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PROCÈS KAMERHE ET COACCUSÉS, QUE NOUS DIT-IL, OÙ VA-T-IL, OÙ NOUS AMÈNE-T-IL ?

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PROCÈS KAMERHE ET COACCUSÉS, QUE NOUS DIT-IL, OÙ VA-T-IL, OÙ NOUS AMÈNE-T-IL ? Empty PROCÈS KAMERHE ET COACCUSÉS, QUE NOUS DIT-IL, OÙ VA-T-IL, OÙ NOUS AMÈNE-T-IL ?

Message  ndonzwau le 6/6/2020, 9:31 pm


Nous le savons tous aujourd'hui, le procès KAMERHE et ses co-accusés Jammal SAMIH et Jeannot MUHIMA leur est intenté pour suspicion de corruption, détournements des deniers publics (et blanchiment d'argent) autour des fonds alloués au Programme de 100 jours du Président Tshisekedi lancé par lui au tout début de son mandat en une période d'absenc de gouvernement celui en place en affaires courantes et où Kamerhe était Directeur d'un Cabinet pléthorique et débutant du Président.
Pour l'heure, prenons la situation là où elle se situe et reviendrons au besoin à la genèse de l'Affaire et à tous ses tenants et aboutissants exhaustifs.

Au 04 juin, le procès est à sa quatrième audience qui en même temps aura marqué le dernier jour des instructions, les plaidoiries vont commencer le 11 juin a marqué la fin de l'instruction, les plaidoiries sont prévues au 11 juin. Ce jour a vu défiler à la barre plusieurs témoins dont des anciens Ministres, un Général et le Directeur de la Banque Centrale. Il a été riche d'informations qui notamment éclairent le processus cahotique des décaissements de fonds !

Il y'a entre autres ce curieux Marcellin BILOMBA,
Conseiller principal du chef de l'État pour les affaires économiques et financières qui a révélé que ce sont 66.700.000 dollars USD qui ont été payés à la société Samibo pour 1.500 maisons préfabriquées. Il a aussi soutenu qu’il avait quitté la coordination du programme de 100 jours en raison d'un manque de transparence et a accusé Kamerhé d'avoir monté ce système, un 'montage grossier, un détournement intellectuel d'après lui. Il soutient même que les maisons préfabriquées n’étaient jamais une urgence et que la conception de ces projets a été confisquée. Pour lui, "Samibo qui se mue en Husmal est une façon d’escroquer la République, étant donné que même le conseiller principal en infrastructures n’a jamais été associé. 

Un couac ou au moins un désaccord visible au sein du Cabinet présidentiel corroboré par Nicolas KAZADI, le coordonnateur officiel du Programme qui affirme que les membres de la commission n’ont jamais été associés au dossier Husmal, moins encore au dossier Samibo. Il précise qu'ils n'ont pas non plus été impliqués à l’identification de ces projets.
Les deux critiquent ainsi clairement la gestion de leur chef hiérarchique
jusqu'au retrait dans le cas de Bilomba même s'il ne convaint pas toujours sur la poursuite de sa loyauté envers Tshisekedi qui a sa part dans cette gestion.

Pierre KANGUDIA, ancien ministre du Budget, a pour sa part assuré à la barre que les paiements étaient effectués en procédure d’urgence en passant directement par le ministre des Finances, sur décision du directeur de cabinet de Tshisekedi.
Henri YAV, ancien ministre des Finances, a de son côté expliqué que tous les paiements étaient faits sur la base d’un plan de décaissement concocté à la présidence de la République et sur la base d’une lettre de Kamerhe.

Deogratias MUTOMBO directeur de la BCC a expliqué dans sa déposition qu’il avait participé à deux réunions de préparation du programme de 100 jours au mois de février mais a noté que dans ces échanges, il n’était pas question  des projets des maisons préfabriquées. Il a aussi insisté sur le fait qu’il n’était pas dans l’équipe de supervision du programme de 100 jours et dit ne pas se souvenir comment le paiement de deux millions de dollars avait été opéré à la société Husmal. Aussi que la BCC avait demandé à Rawbank de payer le compte Samibo Ecobank. Il a précisé que la BCC n’a aucun moyen de vérifier ce que font les banques privées.

Le général-major Christian TSHIWEWE, Commandant de la Garde républicaine, convoqué comme témoin est venu rapporter que le PrésidentTshisekedi était content du travail réalisé par la société de Samih Jammal au camp Tshatshi (211/300 déjà construites) et avait demandé que d’autres maisons préfabriquées soient construites au profit des militaires. Néanmoins
ils ne se sont pas occupés de supervision, ils assurent seulement le suivi.

Hamid SHATUR KAMERHE, épouse du prévenu Kamerhe, Soraya MPIANA, sa fille d'un premier mariage et Daniel MASSARO, apparenté au même Kamerhe se sont aussi présentés à la barre en tant que renseignants.
La première a justifié les sommes importantes créditées dans ses comptes (pres d'un million de dollars) à la Rawbank avoir été alimentés grâce à des cadeaux « en espèces » reçus lors de son mariage au mois de février et par ailleurs qu'elle est une commerçante.
Soraya MPIANA, soupçonnée d’avoir bénéficié de faveurs immobilières de la part de Jammal Samih le co-accusé de Kamerhe, a nié une quelconque implication, elle ne connaît rien de cette affaire ni le libanais Samih.

Daniel MASSARO a lui, avoué et s'en est excusé, être à la base de cette opération confuse qui a attribué un terrain lui donné par Sammih à Soraya sans l'aval de cette dernière ni de sa famille et cela n'aurait rien à voir avec un marchandage pour des facilités d’obtention du marché des maisons préfabriquées. Ce dernier à aussi avoué ses relations avec le prévenu Sammih mais là où
Samih parle d'un cadeau lui semble dire que c'est une vente.
Un conservateur des titres immobiliers aussi convoqué à la barre est venu introduire de la confusion dans ce dossier de cession ou vente immobilière plutôt qu'apporter des éclaircissements. Il confirme avoir reçu de Masarro l'identité de Soraya alors que ce dernier le nie.

Les ministres LUHAKA, MOLENDO Sakombi, le député KAZADI, un comptable de la Présidence et quelques autres membres de la fameuse commission comme Justin KAMERHE sont aussi passés à la barre. Pas de nouvelles révélations à part des détails peu significatifs sur le fonctionnement de la commission pour les derniers mais tous ont indiqué ouvertement ou tacitement avoir agi sur instruction du directeur de cabinet.

Quant au co-accusé Jammal SAMIH qui joue volontiers de ses 82 ans par une mémoire sélective sourde aux questions dérangeantes ne manque pas de se victimiser : jalousie, il ne cesse de clamer son innocence, il n'a rien volé... Il a reconnu connaître Masarro et lui avoir fait cadeau d'un terrain mais pas Soraya.
Le co-accusé Jeannot MUHIMA chargé de la logistique et de l'import-export à la Présidence confirme avoir reçu l'argent pour le dédouanement de la marchandise stockée à Dar es Salam et de s'y être rendu alors que traîne derrière une polémique sur l'exonération des droits de douanes.

Déjà le 03 juin les premiers témoins etaient passés à la barre :

Justin BITAKWIRA, ancien ministre du Développement rural Justin a reconnu avoir signé en 2018 le contrat initial avec la société Samibo du libanais Samih, aussi prévenu. Il a néanmoins expliqué qu’au départ, c’est un marché d’un montant de près de 27 millions de dollars pour 900 maisons préfabriquées destinées à 9 provinces et qu'à lépoque le gouvernement n’était pas en mesure de payer la première tranche de la facture à Samibo. Il a ajouté qu’il n’a pas pu suivre ce dossier parce qu’il en avait été dessaisi par Kamerhe au travers d’une correspondance officielle. « Quand le président Félix Tshisekedi a été installé, Kamerhe avait paralysé notre gouvernement. On était devenus des spectateurs », a-t-il dit à la barre. Il a davantage chargé le directeur de cabinet en ajoutant qu'il n’était pas au courant du paiement de 57 millions de dollars à Samibo. "Je n’ai donc jamais engagé la RDC pour le paiement de 57 millions. Celui qui a engagé la République n’a qu’à assumer", a t-il argumenté.  Il n’a pas reconnu la validité de l’avenant au contrat qui a permis ce paiement. 

Ces propos ont été appuyés par le témoignage de NGONGO Salumu, directeur général intérimaire de la direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP). Il a également soutenu que ce paiement a été fait sur la base d’un avenant qui n’était pas valide.
Un témoin cité mais absent, John NTUMBA Ministre de la Formation Professionnelle proche de Kamerhe, membre de la commission et ayant intervenu dans les péripéties de dédouanement des maisons préfabriquées.

KAMERHE qui ne rate aucune occasion de poser des questions et de faire des remarques parfois superflues au cours des séances est soupçonné de détournement de fonds dans le cadre du programme des 100 jours.
En dehors de ses numéros, de la lecture brouillonne sinon ratée de la greffière et de cette troublante impression qu'au Cabinet du PR comme dans la commission sur le Programme des 100 jours il n'y a que des originaires du Kasai/Katanga et du Kivu (Sud), le Juge Pierrot BANKENGE Mvita qui a succédé au Juge Raphaël YANYI Ovungu, décédé soudainement la semaine dernière on peut faire le
constat que les audiences dont la dernière assez longue (11h) ont été menées de main de maître par les deux juges presidents.

Sinon si Kamerhe a clamé une fois de plus son innocence et soutenu que toutes ses décisions prises l’étaient sur instruction du président de la République et a même promis de montrer « sous le sceau du secret » au tribunal certaines annotations faites par Tshisekedi - "Je ne peux pas prendre des responsabilités à l’insu du président de la République" s’est-il défendu, il importe de relever que quasiment la totalité des témoignages convergent vers lui. Pour tous, c'est lui le principal gestionnaire des fonds alloués au Programme de 100 jours et logiquement même s'il se défend de n'avoir pas pris des responsabilités à l'insu du Président, on peut en déduire que les témoins ont raison de lui demander d'en assumer le bilan et de supposer qu'il doit de même en assumer une responsabilité pénale.

Le principal accusé Kamerhe tantot suffisant ou offensif, tantôt se victimisant attend fermement les preuves de sa culpabilité, le Tribunal a entendu les différentes parties et prêt à écouter leurs plaidoiries. La partie civile et et le Ministère public nous y dévoileront le pourquoi et le comment des infractions présumées des prévenus, leurs détournements des deniers publics (et pour son acolyte co-accusé Sammih son présumé blanchiment d'argent). Parions que Kamerhe n'a  pas été condamné à l'avance comme il s'en plaint : le Tribunal comme il va nous rendra au bout une copie fidèle à la vérité et réponde aux attentes des Congolais.

A SUIVRE...


Compatriotiquement!




]# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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Message  ndonzwau le 12/6/2020, 9:29 pm


"RDC : 20 ans de prison requis contre Vital Kamerhe
https://www.jeuneafrique.com/999749/societe/rdc-20-ans-de-prison-requis-contre-vital-kamerhe/
Une peine de 20 ans de prison a été requise jeudi par la justice congolaise contre l’ancien président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe, allié politique et directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi.

Vital Kamerhe, 61 ans, est le principal des trois accusés d’un procès sans précédent pour détournement et blanchiment présumés de quelque 50 millions de dollars d’argent public.
Le jugement sera rendu le 20 juin, a indiqué en soirée le président du tribunal de grande instance, au terme d’une cinquième audience retransmise en direct, très suivie par les Congolais.

Le procès se tient dans l’enceinte de la prison centrale de Kinshasa, où Vital Kamerhe est en détention préventive depuis le 8 avril. Comme ses deux co-accusés, il a clamé son innocence, dénonçant un « procès politique » et la « brutalité et l’acharnement » du tribunal contre lui. Le procureur avait demandé 20 ans de « travaux forcés » à son encontre, ainsi que dix ans de privation du droit de vote et d’éligibilité.
La même peine de 20 ans a été requise contre le premier de ses deux coaccusés, l’entrepreneur libanais Jammal Samih, 78 ans, dont plus de 50 au Congo.

Le Parquet a également demandé la « confiscation des fonds » bancaires de l’épouse de Vital Kamerhe, de la fille de celle-ci et d’un cousin de l’accusé, ainsi que « la confiscation des propriétés immobilières acquises avec les fonds détournés pendant la période allant de janvier 2019 à ce jour ».
Dans la plaidoirie de la partie civile, un avocat de la République démocratique du Congo (RDC) a affirmé que le couple, qui s’est marié en février 2019, avait acquis et rénové un hôtel particulier en France pour plus d’un million d'euros.

« La vraie justice viendra de Dieu »

« C’est comme si vraiment on voulait abattre toute la famille », s’est défendu Vital Kamerhe, en parlant d’une maison « à 45 minutes de Paris ». « La vraie justice viendra de Dieu, quand les juges humains s’écartent de la vraie justice », a-t-il ajouté, affirmant avoir prévenu sa femme avant l’audience que « la messe est dite » concernant son sort judiciaire.

Originaire de la province du Sud-Kivu (Est), Vital Kamerhe est une figure centrale de la vie politique congolaise depuis les années 2000.
Candidat déclaré à la présidentielle du 30 décembre 2018, il s’était désisté au profit de Félix Tshisekedi un mois avant le scrutin.  Les deux hommes avaient alors conclu un accord prévoyant que Vital Kamerhe devienne Premier ministre puis candidat à la présidentielle suivante, en 2023.
Une fois au pouvoir, Félix Tshisekedi l’avait finalement nommé directeur de cabinet, devant réserver le poste de Premier ministre à un proche de son prédécesseur Joseph Kabila, en vertu d’un autre accord politique.

L’argent public que Vital Kamerhe est accusé d’avoir détourné devait financer un volet des travaux d’urgence du programme des « 100 jours » lancé par le chef de l’État début mars 2019.
Ce volet portait sur la construction de logements sociaux pour militaires, sous la forme de 1 500 maisons préfabriquées et importées de Turquie. Le marché avait été passé avec Jammal Samih, qui a également demandé son acquittement: « Je suis innocent », a-t-il dit.

Vital Kamerhe et Jammal Samih sont jugés avec un troisième accusé, Jeannot Muhima, en charge du service import-export à la présidence de la République, et du dédouanement des marchandises importées.

Décès soudain de Raphaël Yanyi

Depuis Paris, un collectif d’avocats de Vital Kamerhe a affirmé avoir saisi un « groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire » en « sollicitant une intervention urgente pour garantir le respect des droits fondamentaux de Vital Kamerhe ».
« Il n’y a aucune preuve de flux financiers coupables », écrivent dans un communiqué Me Jean-Marie Kabengela et Me Pierre-Olivier Sur. Les deux avocats reviennent également sur la mort soudaine du magistrat Raphaël Yanyi dans la nuit du 26 au 27 mai, soit deux jours à peine après avoir présidé la deuxième audience du procès.

Dans l’attente d’un compte-rendu d’autopsie, « plusieurs sources » avancent que le magistrat a été « empoisonné et désignent monsieur Vital Kamerhe comme responsable ». « Dans ce contexte tendu, les autorités pénitentiaires congolaises ne sont pas en mesure de garantir la sécurité » de Vital Kamerhe, estiment les avocats.

Vital Kamerhe n’a pas officiellement démissionné de son poste de directeur de cabinet, mais un intérimaire – son adjoint – a été nommé.
Vital Kamerhe est le président de l’Union pour la Nation congolaise (UNC), parti qui compte plusieurs ministres au sein du gouvernement de coalition de Félix Tshisekedi. Aucun n’a démissionné à ce jour."


"20 ans de prison requis contre Vital Kamerhe
https://amp-dw-com.cdn.ampproject.org/v/s/amp.dw.com/fr/20-ans-de-prison-requis-contre-vital-kamerhe/
Le directeur de cabinet du président congolais Felix Tshisekedi et ses deux co-accusés sont poursuivis pour détournement de fonds.
20 ans de prison, confiscation des biens et exclusion du territoire congolais pour l’un des prévenus : le procureur général a requis des peines sévères à l’encontre de Vital Kamerhe et ses co-accusés.[...]"


"RDC: 20 ans de prison requis contre Vital Kamerhe
https://amp-rfi-fr.cdn.ampproject.org/v/s/amp.rfi.fr/fr/afrique/20200612-rdc-fin-plaidoiries-proces-kamerhe?...
La République démocratique du Congo (RDC) s’achemine vers la fin du procès impliquant Vital Kamerhe et deux autres prévenus sur la gestion de plus de 57 millions de dollars destinés aux projets de maisons préfabriquées dans le cadre du programme d’urgence de Félix Tshisekedi. Les plaidoiries sont terminées. Le tribunal va maintenant délibérer et sa décision est attendue pour le 20 juin.

Lors des plaidoiries, le ministère public a sollicité la condamnation de Vital Kamerhe à 20 ans de travaux forcés pour détournement des deniers publics et 15 ans pour corruption.

À la barre, Vital Kamerhe a expliqué n’avoir jamais négocié un contrat dans le cadre
du programme des 100 jours. Le directeur de cabinet du président se pose toujours la question de savoir comment il se trouve dans le box des accusés, et clame son innocence. Pour lui, « ce procès est politique », et ce n’est pas lui qui est visé directement mais le chef de l’État.
Pour sa dernière prise de parole, Vital Kamerhe s’est cependant montré résigné. « J’ai dit à ma femme que la messe est dite. Je lui ai également demandé de préparer psychologiquement les enfants ». Il a également allégué que son cousin
Daniel Shangalume Nkingi, dit Massaro également incarcéré dans le cadre du dossier des « 100 jours », a été torturé pour qu’il témoigne contre lui.

Pour sa part, le Libanais Samih Jammal, patron de la société Samibo SARL, autre prévenu dans ce procès, a aussi clamé son innocence et a demandé à être acquitté. De même que le troisième prévenu, Jeannot Muhima, le responsable du service import-export à la présidence."


"RDC : peine mximale requise contre Vital Kamerhe
http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-peine-maximale-requise-contre-vital-kamerhe
La justice congolaise à requis 20 ans de prison contre le directeur de cabinet du présidentTshisekedi pour "détournement, blanchie des capitaux et corruption". A la barre, Vital Kamerhe à dénoncé un "procès politique".

Les attaques du ministère public ont été rudes contre Vital Kamerhe, directeur de cabinet et allié politique du président Félix Tshisekedi. Accusé de détournement de fonds présumé dans le cadre du programme des 100 jours, le procureur a rappelé les lourdes charges qui pèsent sur Vital Kamerhe et ses deux co-accusés, Samih Jammal et Jeannot Muhima. « Vital Kamerhe est au centre de tout », explique le magistrat, qui précise que l’affaire des maisons préfabriquées de la société l’homme d’affaire libanais « relève de la seule volonté du prévenu ».

