de la quarante-neuvième réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 15 avril, rappelé, partant de l’histoire de notre pays, que chaque montée en puissance d’un discours tribaliste s’est toujours soldée par l’écoulement du sang de nos compatriotes et de la destruction de l’identité et de l’unité nationale.
Aussi a-t-il également rappelé que, la Constitution de la république reconnait à tout citoyen congolais, le droit d’habiter partout où il veut, sur toute l’étendue du territoire national.

A ce sujet, le Chef de l’Etat a lancé un vibrant appel aux leaders politiques, aux responsables religieux et aux forces vives de la société civile ainsi qu’à chaque citoyen, à s’investir davantage pour favoriser une interpénétration ethnique positive, qui est une richesse nationale pour le pays et un rempart contre son émiettement. « Le Congo, notre pays, a toujours puisé sa force dans l’interfécondité interculturelle et interethnique », a insisté le président de la république.
Par ailleurs, il a attiré l’attention du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières, Daniel Aselo ; de la ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Mme Rose Mutombo Kiese ; de la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Mme Catherine katundu Furaha ;  du ministre de la Jeunesse, Yves Bompulu Zola ainsi que de la ministre près le Président de la République, Mme Nana Kivuma, afin qu’ils puissent proposer  chacun dans la limite de ses attributions,
: - un arsenal de mesures légales répressives envers les auteurs de l’incitation à la haine et au tribalisme, d’une part ;
- des initiatives telles que l’organisation de dialogues intercommunautaires en y associant les chefs coutumiers et développer des projets culturels associatifs et sportifs intégrateurs qui renforceront la cohésion sociale, l’esprit patriotique et l’unité nationale, d’autre part.


"RDC : l’ECC lance un appel à la cohabitation pacifique des communautés - 18/04/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/04/18/actualite/politique/rdc-lecc-lance-un-appel-la-cohabitation-pacifique-des-communautes
Le porte-parole de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), le pasteur Eric Senga, encourage les Congolais à vivre ensemble car la diversité, dit-il, est une force. Son appel fait suite à l’invitation lancée vendredi 15 avril au Conseil des ministres par le chef de l’Etat Felix Antoine Tshisekedi aux leaders politiques, religieux et socio-culturels à privilégier la cohabitation pacifique entre les communautés congolaises, face la montée du discours de haine et du tribalisme distille ces derniers temps.

Le pasteur Eric Senga s’est confié le dimanche 17 avril à Radio Okapi :
« Si nous sommes aujourd’hui un seul peuple, cela relève de la souveraineté de Dieu. Donc le vivre ensemble dépasse notre volonté en tant qu’individus et peu importent nos différences de culture et même d’intérêt politique. Mais nous sommes toujours appelés et déjà à vivre avec l’autre, parce que l’autre est l’image de Dieu. La deuxième chose est de savoir que la divergence d’opinions ne devrait pas constituer la raison de division en tant qu’une Nation. On est nombreux, on est différent à certains égards.  Mais chacun de nous doit comprendre que nous n’avons que ce pays comme héritage commun et nous n’avons que cette Nation qui nous détermine en tant que peuple».
Le porte-parole de l’ECC insiste sur le fait que « nous restons tous fondés sur la raison qui nous détermine en tant que peuple, peu importe celui qui est au pouvoir et peu importe celui qui est à l’opposition ».


"Katangais et Kasaïens : gare aux démons du passé ! - 15 avril 2022
= https://www.lephareonline.net/katangais-et-kasaiens-gare-aux-demons-du-passe/


"Haut-Katanga/Tribalisme : Jacques Kyabula siffle la fin de la récréation - 18 avril 2022
= https://actu7.cd/2022/04/17/haut-katanga-tribalisme-jacques-kyabula-siffle-la-fin-de-la-recreation/



"RDC: se dirige-t-on vers une crise politique majeure? -  17/04/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220417-rdc-se-dirige-t-on-vers-une-crise-politique-majeure


"RDC : L’état du territoire national demeure généralement calme grâce à la détermination de Tshisekedi (Gouvernement) - 20 mars 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/03/20/rdc-letat-du-territoire-national-demeure-generalement-calme-grace-a-la-determination-de-tshisekedi-gouvernement.html/106254/


""L’UDPS originel n’était pas tribaliste encore moins UDPS/Tshisekedi, mais il n’y manque... - 18.04.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-103459_l_udps_originel_n_etait_pas_tribaliste_encore_moins_udps_tshisekedi_mais_il_n_y_manque_pas_des_tribalistes_dans_l_udps_actuel_albert_moleka.html

LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Moleka_albert_22_jpg_640_350_1
Albert Moleka

Réagissant concernant le tribalisme qui prend de plus en plus de la place dans l’espace congolais. Albert Moleka, ancien directeur du cabinet du feu Étienne Tshisekedi déclare, « l’UDPS originel n’était pas tribaliste par composition que ce soit au niveau des cadres et des membres, ni dans ses visées ni dans ses intérêts. Elle ne défendait pas des intérêts tribalistes. Il y avait une large consensus de tous ces leaders qui provenaient des tous les coins du pays pour créer ce parti», a-t-il fait savoir.
A en croire Albert Moleka, " Étienne Tshisekedi était quelqu’un de tout sauf tribaliste. L’UDPS Tshisekedi en tant que parti rejette à 100% le tribalisme, mais bien sûr au sein de l’UDPS comme au sein de tout autre parti politique, il y a des tribalistes". Il continue, " à l’UDPS, il y a un courant des tribalistes qui pensent que le parti doit être géré que par des gens qui proviennent d’une région spécifique".


Concernant la photo prise avec le président déchu de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Jean-Marc Kabund, Albert Moleka balaie d’un revers de la main tout soupçon d’un complot contre l’UDPS.
« Quand on veut servir sa communauté, il faut côtoyer tout le monde. Notre Seigneur nous recommande de visiter et soutenir ceux qui sont dans des difficultés. Je connais Jean-Marc Kabund depuis 2011 ».
Cet ancien proche d’Etienne Tshisekedi rejette les propos de ceux qui disent que Jean-Marc Kabund était un inconnu pour le sphinx de Limete.
« (…) pendant que j’étais directeur du cabinet je recevais des instructions d’Etienne Tshisekedi me demandant d’intervenir en faveur de Jean-Marc Kabund à chaque fois qu’il avait des soucis quand il se battait contre les autorités politiques pour faire asseoir la cellule UDPS à Kamina au Katanga à l’époque », a-t-il expliqué.
Face à la montée du tribalisme, le chef de l’État, Félix Tshisekedi propose un arsenal des mesures légales répressives contre les contrevenants. Au cours de la quarante-neuvième réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 15 avril, il a rappelé, partant de l’histoire de notre pays, que chaque montée en puissance d’un discours tribaliste s’est toujours soldée par l’écoulement du sang de nos compatriotes et de la destruction de l’identité et de l’unité nationale. Aussi a-t-il également rappelé que, la Constitution de la république reconnait à tout citoyen congolais, le droit d’habiter partout où il veut, sur toute l’étendue du territoire national.



"RDC : Sous Tshisekedi, la très « redoutée » ANR accusée de « pratiques totalitaires et dégradantes » - 16 avril 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/04/16/rdc-sous-tshisekedi-la-tres-redoutee-anr-accusee-de-pratiques-totalitaires-et-degradantes.html/107517/
À travers une tribune publiée le jeudi 14 avril dernier, l’association de droits de l’homme La Voix de sans voix (VSV) a appelé l’Agence nationale des renseignements(ANR) à mettre fin aux pratiques « totalitaires et dégradantes, longtemps décriées, pourtant supprimées par le Chef de l’Etat ».
Organisée par la VSV, cette tribune a servi de cadre pour donner de la voix aux avocats de deux personnes en détention « prolongée » à l’ANR. « Il s’agit d’Urbain Usafi, un facilitateur en recouvrement des créances, détenu depuis près de 5 mois et l’avocat William Balume qui totalisait 122 jours, le 14 avril », apprend-on de la radio onusienne.


Au cours de cette tribune, cette organisation de défense des droits de l’homme a exigé que « ces personnes soient présentées devant leur juge si les faits leur reprochés sont établis, sinon les libérer carrément ».
Ces détenus sont accusés par l’ANR d’atteinte à la sûreté de l’Etat, ce que leurs avocats rejettent en bloc avant d’affirmer que les « conditions de détention de ces personnes sont mauvaises ».
« Il mange par la charité de certains agents. Lorsque ces agents-là mangent, ils disent que ce Monsieur, on peut lui donner quelque chose. Comment il se lave ? Il se lave une fois les deux jours. Il passe nuit dans un petit local, soit sur la chaise, s’il est fatigué, il s’étale sur le sol », a rapporté Bertin Amani, Conseil de William Balume.
Pour ces avocats, la sûreté de l’Etat, infraction imputée à leurs clients, englobe plusieurs infractions. « Par quel type d’infractions précisément se concrétise cette sûreté ? Est-ce l’espionnage, l’offense à chef de l’Etat, le mouvement insurrectionnel ? », s’interrogent-ils.

"Kinshasa : la VSV appelle l’ANR « à mettre fin à ses pratiques totalitaires et dégradantes » - 15/04/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/04/15/actualite/justice/kinshasa-la-vsv-appelle-lanr-mettre-fin-ses-pratiques-totalitaires-et



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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Message  ndonzwau 22/4/2022, 1:25 pm

Sama Lukonde à une table ronde à Lumbumbashi pour prêcher la cohabitation pacifique entre communautés. Bien sûr à la suite de désagréments provoqués au Katanga par l’afflux des Kasaiens et le désarroi perceptible dans l'espace katangais. On nous rapporte que c'est une initiative du PR et qu'il s'y rendra lui aussi président. Il y'a peu les propos de la députée Munongo avaient défrayé la chronique n'empêche que c'est grâce à elle que la question des tensions intercommunautaires entre Katangais et Kasaiens est venue sur le devant de la scène que cette rencontre  
devra réunir les notables du Katanga et du Kasaï est aujourd'hui à l'ordre du jour avec comme objectif une réconciliation intercommunautaire.


C'est dire que des dissensions ont bel et bien été détectées entre les deux communautés. Question rapide : ces discussions sauront-elles régler les problèmes qui s'y posent ou ne doit-on pas s'occuper en même temps des causes, la pauvreté, le manque d'emploi et autres raisons au Kasaï qui font déplacer les populations ? Il est aussi question de l'ordre public sur place au Katanga, de la sécurité et pourquoi pas des problèmes de santé qui vont naître de l'accumulation intempestive des populations ; il faudra aussi apaiser les populations en bannissant les discours de haine et de division qui ne manqueront pas et ainsi lutter contre la montée des tensions. Cette table ronde a-t-elle été suffisamment préparée pour prendre en charge toutes ces questions, aller au delà du discours et des palliatifs provisoires souvent de cours lors de ce genre de crises ?

Mgr Muteba, Archevêque de Lubumbashi craint que ce forum se soit construite dans la précipitation, il avait lui, opté pour un forum de réconciliation entre Katangais pour laver déjà le linge sale en famille parce qu'il ne manque pas de tensions entre fils et filles de l'espace katangais surtout depuis le démembrement. Un bon préalable pour parler d'une voix dans le dialogue en vue avec les nouveaux venus ou représentants d'origine kasaienne. En effet telle que prévue cette table ronde risque de ressembler à une grande messes politicienne accolée et servant la majorité du moment de l'Union sacrée en fait peu ancrée au Katanga et par conséquent les discussions risques d'être monopolisées par ses quelques représentants dans le Katanga démembré et l'ancien Grand Kasai. Attendons-en les fruits et les propositions pour savoir ce qu'il en est



"RDC: les migrations kasaïennes au Katanga au coeur d'une table ronde à Lubumbashi -  22/04/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220422-rdc-les-migrations-kasa%C3%AFennes-au-katanga-au-coeur-d-une-table-ronde-%C3%A0-lubumbashi

LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Sama%20Lukonde%20Kyenge%20%C3%A0%20Lubumbashi
Jean-Michel Sama Lukonde à Lubumbashi

En République démocratique du Congo, le gouvernement doit lancer ce vendredi matin, à Lubumbashi, une table ronde sur la réconciliation intercommunautaire. Elle est présidée par le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde. Ces assises réunissent ministres, gouverneurs et élus du Katanga et du Kasaï. Une initiative du chef de l'État, en raison des dissensions entre les communautés des deux régions.
Avec notre correspondante à Lubumbashi, Denise Maheho

L’objectif de cette table ronde est d’amener les communautés du Katanga et celles arrivées de la région du Kasaï à une cohabitation pacifique.
Depuis quelques mois, certains élus du Katanga s’inquiètent de l’ampleur du mouvement des populations kasaïennes vers le Katanga. Des associations estiment que près de 3000 personnes arrivent quotidiennement dans les villes minières de Lubumbashi, Kolwezi, Fungurume et même Kasumbalesa. Pour ces élus, cette migration interne provoque des tensions économiques, sociales, culturelles et politiques. La question de l’exode rural sera donc au centre de cette table ronde.
Néanmoins, Gabriel Ebula, représentant de la communauté du Grand Kasaï à Lubumbashi, estime que ces discussions ne résoudront pas le problème. Il pense que les hommes politiques risquent d'instrumentaliser le sujet en vue des élections de 2023.
Le président de la République devrait plutôt selon lui œuvrer à l’amélioration des conditions de vie dans la région du Kasaï, pour dissuader les partants.
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-103338_felix_tshisekedi_bientot_a_lubumbashi_pour_une_table_ronde_sur_la_presence_des_kasaiens_dans_l_ex_katanga.html

"Lutte contre le tribalisme : Tshisekedi présidera une table ronde sur la cohabitation entre Kasaïens et Katangais à Lubumbashi  - 16 avril 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/04/16/lutte-contre-le-tribalisme-tshisekedi-presidera-une-table-ronde-sur-la-cohabitation-entre-kasaiens-et-katangais-a-lubumbashi.html/107551/

"RDC : Sama Lukonde à Lubumbashi pour prêcher la cohabitation pacifique -  22/04/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/04/22/actualite/politique/rdc-sama-lukonde-lubumbashi-pour-precher-la-cohabitation-pacifique
Le Premier ministre est arrivé jeudi 21 avril dans la soirée à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, en compagnie de plusieurs membres de son gouvernement. Pendant son séjour, il va réunir les différentes communautés vivant dans la province pour promouvoir le vouloir vivre ensemble et la paix. D’autres questions sont également prévues, notamment celles relatives à la santé et à la sécurité.  
Accueilli par plusieurs membres des partis politiques de l’Union sacrée de la nation, Jean Michel Sama Lukonde est arrivé à la grand-place de la Poste au centre-ville de Lubumbashi où l’attendait une foule immense.


S’adressant à l’assistance pendant quelques minutes en swahili (langue locale), il a dit être venu à Lubumbashi à la suite des informations parvenues au Chef de l’Etat faisant état des tensions intercommunautaires dans la ville de Lubumbashi, qui mettent ainsi en mal le vouloir vivre ensemble et la paix gage de tout développement.  
Il a promis de rencontrer les associations socioculturelles, les notabilités et autres pour parler de cette question. Il n’a cependant pas donné la date du coup d’envoi de cette table ronde dont tout le monde parle. Il a par ailleurs annoncé l’arrivée imminente de Félix Antoine Tshisekedi dans la capitale du cuivre sans pour autant en déterminer le jour.  
Bien avant l’arrivée du Premier ministre à Lubumbashi, le gouverneur du Haut-Katanga avait organisé des rencontres avec les représentants de différentes communautés vivant dans la province dans le but de favoriser la paix et la cohabitation pacifique. Cette démarche fait suite à la montée des discours de haine et de division distillés sur les réseaux sociaux par certaines personnes.


"RDC-Lubumbashi : " nous avons appris des tensions communautaires et nous sommes là pour dialoguer et trouver des solutions avec toutes les communautés" (Sama Lukonde) -  21 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/21/rdc-lubumbashi-nous-avons-appris-des-tensions-communautaires-et-nous-sommes-la-pour

Jean Michel Sama Lukonde Kyenge a tenu ce jeudi, dans la soirée à la place de la poste de Lubumbashi, un meeting populaire avec les différentes couches de la population. Celui-ci a annoncé l'ouverture ce samedi dans la ville du cuivre de la table ronde sur la cohabitation pacifique entre les communautés dans la région du Katanga. Sama Lukonde a également saisi de l'occasion pour appeler à la culture de la paix.
"Mon message, c'est celui d'amour envers celui qui m'a envoyé, le Chef de l'État, Félix Tshisekedi. Il m'a envoyé ici pour ce qui ne va pas ici. Nous avons appris qu'il existe des tensions communautaires. De notre côté, en notre qualité d'autorité, nous avons l'obligation de nous assurer qu'il y ai calme, qu'il y ait la paix au pays car s'il n'y a pas de paix, nous n'allons pas nous développer. Vous savez que nous avons le programme de développement de 145 territoires, c'est la vision du Président de la République Démocratique du Congo pour qu'on développe le pays, un développement à la base. Ça veut dire dans les différents territoires, et ce développement ne peut être possible  s'il n'y a pas de paix au pays. C'est pour cela, en rapport avec ce que nous avons appris au sujet des tensions communautaires, il était important qu'on vienne pour discuter, dialoguer entre nous" a dit ce jeudi, à Lubumbashi lors de son adresse populaire, Jean Michel Sama Lukonde Kyenge.
Pour lui, rien ne peut être envisagé comme solutions à ce problème des tensions communautaires s'il n'y a pas dialogue. Sama Lukonde a également expliqué que ces assises qui débutent ce vendredi à Lubumbashi seront clôturées par le Président de la République qui est attendu, sauf changement le samedi prochain.
Dans la suite de Sama Lukonde dans le Haut-Katanga, plusieurs ministres. Il s'agit de Daniel Aselo Okito, Vice-premier ministre, ministre de l'intérieur, sécurité, les ministres du portefeuille, sport, electricité, communication et médias, ainsi que le vice-ministre de la santé publique. 

