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ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???

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ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???  Empty ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???

Message  ndonzwau 6/11/2021, 3:32 pm

Si malgré nous Tshisekedi était devenu à une caricature prés un nouveau Mobutu, roi du Zaïre, son clône en devenir ?!? Son accueil triomphal d'avant-hier singeant ceux du Maréchal à l'apogée de sa gloire ne le témoigne-t-il pas assez ? Il ne reste plus que Mboso recrée sur l'argent de l'Etat un groupe KAKE d'animateurs consacré à la gloire de notre nouveau Mulopwe Tshisekedi. Quel mauvais signal déjà !!!

L'histoire de Mobutu est celle d'un destin exceptionnel fait d'ambitions et de grandeurs, de trahisons et de lâchetés, de belles opportunités et d'occasions manquées, qui finira tragiquement par un échec dU jeune  soldat prometteur devenu un dictateur et enfin souffre-douleur des puissances internationales et de ses propres Citoyens, abandonné par tous pour aller mourir dans u pays étranger malade et transi de grands chagrins. On dirait que celle de Tshisekedi commence réellement aujourd'hui avec son accueil triomphal de retour d'un de ses multiples voyages à l'étranger. Il se confirme sans discussion que Tshisekedi se voit et est devenu lenouveau Mobutu, roi du Zaîre, aujourd'hui République Démocratique du Congo (RDC) ! Son zélé lieutenant Kabuya ne s'y trompe, il ne s'est pas empêché de clamer que Dieu n'élève pas deux Guides en même temps dans un pays, aujourd'hui c'est le tour de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, FATSHI pour les intimes ! Faut-il en rire ou pleurer ?

Le malheur de notre pays est comme avec Mobutu nous risquons de ne prendre réellement conscience que plus tard de la vacuité et de l'impasse de sa gouvernance à vue vouée à sa gloire et aux oukases pour se maintenir le plus longtemps possible au pouvoir, sans héritage consistant pour la postérité, une fois le vacarme triomphant en cours passé. Tshisekedi n'est pas arrivé au pouvoir comme Mobutu à la faveur d'un coup d'Etat militaire mais c'est tout comme parce que c'est via des élections frauduleuses en décembre 2018 ; une sorte de coup d'Etat constitutionnel, un compromis à l'africaine, dira l'autre...
Aujourd'hui ses faits et gestes donnent l'illusion d'un leadership responsable qui sait où il va mais c'est en réalité une gestion faite de bric et de broc, d'effets d'annonces, de promesses sans réelle préparation, concentrant tous ses moyens pour rempiler aux prochaines élections. On en vit dans tous les secteurs de la vie nationale mais combien de temps les Congolais affamés et insécurisés vont-ils continuer à y croire, resteront-ils dupes longtemps comme pendant les 32 ans de l'ancien Maréchal du Zaïre de la Guerre froide même avec la tutelle active des Usa revenus au Congo cette fois pour contrer d'abord les Chinois ? Pas si sûr..

Une parenthèse ?  Dans un dossier consacré au Congo de "Kabila", paru il y'a dix ans , JA titrait sous la plume de F. Soudan "RDC : Joseph Kabila, Mobutu light ?" (voir infra). Cet article décrivait par le menu les différentes étapes par lesquelles 'JK' était passé, de son arrivée inattendue en janvier 2001 à dix ans plus tard. L'épopée de 'JK' pas tout à fait pareille de celle de Tshisekedi, pas la même personnalité ni les mêmes assises sociales et politiques, ni le même contexte national et international... Curieusement "la geste" de Tshisekedi se rapproche de celle de Mobutu, un enfant du mobutisme. Lisez néanmoins l'article de JA, il est instructif à plusieurs égards !
.
On ne cessera de répéter le paradoxe du Congo : un pays immensément doté des matières premières utiles et d'une riche diversité humaine, ce qui crée les convoitises économiques et géostratégiques des grandes puissances mais le Congolais continue à vivre misérablement. Avec Tshisekedi le remake annoncé du destin tragique de Mobutu ? Peut-être pas ; comment alors nous en sortir avec lui ??? Vaste programme !
Là où l'on va s'empoigner c'est lorsque nous devrons faire plus précisément le bilan de presque 3 ans du mandat de Tshisekedi, le détail et le jugement de ses actes pendant ses trois ans. A suivre si nous sommes capables de le faire...



"RDC : La semaine où Kabila a choisi “son” président - 7 avril 2019
= https://afrique.lalibre.be/34622/rdc-la-semaine-ou-kabila-a-choisi-son-president/

ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???  RDC-Tshisekedi-et-Kabila-ont-encore-3-jours-pour-d%C3%A9clarer-leurs-patrimoines-familiaux-678x381

Les coulisses d’une élection

Depuis la fin  du mois de janvier, nous avons pu rencontrer et nous entretenir avec de nombreux acteurs de la scène politique congolaise et internationale. Des acteurs qui sont passés par l’Europe ou avec lesquels nous nous sommes entretenus à plusieurs reprises pour comprendre les coulisses de cette élection présidentielle hors norme.
Depuis le 2 janvier,  tous les voyants indiquaient que le vainqueur de ce scrutin présidentiel était connu et disposait d’une belle marge d’avance sur ses concurrents. Tous les acteurs étaient conscients de cette donne. Aujourd’hui, une amnésie sélective a frappé certains d’entre eux, d’autres ont fait une croix sur leurs valeurs essentielles, tandis que les derniers se complaisent dans cette mascarade.
“La Libre”  est retournée dans les coulisses pour comprendre les mécanismes qui se sont mis en place en RDC pour aboutir à la mise au pouvoir du président choisi par son prédécesseur.

La pluie s’est abattue sur Kinshasa le 30 décembre dernier. Malgré cette pluie, malgré certaines défaillances des “machines à voter”, les Kinois se sont mobilisés en nombre pour se rendre aux urnes et choisir à la fois leur président de la République et leurs députés nationaux et provinciaux. Les mêmes scènes se reproduisent dans tout le pays à l’exception de Yumbi dans le Maï-Ndombe (ravagé par de terribles violences “intercommunautaires”) et Beni et Butembo, dans le Nord-Kivu. Ici, officiellement, c’est la crainte de la propagation de l’épidémie Ebola qui a poussé la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à repousser le scrutin.
Dans tout le pays, la méfiance est de mise. Joseph Kabila, président depuis 2001, a accepté d’organiser ce scrutin à contrecœur. Atteint depuis 2016 déjà par la limite de deux mandats consécutifs, l’homme sait qu’il va devoir céder son siège présidentiel. Une perspective qui ne lui sied guère.
Mais, avant de mettre en branle ce scrutin, il a veillé à bien cadenasser toutes les structures de l’État. La Cour constitutionnelle, unique recours en cas de litiges électoraux, est complètement à sa main. Même constat pour la Ceni, qui a imposé le recours à la “machine à voter” pour ce scrutin malgré l’obligation faite par la Constitution de ne passer que par un vote papier pour la présidentielle.

Le rôle déterminant des observateurs

Les observateurs internationaux ont été priés de rester chez eux. La République démocratique du Congo a organisé ce scrutin sur ses fonds propres et estime donc qu’elle n’a de compte à rendre à personne. Une septantaine d’observateurs de l’Union africaine sont malgré tout déployés sur le terrain. L’Église catholique, elle, a formé progressivement au moins 40 000 observateurs issus de ses rangs ou de la société civile. Un premier caillou dans l’organisation de ce scrutin. Ces témoins vont en effet emporter des copies des procès-verbaux des bureaux de vote. Difficile dès lors de “bourrer les urnes” a posteriori. Un autre caillou se nomme John Murton, l’ambassadeur britannique en RDC.

Depuis son arrivée en septembre 2017, ce fan de l’équipe de rugby du pays de Galles n’a eu de cesse de défendre contre vents et marées le régime Kabila. “Un vrai bonheur”, s’amuse un habitué des couloirs de la présidence congolaise. John Murton sera le seul diplomate occidental accrédité pour observer ce scrutin… à la Gombe, le quartier chic de Kinshasa et terrain plutôt propice au candidat de la présidence. Mais l’ambassadeur Murton et son équipe, dont certains sont bien rodés dans cet exercice d’observation, vont se rendre compte que même à la Gombe le camp de la plateforme Lamuka qui soutient la candidature de Martin Fayulu a le vent en poupe.
Dès le 2 janvier, alors que les chiffres commencent à remonter massivement et que les noms de Fayulu et Lamuka reviennent comme une chanson entêtante, les communiqués et tweets des ambassadeurs occidentaux mais aussi des instances régionales (Union africaine en tête) se multiplient pour demander “que les résultats qui seront proclamés soient conformes au vote du peuple congolais”.
Les évêques congolais commencent à communiquer. Ils ont les résultats. Sans donner de nom, ils expliquent que le vainqueur dispose d’une belle avance et qu’il ne peut plus être rattrapé. Les lieutenants de Joseph Kabila sortent le bazooka pour flinguer ces déclarations qui ne donnent pourtant aucun nom.

Kengo entre nuitamment en scène

Le dialogue est impossible entre les hommes d’église et Kabila. La Ceni tente d’expliquer au Président hors mandat qu’il va être très compliqué d’imposer Shadary, son candidat. Il est trop loin du premier. Il faudrait trop de voix et le taux de participation est trop faible pour en réinjecter 5 à 6 millions.
Kabila ne veut rien entendre. Il exige que “son” candidat soit déclaré vainqueur. Les deux hommes ont signé un contrat devant les caciques du régime, les Néhémie, Tshibanda et Ruberwa…
C’est là qu’entre en scène Kengo Wa Dondo, président du Sénat, et donc personnage numéro deux de l’État. L’octogénaire s’est entretenu avec les principaux candidats, il a rencontré les évêques. Il a conscience que si Kabila veut imposer Shadary, le pays risque d’exploser.
C’est ainsi que le 3 janvier au soir, alors que Shadary prépare sereinement la “grande fête” de sa victoire en passant une commande de 125 000 dollars à une brasserie kinoise, Kengo est reçu nuitamment par Kabila. Il lui explique que Shadary flirte avec les 15 %. L’imposer signifierait se mettre à dos 85 % de la population. Le risque d’explosion est gigantesque.

La commande est annulée

Le 4 janvier, Kabila contacte Mme Zerrougui, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies et cheffe de la Monusco. Il l’envoie rencontrer Martin Fayulu. Pendant ce temps, quand un directeur de la brasserie se présente au Rotana, QG informel et branché du PPRD, le parti de Joseph Kabila, Shadary, renfrogné, lui explique que la fête est reportée et que la commande est annulée.
Le message de Kengo a changé la donne. Kabila doit se rendre à l’évidence et commencer une nouvelle négociation. Kengo, lui, sera “remercié” quelques semaines plus tard lors des législatives en n’obtenant aucun élu. “Il ne fait pas toujours bon dire la vérité”, comme l’a dit un évêque.

Quelles garanties ?

Le QG de Mme Zerrougui est à un jet de pierre de chez Fayulu. La rencontre entre ces deux-là est vite organisée. Mme Zerrougui a trois questions. Toutes portent sur les garanties que Martin Fayulu peut donner à Joseph Kabila. Fayulu dispose lui aussi des chiffres. Il sait qu’il est largement en tête du scrutin, qu’il est incontournable. Le candidat de Lamuka ne promet rien d’autre que d’appliquer la loi et la Constitution. Le statut de l’ancien chef de l’État est prévu dans la Constitution. Une autre question porte sur une éventuelle révision du code minier. Fayulu renvoie à son programme électoral, qui évoque le sujet et qui parle d’une table ronde avec les acteurs du secteur. Enfin vient la question d’une éventuelle rencontre entre les deux hommes. “Je n’ai jamais refusé de le voir, mais je ne voulais pas que cela se fasse en catimini”, explique Martin Fayulu. Après quelques coups de fil, Fayulu propose une rencontre chez Mme Zerrougui ou sur un navire façon Outeniqua, le navire sud-africain qui avait accueilli la rencontre entre Mobutu et Kabila père, sous l’aile de Nelson Mandela, le 4 mai 1997.
La réponse d’un Fayulu considéré comme “très difficile à manœuvrer” et “trop dangereux parce que soutenu par Moïse Katumbi, l’ennemi juré de Kabila, et Jean-Pierre Bemba” ne va pas plaire à Joseph Kabila.
Le samedi 5 janvier, Félix Tshisekedi est attendu à Brazzaville. Le président Sassou Nguesso a invité les trois principaux candidats. Fayulu est annoncé pour le dimanche, Shadary doit clôturer les visites le lundi7.