8 millions utilisés sur les 57 décaissés

Alors pourquoi exiger le remboursement de 48 millions de dollars, ironise le procureur ? Simplement, parce que Samih Jammal, le patron de Samibo Congo, « n’a justifié que l’utilisation de 8 millions de dollars sur les 57 millions décaissés par l’Etat ! » Pour l’accusation, « la volonté du prévenu Kamerhe de violer la procédure des marchés publics est parmi les preuves suffisantes de son intention frauduleuse de détourner (l’argent) de l’État ». Un procureur agacé par la ligne de défense du directeur de cabinet de la présidence : « de temps en temps, le prévenu Kamerhe a tendance à se cacher derrière le chef de l’État ».

Une affaire de famille

La justice est également allée fouiller dans les comptes bancaires et les biens des époux Kamerhe. On découvre qu’Amida Shatur et Vital Kamerhe possèdent un compte-joint approvisionné de 10 millions d’euros. Le couple a également acheté un hôtel particulier de trois étages en France, dont la rénovation a coûté 1million d’euros. Les juges ont également découvert des incohérences dans les déclarations d’Amida Shatur. Madame Kamerhe avait déclaré avoir déposé les enveloppes de ses cadeaux de mariage en février 2019, une semaine après la cérémonie. Mais les relevés bancaires démontrent que c’est en avril que ses centaines de milliers de dollars ont été déposés… juste après le décaissement par le Trésor Public des fonds pour le programme des 100 jours. C’est aussi dans cette même période que Daniel Massaro, un cousin de Vital Kamerhe, a acheté en liquide des biens immobiliers.

100 millions de dollars de dommages et intérêts

Le ministère public a donc requis les peines maximales pour les trois prévenus, et demande le remboursement de 47 millions de dollars, et le paiement de 100 millions de dollars de dommages et intérêts à l’État congolais. Le procureur a aussi requis 20 ans de prison et 10 ans de déchéance de ses droits civiques à l’encontre de Vital Kamerhe. Le Parquet exige enfin la saisie les avoirs bancaires et les biens immobiliers de Vital Kamerhe, de son épouse, de son cousin et de sa belle-fille. La privation des droits civiques priveraient Vital Kamerhe d’une possible candidature à la présidentielle de 2023.

« Un procès politique »

Les peines sont lourdes pour Vital Kamerhe, qui semble désormais résigné. « On n’a pas pu démontrer que j’ai détourné l’argent de l’Etat, on n’a pas démontré mon lien avec Jammal. Rien ! Que des suppositions. Je maintiens que ce procès est politique parce qu’il n’y a aucun élément qui démontre les charges contre moi » a martelé le directeur de cabinet, qui n’a pas hésité à rappeler qu’il y avait un autre responsable à la barre du programme des 100 jours : Félix Tshisekedi.

« C’est le président de la République qui est attaqué »

Vital Kamerhe s’étonne de se retrouver seul à la barre. « Alors que le président dit lui-même qu’il était le superviseur des travaux des 100 jours, aujourd’hui c’est l’affaire de Kamerhe ! » Avant de conclure : « Ce n’est pas moi qui suis attaqué, mais c’est le président de la République ! » Mouillé le Félix Tshisekedi est une ligne de défense risqué pour le directeur de cabinet de la présidence. Pour le moment, elle n’est pas vraiment payante. Et elle ne pourra l’être que lorsque Vital Kamerhe aura pu démontrer les origines de ses fonds et de ses biens, mais aussi ceux de ses proches. Car en matière de corruption, le ministère public a exposé une théorie à la barre, celle de la « toile d’araignée », qui permet de créer un réseau de malversation si complexe qu’il devient difficile d’en retrouver les principaux responsables."


"Même s'il est jugé coupable, Vital Kamerhe pourra faire appel deux fois
https://www.voaafrique.com/a/5459327.html


"RDC: la société civile partagée sur le déroulement du procès de Vital Kamerhe
https://amp-rfi-fr.cdn.ampproject.org/v/s/amp.rfi.fr/fr/afrique/20200613-rdc-societe-civile-proces-vital-kamerhe?...
Le directeur de cabinet du président Tshisekedi risque jusqu’à vingt ans de travaux forcés pour le détournement de plusieurs dizaines de millions de dollars du programme d’urgence du chef de l’Etat. Après le réquisitoire et les plaidoiries jeudi, le verdict est attendu pour le 20 juin. Pour la plupart des organisations de la société civile spécialisées dans la transparence des finances publiques, ce procès aura eu au moins le mérite de mettre en lumière la mauvaise gestion des finances publiques.

L’Observatoire de la dépense publique est sans doute l’ONG congolaise qui s’était montrée la plus critique de la gestion du programme des 100 jours. Pour l’ODEP, les audiences publiques de ce procès ont montré l’étendue des violations des règles de finance publique et l’absence totale de contrôle. Et ceux qui s’en sont rendus responsables auraient aussi mérité de se retrouver sur le banc des accusés.
« C’est aussi cette violation de la loi qui occasionne ces détournements de fond, estime Valery Madianga, chargé de communication de l’ODEP. Parce que si la loi avait été respectée, et que le ministre du Budget, des Finances, avaient pleinement joué leur rôle, je pense qu’on pourrait éviter ce qui est arrivé aujourd’hui. Cet acte mérite des poursuites judiciaires. »

Pour la Ligue congolaise de lutte contre la corruption, ce procès a bien une valeur pédagogique en démontrant tous les dysfonctionnements. Mais la justice congolaise pêche encore sur l’établissement des preuves d’un point de vue pénal. Pour la Licoco et son président, Ernest Mpararo, le procureur n’a pas démontré que ces détournements ont directement profité à Vital Kamerhe.
« Si le procureur constate que la fille ou le neveu de Vital Kamerhe a bénéficié des donations de Jammal, le procureur avait tout le temps de les appeler et de les questionner. Mais comme l’infraction est individuelle, on ne peut pas lier cette infraction à Vital Kamerhe. »

L’ODEP et la Licoco appellent les autorités à tirer les leçons de ce procès : respecter la chaîne des dépenses publiques, la réglementation relative à la passation de marchés et les règles bancaires."


















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Message  ndonzwau le 13/6/2020, 4:40 pm


Procès Kamerhe : entre dysfonctionnements de l'État et guerre larvée à la présidence
http://afrikarabia.com/wordpress/proces-kamerhe-entre-dysfonctionnements-de-letat-et-guerre-larvee-a-la-presidence/


"Procès des 100 jours : le dysfonctionnement de la commission de supervision et de suivi mis à nu"
- https://www.forumdesas.org/spip.php?article25906


"En RDC, Vital Kamerhe devant la justice : un procès hors normes pour le "caméléon"
https://information-tv5monde-com.cdn.ampproject.org/v/s/information.tv5monde.com/afrique/en-rdc-vital-kamerhe-devant-la-justice-un-proces-hors-normes-pour-le-cameleon-362319?amp_js_v=a2&_gsa=1&&usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15918190736365&referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&ampshare=https%3A%2F%2Finformation.tv5monde.com%2Fafrique%2Fen-rdc-vital-kamerhe-devant-la-justice-un-proces-hors-normes-pour-le-cameleon-362319

"Affaire Kamerhe : le « procès de 100 jours » met en lumière une véritable guerre des clans
https://www.jeuneafrique.com/997744/politique/affaire-kamerhe-le-proces-de-100-jours-met-en-lumiere-une-veritable-guerre-des-clans/



"Affaire Kamerhe : la gouvernanc de Félix Tshisekedi passée au crible
https://www.lepoint.fr/afrique/affaire-kamerhe-la-gouvernance-de-felix-tshisekedi-passee-au-crible-10-06-2020-2379314_3826.php

https://www.lepoint.fr/afrique/rd-congo-psychose-apres-la-mort-du-juge-charge-de-l-affaire-kamerhe-02-06-2020-2378027_3826.php?_gl=1*1n9ylqp*_ga*b2l2cHVWbGFOdW5fMjZGS2dJUEpINF9IMVQ3OFZlVTFSMlZnNUJtS21kbVNROFdQRU40dmRTVXBzX0tmQWZraQ..<br>
https://www.lepoint.fr/afrique/rd-congo-psychose-apres-la-mort-du-juge-charge-de-l-affair

"Procès Kamerhe en RDC: les auditions éclairent le processus du décaissement des fonds
https://amp-rfi-fr.cdn.ampproject.org/v/s/amp.rfi.fr/fr/afrique/20200604-rdc-proces-kamerhe-eclairage-chaine-depense?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15918185468132&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s

"L'ombre de la Maison Blanche pèse sur le procès Kamerhe en RDC
https://www.lecho.be/economie-politique/international/afrique/l-ombre-de-la-maison-blanche-pese-sur-le-proces-kamerhe-en-rdc/10230847.html

"RDC : procès Kamerhe, procès du président ?
https://zoom-eco.net/a-la-une/rdc-proces-kamerhe-proces-du-president/amp/

"Justice : Procès Kamerhe, le ministère public dépourvu de preuves s’adresse au procureur du Liban dans l’affaire Jammal et Daniel Massaro
http://www.lanouvelleafrique.com/news/945/justice-proces-kamerhe-le-ministere-public-depourvu-de-preuves-s-adresse-au-procureur-du-liban-dans-l-affaire-jammal-et-daniel-massaro-a-quelques-jours-de-la-plaidoirie


http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-vital-kamerhe-attend-les-preuves-de-sa-culpabilite/

https://www-afrik-com.cdn.ampproject.org/v/s/www.afrik.com/affaire-kamerhe-les-congolais-entre-inquietudes-et-soupcons-apres-la-mort-du-juge-raphael-yanyi?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15918190736365&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&amp;ampshare=https%3A%2F%2Fwww.afrik.com%2Faffaire-kamerhe-les-congolais-entre-inquietudes-et-soupcons-apres-la-mort-du-juge-raphael-yanyi

https://cas-info.ca/2020/06/proces-100-jours-tout-savoir-sur-les-temoignages-a-charge-contre-vital-kamerhe/



"Des avantages à tirer d’un procès retransmis en direct : cas du procès Kamerhe et Jamal – JB Kongolo
http://desc-wondo.org/des-avantages-a-tirer-dun-proces-retransmis-en-direct-cas-du-proces-kamerhe-et-jamal-jb-kongolo/

http://desc-wondo.org/former-lintime-conviction-du-juge-noble-et-lourde-tache-cas-du-proces-kamerhe-et-consorts-jb-kongolo/

http://desc-wondo.org/le-proces-des-100-jours-une-chance-pour-vital-kamerhe-une-diversion-face-au-danger-de-balkanisation-de-la-rdc-me-hamuli-rety/

http://desc-wondo.org/les-sept-erreurs-de-vital-kamerhe-par-kiyedi-mwalungu/?relatedposts_hit=1&amp;relatedposts_origin=27111&amp;relatedposts_position=0

https://www.jeuneafrique.com/994874/politique/proces-anticorruption-en-rdc-rien-na-ete-fait-a-linsu-du-president-selon-vital-kamerhe/





Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Message  ndonzwau le 14/6/2020, 4:37 pm


"Les avocats de Kamerhe et Jammal refusent de passer aux plaidoiries
https://www.politico.cd/encontinu/2020/06/11/rdc-les-avocats-de-kamerhe-et-jammal-refusent-de-passer-aux-plaidoiries.html/62690/<br>

"Jammal Samih : Même si je suis condamné, je veux continuer le travail
https://www.politico.cd/encontinu/2020/06/11/jammal-samih-meme-si-je-suis-condamne-je-vais-continuer-le-travail.html/62699/

"RD Congo : Vital Kamerhe risque jusqu'à 20 ans de prison
https://www.lepoint.fr/afrique/rd-congo-vital-kamerhe-risque-jusqu-a-20-ans-de-prison-12-06-2022379566_3826.php

"En République démocratique du Congo, la chute annoncée de Vital Kamerhe
https://www.lefigaro.fr/international/en-republique-democratique-du-congo-la-chute-annoncee-de-vital-kamerhe-20200612

"Décryptage de la guerre triangulaire Fatshi-Kabila-Kamerhe (Tribune de l'analyste Serge Gontcho)
https://www.matininfos.net/decryptage-de-la-guerre-triangulaire-fatshi-kabila-kamerhe-tribune-de-lanalyste-serge-gontcho/76163/


"RDC : Mengi Kandundu Marie Josée collaboratrice d'Hamida Kamerhe Chatur en détention au parquet de Matete
https://actualite.cd/2020/06/08/rdc-mengi-kandundu-marie-josee-collaboratrice-dhamida-chatur-en-detention-au-parquet


"Procès 100 jours : le bâtonnier de Paris Pierre-Olivier estime que le dossier Vital Kamerhe ne contient aucune preuve de flux financier coupable
https://bisonews.cd/2020/06/proces-100-jours-le-batonnier-de-paris-pierre-olivier-estime-que-le-dossier-vital-kamerhe-ne-contient-aucune-preuve-de-flux-financier-coupable/
https://www.mediacongo.net/article-actualite-70478_proces_vital_kamerhe_l_ancien_batonnier_de_paris_pierre_olivier_saisit_les_nations_unies_pour_accusation_sans_preuves.html


- https://actualite.cd/2020/06/04/proces-100-jours-le-dg-ai-de-la-dgcmp-explique-que-le-paiement-de-57-millions-etait
https://www.politico.cd/encontinu/2020/06/03/rdc-le-marche-accorde-par-kamerhe-a-husmal-sarl-na-pas-recu-dautorisation.html/62361/

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Message  ndonzwau le 14/6/2020, 9:31 pm


"RDC – Noël Tshiani: « Le Gouverneur de la BCC a facilité les détournements des fonds publics par Jammal et Kamerhe
https://www.politico.cd/encontinu/2020/06/11/rdc-noel-tshiani-le-gouverneur-de-la-bcc-a-facilite-les-detournements-des-fonds-publics-par-jammal-et-kamerhe.html/62696/

https://www.radiookapi.net/2020/06/11/actualite/justice/proces-de-100-jours-affaire-prise-en-delibere-le-sort-des-prevenus-fixe<br>
https://www.radiookapi.net/2020/06/12/actualite/justice/proces-100-jours-les-partisans-de-kamerhe-sollicitent-limplication-de

http://www.lepotentiel.cd/g?post=715

https://zoom-eco.net/a-la-une/rdc-dysfonctionnement-du-cabinet-presidentiel-linvite-surprise-du-proces-100-jours/amp/

https://laprosperite.online/index.php/nation/5327-en-depit-de-20-ans-des-travaux-forces-requis-vital-kamerhe-plaide-non-coupable

https://www-africanewsrdc-net.cdn.ampproject.org/v/s/www.africanewsrdc.net/actu/proces-100-jours-kamerhe-evoque-les-annotations-du-president/amp/?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15921548811302&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&amp;ampshare=https%3A%2F%2Fwww.africanewsrdc.net%2Factu%2Fproces-100-jours-kamerhe-evoque-les-annotations-du-president%2F

https://lemaximum.cd/proces-100-jours-les-grandes-lecons-de-linstruction/

http://www.congovox.com/proces-100-jours-de-vital-kamerhe-guerre-juridico-ethno-tribale-entre-le-cartel-balubas-du-kasai-et

https://amp-rfi-fr.cdn.ampproject.org/v/s/amp.rfi.fr/fr/podcasts/20200511-rdc-ouverture-proc%C3%A8s-laffaire-d%C3%A9tournement-fonds-programme-100-jours?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15921582536888&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s





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Message  ndonzwau le 15/6/2020, 10:11 pm


"Vital Kamerhe, un procès qui en appelle d'autres
https://afrique.lalibre.be/50180/rdc-vital-kamerhe-un-proces-qui-en-appelle-dautres/

"RDC : 15 ans de prison requis contre les DG de l’OVD, FONER et SOCOC
https://www.radiookapi.net/2020/06/13/actualite/justice/rdc-15-ans-de-prison-requis-contre-les-dg-de-lovd-foner-et-sococ

"Procès 100 jours: le Ministère public requiert 15 ans ans de prison et travaux forcés contre Wenga et Baramos
https://www.politico.cd/encontinu/2020/06/12/proces-100-jours-le-ministere-public-requiert-15-ans-ans-de-prison-et-travaux-forces-contre-wenga-et-baramos.html/62749/<br>
- https://actualite.cd/2020/06/13/proces-100-jours-fulgence-lobota-bamaros-benjamin-wenga-et-modeste-makabuza-connaitront


"RDC: La Rawbank, Thierry Taeymans, les fils Jammal… les grands absents du procès Kamerhe
https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2020/06/11/rdc-la-rawbank-thierry-taeymans-les-fils-jammal-les-grands-absents-du-proces-kamerhe.html/62667/



"Affaire MP contre David Blattner : Pierrot Bankenge Mvita, juge président, remplace Raphaël Yanyi
https://www.politico.cd/encontinu/2020/06/02/affaire-mp-contre-david-blattner-pierrot-bankenge-mvita-juge-president-remplace-raphael-yanyi.html/62279/


https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2020/05/15/dossier-ogefrem-la-replique-des-proches-de-patient-sayiba-a-lancien-dg-anatole-kikwa.html/60818/



"Affaire Tshibola-Mukuna: les plaidoiries fixées au 17 juin prochain, Mukuna maintenu en détention
https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2020/06/13/affaire-tshibola-mukuna-les-plaidoiries-fixees-au-17-juin-prochain-mukuna-maintenu-en-detention.html/62787/




"Analyse du 15 juin 2020 : Vital Kamerhe a parlé de "likambo ya mabele"




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Message  ndonzwau le 17/6/2020, 3:36 pm

Ailleurs j'avais mis en garde de chanter trop tôt victoire avant la conclusion finale du procès Kamerhe et co-accusés et me suis aussi interrogé qu'au stade des info tirées de l'instruction on n'ait pas eu besoin d'éléments supplémentaires notamment pour démontrer plus concrètement et plus judiciairement les détournements opérés par les accusés. Je pensais entre autres aux rumeurs qui circulaient déjà à propos d'éventuelles acquisitions immobilières de Kamerhe en France.
Dans la plaidoirie de la partie civile,  Me Coco Kayudi
n'a-t-il pas affirmé que le couple qui s'est marié en février 2019 avait acquis et rénové un hôtel particulier en France pour plus d'un million d'euros. D'où tout l'intérêt d'une commission rogaroire et le besoin de renforcer l'instruction et de retarder le verdict en dotant le Tribunal de toutes ses nouvelles dépositions. Où en est-on ?