Parmi les participants à cette table ronde, les gouverneurs des provinces issues de l'espace Katanga et ceux du Kasaï qui sont tous présents à Lubumbashi pour cette fin. Aussi les responsables des différentes communes, celles du Kasaï et du Katanga, et la société civile.
Contexte
Depuis plusieurs semaines, des messages de haine, des injures sont remarqués entre les communautés de l'espace Katanga et celui du Kasaï après la sortie de la député nationale Dominique Munongo Inamizi. Ce climat malsain avait été évoqué par les élus de la région du Katanga avec le Chef de l'État, surtout l'aspect de la migration des populations du centre du pays vers le Sud du pays. Toutes ces questions seront évoquées lors de cette table ronde.


"A Lubumbashi, Sama Lukonde exhorte les communautés à vivre en harmonie - 22/04/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/04/a-lubumbashi-sama-lukonde-exhorte-les-communautes-a-vivre-en-harmonie/

LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Harmonie

*Le Premier ministre s’attend à lancer la Table ronde intercommunautaire entre Katangais et Kasaïens.
Sama Lukonde est arrivé hier jeudi 22 avril à Lubumbashi où il va lancer la Table Ronde de paix en vue du rapprochement des communautés vivant dans l’espace katangais.
 Le Premier Ministre,  Jean-Michel Sama Lukonde, a été  accueilli, au bas de la passerelle, à l’aéroport de la Luano, par le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula.
Après les honneurs, le chef du Gouvernement a été entouré par une marée humaine, venue l’accueillir et qui a envahi les installations et tous les espaces verts et parking de l’aéroport de la Luano.
Après avoir salué la foule, le Premier Ministre est allé directement sur la place de la Poste, au centre-ville de Lubumbashi, où l’attendait une foule nombreuse depuis 10h00. Un grand public l’a attendu depuis plusieurs heures, bravant la fatigue et le soleil pour manifester leur joie de revoir Sama Lukonde, le fils du terroir, pour la 2ème fois, depuis qu’il devenu Premier Ministre. 

un message de paix

S’adressant à la foule sur la place de la Poste, le Chef du Gouvernement a appelé les Lushois à vivre en paix avec toutes les communautés vivant dans cette province.
« Sans la paix, il n’y aura pas de développement », a-t-il déclaré.
«Je suis venu avec le message d’amour du Président de la République,  son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo,  qui m’a envoyé.  Depuis Kinshasa,  nous avons appris qu’il y a de tensions communautaires  ici. Nous sommes donc venus nous assurer qu’il y a la paix ici en province. Parce que sans la paix, il n’y a pas la construction. Sans la paix, il n’y a pas le développement», a dit en swahili le Chef du Gouvernement.  
Avant l’adresse du Premier Ministre aux Lushois, le gouverneur du Haut-Katanga, a remercié la population d’avoir, à travers cette longue attente, exprimé leur sens élevé du patriotisme et d’attachement aux institutions de la République. 
Le Chef du Gouvernement est à la tête d’une importante délégation, constituée du VPM de l’intérieur, de la Ministre d’État en charge du Portefeuille, des ministres de la Communication et Médias, de Sports ainsi que celui des Ressources Hydrauliques.
Les gouverneurs des provinces, notamment du Lualaba, du Kasaï, et du Kasaï-Central sont eux aussi sur place à Lubumbashi pour participer à cette tournée de la paix décidée par le gouvernement pour couper court aux tensions intercommunautaires observées ces dernières semaines dans le Katanga. Après le Haut-Katanga, le premier des warriors devra se rendre également dans le Lualaba.
Cellule de communication Primature


"A qui profite la tenue précipitée de la Conférence entre Katangais et Kasaïens? - 22/04/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/04/a-qui-profite-la-tenue-precipitee-de-la-conference-entre-katangais-et-kasaiens/

LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Sstitre-2

Idée aussi géniale que généreuse, la table ronde sur la cohabitation entre Katangais et Kasaïens dans le Grand Katanga soulève déjà des questions et charrie des doutes. A la base de ce vent de scepticisme qui va crescendo, le sentiment qu’ont de plus en plus des Katangais de voir  l’option «palliatifs à court terme» l’emporter lors de ces assises sur l’impératif des solutions pérennes. Des franges importantes de l’opinion katangaise s’expliquent difficilement ce qui a tout l’air d’une précipitation dans l’organisation de cette grand-messe patriotique. Des voix qui comptent dans l’espace Katanga sont d’avis qu’il aurait fallu la tenue en amont du forum de réconciliation entre Katangais tel que l’avait proposé l’archevêque métropolitain de Lubumbashi. Lors des obsèques de feu Kyungu wa Kumwanza, l’une des icônes du Katanga , Mgr Fulgence Muteba avait émis le vœu de voir les fils filles du Katanga se retrouver afin de laver les linges sales en famille . Initiative saluée par toutes les forces vives de l’espace katangais. Mise en perspective avec la table ronde annoncée par le chef de l’Etat, la démarche du primat de l’Eglise catholique locale  permettrait aux katangais de solder leurs comptes internes et d’apprêter leurs cahiers de charge à présenter et à défendre à l’occasion des assises pro cohabitation avec leurs compatriotes du Kasaï vivant au Katanga.

Cette dialectique si importante pour la réussite de la table ronde est en train d’être battue en brèche par la vitesse de croisière qu’impriment les tenants de l’impérium à la tenue des assises de Lubumbashi. Avec le risque cette barza intercommunautaire ressemble à une séquence politicienne où les bénéficiaires de rente de situation vont s’investir pour préserver leurs «acquis». Les vraies questions seront mises, telle la poussière, sous le tapis. Sacrifiées qu’elles seront sur l’autel des ambitions politiques des uns et   des calculs électoralistes des autres. La nécessaire cohabitation entre communautés katangaise et kasaïenne serait ainsi, ô comble de paradoxe,   la principale victime collatérale de cette politisation- ou instrumentalisation politicienne- du forum dont les prémices sont déjà perceptibles depuis hier à Lubumbashi. Pas besoin, dans ces conditions, d’être prophète de malheur pour prédire le flop d’une rencontre qui sera passée à côté de l’essentiel. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’après-table ronde risque bien de ressembler à l’avant table-ronde.   

FDA   Quid du forum proposé par Mgr Fulgence Muteba?
Mgr Fulgence Muteba Mugalu, archevêque métropolitain de Lubumbashi, a annoncé la tenue prochaine d’un forum qui réunira tous les leaders katangais. Il s’agit, pour lui, de pousser les filles et les fils du Katanga, toutes tendances confondues, à s’asseoir ensemble pour regarder dans la même direction, à se dire la vérité en vue d’aboutir à une réconciliation dans la vérité.
Voilà qu’au moment où cette rencontre visant l’unité et la réconciliation des Katangais n’a pas encore eu lieu, le Gouvernement  annonce une table-ronde, mieux la Conférence sur la problématique de l’exode migratoire. Ce qui est loin d’être une mauvaise initiative. Au contraire. Tout le problème, cependant, la tenue de cette conférence annoncée dans la précipitation.
Vu des analystes indépendants, la Conférence sur la problématique de l’exode migratoire devrait, en principe, se tenir après le forum des Katangais. En effet, l’organisation de ce forum bien avant la Conférence veut que les Katangais devraient d’abord se parler entre eux pour parler de la même voix lors de la Conférence qui doit traiter de la crise entre les deux communautés : Katangaise et Kasaïenne.
Ce qui étonne plus d’un observateur avisé, est le fait, pour certains, de penser que cette conférence est convoquée pour essayer de noyer, voire étouffer le « Forum sur la réconciliation des Katangais » ou simplement pour noyer le vrai problème du flux migratoire que connaissent les provinces issues du démembrement du Grand Katanga.

D’où la question cruciale que pose plus d’un observateur. Que cache cette précipitation ? ou plu exactement: A qui profite la tenue précipitée de la Conférence entre Katangais et Kasaïens à Lubumbashi? Si les organisateurs de la Conférence tiennent à aider le chef de l’Etat dans l’objectif qu’il s’est fixé de réconcilier les deux communautés, il est important de laisser les Katangais se réunir d’abord pour qu’ils n’aillent pas à la Conférence en ordre dispersé. Mais plutôt comme un seul homme avec une seule voix, celle des Katangais devant se réconcilier avec leurs compatriotes Kasaïens.
Aller à contre-courant de cette démarche, c’est courir le risque de ne pas aborder les vrais problèmes. Tout se passe comme si certains leaders du Katanga voudraient instrumentaliser ce forum pour conserver leurs fauteuils. Il y a plus que cela. C’est l’initiateur de la Conférence sur la problématique de l’exode migratoire, Félix Tshisekedi, qui risque rater son coche, lui qui est le garant constitutionnel de la Nation, de l’unité et de la cohésion nationales.

Sans doute, la démarche que veulent imprimer certains notables katangais proches de l’Union sacrée de la Nation démontre leur volonté de tirer la couverture de leur côté. Conséquence, la Nation risque de ne rien gagner de cette Conférence qui risque d’accoucher d’une petite souris.
Dès lors, si Félix Tshisekedi tient à tirer quelque chose de cette table ronde, il est alors astreint à laisser se tenir en premier lieu le forum des Katangais. Sinon, ce serait comme on assiste à la cérémonie de la pose de la première pierre et puis, plus rien.
A tous égards, cette Conférence présente trois faiblesses, à savoir : d’abord, le risque que cette rencontre prend une connotation très Union sacrée de la Nation où les cadres de cette famille politique présidentielle se mettent en vedette. Or, c’est un secret de Polichinelle qu’au royaume du défunt Kyungu wa Kumuanza, l’Union sacrée n’a pas beaucoup d’ancrage. Ensuite, la réalité est que des 4 gouverneurs de province du grand Katanga et des provinces de l’espace du Kasaï, il n’y a que deux gouverneurs full, les autres étant soit des intérimaires, soit des ministres faisant fonction de gouverneurs. Enfin, la troisième faiblesse est cette précipitation avec laquelle on veut organiser la Conférence, alors que le forum entre Katangais ne s’est pas encore tenu.

Toujours au sujet de cette Conférence, il est important de souligner qu’à des degrés variés, toutes les villes du monde sont concernées, car nous vivons aujourd’hui dans un monde caractérisé par l’homogénéité du fait des flux migratoires internes ou externes.
Bien que précipitée, cette Conférence reste opportune puisque devant servir d’un cadre d’échanges entre les parties prenantes afin de mettre sur table les problèmes qui rongent la cohésion intercommunautaire et le vivre ensemble. La table ronde va également assurer une large représentativité des parties prenantes, d’adopter une approche transparente, de compréhension partagée des enjeux et de renforcer les capacités des notables et des leaders d’opinion et des élus locaux qui sont aux premières loges de ces défis.
Une autre question d’importance capitale est celle de savoir que faire pour que cette rencontre  ne soit pas seulement une messe politicienne sans réels résultats sur le vivre ensemble, comme en en vit de temps à autre ?

Pour que les résultats des deux rencontres produisent en symbiose les résultats que toute la nation congolaise attend d’elles, Katangais et Kasaïens doivent comprendre et retenir certains principes cardinaux de vivre ensemble : la division affaiblit et éloigne du vrai débat ; la considération de l’autre et le respect du droit à la différence dans les choix politiques est un principe majeur dans la nouvelle dynamique tant recherchée ;privilégier le principe d’égalité morale des cultures et briser le complexe de grandeur ou de supériorité et la tendance à mépriser les autres, étant donné qu’il n’y a pas des grandes ou des petites tribus au Congo…
Les organisateurs de la Conférence sur la problématique de l’exode migratoire ont tout intérêt à s’inspirer de la réconciliation des Noirs avec les Blancs en en Afrique du Sud. Lorsque les seconds ont cherché à se réconcilier en vue d’une cohabitation pacifique avec les premiers, ils ont eu la présence d’esprit de libérer d’abord le leader des Noirs, Nelson Mandela pour que celui-ci puisse avoir l’occasion de parler avec ses frères noirs. Les Blancs, le président De Klerk à leur tête, n’auraient pas pu obtenir cette cohabitation s’ils avaient passé outre cette démarche. Sinon, ils allaient assister non pas à dialogue, mais à un monologue.


"RDC : L'épineuse question des Kasaiens dans l'ex-Katanga évoquée à la Présidence - 16/04/2022
= https://lepotentiel.cd/2022/04/16/rdc-lepineuse-question-des-kasaiens-dans-lex-katanga-evoquee-a-la-presidence/

"RDC/ Migration kasaïenne : les députés katangais posent le problème à Félix Tshisekedi - 16 Apr, 2022
= https://www.election-net.com/article/rdc-migration-kasaienne-les-deputes-katangais-posent-le-probleme-a-felix-tshisekedi
Le Président de la République , Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu, ce vendredi 15 Avril 2022, dans la soirée, à la cité de l'UA, une délégation du RDK, le rassemblement des députés Katanga, les élus nationaux représentant les populations de l'ex-Katanga.
Ils sont venus en nombre, une quarantaine, conduits auprès du Chef de l'État par leur Président, l'honorable Martin Kabwelulu.


Ces représentants du peuple ont eu un long moment d'échanges, de plus de deux heures, avec le Président de la République, garant de la Nation, autour de l'épineuse question de la migration et de l'accueil de compatriotes venus du Kasaï vers les provinces de l'ex-Katanga.
Le Président de la République, Félix- Antoine Tshisekedi Tshilombo, a exhorté ces élus à la gestion responsable et citoyenne de cette situation en total respect des lois et de la préservation de l'unité nationale.
Le chef de l'État a évoqué son arrivée prochaine à Lubumbashi où il présidera une table ronde qui réunira les notables et forces vives des provinces concernées afin de construire une solution durable a cette prétendue crise.
Le Premier Ministre, Jean Michel Sama Lukonde, lui-même originaire du Katanga a aussi assisté à cette rencontre. Une rencontre très appréciée par le Caucus des députés Katangais, selon la cellule de communication de la présidence de la République qui a livré l'information.

= https://www.opinion-info.cd/politique/2022/04/16/migration-de-kasaien-au-katanga-felix-tshisekedi-exhorte-les-elus-katangais



"Pouvoir, territorialité et conflictualité au Grand Kasaï (République démocratique du Congo) - Kabata Kabamba - 2018
= https://journals.openedition.org/belgeo/26916?lang=nl


"RDC : “Il est grand temps que les responsables paient” - 20 avril 2022
= https://afrique.lalibre.be/69573/rdc-il-est-grand-temps-que-les-responsables-paient/


"Elections 2023 : "L’Assemblée nationale est sous traitée pour mettre la République à genoux" (Papy Mbau) - 21.04.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-103608_elections_2023_l_assemblee_nationale_est_sous_traitee_pour_mettre_la_republique_a_genoux_papy_mbau.html


" RDC : « C’est facile d’accuser Kabila de tous les maux, mais Tshisekedi a-t-il fait mieux que nous ? » - 15 avril 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1338748/politique/rdc-cest-facile-daccuser-kabila-de-tous-les-maux-mais-tshisekedi-a-t-il-fait-mieux-que-nous/



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Empty Re: LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !?

Message  ndonzwau 26/4/2022, 12:48 pm

OU EN EST LA MISSION DU PM PARTI PRÊCHER LE VIVRE-ENSEMBLE ENTRE COMMUNAUTÉS AU KATANGA ?
ENTRE-TEMPS LES DÉPUTÉS PARTIS POUR CETTE MÊME MISSION ONT DÉPOSÉ LEUR RAPPORT AU PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE.

La finalité de toutes ces initiatives est de trouver des solutions aux tensions exacerbées entre les deux communautés et le message de paix ne peut s'incarner et porter que si on décortique la situation en ne s’embarrassant pas des préoccupations qu'imposent la loi mais en analysant les faits tels qu'ils se passent. Dans ce sens il importe d(expurger toutes les causes au Kasai et au Katanga qui sont à la base des tensions. Kasaiens et Katangais ont leur part de responsabilités comme les déficits de gouvernance politico-admistrative au niveau central et local ont créé hélas le cadre inadapté à cette situation. « Exode rural et développement des provinces » était le thème de la table ronde où l'on voit que les questions de développement, de paix, de sécurité sont les préalables pour que les deux espaces Grand Katanga et Grand Kasaï puissent bénéficier d'un regard suffisamment exhaustif et honnête pour être efficace.
Voici dessous quelques titres qui aident à mieux appréhender les problèmes posés !