Tshisekedi ne traversera pas le fleuve. Kabila a commencé à négocier avec les deux camps. Il se méfie de Tshisekedi mais ne peut envisager de céder le pouvoir à Fayulu et ses amis. Dès ce moment, plus personne ne semble s’intéresser à la vérité des urnes.
Le samedi 5, toujours, Kabila rencontre quelques généraux. Le nom de Tshisekedi est évoqué. Les généraux, Numbi en tête, voient d’un très mauvais œil la cette piste. D’autres calculent rapidement que l’attelage Tshisekedi – Shadary représentera tout de même un peu plus d’un tiers des voix et que l’alliance entre les partis qui composent leurs plateformes peut éviter tout débordement de violence.
Numbi est chargé de prendre contact avec Fayulu. Mais, le dimanche 6, Fayulu est attendu à Brazzaville et entend honorer son invitation.
Le général Numbi insiste. Fayulu traverse le fleuve. La négociation débute vraiment dès lors avec Tshisekedi.

Un Premier ministre dicté par Kabila

Le lundi 7, Martin Fayulu doit revoir Mme Zerrougui, chez lui, à l’ombre de la tour du Pullman, l’ancien Grand Hôtel de Kinshasa. La dame de l’Onu a rendez-vous avec Joseph Kabila à 11 heures du matin. Quand elle rencontre Fayulu, celui-ci comprend que le pouvoir en place a fait un choix. La “patronne” des casques bleus, qui est largement sortie de son rôle lors de cette semaine cruciale, va expliquer au candidat de Lamuka que Kabila “a un problème avec Katumbi et Bemba”. C’est le dernier contact dans ce cadre entre Leila Zerrougui et Martin Fayulu. Pour le candidat de Lamuka, la messe est dite. Tshisekedi est invité à rencontrer Kabila. Il ne se fait pas prier et se rend à la ferme de Kingakati. En route, il espère décrocher la primature. Premier ministre de Shadary. Il ressortira de cette rencontre dans la peau du potentiel Président. Il ne manque que la signature d’un accord entre les deux clans. Le texte, dont une mouture avait déjà été préparée en août pour sceller l’union Kabila-Shadary, est largement revu pour coller aux nouvelles conditions. Si Tshisekedi signe ce texte préparé par les mêmes Néhémie, Tshibanda, Ruberwa…, il sera président mais devra cohabiter avec un gouvernement complètement entre les mains du FCC, la plateforme de Kabila.

Le 10 janvier, vers 3 heures du matin, Tshisekedi est proclamé vainqueur du scrutin. Les recours introduits par Fayulu n’y changeront rien.
Aujourd’hui encore, cent jours exactement après le scrutin, la Ceni n’a pas publié le moindre procès-verbal pour confirmer ce résultat. Félix Tshisekedi prétend, lui, faire de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Il s’est rendu à Washington à l’invitation du département d’État. Il espérait une rencontre avec Trump pour asseoir sa légitimité. L’hôte de la Maison-Blanche a préféré une rencontre avec l’épouse de Guaido, l’opposant vénézuélien…Tshisekedi, dont le pays est aux abois financièrement, a pu rencontrer Christine Lagarde, la patronne du FMI, qui a promis l’aide de son institution… après un audit complet des comptes de l’État congolais et, notamment, de la Gécamines. La ligne de crédit est donc loin d’être ouverte et Tshisekedi sait qu’en rentrant au pays il va devoir nommer sans trop tarder un Premier ministre inévitablement issu de la Kabilie. Après avoir dû accepter de composer avec un Sénat où il ne dispose que d’un élu, Tshisekedi va devoir accepter le nom du Premier ministre qui lui sera dicté par son prédécesseur."

= Shadary sacrifié ?
https://afrique.lalibre.be/30340/rdc-shadary-sacrifie-pour-une-alliance-fcc-cach/

= L’interview de Martin Fayulu
https://afrique.lalibre.be/33371/martin-fayulu-cest-joseph-kabila-qui-dirige-toujours-tout/

= Tshisekedi doit céder sur le Sénat
https://afrique.lalibre.be/34355/rdc-tshisekedi-jette-leponge-sur-les-senatoriales/


= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/01/21/malgre-les-accusations-de-fraude-felix-tshisekedi-reconnu-president-de-la-rdc_5412195_3212.html


"Comment Tshisekedi est devenu président du Congo (1/3): la revanche d’Etienne? - 11/03/2019
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20190311-comment-tshisekedi-est-devenu-president-congo-12-revanche-etienne
"Comment Tshisekedi est devenu président (2/3): la conquête de l’«Imperium» -12/03/2019
= https://articles.rfi.fr/fr/afrique/20190312-rdc-comment-tshisekedi-est-devenu-president-23-conquete-imperium
"Comment Tshisekedi est devenu président du Congo (3/3): le pari de Félix - 13/03/2019
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20190313-comment-tshisekedi-est-devenu-president-congo-33-le-pari-felix



"Félix Tshisekedi, la Cour constitutionnelle et le glissement : les dessous d’un coup de force - 14 août 2020
= https://www.politico.cd/grand-angle/2020/08/14/felix-tshisekedi-la-cour-constitutionnelle-et-le-glissement-les-dessous-dun-coup-de-force.html/66598/


"F. Tshisekedi : “Je sais qu’en 5 ans de mandat je ne pourrai peut être pas amener le bonheur dans tous les foyers, mais je vous promet de tracer la voie que mes successeurs viendront aussi enchaîner” -  19, 2019
= https://www.7sur7.cd/index.php/f-tshisekedi-je-sais-quen-5-ans-de-mandat-je-ne-pourrai-peut-etre-pas-amener-le-bonheur-dans-tous-les-foyers-mais-je-vous-promet-de-tracer-la-voie-que-mes-successeurs-viendront-aussi-enchainer


"Tshisekedi s'est-il attaqué aux six problèmes clés de la RDC? - 24 janvier 2020
= https://www.bbc.com/afrique/region-51236356


"2021 : Félix Tshisekedi au milieu du gué
= http://afrikarabia.com/wordpress/2021-felix-tshisekedi-au-milieu-du-gue/


"Muzito raille le bilan économique de Tshisekedi
26.07.2021,

= https://www.mediacongo.net/article-actualite-90720_muzito_raille_le_bilan_economique_de_tshisekedi.html


"« Le bilan à mi-mandat de Félix Tshisekedi est positif » (Monsenepwo)
août 3, 2021

= https://topcongo.org/2021/08/03/le-bilan-a-mi-mandat-de-felix-tshisekedi-est-positif-monsenepwo/


"RDC : Comment Tshisekedi tente de faire avaler à la communauté internationale la pilule amère de la nomination de Denis Kadima à la CENI -27 octobre 2021
= https://congolibere.com/rdc-comment-tshisekedi-tente-de-faire-avaler-a-la-communaute-internationale-la-pilule-amere-de-la-nomination-de-denis-kadima-a-la-ceni/


"Mobutu roi du Zaïre
= https://fr.wikipedia.org/wiki/Mobutu_roi_du_Za%C3%AFre#:~:text=Mobutu%2C%20roi%20du%20Za%C3%AFre%2C%20c%27est%20l%27histoire%20d%27un%20destin,%2C%20Mao%20Zedong%20%2C%20l%27empereur%20Hirohito%20%2C%20etc.
Mobutu roi du Zaïre est un film documentaire du réalisateur belge Thierry Michel produit par Les Films de la Passerelle, Image Création, Les Films d'Ici, RTBF et Canal +.
Il décrit les faits et gestes du dictateur Mobutu Sese Seko qui fut reçu par toutes les personnalités les plus indiscutables du Nord de la planète, tant du monde occidental que du monde communiste, son amitié avec le roi Baudouin Ier, rompue, sa fascination pour Léopold II mais aussi sa politique fondée sur la corruption et la cruauté.[...]"


"RDC : Joseph Kabila, Mobutu light ? - 8 février 2011
= https://www.jeuneafrique.com/192849/politique/rdc-joseph-kabila-mobutu-light/
Il y a dix ans, c’est un Joseph Kabila mystérieux et timide qui prenait la place de son père, assassiné. Beaucoup ont alors cru au réveil congolais. Mais aujourd’hui, le chef de l’État marche sur les pas de ses deux prédécesseurs et règne sur un pays sinistré, miné par la corruption et la violence. Retour sur un espoir déçu.

L’énigme Joseph Kabila n’en est plus une. Longtemps, le jeune homme timide qui prêta serment le 26 janvier 2001 à l’Assemblée nationale congolaise sous les yeux incrédules des députés, de ses compatriotes et de la communauté internationale, a su faire du mystère un allié. Dans un pays habitué depuis quatre décennies à être dirigé par des personnalités écrasantes, charismatiques et dictatoriales, ce gamin de 29 ans qui écoutait plus qu’il ne parlait, suggérait plus qu’il ne s’exprimait, était à la fois un risque et une chance. Risque d’être rapidement balayé par l’un de ses mentors. Chance d’être enfin le chef moderne, modeste et avisé qui saura faire progresser la République démocratique du Congo (RDC) de l’état de satrapie vers les rivages de la bonne gouvernance.

Dix ans plus tard, le masque est tombé. La chrysalide qui inspirait à Jacques Chirac, George W. Bush, Kofi Annan et au roi des Belges un irrépressible désir de protection, au point de le porter à bout de bras sur le tipoye de l’élection présidentielle de 2006, est devenu un papillon solitaire et autocratique, de la famille de ces lépidoptères tropicaux connus sous le nom de monarques, lesquels se nourrissent du suc des plantes vénéneuses – en l’espèce, ici, du pouvoir. Aujourd’hui, alors que la RD Congo se dirige tout droit vers un scrutin à la magistrature suprême prévu pour novembre prochain et taillé sur mesure pour sa reconduction (un seul tour), Joseph Kabila Kabange règne sur un pays sinistré, gangrené par la corruption, miné par l’injustice, l’impunité et les scandales financiers.
Pourquoi et comment un homme qui incarna tant d’espoirs et fut à un moment si populaire, en est-il venu à s’inscrire dans la désespérante lignée des Bula Matari, ces « casseurs de pierres », surnom donné par les Congolais à tous ceux qui, de Léopold II à Kabila père en passant par Mobutu, les ont gouvernés pour le pire ? Chronique d’une métamorphose avortée…

Acte I : Joseph entre en scène

Kinshasa, le 17 janvier 2001. Réunis d’urgence autour de la table du Conseil national de sécurité, les ministres ont les yeux fixés sur un fauteuil vide : celui du président Laurent-­Désiré Kabila. Tous savent déjà que, grièvement blessé la veille par l’un de ses gardes du corps, le « kadogo » Rachidi Minzele Kasereka, le « Mzee » a été évacué à la hâte en direction d’Harare, au Zimbabwe. Mais tous ignorent que ce transfert chez Robert Mugabe est en réalité un maquillage. La mort du tombeur de Mobutu a été constatée la veille en fin d’après-midi par les urgentistes de la clinique Ngaliema, où son chef d’état-major particulier, le colonel Eddy Kapend, l’a fait transporter dans les minutes qui ont suivi l’assassinat. Et pour cause : afin que soit maintenue pendant quelques heures la fiction d’une agonie réversible, la totalité du personnel de la clinique a été embarquée de force avec la dépouille en direction du Zimbabwe. Nul ne doit parler, le temps que se règle la succession.
Chuchotements, regards en coin, bouffées d’angoisse, les ministres n’ont qu’une seule question en tête : qui va s’asseoir dans le fauteuil présidentiel ? L’attente est interminable. Tout à coup, le directeur de cabinet du « Mzee » fait son entrée, accompagné d’un jeune homme en uniforme, les yeux baissés, le béret sagement plié sur l’épaulette, que chacun reconnaît aussitôt : « Le chef de l’État a été blessé. Il est en soins intensifs à Harare. Le ­général-major Joseph Kabila a été désigné pour assurer l’intérim. Je vous demande de l’applaudir. » Le fils du défunt se pose un bref instant dans le fauteuil du chef. Applaudissements debout. Fin de la séance. Il n’a pas dit un mot.
Aux yeux de tous ceux qui assistent à la scène, ce personnage fragile, visiblement tétanisé par ses nouvelles responsabilités, arrivé la veille à minuit sous une pluie battante depuis Lubumbashi, où son père l’avait relégué pour le punir de la déroute de Pweto face aux troupes rwandaises, est une solution bâtarde et éphémère de compromis. Ils n’ont pas tort. En coulisses, le Zimbabwe et l’Angola, les deux parrains du régime de Kinshasa, poussent leurs pions sans que l’on sache encore aujourd’hui pourquoi le colonel Eddy Kapend, qui eut alors tous les pouvoirs pendant près de vingt-quatre heures, ne les a pas utilisés à son profit. Le problème, pour les faiseurs de rois d’Harare et de Luanda, c’est qu’ils ne parviennent pas à s’accorder et que leurs efforts s’annihilent. Alors autant mettre en avant un général de 29 ans au destin de fétu de paille, que l’on balaiera le moment venu. Mais on ne se méfie jamais assez des marionnettes : il arrive parfois que ce soient elles qui tirent les fils.