"Justice-RDC : les biens meubles et immeubles de V. Kamerhe acquis en France, font désormais l’objet d’une commission rogatoire"
https://scooprdc-net.cdn.ampproject.org/v/s/scooprdc.net/amp/2020/06/16/justice-rdc-les-biens-meubles-et-immeubles-de-v-kamerhe-acquis-en-france-font-desormais-lobjet-dune-commission-rogatoire/?amp_js_v=a2&amp_gsa=1&usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15923968654825&csi=1&referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&ampshare=https%3A%2F%2Fscooprdc.net%2F2020%2F06%2F16%2Fjustice-rdc-les-biens-meubles-et-immeubles-de-v-kamerhe-acquis-en-france-font-desormais-lobjet-dune-commission-rogatoire%2F

"Kinshasa demande l'aide de Paris pour identifier les avoirs français de Vital Kamerhe
https://www.africaintelligence.fr/afrique-ouest-et-centrale_politique/2020/06/16/kinshasa-demande-l-aide-de-paris-pour-identifier-les-avoirs-francais-de-vital-kamerhe,109237615-ar1
La justice congolaise veut déterminer si l'ancien bras droit du président Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, a acquis des biens immobiliers en France. [...]"

https://linterview-cd.cdn.ampproject.org/v/s/linterview.cd/rdc-proces-100-jours-la-justice-envoie-une-commission-rogatoire-a-paris-pour-identifier-les-biens-immobiliers-de-vital-kamerhe/amp/?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15923908339757&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&amp;ampshare=https%3A%2F%2Flinterview.cd%2Frdc-proces-100-jours-la-justice-envoie-une-commission-rogatoire-a-paris-pour-identifier-les-biens-immobiliers-de-vital-kamerhe%2F
https://amp-lepoint-fr.cdn.ampproject.org/v/s/amp.lepoint.fr/2379566?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15923908339757&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&amp;ampshare=https%3A%2F%2Fwww.lepoint.fr%2Fafrique%2Frd-congo-vital-kamerhe-risque-jusqu-a-20-ans-de-prison-12-06-2020-2379566_3826.php
https://www.radiookapi.net/2020/06/11/actualite/justice/procs-des-100-jours-debut-ce-jeudi-des-plaidoiries


"Analyse du 16 juin 2020 : l'affaire Kamerhe se corse avec une commission rogatoire"



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Message  ndonzwau le 18/6/2020, 2:06 pm


"RDC: le juge Raphaël Yanyi tué par des coûts à la tête, selon le vice-Premier ministre
http://rfi.my/64Y9.W
Le flou entourant la mort du juge Raphaël Yanyi Ovungu commence à se dissiper en République démocratique du Congo (RDC). Décédé la nuit du 26 au 27 mai, Raphaël Yanyi Ovungu présidait les audiences du procès Vital Kamerhe et ses coaccusés dans le cadre du programme d’urgence de Félix Tshisekedi. Les résultats de deux autopsies ont été révélées par le vice-Premier ministre et ministre de la Justice, Célestin Tunda, mardi 16 juin.

Deux autopsies ont été réalisées dont la deuxième en présence d’un médecin légiste de la Monusco. Selon les rapports de ces examens cités par Célestin Tunda, vice-Premier ministre et ministre de la Justice, le juge ca été victime d’une hémorragie. « Le juge Yanyi est mort principalement à la suite des coups qu’il a reçus, qui ont occasionné un traumatisme crânien. Il y a eu coagulation de sang dans le crâne. C’est cette situation qui a entraîné l’arrêt cardiaque, donc la mort. » La famille et certains activistes soupçonnaient une mort par empoisonnement. Ce n’est pas le cas, d’après le ministre : « On a découvert des substances végétales non létales, qui étaient dans le corps. Ces substances ne sont pas la cause de la mort, mais c’est les coups qui ont provoqué la mort du juge ». Plusieurs questions demeurent : quand est-ce que le juge a été battu ? Comment la famille ne l’avait-elle pas constaté ? Dans quel état était-il arrivé à son domicile, ensuite à l’hôpital ? Le vice-Premier ministre Célestin Tunda annonce une enquête pour déterminer les circonstances de ce qu’il a qualifié de meurtre. Il est prévu qu’il reçoive la famille du défunt ce mercredi 17 juin

"RDC: le juge Yanyi est mort suite aux coups reçus «  qui auraient causé un traumatisme crânien » (rapport)"
https://actualite.cd/2020/06/16/rdc-le-juge-yanyi-est-mort-suite-aux-coups-recus-qui-auraient-cause-un-traumatisme

"Le juge congolais retrouvé mort en mai a été assassiné, selon le rapport d'autopsie"
- https://www-voaafrique-com.cdn.ampproject.org/v/s/www.voaafrique.com/amp/ouverture-d-une-enqu%C3%AAte-apr%C3%A8s-l-autopsie-qui-rev%C3%A8le-le-meurtre-du-juge-du-proc%C3%A8s-kamerhe/5465240.html?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15924793019279&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&amp;ampshare=https%3A%2F%2Fwww.voaafrique.com%2Fa%2Fouverture-d-une-enqu%25C3%25AAte-apr%25C3%25A8s-l-autopsie-qui-rev%25C3%25A8le-le-meurtre-du-juge-du-proc%25C3%25A8s-kamerhe%2F5465240.html

"RDC – Mort du juge Yanyi : enquête pour meurtre (ministre de la Justice)"
https://fr-africanews-com.cdn.ampproject.org/v/s/fr.africanews.com/amp/2020/06/17/rdc-mort-du-juge-yanyi-enquete-pour-meurtre-ministre-de-la-justice/?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15924793019279&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&amp;ampshare=https%3A%2F%2Ffr.africanews.com%2F2020%2F06%2F17%2Frdc-mort-du-juge-yanyi-enquete-pour-meurtre-ministre-de-la-justice%2F

https://information.tv5monde.com/video/en-rdc-la-mort-du-juge-raphael-yanyi-est-due-des-coups-la-tete-selon-le-ministre-de-la-justic






Ainsi donc l'exploitation que notre Ministre à faite des données de l'autopsie l'a conduit à conclure que le Juge est mort d''un "traumatisme cranien" causé par un tiers. J'espère qu'il a mesuré la portée d'un meurtre violent le seul ainsi retenu à partir, me semble-t-il, de la présence d'une 'hémorragie intracranienne'.Que lui ont dit exactement les médecins légistes : de quelle localisation, quelles dimensions cette hemorragie, y'avait-il des lésions associées et lesquelles pour diagnostiquer sans discussion d'un 'tramatisme crânien' ?

En tant que Médecin, je me permets de faire des reserves sur cette conclusion dans la mesure où une 'hemorragie cérébrale peut ne pas être traumatique : on connait des 'AVC hémorragiques' d'origine mécanique (HTA...) ou sur malformation.

Le Ministre a lui-même appelé à une enquête judiciaire, il aurait ainsi été mieux avisé d'attendre celle-ci, minutieuse notamment sur l'examen fouilléde l'emploi du temps et des antécédents médicaux  du defunt pour ne retenir qu'une mort violente traumatique. Personnellement la position aussi fermée du Ministre ne me prive pas de peser qu'il aurait eu intérêt à la prendre.
Ailleurs cela me dérange beaucoup que les Médecins légistes lui aient laissé l'opportunité de clamer ce diagnostic de meurtre surtout devant un cas aussi sensible !

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ndonzwau


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Message  ndonzwau le 18/6/2020, 5:15 pm

PS
ndonzwau a écrit:

"RDC: le juge Raphaël Yanyi tué par des coûts à la tête, selon le vice-Premier ministre
http://rfi.my/64Y9.W
Le flou entourant la mort du juge Raphaël Yanyi Ovungu commence à se dissiper en République démocratique du Congo (RDC). Décédé la nuit du 26 au 27 mai, Raphaël Yanyi Ovungu présidait les audiences du procès Vital Kamerhe et ses coaccusés dans le cadre du programme d’urgence de Félix Tshisekedi. Les résultats de deux autopsies ont été révélées par le vice-Premier ministre et ministre de la Justice, Célestin Tunda, mardi 16 juin.[...]"

"RDC: le juge Yanyi est mort suite aux coups reçus «  qui auraient causé un traumatisme crânien » (rapport)"
https://actualite.cd/2020/06/16/rdc-le-juge-yanyi-est-mort-suite-aux-coups-recus-qui-auraient-cause-un-traumatisme

"Le juge congolais retrouvé mort en mai a été assassiné, selon le rapport d'autopsie"
- https://www-voaafrique-com.cdn.ampproject.org/v/s/www.voaafrique.com/amp/ouverture-d-une-enqu%C3%AAte-apr%C3%A8s-l-autopsie-qui-rev%C3%A8le-le-meurtre-du-juge-du-proc%C3%A8s-kamerhe/5465240.html?amp_js_v=a2&_gsa=1&usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15924793019279&referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&ampshare=https%3A%2F%2Fwww.voaafrique.com%2Fa%2Fouverture-d-une-enqu%25C3%25AAte-apr%25C3%25A8s-l-autopsie-qui-rev%25C3%25A8le-le-meurtre-du-juge-du-proc%25C3%25A8s-kamerhe%2F5465240.html

"RDC – Mort du juge Yanyi : enquête pour meurtre (ministre de la Justice)"
https://fr-africanews-com.cdn.ampproject.org/v/s/fr.africanews.com/amp/2020/06/17/rdc-mort-du-juge-yanyi-enquete-pour-meurtre-ministre-de-la-justice/?amp_js_v=a2&_gsa=1&usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15924793019279&referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&ampshare=https%3A%2F%2Ffr.africanews.com%2F2020%2F06%2F17%2Frdc-mort-du-juge-yanyi-enquete-pour-meurtre-ministre-de-la-justice%2F

https://information.tv5monde.com/video/en-rdc-la-mort-du-juge-raphael-yanyi-est-due-des-coups-la-tete-selon-le-ministre-de-la-justic

[...]


Ainsi donc l'exploitation que notre Ministre à faite des données de l'autopsie l'a conduit à conclure que le Juge est mort d''un "traumatisme cranien" causé par un tiers. J'espère qu'il a mesuré la portée d'un meurtre violent le seul ainsi retenu à partir, me semble-t-il, de la présence d'une 'hémorragie intracranienne'.Que lui ont dit exactement les médecins légistes : de quelle localisation, quelles dimensions cette hemorragie, y'avait-il des lésions associées et lesquelles pour diagnostiquer sans discussion d'un 'tramatisme crânien' ?

En tant que Médecin, je me permets de faire des reserves sur cette conclusion dans la mesure où une 'hemorragie cérébrale peut ne pas être traumatique : on connait des 'AVC hémorragiques' d'origine mécanique (HTA...) ou sur malformation.

Le Ministre a lui-même appelé à une enquête judiciaire, il aurait ainsi été mieux avisé d'attendre celle-ci, minutieuse notamment sur l'examen fouilléde l'emploi du temps et des antécédents médicaux  du defunt pour ne retenir qu'une mort violente traumatique. Personnellement la position aussi fermée du Ministre ne me prive pas de peser qu'il aurait eu intérêt à la prendre.
Ailleurs cela me dérange beaucoup que les Médecins légistes lui aient laissé l'opportunité de clamer ce diagnostic de meurtre surtout devant un cas aussi sensible !
Compatriotiquement!


"Affaire Juge Yanyi: Quand le ministre Tunda se substitue au Procureur
https://www.congoindependant.com/affaire-juge-yanyi-quand-le-ministre-tunda-se-substitue-au-procureur/
Mardi 16 juin, les Congolais attendaient le procureur de la République près le tribunal de grande instance (TGI) de Kinshasa/Gombe sur les circonstances du décès du juge Raphaël Yanyi. C’est le vice-Premier ministre en charge de la Justice qui a rendu public le rapport d’autopsie pratiquée le 29 mai sur le corps de ce juge dont la disparition suscite des interrogations. En lieu et place du compte-rendu rédigé par l’équipe des médecins légistes, le Fcc Célestin Tunda ya Kasende a publié un « communiqué officiel » revêtu de sa signature. Comme il fallait s’y attendre, la famille du défunt a rejeté ledit communiqué. Et pour cause?

Dans son « communiqué officiel », le ministre de la Justice qui dit se fonder sur l’autopsie corporelle et l’autopsie des organes internes rapporte que c’est une « hémorragie intracranienne », provoquée par un « traumatisme cranio-encéphalique », qui serait à l’origine du décès du juge Raphaël Yanyi Ovungu. Le texte indique, par ailleurs, que des « substances toxiques » à dose non mortelle ont été trouvées dans le corps du défunt.
Se substituant au procureur de la République près le TGI de Kinshasa/Gombe – qui avait ouvert l’information judiciaire à l’origine de cette expertise médicale -, le ministre Tunda ya Kasende a annoncé l’ouverture d’une « enquête judiciaire » devant, selon lui, élucider « les circonstances » de ce qu’il qualifie déjà de « meurtre ». Un meurtre que « le gouvernement condamne avec la dernière énergie ».

Trois semaines après la disparition du juge Raphaël Yanyi, les supputations vont dans tous les sens en ce qui concerne le mobile de cet « acte ignoble », dixit Tunda. Celui-ci espère que les investigations attendues devraient non seulement élucider « les circonstances de ce meurtre » mais surtout permettre l’identification des « auteurs » que le gouvernement entend « sanctionner avec toute la rigueur de la loi ».

RAPPORT D’AUTOPSIE REJETÉ

Mercredi 17 juin, la famille du défunt juge s’est empressée de balayer du revers de main les certitudes du ministre de la Justice. Par la bouche de l’abbé Patrice Shomba, frère du disparu, la famille Yanyi a rejeté en bloc le contenu dudit « communiqué officiel ». Au motif notamment que c’est par les médias qu’elle a pris connaissance de la nouvelle au mépris de « l’accord signé avec les autorités ». Aux termes dudit accord, la famille « devait connaitre en primeur le rapport d’autopsie pratiquée sur le corps de leur frère ».
Selon l’abbé Shomba, la famille Yanyi écarte la thèse de « mort violente » que suggère le ministre de la Justice. Et ce pour la bonne raison que la sécurité rapprochée du juge Yanyi était assurée par des policiers. Ceux-ci l’escortaient lors de ses déplacements. Pour Shomba, c’est un « rapport politique » que le ministre de la Justice a publié.
Le juge Raphaël Yanyi Ovungu a présidé les deux premières audiences du procès dit « Programme 100 jours » portant sur le détournement présumé de deniers public. Après la seconde audience du 25 mai, l’homme est décédé dans la nuit de mardi 26.

Selon des sources, l’autopsie demandée mercredi 27 par l’officier du ministère public Emile Ndjale aurait pris fin dans la soirée du vendredi 29 mai. Les médecins légistes devaient, dès le lendemain, remettre leur rapport au procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe. Et pourquoi pas au procureur de la République près la TGI du même ressort qui est l’initiateur de l’information judiciaire?
On entend déjà des voix pérorer sur l’unicité du ministère public. Soit! Pourquoi, le rapport rédigé par l’équipe de médecins légistes n’est publié que plus de deux semaines après l’autopsie sous la forme d’un « communiqué officiel » du ministre de la Justice? Qui voudrait escamoter quoi?
En attendant une contre-expertise pour « départager » les deux camps désormais opposés et apaiser les membres de la magistrature, le « communiqué officiel » du ministre de la Justice semble insinuer que la famille biologique du juge Yanyi aurait « raconté des histoires » pour ne pas dire qu’elle avait simplement menti.

LE MINISTRE DE LA JUSTICE DOIT SE TAIRE

Le mystère Yanyi n’est pas sans rappeler un autre mystère relatif au décès, le 28 février dernier, du général Delphin Kahimbi Kasagwe, chef d’état-major en charge de l’ex-Demiap (renseignements militaires).
Près de quatre mois après, nul ne sait la cause exacte de la mort de cet officier. Mort naturelle? Suicide? Assassinat? Pire, le rapport d’autopsie n’a jamais été rendu public. « Mon mari est mort à domicile. Il a été victime d’une crise cardiaque. Le temps de m’absenter de la pièce, je l’ai trouvé affaler. Toutes les tentatives de le réanimer sont restées vaines. Il a rendu l’âme à notre arrivée à l’hôpital du Cinquantenaire », déclarait, à un correspondant de RFI, l’épouse du défunt général, prénommée Brenda.
Dans la soirée du même 28 février, un enregistrement audio vient jeter le doute sur les réseaux sociaux. Qui parle? Une jeune fille. Elle prétend être la fille de Kahimbi. Selon elle, leur papa a été trouvé « pendu dans la chambre ». La « jeune fille » de poursuivre: « Hier soir, il nous a dit qu’il devait répondre vendredi à une convocation. Le Président l’avait suspendu. Il n’était plus général. Il nous a demandé de partir. Il est resté seul et s’est pendu ». Au cours d’une réunion du Conseil des ministres, le président Felix Tshisekedi avait fait état des signes de « strangulation » constatée sur le corps du défunt. Un manipulateur a-t-il voulu « démontrer » la causalité entre la « sanction » subie par cet officier et son « geste désespéré »? Kahimbi avait-il reçu un « visiteur de nuit?

Qui en voulait à la vie du juge Raphaël Yanyi Ovungu? Mystère! Aussi, une contre-expertise est-elle nécessaire pour faire éclater la vérité. En attendant, le ministre de la Justice Célestin Tunda ya Kasende devrait se départir des mauvaises habitudes acquises durant des « années Joseph Kabila ». Il doit se taire et laisser le ministère public accomplir ses devoirs d’enquête."


"RDC : confusion autour de la mort du Juge Yanyi
http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-confusion-autour-de-la-mort-du-juge-yanyi/
Crise cardiaque, empoisonnement, coups à la tête... la mort suspecte du Juge Raphaël Yanyi interroge toujours après les résultats de l'autopsie qui concluent à une "hémorragie intra-crânienne", ce que conteste la famille.

Les cafouillages se poursuivent et les versions se multiplient autour des causes de la mort mystérieuse du juge Raphaël Yanyi. Le magistrat de 51 ans officiait à la tête du tribunal en charge du procès de Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du président Tshisekedi, accusé de détournement de fonds publics. Sa mort avait créé un véritable électrochoc, alors que ce procès explosif passionnait les Congolais. Mais les résultats très attendus de l’autopsie apportent davantage de questions que de réponses sur les raisons de la mort du juge Yanyi.

Empoisonnement ou hémorragie crânienne ?

Le jour du décès surprise de Raphaël Yanyi, la police congolaise avait d’abord indiqué que le magistrat avait succombé « des suites d’une crise cardiaque ». Une première autopsie est alors réalisée. Les résultats fuitent dans la presse et Radio Okapi, la radio des Nations-Unies, révèle que le juge Raphaël Yanyi a été victime d’un empoisonnement. Des traces de produits toxiques ont en effet été retrouvées sur le corps du magistrat.
Mais surprise, une seconde autopsie donne un tout autre résultat. Le ministre de la Justice l’a dévoilé ce mardi 16 juin. Selon le médecin légiste, le magistrat est décédé d’une « hémorragie intracrânienne » résultant d’un « traumatisme » crânien et des « coups » reçus « à un endroit très sensible du crâne » Un « acte ignoble » selon le ministre, qui confirme qu’une enquête pour « meurtre » est ouverte.