"Cohabitation pacifique entre communautés : les élus en mission au Haut-Katanga déposent leur rapport auprès de Christophe Mboso - 25 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/25/cohabitation-pacifique-entre-communautes-les-elus-en-mission-au-haut-katanga-deposent

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Photo d'illustration

La délégation des députés nationaux en mission de réconciliation dans l'espace Grand Katanga plus précisément à Lubumbashi à la suite des conflits observés entre communautés a déposé vendredi 22 avril 2022, son rapport auprès du président de l'Assemblée nationale, Christophe Mboso N'Kodia Pwanga. Pour cette délégation conduite par le député national Célestin Mbuyu Kabongo, la finalité ou l'objectif poursuivi est de trouver des solutions satisfaisantes pour toutes les deux parties.
"Le président de l'Assemblée nationale nous avait envoyé en province plus précisément dans la ville de Lubumbashi par rapport à la situation qui prévaut, nous y étions pour apporter un message de paix et de réconciliation, nous sommes venus avec un rapport contenant tous les éléments récoltés sur place. Comme vous le constatez, nous sommes des élus de Lubumbashi accompagné de l'honorable Célestin Mbuyu Kabongo notre doyen, il nous a été très très utile par rapport à notre mission. Nous sommes là, c'est pour trouver des solutions satisfaisantes pour toutes les deux parties", a déclaré devant la presse à l'issue de l'audience la députée nationale Kapufi Viviane.

Cette mission fait suite à la tension observée entre les communautés dans la province du Haut-Katanga. En effet, à Lubumbashi, certains habitants n’approuvent pas l’arrivée en masse des personnes qui quittent le Kasaï pour s’installer dans la ville du cuivre. 
“Pour le moment, il y a des agitations entre les communautés. Nous sommes venus pour passer en revue la situation avec le président de l'Assemblée nationale et voir comment nous pouvons mettre fin à la situation qui risque de nous dépasser au niveau du Katanga surtout au niveau de Lubumbashi où nous avons un ensemble de toutes les populations qui viennent d'ailleurs qui risque d'être comme Kinshasa où vous avez des autochtones qui sont envahis par les uns et les autres et qui ne peuvent plus vivre ensemble parce qu'ils ne s'entendent pas”, disait le député national Célestin Mbuyu Kabongo le 07 avril dernier après échange avec Christophe Mboso.

Contexte
Depuis plusieurs semaines, des messages de haine, des injures sont remarqués entre les communautés de l'espace Katanga et celui du Kasaï après la sortie du député national Dominique Munongo Inamizi. Ce climat malsain avait été évoqué par les élus de la région du Katanga avec le Chef de l'État, surtout l'aspect de la migration des populations du centre du pays vers le Sud du pays.
« Exode rural et développement des provinces » était le thème de la table ronde inter-provincial grand Katanga - grand Kasaï organisée par le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge. Il était question d'aborder les questions de paix, de sécurité, de développement touchant les 9 provinces issues du démembrement dans l'espace Grand Katanga et Grand Kasaï.


"RDC : auprès de Sama Lukonde à Lubumbashi, les représentants des associations socioculturelles du Grand Kasaï ont appelé à la paix face aux tensions inter communautaires - 24 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/24/rdc-aupres-de-sama-lukonde-lubumbashi-les-representants-des-associations

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Sama Lukonde et Jacques Kyabula, respectivement premier ministre de la RDC et gouverneur du Katanga. Ph. Droits tiers.

En séjour à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, Jean-Michel Sama Lukonde, premier ministre de la RDC a poursuivi les consultations entre les communautés pour voir les communautés Katangaise et Kasaïenne vivre ensemble et dans une cohabitation pacifique. C'est dans ce cadre que le chef du Gouvernement a reçu, en audience, ce samedi 23 avril 2022, à Lubumbashi, une délégation des représentants des associations socioculturelles du Grand Kasaï à laquelle se sont jointes les autorités traditionnelles de cet espace.
A l'occasion, Sama Lukonde a  réitéré son appel à la paix entre les communautés Kasaïenne et katangaise.
Pour le Coordonnateur de la communauté Kasaïenne vivant au Grand Katanga, cette rencontre avec le Premier Ministre était essentiellement focalisée sur la paix entre les deux communautés. Monsieur Kabasele Kadima a lancé un message de paix au terme de la rencontre.
"Nous avons été invités par le chef du Gouvernement de la République pour débattre sur la question de l'exode des peuples Kasaïens vers le Katanga. L'opinion doit retenir qu'il faut qu'il y ait la paix parce que tout le monde a besoin de la paix et qu'on puisse structurer et organiser le domaine économique afin de pouvoir freiner ou améliorer les conditions de l'exode rural", a déclaré Kabasele Kadima, après la rencontre avec Sama Lukonde.

Pour sa part, sa majesté Lemba Lemba, le chef coutumier de Kabeya Kamuanga, territoire situé dans le Kasaï-Oriental, celui-ci a formulé quelques pistes de solutions au Gouvernement afin que les deux communautés continuent à vivre paisiblement.
"Nous venons de nous retrouver avec le Premier Ministre. Il nous a fait venir pour étudier ensemble comment mettre fin aux tensions tribales et discriminatoires entre le peuple Luba et le peuple Katangais. Nous comme des chefs coutumiers, nous ne voulons pas cette affaire de tribalisme et de discrimination. Tous sont nos frères. Nous ne voulons pas que le sang coule. Raison pour laquelle nous demandons au Premier Ministre de faire appel à tous les responsables des associations du Kasaï qui sont ici, qu'il leur donne des moyens pour louer des salles afin de réunir dans toutes les communes ces jeunes qui sèment les troubles afin que ces jeunes sachent qu'on a besoin de la paix. On ne peut pas soutenir le Chef de l'État avec les armes blanches à la main ou en s'entretuant. On soutient son frère avec la Paix. Que ces associations s'organisent en formant les jeunes à la culture de la paix", a-t-il dit au terme de la rencontre.
A Lubumbashi, Sama Lukonde a ouvert les travaux de la table ronde sur la cohabitation pacifique entre les communautés dont celles de l'espace Katanga et Kasaï. Des assises qui seront clôturées par Félix Tshisekedi et connaissent la participation des notables de deux espaces, des élus nationaux et provinciaux pour faire un diagnostic sincère et envisager des solutions pour une cohabitation pacifique.


"RDC: Les chefs coutumiers de l’ex Katanga encouragent le vivre ensemble selon les usages traditionnels locaux - 25 avril 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/04/25/rdc-les-chefs-coutumiers-de-lex-katanga-encouragent-le-vivre-ensemble-selon-les-usages-traditionnels-locaux.html/107928/
Le Chef du gouvernement congolais Jean Michel Sama Lukonde a reçu en audience à Lubumbashi, la délégation des autorités traditionnelles du Grand Katanga. Un seul message a fait l’objet de cette rencontre: « la paix ».
Cet échange entre le Premier Ministre et les autorités traditionnelles s’est inscrite dans le cadre de la table ronde de cohabitation entre les communautés Katangaise et Kasaïenne qui se déroule à Lubumbashi jusqu’au 29 avril 2022.


À en croire le “Grand” chef Kaponda, les deux communautés des espaces du grand Katanga et grand Kasaï sont appelées à s’intégrer dans une dynamique de cohabitation pacifique et dans le souci de vivre ensemble.
« Pour nous, en tant que chefs coutumiers, c’est la paix. Nous recevons nos frères du Grand Kasaï. Ils viennent ici c’est en République Démocratique du Congo. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que tel est de l’Equateur, du Grand kasaï et ne peut pas habiter ici », a-t-il expliqué.
Cependant, le “Grand” chef Kaponda a précisé que pour eux chefs traditionnels, ils veulent la paix et l’intégration aux us et coutumes du Katanga.
Pour rappel, la ville de Lubumbashi abrite depuis le vendredi 22 avril 2022, la table ronde sur la paix et le vivre ensemble entre les communautés Katangaise et Kasaienne. La cérémonie de clôture de ces travaux qui interviendra le 29 avril 2022 sera présidée d’après le programme, par le Président de la République Félix Tshisekedi.


"RDC: l'emploi des jeunes abordé lors de la table ronde au Katanga - 23/04/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220423-rdc-l-emploi-des-jeunes-abord%C3%A9-lors-de-la-table-ronde-au-katanga
En RDC, la table ronde sur la réconciliation communautaire au Katanga a démarré ce vendredi 22 avril à Lubumbashi. Le Premier ministre Sama Lukonde qui participe à cette réunion appelle les uns et les autres à la responsabilité citoyenne pour protéger la cohésion nationale.
Avec notre correspondante à Lubumbashi, Denise Maheho

La cérémonie d’ouverture de la table ronde à l’hôtel Karavia de Lubumbashi a été l’occasion de jeter les bases des travaux de réflexion autour de la question des migrations inter-régionales entre les provinces kasaïennes et katangaises. Le flux s’est accéléré ces deux dernières années, pour des raisons économiques.
Pour Jacques Kyabula, gouverneur du Haut-Katanga, cette question mérite l’attention des autorités publiques en vue de solutions durables.
Parmi les améliorations attendues, un soutien aux jeunes des provinces concernées, qui ont besoin de créations d'emplois et d'une économie locale dynamique.
De son côté, le Premier ministre a rappelé que l’exode rural ne concernait pas uniquement le Kasaï et le Katanga.
Jean-Michel Sama Lukonde a appelé les acteurs politiques à éviter toute instrumentalisation.
La société civile quant à elle reste persuadée que ces assises mal préparées se solderont par un échec. Les travaux en commission de la table ronde démarrent lundi et prendront une semaine.
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220422-rdc-les-migrations-kasa%C3%AFennes-au-katanga-au-coeur-d-une-table-ronde-%C3%A0-lubumbashi
http://afrikarabia.com/wordpress/kabila-tshisekedi-autopsie-dune-alternance/


"A propos des conflits entre Katangais et Kasaïens - 23 Avril 2022
= https://www.congoindependant.com/a-propos-des-conflits-entre-katangais-et-kasaiens/
INTRODUCTION
Le Premier ministre, Sama Lukonde est arrivé à Lubumbashi, en prévision d’une « Table Ronde Intercommunautaire » visant à remédier à l’exacerbation de la haine ethnique qui s’amplifie au Katanga. Cette visite, fait partie des résolutions du Conseil des ministres du 15 avril dernier et de l’audience que le Président la République, Felix Tshisekedi Tshilombo avait accordée aux députés nationaux des provinces du Haut-Lomami, Lualaba, Tanganyika et Haut-Katanga. En plus, il revient que le chef de l’Etat projetterait de se rendre aussi à Lubumbashi, poursuivant le même objectif. Difficile de croire que 62 ans, après l’indépendance, la RDC serait toujours embourbée dans des crises identitaires. Qu’en est-il?
En effet, d’une part, des images ont circulé, montrant des flux massifs non encadrés, une population visiblement abandonnée, en provenance des entités administratives de la région du grand Kasaï, vers des entités administratives du grand Katanga. Des médias ont rapporté des conditions effroyables des voyageurs montés au-dessus des wagons des marchandises ainsi que des graves accidents mortels à répétition. Le dernier datant de mars 2022, avait causé la mort de 75 personnes et des centaines de blessés. D’autre part, il est dénoncé des comportements particulièrement désobligeant des motards, comparables aux Hooligans anglais.
Pour les uns, il s’agit d’une crise humanitaire sur fond d’une débâcle économique qui devrait susciter compassion et solidarité nationales, en faveur du Kasaï. Pour les autres, c’est le ras-le-bol. Ils pensent que ces flux seraient organisés à dessein, afin de modifier la carte démographique et rendre l’électorat du Katanga favorable au pouvoir en place. Concernant les Hooligans, tous sont d’accord que la mairie devrait mobiliser les services de sécurité, afin de remettre l’ordre public.
Cependant, certains individus ont déjà initié deux campagnes sur les réseaux sociaux: « Rentrez Chez Vous (RCV) » et « Allez Construire Chez Vous (ACCV) ». Bref, le conflit katangais contre kasaïen refait surface.

DES FAITS SOCIO-HISTORIQUES
Il s’avère que la ville de Lubumbashi s’agrandit géographiquement et se densifie démographiquement. Ce qui était la zone rurale, d’il y a trente ans, est loti, au bénéfice de la commune annexe. La ville engloutit des villages entiers des chefferies Kaponda et Kinyama, ainsi que du secteur de Bukanda, dans le territoire de Kipushi. Les services du cadastre et des titres immobiliers se trouvent subdivisés, afin de répondre à une demande exponentielle d’une population qui n’en finit de croître. La Police crée des unités spécialisées dites de « proximité ». Que des nouveaux noms: Kasangiri, Zambia, Kasumgami, Kashamata, Ernika, Kyalwaya, Poleni, Kawama, Kashimbala et Tumbwe.
La pression démographique ne se justifie pas uniquement du flux récent des kasaïens. L’attraction du boom minier katangais, le chemin de l’exode vers l’Afrique australe, l’effondrement de l’économie des autres provinces de la RDC, la guerre interminable dans les deux Kivu et l’Ituri, ainsi que la saturation de la ville de Kinshasa. Dans les quartiers lushois et villages avoisinants, on y parle concurremment le Swahili du Katanga, le Kiluba-Kat, le Lingala, le Swahili de l’Est ainsi que le Tshiluba

Cependant, une certaine opinion accuse le kasaïen de ne pas s’intégrer. Cet argument en cours de débat est remis en cause par l’histoire de Lukunga, l’illustration de l’ouvrier kasaïen du Katanga.
Avant la colonisation, les ancêtres du kasaïen avaient vécu, du XVe au XIXe siècles, sur l’étendu couvrant les provinces actuelles du Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Lomami, Haut-Lomami, Maniema, Lualaba et Tanganyika. Ils sont partagés entre les groupes ethniques des Basongye, Balubas (du Katanga et du Kasaï), Bena Kanyoka et Bena Lulua.
La première génération du kasaïen ouvrier était recrutée de force, entre 1888 et 1910, du Centre et l’Est vers le Sud de l’Etat Indépendant du Congo (EIC). Pour mémoire, la ville de Lubumbashi (Elisabethville) fut créée en 1910, suivant le projet de l’Union Minière du Haut-Katanga (UMHK) d’implanter sa première usine de traitement du cuivre, à côté de la rivière Lubumbashi, située à quinze kilomètres au Sud de Luswishi, dans le District de Lualaba d’alors. Les défricheurs européens et leurs accompagnateurs africains chassèrent les Balambas autochtones qui peuplaient ces lieux.
La deuxième génération d’ouvriers kasaïens, est à l’image de Lukunga recruté dans l’ancienne Province du Congo-Kasaï, en 1940, contre sa volonté, et acheminé dans les mines de Kolwezi qui faisait partie du District de la Lulua de l’époque. Comme tout ouvrier de la colonie belge, il fut soumis à la politique de peuplement qui encourageait la naissance de beaucoup d’enfants, afin de pourvoir au besoin toujours croissant de la main d’œuvre de l’industrie minière. Il en a eu 14.
La troisième génération de l’ouvrier kasaïen au Katanga, est à l’exemple des seize enfants de Lukunga nés, entre 1944 et 1970. Lukunga avait deux femmes, Mulanga et Nsamba qui lui avaient donné respectivement quatorze et deux enfants. Il convient de noter que les enfants de Lukunga ont eu en moyenne dix enfants chacun.

La quatrième génération de l’ouvrier kasaïen au Katanga commence vers 1965 et va jusque vers 1990. Elle est illustrée par les petits-fils de Lukunga dont Masengu, née à Lubumbashi en 1965. Les petits fils de Lukunga ont une moyenne de huit enfants.
La cinquième génération de l’ouvrier kasaïen est illustrée par Tshikunda, arrière-petite-fille de Lukunga, née en 1980. Les arrières petits-fils de Lukunga ont une moyenne de six enfants.
Lukunga seul a laissé 16 enfants qui ont eu une moyenne de dix enfants, amenant l’estimation à 160 petits-enfants. Les 160 petits enfants ont en moyenne sept enfants, amenant à dénombrer 1.120 arrière-petits-enfants. La cinquième génération a une moyenne de six enfants multipliés par 1.120, soit 6.720 arrières, arrière-petits-enfants.
Il convient aussi de rappeler que dans son ensemble, Elisabethville de 1911 ne s’étendait que sur 600 hectares dont 370 affectés à l’habitat de près de 6.000 personnes constituées essentiellement de la main d’œuvre noire et ses dépendants. En 1924, la population était passée à 15.000. A l’indépendance du Congo, en 1960, Elisabethville comptait 193.900 habitants. Trente ans plus tard, soit en 1990, la population est passée à 722.478. Le cap d’un million est passé en l’an 2000. Vingt années plus tard, soit en 2020, l’on compte déjà 2.478.262 et aujourd’hui, en 2022, l’on estime la population à 2.695.000, sur un rayon de 15 Kilomètres, à vol d’oiseau.
Alors d’où viennent les conflits katangais vs kasaïens?

ORIGINE DES CONFLITS ENTRE KATANGAIS ET KASAÏENS
Il ressort de l’histoire de l’ouvrier kasaïen au Katanga que du premier recrutement de la première main d’œuvre kasaïenne, pour les mines du Sud de l’EIC, en 1888, à la tenue des premières élections municipales de 1957, soit 79 ans, il n’y avait aucun conflit.
Le premier conflit avait éclaté lors des élections de 1957, à cause du fait que tous les bourgmestres élus d’Elisabethville appartenaient aux groupes ethniques d’origine kasaïenne, des Balubas et Basongye.