Acte II : Joseph, le bon élève

Pendant trois ans, jusqu’au mauvais tournant pris avec la démission contrainte de Freddy Matungulu Mbuyamu, sans doute le ministre de l’Économie et des Finances le plus apte qu’ait connu la RD Congo depuis longtemps, le style Kabila étonne et séduit. À l’intérieur comme à l’extérieur, vis-à-vis de ses pairs, le jeune chef de l’État apparaît comme un élève attentif, désireux d’apprendre le métier, proche de la jeunesse, discret et qui a en horreur le culte de la personnalité.
La mise à l’écart en douceur des gardiens du temple kabiliste Abdoulaye Yerodia Ndombasi et Mwenze Kongolo, ces « tontons » qui avaient le don de l’agacer en l’appelant « fiston », est bien vue par l’opinion. Joseph s’entoure d’un « comité stratégique » dynamique et imaginatif dans lequel on retrouve Vital Kamerhe, Guillaume Samba Kaputo, Léonard She Okitundu, Kikaya Bin Karubi, les généraux Etumba, Olenga, Numbi et quelques autres. Il y a aussi, bien sûr, un petit homme ­passe-muraille, ingénieur des mines aussi intelligent que secret, ex-gouverneur du Katanga brusquement apparu sur le devant de la scène lors des obsèques du « Mzee », et devenu depuis ministre à la Présidence : Augustin Katumba Mwanke. Une amitié complice le lie à Joseph, qui venait régulièrement se réfugier chez lui à Lubumbashi lorsqu’il avait maille à partir avec son tyran de père. Mais en ce début des années 2000, Katumba Mwanke n’est pas encore le génie décrié de Kabila. Dissimulateur, habile, sûr de lui et de sa connaissance intime des rouages de son jeune maître, ce Katangais de Pweto se fait humble.

C’est avec cette équipe et le soutien sans faille de la communauté internationale que le Joseph Kabila première manière engrange les succès. Les accords de Pretoria et de Luanda débouchent sur le retrait des troupes rwandaises et ougandaises, et le dialogue national peut enfin s’ouvrir avec l’opposition. Sur le plan économique, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, qui avaient cessé toute collaboration depuis plus de vingt ans, reviennent, des programmes plein leurs cartons. « Je veux faire de la RD Congo la Chine de l’Afrique ! » proclame Kabila.
Mais le printemps de Kinshasa connaît son premier accroc début 2003. Le principal artisan de ce petit miracle qu’est le retour des bailleurs de fonds s’appelle Freddy Matungulu Mbuyamu et il a un vilain défaut : cet ancien du FMI est honnête, intransigeant sur les dépenses et garde un œil vigilant sur la Banque centrale, que dirige l’inamovible Jean-Claude Masangu, beaucoup trop laxiste à ses yeux. Aussi, lorsqu’un jour de janvier Augustin Katumba Mwanke vient le voir pour lui demander de transférer sur-le-champ 50 millions de dollars sur le compte de la présidence
au titre des « dépenses de souveraineté », le ministre, dont la signature est indispensable, renâcle. Avant de céder de mauvais gré, non sans avoir averti qu’un second versement douteux de ce type risquerait fort de compromettre les relations avec les institutions de Bretton Woods.
Une dizaine de jours plus tard, Katumba revient le voir : il lui faut à nouveau 50 millions. Cette fois, Matungulu refuse tout net et se rend à Lubumbashi pour tenir un discours prévu de longue date devant l’Assemblée provinciale du Katanga. En pleine séance, Katumba l’appelle au télé­phone : « Reviens à Kinshasa immédiatement, c’est un ordre du président ! » Le ministre saute dans un avion, passe deux heures pénibles dans les locaux du Conseil national de sécurité, où on le menace, rentre chez lui et rédige sa lettre de démission, qu’il ira lui-même déposer le lendemain sur le bureau du président. Dans l’heure qui suit, la garde républicaine débarque à son domicile de fonction et le jette dehors. Mortifié, Freddy Matungulu a depuis réintégré le FMI à Washington, avec l’amère satisfaction d’avoir été le premier à tester les méthodes, qui deviendront la règle, du tandem au pouvoir.[/size]

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ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???  008022011101925000000petit-kabila-illustre

Acte III : Joseph se révèle

De 2003 à l’élection présidentielle d’août 2006, si le ver est dans le fruit, ce dernier a encore belle allure. Sous l’influence de Katumba Mwanke, qui le révèle en quelque sorte à lui-même, le jeune président se découvre un goût pour le luxe qu’il ne se connaissait pas. Joseph s’intéresse aux avions présidentiels, commence à acquérir des fermes et se comporte face aux contrats miniers comme un enfant émerveillé dans un magasin de jouets. Mais cette dérive demeure acceptable aux yeux des Congolais – qui en ont vu bien d’autres en la matière – et des partenaires étrangers, tant qu’elle reste discrète et que l’intéressé n’a pas les chevilles qui enflent.
Or Joseph Kabila, qui a bien conscience de l’importance du scrutin de 2006, la joue encore modeste. Mieux : il réussit la performance d’apparaître comme l’élément rassembleur du gouvernement de transition issu des accords de Sun City, en juin 2003. Face au tonitruant Jean-Pierre Bemba et à l’insaisissable Azarias Ruberwa, deux vice-présidents aux appétits nationaux, Kabila est celui qui calme le jeu et ­fédère les ambitions. Ponctuel, rigoureux, il laisse chacun s’exprimer lors des conseils des ministres avant de dégager en quelques minutes une position consensuelle. « Sa capacité de synthèse était étonnante, résume un témoin de l’époque. Jamais il n’a été aussi bon que pendant la transition. »
En réalité, si le Joseph Kabila de 2006 a sans doute beaucoup appris et progressé, prenant peu à peu cons­cience de ses capacités manœuvrières, ce n’est pas au service de l’État que ces acquis seront crédités, mais au sien propre. Les mois qui précèdent la présidentielle sont une période de manducation effrénée et généralisée, chaque camp, celui de Bemba – vice-président en charge de l’Économie et des Finances – et celui de Kabila, engrangeant les bénéfices des premières renégociations de contrats miniers. Puis viennent l’élection elle-même, somme toute démocratique, et la victoire, due en partie à Vital Kamerhe, qui en quelques mois a transformé un parti exsangue, le PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), en machine à gagner. Le vrai Kabila peut alors apparaître. Mais il lui reste un compte à solder…

Acte IV : Joseph sur son nuage

À Vital Kamerhe, lorsqu’il avait besoin de lui, Joseph Kabila a tout promis, ou presque. Qu’il serait son Premier ministre, cela va de soi, puis son dauphin désigné, puis son successeur quand, en 2016, après deux mandats accomplis, il se retirerait dans sa ferme. Naïf, Kamerhe y a cru, et sans doute était-ce là la faute que le président attendait. La perspective de la primature est la première à s’évanouir. À quelques jours du scrutin, sur les conseils de Katumba Mwanke, qui ne cesse de lui murmurer à l’oreille que Kamerhe est un ambitieux, donc un rival potentiel, Kabila sort du PPRD et annonce qu’il se présente en tant que candidat indépendant avec le soutien du parti. Tout en le couvrant de cadeaux pour mieux l’anesthésier – montres serties de diamants, chaussures, cravates, bibelots de valeur –, il se libère ainsi habilement de l’obligation de nommer le secrétaire général du PPRD au poste de Premier ministre.
Devenu président de l’Assemblée nationale après l’élection, Vital Kamerhe, qui croit encore que son destin est inscrit dans une certaine forme de fidélité au chef de l’État, profite d’une réunion en présence de Katumba Mwanke, de Samba Kaputo et du général Etumba pour lui poser la question de confiance : « Quel genre de président dois-je être ? Du type de ceux qu’affectionnait Mobutu, soumis et servile ? Ou du type monseigneur Monsengwo, qui a mis l’Église au milieu du village ? » « Sois Monsengwo », répond Kabila, qui sait qu’en l’encourageant ainsi à faire preuve d’indépendance le bouillant Kamerhe ne tardera pas à franchir la ligne rouge. Après deux années ponctuées de coups d’éclat, ce dernier finira en effet par se placer lui-même hors jeu. Mis en minorité à l’Assemblée, viré du perchoir, il a depuis basculé dans l’opposition, au point de se porter candidat à la prochaine présidentielle…
Exit, donc, Kamerhe. Et place – toute la place – à Joseph Kabila Kabange, fils de son père et petit-fils spirituel de Mobutu, un zeste de répression en moins et une rondelle de démocratie en plus. « Il prête serment le 6 décembre 2006 et, dès le 7, un nouveau Joseph­ sort de l’ombre », explique un proche. Un Kabila sûr de lui, à la limite de l’arrogance, à qui son inséparable bras droit Katumba ne cesse de répéter qu’il ne doit sa victoire à personne, qu’il est le chef d’un immense pays convoité, d’une puissance en devenir, à côté duquel ses voisins ne sont que des sous-préfectures. Brusquement, Joseph Kabila devient injoignable au téléphone, même pour ses collègues chefs d’État, même pour le Belge Louis Michel, qui fut pourtant son mentor auprès de la communauté internationale, même pour Chirac, même pour Bush, qui doivent passer par le conseiller en charge de la diplomatie, Marcellin Cishambo, pour parvenir à le joindre.
Ce Joseph-là ne se déplace plus à l’aéroport pour y accueillir ses homologues, ne reçoit plus les ambassadeurs, se fait systématiquement attendre lors des audiences officielles, déambule, mains dans les poches, devant ses pairs médusés, l’air vaguement absent, le sourire goguenard. « Lors des festivités du cinquantième anniversaire de l’indépendance, le 30 juin 2010, il nous a tous plantés, sans nous attendre, à la fin du défilé, raconte un chef d’État invité. On s’est retrouvé dans la cohue, avec les shégués, les gamins des rues, qui commençaient à piller les chaises de la tribune officielle. Le soir, au dîner, il a récidivé. Entre-temps, il était parti se raser la barbe et les cheveux. On n’a rien compris. »
Le processus compensatoire qui mène de l’introversion – coquille protectrice contre les excès d’un père abusif – à la suffisance, est pourtant classique. Revers de la médaille : Kabila n’a aujourd’hui aucun ami, aucun proche parmi les chefs d’État de la planète. « Seul Paul Kagamé a une certaine influence sur lui », commente un observateur attentif, qui ajoute, féroce : « Mais il s’agit là d’une relation de dominant à dominé. Joseph ne s’est jamais vraiment remis d’avoir été l’élève du général rwandais Kabarebe, ni de la défaite de Pweto. »

Acte V : Joseph, Mobutu light ?