Les doutes de la famille

Cette nouvelle version avancée parés congolaises n’a pas vraiment convaincu la famille du juge Yanyi. Les résultats officielles de l’autopsie « contredisent les deux rapports préliminaires dont la teneur leur a été révélée », a déclaré un membre de la famille au site 7sur7.cd. De plus, « la manipulation du corps du défunt par l’expert international a été faite en l’absence de la famille, ce qui rime avec une fraude organisée », poursuivent les proches du magistrat qui exigent l’ouverture d’une enquête « internationale et indépendante ».
Si on a bien tué le juge Yanyi en lui portant des coups violents à la tête, comme le prétend l’autopsie officielle, plusieurs questions restent encore sans réponses : quand et où a-t-il été agressé ? Selon la famille du juge, Raphaël Yanyi ne se déplaçait jamais seul. Il était toujours accompagné, dans ses déplacement, d’un chauffeur et d’un garde du corps. Comment dans ces circonstances a-t-il pu être agressé ? Pourquoi son chauffeur et son garde du corps n’ont rien déclaré depuis sa mort ?

Un meurtre qui pèsera sur le procès Kamerhe

Ce nouveau rebondissement laisse clairement planer le doute sur la véracité de cette nouvelle version présentée par la justice congolaise. Les premières déclarations de la famille du juge Yanyi, sur ses douleurs au ventre et ses vomissements, avaient privilégié la thèse de l’empoisonnement. Une thèse écartée par le rapport d’autopsie « même si des substances toxiques ont été trouvées à dose non létale dans le corps du défunt ». En tout cas, ces versions divergentes et contradictoires ne risquent pas d’apaiser les soupçons autour du décès du juge Yanyi, dans le contexte d’un procès politique ultra sensible. Mais une chose est désormais sûre : il s’agit bien d’un meurtre… et cette affaire pèsera sans aucun doute sur le procès Kamerhe."


"RDC : le premier procès anti-corruption entaché par le meurtre du juge en charge du dossier"
- https://mobile-francetvinfo-fr.cdn.ampproject.org/v/s/mobile.francetvinfo.fr/monde/afrique/politique-africaine/rdc-le-premier-proces-anti-corruption-entache-par-le-meurtre-du-juge-en-charge-du-dossier_4011393.amp?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15924793019279&amp;referrer=h

"RDC: Qui a tué le juge Raphaël Yanyi?"
https://www-politico-cd.cdn.ampproject.org/v/s/www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2020/06/17/rdc-qui-a-tue-le-juge-raphael-yanyi.html/62981/?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15924793019279&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&amp;ampshare=https%3A%2F%2Fwww.politico.cd%2Fla-rdc-a-la-une%2F2020%2F06%2F17%2Frdc-qui-a-tue-le-juge-raphael-yanyi.html%2F62981%2F


JE NE PEUX QUE ME RÉPÉTER :
1. Les propos.du Ministre demandent Shocked  pour le moins MEDICALEMENT à etre contextualises mieux à être complétés car ils ne peuvent convaincre si à ce stade ils preJe ne peux que me répéter :<br>
1. Les propos.du Ministre demandent medicalement pour le moins à etre contextualises voire à être complétés car ils ne peuvent convaincre en prenant a ce stade un parti-pris diagnostique là où d'autres sont autant plausibles comme je l'ai expliqué ci-haut.
2. De même JUDICIAIREMENT le MInistre se précipite à faire un écart de trop en barrant à l'avance la route à des arguments autant valides que d'autres quand à coté il ne se substitue pas au Procureur comme dit ci-dessus. Abus d'autorité avec imposition de thèses non démontrées.

3. Je ne convaincra sans doute tout le monde, est-il que comme jadis à Troie, timeo Danaos et dona ferentes, JE ME MEFIE DE TOUT CELUI QUI EST LIÉ
A 'JK'. JE LES RENDS COUPABLES LUI COMME TOUS CEUX DE SON CAMP DE TOUTES LES ATROCITES ET INCONGRUITÉS INEXPLICABLES QUI ACCABLENT LE PAYS.
4. LA FAMILLE DU JUGE YANYI SEMBLE L'AVOIR COMPRIS : TUNDA EST LE CHEVAL DE QTROIE TYPE QUI NE SERT QUE LES INTÉRÊTS DU FCC ET ICI IL A INTÉRÊT À ECARTER LES SCENARII POUVANT ORIENTER VERS LEUR CULPABILITÉ COMME L'EMPOISONNEMENT NOYANT TOUT DANS UNE HISTOIRE DE MEUTRE VIOLENT QUI TIENT PEU LA ROUTE...
Voilà !!!
Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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PROCÈS KAMERHE ET COACCUSÉS, QUE NOUS DIT-IL, OÙ VA-T-IL, OÙ NOUS AMÈNE-T-IL ? Empty Re: PROCÈS KAMERHE ET COACCUSÉS, QUE NOUS DIT-IL, OÙ VA-T-IL, OÙ NOUS AMÈNE-T-IL ?

Message  ndonzwau le 19/6/2020, 11:10 pm

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"Procès Kamerhe : entre principes et sentiments personnels
http://www.rcongonews.com/2020/06/19/%F0%9F%9B%91proces_kamerhe-entre-principes-sentiments-personnels-patrick-mbeko%F0%9F%9B%91/
Ces derniers jours, plusieurs compatriotes et connaissances m’ont interpellé en me demandant : « Patrick, pourquoi défends-tu un homme comme Vital Kamerhe ? ». À chaque fois qu’on me pose cette question, je souris et réalise que nous ne sommes vraiment pas sur la même longueur d’onde dans ce combat pour un Congo libre, prospère et véritablement démocratique.
Je le dis et le répète : je ne combats pas des personnes, mais un système et des façons de faire. À l’arrestation de Vital Kamerhe, je m’étais dit que son sort était scellé parce que, pensais-je, le ministère public avait rassemblé assez preuves pour établir sa responsabilité, hors de tout doute raisonnable, dans les actes infractionnels qui lui étaient reprochés. J’étais persuadé qu’on allait enfin découvrir comment le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi avait dilapidé les deniers publics pour s’enrichir et enrichir les siens sur le dos des Congolais. Mais en suivant le procès, je me suis rendu compte que le dossier laissait à désirer, que l’enquête était incomplète et bâclée. À partir de ce constat, je ne pouvais plus affirmer que Vital Kamerhe a dilapidé des millions de dollars de derniers publics, quand bien même je reste persuadé qu’il y a eu détournements et corruption dans cette affaire des 100 jours.

Parfois nous sommes confrontés à des situations qui nous amènent à faire des choix délicats : faire parler nos sentiments ou défendre des principes qui, eux, bousculent nos désirs les plus profonds. Moi, j’ai choisi de défendre les principes qui sont les miens, même quand ceux-ci vont à l’encontre de mes désirs les plus profonds. J’ai été très dur à l’égard de Vital Kamerhe, mais ma conscience m’interdit de soutenir tout acte ou processus judiciaire inique qui le viserait. C’est comme ça…
J’ai discuté avec un certain nombre d’acteurs politiques et judiciaires du pays pour savoir que ce procès est politique. Mais au-delà de cet aspect des choses, je m’attendais quand même à une démonstration claire et nette de la responsabilité de Vital Kamerhe dans les actes infractionnels qui lui sont reprochés. Cela n’a pas été le cas et, par honnêteté intellectuelle, je ne saurais soutenir la justice moribonde qui s’apprête à le condamner, à moins d’un revirement majeur dans cette affaire…

Lorsque des Tshilomboistes me disent : « Cesse de soutenir Kamerhe; il est dangereux », je leur réponds qu’on m’a reproché d’avoir souhaité un joyeux anniversaire à l’épouse de leur chef, qu’on m’a également attaqué pour avoir dit la vérité sur le fait que les dons de la fondation Denise Nyakeru (épouse Tshilombo) aux hôpitaux de Kinshasa provenaient de la société Marsavco ; lorsque des compatriotes de l’Apareco me font comprendre que ma position sur l’affaire Kamerhe n’est pas bonne, je leur rappelle qu’on m’a reproché (et on me le reproche encore aujourd’hui) d’avoir écrit un livre avec le président national de leur plate-forme; on m’a aussi reproché d’avoir dit ouvertement pourquoi je ne l’ai jamais critiqué; lorsqu’un LAMUKiste trouve que ma position sur cette même affaire [Kamerhe] peut être mal perçue par certains, je ne manque pas de lui faire comprendre que ma lettre ouverte en soutien à Martin Fayulu, au lendemain des élections, m’a valu des critiques, certains n’hésitant pas à me qualifier de « Mpangistanais ».

Bref. Dans un pays où les gens ont cessé d’avoir principes et où l’on fait souvent parler les émotions à la place de la raison, il n’est pas facile d’être compris. Mais cela ne doit pas nous empêcher de continuer à défendre les principes que nous chérissons. Je l’ai déjà dit ici même : même si je ne porte pas Joseph Kabila dans mon cœur, je ne cautionnerai jamais un mensonge le visant. Il en est de même pour Vital Kamerhe dont le procès a étalé au grand jour la fragilité et les insuffisances du système de justice congolais.
J’ai perdu des « camarades » pour avoir défendu des principes. Et je serai très heureux d’en perdre davantage en refusant de cautionner l’arbitraire contre Vital Kamerhe. Mes amis et vrais camarades, eux, seront toujours là, en dépit de nos divergences d’opinions. Ceux que je perdrai ne l’ont jamais été.

J’ai appris à ne jamais renoncer à mes principes et à négocier ma probité intellectuelle pour plaire. Et j’ai toujours conseillé aux gens de ne jamais prendre des arrangements avec le faux, le mensonge et l’injustice. Vital Kamerhe doit être condamné à la suite d’un procès juste et équitable, et sa responsabilité doit être établie hors de tout doute raisonnable. C’est cela le vrai et bon droit. Celles et ceux qui estiment que Vital Kamerhe doit être injustement condamné (quand bien même je reste persuadé qu’il a, comme Félix, les mains sales dans la gestion de la chose publique) par la justice politique congolaise ne doivent pas oublier que c’est cette même justice qui a cautionné la fraude électorale de 2018. Ils doivent garder à l’esprit que cette même justice n’a rien fait pour faire la lumière sur le détournement des 15 millions (impliquant la présidence) et des 200 millions de dollars impliquant Albert Yuma; qu’elle n’a jamais levé le petit doigt lorsque Félix Tshisekedi a posé des actes qui relèvent de la haute trahison, en laissant le Rwanda opérer clandestinement sur le territoire congolais.

Bref. Si vous acceptez l’arbitraire de cette justice à la solde contre un homme que vous ne portez pas dans votre cœur, ne vous plaignez pas lorsque cette même justice cautionnera une énième bêtise insupportable dans les jours, semaines et mois à venir"


"En RDC, une disgrâce à 50 millions de dollars
https://www.liberation.fr/planete/2020/06/19/en-rdc-une-disgrace-a-50-millions-de-dollars_1791637


"Justice : la Cour constitutionnelle demande au TGI/GOMBE le dossier judiciaire de Vital Kamerhe
http://impactinfos.net/justice-la-cour-constitutionnelle-demande-au-tgi-gombe-le-dossier-judiciaire-de-vital-kamerhe/


"Avec la demande de la Cour constitutionnelle, le verdict dans le procès 100 jours opposant le ministère public et la partie civile au Dircab @VitalKamerhe1, risque de ne pas intervenir ce samedi 20 juin.
https://twitter.com/MissRehema1/status/1273961879308652544?s=09

En République démocratique du Congo, la chute annoncée de Vital Kamerhe
https://www.lefigaro.fr/international/en-republique-democratique-du-congo-la-chute-annoncee-de-vital-kamerhe-20200612
/06/2020 À 16:57:10DIRECT<br>

"Dossier 100 jours: À 48h du verdict, Maître Beylard David: « Le samedi 20 juin prochain le prévenus Vital Kamerhe Lwa Kanyinginyi Nkingi sera certainement condamné en 1ère Instance »
https://theworldnews.net/cd-news/dossier-100-jours-a-48h-du-verdict-maitre-beylard-david-le-samedi-20-juin-prochain-le-prevenus-vital-kamerhe-lwa-kanyinginyi-nkingi-sera-certainement-condamne-en-1ere-instance



Compatriotiquement!



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PROCÈS KAMERHE ET COACCUSÉS, QUE NOUS DIT-IL, OÙ VA-T-IL, OÙ NOUS AMÈNE-T-IL ? Empty Re: PROCÈS KAMERHE ET COACCUSÉS, QUE NOUS DIT-IL, OÙ VA-T-IL, OÙ NOUS AMÈNE-T-IL ?

Message  ndonzwau le 20/6/2020, 10:16 pm

Quelques calculs politiques et politiciens entre les trois principaux 'gangs du film' Tshisekedi, Kamerhe, 'JK' sont certes entrés en compte dans le déclenchement et le déroulement de ce fameux procès des 100 jours (qui devrait d'ailleurs compter d'autres volets) mais nous n'en bouderons pas pour autant notre plaisir d'avoir vu notre Justice jouer son plein rôle. Même la mort soudaine du premier juge président de ce Tribunal et même les dernières gesticulations, semble-t-il, venues vaguement de la Courconstitutionnelle n'ont pas empêché le procès d'atterrir en douce sur un verdict raisonnable et bien conduit.

Bravo donc pour notre Justice qui a bien démontré qu'elle sait se tenir si on la laisse faire en toute loin d'ingérences politiques et autres. Du moins les plus influentes et les plus arbitraires même si personnellement je persiste à croire que le camp de lex- rais continue à jouer dans ce qu'il se passe sur notre classe politique une influence néfaste qui fait que le pays souffre encore d'un mix entre le vrai État de droit que nous souhaitons tous et son laborieux enfantement.

Et cela nous le devons d'abord à notre personnel judiciaire qui compte des éléments exemplaires de dignité dans leur travail et je l'avoue grâce à côté aujourd'hui d'un nouveau président avec des bons sentiments pour autant que ses propres calculs politiciens ne le poussent pas à intervenir intempestivement dans les affaires judiciaires même les plus sensibles.

Voilà quoi dire devant ce verdict  certes sévère mais raisonnable, disais-je, de 20 ans contre Kamerhe et son coaccusé. Prions que ce soit un grand pas vers notre État de droit !!!



"Vital Kamerhe et Samih Jammal condamnés à 20 ans de prison
https://www.radiookapi.net/2020/06/20/actualite/justice/rdc-vital-kamerhe-et-samih-jammal-condamnes-20-ans-de-prison
Le tribunal de grande instance Kinshasa/Gombe a rendu son verdict dans l'affaire de détournement des fonds alloués au programme d'urgence de 100 jours du chef de l'Etat. Les prévenus Vital Kamerhe et Samih Jammal écopent de vingt des travaux forcés.

Le tribunal dit « établie en fait et en droit l’infraction de détournement des deniers publics portant sur le montant de 48.831.148 $USD à charge des prévenus Samih Jammal et Kamerhe Lwa Kanyingini Vital ; en conséquence, les condamne chacun à 20 ans de travaux forcés et prononce, en outre :

-L’interdiction pour 10 ans après exécution de la peine, du droit de vote et du droit d’éligibilité en ce qui concerne le prévenu Kamerhe Lwa Kanyingini Vital;
-L’interdiction d’accès aux fonctions publiques et paraétatiques quel qu’en soit l’échelon à charge du même prévenu ;
-La privation du droit à la condamnation ou à la libération conditionnelle et à la réhabilitation à charge de tous les deux prévenus ;
-L’expulsion définitive du territoire de la République, après l’exécution de la peine à charge du prévenu Samih Jammal ».

Quant au prévenu Muhima Ndoole Jeannot, il est condamné à deux ans de travaux forcés pour l’infraction de détournement des deniers publics portant sur la somme de 1.154.800 $USD. A cela s’ajoute l’interdiction pour 5 ans après l’exécution de la peine, du droit de vote et du droit d’éligibilité.

Le tribunal ordonne également la confiscation des fonds contenus dans les comptes des proches de M. Kamerhe (Soraya Mpiana, Daniel Nshangalume et Amida Chatur) ainsi que les biens immobiliers acquis grâce aux fonds détournés."


"20 ans de travaux forces pour Kamerhe
https://afrique.lalibre.be/51672/rdc-20-ans-de-travaux-forces-pour-kamerhe/
https://www.jeuneafrique.com/1004046/societe/rdc-vital-kamerhe-condamne-a-20-ans-de-prison/
http://www.rfi.fr/fr/ticker/proc%C3%A8s-anticorruption-en-rdc-vital-kamerhe-condamn%C3%A9-%C3%A0-20-ans-travaux-forc%C3%A9s


"RDC : Vital Kamerhe condamné à 20 ans de prison au terme d’un procès sans précédent
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/06/20/rdc-vital-kamerhe-condamne-a-20-ans-de-prison-au-terme-d-un-proces-sans-precedent_6043596_3212.html
Le directeur de cabinet du président Tshisekedi a été reconnu coupable, ce samedi 20 juin, de détournement de deniers publics et corruption aggravée.

C’est un procès historique qui s’achève. Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale et directeur de cabinet du président de la République, Félix Tshisekedi, a été condamné, ce samedi 20 juin, par le tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe à 20 ans de travaux forcés – dans les faits, de prison –, la peine maximale, pour « détournement de fonds publics » et « corruption aggravée ». Il se voit aussi frappé de dix ans d’inéligibilité. C’est la première fois qu’une figure politique de cette importance est condamnée pour de tels faits en République démocratique du Congo.
Vital Kamerhe et son coaccusé, l’entrepreneur libanais Samih Jammal, sont donc reconnus coupables du détournement de près de 50 millions de dollars destinés au financement de maisons préfabriquées prévu dans le programme d’urgence des 100 jours lancé par le chef de l’Etat après son investiture le 24 janvier 2019.

Nombreux rebondissements

Depuis le 11 mai, tout le pays suivait la retransmission des audiences sur la RTNC, la chaîne de télévision nationale, qui avaient lieu dans l’enceinte de la prison centrale de Makala à Kinshasa. Le procès a connu de nombreux rebondissements depuis son ouverture. Plusieurs audiences ont été repoussées. Surtout, le juge Raphaël Yanyi, en charge du dossier, est mort brutalement et dans des circonstances suspectes fin mai. Après des rumeurs d’empoisonnement, le ministre de la justice, citant les résultats de l’autopsie, a, finalement, conclu à un meurtre causé par des coups à la tête. Des résultats contestés par la famille du juge.
Au début du procès, Vital Kamerhe et ses avocats s’étaient montrés combatifs et confiants. Ils affirmaient alors que le ministère public n’avait aucune preuve du détournement, et le responsable politique avançait qu’il n’était qu’un lointain superviseur du programme présidentiel. M. Kamerhe dénonçait un complot visant à l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle de 2023, comme prévu par l’accord de Nairobi conclu avec Félix Tshisekedi en 2018.