Le deuxième conflit de 1961-63 avait opposé des indépendantistes aux nationalistes. Ce premier pogrom de la RDC, sous le nom d’Opération Kifakiyo (Balayer), était animé principalement par le premier ministre de l’Intérieur du Katanga sécessionniste, M. Godefroid Munongo Msiri, visant des personnes appartenant aux groupes ethniques des Balubakat qui appuyaient le nationaliste Jason Sendwe, au même titre que les autres personnes appartenant aux groupes ethniques d’origines kasaïennes qui soutenaient Lumumba. Les victimes s’étaient retrouvées dans le camp de « refugiés internes » sous protection de l’ONU, à la Foire d’Elisabethville.
Le troisième conflit date des années 1992-1993. Il était attisé par des politiciens katangais, sous l’instigation du régime finissant du Président Mobutu. Cette deuxième épuration ethnique, sous le nom d’Opération Bilulu (Insectes), était menée par le Premier ministre de l’époque du Zaïre, M. Jean Nguz A Karl -i-Bond et le gouverneur du Shaba, M. Gabriel Kyungu wa Kumwanza, contre des personnes appartenant aux groupes ethniques d’origine kasaïenne, supposées soutenir l’opposant Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Plus de 100.000 personnes y avaient trouvé la mort. La terreur avait contraint plus de 800.000 personnes à abandonner leurs résidences et des biens leurs étaient arraché.
La crise actuelle de 2022 s’allume autour des élections en vue, en 2023. Le Président au pouvoir à Kinshasa, Felix Tshisekedi Tshilombo appartient au groupe ethnique des Balubas d’origine kasaïenne. Il a remplacé le président Kabila Kabange qui ambitionne de revenir à la Présidence. Il appartient au groupe ethnique des Balubas du Katanga. Il se trouve aussi que, comme en 1957, il y a quatre députés et un ministre provinciaux d’origine kasaïenne qui énervent les politiciens katangais.

CONCLUSION
Le présent papier a constaté les quatre points ci-après:
  • La réalité des flux non encadré de la population du Kasaï vers le Katanga, dans des conditions inadmissibles de voyage. Des comportements répréhensibles de motards, semblables aux Hooligans anglais.
  • L’effectivité de la recrudescence du discours, des attitudes et des actes d’incitation à la haine ethnique contre des personnes appartenant aux groupes ethniques d’origines du Kasaï vivant au Katanga. Elle se manifeste sur Internet, par la campagne: « Rentrez chez vous » / « Rentrez construire chez vous ».
  • Le récit a eu l’avantage de démontrer qu’en dépit de la Constitution qui reconnaît la nationalité congolaise a tout individu appartenant à un groupe ethnique se trouvant sur territoire congolais en 1960, les descendants du kasaïen se trouvant au Katanga avant l’arrivée du colonisateur, ainsi que ceux de l’ouvrier kasaïen du Katanga recruté depuis 1888, sont toujours considérés comme des étrangers.
  • L’étude a révélé que la première génération de l’ouvrier kasaïen a commencé par le défrichement des premiers 600 hectares qui ont fini par abriter Elisabethville, en 1910. Elle avait aussi travaillé dans les mines de production des premiers minerais de cuivre et à l’entreprise qui avait posé les premiers rails du chemin de fer de plus de 1.000 Kilomètres, connectant l’Afrique australe au Port Franquis (Ilebo). Il a vécu de 1888 à 1960, sans incident majeur. A titre illustratif, l’ouvrier Lukunga a laissé une descendance qui est à sa sixième génération, en 2022.

L’étude conclut que le conflit katangais vs kasaïens est exclusivement politique et ne surgit qu’au moment de la conquête et/ou conservation du pouvoir politique. Il est apparu autour des échéances électorales ou de changement de régime, en 1957, en 1961-1963, en 1992-93 et maintenant, en 2022-23.
Les conflits constituent des stratégies de la politique de la violence contre la population civile. Ils sont attisés par des politiciens à la recherche de l’argent facile, dans le but de faire pression, négocier ou arracher le pouvoir, sur fond d’affrontements inter-ethniques. La politique demeure cynique!
Par ailleurs, pour la population civile, la vie continue, tant bien que mal! Tantôt, c’est dans l’adversité ou l’animosité. Tantôt, c’est dans l’amitié ou la fraternité. « Je t’aime, Moi non plus ». Au gré des vagues politiques, elle vit comme des fanatiques des équipes de Football: Vita Vs Imana ou Lupopo Vs Mazembe.

RECOMMANDATIONS
Eu égard à l’état des choses ci-dessus décrit, il convient que:
  • Le Président de la République fasse constater, dans un Conseil des Ministres, la catastrophe économique et décréter l’état d’urgence humanitaire au Kasaï. Il convient de prendre des mesures urgentes pouvant estomper le flux continu de la population de la région du Kasaï qui s’effectue dans des conditions effroyables, exposant, d’une part, la population aux risques mortels, de l’autre, les provinces concernées aux déséquilibres sociaux, économiques, démographiques et politiques.
  • Les gouverneurs des provinces concernées se réunissent en urgence, afin de travailler ensemble sur ces questions d’intérêts communs, notamment, procéder à la sensibilisation contre des discours, attitudes et actes d’incitation à la haine ethnique.
  • Le gouvernement provincial du Haut-Katanga, les appareils judiciaire et sécuritaire adaptent des stratégies d’encadrement et de répression contre tout individu, ou groupe d’individus dont l’agissement perturberait l’ordre public.
  • La mairie de Lubumbashi examine urgemment la conformité des pratiques décriées aux bonnes mœurs. Le fait de manger le chien sur la place publique provoque une réaction négative, une mesure d’interdiction devrait être prise et appliquée.
  • Les partis politiques instigateurs des discours, attitudes et actes de violence, ont le devoir de concourir à l’éducation civique et la cohésion nationale, conformément à l’article 6 de la Constitution en vigueur dans le pays.
  • Le citoyen ordinaire arrête tout discours, attitude, acte ou campagne d’incitation, provocation à la haine ou pouvant être interprété comme une stigmatisation des membres d’un groupe ethnique donné.

En somme, les grandes nations se construisent dans la douleur, par des hommes et des femmes qui ont des visions politiques plus large que leurs appartenances ethniques, et loin au-delà de leurs époques.
Lubumbashi, 22 avril 2022
Hubert Tshiswaka Masoka,
Avocat et Défenseur des droits humains


"Conférence interprovinciale de Lubumbashi : les jeunes décrient l'exode des Kasaiens - 25/04/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/04/25/actualite/societe/conference-interprovinciale-de-lubumbashi-les-jeunes-decrient-lexode
Des travaux de la conférence interprovinciale entre les grands Katanga et Kasaï se sont poursuivis lundi 25 avril à Lubumbashi. A cette occasion, les jeunes ont cité le flux migratoire des Kasaiens parmi les causes de tensions entre ces derniers et les Katangais.
Pour ce lundi, plusieurs structures ont été reçues par les membres du bureau de cette conférence, composé des gouverneurs de deux espaces. Chaque groupe a expliqué ce qui pourrait être à la base des tensions entre les communautés katangaise et kasaïenne, tout en proposant les pistes de solution. Parmi ceux qui ont été reçu, figurent les jeunes, les membres de l’Union sacrée de la nation et ceux de l’opposition, dont ceux du front commun pour le Congo (FCC).


Les membres du bureau de la conférence ont reçu en premier la jeunesse Katangaise. D’après son président, Kathy Lambo, ce qui serait à la base des tensions entre les deux communautés, c’est entre autres le non-respect par la jeunesse kasaïenne des autorités établies, sa non-intégration et le non-respect de la culture katangaise. Pour cela, il a proposé que des actions de développement soient menées dans l’espace grand Kasaï pour réduire sensiblement le flux migratoire; tel qu’il est constaté ces jours.
La jeunesse katangaise a aussi proposé qu’une autre conférence interprovinciale soit organisée dans l’espace grand kasai pour débattre de la question de l’exode rural pour pouvoir le freiner. Cette jeunesse se dit toutefois disposée de vivre en harmonie avec toutes les autres communautés.
Les motocyclistes, qui sont accusés d’être à la base de cette tension à cause de leur comportement, ont indiqué que c’est à tort qu’ils etaient indexés comme des semeurs des troubles. Ils ont toutefois fustigé le traitement dont ils sont victimes de la part des forces de l’ordre, qui les stygmatisent par rapport à leur provenance ethnique.
Quant à la jeunesse kasaienne, elle a affirmé qu’il n’y avait pas des conflits entre les deux communautés et que tout motocycliste n’est pas forcément un ressortissant kasaien.
Par rapport à l’exode rural, leur president Daddy Kazadi wa Mbombo a demandé aux gouverneurs de l’espace grand Kasaï de développer leurs milieux par l’électrification et la construction des routes. Ce qui fera venir les investisseurs, qui créeront les entreprises et offriront de l’emploi aux jeunes.
= https://www.radiookapi.net/2022/04/25/actualite/politique/table-ronde-interprovinciale-de-lubumbashi-la-societe-civile-du-kasai


"RDC : des acteurs politiques accusés d’entretenir la tension entre Kasaïens et Katangais - 24/04/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/04/24/actualite/politique/rdc-des-acteurs-politiques-accuses-dentretenir-la-tension-entre
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur a accusé, samedi 23 avril, certains acteurs politiques d’entretenir la tension entre Kasaïens et Katangais.
Daniel Aselo l’a dit en marge de la conférence interprovinciale de Lubumbashi.
« Les tireurs de ficelles se recrutent parmi les acteurs politiques et la population devrait s’en méfier », a-t-il laissé entendre devant la presse.


Ce membre du gouvernement a également sollicité l’implication de toutes les institutions politiques pour une solution idoine à cette crise communautaire :
« Les gouverneurs, les Assemblées provinciales et le gouvernement de la République nous puissions nous mettre en tête qu’il y a cette situation socio-économique qui ne va pas plus particulièrement dans ces deux espaces ici qui pose un problème et il suffit qu’on améliore cette situation pour que les choses puissent changer ».
De leur côté, les chefs coutumiers et autres représentants l’espace Kasaï et celui du Katanga ont exprimé leur volonté de voir la paix revenir entre leurs communautés.
Ceux de la communauté Kasaïenne ont demandé à leurs groupes de jeunes de bien « encadrer leurs membres et de leur faire voir que tous doivent respecter les lois du pays ».
Les autorités traditionnelles du Grand-Katanga, elles, ont appelé à la consolidation de la cohabitation pacifique entre les deux communautés.
Entre-temps, le Premier ministre Sama Lukonde poursuit les consultations des membres de deux communautés pour une issue heureuse de cette Table ronde.

= https://www.primature.cd/public/2022/04/22/face-aux-tensions-intercommunautaires-entre-katangais-et-kasaiens-le-1er-ministre-jean-michel-sama-lukonde-a-lance-les-travaux-de-la-table-ronde-sur-la-paix-et-le-vivre-ensemble-a-lhotel-pullman-d/
= https://amp.rfi.fr/fr/afrique/20191121-rdc-tensions-kasai-katanga-lubumbashi-inquietude

"Tension Kasaiens-Katangais : craindre la déflagration ! - 9 avril 2022
= https://ouragan.cd/2022/04/tension-kasaiens-katangais-craindre-la-deflagration/
Si l’on y prend garde, l’irritation sociale entre les communautés katangaise et kasaienne risque de dégénérer et provoquer un conflit à caractère ethnique aux conséquences incalculables. Gouvernement et notables sont vivement interpellés.

La montée de tension à caractère ethnique entre Katangais et Kasaïens fait souffler sur la nation une inhabituelle tempête de tribalisme aux conséquences dramatiques. Bien avant le génocide du Rwanda, les massacres du Kivu et de l’ancienne province orientale de l’ex-République du Zaïre, le Katanga avait connu des pogroms ethniques qui avaient fait plusieurs milliers de victimes. Dès 1992, la province de l’ex-Shaba, redevenue Katanga, avait été le théâtre de persécutions qui entraînèrent l’exode de plus de sept cent mille habitants originaires du Kasaï, ceux qu’on appelle les «Kasaïens».
Les conséquences sont connues de tous. Les deux peuples d’Ilunga Mbidi se regardent en chiens de faïence. Depuis, plusieurs initiatives de rapprochement des deux peuples se sont multipliées, question de remettre en confiance les deux communautés sœurs, voisines et de même souche culturelle.

La montée de tension à caractère ethnique entre Katangais et Kasaïens fait souffler sur la nation une inhabituelle tempête de tribalisme aux conséquences dramatiques. Bien avant le génocide du Rwanda, les massacres du Kivu et de l’ancienne province orientale de l’ex-République du Zaïre, le Katanga avait connu des pogroms ethniques qui avaient fait plusieurs milliers de victimes. Dès 1992, la province de l’ex-Shaba, redevenue Katanga, avait été le théâtre de persécutions qui entraînèrent l’exode de plus de sept cent mille habitants originaires du Kasaï, ceux qu’on appelle les «Kasaïens».
Les conséquences sont connues de tous. Les deux peuples d’Ilunga Mbidi se regardent en chiens de faïence. Depuis, plusieurs initiatives de rapprochement des deux peuples se sont multipliées, question de remettre en confiance les deux communautés sœurs, voisines et de même souche culturelle.

Le chien et le poisson au centre du débat
La sortie médiatique de la députée Dominique Munongo, princesse Yeke du Haut-katanga au sujet du non respect des mœurs katangaises par les Kasaïens qui s’installent massivement au Katanga serait la goûte d’eau qui aurait débordé le vase. Pour cette femme leader de la lignée royale Yeke (Bayeke), consommer le chien en milieu public est un manquement grave aux mœurs locales, ce qui ferait gonfler le sentiment anti-kasaïen chez les Katangais. Dans la même livraison communicationnelle, son altesse Munongo évoque un autre interdit de la lignée royale Yeke, le poisson. Toute personne issue de cette descendance royale en effet est astreinte à s’abstenir de consommer du poisson, c’est la coutume, a-t-elle révélé dans une émission avec la célèbre Paulette Kimuntu (Journaliste).
C’est ici que monsieur l’abbé Kanda du diocèse de Mbuji-Mayi est sorti de ses analyses pour affirmer haut et fort que « les Kasaiens mangent le chien. Et qu’entre le chien et la poule domestique qui dort dans la même maison que l’homme, le choix du chien comme viande est préférable ». Le chroniqueur Israël Mutombo de la chaîne Bosolo Na Politik est allé plus loin dans l’incrimination de la princesse estimant que celle-ci devrait purement et simplement »retirer ses propos » qui s’attaqueraient aux Kasaiens, a-t-il estimé.

Les mines du Katanga seraient-elles au cœur du conflit ?
Depuis quelques années, le grand Katanga attire toutes les convoitises nationales et internationales. Les immenses richesses minières de cette région connaissent une envolée impressionnante qui n’attire pas que des opérateurs économiques mais aussi et surtout des acteurs politiques habitués à financer les joutes électorales. Plusieurs acteurs politiques sont cités dans des rapports d’experts et des journalistes pour leur mainmise sur des gisements miniers dans l’espace grand Katanga. Dans la foulée, plusieurs hauts cadres de la République s’y sont mêlés, y compris parmi les dirigeants du parti présidentiel. Cette situation ne cesse de préoccuper à telle enseigne qu’il devient tourmentant de s’y intéresser ouvertement.
La distension sociale entre les communautés ethniques du Katanga et du Kasaï doit-elle être comprise comme une conséquence de l’explosion minière dans cette région. Le conflit ethnique est bien là. Il faut l’aborder en toute responsabilité et en envisager des solutions efficacement durables.


"Tensions ethniques, sécuritaires et politiques: Le spectre d’incertitude se réinstalle en RDC - 23 avril 2022
= http://alternance.cd/2022/04/22/tensions-ethniques-securitaires-et-politiques-le-spectre-dincertitude-se-reinstalle-en-rdc/


"RDC : le ministre provincial des Infrastructures du Haut-Katanga salue la conduite par le premier ministre des travaux des consultations entre les communautés du Kasaï et du Katanga pour faire régner la paix -  24 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/24/rdc-le-ministre-provincial-des-infrastructures-du-haut-katanga-salue-la-conduite-par-le

"Lubumbashi : tension ou conflit entre communautés? -
= http://magazinelaguardia.info/2022/04/24/lubumbashi-tension-ou-conflit-entre-communautes/
Le premier ministre SamaLukonde a ouvert le vendredi 21 avril à Lubumbashi, la table ronde de réconciliation entre les communautés Kasaienne et Katangaise. Ces assises voulues par le président de la république Félix Antoine Tshisekedi ,ont pour but de désamorcer les tensions entre ces communautés , qui font craindre des violences. Cette réunion décidée en conseil des ministres du 15 avril, met autour d’une table, des notables des deux communautés. De part et d’autre, on estime que cette rencontre, est une montagne qui accouchera d’une souris.
Des représentants  du grand Kasaï à cette table ronde, déclarent  que le chef de l’état, devrait  plutôt  viabiliser leur région. Ce qui arrêtera automatiquement l’exode  vers l’ex Katanga. Car l’exode rurale est la  principale pomme de discordes entre les deux communautés
Du coté des katangais, on déplore le manque de termes de référence. La société civile  du Katanga , recommande de reporter ces assises, le temps d’élaborer des cahiers de charge.
Les membres de deux communautés  affirment qu’il n’y a pas de frictions communautaires en ce moment .