Un théâtre d’ombres. Depuis quatre ans, le gouvernement de la RD Congo ressemble à une assemblée de fantômes sous la houlette de Premiers ministres qui jouent sans barguigner leur rôle de figurants rétribués. Il arrivait au vieil Antoine Gizenga, dernier survivant du Jurassic Park des années 1960, de s’assoupir en plein conseil des ministres. Son successeur, Adolphe Muzito, est plus éveillé, mais le résultat est le même. Chacun sait à Kinshasa que les vraies décisions se prennent désormais au sein du cabinet parallèle, celui qui, autour du président, réunit Katumba Mwanke, Évariste Boshab, les généraux Etumba et Kabulo, auxquels parfois se joignent quelques ministres directement reliés à Kabila, ou encore le gouverneur de la Banque centrale, Jean-Claude Masangu. Il y a peu encore, le général John Numbi, patron de la police, faisait partie de ce premier cercle. Mais depuis qu’il est venu aux oreilles du président que ce militaire apprécié de ses hommes, mulubakat comme lui, était bien vu par les chancelleries occidentales au point d’en faire un rival potentiel, Numbi n’est plus en grâce. À cet égard, l’affaire de l’assassinat du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya, dans laquelle il pourrait être impliqué et dont il aura bien du mal à se remettre, tombe étrangement à pic.
Comme sous Mobutu, comme sous Kabila père, les gros dossiers se traitent au sein de ce cabinet noir, surtout ceux qui, financièrement, pèsent lourd. La très juteuse revisitation des contrats miniers a ainsi été directement pilotée par Katumba Mwanke et Didier Etumba. Le fameux prêt chinois, dont l’idée aurait été soufflée à Joseph Kabila par le président angolais José Eduardo dos Santos lors d’un voyage à Luanda, a également été géré de A à Z par le gouvernement parallèle, tout comme les marchés de gré à gré qui ont suivi. Comme sous Mobutu, comme sous Kabila père, dans un environnement faisandé où le cash est roi et la corruption reine, des conseillers occultes font le lien avec l’univers mondialisé des Bourses, des placements et des paradis fiscaux.

Joseph Kabila n’a pas de marabout, il n’est ni franc-maçon ni rosicrucien, mais il a son Israélien, Dan Gertler. Il a aussi sa propre famille, très impliquée dans le business. Si la maman, Sifa Mahanya, autrefois influente, a été éloignée à Lubumbashi, Janet, la sœur jumelle, Zoé, le frère cadet et quasi-sosie, Joséphine, la petite sœur étudiante aux États-Unis, et Olive, la première dame, tiennent le haut du pavé. Tout Kinshasa fait des gorges chaudes des frasques, des deals (notamment avec les entrepreneurs libanais et chinois) et de l’enrichissement effréné de l’entourage présidentiel, dont les membres collectionnent appartements et villas en Afrique du Sud et en Belgique. À l’exemple de Joseph lui-même, dont les ranchs ultramodernes de la route de Bandundu, à une centaine de kilomètres de Kinshasa, et de la route de Kasumbale, non loin de Lubumbashi, font l’admiration des zélateurs du ré­gime – tout comme sa nouvelle et superbe résidence officielle katangaise –, acquérir une ferme est ainsi devenu un must pour les nouveaux nababs congolais.
Fan absolu de motos (il en possède une vingtaine et tourne pendant des heures dans les allées de la parcelle présidentielle sur l’un ou l’autre de ses engins, pour se délasser), grand amateur de 4×4, qu’il conduit à tombeau ouvert avec une belle maestria (« Il ne s’embourbe jamais ! » commente, admiratif, un proche), expert en jeux vidéo, Joseph Kabila Kabange aurait sans doute pu être, dans une autre existence, un pilote de rallye émérite sur les pistes africaines. Le destin a voulu que, depuis dix ans, le véhi­cule dont il tient le volant s’appelle la RD Congo. Or celui-là, contrairement aux autres, fait sérieusement du surplace. Il arrive que le destin commette des erreurs de casting…



"RDC: deux militants de la Lucha en procès pour diffamation à l'encontre de la Première dame - 06/11/2021
=https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211106-rdc-deux-militants-de-la-lucha-en-proc%C3%A8s-pour-diffamation-%C3%A0-l-encontre-de-la-premi%C3%A8re-dame

= https://afrique.lalibre.be/65257/rdc-les-petits-plats-dans-les-grands-pour-accueillir-le-docteur-tshisekedi/
= https://afrique.lalibre.be/65221/rdc-tout-le-monde-doit-applaudir-tshisekedi/ 


Compatriotiquement! 


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 6/11/2021, 11:55 pm, édité 1 fois

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ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???  Empty Re: ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???

Message  ndonzwau 6/11/2021, 8:07 pm

PS

La suite de l'histoire de l'avènement au pouvoir de Tshisekedi et quelques éléments de son bilan à ce jour...
Et de passage à Paris le Ministre de la Communication Muyaya, his voice's master, s'est cru obligé de recadrer les  politiciens qui se lanceraient dans des jeux de positionnement en touillant au sein de l'Union sacrée. Celle-ci n'est pas  au bord de l’explosion et la dérive dictatoriale imputée à Félix Tshisekedi est une vue d'esprit, dit-il. Pas de raison de casser l'Union sacrée mais a-t-il compris qu'elle se peut se casser d'elle-même de l'intérieur. Dans tous les cas l’avenir nous dira si l’Union sacrée ne contenait pas en elle-même ses propres germes de destruction et si Sesanga n’a pas subodoré à juste titre un trouble plus important en son sein ou si au contraire comme je lis ici se profile devant lui une traversée de desert politique…



"Comment Tshisekedi est devenu président du Congo (1/3): la revanche d’Etienne? - 11/03/2019
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20190311-comment-tshisekedi-est-devenu-president-congo-12-revanche-etienne
La République démocratique du Congo connaît la première transition pacifique de son histoire à la tête de l’Etat. Malgré les accusations de fraudes électorales, le nouveau chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi, a été reconnu par l’ensemble de la communauté internationale et fait, depuis, des annonces très remarquées. Le Congo vit une situation inédite, la création d’une bien étrange coalition entre le parti de l’opposant historique Etienne Tshisekedi et le régime de son rival, le sortant Joseph Kabila. Retour sur ce revirement de l’histoire.

« Moi, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, élu président de la République démocratique du Congo… » Son traditionnel béret vissé sur la tête, le patriarche de l’opposition congolaise ne doute pas de sa victoire lorsqu’il prête serment le 23 décembre 2011, devant ses partisans et la presse internationale, dans sa résidence de Limete, encerclée par des forces de sécurité acquises à son rival, Joseph Kabila. Cette victoire, il n’est pas le seul à la défendre. Il y a aussi l’incontournable cardinal Laurent Monsengwo qui, à l’instar d’Etienne Tshisekedi, a marqué l’histoire politique et démocratique de son pays depuis trente ans. La Commission nationale électorale indépendante (Céni) a donné le sortant élu avec 48,95% des suffrages contre 32,33% à Etienne Tshisekedi, président de l’UDPS, parti d’opposition historique. Le cardinal Monsengwo ose dénoncer des résultats qui « ne sont conformes ni à la vérité ni à la justice ».
A l’époque, l’Eglise catholique n’a pas encore opté pour une compilation citoyenne des résultats. « En 2011, nous étions comme tous les observateurs internationaux, nous avions travaillé sur base d’un échantillon », confie Monseigneur Fridolin Ambongo, vice-président de la Conférence épiscopale du Congo (Cenco) et actuel archevêque de Kinshasa. En ce mois de décembre 2011, Laurent Monsengwo va pourtant plus loin que son partenaire, le centre Carter. Un soir, au cours d’un entretien téléphonique accordé à la RTBF, le cardinal lâche le nom du vainqueur de la présidentielle : « C’est Monsieur Tshisekedi qui a eu le plus de voix. »
Dans cette même interview, le plus haut dignitaire de l’Eglise catholique au Congo recommande à l’opposant historique de déposer un recours auprès de la Cour suprême, qui sert à l’époque de juge du contentieux électoral. Pour Etienne Tshisekedi, cette Cour n’est qu’une « institution privée de M. Kabila » dont il ne souhaite pas reconnaître « une certaine légitimité ». Mais le patriarche de l’opposition n’a surtout pas les procès-verbaux de résultats nécessaires pour étayer son recours et préfère contester les résultats par la rue.

Tirer les leçons de 2011

Face aux premières accusations de fraude, le sortant Joseph Kabila, costume bleu sans cravate, chemise rayée, défend sa victoire en anglais le 12 décembre 2011 : « La crédibilité des élections ne peut pas être mise en doute ». Au cours de cet entretien, le chef de l’Etat congolais reconnaît des « erreurs comme dans toutes les élections en Afrique ». Des manifestations de protestation, pour l’essentiel dans la capitale, sont réprimées dans le sang. Entre le 26 novembre et le 25 décembre 2011, l’ONU a documenté au moins 33 civils tués, 16 autres portés disparus et des dizaines de blessés et de militants arrêtés à Kinshasa.
« C’était un massacre, j’ai moi-même fait l’objet d’une arrestation le jour des élections », commente Me Jacquemain Shabani, secrétaire général de l’UDPS, le parti d’Etienne Tshisekedi, en 2011. Malgré la présence de plusieurs missions d’observations électorales étrangères et d’une Mission de maintien de la paix de l’ONU (Monusco), la communauté internationale ne soutiendra que du bout des lèvres ce combat pour la vérité des urnes, trop pressée de voir un retour au calme dans la bouillonnante capitale congolaise.
Cet échec de 2011 va entraîner une révolution dans la stratégie du parti d’opposition historique en prévision des prochaines échéances que l’UDPS se voyait déjà remporter. Les options levées marquent les actions du parti d’Etienne Tshisekedi jusqu’à l’accession de son fils Félix à la tête de l’Etat. « En 2011, on a mené notre combat par rapport à la crédibilité des scrutins, ça nous a fait perdre du temps dans la préparation des élections », rappelle Me Shabani. Devenu patron de la centrale électorale de l’UDPS pour les élections de 2018, l’avocat se refuse à commettre deux fois les mêmes erreurs dues au manque d’expérience électorale. En trente années de lutte, pour la première fois en 2011, l’UDPS avait accepté de participer à un scrutin.

« Celui qui gagne est celui qui a les procès-verbaux »

En 2018, quand les autres leaders de l’opposition menacent de boycotter les scrutins si la Commission électorale utilise la « machine à voter », l’UDPS rompt les rangs et se retrouve sous le feu des critiques. « Nous étions convaincus que ça allait nuire à la mobilisation des troupes sur le terrain, c’est pour ça qu’on a abandonné le slogan de la machine à triche  », justifie encore aujourd’hui ce haut cadre du parti désormais présidentiel, sans compter que la politique de la chaise vide ne paie jamais auprès des bailleurs de fonds.
Pour cette deuxième expérience électorale, Me Jacquemain Shabani dit également avoir misé sur un réseau des témoins formés dans 22 des 26 provinces du pays, à l’exception des deux des provinces des anciens Katanga et Equateur. « En 2011, on n’avait pas 3% des procès-verbaux de résultats, on se disait élu. En 2018, avant la proclamation des résultats, on avait des PV pour trois millions de suffrages », commente fièrement Me Shabani, avant d’ajouter : « Ça, même l’Eglise catholique peut vous le dire ». L’ancien secrétaire général de l’UDPS insiste : « Celui qui gagne, c’est celui qui a les PV et personne d’autre ». Même si au final, malgré les contestations et les recours, la Commission électorale n’a pas publié de résultats détaillés et que la Cour constitutionnelle s’est refusée à consulter les procès-verbaux.

« N’eût été l’Eglise et la volonté du peuple »

En se remémorant le jour des élections, l’archevêque de Kinshasa ne cache pas sa fierté de voir « ce peuple » patienter des heures, « sans s’énerver » pour mettre son bulletin dans l’urne, malgré les menaces et entraves, les problèmes logistiques ou même les interdictions. L’image sans doute la plus patente de cette détermination à voter, c’est Beni et Butembo, ces deux localités du Nord-Kivu, menacées par Ebola et des groupes armés, privées d’élections par la Commission électorale, où des milliers de Congolais ont choisi de mettre un bulletin papier dans une urne citoyenne plutôt que de brûler les bureaux de la Céni. « Même d’obtenir ces élections, ce n’était pas gagner. Ça a coûté cher en vies humaines », rappelle Monseigneur Ambongo.
Longtemps président de la Commission justice et paix, Fridolin Ambongo voit dans cet engagement des électeurs le résultat d’années de formations citoyennes et électorales dispensées par la Cenco : « Depuis 2013, nous avons investi dans la formation du peuple et nous avons formé des dizaines de millions de Congolais, toutes religions confondues. » Ces formations ont porté aussi bien sur des articles clefs de la Constitution, comme l’article 220 qui limite le nombre de mandats et l’article 64 qui prône la résistance pacifique, que sur le dialogue, l’enrôlement, l’importance de participer aux élections et de manifester pacifiquement.
Ce sont parmi ces millions de Congolais que les évêques du Congo vont puiser leurs 40 000 observateurs et les participants aux marches des laïcs chrétiens de décembre 2017 à février 2018 qui revendiquaient l’ouverture de l’espace politique et l’organisation des élections. « N’eût été l'Eglise, la communauté internationale et la mobilisation du peuple, ce serait Joseph Kabila ou son dauphin Emmanuel Ramazani Shadary qui serait aujourd’hui au pouvoir », assure le vice-président de la Conférence épiscopale.