La corruption également retenue

Mais au fil des audiences, le procureur et la partie civile se sont efforcés de démonter la défense de M. Kamerhe. Selon eux, contrairement à ce qu’il affirmait, l’accusé était bien l’ordonnateur des dépenses du programme des 100 jours, faisant décaisser 59 millions de dollars alloués à la construction de 4 500 maisons préfabriquées avant même que les marchés ne soient autorisés et les avenants signés. L’argent ayant ensuite été retiré en intégralité par Samibo et Husmal, les entreprises de l’entrepreneur libanais Jammal Samih, lui aussi condamné à 20 ans de prison.
La partie civile a expliqué que le directeur de cabinet s’était « empressé » de faire sortir l’argent des caisses de l’Etat. Pourtant, les maisons n’ont pas été livrées. Un an après la commande, sur les 4 500 unités commandées, seules 211 sont arrivées, et elles ne sont pas terminées.

La corruption a également été retenue par le juge : la belle-fille de Vital Kamerhe a été accusée d’avoir reçu des parcelles de terrain de la part de Samih Jammal, en échange de l’attribution des marchés, au mépris des procédures légales. De plus, selon le procureur, Vital Kamerhe et sa famille ont acquis plusieurs biens immobiliers de grande valeur pendant cette même période, des biens qu’ils n’auraient pas pu acheter avec leur rémunération officielle.

« Les motivations sont politiques »

Pour de nombreux représentants de la société civile, ce verdict marque un tournant dans la lutte anticorruption dans le pays. A l’Observatoire de la dépense publique (ODEP), Valéry Madianga, l’un des responsables de l’ONG, salue une « grande victoire du contrôle citoyen ». Mais pour un cadre de l’Union pour la nation congolaise (UNC), le parti de Vital Kamerhe : « Il n’est qu’une infime partie d’un système qui manque de rigueur et de transparence. Il n’était pas seul, et il faut que ça aille plus loin si on s’attaque à l’impunité. »
Vital Kamerhe a déjà annoncé qu’il ferait appel de la décision au plus vite. Pour ses avocats, il a été « mal jugé » dans ce procès. « Le juge a appliqué la jurisprudence plus que la loi. Les motivations sont politiques », dénonce maître Kabengele Ilunga, l’un de ses avocats.

Les regards se tournent, désormais, vers la coalition au pouvoir, Cap pour le changement (CACH), qui réunit l’UNC et l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) du président Félix Tshisekedi. Pour certains, Vital Kamerhe aurait été « lâché » par son ancien allié. « Il risque d’y avoir une scission au sein du parti, entre ceux qui resteront fidèles à Vital, et ceux qui afficheront leur allégeance au président pour garder leurs postes », estime un membre de l’UNC. Le 19 juin, lors du 10e anniversaire de cette formation, le secrétaire général, Aimé Boji Sangara Bamanyirue, a affirmé que l’objectif était à présent de conserver le pouvoir « le plus longtemps possible et de façon la plus démocratique ».
Dans l’immédiat, l’annonce de la condamnation de M. Kamerhe fait craindre aux autorités d’importantes manifestations des partisans de l’UNC à Kinshasa et à Bukavu, la ville d’origine du politicien."


"Dossier. Affaire Vital Kamerhe en RDC : un directeur de cabinet face à la justice
https://www.jeuneafrique.com/dossiers/affaire-vital-kamerhe-en-rdc-un-directeur-de-cabinet-face-a-la-justice/

"100 jours : Vital Kamerhe condamné à 20 ans de travaux forces
https://actualite.cd/2020/06/20/100-jours-vital-kamerhe-condamne-20-ans-des-travaux-forces

https://actualite.cd/index.php/2020/06/20/proces-100-jours-samih-jammal-condamne-20-ans-des-travaux-forces


"RDC: Vital Kamerhe lourdement condamné, voici l’intégralité du jugement du Tribunal
https://www-politico-cd.cdn.ampproject.org/v/s/www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2020/06/20/rdc-vital-kamerhe-lourdement-condamne-voici-lintegralite-du-jugement-du-tribunal.html/63245/?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15926670668252&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&amp;ampshare=https%3A%2F%2Fwww.politico.cd%2Fla-rdc-a-la-une%2F2020%2F06%2F20%2Frdc-vital-kamerhe-lourdement-condamne-voici-lintegralite-du-jugement-du-tribunal.html%2F63245%2F


https://actualite.cd/2020/06/20/condamnation-de-kamerhe-gaz-lacrymogenes-pour-disperser-les-pro-kamerhe-en-colere-bukavu



"RDC : rebondissement dans le procès Kamerhe, la Cour constitutionnelle demande le dossier
https://afrique.lalibre.be/51667/rdc-rebondissement-dans-le-proces-kamerhe-la-cour-constitutionnelle-demande-le-dossier/<br>
https://amp-rfi-fr.cdn.ampproject.org/v/s/amp.rfi.fr/fr/afrique/20200619-rdc-rebondissement-le-proc%C3%A8s-kamerhe?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15926666958480&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s<br>
https://actualite.cd/index.php/2020/06/20/rdc-la-cour-constitutionnelle-affirme-avoir-deja-repondu-toutes-les-questions-soulevees
https://actualite.cd/index.php/2020/06/19/affaire-kamerhe-et-consorts-le-tribunal-peut-passer-outre-la-lettre-du-greffier-de-la


"RDC: Demande du dossier de Kamerhe, le greffier en Chef de la cour constitutionnelle se rétracte et fait son mea culpa
https://www-politico-cd.cdn.ampproject.org/v/s/www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2020/06/20/rdc-demande-du-dossier-de-kamerhe-le-greffier-en-chef-de-la-cour-constitutionnelle-se-retracte-et-fait-son-mea-culpa.html/63214/?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15926670668252&amp;_ct=1592667197797&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&amp;ampshare=https%3A%2F%2Fwww.politico.cd%2Fla-rdc-a-la-une%2F2020%2F06%2F20%2Frdc-demande-

https://actualite.cd/index.php/2020/06/20/le-proces-100-jours-revele-les-graves-dysfonctionnements-au-sein-du-cabinet-du-president

https://actualite.cd/index.php/2020/06/20/le-tribunal-ordonne-la-confiscation-des-fonds-loges-dans-les-comptes-bancaires-dhamida<br>

https://actualite.cd/index.php/2020/06/20/proces-100-jours-muhima-ndoole-condamne-2-ans-des-travaux-forces

https://actualite.cd/index.php/2020/06/20/affaire-kamerhe-le-gouvernement-pris-des-dispositions-pour-eviter-des-troubles-apres-le-


"La famille du Juge Yanyi plaide pour une enquête internationale afin de crédibiliser les résultats de l'autopsie
https://www.radiookapi.net/2020/06/18/actualite/justice/rdc-la-famille-du-juge-yanyi-plaide-pour-une-enquete-internationale
http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200618-rdc-famille-juge-yanyi-r%C3%A9sultats-autopsies


"La guerre judiciaire de Kamerhe : Déficit de stratégie – Armand Ciamala K.
http://desc-wondo.org/la-guerre-judiciaire-de-kamerhe-deficit-de-strategie-armand-ciamala-k/



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PROCÈS KAMERHE ET COACCUSÉS, QUE NOUS DIT-IL, OÙ VA-T-IL, OÙ NOUS AMÈNE-T-IL ? Empty Re: PROCÈS KAMERHE ET COACCUSÉS, QUE NOUS DIT-IL, OÙ VA-T-IL, OÙ NOUS AMÈNE-T-IL ?

Message  ndonzwau le 22/6/2020, 11:18 am

PS

Le verdict du fameux Procès des 100 jours dans son volet principal a été rendu ce samedi 20 juin 2020 : 20 ans de travaux forcés assortis de 10 ans d’inéligibilité pour Vital Kamerhe De quelque manière on le commente et sans entrer ici dans tous les détails, le moins qu’on puisse en dire, selon moi, est qu’il s’est déroulé selon un « professionnalisme certain et que les juges ont plutôt relever le défi devant eux de confirmer l’indépendance du pouvoir judiciaire par rapport à l’Exécutif et le Législatif » et par rapport à toutes les autres forces adverses. Ça en a tout l’air !

Ce n’est pas exactement en conclure que les calculs politiques et politiciens notamment entre les trois ‘gangs du film’, Tshisekedi, Kamerhe, ‘JK’, ne sont nulle part entrés en compte dans le déclenchement et tout au long du procès mais que nous aurions tort de bouder notre plaisir à voir un notable du système enfin être questionné comme un citoyen lambda dans la recherche de la vérité judiciaire qui cette fois épouse oh combien les attentes de la population. Même la mort soudaine du premier juge président de ce Tribunal et même les dernières gesticulations, semble-t-il, venues de la Cour constitutionnelle n’ont pas empêché au procès d’atterrir en douce sur un verdict raisonnable au bout d’un ‘jugement assez motivé en fait et en droit eu égard aux éléments constitutifs des infractions retenues.

Les condamnations sont ainsi conséquentes et les peines, sévères paraissent-elles, ne sont pas si imméritées’. Les voies de recours sont là et la défense insatisfaite – le fameux document manquant qui devait attester que Kamehe a reçu de l’argent !? – saura faire valoir ses droits le moment venu.
Il y’a donc de quoi se réjouir à ce stade que la République a recouvré ses droits, ceux d’un État de droit respectueux de la defense et de l’accusation quoiqu’en pensent ceux qui sont d’avis contraire.

Qu’à tout cela ne tienne, nous aurons raté beaucoup si au delà de sa validité intrinsèque qui peut bien sûr poser problème ici et là, nous ne posons pas nous Congolais avec ce procès une question vitale pour notre pays. Ce procès inaugure-il, inaugurons-nous ou pour le dire autrement, notre nouveau président inaugure-t-il à travers lui cette nouvelle ère de l’État de droit avec une Justice enfin à son bon rôle tant attendu ?
Nous ne pouvons en effet éluder l’évidence que nous devons à la Justice l’essentiel de son succès surtout s’agissant d’un procès aussi sensible politiquement. Notre appareil judiciaire, nous venons de l’expérimenter, compte des éléments exemplaires de dignité dans leur travail et cela je l’avoue aussi grâce à côté, un nouveau président avec une volonté politique louable, ses propres calculs politiciens ne l’ont pas empêché d’éviter d’intervenir trop activement dans ce proces et espérons-le ailleurs dans les autres affaires judiciaires.

Notre Justice a su se tenir, il n’y a pas de raison qu’elle ne fasse pas pareil ailleurs, aujourd’hui et demain. Maintenant prions simplement que ces deux éléments se maintiennent et que ce soit un grand pas de fait vers notre État de droit !!!



*** Je ne finirais pas mon laïus sans évoquer cette épine qui me taraude au plus profond mais aussi et surtout notre pays : la personne de ‘JK’ et sa nuisance pathologique pour le pays. Certains y verront volontiers une obsession, pour moi une obsession fondée, on le voit encore dans les derniers événements au Sénat, à l’AN et avec les Juges où sa main noire poursuit tous ceux qui l’empêchent de régner aujourd’hui et demain. J’espère qu’aujourd’hui beaucoup de Congolais y compris Tshisekedi ont compris le mal qu’il représente et feront tout pour l’en empêcher.

Le Procès Kamerhe n’est certes pas de son fait, ce dernier est bel et bien coupable de sa légèreté, de sa cupidité et de son irresponsabilité mais croyez-moi ou pas, aujourd’hui et j’espère pas demain, tout ce qui se fait dans le pays doit aller dans le sens de ce qui ne nuit pas à la carrière de cette autorité immorale. A qui profite le crime dit-on en criminologie ; s’agissant de ‘JK’ toujours à lui ouvertement ou souterrainement. Si la condamnation de Kamerhe ne va pas ou n’allait pas dans son sens, vous le verrez intervenir pour qu’il oit épargné d’une façon ou d’une autre.

(S’agissant de la « main noire de ‘JK’, des aeticles de journaux viennent à ma rescousse faire en faire le constat de son plan du muselement de la justice en préparation sinon en marche :
- "En RDC, la coalition de Kabila tente de museler l’appareil judiciaire
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2020/06/21/en-rdc-la-coalition-de-kabila-tente-de-museler-lappareil-judiciaire.html/63314/ "
= et la dépêche encore plus explicite de congoindependant.com ci-dessous.
A bon entendeur..............



"RD Congo : le directeur de cabinet du président Tshisekedi condamné à 20 ans de prison
https://www.lepoint.fr/afrique/rd-congo-le-directeur-de-cabinet-du-president-tshisekedi-condamne-a-20-ans-de-prison-21-06-2020-2381061_3826.php
Poursuivi pour corruption, Vital Kamerhe a été reconnu coupable de détournement de fonds publics. Un verdict inédit très suivi en Afrique.
...
Un tournant pour la lutte contre la corruption ?


Ce procès n'est pas isolé. Dans une autre affaire liée au programme des 100 jours, quinze ans de prison ont été requis contre trois responsables d'agences publiques et un entrepreneur congolais, également pour détournements présumés de fonds publics. Jugement attendu le 23 juin.
Ces opérations « mains propres » sont assez rares dans un pays classé 168e sur 180 dans l'indice de perception de la corruption dans le rapport 2020 de Transparency international. Le garde des Sceaux avait souhaité en février un « renouveau » de la justice, rappelant la volonté présidentielle d'instaurer « un véritable État de droit ».

Le verdict a été accueilli avec calme à Kinshasa, et quelques tensions à Bukavu la ville d'origine de Vital Kamerhe, où la police a dispersé ses sympathisants. Le collectif anticorruption Unis a salué « un sursaut de l'État de droit », qui doit se poursuivre dans « les autres procès en cours ».
D'anciens ministres, l'actuel gouverneur de la Banque centrale et plusieurs responsables des services de l'État ont témoigné sur leur part de responsabilité dans le décaissement des fonds ainsi que sur le rôle joué par Vital Kamerhe.

« Certains acteurs clés dans les mécanismes de détournements semblent avoir été épargnés. C'est difficilement compréhensible », regrette au micro de l'AFP Floribert Anzulini, du mouvement citoyen Filimbi, qui cite une banque commerciale au cœur de l'affaire. Un avis partagé par le lanceur d'alerte Jean-Jacques Lumumba, cité par la même source : « Au sein de la chaîne des dépenses », des responsables auraient dû « être inquiétés » parce qu'ils « n'ont pas fait leur travail »

Pour Sindika Dokolo, « la justice a été sévère avec Vital Kamerhe ». Sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix s'élèvent pour s'interroger : « Combien de Vital Kamerhe ne trouve-t-on pas dans nos différents gouvernements africains et instances dirigeantes qui ne sont pas inquiétés par la justice ? » « Je suis triste de ce qui arrive à Vital Kamerhe, qui est sacrifié par ceux qui pensent avoir les mains propres. Dans ce pays, qui a les mains propres ? Kasavubu a trahi lumumba, on s'en souvient encore comme si c'était hier…. » commente un Congolais sur Twitter. Cet autre internaute a tranché : « Nos dirigeants doivent comprendre qu'un nouveau vent dans la gestion de la chose publique est déclenché, c'est vraiment une triste réalité pour Vital Kamerhe".


"EN ATTENDANT L’ISSUE DES RECOURS POSSIBLES, ADIEU VITAL KAMERHE 2023"
http://www.forumdesas.org/spip.php?article26164

https://www-politico-cd.cdn.ampproject.org/v/s/www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2020/06/20/vers-un-nouveau-proces-de-vital-kamerhe-en-rdc.html/63250/?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15928343837608&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&amp;ampshare=https%3A%2F%2Fwww.politico.cd%2Fla-rdc-a-la-une%2F2020%2F06%2F20%2Fvers-un-nouveau-proces-de-vital-kamerhe-en-rdc.html%2F63250%2F
https://www.lepoint.fr/afrique/rd-congo-vital-kamerhe-en-prison-et-apres-13-04-2020-2371174_3826.php
https://cas-info.ca/2020/06/lavenir-politique-sassombrit-pour-vial-kamerhe/

https://laprosperiteonline.net/2020/06/21/a-la-une/kamerhe-me-pierre-olivier-sur-denonce-un-simulacre-de-proces/


"La RDC à l'assaut de la corruption - 15/12/2019
https://www.lepoint.fr/afrique/la-rdc-a-l-assaut-de-la-corruption-15-12-2019-2353276_3826.php
Au-delà des annonces du président Félix Tshisekedi, c'est tout un pays qui se lève contre l'hydre de la corruption qui lui fait perdre chaque année 15 milliards de dollars.
La dernière mission du Fonds monétaire international, l'Union européenne et la société civile viennent successivement de jeter une lumière crue sur l'ampleur de la corruption en République démocratique du Congo. Rien de bien nouveau sous le soleil. Sauf que depuis le 24 janvier 2019, le géant d'Afrique centrale a un président de la République, Félix Tshisekedi, qui dit vouloir lutter de toutes ses forces contre ce fléau qui fait perdre chaque année à la nation entre 15 et 20 milliards de dollars, alors que le budget national tourne lui en moyenne autour de 5 milliards de dollars. Alors, que faire ?[...]"



"Assemblée nationale: « Kabila » et sa mouvance « complotent » contre l’appareil judiciaire
https://www.congoindependant.com/assemblee-nationale-kabila-et-sa-mouvance-complotent-contre-la-justice/
Il a exercé un pouvoir absolu à la tête de l’Etat congolais du 20 décembre 2006 au 24 janvier 2019. Durant ce laps de temps, il s’accommodait parfaitement des lois organiques n°13/011, 06/20 et 08/013 portant respectivement organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l’ordre judiciaire, statut des magistrats et organisation et fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature. Quelle est l’urgence ou la nécessité de réformer ces textes maintenant et pas hier lorsqu’il exerçait un pouvoir sans limites de nommer, de révoquer, de démettre d’office et de mettre à la retraite les magistrats tant du siège que du parquet. « Il« , c’est « Joseph Kabila« .

« Joseph Kabila » a peur. Il a peur de la justice. Trois faits semblent expliquer cet état d’esprit. D’abord, un certain vent de renouveau – lent mais sûr – qui souffle au sein de l’appareil judiciaire depuis le changement intervenu le 24 janvier 2019 au sommet de l’Etat. Ensuite, les récentes interpellations des mandataires publics étiquetés Fcc/Ppprd suspectés de malversations de deniers publics dans le cadre du « Programme de 100 jours« . Enfin, la dénonciation des crimes commis sous la présidence de « Kabila« . Cette dénonciation a été déposée le 8 mai dernier au parquet général près la Cour constitutionnelle par l’évêque Pascal Mukuna, leader du mouvement « Eveil patriotique« .

Le député Aubin Minaku Ndjalandjoko et son collègue Garry Sakata Moke Tawab ont initié des propositions de loi portant sur les matières précitées. Ces « textes » se trouveraient depuis le 19 juin dernier à la commission politique, administrative et juridique de la chambre basse du Parlement pour « toilettage« .
Le « clan kabiliste » dit « Front commun pour le Congo » (Fcc), fonctionne à l’image d’une secte. Qui oserait faire attendre le « Grand prêtre Kabila« ? Bien que symbolique pour le moment, la démarche pour le moins courageuse entreprise par Mukuna a mis l’ex-raïs dans tous ses états.