Et pourtant 
S’il est vrai que la hache de guerre n’est pas déterrée, néanmoins les nerfs sont à vif ,indique un observateur. En témoigne  selon lui, la surchauffe apparue après une sortie médiatique de la députée , Dominique Munongo. Dans une vidéo devenue virale, elle  affirme que les kasaiens choquent les katangais en mangeant du chien en public. Animal qui selon elle, est  considéré comme « un ami »par les Katangais. Dans ce même document visuel, elle fustige l’exode massif des kasaiens vers le Katanga. Ces propos avaient été jugés vexatoires par la communauté kasaienne .
Depuis, dans les deux camps, plusieurs personnes sont montés au créneau .Plusieurs personnalités dont des journalistes et le ministre de la communication et média, ont fustigé les propos de Dominique Inamizi. Une quarantaine de députés nationaux du Katanga, a rencontré le chef de l’état il y a quelques jours dans la capitale congolaise. Martin Kabwelulu qui a fait office de porte-parole, a résumé la situation devant la presse.

Il a  évoqué l’exode massif des ressortissants du Kasaï vers l’ex Katanga. Exode  qui selon lui, modifie le paysage politique, socio-économique voir écologique au Katanga. La crainte est voir des kasaïens rafler des sièges au Katanga  aux prochaines élections, au détriment de la classe politique katangaise
Des sources dignes de foi, indiquent que les députés katangais, ont dit au chef de l’état que depuis son arrivée au pouvoir, il y a  une cassure entre le Katanga et la capitale Kinshasa. Il y aurait une sorte de chasse aux leaders de la province cuprifère. Point de vue  partagé par la société civile du grand Katanga. Elle cite en exemple, l’emprisonnement de quelques leaders katangais, dont le pasteur Ngoy Mulunda.

Entre les deux peuple les tensions sont récurrentes
Notons que  les tensions entre Katangais et Kasaiens, sont récurrents .Lors des élections  de  1959,des kasaiens avaient remporté la majorité des sièges .Cela avait débouché sur des violences inter ethnique et le refoulement des kasaiens vers leurs provinces d’origine. En 1992, ces violences s’étaient répétés à la faveur d’une guerre de positionnement de quelques leaders, qui affirmaient vouloir rendre les katangais maitres chez eux.
Pour certains , le risque est grand, de voir des violences similaires ressurgir  en 2023.Pour eux cette table ronde qui se termine le 29 avril prochain, est loin d’être un extincteur. Au contraire elle pourrait selon eux, mettre de l’huile sur le feu.


"Lutte contre le tribalisme : Tshisekedi présidera une table ronde sur la cohabitation entre Kasaïens et Katangais à Lubumbashi - 16 avril 2022 

= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/04/16/lutte-contre-le-tribalisme-tshisekedi-presidera-une-table-ronde-sur-la-cohabitation-entre-kasaiens-et-katangais-a-lubumbashi.html/107551/?amp=1
= http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-les-tensions-politiques-font-prosperer-les-discours-de-haine/


"Plaidoyer de la Société civile du Grand Kasaï pour  la paix face aux tensions inter communautaires - avril 25,2022
= https://acpcongo.com/index.php/2022/04/25/plaidoyer-de-la-societe-civile-du-grand-kasai-pour-la-paix-face-aux-tensions-inter-communautaires/


"Tensions entre Katangais et Kasaiens : Dialogue pour la paix et le vivre-ensemble en cours à Lubumbashi - 23 avril 2022
= http://congovirtuel.org/tensions-entre-katangais-et-kasaiens-dialogue-pour-la-paix-et-le-vivre-ensemble-en-cours-a-lubumbashi/


"Pourquoi le conflit entre Katangais et Kasaïens est revenu de plus belle
Le conflit Katangais-Kasaïens remis au goût du jour 
[url=https://afrique.lalibre.be/52786/rdc-le-conflit-katangais-kasaiens-remis-au-gout-du-jour28.07.2020[/color][/size][/b]
= https://www.lalibre.be/international/afrique/2020/07/28/pourquoi-le-conflit-entre-katangais-et-kasaiens-est-revenu-de-plus-belle-ZQZ4OTAY6FCLJDQABSMK5Y6BQE/?outputType=amp
Les tensions anciennes entre Katangais et Kasaïens ressurgissent à l’occasion de la mésentente au sein de la coalition au pouvoir, dont les chefs sont l’un Katangais, l’autre Kasaïen. Des pêcheurs en eaux troubles essaient de réveiller l’irrédentisme katangais en attisant cette rivalité aux racines anciennes.

Comme le monstre du Loch Ness, il refait régulièrement son apparition. A différentes périodes tendues de la vie politique congolaise, le conflit entre Katangais et Kasaïens a ressurgi; depuis quelques mois, il a réapparu, principalement sur les réseaux sociaux mais de manière assez soutenue pour susciter l’inquiétude. Les difficultés de la coalition au pouvoir FCC (kabiliste)/UDPS (tshisekediste) à s’entendre en accroissent, toutefois, les dangers: le patron des FCC est en effet un Katangais, l’ex-président Joseph Kabila, quand l’UDPS réunit essentiellement des Kasaïens, comme le président Félix Tshisekedi.
La pression s’est accrue avec la révolte grandissante de la base UDPS contre l’impuissance dans laquelle le parlement, à majorité (résultant non des élections mais d’un accord Kabila/Tshisekedi, tout comme le poste de chef de l’Etat de ce dernier) kabiliste, maintient le Président. Les tentatives de celui-ci pour se libérer de la toile qu’a tissée Joseph Kabila pour maintenir le plus possible son pouvoir, a accentué le sentiment des Katangais d’être assiégés. Si ces derniers ont peu à se féliciter des 18 ans de pouvoir du « fils du pays », ils craignent en effet de se voir dominer chez eux par les Kasaïens maintenant qu' »un des leurs » est à la tête de l’Etat.

Une partie du Katanga rattachée au Kasaï en 1933
La rivalité Katangais-Kasaïens est en effet liée au nombre de « Kasaïens » – appellation qui englobe divers groupes humains au Katanga – dans la région du cuivre. Leur présence remonte à la période coloniale. Aux débuts de la colonisation belge (qui commence en 1908), le Congo n’avait que quatre provinces: le Katanga, la Province orientale, l’Équateur et le Congo-Kasaï. Le district du Lomami faisait alors partie du Katanga, dont il était la région la plus peuplée (51% de la population totale du Katanga en 1927, selon les Rapports aux Chambres 1927-1958). C’est – logiquement – dans ce territoire qu’a été recrutée la main-d’œuvre pour les mines du Haut-Katanga, sous-peuplé, en particulier dans cinq territoires, d’où venaient 91% des recrues entre 1923 et 1930. Or, ces cinq territoires furent rattachés à la province du Kasaï à sa création en 1933. Une partie de ceux que l’on appelle aujourd’hui « Kasaïens » au Katanga sont donc les descendants d’anciens Katangais.
À ceux-là se sont ajoutés les descendants de travailleurs recrutés par l’Union minière du Haut-Katanga (ancêtre de la Gécamines) au Kasaï: leur proportion est passée de 9,7% des recrutements en 1943 à 38% en 1954, avant de diminuer. Alors que ces travailleurs migrants rentraient chez eux au bout d’un an, bientôt la politique minière fut de les fixer au Katanga en leur construisant des maisons dans des centres extra-coutumiers, puis de faire de même avec les retraités afin que leur famille fournisse la main-d’œuvre nécessaire. Peu à peu, les Kasaïens ont constitué une importante fraction de la population au Katanga, en particulier dans les villes industrielles. C’est ainsi que les élections de 1957 virent des Kasaïens élus à la tête de 3 des 4 communes d’Elisabethville (Lubumbashi), le quatrième étant Kivutien. Lorsque Tshombe déclara la sécession katangaise, en 1960, une chasse à l’homme fut déclenchée contre ses adversaires politiques, qui aboutit à la création, en 1961, d’un camp, protégé par l’Onu, qui abritait de 50.000 à 100.000 personnes, à 40% des Kasaïens et à 25% des Lubakats (Lubas du Katanga), hostiles à la sécession.

La grande misère du Kasaï
Il y a encore eu des mouvements migratoires du Kasaï vers le Katanga dans les années 70. À l’époque, Mobutu entendait créer un sentiment national pour vaincre le tribalisme et le régionalisme, entretenus sous la colonie au nom du « diviser pour régner ». Il ne nommait donc jamais un originaire à la tête des entités administratives. Lorsque le pays lui imposa le multipartisme, dans les années 90, il renversa sa politique pour éviter que le pays s’unisse contre lui – comme le firent avant lui les colons. Et il y eut les pogroms anti-Kasaïens de 1992-93, encouragés par le gouverneur de la province, le Katangais Gabriel Kyungu, après la rupture politique entre les opposants Jean Nguz a Karl-I-Bond, Katangais, et Etienne Tshisekedi, Kasaïen du Kasaï; ces pogroms firent de 50.000 à 100.000 morts, selon Médecins sans Frontières, et de 600.000 à 800.000 expulsés.
En raison de la misère noire dans laquelle les présidents Mobutu et Kabila père et fils ont laissé le Kasaï, nombre de Kasaïens du Katanga sont revenus. Peu à peu, ils ont été suivis par de nombreux « shégués » (enfants des rues et jeunes adultes sans emploi) ne connaissant pas le Katanga mais espérant trouver un avenir dans une région plus riche, où ils arrivent grâce au train. Interrogée par La Libre Afrique.be, une source industrielle européenne précise: « Mon expérience personnelle au Katanga est que les Kasaïens sont souvent les meilleurs, les plus dynamiques. Mais ils ont tendance à écraser les autres ».

La tension entre kabilistes et tshisekedistes
Aujourd’hui, un schéma de tension est à nouveau présent: malgré l’accord secret entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi pour se partager le pouvoir, leurs deux bases politiques ne s’étant pas réunies pour définir leur projet de coalition et les étapes de sa mise en œuvre, elles ne cessent de s’opposer sur le terrain, de manière de plus en plus violente. Pourquoi? Parce qu’elles veulent croire à la fiction posée (sans preuves électorales) par l’accord secret selon laquelle Tshisekedi aurait gagné la présidentielle et les kabilistes les législatives. Dès lors, les tshisekedistes ne comprennent pas pourquoi le Président n’arrive pas à imposer son programme, tandis que les kabilistes se demandent pourquoi, ayant une forte majorité dans toutes les assemblées, ils doivent partager les postes avec les tshisekedistes. A Lubumbashi et à Kinshasa, les heurts se multiplient entre troupes des deux camps, dont les patrons ont de plus en plus de mal à garder le contrôle.
Or, Kabila est Katangais et Tshisekedi Kasaïen. Dans la capitale du cuivre, des forces occultes cherchent donc à attiser le conflit Katangais-Kasaïens, notamment en revivifiant les tendances indépendantistes de la région. Nombre de Katangais se raccrochent à cette locomotive d’autant plus volontiers qu’ils ont été frustrés par la longue Présidence de Kabila (18 ans), qui a peu apporté au Katanga – mais largement enrichi les Kabila. Si, à l’époque, les Katangais ne s’en plaignaient qu’à mots couverts, craignant de lâcher la proie pour l’ombre, aujourd’hui, alors qu’un Kasaïen est chef de l’Etat, ils redoutent d’être débordés par les siens, ces rivaux dynamiques et prolifiques.

Noyés, manifestation, « consolation »
Alors les incidents se multiplient. Les corps de membres de l’UDPS de Lubumbashi assassinés ont été retrouvés dans une rivière locale après la grande manifestation contre la nomination du kabiliste Ronsart Malonda comme président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Cette mobilisation avait bénéficié des capacités reconnues de Jean-Marc Kabund a Kabund (UDPS) à organiser des protestations, appuyé par les taxi-motos, profession monopolisée par les Kasaïens au Katanga.
Le 19 juillet, une manifestation de « jeunes Katangais » devant la résidence du Premier ministre (katangais) Sylvestre Ilunga a exigé « le respect des Katangais » après que le chef de l’Etat eut profité de l’absence de ce dernier, un kabiliste, à Kinshasa pour faire contresigner ses ordonnances de nomination dans l’armée par un vice-Premier ministre UDPS, Gilbert Kankonde (Intérieur). Et le 21, une délégation de notables a rendu une « visite de consolation » au général John Numbi – Katangais, kabiliste et visé depuis 2016 par des sanctions des Etats-Unis et de l’Union européennes en raison d’exactions – évincé de son poste d’inspecteur général de l’armée par ces ordonnances.

Fausses nouvelles
Les réseaux sociaux offrent une formidable caisse de résonance aux pêcheurs en eaux troubles, où ils multiplient les fausses nouvelles depuis quelques mois. Le week-end du 18-19 juillet, a ainsi circulé un message qui a affolé de nombreux Katangais, assurant que « 1800 militaires, tous Kasaïens, vont atterrir à minuit ce samedi-dimanche à Lubumbashi avec une mission très spéciale et précis (sic). 1800 soldats kasaïens venus fraîchement des écoles de formation militaire en Egypte et leurs commandants venus récemment d’Israël où ils étaient en formation… Réveillez-vous, Félix Tshisekedi opte pour le pourrissement, pour l’extermination des Katangais ».
Le week-end dernier, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Union des fédéralistes du Congo (Unafec) – et ex-gouverneur sécessionniste du Katanga qui avait incité aux pogroms anti-Kasaïens de 1992-93, mais aujourd’hui rallié à Félix Tshisekedi – n’a pas hésité à mettre en garde, lors d’un meeting réunissant ses troupes et des membres de l’UDPS, « tous ceux-là qui ont l’intention de créer le désordre ici ». Il vise ainsi les kabilistes qu’il a quittés en 2015: « Hier ils étaient au pouvoir et n’étaient plus Katangais. Aujourd’hui ils redeviennent Katangais. Aujourd’hui Kyungu wa Kumwanza est taxé de traître (sic) parce que j’ai accepté de travailler avec le président Tshisekedi. Je les appelle (à) arrêter leurs manœuvres qui visent à déstabliser le Katanga ».
Les fauteurs de troubles, désireux de profiter de la période difficile que connaît le Congo – perte de pouvoir d’achat, absence de direction politique claire, épidémies diverses – arriveront-ils à leurs fins.

RDCongo: tensions politiques: la rançon de l’accord secret Kabila-Tshisekedi


"Des centaines de milliers d’indésirables au Katanga - septembre 1994
= https://www.monde-diplomatique.fr/1994/09/TSHITUNGU_KONGOLO/7449
AVANT les massacres au Rwanda, le Kivu, province de l’est du Zaïre, avait connu, en 1993, des pogroms ethniques qui avaient fait plusieurs milliers de victimes, dans l’indifférence quasi générale. Et, dès 1992, la province de l’ex-Shaba, redevenu Katanga, avait été le théâtre de persécutions qui entraînèrent l’exode de plus de sept cent mille habitants originaires du Kasaï — ceux qu’on appelle les « Kasaïens ». Les déportés — « refoulés », selon la terminologie en usage ­, d’abord regroupés dans des écoles, étaient dirigés vers les gares où des foules hagardes et hébétées prenaient d’assaut les trains censés les ramener vers de problématiques terres ancestrales.
Seule la volonté politique des responsables locaux aura déclenché la mécanique de la violence. Mais on a diagnostiqué, comme d’habitude, un « conflit ethnique ». Quitte à conforter les clichés bien coloniaux d’une Afrique engluée dans les atavismes tribaux, et prompte aux règlements de compte sanglants.

En dépit des discours sectaires de M. Nguz Karl I Bond, « homme fort » du Katanga, ex-premier ministre zaïrois resté proche du maréchal Mobutu, et de M. Kyungu Wa Kumwanza, gouverneur de la province, qui ont permis l’ouverture de cette « chasse aux Kasaïens », le terme de « conflit ethnique » est d’autant moins adéquat que ni le Katanga ni les deux Kasaïs ne forment des entités ethniques homogènes. Chacune de ces régions du Zaïre est au contraire une mosaïque de tribus.
Au Katanga, ce panachage tribal a encore été rendu plus complexe par l’arrivée, depuis le début du siècle, de populations d’extraction « kasaïenne », rwando-burundaise, malawite... et européenne, attirées par la richesse des mines. Ce melting-pot, avec ses métissages, est en lui-même la négation de toute « pureté ethnique ». Il a fait naître, dans cette région d’exploitations minières et d’unités industrielles, une culture moderne et urbaine. Les mines de cuivre, les hauts-fourneaux sont l’œuvre de telles populations.
Ce (...)