L’improbable querelle des résultats

En 2018, l’Eglise catholique et l’UDPS étaient sans nul doute mieux armés qu’en 2011 pour exposer une défaite de la coalition au pouvoir. Pendant la campagne, l’essentiel des dénonciations de fraudes et d’irrégularités sont le fait des observateurs de l’un ou des témoins de l’autre. Pourtant, sept ans après l’échec d’Etienne Tshisekedi, les deux principaux détracteurs de Joseph Kabila ne sont plus alliés. Et pour cause, pour les évêques du Congo, le vainqueur de la présidentielle ne s’appelle pas Félix Tshisekedi mais Martin Fayulu, très bref candidat unique, désigné à l’issue de trois jours d’âpres discussions à Genève en novembre 2018 entre les principaux leaders de l’opposition réunis dans une nouvelle coalition Lamuka, parmi lesquels figurent l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba ou l’ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi.
Deux rencontres de conciliation ont lieu entre les experts de l’UDPS et ceux de l’Eglise Catholique. Le patron de la centrale électorale de Félix Tshisekedi en fait partie. « Les experts de la Cenco ne nous ont pas partagé leurs résultats et ils n’avaient pas les procès-verbaux », assure Me Jacquemain Shabani. Face au trois millions de voix de l’UDPS, les évêques du Congo disent pourtant disposer de trois niveaux de contrôle des résultats, un échantillon représentatif de près de 11% comme en 2011, mais les tendances sont confirmées cette fois par une compilation citoyenne à hauteur de 42% et de 71% des suffrages. Tous leurs échantillons donnent Martin Fayulu vainqueur et de loin, devant Felix Tshisekedi et Emmanuel Ramazani Shadary. « En 2011 encore, l’écart entre les deux candidats n’était pas énorme, mais ici, nous sommes devant un cas flagrant », assure Monseigneur Fridolin Ambongo.

Contrairement aux élections de 2011, dans le sillon de l’Eglise catholique et pour quelques jours au moins, les chancelleries occidentales comme africaines se sont mises à publiquement douter des résultats, y compris après l’annonce par la Commission électorale de la victoire de l’opposant Félix Tshisekedi. Mais pour l’entourage du nouveau président congolais, la Conférence épiscopale a depuis été « complètement décrédibilisée pour ses sympathies envers Lamuka ». Pour preuve, après avoir boudé l’investiture du nouveau chef de l’Etat congolais, la plupart de ces pays ont félicité Félix Tshisekedi, n’hésitant pas pour certains comme les Etats-Unis à contredire leur message initial.
Au sein de la coalition pro-Kabila, on avance une explication plus simple à la désignation d’un opposant plutôt que l’autre. « Martin Fayulu n’avait pas les procès-verbaux, personne chez nous ne souhaitait un retour aux affaires de Bemba et de Katumbi, l’affaire était pliée », assure un haut cadre du FCC. Ce dernier vante plutôt les talents de négociateur de Vital Kamerhe, ancien directeur de campagne de Joseph Kabila et de Félix Tshisekedi qui « connaissait le jeu ». Selon cette source bien placée dans la coalition pro-Kabila, c’est Vital Kamerhe qui est venu voir « le chef » avec un argument de poids, les trois millions de voix qui « enterraient Shadary ». Et le désormais nouveau directeur de cabinet à la présidence a su « faire accepter à son candidat les garanties exigées » par le sortant Joseph Kabila.


"Comment Tshisekedi est devenu président (2/3): la conquête de l’«Imperium» -12/03/2019
= https://articles.rfi.fr/fr/afrique/20190312-rdc-comment-tshisekedi-est-devenu-president-23-conquete-imperium
La République démocratique du Congo connaît la première transition pacifique de son histoire à la tête de l’Etat. Malgré les accusations de fraudes électorales, le nouveau chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi, a été reconnu par l’ensemble de la communauté internationale et fait, depuis, des annonces très remarquées. Le Congo vit une situation inédite, la création d’une bien étrange coalition entre le parti de l’opposant historique Etienne Tshisekedi et le régime de son rival, le sortant Joseph Kabila. Retour sur ce revirement de l’histoire.

« Un soir, Etienne Tshisekedi me fait venir fin 2014, je crois. C’était avant le début des manifestations anti-troisième mandat », assure un proche du nouveau chef de l’Etat congolais. Candidat malheureux de la présidentielle en 2011, le patriarche de l’opposition congolaise vient de passer ses dix dernières années à faire des allers-retours pour des raisons de santé entre Kinshasa et Bruxelles et son état s’est encore dégradé.Lui, qui s’était autoproclamé président élu en 2011, était depuis obsédé par le concept d’Imperium, de l’effectivité du pouvoir. « Tshisekedi me dit : en 2011, on m’a volé, j’ai attendu le transfert de l’Imperium, en vain », explique encore ce proche d’Etienne Tshisekedi. « En 2016, le peuple va encore me voter. Je suis prêt à discuter pour que les choses se passent mieux. » L’opposant historique n’aurait posé qu’une condition à l’ouverture de négociations avec « l’imposteur » Joseph Kabila : « Aucun Tshisekedi ne doit apparaître dans cette affaire ».
D’autres responsables de son parti comme l’ancien secrétaire général Jacquemain Shabani évoquent plutôt une décision du parti : « Après le combat pour la vérité des urnes de 2011, l’enlisement avec cette stratégie, des discussions internes à l’UDPS ont abouti en 2015 au fait de négocier. » Le concept d’Imperium, le fils d’Etienne, Félix Tshisekedi, longtemps secrétaire national de l’UDPS, a passé des années à l’expliquer aux journalistes de la diaspora congolaise. « L’Imperium, c’est l’effectivité du pouvoir », résume en août 2012 le futur président de la République démocratique du Congo (RDC).

Bien que « président élu » en 2011, en l’absence d’un soutien international, Etienne Tshisekedi n’avait pas pu mettre la main sur les leviers de commandement que sont « la police, l’armée et l’administration ». « Les imposteurs usent de la force, alors nous, nous recherchons l’allégeance de toutes les forces de la République pour restaurer l’Etat de droit », commente à l’époque Félix Tshisekedi. D’ailleurs, depuis son investiture en janvier 2019, isolé face à des institutions réputées acquises à son prédécesseur Joseph Kabila, le nouveau chef de l’Etat congolais a fait de l’amélioration des conditions de vie des policiers, des militaires et des agents des entreprises publiques l’une de ses priorités.

« S’offrir un troisième mandat »

Comme l’UDPS ou l’Eglise catholique, Joseph Kabila s’était, lui aussi, préparé à la prochaine manche. Son deuxième et dernier mandat constitutionnel devait se terminer en novembre 2016. « Le président se lance dans le débauchage, c’est une stratégie qui a fait ses preuves », raconte l’un de ses ministres. « Après les élections de 2006, il a vidé de ses membres les plus influents le MLC, le parti de principal challenger. Après 2011, ça a été au tour de l’UDPS. » Ce membre du gouvernement sortant prend plaisir à le rappeler : les deux derniers Premiers ministres sont issus des rangs de l’UDPS. « Kabila a même réussi à débaucher les deux derniers médecins personnels d’Etienne Tshisekedi », ajoute, sans cacher sa satisfaction, le ministre.
L’une des stratégies de l’ancien chef de l’Etat pour élargir sa coalition et apaiser les tensions, ça a été le recours aux cadres de dialogue extra-institutionnel, l’opposition étant, à l’issue des élections controversées de 2011, réduite à la portion congrue dans toutes les assemblées. En 2013, Joseph Kabila lance les « concertations nationales ». A en croire les confidences de ce ministre à RFI, le futur ancien chef d’Etat n’avait à l’époque qu’une seule obsession : « S’offrir un troisième mandat, en changeant la Constitution ou en retardant l’organisation des scrutins. » Selon lui, Joseph Kabila a « longtemps tergiversé » sur le changement de Constitution et s’est finalement rabattu sur une « simple modification de la loi électorale » qui doit conditionner l’organisation des élections à un très hypothétique recensement général de la population.

« Négocier avec l’UDPS, ça ne sert à rien »

Quand le débat sur la loi électorale est lancé en janvier 2015, les premières manifestations anti-troisième mandat éclatent et le camp présidentiel prend peur. « On n’avait jamais vu des manifestations durer une semaine, avec des violences comme ça », raconte un haut cadre de la coalition pro-Kabila, le Front commun pour le Congo (FCC). « C’était le début des groupes WhatsApp et nous n’avions aucun moyen de les infiltrer. » Pendant les quatre ans qui suivent, la répression est intense, selon l’ONU. Les jeunesses de partis politiques, les réseaux étudiants et les mouvements citoyens sont les plus visés. Les forces de sécurité deviennent la principale source d’insécurité dans le pays.
Pour « glisser », sans trop de casse, Joseph Kabila veut désormais avoir à ses côtés son vieux rival Etienne Tshisekedi. Même si son parti, l’UDPS, n’a pas participé aux manifestations de janvier 2015. « On nous disait : Tshisekedi est fatigué, à bout de souffle et même en soins palliatifs. Alors, on a tenté de l’approcher », se souvient encore ce haut cadre du FCC. « On a payé à sa famille les arriérés des salaires des anciens Premiers ministres, c’est ce qui a permis à sa famille de payer ses soins et un peu plus. » Ce type d’allégations est récurrent chez les proches de l’ancien chef d’Etat et toujours vivement démentis par l’entourage du nouveau, rappelant que l’UDPS est l’un des partis au Congo à ne pas mobiliser avec de l’argent.

Malgré tout, les premières rencontres entre les délégations de Joseph Kabila et de l’UDPS se passent à Ibiza, Venise et même Genève, dans « ces villes chères où les combattants [NDLR : les militants de l’UDPS qui n’hésitent pas à s’en prendre en Europe aux dignitaires du régime] ne viendront pas nous emmerder », aurait même suggéré Alexis Thambwe Mwamba, le ministre sortant de la Justice.
Si Joseph Kabila semble sûr de son plan, cela fait quelques inquiets dans son camp. « On lui avait dit, ça ne sert à rien de négocier avec l’UDPS », se souvient l’un de ses ministres. « On a même insisté : Mobutu avait essayé, il n’y est pas arrivé, vous n’y arriverez pas. Ce qu’Etienne Tshisekedi décide le matin, il le défait le soir. » Le futur ancien chef d'Etat propose à son rival de changer la Constitution et de le prendre comme vice-président jusqu’aux élections qui devaient être reportées. « Sans surprise, le vieux a refusé », conclut triomphalement le ministre. A Bruxelles, en août 2015, ayant eu vent de négociations, des dizaines de combattants manifestent aux cris d’Étienne Tshisekedi « collabo ».

« Accéder au pouvoir en ayant une partie du pouvoir »

Alors que 2016 devait être une année électorale, c’est Etienne Tshisekedi lui-même qui dit refuser un dialogue convoqué par Joseph Kabila dans une lettre adressée à Dlamini Zuma, à l’époque présidente de la Commission de l’Union africaine (UA). L’organisation panafricaine avait dépêché l’ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo. L’opposant historique ne fait confiance ni à l’un ni à l’autre.
A Bruxelles, avec le soutien de l’ancien gouverneur du Katanga, le richissime Moïse Katumbi, Etienne Tshisekedi tente de faire l’unité de l’opposition autour de lui et se lance dans un bras de fer par la rue. C’est juste une question de rapport de force, Etienne Tshisekedi est toujours convaincu de la nécessité d’un dialogue, selon ses proches, et ses adversaires le savent. « Il a saboté le dialogue de l’Union africaine, mais il a compris qu’il ne pourrait accéder au pouvoir qu’en ayant une partie du pouvoir », assure un haut cadre de la coalition pro-Kabila.