Magistrat de profession, Aubin Minaku a été président de l’Assemblée nationale de 2012 à 2019. Comment peut-il expliquer qu’il découvre maintenant la nécessité de « retoucher » ces véritables piliers qui soutiennent le pouvoir judiciaire? On pourrait poser la même question au député Sakata qui est docteur en droit.
Dans une interview accordée à Congo Indépendant début février 2011, ce juriste plaidait pour le renforcement de l’indépendance, l’amélioration des conditions de travail et la mobilité des magistrats. Sans omettre, l’amélioration des moyens de communication de ceux-ci.
      
RÉFORMES INOPPORTUNES  

Selon des sources, les « réformes » en préparation en constituent nullement une « révolution« . Il s’agit plutôt d’une régression. L’objectif poursuivi est aux antipodes du renforcement de l’indépendance et des moyens d’action du pouvoir judiciaire.
On apprend que les initiateurs « rêvent » d’instituer la primauté du ministère de la Justice tant sur les magistrats du siège que du parquet. Il semble qu’à l’avenir, la présidence du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) devrait revenir revenir au ministre de la Justice et non au président de la Cour constitutionnelle. « Le Conseil supérieur de la magistrature est l’organe de gestion du pouvoir  judiciaire » (article 152-1 de la Constitution). Le CSM gère non seulement la carrière des magistrats mais aussi la discipline au sein de la magistrature.


D’aucuns s’interrogent sur l’opportunité de ces « réformes » que les partisans de « Kabila » – l’actuel ministre de la Justice, en tête – découvrent l’urgence et la nécessité dix-sept mois après le changement intervenu à la Présidence de la République. D’autres soutiennent que l’ex-Président de la République a peur de la bourrasque de l’Etat de droit qui se profile. Le député Tony Mwaba Kazadi (Udps) semble avoir choisi le second camp. Celui des « pourfendeurs » des « rectifications » envisagées.
Mwaba Kazadi justifie son opposition aux règles juridiques en préparation au fait notamment que le pouvoir disciplinaire exercé sur les magistrats devrait revenir au ministre de la Justice. Par ailleurs, en plus de son « pouvoir d’injonction positive« , ce dernier pourrait intervenir au niveau d’un parquet pour faire remonter à son cabinet le dossier d’une affaire en cours d’instruction. Il pourrait ainsi faire interrompre l’information judiciaire au gré de ses foucades.

SOUVENIRS CAUCHEMARDESQUES

En dix-huit ans de présence à la tête de l’Etat congolais, « Joseph Kabila » a utilisé l’appareil judiciaire comme un rouleau compresseur qui lamine les têtes qui dépassent. Les Congolais gardent des souvenirs cauchemardesques de ces années. L’ex-Président n’a brillé que par ses ingérences despotiques. Quelques faits d’anthologie en témoignent.
Les Congolais ont encore frais en mémoire l’enlèvement en plein jour, le 15 mai dernier, du nommé Djibril Kabila Tuarik à la sortie de l’émission « Bosolo na Politik » sur la base d’une prétendue « plainte » envoyée quelques minutes auparavant via WhatAssap au général Sylvano Kasongo, patron de la police kinoise. L’expéditeur n’est autre que Théodore Mugalu, ancien chef de la maison civile de « Kabila« . Le « crime » de ce jeune homme est d’avoir déclaré qu’il était un des fils biologiques de Mzee Kabila mettant au défi d’autres « prétendants » à se soumettre à un test ADN.  

PROCÈS KAMERHE ET COACCUSÉS, QUE NOUS DIT-IL, OÙ VA-T-IL, OÙ NOUS AMÈNE-T-IL ? Ramazani-Wazuri-300x225

Les Congolais ont également frais en mémoire le cas de la juge Chantale Ramazani Wazuri, ancienne présidente du Tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo qui vit depuis le mois de juillet 2016 en exil en Europe. Dans une lettre datée du 25 juillet 2016 adressée au ministre de la Justice d’alors Alexis Thambwe Mwamba, cette magistrate dénonçait les pressions qu’elle était l’objet de la part non seulement du président de la Cour d’appel de Lubumbashi, du bâtonnier Ambroise Kamukiny mais aussi de Kalev Mutond, alors administrateur général de l’Agence nationale de renseignement (ANR). Ce « beau monde » exigeait d’elle la condamnation immédiate de l’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi dans le contentieux immobilier qui l’opposait au sujet grec Emmanouïl Alexandros Stoupis (RP 7652). Cette peine devait être assortie d’inéligibilité.
Pour la petite histoire, le 14 avril 2018, « Kabila » dont le second mandat avait expiré depuis le 19 décembre 2016 a signé une ordonnance portant « démission d’office » de plusieurs magistrats dont la juge Chantale Ramazani Wazuri, la victime d’un despote rendu fou par son omnipotence.

PRESSIONS POLITIQUES SUR LES JUGES

Sur le même dossier judiciaire, le juge Jacques Mbuyi Lukasu, président du tribunal de grande instance de Lubumbashi, a failli laisser sa peau. Et ce pour avoir résisté aux mêmes pressions politiques. Un commando composé d’hommes armés et cagoulés a investi son domicile. Criblé de balles, il sera évacué en Afrique du Sud. C’était en juillet 2017.
Le 15 avril dernier, le ministre de la Justice Célestin Tunda ya Kasende écrit au président du Conseil supérieur de la magistrature qui n’est autre que Benoît Lwamba Bindu, le président de la Cour constitutionnelle. Tunda lui fait part de son intention de visiter les parquets et les Cours et tribunaux de la ville-province de Kinshasa. Et de préciser qu’il souhaiterait à cette occasion avoir une « franche conversation sur les dossiers judiciaires en cours« . Le président du Conseil supérieur de la magistrature opposa un refus poli mais ferme en invoquant l’indépendance du pouvoir judiciaire. Tunda de fulminer: « L’indépendance du Pouvoir judiciaire n’est pas un mûr bâti pour créer en faveur des magistrats un cercle cloisonné qui n’aurait de compte à rendre à personne ».
Et si ceci expliquait le « complot » qui se trame contre la justice?"


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Message  ndonzwau le 22/6/2020, 7:59 pm


"RDC : Vital Kamerhe condamné à 20 ans de prison
https://www.jeuneafrique.com/1004046/societe/rdc-vital-kamerhe-condamne-a-20-ans-de-prison/

PROCÈS KAMERHE ET COACCUSÉS, QUE NOUS DIT-IL, OÙ VA-T-IL, OÙ NOUS AMÈNE-T-IL ? Whatsapp-image-2020-06-20-at-143328-1-592x296-1592657731

Vital Kamerhe a été condamné à 20 ans de prison et 10 ans d’inéligibilité pour « détournement de fonds » et « corruption ». Un verdict qui marque la fin d’une procédure hors norme et acte la mise à l’écart d’un rouage clé du pouvoir.

Après un mois d’une procédure historique, retransmise en direct à la RTNC entre le 11 mai et le 11 juin, le « procès des 100 jours » a livré son verdict. Accusé du détournement de plus de 50 millions de dollars destinés dans le cadre de la gestion du programme d’urgence des 100 jours, de blanchiment de capitaux et de corruption, Vital Kamerhe a été condamné à 20 ans de travaux forcés par le tribunal de grande instance de Kinshasa la Gombe. La peine de travaux forcés n’étant pas appliquée en RDC, elle équivaut à une peine de 20 ans de prison ferme.
Les juges l’ont aussi condamné à 10 ans d’inéligibilité, qui démarreront après exécution de la peine.

Ses co-accusés, l’homme d’affaires libanais Jammal Samih, patron d’Husmal et de Samibo, deux sociétés impliquées dans la construction de logements sociaux pour le programme des 100 jours, et Jeannot Muhima Ndoole, chargé du service import-export à la présidence de la République – qui était absent lors du prononcé du verdict – ont également été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés. Jammal Samih a, comme Vital Kamerhe, écopé de 20 ans de prison et Jeannot Muhima Ndoole à 2 ans.

La justice a également ordonné la confiscation des fonds placés sur les comptes d’Hamida Shatur, Daniel Massaro et Soraya Mpiana ainsi que des propriétés immobilières acquises avec les fonds détournés.

Vers un appel de la défense

Après avoir rappelé le contexte qui a mené au procès, les juges ont d’abord rejeté les différentes exceptions de forme soulevées par la défense, avant de détailler leur jugement.
Concernant l’infraction de détournement, le tribunal a notamment reconnu dans son jugement que Jammal Samih « n’avait pas été en mesure de justifier la destination prise par la somme de 48,8 millions de dollars », montant issu des 57 millions de dollars décaissés par le trésor public en faveur de Samibo pour la construction de 1 500 logements sociaux prévus dans le programme des 100 jours.

Sur ce dossier, les juges ont estimé que l’homme d’affaires libanais n’aurait pas pu arriver à ses fins « s’il n’avait pas reçu une aide indispensable » de Vital Kamerhe, identifié par le tribunal comme « l’unique superviseur » de ce programme d’urgence.
À l’issue de son exposé, la justice a donc estimé que « la participation de Vital Kamerhe, en tant que co-auteur, à la commission de l’infraction du détournement de deniers publics ne fait l’ombre d’un moindre doute ». Vital Kamerhe, Jammal Samih et Jeannot Muhima Ndoole ont désormais la possibilité de faire appel.

"C'est une violation grave des droits de l'homme"

« Il s’agit d’une violation grave des droits de l’homme, de la procédure, et l’application malveillante des textes sélectionnés à dessein », a réagi Me Jean-Marie Kabengela Ilunga, l’un des avocats de Vital Kamerhe.
« Le jugement met dans le lien de condamnation l’épouse, les enfants des personnes qui ne sont pas parties au procès. Daniel Massaro attend son jugement, mais le juge est allé au-delà de sa saisine, pour pouvoir atteindre les personnes non concernées par le procès. C’est une violation grave des droits de l’homme », a-t-il ajouté, annonçant l’intention de la défense de faire appel.

Me Pierre-Olivier Sur, ancien bâtonnier de Paris qui défend aussi Vital Kamerhe, a annoncé qu’il exercera « toutes les voies de recours possibles : en République démocratique du Congo, devant les cours régionales africaines et devant les Nations Unies ». Pour rappel, Me Sur a saisi le 9 juin le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire.
« Nous sommes consternés et choqués, parce qu’on s’attendait à ce que les juges puissent tenir compte des éléments pertinents soulevés par les avocats. Nous constatons que le tribunal est même allé au-delà de la réquisition du ministère public », déplore auprès de Jeune Afrique Aimé Boji, secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC), parti présidé par Kamerhe.

Dysfonctionnements

Au cours d’une série d’audiences marquées par la mort suspecte, dans la nuit du 26 au 27 mai, du juge Raphaël Yanyi, chargé de mener les premiers débats, les magistrats avaient tenté d’établir les responsabilités politiques dans l’élaboration du programme des 100 jours et dans la chaîne de décaissement des fonds qui lui étaient alloués.
Les auditions de nombreux membres de la commission des 100 jours ont permis de lever le voile sur les dysfonctionnements qui ont émaillé la mise en place de ce programme, dans sa conception comme dans son exécution. La majorité des participants ont ainsi souligné la responsabilité du directeur de cabinet de Félix Tshisekedi dans le choix des contrats et le processus de décaissement des fonds qui leur était destiné. Certains d’entre eux ont même assuré ne pas avoir été informés qu’il faisait parti de la commission de supervision.

Tout au long du procès, l’accusé, lui, n’a eu de cesse de clamer son innocence, rejetant la faute sur d’anciens ministres et affirmant à plusieurs reprises qu’il avait agi avec l’aval du chef de l’État.
« Ces auditions ont permis de confirmer qu’il y a eu de multiples violations de la loi. C’est un projet qui a été monté en dehors de la loi de finances de l’année en cours, qui a violé le cadre de la loi de la passation de marché, et qui n’a pas respecté la chaîne normale de décaissement des fonds », résume Florimond Muteba, président du conseil d’administration de l’ODEP (Observatoire de la dépense publique).

Précipitation

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Le procès a notamment démontré le contexte particulier dans lequel a été lancé le programme en question, entre une population impatiente de voir des changements dans la gouvernance et un pouvoir tout juste élu, déterminé à marquer une rupture avec son prédécesseur, au risque de pécher par précipitation.
En effet, lorsque le contenu du « programme d’urgence des 100 jours » est annoncé le 2 mars 2019 par le président Tshisekedi, la RDC n’a ni Parlement ni gouvernement. Les équipes en place sont celles de Bruno Tshibala, dernier Premier ministre de Joseph Kabila, et elles se contentent d’expédier les affaires courantes.

La méfiance de Félix Tshisekedi et de son directeur de cabinet est grande, et justifie alors de passer par d’autres canaux pour mettre en place et financer son programme, comme le Fonds national d’entretien routier (Foner) et le Fonds de promotion de l’Industrie (FPI).
Une commission de suivi, composée notamment de conseillers de la présidence, sera mise sur pied mais n’entrera officiellement en fonction qu’en juin. Qu’il s’agisse du choix des projets concernés ou de celui des exécutants retenus, le contexte semble déjà propice à l’opacité.

Celle-ci sera très vite dénoncée par plusieurs organisations de la société civile, dont l’Odep, qui assurera dans l’un de ses rapports que 84,61 % des marchés compris dans le cadre du « programme des 100 jours » ont été passés sans appel d’offres. En dépit de nombreuses alertes, il faudra attendre début février 2020 pour qu’un audit soit lancé et une enquête ouverte. La mécanique judiciaire est alors enclenchée.

Rivalité

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Mais le procès a aussi mis en lumière des querelles internes dans les arcanes mêmes de la présidence entre les proches du chef de l’État et ceux de Vital Kamerhe.
Elle trouve son origine au lendemain des élections. La majorité parlementaire étant allée au camp Kabila, Kamerhe s’est rabattu sur le poste – en apparence bien plus modeste et sans ancrage constitutionnel – de directeur de cabinet.
Mais il a rapidement su en faire l’un des postes les plus stratégiques de ce début de mandat, éclipsant plusieurs conseillers et proches du président, et suscitant parfois des réticences. « Kamerhe est un allié, pas un ami, glissait ainsi un très proche du chef de l’État six mois après le début de son mandat. Nous avançons une main devant, une main derrière. 

Pourquoi une telle méfiance ? Peut-être parce qu’en trente ans de vie politique, Vital Kamerhe a toujours assumé une certaine liberté de mouvement au gré de ses ambitions.
Passé par une douzaine de cabinets ministériels sous Mobutu, avant de connaître une réelle ascension sous Kabila père puis fils, Kamerhe fut un rouage-clé du pouvoir du prédécesseur de Tshisekedi, avant de rompre avec lui en 2009. C’est le début alors d’une longue traversée du désert au côté d’une opposition qui le soupçonne de ne pas avoir rompu avec ses anciens amis de la majorité. Habitué des coups de poker, Kamerhe gagne son ticket pour un retour au cœur du pouvoir en s’associant à Tshisekedi en novembre 2018. La suite est connue.
A-t-il voulu brûler les étapes ? En 2009, un câble diplomatique de l’ambassadeur des États-Unis à Kinshasa attribuait à Kamerhe « une ambition aveugle de devenir un jour président [qui] altère son jugement. »

Dans les jours qui suivent son arrestation, le 8 avril dernier, une folle rumeur fait son chemin. Les semaines précédentes, Vital Kamerhe aurait sollicité le soutien des présidences angolaise, tanzanienne et brazzavilloise dans l’optique de la présidentielle de 2023.
Une information qui sera réfutée par nos sources au sein de deux de ces présidences. Kamerhe et ses proches n’ont, en tout cas, pas cessé de dénoncer une procédure « politique ». Reste à savoir désormais si pour cet homme passé maître dans l’art du rebond, cette condamnation signe son départ de l’arène politique congolaise."


"Le procès de 100 jours a démontré des graves disfonctionnements du cabinet du président Felix Tshisekedi, ACAJ
https://www.radiookapi.net/2020/06/21/actualite/justice/le-proces-de-100-jours-demontre-des-graves-disfonctionnements-du

"Vital Kamerhe : 20 ans de prison et un avenir politique compromis
http://afrikarabia.com/wordpress/vital-kamerhe-20-ans-de-prison-et-un-avenir-politique-compromis/
Le directeur de cabinet du président Tshisekedi a été reconnu coupable de corruption et de détournement de fonds.publics. Et sa condamnation à la peine maximale le place sur le banc de touche politique pour de longues années.

Le verdict des juges du procès des 100 jours a été à la hauteur des attentes des Congolais : sévère. Vital Kamerhe, principal allié politique du président Félix Tshisekedi, écope de la lourde peine de 20 ans de travaux forcés et 10 ans d’inéligibilité. Le directeur de cabinet de la présidence a été reconnu coupable de « détournement de fonds publics » et « corruption aggravée » dans l’affaire du programme présidentielle des 100 jours.
Il était soupçonné, avec deux co-accusés, d’avoir détourné 50 millions de dollars destinés à la construction de maisons préfabriquées dans le cadre du programme d’urgence lancé par le président Tshisekedi. Le feuilleton du procès diffusé en direct à la télévision nationale, entre « Dallas » et « la famille Kardashian », a passionné les Congolais qui attendaient depuis plusieurs décennies le procès de la corruption endémique qui ronge leur pays.
A la peine maximale de 20 ans de travaux forcés, les comptes bancaires de Vital Kamerhe, de son épouse, de sa fille et de son cousin, seront saisis par le tribunal, ainsi que les biens achetés avec l’argent détourné. L’homme d’affaires libanais Sammih Jammal, qui a acheté les maisons préfabriquées, a également été condamné à 20 ans de prison et sera expulsé du pays. Jeannot Muhima, le responsable de la logistique de la présidence, qui devait rapatrier les maisons de Turquie, a été condamné à 2 ans de prison.

Un procès au goût d'inachevé

Si de nombreuses organisations citoyennes, comme l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), «félicite » la justice congolaise pour « avoir mené les enquêtes et procès jusqu’à leur terme », le procès des 100 jours laisse comme un goût d’inachevé. Les audiences ont été souvent décousues, les procédures expéditives, l’accusation approximative et la défense laborieuse. Pour le président du réseau panafricain de lutte contre la corruption, Unis, Jean-Jacques Lumumba, « les déficiences dans le ficelage du dossier laissant transparaître des investigations incomplètes et bâclée ». Il estime également que d’autres acteurs clés de l’affaire doivent être poursuivis et s’étonne que la banque privée qui a autorisé « des décaissements colossaux en liquides au mépris de la législation en vigueur », ne soit pas inquiétée davantage.
L’ONG Human Rights Watch (HRW), rappelle de son côté que « le détournement de fonds publics au Congo n’est pas l’affaire d’une seule figure politique. Les autres personnalités impliquées dans la corruption devraient aussi faire l’objet d’une enquête et de poursuites équitables, quelle que soit leur fonction ou leur couleur politique ». Une allusion aux 16 années de mégestion de Joseph Kabila, que la justice semble pour l’instant ignorée.

Hors-jeu politique ?