"Solidarité ! - 25 avril 202
Le congolais, quel qu’il soit, de l’Est ou de l’Ouest, du Nord ou du Sud, peut s’établir à n’importe quel coin de la République, sans en être inquiété ou discriminé. C’est la loi fondamentale, en d’autre terme, la Constitution qui le souligne. Et c’est l’héritage, le plus grand légué à la postérité par Feu Mobutu. Aujourd’hui, la crise qui frappe l’ensemble du pays, touche un peu plus le centre du pays, les deux Kasaï. Qui, plus est, il convient de le souligner, ont vécu dernièrement des événements tragiques. La ‘‘mort’’ brusque de la Minière de Bakwanga, Miba et le phénomène ‘‘Kamuina Nsapu’’. L’un comme l’autre, ces événements, à y voir de près, ont été provoqués par des politiciens congolais. A la chute du régime Mobutu, la Miba existait bel et bien. A l’entrée de l’Afdl, l’argent de cette firme a contribué à financier l’effort de guerre pour renverser ce qui restait du régime Mobutu. L’aigle de Kawele ayant été renversé, personne, alors personne n’a plus pensé à relever la Miba. Plus de 20 ans après, l’unique fleuron économique de la capitale mondiale du diamant n’est resté que l’ombre de lui-même. Cette situation a paralysé la vie de tout un peuple. Parce qu’à la fin de chaque mois, lorsque la Miba payait ses agents ainsi que des sous-traitants, plus de trois millions de dollars étaient déversés à Mbuji-Mayi. Les affaires marchaient pour tout le monde. Même le vendeur de maïs pouvait se frotter les mains. Hélas ! Aujourd’hui, l’effort de guerre est concentré à l’Est avec l’état de siège. Le gros du Budget va dans les opérations militaires pour ramener la paix et sauver des vies, mettre un terme aux pires des atrocités vécus par des congolais de cette partie. C’est aussi ça la solidarité.

Que dire alors du discours de haine tribale distillé par des individus en mal de positionnement dans l’ex. Katanga ? Certes, il n’est pas facile de maîtriser l’exode des milliers de famille en provenance du Kasaï vers l’ex Katanga. Il est pourtant de bon sens de modérer ses propos afin de témoigner de la solidarité envers ses frères congolais. Car, les Kasaï ne vont pas que dans l’ex. Katanga, ils sont dans le Grand Equateur, dans le Grand Kivu, au Kongo Central, à Kinshasa…Toutefois, il revient au Gouvernement de la République d’organiser cette solidarité nationale, en organisant des centres d’accueil dans les provinces voisines des Kasaï, en prenant des initiatives, en mode d’urgence, pour améliorer progressivement la situation dans les provinces les plus touchées par la crise. C’est là la solidarité nationale.
Vivement la solidarité.

"
"


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Message  ndonzwau 26/4/2022, 10:27 pm

"


"RDC: tensions communautaires, sujet tabou lors d'une table ronde à Lubumbashi - 26/04/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220426-rdc-tensions-communautaires-sujet-tabou-lors-d-une-table-ronde-%C3%A0-lubumbashi

"RDC : Félix Tshisekedi attendu à Lubumbashi ce mercredi pour clôturer la Table ronde sur la cohabitation pacifique entre communautés des espaces Kasaï et Katanga - 26 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/26/rdc-felix-tshisekedi-attendu-lubumbashi-ce-mercredi-pour-cloturer-la-table-ronde-sur-la


"Clôture de la table ronde sur le vivre-ensemble entre katangais et kasaïens : Lubumbashi se mobilise pour accueillir Félix Tshisekedi - 26 avril 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/04/26/cloture-de-la-table-ronde-sur-le-vivre-ensemble-entre-katangais-et-kasaiens-lubumbashi-se-mobilise-pour-accueillir-felix-tshisekedi.html/107951/

" Table ronde interprovinciale de Lubumbashi : la société civile du Kasaï-Oriental espère la cohabitation pacifique - 25/04/2022 

'  
https://4pouvoir.cd/conflit-katangais-kasaiens-lacaj-appelle-les-acteurs-politiques-a-participer-a-la-deconstruction-effective-du-discours-de-la-haine/
= https://laprosperite.online/index.php/nation/11118-cohabitation-pacifique-concorde-et-cohesion-nationale-rdc-l-acaj-appelle-kasaiens-et-katangais-a-preserver-le-vivre-ensemble-heritage-de-peres-de-l-independance



"L’idée de la relance de la Miba refait surface alors que le coût de la table ronde intercommunautaire Katangais-Kasaïens fait jaser - 26 avril 2022  
= https://www.africanewsrdc.net/actu/relance-miba-table-ronde-kasai-katanga/

"Haut-Katanga : L'AFBC de Néné Nkulu pointe du doigt les autorités provinciales d'être à la base des conflits entre Katangais-Kasaïens - 25/04/2922
= https://www.7sur7.cd/index.php/2022/04/25/haut-katanga-lafbc-de-nene-nkulu-pointe-du-doigt-les-autorites-provinciales-detre-la

"RDC : Félix Tshisekedi attendu à Lubumbashi ce mercredi pour clôturer la Table ronde sur la cohabitation pacifique entre communautés des espaces Kasaï et Katanga - 26 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/26/rdc-felix-tshisekedi-attendu-lubumbashi-ce-mercredi-pour-cloturer-la-table-ronde-sur


"Identité et malentendu national au Kongo-Kinshasa - Par JP Mbelu - 19 avril 2022
= http://www.ingeta.com/identite-et-malentendu-national-au-kongo-kinshasa/


"




[i] Compatriotiquement ! [/i[


Dernière édition par ndonzwau le 29/4/2022, 3:02 pm, édité 5 fois

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Message  ndonzwau 29/4/2022, 11:16 am


"Lubumbashi : Au conseil provincial de sécurité, Tshisekedi recommande la cohabitation pacifique - 28 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/29/haut-katanga-felix-tshisekedi-preside-le-conseil-provincial-de-securite-sur-les-tensions
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-103903_le_president_felix_tshisekedi_cloture_ce_jeudi_a_lubumbashi_la_table_ronde_sur_la_paix_et_le_vivre_ensemble.html
= https://acpcongo.com/index.php/2022/04/27/le-president-felix-tshisekedi-cloture-ce-jeudi-a-lubumbashi-la-table-ronde-sur-la-paix-et-le-vivre-ensemble/

"Kasaï-Katanga : des autorités traditionnelles réunies autour de Tshisekedi pour envisager des voies de sortie aux tensions communautaires - 29 avril 2022 
= https://actualite.cd/2022/04/29/kasai-katanga-des-autorites-traditionnelles-reunies-autour-de-tshisekedi-pour-envisager

"Conférence interprovinciale de Lubumbashi : la clôture renvoyée à samedi -  28/04/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/04/28/actualite/politique/conference-interprovinciale-de-lubumbashi-la-cloture-renvoyee-samedi
= = https://www.mediacongo.net/article-actualite-103903_le_president_felix_tshisekedi_cloture_ce_jeudi_a_lubumbashi_la_table_ronde_sur_la_paix_et_le_vivre_ensemble.html

"Du sermon de Lubumbashi à l’exhortation de Houston - 29/04/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/04/du-sermon-de-lubumbashi-a-lexhortation-de-houston/

"APPEL DES PERSONNALITES KASAIENNES POUR  » VIVRE ENSEMBLE  » DANS LES CITES KATANGAISES - 27/04/2022 
= https://www.forumdesas.net/2022/04/appel-des-personnalites-kasaiennes-pour-vivre-ensemble-dans-les-cites-katangaises/


" Table ronde Katanga - Kasaï : "Nous n'allons pas emmener notre esprit Kamwena Nsapu ici", (Gouverneur du Kasaï-Central) 
= https://www.7sur7.cd/index.php/2022/04/28/table-ronde-katanga-kasai-nous-nallons-pas-emmener-notre-esprit-kamwena-nsapu-ici


"L'identité katangaise - 04 avril 201O
= https://www.revuenouvelle.be/L-identite-katangaise



"Luba du Katanga et Luba du Kasai (Congo) ; comparaison de deux populations de même origine. [article] - Année 1964
= https://www.persee.fr/doc/bmsap_0037-8984_1964_num_6_4_1292

"Tensions Katangais-Kasaïens : Tshisekedi en sapeur-pompier à Lubumbashi
avril 27, 2022

= https://econewsrdc.com/tensions-katangais-kasaiens-tshisekedi-en-sapeur-pompier-a-lubumbashi/

"RDC : A Lubumbashi, Félix Tshisekedi appelle les communautés kasaïenne et katangaise à un respect mutuel pour une cohabitation pacifique dans la paix - 29 avril 2022
= https://linterview.cd/rdc-a-lubumbashi-felix-tshisekedi-appelle-les-communautes-kasaienne-et-katangaise-a-un-respect-mutuel-pour-une-cohabitation-pacifique-dans-la-paix/

"Haut-Katanga : Félix Tshisekedi  renforce la lutte contre la criminalité et le banditisme - 29 avril 2922
= https://congoprofond.net/haut-katanga-felix-tshisekedi-renforce-la-lutte-contre-la-criminalite-et-le-banditisme/

"RDC : Les deux Kasaï dotés des matériels et équipements médicaux, « don » de Félix Tshisekedi - 27 avril 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/04/27/rdc-les-deux-kasai-dotes-des-materiels-et-equipements-medicaux-don-de-felix-tshisekedi.html/108017/

"Conflits Kasaïens-Katangais : Félix Tshisekedi appelle  au respect mutuel et à la cohabitation pacifique - 29 avril 2022
= https://laprosperiteonline.net/2022/04/29/a-la-une/conflits-kasaiens-katangais-felix-tshisekedi-appelle-au-respect-mutuel-et-a-la-cohabitation-pacifique/

"Concorde ! - 29 avril 2022
= https://laprosperiteonline.net/2022/04/29/rasoir/concorde/

" Kasaï-Katanga : les participants à la table ronde ont défini avec courage les solutions durables devant créer les conditions propices pour l'épanouissement des communautés concernées (Sama Lukonde) -  30 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/30/kasai-katanga-les-participants-la-table-ronde-ont-defini-avec-courage-les-solutions
= https://actualite.cd/2022/04/29/kasai-katanga-des-autorites-traditionnelles-reunies-autour-de-tshisekedi-pour-envisager
= https://actualite.cd/2022/04/29/haut-katanga-felix-tshisekedi-preside-le-conseil-provincial-de-securite-sur-les-tensions

"La une de la presse cette semaine à Kinshasa
À la Une: Félix Tshisekedi prêche la cohabitation pacifique à Lubumbashi - 30/04/2022

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/la-une-de-la-presse-cette-semaine-%C3%A0-kinshasa/20220430-%C3%A0-la-une-f%C3%A9lix-tshisekedi-pr%C3%AAche-la-cohabitation-pacifique-%C3%A0-lubumbashi

= http://alternance.cd/2022/04/22/tensions-ethniques-securitaires-et-politiques-le-spectre-dincertitude-se-reinstalle-en-rdc
= https://actualite.cd/2022/04/24/rdc-aupres-de-sama-lukonde-lubumbashi-les-representants-des-associations
= https://actualite.cd/2022/04/24/rdc-le-ministre-provincial-des-infrastructures-du-haut-katanga-salue-la-conduite-par-le



"DECRY 2.5.22 FATSHI, PYROMANE IMPLIQUE DANS LE CONFLIT KATANGO-KASAIEN, IL DEMANDE PARDON JKK"



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Message  ndonzwau 6/5/2022, 8:13 pm

"


"Nouvel élan dénonce un nouveau conflit intercommunautaire entre Bandunduas et Kasaïens - 2 mai 2022
= https://www.diaspordc.com/nouvel-elan-denonce-un-nouveau-conflit-intercommunautaire-entre-bandunduas-et-kasaiens/
"Tension Kasaï-Bandundu : le gouverneur Dieudonné Pieme appelle les ressortissants du Kasaï à faire preuve de leur hospitalité légendaire et se retenir de tout acte de vengeance - 3 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/03/tension-kasai-bandundu-le-gouverneur-dieudonne-pieme-appelle-les-ressortissants-du-kasai
= https://www.digitalcongo.net/article/6271327ff5f38656fb3e2316/

"RDC-Conflit entre Katangais et Kasaïens : la LUCHA s’en prend vivement aux instigateurs - 29 avril 2022
= https://elitemag.net/rdc-conflit-entre-katangais-et-kasaiens-la-lucha-sen-prend-vivement-aux-instigateurs/


"Haut-Katanga/Table ronde : Les Katangais accusent les Kasaïens de "manque d'humilité, triomphalisme, injure publique facile" -03/05/2022
= https://www.7sur7.cd/2022/05/03/haut-katangatable-ronde-les-katangais-accusent-les-kasaiens-de-manque-dhumilite
"Haut/Katanga - Table ronde : les Kasaïens reprochent notamment aux Katangais de "haine tribale" et "discrimination" - 03/05/2022
= https://www.7sur7.cd/2022/05/03/hautkatanga-table-ronde-les-kasaiens-reprochent-notamment-aux-katangais-de-haine-tribale


"La une de la presse cette semaine à Kinshasa
À la Une: Félix Tshisekedi prêche la cohabitation pacifique à Lubumbashi -  30/04/2022

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/la-une-de-la-presse-cette-semaine-%C3%A0-kinshasa/20220430-%C3%A0-la-une-f%C3%A9lix-tshisekedi-pr%C3%AAche-la-cohabitation-pacifique-%C3%A0-lubumbashi
"Tensions communautaires entre Katangais et Kasaïens : Tshisekedi appelle à cultiver la fraternité - 1 mai 2022 18:03
= https://www.grandslacsnews.com/posts/tensions-communautaires-entre-katangais-et-kasaiens-tshisekedi-appelle-a-cultiver-la-fraternite-5036
= https://actu30.cd/2022/05/rdc-felix-tshisekedi-demande-aux-jeunes-katangais-et-kasaiens-de-ne-pas-ceder-a-la-manipulation-politicienne/
= http://cas-info.ca/cohabitation-katangais-kasaiens-le-chef-de-letat-a-recu-les-chefs-traditionnels-du-grand-katanga-et-du-grand-kasai-a-lubumbashi/


"Table ronde Kasaï-Katanga : pour Jacques Kyabula, les deux espaces ont montré qu'ils sont capables de résoudre leurs différends - 1 mai 2022
= https://actualite.cd/index.php/2022/05/01/table-ronde-kasai-katanga-pour-jacques-kyabula-les-deux-espaces-ont-montre-quils-sont
" Kasaï-Katanga : les participants à la table ronde ont défini avec courage les solutions durables devant créer les conditions propices pour l'épanouissement des communautés concernées (Sama Lukonde) -  30 avril 2022
= https://actualite.cd/index.php/2022/04/30/kasai-katanga-les-participants-la-table-ronde-ont-defini-avec-courage-les-solutions
"Kasaï- Katanga : « nous avons plus ou moins 750 policiers armés qui se sont déplacés d'eux-mêmes vers le Katanga » (Jacques Kyabula) - 3 mai 2022
= https://actualite.cd/index.php/2022/05/03/kasai-katanga-nous-avons-plus-ou-moins-750-policiers-armes-qui-se-sont-deplaces-deux
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/03/rdc-environ-750-policiers-armes-ont-quitte-deux-memes-le-grand-kasai-pour-se-rendre-dans-le-haut-katanga-jacques-kyabula.html/108243/


"RDC : Félix Tshisekedi plaide l'humanisme et la tolérance entre les espaces Kasaï et Katanga - 30 avril 2022 -
= https://actualite.cd/2022/04/30/rdc-felix-tshisekedi-plaide-lhumanisme-et-la-tolerance-entre-les-espaces-kasai-et
"Table ronde Kasaï-Katanga : les participants ont appelé à la mise en place d'une feuille de route pour contrôler les mouvements des populations - 30 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/30/table-ronde-kasai-katanga-les-participants-ont-appele-la-mise-en-place-dune-feuille-de


"Tensions Kasaïens-Katangais: le Professeur Valérie Kabiena parle de la manipulation politicienne - 5 mai 2022
= https://coulisses.net/tensions-kasaiens-katangais-le-professeur-valerie-kabiena-parle-de-la-manipulation-politicienne/


"RDC : Des ONG alertent sur la déstabilisation du Katanga - 31 juillet 2020
= https://afrique.lalibre.be/52914/rdc-des-ong-alertent-sur-la-destabilisation-du-katanga/


"L’État tribal ou tribalisme d’État : La RDC à la croisée des chemins -07.04.2022
= https://www.geopolismagazine.net/letat-tribal-ou-tribalisme-detat-la-rdc-a-la-croisee-des-chemins/

"La nouvelle édification de l’État à l’épreuve de l’ethnicité : esquisse de solutions pour la République Démocratique du Congo - 2005
= https://popups.uliege.be/1374-3864/index.php?id=207&lang=nl

"Prévention et gestion des conflits au Nord Katanga - NOVEMBRE 2016
= https://www.sfcg.org/wp-content/uploads/2017/03/Conflict-Scan3_Kalemie_COD740_Nov2016.pdf

"La réharmonisation des rapports entre les Katangais et les Kasaïens dans la province du Katanga (1991-2005) - 24 octobre 2006
= https://www.erudit.org/fr/revues/as/2006-v30-n1-as1425/013831ar/

"Les refoulés du Zaïre :identité, autochtonie et enjeux politiques -1998
= https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_7/autrepart/010013211.pdf


"FELIX TSHISEKEDI AU KATANGA : NOUS SOMMES APPELÉS A VIVRE ENSEMBLE, NOUS SOMMES UN MÊME PEUPLE... - 3 mai 2022"


"FÉLIX TSHISEKEDI A CLÔTURÉ LA CONFÉRENCE INTERPROVINCIALE ENTRE KATANGAIS ET KASAIENS - 1 mai 2022"




Compatriotiquement!


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Message  ndonzwau Aujourd'hui à 6:10 pm

N'oublions pas qu'au détour d'une prise de conscience quasi impromptue(!?) de l'exode problématique des Kasaiens au Katanga, s'est tenue à Lumbumbashi une table ronde à l'initiative des autorités centrales et qu'aujourd'hui un forum entre Katangais à l'initiative de l'Archevêque catholique a débuté à Lubumbashi pour la réconciliation entre fils du Grand Katanga. D'où l'on peut se demander si l'on s'est posé les bonnes questions sur les causes et les solutions à apporter à ce problème.