Au retour d’Etienne Tshisekedi fin juillet 2016, des centaines de milliers de Kinois accompagnent le convoi. A l’époque, le commissaire provincial de Kinshasa le concède, il n’aurait jamais eu les hommes pour contenir toute cette foule. Malgré les pressions, le patriarche de l’opposition refuse de participer au dialogue de l’Union africaine. Joseph Kabila prend alors deux décisions qui prennent son entourage de court. Il demande à la Conférence épiscopale, hostile à son maintien au pouvoir, de faciliter un nouveau dialogue et nomme en attendant Samy Badibanga, l’ancien conseiller politique d’Etienne Tshisekedi, comme Premier ministre. Cet homme d’affaires avait été identifié comme ayant joué un rôle majeur dans la campagne de 2011.
Au sein de l’UDPS, cette nomination est perçue comme un nouvel affront, une nouvelle tentative d’affaiblir le parti. Mais pour la coalition pro-Kabila, c’était aussi un geste d’ouverture. « Badibanga a grandi avec Félix, ce sont des frères », analyse un cadre de l’ancienne majorité présidentielle. « En nommant Badibanga, on montrait aussi que nous, le camp présidentiel, nous étions capables de céder la primature à l’UDPS, ça a toujours été sur la table. »

La mort d’Etienne Tshisekedi

Alors que les négociations sous l’égide de l’Eglise catholique piétinent, Etienne Tshisekedi n’en appelle que tardivement à la rue, via un message vidéo publié sur internet et sans explication du parti, après la coupure des réseaux sociaux. Joseph Kabila passe le cap de 2016 à la tête de l’Etat, sans ne plus se soucier de la limite du nombre de mandats et sa majorité finit par signer in extremis, sous pression de la communauté internationale, un accord-cadre le soir de la Saint-Sylvestre.
« Quand on signe, Tshisekedi est vivant », poursuit cette source au sein de l’ancienne majorité présidentielle. La primature est promise à l’UDPS, mais la coalition pro-Kabila continue de voir d’un mauvais œil son rapprochement avec Moïse Katumbi et leurs dissidents. Joseph Kabila aurait même utilisé cet argument pour justifier ses réticences à mettre en œuvre l’accord de la Saint-Sylvestre. « Le président le dit même à Idriss Déby [NDLR : alors président en exercice de l’Union africaine], il ne peut pas donner une prime à la trahison. »

Quand Etienne Tshisekedi meurt le 1er février 2017 à Bruxelles, les négociations sur le partage du pouvoir entre Joseph Kabila et son opposition sont loin d’être terminées. « C’est un hasard, mais ça tombe au plus mauvais moment », reconnaît un proche du nouveau président. Pour l’ancienne majorité présidentielle qui a joué la montre, l’ultime risque à contenir devient le spectre de cette foule immense qui accompagnera sans doute le retour du corps du patriarche de l’opposition dans son fief, Kinshasa.
Le directeur de cabinet du président Kabila, Néhémie Mwilanya, est chargé d’appeler le fils de l’opposant historique pour lui proposer des funérailles nationales. « Félix était pour, mais les gens de l’UDPS n’avaient pas confiance et ont voulu conditionner son enterrement à la signature des accords de partage de pouvoir », raconte le haut cadre de la coalition pro-Kabila. « Le président a dit : "C’est fini, on oublie ces gens, ils tergiversent trop." »


"Comment Tshisekedi est devenu président du Congo (3/3): le pari de Félix - 13/03/2019
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20190313-comment-tshisekedi-est-devenu-president-congo-33-le-pari-felix
La République démocratique du Congo connaît la première transition pacifique de son histoire à la tête de l’Etat. Malgré les accusations de fraudes électorales, le nouveau chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi, a été reconnu par l’ensemble de la communauté internationale et fait, depuis, des annonces très remarquées. Le Congo vit une situation inédite avec la création d’une bien étrange coalition entre le parti de l’opposant historique Etienne Tshisekedi et le régime de son rival, le sortant Joseph Kabila. Retour sur ce revirement de l’histoire.

« La différence avec le fils, c’est que quand l’opportunité de prendre une part de l’Imperium se présente, il la saisit », assure un proche du nouveau président de la République démocratique du Congo (RDC). A plus d’un titre, le 24 janvier 2019, date de la cérémonie d’investiture de Félix Tshisekedi, est apparu comme historique aux yeux de Congolais. Le fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi prête serment au Palais de la nation et la foule est au rendez-vous. L’ancien et le nouveau présidents se donnent l’accolade, militants de l’UDPS et policiers célèbrent ensemble la première transition pacifique du pouvoir, la première « transition civilisée », titre même la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC). Loin des tribunes officielles truffées de dignitaires de l’ancien régime, des Kinois entonnent un chant qui en dit long sur les attentes : « Félix, n’oublie pas ce que Papa t’a dit, c’est le peuple d’abord ».
Félix Tshisekedi promet la libération des prisonniers politiques. Engoncé dans un gilet pare-balles qui déborde de sa chemise, le nouveau président congolais frôle le malaise. La RTNC suspend même la retransmission quelques minutes. Un seul chef d’Etat a fait le déplacement : le Kényan Uhuru Kenyatta. A la veille de la cérémonie d’investiture, un haut responsable de la coalition pro-Kabila, le Front commun pour le Congo (FCC), prend soin de montrer à des journalistes plusieurs pages d’un accord de partage du pouvoir signé avec la coalition du nouveau chef de l’Etat, Cap pour le changement (Cach).

« Pour que l’alternance se passe pacifiquement »

Cet « accord de coalition politique » définit les grandes lignes d’un partage du pouvoir entre le nouveau et l’ancien chef d’Etat. Celui qui a la présidence n’a pas la primature. Les rôles s’inversent aux élections suivantes, le président sortant devra soutenir le candidat de la coalition de son Premier ministre. Ce texte prévoit que les ministères régaliens, Affaires étrangères, Défense, Intérieur doivent « comme cela est de doctrine certaine, revenir à la famille politique du président élu ». Répondant à une question d’un journaliste lors d’un voyage officiel à Windhoek, en Namibie, quelques semaines plus tard, le nouveau chef de l’Etat congolais a reconnu l’existence de cet accord de coalition « pour que l’alternance se passe pacifiquement ».
Deux ans plus tôt, toute la stratégie de l’UDPS et même de l’opposition semblait reposer sur l’aura du patriarche Etienne Tshisekedi. Jusqu’à sa mort, rien ne semblait prédestiner son fils Félix à lui succéder, encore moins à prendre la présidence de la République. « Tshisekedi père ne voulait pas d’une succession familiale, mais il a été mis sous pression de la famille, de ses partenaires politiques. » L’UDPS présente la désignation du fils Félix Tshisekedi en tant que Premier ministrable de Joseph Kabila comme le dernier acte politique de l’éternel opposant.

Etienne Tshisekedi s’éteint le 1er février 2017 à Bruxelles où il avait été évacué quelques jours plus tôt. Jusqu’à aujourd’hui, son conseiller Valentin Mubake, à qui l’opposant historique avait longtemps et publiquement promis la primature, ne cesse de dénoncer une « manipulation » qui remonte aux premières négociations entre l’UDPS et la coalition pro-Kabila : « Tshisekedi n’a jamais voulu d’un accord de partage du pouvoir avec Kabila, sa famille a profité de sa maladie et a négocié à son insu contre des contreparties financières. » Le résultat, selon Valentin Mubake, « c’est ce que l’on voit aujourd’hui ».

Un « complot » contre ou de l’UDPS ?

Après la mort de son père, Félix Tshisekedi n’est pourtant pas nommé Premier ministre par Joseph Kabila. Le « raïs » lui préfère un nouveau transfuge de l’UDPS, Bruno Tshibala, un ancien secrétaire général adjoint tout juste sorti de prison. Le parti ne suit pas non plus l’ancien conseiller et se range derrière le fils de l’opposant historique. Malgré tout, après Etienne, l’opposition congolaise continue de se chercher un leader. A la course à la candidature unique, Félix Tshisekedi ne fait pas non plus figure de favori. Il a des sérieux concurrents comme l’ancien gouverneur et richissime homme d’affaires Moïse Katumbi ou l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, relaxé in extremis après dix années passées dans une prison à La Haye. Finalement, les deux hommes sont écartés de la course à la présidentielle et Félix Tshisekedi n’a pas l’investiture de l’opposition.
Contre toute attente, le très bref candidat unique de l’opposition congolaise se nomme Martin Fayulu, ancien directeur d’Exxon-Mobil qui, depuis 2015 et le début de la contestation anti-troisième mandat, est de toutes les manifestations. Cette annonce surprend jusque l’entourage de Joseph Kabila. « Mais pourquoi ce n’est pas Félix Tshisekedi ? Martin Fayulu, c’est personne », réagit à chaud un proche du président sortant. Le directeur de cabinet du président, Néhémie Wilondja Mwilanya, dénonce quelques heures plus tard une « énième trahison » de l’opposition au service d’une « cause étrangère ». Aux yeux de la coalition pro-Kabila, Martin Fayulu n’est que le « cheval de Troie » des « parrains » Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi.

« Toutes les communautés sont tribalistes »

Dans l’entourage du nouveau chef de l’Etat, même hostilité à l’évocation de « Genève ». C’est dans cette ville que les sept principaux leaders de l’opposition congolaise se sont réunis en novembre 2018 sous l’égide de la Fondation Kofi Annan. Martin Fayulu est élu au deuxième tour d’un vote à bulletins secrets. « Ils avaient tous promis de soutenir Félix, ce sont eux qui l’ont trahi », raconte cette source dans l’entourage de Félix Tshisekedi qui dénonce sans détour « un complot du Bandundu ». Trois des sept leaders présents à cette réunion, dont Martin Fayulu, sont originaires de cette province.
Le « complot » tient tout aussi bien de la « discrimination historique » des communautés originaires des Kasaï et des Baluba en particulier, réputés acquis à Etienne Tshisekedi et chez qui Félix Tshisekedi a fait ses meilleurs scores. « Jusqu’à l’arrivée de Félix à la tête de ce pays, on disait qu’un Muluba est un tribaliste, c’était la réputation qu’on nous collait », raconte ce proche du nouveau président. « Combien d’entre nous ont changé leurs noms pour faire carrière ? », explique-t-il encore, avant d’ajouter : « Toutes les communautés sont tribalistes au Congo, il n’y en a qu’une qui était exclue du pouvoir. »

« C’est Genève qui a fait de Kabila un interlocuteur »

Quelques heures après avoir apporté publiquement son soutien à Martin Fayulu, Félix Tshisekedi claque la porte de « Genève », « poussé par sa base », annonce-t-il aux médias. L’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, lui emboîte le pas. Pour les leaders restés au sein de la nouvelle coalition Lamuka, (« Réveille-toi », en lingala) c’est une double « trahison » aux parfums de Joseph Kabila. Mais le plus surpris par ces désistements semble l’ancien gouverneur du Katanga. Moïse Katumbi a lui-même demandé l’annulation du vote après la défaite de son « allié » Félix Tshisekedi, mais le futur président du Congo aurait coupé court à toute protestation. « Je me souviens même qu’il a dit : Dura lex, sed lex », raconte le richissime homme d’affaires. La loi est dure, mais c’est la loi.
Quelques jours plus tard, Félix Tshisekedi lance à Nairobi au Kenya sa propre plate-forme électorale, Cap pour le changement (Cach). Son colistier Vital Kamerhe devient son directeur de campagne, il l’avait déjà été pour Joseph Kabila en 2006, et se voit promettre la primature. Il deviendra directeur de cabinet, la coalition de Joseph Kabila ayant négocié la primature. Si pour certains membres du Front commun pour le Congo, l’ancien président de l’Assemblée nationale est toujours considéré comme « un traître », d’autres voient en lui l’un des artisans de l’accord de coalition.