Figure emblématique de la vie politique congolaise depuis une vingtaine d’années, de directeur de campagne de Joseph Kabila en 2006, à la présidence de l’Assemblée nationale, jusqu’à sa rupture avec le président congolais en 2009 et la création de l’Union pour la nation congolaise (UNC), son propre parti d’opposition, Vital Kamerhe n’a jamais cessé de rebondir entre plusieurs traversées du désert. Et dire que le verdict du tribunal de grande instance de Kinshasa est sévère est un euphémisme pour ce poids lourds de la politique congolaise.
La lourde condamnation et la perte des droits civiques signent l’arrêt de mort politique de Vital Kamerhe, qui comptait bien se présenter à la prochaine présidentielle en tête de liste de la coalition CACH, fort de l’accord conclu à Nairobi avec Félix Tshisekedi, qui devait lui laisser la place de candidat en 2023. Avec cette peine d’inéligibilité, même allégée en appel, Vital Kamerhe voit s’échapper la possibilité de briguer la magistrature suprême, et rend l’accord avec Tshisekedi caduc. Ce qui fait dire à de nombreux observateurs, que Félix Tshisekedi est le grand gagnant du procès des 100 jours, voyant Vital Kamerhe hors-jeu, lui laissant ainsi la place libre pour briguer un second mandat.
Mais la neutralisation de Vital Kamerhe prive aussi le président d’un précieux soutien dans le Sud-Kivu, où Vital Kamerhe est encore populaire. Et l’arme judiciaire est à double tranchant pour Félix Tshisekedi, qui n’est pas à l’abri d’être touché de après ou de loin pour l’opération « mains propres ».[/i[

Un« simulacre de procès »

Les avocats de Vital Kamerhe, dont le bâtonnier parisien Pierre-Olivier Sur, déplorent [i]« 30 ans d’exclusion de la vie politique »
pour Vital Kamerhe et ne décolèrent pas sur un procès qu’ils qualifient de « simulacre ». Selon eux, Shocked « la condamnation ne se fonde sur aucune pièce (instructions écrites données ou flux bancaires exécutés) et se contredit en soutenant qu’il aurait pu détourner de l’argent public alors qu’il n’était ni ordonnateur ni comptable de la dépense publique ». Les conseils de Vital Kamerhe assurent qu’ils exerceront « toutes les voies de recours possibles : en République démocratique du Congo, devant les cours régionales africaines et devant les Nations Unies, qu’il a d’ores et déjà saisies ». Vital Kamerhe a 10 jours pour faire appel à Kinshasa.
Le procès des 100 jours signe-t-il la mort politique de Vital Kamerhe ? En politique, il vaut mieux ne jamais dire jamais et encore moins en République démocratique du Congo, où les rebondissements judiciaires et politiques sont légions. D’ailleurs, Vital Kamerhe est un animal politique qui a déjà connu de nombreuses traversées du désert et s’est toujours relevé. Pour le moment, restons prudent et ne signons pas l’arrêt de mort du lion."

"RDC : "Un procès au goût d'inachevé", les Congolais réagissent à la condamnation de Vital Kamerhe
https://mobile-francetvinfo-fr.cdn.ampproject.org/v/s/mobile.francetvinfo.fr/monde/afrique/societe-africaine/rdc-un-proces-au-gout-d-inacheve-les-congolais-reagissent-a-la-condamnation-de-vital-kamerhe_4017733.amp?amp_js_v=a2&amp_gsa=1&usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15928605889061&referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&ampshare=https%3A%2F%2Fwww.francetvinfo.fr%2Fmonde%2Fafrique%2Fsociete-africaine%2Frdc-un-proces-au-gout-d-inacheve-les-congolais-reagissent-a-la-condamnation-de-vital-kamerhe_4017733.html
https://zoom-eco.net/a-la-une/rdc-au-lendemain-du-verdict-du-proces-de-kamerhe-des-reactions-fusent-de-partout/amp/


"Condamnation de Kamerhe: l’ONG anticorruption Unis salue un sursaut de l'État de droit
http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200622-condamnation-kamerhe-rdc-anticorruption-unis-salue-sursaut-%C3%A9tat-droit


"Vital Kamerhe: après l’euphorie, des questions
https://cas-info.ca/2020/06/vital-kamerhe-apres-leuphorie-des-questions/


"Après la condamnation de Kamerhe, l'UNC réitère son appartenance au CACH et recommande la formalisation de son organisation
https://actualite.cd/2020/06/22/rdc-apres-la-condamnation-de-kamerhe-lunc-reitere-son-appartenance-au-cach-et-recommande
https://www.politico.cd/encontinu/2020/06/22/condamnation-de-vital-kamerhe-lunc-appelle-ses-partenaires-et-leurs-sympathisants-a-ne-pas-profiter-de-cette-situation-pour-sadonner-a-des-actes-de-provocation.html/63322/
https://actualite.cd/2020/06/22/rdc-lunc-soutient-kamerhe-denonce-un-proces-inique-et-appelle-ses-militants-au-calme


"La CENCO va encore observer: « est-ce que le procès 100 jours est fait pour régler un compte politique ou est-ce une nouvelle dynamique »
https://actualite.cd/index.php/2020/06/21/la-cenco-va-encore-observer-est-ce-que-le-proces-100-jours-est-fait-pour-regler-un
"Condamnation de Kamerhe : la CENCO emet encore des « réserves » sur le caractère « sérieux » du verdic
https://cas-info.ca/2020/06/condamnation-de-kamerhe-la-cenco-emet-encore-des-reserves-sur-le-caractere-serieux-du-verdict/
https://www.mediacongo.net/article-actualite-70962_condamnation_vital_kamerhe_la_cenco_se_reserve_et_attend_voir_si_ce_n_est_pas_un_reglement_des_comptes_politiques.html


"Procès 100 jours : Fayulu et Muzito appellent à établir les responsabilités de Félix Tshisekedi "pour éviter  les règlements politiques"
https://actualite.cd/index.php/2020/06/22/proces-100-jours-fayulu-et-muzito-appellent-etablir-les-responsabilites-de-felix
"RDC : Après la condamnation de Kamerhe, Fayulu et Muzito appellent la justice à se saisir du dossier "200 millions $" de la Gécamines
https://www.7sur7.cd/2020/06/22/rdc-apres-la-condamnation-de-kamerhe-fayulu-et-muzito-appellent-la-justice-se-saisir-du


"Le procès de Kamerhe fut historique et inquiétant
http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2020/06/20/le-proces-kamerhe-fut-historique-et-inquietant/
Le procès intenté à Vital Kamerhe, accusé d’avoir, en tant que directeur de cabinet du président Tshisekedi détourné quelque 50 millions de dollars a tenu tout le Congo en haleine. D’un bout à l’autre du pays, via les réseaux sociaux et la retransmission en direct des séances, tous les Congolais ont pu suivre la descente aux enfers de l’un des hommes les plus puissants du pays, qui appartient déjà à l’histoire des 25 dernières années.
Le verdict vient de tomber, il est implacable : le tribunal de Grande Instance de Kinshasa a condamné Vital Kamerhe et Samih Jammal à vingt ans de travaux forcés et dix ans d’inégibilité dans le cas du premier, confiscation des fonds se trouvant sur les comptes bancaires et biens acquis avec les fonds détournés. Ce que l’on appelle déjà le procès des 100 jours est passé à l’histoire et même si les intéressés iront en appel, le mal est fait et la carrière politique de Vital Kamerhe, qui n’a jamais cessé de proclamer son innocence, s’est probablement arrêtée.

Tous ceux qui déplorent la corruption en la mal gouvernance en RDC, qui soulignent sans relâche le côté immoral, scandaleux, de la « valse des millions » qui caractérise le pouvoir de ce pays, où les députés viennent encore de voter, en toute légalité, une augmentation substantielle de leur salaire, ne peuvent que se réjouir de ce précédent et espérer qu’il serve de leçon.
Cependant, depuis le début, ce procès suscite le malaise, ne serait ce qu’à cause de la mort mystérieuse du juge Raphaël Yanyi : au deuxième jour de l’instruction, ce magistrat réputé pour son intégrité avait succombé à ce que l’on croyait d’abord être un empoisonnement mais que les experts viennent d’attribuer à un choc sur la tête et cela alors que, dès sa sortie du tribunal, le juge n’avait plus quitté son domicile et que ses gardes du corps ne l‘avaient pas lâché. Qui donc dérangeait il à ce point ?

Le malaise est aussi suscité par la personnalité de l’accusé principal : Vital Kamerhe directeur de cabinet de Tshisekedi, ne pouvait pas prendre seul la décision d’affecter de telles sommes . En outre, il faut se rappeler que cet homme qui entra en fonctions du temps de Laurent Désiré Kabila assurait voici quelques mois non sans morgue « j’ai créé Joseph Kabila, j’ai fait Félix Tshisekedi » Autrement dit, l’ex-président Kabila, avant de rompre avant le patron de l’UNC (Union pour la nation congolaise) lui a été redevable et les deux hommes partagent bien des secrets. Quant à l’actuel chef de l’Etat, il sait que Kamerhe a été l’artisan de la coalition Cach qui l’a mené au pouvoir. On se demande aujourd’hui qui, de l’ancien ou du nouveau président, est le plus atteint par la disparition de cet homme clé, et même lequel des deux a encouragé la manœuvre…

Il apparaît probable aussi que les Etats Unis ont fortement encouragé le recours à la « république des juges ». S’il ne s’agît que d’une « Opération mains propres », de lutte contre la corruption, on ne peut que peut s’en réjouir et féliciter ses protagonistes, en leur demandant cependant d’élargir le champ de leurs investigations, par exemple à certains citoyens américains actifs dans le domaine minier… S’il s’agît de mettre à l’écart un homme qui avait des ambitions présidentielles et avait péché par trop d’arrogance, il faut s’inquiéter de ces ingérences étrangères.
Mais surtout, à la veille du 60 e anniversaire de l’indépendance du Congo, on se demande quand s’arrêtera la kleptocratie de ces « élites » qui se succèdent à la tête du Congo, en suscitant toujours les mêmes attentes puis les mêmes déceptions…"


"Après le procès Kamerhe... où en sont les autres dossiers ?
https://afrique.lalibre.be/51686/rdc-apres-le-proces-kamerhe-ou-en-sont-les-autres-dossiers/

"Procès 100 jours: Benjamin Wenga (OVD), Fulgence Baramos (FONER) et Modeste Makabuza (SOCOC), connaîtront leur sort ce mardi
https://actualite.cd/2020/06/22/proces-100-jours-benjamin-wenga-ovd-fulgence-baramos-foner-et-modeste-makabuza-sococ

Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n&apos;est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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PROCÈS KAMERHE ET COACCUSÉS, QUE NOUS DIT-IL, OÙ VA-T-IL, OÙ NOUS AMÈNE-T-IL ? Empty R

Message  ndonzwau le 25/6/2020, 12:18 am

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Lourde condamnation de Kamerhe miss aussi des questions !!!
En effet, ce n'est certes pas element l'nedit de l'evenement



"Affaire Kamerhe" en RDC : Etape majeure ou procès politique ? - Ida Sawyer, Directrice adjointe - Direction Afrique
https://www.hrw.org/fr/news/2020/06/23/affaire-kamerhe-en-rd-congo-etape-majeure-ou-proces-politique
Le directeur de cabinet du chef de l’État condamné pour détournement de fonds et corruption

Le moment était exceptionnel, jamais vu dans l’histoire de la République démocratique du Congo et pourtant, pendant que le juge rendait son verdict le 20 juin, Vital Kamerhe a eu un sourire moqueur. À travers le pays et dans le monde entier, les Congolais suivaient l’audience en direct sur leur écran. Kamerhe, directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, l’une des figures politiques les plus puissantes de l’histoire récente de la RD Congo et ex-allié de l’ancien président Joseph Kabila, a été reconnu coupable de détournement de fonds et de corruption aggravée. Il est ainsi devenu l’homme politique le plus important de la RD Congo à avoir été poursuivi pour corruption.
Kamerhe a été condamné à 20 ans de travaux forcés – commués en peine de prison en RD Congo – et encourt plusieurs millions de dollars d’amendes pour avoir participé au siphonage de plus de 50 millions de dollars de fonds publics alloués à des projets d’infrastructure. Il a aussi été déclaré inéligible à toute forme de mandat politique pour les 30 prochaines années.

Ce procès a marqué une étape importante dans la lutte contre la corruption. Tout au long de la procédure, les Congolais n’ont cessé de dénoncer sur les réseaux sociaux un système rongé depuis des décennies par une corruption rampante, rappelant aux autorités que le détournement de fonds publics n’est pas l’affaire d’une seule figure politique. D’autres personnalités impliquées dans des affaires de corruption ces dernières années devraient également faire l’objet d’enquêtes et de poursuites adaptées dans le cadre de procès équitables, quelle que soit leur position ou leur appartenance politique. Si aucune autre enquête n’est lancée, l’ « affaire Kamerhe » risque de rester dans les mémoires comme un simple règlement de comptes entre rivaux politiques.
Les avocats de Kamerhe et de ses coaccusés – un homme d’affaires libanais et un autre collaborateur du président – ont fait part de leur intention de faire appel.   

Le procès a démontré combien l’enquête a laissé bon nombre de questions sans réponses et que plusieurs témoins importants, eux aussi impliqués dans des infractions, ont pu s’en tirer sans être inquiétés.
Encore plus inquiétant, le juge qui présidait initialement le procès, Raphaël Yanyi, est décédé le 27 mai dans des circonstances douteuses. Les autorités ont d’abord affirmé qu’il était mort de causes naturelles. Mais le 16 juin, le ministre congolais de la Justice a annoncé que Yanyi était mort d’une hémorragie cérébrale due à un traumatisme crânien. Le gouvernement a depuis ouvert une enquête pour meurtre.

En RD Congo, le désir d’état de droit est manifeste. Pour y parvenir, les Congolais auront besoin d’être rassurés sur le fait que cette affaire n’était pas un procès purement politique. De nombreuses victimes et familles attendent également que justice soit rendue pour des crimes et des violations des droits commis par des responsables de l’administration précédente, dont certains sont encore en fonction. Personne ne devrait pouvoir se sentir intouchable."

"Ida Sawyer : « le peuple congolais mérite d’être rassuré que l’affaire Kamerhe n’est pas un procès politique »
https://zoom-eco.net/a-la-une/ida-sawyer-le-peuple-congolais-merite-detre-rassure-que-laffaire-kamerhe-nest-pas-un-proces-politique/amp/

"RDC : Si aucune autre enquête n’est lancée, l’affaire Kamerhe risque de rester dans les mémoires comme un simple règlement de comptes entre rivaux politiques (HRW)
https://7sur7.cd/index.php/2020/06/23/rdc-si-aucune-autre-enquete-nest-lancee-laffaire-kamerhe-risque-de-rester-dans-les

https://www.mediacongo.net/article-actualite-71089_affaire_kamerhe_etape_majeure_ou_proces_politique_la_reserve_de_human_right_watch.html


"Condamnation de Kamerhe: le Panel des Experts appelle le juge d'appel à répondre aux questions non explicitées
https://www.mediacongo.net/article-actualite-71031_condamnation_de_kamerhe_le_panel_des_experts_appelle_le_juge_d_appel_a_repondre_aux_questions_non_explicitees.html
Le Panel des Experts de la Société Civile en RDC, a réagi au jugement rendu samedi 20 juin dernier dans le cadre du procès des 100 jours, condamnant notamment Vital Kamerhe, ancien Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, à 20 ans de travaux forcés.

A travers un communiqué de presse ce dimanche, le Panel des Experts fait savoir qu’au cours de ce procès, le juge n’a pas répondu à un certain nombre d’attentes, vis à vis de l’opinion.
Cette organisation de la Société Civile, cite par exemple la portée de la notion “agir sur instruction du chef de l’État“, qui était même évoqué dans le jugement, mais que le tribunal n’a pas pu l’expliciter.
”La porté de la notion Agir sur instruction du chef de l’État, entendue tout au long des l’instruction du reste, a été évoqué dans le jugement sans en dire plus, notion qui, par ailleurs, risque d’impacter négativement sur l’exécution des décisions urgentes sur le plan politique et administratif.’‘ indique-t-il.
Tout au long du procès, Vital Kamerhe a soutenu avoir adressé ses différentes correspondances, sur instruction du Président de la République.

Dans ce communiqué, le Panel des Experts de la Société Civile parle aussi de la condamnation de certaines personnes à la confiscation de leurs biens,  pourtant elles n’ont pas fait partie de ce procès.
Elle estime même que le prononcé des peines maximales, a été fondé sur des suppositions, et non sur des certitudes découlant des enquêtes profondément menées.
Tout au long du procès, Vital Kamerhe a soutenu avoir adressé ses différentes correspondances, sur instruction du Président de la République.

Dans ce communiqué, le Panel des Experts de la Société Civile parle aussi de la condamnation de certaines personnes à la confiscation de leurs biens,  pourtant elles n’ont pas fait partie de ce procès.
Elle estime même que le prononcé des peines maximales, a été fondé sur des suppositions, et non sur des certitudes découlant des enquêtes profondément menées.

Le panel des experts garde espoir, et espère que le juge du degré supérieur, répondra valablement à ces préoccupations soulevées, afin de redorer l’image de la RDC dans le concert des nations.
”Eu égard à ce qui précède, le Panel des experts de la Société Civile, gardien des valeurs démocratiques en RDC, reste perplexe sur ce jugement, et espère que le juge du degré supérieur qui sera saisi de cette affaire, répondra aux préoccupations soulevées afin de non seulement sceller un lien de confiance entre la justice et le peuple congolais, mais aussi et surtout redorer l’image de la RDC dans le concert des nations.’‘ fait-il savoir."


"Procès Kamerhe et consorts : "le verdict a précédé le procès" (Seth Kikuni)
https://www.mediacongo.net/article-actualite-71037_proces_kamerhe_et_consorts_le_verdict_a_precede_le_proces_seth_kikuni.html
Tout est clair aux yeux de Seth Kikuni. La population congolaise a été déçue par le verdict issu du procès de 100 jours qui a condamné Vital Kamerhe et ses coaccusés au maximum des peines prévues par la loi.
L’ancien candidat à la présidentielle de décembre 2018 fonde son argumentation sur le fait que le tribunal a condamné les prévenus sans pourtant convaincre même les personnes qui souhaitaient leur condamnation.
Sad

Dans le même registre, l’UNC, à travers son communiqué du 21 juin, a également dénoncé le caractère inique et prémédité de ce verdict qui a repris à la lettre le réquisitoire du Ministère public.