A-t-il fallu qu'un Kasaien arrive au pouvoir pour qu'on découvre un Kasai , semble-t-il laissé à l'abandon (plus que les autres provinces aussi enclavées ?) qui se serait appauvri ou s'agit-il d'une négligence coupable des uns et des autres même les plus concernés ? Le Kasai abandonné par qui, les pouvoirs successifs ou les fils du Kasai eux-mêmes ? On s'active au Katanga et les Katangais se rencontrent pour leur unité et la cohésion entre eux à travers la diversité de leurs appartenances politiques mais on ne voit pas les mêmes préoccupation au Kasai alors que tout semble parti d'un Kasai sous-développé qui a besoin plus que d'un coup de pousse pour son essor.

A noter que Mgr Muteba va plus en détail dans l'examen de sa province en épinglant les divisions préjudiciables pour le développement entre un 'JK' et un Katumbi, mais aussi ailleurs entre Masuka et Muyej au Lualaba, entre Zoé Kabila et ses adversaires dans le Tanganyika... L’ecclésiastique a sans doute une vue angélique des relations humaines. Qu'importe, dans le Grand Kasai malgré un fils président du pays les mêmes tensions existent mais il semble qu'elles sont hypocritement mises sous le boisseau. Peut-on venir à bout de la problématique des tensions entre Katangais et Kasaiens en cheminant ainsi notamment avec quelques non-dits ici et là ?



"Kabila-Katumbi: Le forum sur l’unité et la réconciliation des Katangais débute ce mardi à Lubumbashi - 17.05.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-104799_kabila_katumbi_le_forum_sur_l_unite_et_la_reconciliation_des_katangais_debute_ce_mardi_a_lubumbashi.html
Le Forum sur l’unité et la réconciliation des Katangais sera lancé mardi 17 mai à Lubumbashi dans le Haut-Katanga. Ces assises, organisées par l’assemblée épiscopale de la province ecclésiastique de Lubumbashi, visent à rassembler plusieurs catégories de personnes, notamment des acteurs politiques, les membres de la société civile, les chefs coutumiers, les scientifiques, et les jeunes.
Prévu au départ pour soixante-dix participants, finalement le centre pastoral Mgr Jean-Pierre Tafunga de l'archevêché de Lubumbashi en accueillera près de deux cent cinquante.


Parmi ceux qui ont déjà foulé le sol lushois en provenance de Kinshasa et d’autres provinces du grand Katanga, il y a des sénateurs, les députés nationaux, les ministres honoraires et en exercices et d’autres.
A quelques heures du démarrage de ce forum, plusieurs personnalités ont été aperçues dans les couloirs de l'archevêché. Il s’agit notamment de personnalités katangaises du monde politique, dont les proches du sénateur à vie Joseph Kabila et du président d’Ensemble pour la République de, Moïse Katumbi.
Présent à l’archevêché de Lubumbashi, un sexagénaire approché par Radio Okapi a fait savoir que « les Katangais se sont longtemps rentrés dedans, et que l'heure de la réconciliation a sonné. »
Au cours de trois jours des travaux, selon lui, les participants doivent se regarder droit dans les yeux et se dire de vérités même celles qui fâchent, pourvu que l’objectif tant souhaité soit atteint afin que les générations futures héritent de l’espace grand Katanga uni dans la diversité.
A la question de savoir si le sénateur à vie Joseph Kabila et Moise Katumbi seront là ou représentés, le sexagénaire a répondu : « Venez et vous verrez ».
Le forum sur l’unité et la réconciliation des Katangais est placé sous le thème : « Frères et sœurs un jour, frères et sœurs toujours ».


"Haut-Katanga : Mgr Fulgence Muteba exhorte la population à la cohésion sociale -  14/05/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/05/14/actualite/politique/haut-katanga-mgr-fulgence-muteba-exhorte-la-population-la-cohesion

LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? 20210710134650027753-E57hQ0XWEAs1jy_
Le cardinal Fridolin Ambongo et Mgr Fulgence Muteba le 10/07/2021 à Lubumbashi à l’occasion de la prise de possession canonique du Siège de Lubumbashi par Mgr Fulgence MUTEBA et l’imposition du Pallium. Photo droits tiers

L’archevêque métropolitain de Lubumbashi (Haut-Katanga), Fulgence Muteba a exhorté, jeudi 12 mai, les ressortissants de l'espace Katanga à vivre dans la cohésion sociale.

Ce prélat catholique a fait cette exhortation, à Lubumbashi, au cours d’une conférence de presse.
Il a fait savoir que le développement de l’espace Katanga dépend de la cohésion de tous.
« Il faut absolument que nous puissions entrer dans cette dynamique. Nous n’avons pas de choix que de nous engager à vivre ensemble. Le forum pour l’unité des Katangais et leur réconciliation s’inscrit dans cette dynamique », a souligné Mgr Fulgence Muteba.
Cet archevêque a également invité tous ceux vivent dans l’espace Katanga à se sentir chez eux et à participer à la construction de la cohésion sociale pour que cet espace vital soit agréable.
Et, il croit que la cohésion aidera cet espace à s’attirer les investisseurs et s’engager dans la dynamique du développement.
Ce prince de l’Eglise a enfin appelé tout le monde à avoir l’estime mutuelle et à appliquer les principes fondamentaux du vivre ensemble qui, selon lui, sont possibles :
« Pendant de longues décennies, j’ai vu que nous avons vécu dans cette cohésion-là, il est important que maintenant nous puissions nous engager à vivre davantage dans cette cohésion ».

"RDC : L'archevêque de Lubumbashi appelle Katumbi et Kabila à s'unir pour développer le Katanga - 13/05/2022
= https://www.7sur7.cd/2022/05/13/rdc-larcheveque-de-lubumbashi-appelle-katumbi-et-kabila-sunir-pour-developper-le-katanga

LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? 20220513_113655

Monseigneur Fulgence Muteba, archevêque métropolitain de Lubumbashi appelle les différentes couches sociales de l'ancien Katanga à enterrer la hache de guerre pour développer cette entité de la République démocratique du Congo.
Dans un point de presse tenu à Lubumbashi le jeudi 12 mai 2022, le numéro un de l'église catholique dans le Haut-Katanga a précisé qu'il s'observe depuis un temps des divisions au sein des acteurs politiques originaires de cette partie du pays et la population en souffre. Fulgence Muteba a indiqué que cette situation de division ne se limite pas seulement à Joseph Kabila et Moïse Katumbi mais aussi dans le Lualaba entre les partisans de Fifi Masuka et Richard Muyej qui ne s'entendent pas.

D'où, a-t-il poursuivi, l'importance de réunir tous les enfants du Katanga pour mettre de côté leurs différends dans l'humilité et penser au vivre-ensemble et au développement de cet espace.
"Là où il y a la division, il n'y a pas de développement. Je dois faire remarquer que pour moi, cette situation de division ne se limite pas à deux individus. C'est-à-dire d'un côté, Joseph Kabila et de l'autre Moïse Katumbi, mais Joseph Kabila a ses troupes, Moïse a aussi ses troupes. Mais en dehors d'eux, il y a d'autres conflits que nous oublions souvent. Au Lualaba, vous savez que Fifi Masuka et Muyej se regardent en chiens de faïence même à distance. Regardez partout, que ça soit au Haut-Lomami, vous allez au Tanganyika, c'est la même chose. Il y a les participants de Zoé qui sont mécontents parce que les conditions dans lesquelles Zoé a été radié n'ont pas plu à tout le monde", a-t-il déclaré au micro tendu par 7SUR7.CD.
Dans la foulée, monseigneur Fulgence Muteba a annoncé la tenue à Lubumbashi du Forum sur l'unité et la réconciliation des Katangais qui mettra autour d'une même table les enfants de cette partie du pays pour penser au développement et à la cohésion sociale. 
Il a souligné que c'est une initiative citoyenne qui aura lieu pendant trois jours.
"Le Forum pour l'unité et la réconciliation des Katangais va avoir lieu effectivement du 17 au 19 mai prochain. C'est une initiative citoyenne. Nous voulons tout simplement en tant que pasteurs, demander à nos frères et sœurs de consolider la cohésion au niveau de la province en vue d'être efficace au niveau national. Les gens vont se parler enfin d'enterrer la hache de guerre et se retrouver dans la cohésion. On ne peut plus revenir à l'unité du Katanga mais on peut au moins garder l'unité de l'âme, de la fierté et de l'identité Katangaise", a-t-il souhaité.
Plus de 200 personnes sont attendues à ce forum qui aura lieu à Lubumbashi sous le thème : "Frères et soeurs un jour, frères et sœurs toujours". Les personnalités politiques dont Joseph Kabila, Moïse Katumbi, l'ancien premier ministre Sylvestre Ilunkamba, les femmes, les chefs coutumiers et les jeunes du Katanga y prendront part.

Mgr Fulgence Muteba appelle des leaders du Grand Katanga à la réconciliation - 22/03/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/03/22/actualite/societe/mgr-fulgence-muteba-appelle-des-leaders-du-grand-katanga-la


"Forum sur la réconciliation des leaders katangais : « c'est une initiative qui nous regroupe pour célébrer la fraternité, l'âme Katangaise…notre démarche n'a donc pas une finalité politique » (Mgr Fulgence Muteba) -  17 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/17/forum-sur-la-reconciliation-des-leaders-katangais-cest-une-initiative-qui-nous-regroupe

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Les évêques au Forum katangais

Monseigneur Fulgence Muteba Mugalu a ouvert, ce mardi 17 mai 2022 à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, le Forum sur la réconciliation des leaders katangais. Il s'agit d'une table ronde qui regroupe dans la salle pastorale dénommée Mgr Jean Pierre Tafunga, 200 participants issus de l'espace Grand-Katanga.
Pour l'archevêque métropolitain de Lubumbashi, initiateur de ce forum de réconciliation entre leaders katangais, il s'agit là d'une première depuis l'histoire contemporaine du Katanga, de voir ses fils et filles se regrouper pour célébrer la fraternité, l'âme du Katanga.
« La joie de vous voir parmi nous est immense et difficile à dissimuler, de voir toutes ces icônes du Katanga, ces personnalités, ces figures de proue qu'on n’a plus vu depuis longtemps. C'est quelque chose de très émouvant. D'entrée de jeu, je voudrais souligner avec force que l'initiative qui nous réunit ici est une éthique. Elle est d'une importance capitale. En effet, pour la première, dans l'histoire contemporaine du Katanga, nous nous retrouvons pour célébrer notre fraternité, c'est-à-dire, célébrer ce qui nous cimente et fait de nous une même famille, la famille katangaise. Aussi, je voudrais insister sur le fait que cette initiative ecclésiastique, pleine de noblesse, fondamentalement est par essence citoyenne et spirituelle. Elle n'a donc rien de politique comme on peut tenter de le croire ou de le faire croire. En dehors de la politique, il y a la vie, dans sa beauté et sa complexité », dit-il ce mardi à l'ouverture du forum.

Monseigneur Fulgence Muteba Mugalu insiste que la finalité de ces assises n'est pas liée à un but politique, mais plutôt à servir le bien commun, au service de la dignité humaine et principalement du Katanga.
« En effet, la politique n'est pas notre apanage, encore moins notre préoccupation primordiale. Je peux vous assurer que nous sommes à l'aise dans cette posture de Pasteur et nous n'avons aucun intérêt à servir une quelconque politique ou nous ranger derrière un homme politique. Notre démarche n'a donc pas une finalité politique. Il est important de le souligner pour éviter l'amalgame, le mélange d'un genre et la confusion. Nous sommes tout simplement au service du bien commun, au service de la dignité de la personne humaine principalement et Katangais », poursuit-il.
Le Forum sur la réconciliation des leaders Katangais ira du 17 au 19 mai prochain et devrait aboutir à l'unité des fils et filles de cet espace.
Moïse Katumbi Chapwe, dernier gouverneur du Katanga avant son démembrement, l'actuel gouverneur du Haut-Katanga, Jaynet Kabila, sœur de Joseph Kabila, président honoraire de la RDC sont également présents, les ministres Christian Mwando, Serge Konde Chembo, Augustin Kibassa, les élus nationaux dont Nanou Memba Ebenga, Fofo Konzi et Augustin Kahozi Malisawa sont présent autant que des notables de la région du Katanga dont Jean Claude Muyambo, des associations socioculturelles, des mouvements des jeunes et des femmes qui sont également parmi les participants de cette rencontre.


"Forum sur la réconciliation des leaders katangais: Katumbi, Jaynet Kabila, Serge Nkonde, Mwando, Kibassa, Kyabula parmi les participants - 17 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/17/forum-sur-la-reconciliation-des-leaders-katangais-katumbi-jaynet-kabila-serge-nkonde

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Moise Katumbi assis à côté de Jaynet Kabila au forum sur la réconciliation des leaders katangais. Photo ACTUALITE.CD

Le Forum sur la réconciliation des leaders katangais s'est ouvert dans la matinée de ce mardi 17 mai à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga.
Parmi les leaders politiques katangais aperçus dans la salle, Jean Pierre Tafunga de l'archevêché de Lubumbashi, Moïse Katumbi Chapwe, Jaynet Kabila, sœur du président honoraire de la RDC Joseph Kabila, les ministres Serge Nkonde, Christian Mwando, Augustin Kibassa, le gouverneur Jacques Kyabula ainsi que plusieurs autres notables de la région du Katanga. On peut citer Jean Claude Muyambo y compris des associations socioculturelles, des mouvements des jeunes et des femmes de cette région du Katanga
Des députés nationaux tels que Nanou Memba Ebenga, Fofo Konzi, Augustin Kahozi Malisawa et provinciaux sont aussi invités et devraient, selon l'archevêque métropolitain de Lubumbashi, Mgr Fulgence Muteba Mugalu, initiateur de ces assises, arriver à la réconciliation au “regard des divergences des vues ayant miné ces derniers depuis quelques années”.
Ce forum ira du 17 au 19 mai prochain et regroupe près de 200 participants.


"RDC : une rancoeur qui ne passe pas entre Katangais et Kasaïens
= http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-une-rancoeur-qui-ne-passe-pas-entre-katangais-et-kasaiens/
L'afflux des migrants économiques au Katanga, venus du Kasai, et l'arrivée du président kasaien Félix Tshisekedi au pouvoir ravivent les tensions communautaires. Des mesures ont été récemment annoncées pour développer le Grand Kasai, limiter les flux migratoires et la vieille rivalité entre le riche Katanga et sa voisine sous6développée.

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Sur une route du Haut-Katanga :copyright: Ch. Rigaud – Afrikarabia

Les relations entre les provinces des Kasaï et du Katanga n’ont jamais été un long fleuve tranquille. Le dernier épisode en date résume assez bien le sentiment anti-kasaïen toujours très présent au Katanga. La scène se passe à la télévision, au cours d’émission animée par Paulette Kimuntu. La journaliste reçoit la députée katumbiste Dominique Munongo Inamizi. Depuis plusieurs mois, des vidéos circulent sur les réseaux sociaux montrant des migrants kasaïens en route vers le Katanga. Un exode économique qui inquiète dans la riche province minière. A la télévision, la députée du Lualaba ne masque pas son ressentiment. Selon elle, les Kasaïens, « ces gens qui mangent des chiens » et qui arrivent au Katanga, avec leurs coutumes, devraient « rester chez eux ! » Les propos choquent et réveillent le vieux conflit entre les natifs du Katanga et les immigrés, le plus souvent venus du Kasaï.

La chasse aux Luba sous Mobutu
L’antagonisme entre Katangais et Kasaïens remontent à la colonisation belge où de nombreux Luba du Kasaï viennent travailler dans les entreprises minières katangaises et les administrations sous tutelle belge. Le Katanga est l’une des zones minières les plus riches du continent, avec ses immenses réserves de cuivre et de cobalt. Une richesse qui a attiré toutes sortes de convoitises : économique… mais aussi politique. Et comme souvent, les politiciens ont rapidement instrumentalisé et manipulé ces tensions communautaires. Le point d’orgue dramatique du conflit entre Katangais et Kasaïens culmine en 1992 et 1993, où des milices katangaises organisent des « nettoyages ethniques ». Plus de 5.000 Luba sont ainsi tués et 100.000 sont obligés de fuir la région. A la tête de ces violences, les jeunes de l’Union des nationalistes et des fédéralistes du Congo (UNAFEC) de Gabriel Kyungu.

Les Kasai, provinces rebelles sous Kabila
Depuis l’été 2020, le spectre d’un afflux massif de Kasaïens au Katanga ravive le vieux serpent de mer de la rivalité entre Luba et autochtones. Les Kasaïens sont accusés « de venir voler le travail » des locaux, mais aussi de vouloir déstabiliser les rapports de force politique de la région en siégeant dans les Assemblées provinciales. Sans remonter à l’époque du maréchal Mobutu, le Kasaï a toujours été un grand oublié de Kinshasa, sous Kabila père et fils. Le père est largement venu taper dans les caisses de la MIBA, la société d’exploitation du diamant installée à Mbuji-Mayi. Quant à Joseph, le fils, il a violemment réprimé la révolte des « Kamwina Nsapu » dans les Kasaï, qui contestaient le pouvoir central de Kinshasa. Selon l’Eglise catholique, plus de 3.000 personnes ont été tuées dans cette répression sanglante. Sous Joseph Kabila, le Katangais, les Kasaï ont souvent été présentés comme des provinces « rebelles », fief de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, mort en 2017.