« On prête à Vital une influence qu’il n’a pas sur nous », assure pour sa part le proche du nouveau président. « C’est Genève qui fait de Vital un partenaire et de Kabila un interlocuteur, mais à Nairobi, Vital prend un train en marche. » A titre d’exemple, ce proche de Félix Tshisekedi évoque un rendez-vous entre les deux hommes et le président kényan, Uhuru Kenyatta. Raila Odinga, qui a été Premier ministre tout en étant opposant, aurait été un ami du père, Etienne Tshisekedi. « Pour Félix, c’était déjà la troisième rencontre, il y avait déjà tout un réseau et des mois de préparation derrière sa candidature », explique encore ce proche.

Le « mauvais calcul » de la machine à voter

Au lendemain des scrutins, le 31 décembre 2018, deux ans jour pour jour après la signature de l’accord qui consacrait son départ du pouvoir, Joseph Kabila ordonne la coupure d’internet à une heure où la Commission électorale devrait déjà avoir reçu la quasi-totalité des résultats des élections via des « moyens de transmission électroniques appropriés », c’est prévu ainsi par l’article 69 des mesures d’application de la loi électorale congolaise. Or, quels que soient les résultats avancés, y compris ceux confirmés par la Cour constitutionnelle, les électeurs congolais avaient refusé à plus de 70% le dauphin choisi par Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary.
Dans les jours qui suivent, dans le camp du futur ex-président, on commence à évoquer le « mauvais calcul » de la machine à voter, cet appareil qui ne devait être, selon la Commission électorale, « qu’une imprimante à bulletins ». « La triche permise par ces machines le jour du vote était une goutte d’eau face à l’ampleur du rejet de notre candidat », reconnaît le haut cadre du FCC, rappelant le chiffre de 800 bureaux de vote fictifs dénoncé par la mission d’observation électorale de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) sur les 70 000 déployés à travers le pays. « C’était impossible à cacher. Avec l’informatique, en plus, il y a traçabilité, je m’en suis toujours méfié », assure aujourd’hui cette source issue du FCC.

La Céni a-t-elle été piratée ?

Le dispositif de la Céni aurait même été, selon cette même source, « hacké » au lendemain des scrutins ce fameux lundi 31 décembre 2018. Un mystérieux groupe se revendiquant d’Anonymous avait déjà pris pour cible le site de la centrale électorale congolaise, dans les jours qui ont précédé les élections. Mais pour cette source bien placée au sein de la coalition pro-Kabila, « ce type d’intrusion sur un système sécurisé par les Coréens ne peut provenir que de moyens d’Etat », affirme-t-il, sans plus d’explications. Dans l’entourage du nouveau chef de l’Etat, on assure plutôt que les « les Américains » ont les « vrais résultats » et que ces données, jusqu’ici restées secrètes, confirmeraient la victoire de Félix Tshisekedi avec 46% des suffrages contre 41% pour Martin Fayulu.
Des données attribuées à la Céni ont bien été transmises aux plus grands titres de la presse internationale, dont le Financial Times, TV5 et Radio France Internationale, mais elles ne donnent pas Félix Tshisekedi vainqueur. Ces résultats détaillés sites de vote par sites de vote proviennent, selon les médias, d’un lanceur d’alerte ou de partisans de Lamuka. Malgré le mystère qui entoure leur origine, ces données portant sur 86% des suffrages sont cohérentes avec celles de la compilation citoyenne de la Conférence épiscopale du Congo ou même des résultats compilés au hasard parmi des centaines de bureaux de vote sur toute l’étendue du territoire par des sources indépendantes. Mais, à ce jour, la Commission électorale congolaise continue de démentir l’authenticité de ces chiffres, sans jamais avoir publié le moindre résultat détaillé pour la présidentielle, les législatives ou même les provinciales, deux mois après les scrutins.

Les artisans de la nouvelle « coalition »

Dans l’entourage du nouveau président, on assure que « devant la victoire incontestable de Félix Tshisekedi », c’est le président sortant qui aurait dépêché l’ancien ministre des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, avec pour unique mission de « négocier une passation civilisée du pouvoir ». L’histoire est sensiblement différente dans les rangs de la coalition pro-Kabila. « Pour le chef, il fallait faire retomber la pression et il était impossible de négocier avec des extrémistes comme Fayulu, Bemba ou Katumbi », explique un de ses ministres. Joseph Kabila aurait alors parié « que le fils Tshisekedi serait plus flexible que le père », tout en négociant des garanties jusqu’à la dernière minute. « La même proposition a été faite à la coalition de Martin Fayulu qui a refusé », assure pour sa part un haut cadre du FCC. « Il n’a pas l’intelligence politique du duo Félix-Vital qui a su mener sa barque. »
Plusieurs autres personnalités semblent avoir joué un rôle clef dans l’accession de Félix Tshisekedi à la présidence et l’ultime rapprochement entre Cach et le FCC. Outre le « dircab » et allié Vital Kamerhe, il y a l’ancien patron de la direction générale des migrations sous Joseph Kabila et professionnel des services, François Beya. Félix Tshisekedi a fait de lui son conseiller sécurité à la présidence. Au sein de Cach comme du FCC, on prête à « Fantomas » bien des visages, présenté tour à tour comme « fidèle parmi les fidèles » de Joseph Kabila, « sous-marin de l’UDPS » ou « aimable correspondant » des services étrangers et surtout américains. A toutes ces affirmations, un proche de l’ancien chef de l’Etat sourit : « Beya, c’est l’homme de tous les régimes ».

« Quelle est sa marge de manœuvre ? »

Toujours est-il que Félix Tshisekedi promet la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés, qu’il a ordonné la réouverture de la Maison Schengen, pomme de discorde entre le régime pro-Kabila et l’Union européenne, sans demander la levée des sanctions contre les caciques du régime de son prédécesseur. Il a aussi présenté un « programme d’urgence » ambitieux en termes d’infrastructures, d’éducation, de santé. Martin Fayulu a pu tenir ses meetings « pour la vérité des urnes » et la RTNC en a retransmis de larges extraits. Autant d’annonces et de mesures saluées par plusieurs chancelleries occidentales, les Etats-Unis en tête.
L’Américain Donald Trump a dépêché son envoyé spécial à Kinshasa. La ministre britannique pour l’Afrique, Harriett Baldwin, a rendu publique une lettre adressée à Félix Tshisekedi. Dans cette correspondance, elle rappelle que son pays reste à ce jour l’un des principaux partenaires du Congo et a enjoint le nouveau président congolais à « transformer les paroles en actes ». « Mais quelle est sa marge de manœuvre ? », s’interroge Monseigneur Fridolin Ambongo, l’archevêque de Kinshasa et vice-président de la Conférence épiscopale du Congo. Pour ce haut dignitaire de la puissante Eglise catholique, « même si la vérité doit rester la vérité » sur les élections, il faut « continuer d’espérer » que « d’un mal puisse sortir un bien » et se montrer vigilant.
Une chose est sûre, le nouveau président congolais est bien loin d’avoir les mains libres, avec une cinquantaine de députés à peine sur une Assemblée dominée par son allié. En témoigne le communiqué signé par Cach et le FCC en date du 6 mars 2019 qui reconnaît une majorité parlementaire absolue à Joseph Kabila et fait de lui un « président de la République honoraire ». Les deux coalitions, qui seront bientôt de gouvernement, demandent au chef de l’Etat sortant de permettre à son successeur Félix Tshisekedi de désigner son Premier ministre, ce que ce dernier est appelé à faire « diligemment ». Malgré cela, au sein de la coalition pro-Kabila, l’inquiétude demeure de voir le nouveau chef d'Etat prendre le pas sur l’ancien, remettre en cause les termes de l’accord de coalition ou même l’immuabilité de la majorité parlementaire, poussé par sa base et la communauté internationale. « Tshisekedi était peut-être un mauvais calcul, peut-être pas », s’interroge le ministre sortant, avant de lui-même conclure : « Joseph Kabila peut se montrer patient face aux petites provocations, mais comme avec Bemba ou Tshisekedi père, il peut finir, le cas échéant, par lui tordre le cou. »


"LA UNE DE LA PRESSE CETTE SEMAINE À KINSHASA
À la Une: le retour de Félix-Antoine Tshisekedi en RDC après sa tournée en Israël, Italie et Ecosse - 06/11/202

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/la-une-de-la-presse-cette-semaine-%C3%A0-kinshasa/20211106-%C3%A0-la-une-le-retour-de-f%C3%A9lix-antoine-tshisekedi-en-rdc-apr%C3%A8s-sa-tourn%C3%A9e-en-isra%C3%ABl-italie-et-ecosse


"Les dix défis pour lesquels Félix Tshisekedi est appelé à rester un peu plus longtemps au pays - 06.11.2021
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-95895_les_dix_defis_pour_lesquels_felix_tshisekedi_est_appele_a_rester_un_peu_plus_longtemps_au_pays.html


"Au terme d’un périple diplomatique en Israël, Rome et Glasgow/Félix Tshisekedi : retour triomphal à Kinshasa ! - 5 NOVEMBRE 2021
= https://laprosperiteonline.net/2021/11/05/a-la-une/au-terme-dun-periple-diplomatique-en-israel-rome-et-glasgow-felix-tshisekedi-retour-triomphal-a-kinshasa/
"RDC : à son retour à Kinshasa ce jeudi, Félix Tshisekedi a drainé une foule qui n'a pas respecté la "zone neutre" entre l’aéroport de N’djili et pont Matete -  4 novembre 2021
= https://actualite.cd/index.php/2021/11/04/rdc-son-retour-kinshasa-ce-jeudi-felix-tshisekedi-draine-une-foule-qui-na-pas-respecte
Retour de Tshisekedi à Kinshasa : Willy Kitobo invite les députés nationaux à cesser d’être complices de la mauvaise gouvernance du pays -  6 novembre 2021"
= https://actualite.cd/2021/11/06/retour-de-tshisekedi-kinshasa-willy-kitobo-invite-les-deputes-nationaux-cesser-detre
"RDC : journée chômée et payée pour « l’accueil triomphal » de Félix Tshisekedi - 5 novembre 2021
= https://www.jeuneafrique.com/1261879/politique/rdc-journee-chomee-et-payee-pour-laccueil-triomphal-de-felix-tshisekedi/


"Félix Tshisekedi : quel bilan à deux ans des élections ? - 27 juillet 2021
= https://www.makanisi.org/felix-tshisekedi-quel-bilan-a-deux-ans-des-elections/


"Recadrage du porte-parole du gouvernement sur Rfi et France 24
Priorité au peuple, l’Union sacrée n’a pas été créée pour des positionnements

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= http://www.lepotentiel.cd/g?post=2731
Le gouvernement de la République lance un message clair à la classe politique congolaise : « halte aux calculs politiciens pouvant plomber l’élan du travail remarquable amorcé par l’Union sacrée de la nation ». En séjour à Paris, après avoir été aux côtés du chef de l’Etat dans son périple diplomatique en Israël puis au rendez-vous des décideurs du monde à Rome (G20) et à Glasgow (COP 26), le porte-parole de l’équipe de Warriors, Patrick Muyaya, a profité de la tribune lui offerte par les médias français (Rfi et France 24) pour interpeller, au nom du gouvernement, les uns et les autres à se concentrer sur les priorités du peuple qui sont l’amélioration de la situation socioéconomique et sécuritaire. De la composition de la Céni, de l’avenir de l'Union sacrée, de l’efficacité de l'état de siège dans le Nord-Kivu et l'Ituri et des discussions entre le gouvernement et le banc syndical de l’EPST, le ministre de la Communication et des Médias n’a escamoté aucune question. Dans l’ensemble, Patrick Muyaya démontre avec argument des avancées multisectorielles enregistrées que les perspectives de l’action gouvernementale vont vers la bonne direction.

L’amélioration du pouvoir d’achat, la paix sur toute l’étendue du pays, la stabilisation du cadre macroéconomique, l’amélioration des conditions de vie, l’accès facile et permanent à l’eau et à l’électricité, l’emploi décent, la construction et la réhabilitation des routes, etc., voilà les préoccupations immédiates de la population auxquelles le gouvernement de l’Union sacrée de la nation travaille pour apporter des réponses. L’heure n’est donc pas aux calculs politiciens pouvant plomber l’élan du travail remarquable déjà amorcé par les Warriors (gouvernement Sama Lukonde) sous l’impulsion du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Cette mise au point du ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, intervenant sur Rfi et France 24 à Paris, sonne un véritable recadrage après la polémique des positionnements politiques, née à la suite de l’entérinement puis de l’investiture de l’équipe de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).
Le message du gouvernement, à travers son porte-parole, est simple et clair : «Concentrons-nous sur les priorités de notre peuple… » C’est pour dire, de l’avis de Patrick Muyaya, que tout le monde a l’obligation, maintenant que les choses avancent, à s’approprier le processus électoral pour la tenue de ces élections voulues différentes des précédentes.