"Procès anticorruption en RDC : un jugement inédit, des questions en suspens
https://www-sudouest-yfr.cdn.ampproject.org/v/s/www.sudouest.fr/2020/06/21/proces-anticorruption-en-rdc-un-jugement-inedit-des-questions-en-suspens-7584638-4803.amp.html?amp_js_v=a2&amp;_gsa=1&amp;usqp=mq331AQFKAGwASA%3D#aoh=15929516336756&amp;referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp;_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&amp;ampshare=https%3A%2F%2Fwww.sudouest.fr%2F2020%2F06%2F21%2Fproces-anticorruption-en-rdc-un-jugement-inedit-des-questions-en-suspens-7584638-4803.php
Vital Kamerhe, proche du président Félix Tshisekedi, a été condamné samedi pour corruption. Une première dans un République démocratique du Congo où l’impunité des élites est sans cesse dénoncée.

"Nouvelle dynamique" vers l’État de droit ou "simulacre de procès" pour un vrai règlement de compte politique? Les avis divergent en République démocratique du Congo (RDC) au lendemain de la condamnation sans précédent pour corruption de Vital Kamerhe, directeur de cabinet et allié du chef de l’État.
C’est la première fois qu’une personnalité réputée intouchable est condamnée pour des détournements de fonds publics en RDC, où l’impunité des élites est sans cesse dénoncée. "C’est très tôt pour dire si c’est du sérieux ou pas", a réagi dimanche la très influente Conférence épiscopaple, en rappelant son engagement pour "une justice équitable".

Un "simulacre de procès"

Il faut encore attendre pour voir si le procès Kamerhe a été instruit "pour régler un problème politique ou si c’est vraiment une nouvelle dynamique", a ajouté son porte-parole, l’abbé Donatien Nshole, interrogé par la presse.
Vital Kamerhe estime lui qu’il est victime d’un "procès politique". L’ex-président de l’Assemblée nationale, 61 ans, devait être candidat à la prochaine élection présidentielle en 2023, en vertu d’un accord avec le président Félix Tshisekedi. Sa défense a fait appel de cette condamnation à 20 ans de "travaux forcés", en dénonçant un "simulacre de procès" et "une procédure expéditive".

Accusé d’avoir détourné plus de 50 millions de dollars entre mars 2019 et janvier 2020,Vital Kamerhe a été jugé entre le 11 mai et le 20 juin, un mois à peine après son placement en détention préventive le 8 avril. "La condamnation ne se fonde sur aucune pièce (instructions écrites données, ou flux bancaires exécutés)", ajoute son avocat français, Pierre-Olivier Sur, qui intervient au sein d’un collectif de conseils congolais.
Mais, selon le jugement, "la jurisprudence précise qu’il n’est pas nécessaire que les sommes détournées soient entre les mains du détourneur" si celui-ci "exerce un certain pouvoir" dans l’utilisation des dépenses.

En dépit de ces inévitables polémiques, le collectif anticorruption Unis a salué "un sursaut de l’État de droit", qui doit se poursuivre dans les "autres procès en cours". Mardi, la justice doit rendre son jugement dans une affaire similaire. Une peine de quinze ans a été requise contre deux mandataires publics.

Corruption systémique

Ces opérations "mains propres" sont inédites dans un pays classé en 2020, 168ème sur 180 dans l’indice de perception de la corruption établi par l’ONG Transparency international. En RDC, la corruption est systémique. La politique est "un secteur d’affaires pour s’enrichir. Faire de la politique est perçue et vécue par les politiciens congolais au même titre qu’investir ou faire des affaires", selon le professeur congolais d’économie Justin Kankwenda Mbaya.
Dans son discours d’investiture en janvier 2019, le président Tshisekedi avait promis "une lutte efficace et déterminée contre la corruption". Ses partenaires, à commencer par les États-Unis, le soutiennent dans cette lutte, dans un pays qui regorge de ressources naturelles, où la richesse des dirigeants contraste avec la misère d’une majorité des 80 millions d’habitants.

Et les magistrats ne demandent pas mieux que de pouvoir faire leur travail. En septembre 2019, une enquête de l’Inspection générale des Finances (IGF) sur le détournement présumé de 15 millions de dollars avait été transmise au Parquet, sans suite. L’IGF pointait déjà la responsabilité présumée de Vital Kamerhe.

"Beaucoup d’autres cas qui attendent la justice"

Désormais, "tous les services de l’État coopèrent avec la justice", se félicite le président du Syndicat de la Magistrature, Edmond Isofa. D’ex-ministres et des ministres en exercice, l’actuel gouverneur de la Banque centrale du Congo et plusieurs responsables des services de l’État sont en effet venus témoigner au procès Kamerhe.
Que n’ont-ils pas été inquiétés davantage ?, se demandent d’ailleurs les militants anticorruption. "Certains acteurs-clés dans les mécanismes de détournements semblent avoir été épargnés", regrette Floribert Anzulini du mouvement citoyen Filimbi, qui cite une banque commerciale au cœur de l’affaire. "Dire qu’on combat la corruption et voir qu’il y a des millions qui circulent en liquide, c’est comme si on prêchait dans le désert. On a vu cette faille au sein même de la présidence", ajoute le lanceur d’alerte Jean-Jacques Lumumba.

"Ceux qui ont fait la même chose sous monsieur (Joseph) Kabila ne sont pas inquiétés", déplore-t-il au sujet du prédécesseur (2001–2018) de Félix Tshisekedi. "Il y a beaucoup d’autres cas qui attendent la justice", poursuit le porte-parole de la Conférence épiscopale, en évoquant "les victimes de la répression" à la fin des années Kabila.
Le président Tshisekedi a prévenu en septembre qu’il n’irait pas "fouiner dans le passé". Le chef de l’État gouverne en coalition avec son prédécesseur, qui a gardé une large majorité au Parlement."


"Procès des 100 jours : Beaucoup d’autres cas qui attendent la justice
https://www.mediacongo.net/article-actualite-70953_proces_des_100_jours_beaucoup_d_autres_cas_qui_attendent_la_justice.html


"RDC: nouveau verdict dans le procès des «100 jours» dans le volet «travaux publics»
http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200624-rdc-nouveau-verdict-proc%C3%A8s-100-jours-volet-travaux-publics-ovd-foner


"KAMERHE CONDAMNE A 20 ANS DE TRAVAUX FORCES
100 JOURS : FATSHI APPELÉ À S’EXPLIQUER SUR SON RÔLE, SELON ADOLPHE MUZITO ET MARTIN FAYULU

http://www.forumdesas.org/spip.php?article26175
*Par ailleurs, les deux leaders de Lamuka appellent la Justice à se saisir de l’affaire des 200 millions us de la Gécamines.
La condamnation du directeur de cabinet du Président Félix Tshisekedi, le samedi 20 juin à 20 ans de travaux forcés pour détournement des deniers publics (48 millions USD), continue à défrayer la chronique politique en RD Congo. Que de commentaires. Que des réactions, selon que l’on soit pro Vital Kamerhe ou pas. Normal, quand on sait que l’homme condamné également à 15 ans de servitude pénale principale pour corruption, compte parmi les grandes figures de la scène politique du pays.


Après cette condamnation de Vital Kamerhe, assortie de plusieurs privations de ses droits, notamment l’interdiction d’accès aux fonctions publiques et paraétatiques quel qu’en soit le niveau; deux acteurs politiques estiment formellement que la Justice doit être faite à tous les niveaux. Il s’agit d’Adolphe Muzito et de Martin Fayulu.
Sans aucune prétention d’être ni auteurs d’une plainte contre le Président Félix Tshisekedi ni ses juges naturels, le Premier ministre honoraire Adolphe Muzito et Martin Fayulu, président autoproclamé de la présidentielle du 30 décembre 2018, demandent au Chef de l’Etat d’expliquer aux juges, le rôle qu’il a joué ou qu’il joue, dans le cadre de l’exécution des travaux de son Programme d’urgence des 100 premiers jours, lancés le 2 mars 2019. C’est ce qui ressort d’une déclaration de ces deux acteurs politiques, hier lundi 22 juin, relayée le média en ligne 7 sur 7.cd

Dans leur déclaration commune, Adolphe Muzito et Martin Fayulu ne tempèrent pas. Ils adjurent que les responsabilités soient établies à tous les niveaux. «C’est une première étape, une bonne chose pour que les agents publics de l’Etat ne dilapident pas l’argent du trésor public...Nous réitérons notre exigence de voir les responsabilités être établies à tous les niveaux en rapport avec toute personne impliquée dans la matérialisation de ce programme. C’est le cas de notre compatriote Félix Tshisekedi qui doit, pour des raisons légale, morale, éthique s’expliquer, fournir sa version des faits sur son vrai rôle dans le cadre d’exécution du Programme d’urgence des 100 jours. Ceci pour éviter qu’un certain nombre de nos compatriotes ne puissent crier au complot et au règlement des comptes politiques à l’issue de ce procès», s’expliquent les deux auteurs de la déclaration sus-indiquée.

Par ailleurs, Adolphe Muzito, leader de la plateforme politique Nouvel’ Elan et son coéquipier Martin Fayulu, président national du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé), convient la justice congolaise à se saisir d’office de l’affaire des 200 millions dollars américains à la Générale des carrières et des mines (Gécamines). Ce, avant de s’intéresser aussi au dossier d’un milliard de dollars américains dépassé par la Commission Électorale Nationale Indépendante pour organiser les élections de décembre 2018.

DEVOIR DE REDEVABILITE ET DE RESPONSABILITE

Dans les milieux de Lamuka, plateforme électorale créée en novembre 2018 pour une candidature commune à la présidentielle de décembre de la même année, on soutient haut et fort que la démarche du cabinet du Président Félix Tshisekedi dans l’élaboration et la conduite du « programme d’urgence des 100 jours», pose également un vrai problème de redevabilité et de responsabilité. Qui doit être tenu politiquement responsable de l’échec de ce « programme d’urgence » initié par Félix Tshisekedi ? Et qui devrait en répondre devant la justice ?
On rappelle qu’au mois d’avril dernier, bien avant l’ouverture du procès, les deux questions posées ci-dessus nécessitaient des réponses nuancées, même si l’opinion semblait déjà avoir trouvé son coupable désigné : Vital Kamerhe. Dès lors, d’aucuns avaient estimé que le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi ne devrait pas être tenu seul responsable de l’insuccès dudit programme.
Dans une déclaration le 16 avril au média en ligne actu-30.info, un proche du Président Félix Tshisekedi indiquait qu’en «droit procédural congolais, la responsabilité pénale est individuelle.
Seule la personne présumée avoir commis une infraction doit répondre de ses actes devant son juge naturel après instruction du dossier par l’officier du Ministère public, afin que sa culpabilité soit établie par un jugement définitif».
Les précisions de ce proche de Fatshi faisaient suite à une déclaration de Martin Fayulu, le mercredi 15 avril, selon laquelle la responsabilité personnelle de Félix Tshisekedi était engagée dans la gestion de son programme d’urgence des 100 premiers jours et dans le dossier des 15 millions de dollars américains.

DES INDICES DE DYSFONCTIONNEMENT ?

Sans aucun doute, ce n’est plus le moment de faire le procès du procès des auteurs de détournements présumés des fonds alloués aux travaux du programme d’urgence des 100 jours du successeur de Joseph Kabila.
Cependant, tous ceux des Congolais ayant suivi attentivement les audiences publiques de ladite affaire, aura retenu plusieurs leçons. Mais de l’avis de plusieurs observateurs, la plus importante de toutes leçons à tirer de ce procès, est celle que donnent les déclarations des prévenus ayant défilé devant les juges. Des propos à tout le moins contradictoires qui, sans besoin d’être suffisamment outillé en matière d’administration, ont laissé penser à un dysfonctionnement manifeste du cabinet du Président de la République.

« Comment comprendre que le Chef de l’Etat n’ait pas été au courant de tout ce qui se faisait dans son propre cabinet ? Comment expliquer que lui qui avait initié le Programme, n’ait pas été tenu régulièrement au courant de l’avancement des travaux, avec tout ce que cela implique en termes de différentes sorties de fonds », continuent à s’interroger nombre d’analystes congolais d’ici et d’ailleurs.
Un autre hiatus dans cette affaire se dégage entre le satisfécit du Chef de l’Etat, exprimé lors d’une réunion du Conseil des ministres quant à l’avancement des travaux de son Programme, et la clameur publique sur des soupçons de plus en plus persistants, de détournement des fonds y afférents. D’ores et déjà, d’aucuns pensent qu’il se pose donc là, un vrai problème."


https://cas-info.ca/2020/06/justice-benjamin-wenga-et-fulgence-bamaros-condamnes-a-3-ans-de-travaux-forces/

http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200623-condamnation-vital-kamerhe-en-rdc-comment-en-est-on-arriv%C3%A9-l%C3%A0

http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200622-condamnation-vital-kamerhe-en-rdc-la-consternation-%C3%A0-lunc

http://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200622-%C3%A0-la-une-20-ans-prison-vital-kamerhe

https://www.politico.cd/encontinu/2020/06/23/rdc-wenga-et-bamaros-condamnes-a-3-ans-des-travaux-forces-modeste-makabuza-a-12-mois.html/63408/

https://www.mediacongo.net/article-actualite-71020_condamnation_de_kamerhe_les_4_grandes_irregularites_soulevees_par_l_unc.html

https://www.politico.cd/encontinu/2020/06/23/condamnation-de-vital-kamerhe-escalade-verbale-entre-sindika-dokolo-et-vidye-tshimanga.html/63399/



"RDC: le train de vie de la présidence mis en cause
http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200624-rd-congo-rapport-%C3%A9pingle-le-gros-train-vie-la-pr%C3%A9sidence



"« Aujourd’hui comme sous Léopold II, le Congo reste la façade institutionnelle d'un voleur érigé en État
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/06/24/aujourd-hui-comme-sous-leopold-ii-le-congo-reste-la-facade-institutionnelle-d-un-voleur-erige-en-etat_6044021_3212.html
Pour les spécialistes Pierre Englebert et Lisa Jené, les élites congolaises sont dans l’incapacité de mettre en cause leur propre héritage leopoldien.

PROCÈS KAMERHE ET COACCUSÉS, QUE NOUS DIT-IL, OÙ VA-T-IL, OÙ NOUS AMÈNE-T-IL ? 87f97cc_0Ql1EandwEyI8UTTThn2thnB
Une statue maculée du roi Léopold II de Belgique à Bruxelles, le 10 juin 2020. THIERRY ROGE / AFP

Tribune. A l’heure où des pays occidentaux ont entrepris une lecture critique de la présence de symboles coloniaux et esclavagistes en leur sein, la mémoire du fait colonial est décidément plus ambiguë dans certains pays africains.
Prenez le contraste entre la Belgique et le Congo, par exemple. Le roi Léopold II, qui créa le Congo de toutes pièces comme échafaudage à une formidable opération de vol et d’exploitation violente de 1884 à 1907, est désormais l’objet de nombreuses critiques dans une frange au moins du public belge. Certaines de ses statues – et il en compte beaucoup à travers le pays – ont été vandalisées ou retirées, et un débat vigoureux existe sur le sort qu’il faudrait leur réserver.

Les Belges sont de plus en plus nombreux qui questionnent la vénération du « roi bâtisseur » à travers monuments et places publiques (parmi lesquelles l’un des plus grands boulevards de Bruxelles).
Il y a à peine quelques jours, la princesse Esméralda, arrière-petite-fille de Léopold II, a été jusqu’à suggérer que la Belgique pourrait profiter de l’occasion du soixantième anniversaire de l’indépendance du Congo ce 30 juin pour lui présenter des excuses pour les atrocités commises durant sa colonisation.

Un changement significatif

Tout ceci est encore loin de constituer une lame de fond. Dans un récent sondage en ligne de La Libre Belgique, 80 % des répondants préféraient garder les statues de Léopold. Mais dans un pays où la reconnaissance des crimes coloniaux a toujours été timide, les manifestations récentes marquent néanmoins un changement significatif.
Ce qui est cependant surprenant c’est que le regard critique vis-à-vis de Léopold qui se développe en Belgique contraste fortement avec une attitude plus bienveillante sinon révérencielle vis-à-vis de la colonisation belge parmi les Congolais.
Il est vrai que les symboles coloniaux imposés aux Congolais par les Belges eux-mêmes furent remplacés il y a belle lurette. La capitale Léopoldville devint Kinshasa en 1966 et, l’année suivante, une statue massive de Léopold II à cheval fut mise au placard

Quelle ne fut pas notre surprise, toutefois, de voir en 2018 les autorités de la riche province du Haut-Katanga ériger une nouvelle statue de Léopold II à Lubumbashi. Ce buste fait partie d’une galerie de personnages historiques (y compris le héros de l’indépendance Patrice Lumumba et celui qui facilita son meurtre, Mobutu Sese Seko) qui se trouve à l’extérieur de l’enceinte du nouveau gouvernorat de la province.

Une entreprise criminelle

Qu’est-ce qui peut motiver les Congolais à ériger la statue d’un homme dont on estime qu’il porte la responsabilité pour la mort de jusqu’à 10 millions de leurs aïeuls, alors que sa propre nation jette désormais un regard critique sur ses actions ?
La réponse pourrait bien se trouver dans la genèse même du Congo et dans le refus ou l’incapacité des élites congolaises à mettre en cause leur propre héritage léopoldien.
Le Congo, qui se prépare à célébrer le soixantième anniversaire de son indépendance ce 30 juin, est en effet le plus grand vestige public de l’« œuvre » de Léopold qui le créa ab nihilo comme instrument d’une poursuite personnelle aux profits. Les gens et les noms ont changé, mais le projet léopoldien et colonial belge, ancré dans l’exploitation des gens et l’appropriation des ressources de la région, non seulement survit mais prospère malgré les réformes successives.
Aujourd’hui comme sous Léopold, le Congo reste la façade institutionnelle d’une entreprise criminelle, un voleur érigé en Etat.

Joseph Kabila, voleur en chef à son tour

Le procès actuel du chef de cabinet du président, Vital Kamerhe, pour le détournement de 50 millions de dollars, n’est exceptionnel que dans la mesure où Kamerhe comparait devant la justice. Les pratiques dont il est accusé sont toutefois répandues et illustrent la perception de l’Etat par les élites congolaises comme une ressource qui demande à être exploitée, comme il l’était pour Léopold.

Présenter ses excuses au Congo pour les excès associés à sa création est sans doute bien intentionné mais ignore le fond du problème. C’est la reproduction continue du projet léopoldien dans les périodes coloniales et postcoloniales qui fait qui fait problème. Si le sort des Congolais les préoccupe vraiment, les Belges feraient mieux d’arrêter de faciliter cette reproduction à laquelle ils contribuent par leur assistance à l’Etat congolais, leurs interventions militaires épisodiques, leur diplomatie, et même leur reconnaissance.
C’est en grande partie protégé par la souveraineté incontestée (mais contestable) de leur Etat que les élites congolaises continuent à dominer et exploiter les Congolais, tout en embrassant les souvenirs monumentaux du passé sanglant de leur projet.()
Pour que les vies noires aient vraiment de l’importance à travers le monde, un questionnement de la présence continue du projet léopoldien au cœur même de l’Etat congolais contemporain serait plus salutaire et émancipateur que des excuses symboliques."



Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #e

ndonzwau


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