Un Kasaien à la présidence
Début 2019, c’est le fils, Félix Tshisekedi, qui s’empare du fauteuil présidentiel après un étonnant « deal » avec Joseph Kabila, qui lui cède sa place en échange des pleins pouvoirs au Parlement et dans les Assemblées provinciales. Depuis, Félix Tshisekedi a renversé la vapeur et s’est emparé des principales institutions congolaises : Assemblée nationale, Sénat, Commission électorale, Cour constitutionnelle, Banque centrale… Les Kasaïens sont maintenant aux manettes à Kinshasa, ce qui inquiète les Katangais et semble donner des ailes aux Kasaïens. Mais la région manque de tout : accès à l’eau, à l’électricité, à la santé. Les infrastructures routières sont inexistantes et l’économie tourne au ralenti avec une MIBA qui peine toujours à se relancer.

Une région à l'abandon
Le président Félix Tshisekedi en a fait l’amère expérience lors de sa tournée dans ses fiefs début 2022. « La mauvaise gouvernance ainsi que le faible taux de réalisation des projets lancés en provinces a aussi retenu l’attention du Chef de l’Etat », note le communiqué de la présidence congolaise. « Mais où sont donc passés les 6 millions de dollars débloqués récemment par le gouvernement ? », s’était même étonné le président. A chaque meeting, Tshisekedi semblait découvrir l’extrême pauvreté de sa terre d’origine. Selon l’ONU, le Grand Kasaï est une des régions les plus touchées par la malnutrition au Congo.

Une table ronde pour développer les Kasai
Face à une double problématique : abandon des Kasaï par l’Etat et risque de tensions communautaires avec l’afflux récent de Kasaïens au Katanga, le gouvernement congolais a décidé de lancer une table ronde à Lubumbashi pour apaiser les tensions et limiter les flux migratoires. Le 30 avril dernier, plusieurs mesures ont été annoncées à la clôture de la réunion. La principale idée coule de source : il faut développer les Kasaï pour éviter la migration économique. La table ronde prône la construction et la réhabilitation des infrastructures routières et ferroviaires, la création de coopératives agricoles, de mini barrages électriques, ou le lancement de nouveaux projets miniers. Concernant le financement, la table ronde prévoit d’utiliser la caisse de péréquation qui reverse une partie des recettes de l’Etat aux provinces. Le hic, c’est que la caisse fonctionne sur le principe d’équité entre les provinces. Certains se demandent pourquoi aider davantage les Kasaï plutôt que d’autres territoires ? En creux, il y a la question de savoir si le riche Grand Katanga peut financer le « pauvre » Grand Kasaï ? Reste donc à savoir si les promesses de financement seront tenues.

Une « feuille de route » qui fait débat
Une autre mesure de la table ronde fait également polémique. Elle prévoit la mise en place d’une « feuille de route » pour contrôler les déplacements des Kasaïens vers le Katanga. Une disposition « contraire à la Constitution et discriminatoire » selon l’avocat de Lubumbashi Hubert Tshiswaka Masoka. Pour ce défenseur des droits de l’homme, « si d’autres provinces ne prévoient pas de telles mesures, la population kasaïenne passera par ces régions, soit pour s’y établir, soit pour transiter, en route vers le Katanga. Ainsi, la feuille de route sera tout simplement irréaliste, à défaut de consacrer un Etat dans l’Etat ». Et de poser cette question : « Comment la police agirait, afin de distinguer des Kasaïens « nés de père et de mère » établis au Katanga, de ceux nés au Kasaï, sans provoquer des troubles sociaux ». Une mesure à haut


"RDC : le Katanga, pris en tenaille entre Kabila et Tshisekedi  - 5 mai 2021
= https://www.jeuneafrique.com/1159558/politique/rdc-le-katanga-pris-en-tenaille-entre-kabila-et-tshisekedi/
Entouré par deux lions en pierre, Moïse Tshombé contemple toujours la place de la poste. En plein cœur de Lubumbashi, l’ancien président de ce qui fut l’éphémère État du Katanga au tout début des années 1960 trône, bras levés, face au plus imposant carrefour de la ville.
Un jour de juillet 1960, ce fils de l’un des hommes d’affaires les plus fortunés du Congo belge annonçait la sécession de la province cuprifère du sud du pays, avec le soutien actif de l’ancien colon. L’aventure durera trois ans, mais elle marquera le Katanga pour plusieurs décennies. Soixante années plus tard, que reste-t-il de ce passé si singulier, outre cette statue aux côtés de laquelle une poignée de photographes se proposent d’immortaliser les passants ?

Ces derniers mois, le Katanga – démantelé en quatre provinces distinctes à la faveur d’un redécoupage, en 2015 – a vu resurgir de vieux fantômes. Longtemps au cœur du jeu politique sous la présidence de Joseph Kabila qui, comme son père avant lui, avait confié des postes stratégiques à des ressortissants de la province, l’ancien Shaba (le nom du Katanga entre 1971 et 1997), terre natale de deux présidents de la République, a vécu un début d’année agité.

« Dans l’espace Katanga, c’est chez Joseph Kabila ! »
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Une affiche rend hommage à Joseph Kabila à Lubumbashi, capitale de la région minière du Katanga, en 2018. :copyright: SAMIR TOUNSI/AFP

Tout s’est accéléré fin 2020 quand, après deux ans d’une laborieuse collaboration, Félix Tshisekedi a rompu son alliance avec son prédécesseur pour reprendre en main l’exécutif. Près de 2 300 kilomètres ont beau séparer Kinshasa de Lubumbashi, les secousses politiques dans la capitale se font souvent sentir jusque dans le Katanga. À plusieurs reprises, lorsque Tshisekedi et Kabila étaient alliés, cela s’est vérifié.
Ce fut le cas en novembre 2019, quand des partisans de l’ancien président ont brûlé des affiches à l’effigie de Tshisekedi dans le Lualaba (province issue du démembrement du Katanga) en réaction à la destruction de pancartes favorables à Kabila à Kinshasa. Quelques mois plus tard, en juillet 2020, en pleine polémique autour de la désignation du nouveau président de la commission électorale, des partisans de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, de Tshisekedi) et du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, de Kabila) se sont affrontés dans les rues de Lubumbashi. Deux mois plus tard, après des manifestations du parti présidentiel dans la capitale du cuivre, l’ancien ministre kabiliste Félix Kabange Numbi n’a pas hésité à lancer : « Chacun a un chez-soi ! Ici, dans l’espace Katanga, c’est chez Joseph Kabila Kabange. »

Ces tensions ont culminé le 16 janvier dernier. Au pupitre de la cathédrale John Wesley de Lubumbashi, face à un parterre de notables proches du raïs, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, ex-président de la commission électorale, est allé jusqu’à agiter la menace d’une nouvelle sécession : « Si vous voulez que le Katanga continue à être dans la RDC pour toujours, respectez nos dirigeants, et plus particulièrement notre leader du Katanga, le président honoraire Joseph Kabila ! » Jugé en flagrance pour « incitation à la haine tribale » et « atteinte à l’intégrité du territoire », Mulunda a écopé de trois ans de détention, peine qu’il purge à la prison de Kasapa, à Lubumbashi.
Cette condamnation a temporairement fait redescendre la tension accumulée ces derniers mois, mais la situation demeure délicate. Suffisamment pour susciter l’attention du pouvoir et des chancelleries sur ce bout de territoire où Joseph Kabila a repris ses quartiers de la mi-décembre jusqu’à la fin du mois d’avril. Le séjour katangais de l’ancien président a d’ailleurs alimenté les rumeurs et la curiosité : à l’exception de la nouvelle patronne de la Monusco, Bintou Keïta, rares sont les diplomates à l’avoir rencontré sur place. « On est très peu informés sur ce qu’il y fait », reconnaît l’un d’eux.

« La sécession est une chimère »
Ceux qui ont pu lui rendu visite dans sa ferme de Kashamata ont ruminé cette séquence politique rocambolesque au terme de laquelle, pour la première fois en vingt ans, Joseph Kabila a perdu le contrôle des différentes institutions. Les plus virulents sont allés jusqu’à dénoncer « une persécution » de l’ancienne élite katangaise. « Il y avait une forme d’attente, compte tenu du fait que le Katanga a consenti à passer le pouvoir [lors de la présidentielle de la fin 2018] », défend Séraphin Ngwej, ancien ambassadeur itinérant de Joseph Kabila. « Mais au lieu d’être récompensés, nous assistons à une véritable chasse aux sorcières », fustige-t-il, attablé à la terrasse d’un restaurant au bord du lac Kipopo, à Lubumbashi.
Pour étayer leurs accusations, les proches du raïs évoquent, pêle-mêle, la destitution de l’ancien Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba ; les poursuites engagées contre Kalev Mutond, l’ex-patron des renseignements ; celles qui visent John Numbi, longtemps chef de la police kinoise désormais soupçonné d’instrumentaliser les miliciens Bakata Katanga ; la convocation à Kinshasa du gouverneur du Lualaba, Richard Muyej, qui a réservé un accueil triomphal à Kabila mi-décembre ; ou encore le décès du général Timothée Munkuto, auditeur général des forces armées. Plus récemment, c’est le cadet de la fratrie Kabila, Zoé, puissant gouverneur du Tanganyika, qui a été destitué.

Ce discours sur une supposée marginalisation politique de l’ex-Katanga, très en vogue ces derniers mois dans l’entourage de Joseph Kabila, est battu en brèche par plusieurs notables locaux. À les en croire, il n’est que l’expression de la frustration des anciens tenants du pouvoir. Installé sous une paillote ouverte sur son jardin, l’ancien ministre (et ex-bâtonnier) Jean-Claude Muyambo dénonce une « manipulation ». « Dès que ça ne va pas à Kinshasa, on agite cette menace de sécession du Katanga, regrette-t-il. Le pasteur Mulunda a voulu jouer sur cette corde-là, mais la sécession est une chimère. Nous voulons un Congo un et uni. » Et d’ajouter : « En 1960, Tshombé avait l’armée et ses gendarmes ! On ne fait pas sécession sans disposer des appareils de l’État. » « Ce discours ne peut plus séduire aujourd’hui, abonde Raphaël Mututa, président de la Fondation katangaise, qui chapeaute les différentes associations socio-culturelles de la province. Il est agité par des déçus qui veulent faire croire que nous sommes marginalisés pour manipuler les gens. »

« Kabila a oublié qu’il y avait un Katanga »
Reste que, même si elle a été largement critiquée, la sortie du pasteur Mulunda est révélatrice d’un malaise plus large. Et si plus grand monde, au sein de l’élite politique locale, ne se risque à parler d’indépendance ou de sécession, l’émancipation de la tutelle kinoise demeure un argument qui fait mouche et l’idée du fédéralisme compte encore quelques supporters.
Pendant ses années au pouvoir, Kabila a oublié qu’il y avait un Katanga
Installé à une petite table dans l’immense cour de sa résidence, Kyungu wa Kumwanza, en costume bleu, chapeau de cowboy vissé sur la tête, a longtemps été l’un des fers de lance de ce combat. « J’ai été l’un des chantres de l’indépendance du Katanga avant Kabila, mais aujourd’hui, c’est utopique », reconnaît le patriarche de 83 ans, président de l’Assemblée provinciale et ardent défenseur du fédéralisme. Proche de Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga, Kyungu wa Kumwanza, a des mots durs à l’encontre de l’ancien président : « Pendant ses années au pouvoir, Kabila a oublié qu’il y avait un Katanga. Il a préféré le découper et le fameux “clan des Katangais” n’a rien empêché. »
Aujourd’hui rallié à Félix Tshisekedi, Kyungu wa Kumwanza n’a pas toujours été aussi virulent vis-à-vis de l’ancien président. Comme beaucoup de notables de la province, il a d’abord été un partisan de Kabila. Mais pour les Katangais, les dernières années n’ont pas été de tout repos. Le mécontentement qui a suivi les élections contestées de 2011, le décès de Katumba Mwanke, éminence grise du raïs, en 2012, et la polémique autour du troisième mandat ont contribué à étioler l’influence de Kabila dans cette région restée au cœur des luttes de pouvoir.

Frustration toujours vive
Ici peut-être plus qu’ailleurs, le découpage de juillet 2015 a marqué les esprits. Interprété à l’époque comme un moyen de contrer l’influence et la popularité croissante de Moïse Katumbi, cette décentralisation – prévue dans la Constitution – a nourri l’antagonisme entre les élites politiques locales, notamment à Lubumbashi, capitale provinciale délibérément affaiblie. La frustration née de cette situation est toujours vive chez certains et vient s’ajouter à une longue liste de griefs rendant la situation délicate.
Cœur minier d’un pays dont il est le principal poumon économique, le Katanga s’estime depuis longtemps lésé dans la redistribution des richesses et considère ne pas recevoir sa juste part au regard de sa contribution à la reconstruction du pays. « Ces déséquilibres contribuent au succès du discours sur une marginalisation politique de la province », explique Timothée Mbuya, avocat et président de Justicia, ONG de défense des droits de l’homme basée à Lubumbashi.
À ce contexte économique particulier viennent se greffer les plaies d’un passé pas si lointain, marqué dans les années 1990 par une campagne d’épuration et par des massacres menés sous la houlette de leaders nationalistes, comme Kyungu wa Kumwanza. Leur cible ? Les Kasaïens, nombreux à travailler dans les mines et accusés à l’époque de voler les richesses. Le discours n’est plus le même aujourd’hui, mais les propos tenus par certains notables dégagent d’inquiétants relents. Parmi eux, certains n’hésitent pas à dénoncer le « triomphalisme » dont feraient preuve les Kasaïens, la communauté du président Tshisekedi, les accusant de jouer un rôle dans l’insécurité rampante qui règne dans la province.

« Un fief de chefs »
Serait-ce pour apaiser ces tensions et compenser d’éventuelles frustrations que Félix Tshisekedi a procédé à plusieurs nominations ? C’est en effet un Katangais qui a été nommé au poste de directeur de cabinet du chef de l’État (Guylain Nyembo) pour remplacer Vital Kamerhe. Et pour succéder à Ilunga à la primature, le choix s’est porté sur Sama Lukonde Kyenge, un natif de Likasi.
Le nouveau chef du gouvernement n’est pas une figure de la politique au Katanga, mais il peut néanmoins se prévaloir d’une ascendance de poids : son père, Lukonde Kyenge, était membre de la puissante Union des fédéralistes et des républicains indépendants ; jusqu’à son assassinat en avril 2001, il a été un notable de premier plan de la province. « Lukonde Kyenge est encore quelqu’un de très respecté ici », confirme Raphaël Mututa, de la Fondation katangaise.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, pour son premier voyage en tant que Premier ministre investi, Sama Lukonde Kyenge s’est rendu à Lubumbashi. Il y a été accueilli en grande pompe par le gouverneur, Jacques Kyabula, récemment rallié à Tshisekedi. Lors d’un grand meeting, organisé le 30 avril, Sama Lukonde a tenu à présenter aux habitants de la ville les ministres originaires du Katanga. Devant la statue de Moïse Tshombé, il a lancé aussi un appel au « rassemblement », avant de diriger un conseil provincial extraordinaire de sécurité, alors que les Bakata Katanga sont toujours une menace et que la criminalité explose dans la cité lushoise.
Ces nominations suffiront-elles à calmer le jeu ? Pas sûr. Mais Tshisekedi y voit, à n’en pas douter, une manière de ménager cette province stratégique dont deux grands noms – et potentiels rivaux pour 2023 – sont issus : Joseph Kabila et Moïse Katumbi.
Le premier a certes perdu sa majorité et le second a préféré décliner la primature lorsque celle-ci lui a été proposée, en début d’année. Mais ni l’un ni l’autre n’ont renoncé à occuper le terrain. Rentré au pays en 2019 après trois années d’exil, Katumbi fait figure d’outsider de poids pour les prochaines élections. Kabila, de son côté, reste silencieux, mais s’autorise quelques sorties remarquées, comme le 8 avril dernier, lorsque qu’il a rendu hommage à Tafunga Mbayo, l’archevêque de Lubumbashi inhumé à la cathédrale Saint-Pierre-et-Paul. Preuve que, dans un camp comme dans l’autre, personne n’a renoncé à refaire du Katanga un « fief de chefs ».

[b} RDC : le plan de Joseph Kabila face à l’offensive de Félix Tshisekedi
[/b]   RDC : ce que le remplacement de Kamerhe par Nyembo dit de la stratégie de Tshisekedi


= https://www.politico.cd/encontinu/2022/05/03/rdc-felix-tshisekedi-demande-aux-jeunes-leaders-katangais-et-kasaiens-de-ne-pas-ceder-a-la-manipulation-des-politiques.html/108281/
= https://econewsrdc.com/tensions-katangais-kasaiens-tshisekedi-en-sapeur-pompier-a-lubumbashi/



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !? Empty Re: LA DÉPUTÉE MUNONGO ACCUSÉE DE PROPOS SÉPARATISTES, D'INCITATION A LA HAINE TRIBALE. MAIS ENCORE !?

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