Des élections différentes des précédentes impliquent la chance que tout le monde doit donner au processus électoral en cours. « Que chacun joue son rôle, y compris l’église dans la construction de la confiance et de la transparence dans le processus électoral. Ne donnons pas trop de pouvoir à un individu, fût-il, président de la Céni », conseille Patrick Muyaya.
La mise en place de la Céni est donc une page qui est bien tournée et qui nécessite d’être perçue ainsi par tous les acteurs. Et contrairement à ce qui se raconte pour justifier des actions politiques à mener, Patrick Muyaya a apporté de l’éclairage aux médias internationaux.

La mission politique du gouvernement est liée aux délais

« Il n’y a pas eu de forcing dans la désignation des animateurs de la Céni. C’est un processus qui a pris trois, quatre mois avec plusieurs reports. Et aujourd’hui, le président de la République devait faire un choix. Parce que visiblement, les confessions religieuses n’ont pas été à mesure de s’entendre et de sortir un président… Comment le nom de Denis Kadima est arrivé à la fin des discussions des confessions religieuses ? C’est parce qu’il a commencé par répondre au profil. On arrive en finale, on sort des considérations subjectives… », a-t-il regretté tout en dénonçant des relents tribalistes.
Le facteur temps devrait, à tout prix, être pris en compte, soutient-il, car les catholiques, les protestants tout comme les autres confessions religieuses, ont une mission prophétique, mais celle du gouvernement est politique et, tenue notamment par le respect des délais pour l’organisation d’élections.
A propos de ces élections dans les délais, le gouvernement de la République entend mettre les moyens pour relever le défi. Patrick Muyaya l’a souligné en ces termes : « Le peuple congolais veut voter dans les délais. Et nous comme gouvernement, nous avons fait une provision de l’ordre de 100 millions de dollars pour l’exercice 2021 pour permettre de mettre en marche le processus… ».
S’agissant de l’Union sacrée de la nation, présentée comme au bord de l’explosion ou encore de la dérive dictatoriale imputée à Félix Tshisekedi, Muyaya rétorque qu’il n’y a rien de tel. Se refusant de personnaliser le débat autour des individus, le ministre de la Communication et des Médias a rappelé qu’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi fait bel et bien partie du gouvernement et de la majorité parlementaire.

Pas de raison de casser l’Union sacrée

« Je n’ai jamais entendu un seul jour, le président Katumbi se plaindre de l’action du gouvernement… S’il y a eu une divergence en interne au sujet du positionnement des uns et des autres dans le bureau de la Céni, ce n’est pas une raison pour considérer que tout doit être cassé. Que l’Union sacrée qui a été créée pour mettre fin à la situation de confusion qui avait, au moment du FCC et du CACH, n’a pas été créée sous des motivations d’une quelconque, forme de positionnement. Ni le président Katumbi, ni le président Bemba, nous tous qui sommes venus dans l’Union sacrée, n’avions pas un calcul quelconque en termes de positionnement. S’il y en a maintenant, nous nous disons, faisons d’abord le travail du peuple pour lequel nous avons créé l’Union sacrée, le moment des élections viendra… ».
Abordant la polémique sur les retombées de multiples voyages du chef de l’Etat à l’étranger, Patrick Muyaya s’est limité aux missions en Israël, à Rome (Italie) et à Glasgow (Ecosse) en présentant des chiffres qui mettent fin au débat. « Pour ne parler que du Glasgow, Félix Tshisekedi ramène 500 millions de dollars dans son pays pour la protection des forêts. Et il n’y a pas longtemps, le G20 a accordé des facilités pour des pays, notamment africains et la RDC a bénéficié d’1,5 milliard de DTS… Les gens veulent voir un peu plus le président dans le pays, ils le verront bientôt parce que le gouvernement vient de finaliser le programme de 145 territoires et Félix Tshisekedi passera beaucoup plus de temps à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur ».

Gratuité de l’enseignement : la volonté politique d’y arriver vaut plus que tout

S’agissant de l’épineuse question des enseignants des écoles conventionnées, le porte-parole du gouvernement estime qu’à chaque rentrée scolaire les mêmes problèmes se posent. Reconnaissant le sens du grand sacrifice des enseignants en RDC, depuis des années, Patrick Muyaya considère que s’il y a des grognes, cela veut dire que les enseignants savent qu’ils ont un gouvernement qui sera à leur écoute et qui travaillera à régler leurs problèmes. Des problèmes qui sont en cours de résolution parce que le gouvernement, rappelle-t-il, a consacré une augmentation de salaires. Et bien plus, un accord a été trouvé entre le banc syndical et le gouvernement au sujet de la revendication des enseignants.
« Tout le monde doit se mettre en évidence que pour l’avenir de nos enfants, nous sommes obligés de nous sacrifier à certains égards. Tout ceci arrive parce qu’il y a eu une décision salvatrice du président de la République de mettre en exécution un prescrit constitutionnel ayant consacré la gratuité de l’enseignement… La décision du président de la République a remis sur le banc de l’école 4 millions d’enfants, parmi lesquels 1,5 million de jeunes filles qui vont à l’école. Aujourd’hui, quelles que soient les difficultés que la mise en œuvre de la gratuité rencontre, la volonté politique d’y arriver vaut plus que tout », rassure le porte-parole du gouvernement.

Au sujet des critiques sur l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le ministre de la Communication et des Médias souligne que cette décision est la réponse appropriée à cette situation d’insécurité. C’est le début de la fin de toutes les tueries. « Tous ceux qui tendent à dire que c’est l’état de siège qui est à la base de l’insécurité font le lit de l’ennemi. Il ne faut pas considérer les difficultés opérationnelles que nous avons avec notre armée… Il faut qu’on regarde la nature de la crise et regarder la nature de ce que le pays offre. Nous nous attelons à recréer un nouvel esprit au sein de l’armée. Nous travaillons à régler le problème », a-t-il répliqué.


"RDC : « Il faut un tribunal pénal international pour tous les crimes dans l’Est » - 5 novembre 2021
= https://www.jeuneafrique.com/1261068/politique/rdc-il-faut-un-tribunal-penal-international-pour-tous-les-crimes-dans-lest/


Compatriotiquement! 


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 7/11/2021, 11:57 pm, édité 4 fois

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ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???  Empty Re: ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???

Message  ndonzwau 8/11/2021, 8:28 pm

Personnellement je ne crois pas qu'on soit à la veille d'une guerre civile, n'empêche qu'il existe un grand désordre dans les institutions et dans la population qui devient préoccupant. L'accueil délirant du Président à l'initiative de Mboso & Cie et aux frais du Trésor comme la persistance de l'insécurité dans l'Est en sont des indicateurs flagrants.


"Opinion: RDCongo: des prémices d’une guerre civile vers l’implosion - 8 novembre 2021
= https://afrique.lalibre.be/65369/opinion-rdcongo-des-premices-dune-guerre-civile-vers-limplosion/
Par Dominique Kabongo, politologue, York University.

La RDC semble impuissante à exorciser ses vieux démons. Soixante un après son indépendance, cette dite « république » demeure prisonnière d’un tourbillon cyclique d’une vélocité accrue, ayant comme facteur majeur une classe politique irresponsable et un leadership inexistant.


Cette classe politique est caractérisée par des individus sans idéaux, centrés sur l’enrichissement illicite et rapide au détriment de l’avenir de toute une nation. Epris du culte de la personnalité, ils prêtent inconditionnellement allégeance à leur maître du moment pourvu qu’ils survivent. Hier Joseph Kabila, aujourd’hui Felix Tshisekedi. Mais en RDC plus rien n’est étonnant.
Malgré des richesses naturelles estimées immenses, ce pays est constamment sous perfusion économique des institutions de Breton Woods et à la recherche d’investisseurs pour se développer. Or, à ce jour, aucun pays n’est passé d’une phase agraire à une phase moderne en comptant sur les investissements extérieurs. L’ossature économique de la RDC demeure extravertie, dépendante des facteurs exogènes; c’est le cœur du problème.

Après trois ans au pouvoir, l’échec de Felix Tshisekedi est palpable. Certes, les défis de la RDC ne peuvent se résoudre en un quinquennat; néanmoins une amélioration des indicateurs socio-économiques devraient se ressentir dans le quotidien du Congolais. Or la grogne sociale s’accentue; l’absence de l’Etat, le vide du pouvoir sont omniprésents. Les cas plus illustratifs sont les grèves observées dans les secteurs vitaux – les médecins, les enseignants – sans compter le fiasco dans l’exécution de l’état de siège à l’est du pays.
Le dernier gouvernement de Tshisekedi, dit « des guerriers », est tout simplement amorphe. Les dit « animateurs clés » sont bien évidemment concentrés sur la prochaine affaire qui fera d’eux de nouveaux riches, le sprint vers le statut de millionnaire étant permanent. Le dossier du RAM, géré par Kibassa fils, ministre des Postes, Telecoms et Nouvelles technologies et beau-frère de Felix Tshisekedi, en est une illustration parfaite: cette taxe prélevée sur les téléphones mobiles l’est officiellement pour éviter la contrebande, mais ce coût est déjà inclus dans les impôts; et personne ne sait où vont les recettes du RAM.

En face des pratiques népotistes du régime et faute d’un programme gouvernemental commun d’inclusivité collective, il y a une population meurtrie à qui on avait promis monts et merveilles et qui s’interroge sur les causes de sa souffrance. Il suffit d’écouter le commun des mortels dans les rues congolaises pour comprendre le climat explosif qui règne en RDC particulièrement à Kinshasa. On y observe un retrait communautaire: subitement, le thème tribal ressurgit.
La RDC refait face à ses vieux démons à cause de l’attitude irresponsable et inconsciente des acteurs politiques. Au Katanga, Munongo Kifwakiyo et Évariste Kibwe, en 1960, furent les principaux exécuteurs de l’épuration ethnique des Kasaiens, tandis que Nguza Karl-i- Bond et Kyungu wa Kumwanza furent ceux de 1992. Le contexte actuel est diffèrent cette fois, car l’ethnie visée – une fois de plus – est celle du Président en exercice. Qui donc en portera la responsabilité? Félix Tshisekedi lui-même et ses lieutenants, ou tout autre animateur politique vecteur de ce regain tribal? Dans tous les cas de figure, cette fois les responsabilités devront être établies et la justice internationale sera saisie. A ce jour, il n’y a eu ni justice, ni réparation, encore moins rétribution pour les crimes odieux de 1960 et 1992. L’histoire doit nous servir d’enseignement face au climat socio-politique explosif actuel.

En tenant compte des spécificités sociale de la RDC, le consensus dans l’approche de gestion publique demeure le meilleur choix. Le déséquilibre observé dans la gestion de l’Etat – du moins dans la prise de décision – suscite énormément de frustration.
L’élection de Denis Kadima à la tête de la Ceni (Commission electorale nationale indépendante)est ainsi perçue comme une enième entorse en termes de gestion politique unilatérale de la part de Felix Tshisekedi. Bien que Kadima remplisse les conditions techniques pour diriger la Ceni, son élection dans un climat non-consensuel, avec vices de procédure et allégations de proximité avec Felix Tshisekedi permettent de s’inquiéter : qu’arrivera-t-il au lendemain des élections de 2023?
Le gaz étant dans l’air, il y a lieu de craindre le pire dans ce contexte conflictuel, l’annonce du gagnant pourrait-elle être l’élément déclencheur d’une troisième épuration ethnique contre les Kasaiens, autrement dit d’une guerre civile? Désamorcer les tensions politiques s’avère plus qu’indispensable à ce stade et cette responsabilité incombe au président Félix Tshisekedi

Si tel n’était pas le cas, ce sont ceux-là même avec qui on se tient bras dessus bras dessous dans les salons feutrés aujourd’hui qui appuieront la très fameuse thèse selon laquelle la RDC est trop grande et, les Congolais ne pouvant se supporter les uns les autres, l’implosion du pays ne serait pas nécessairement une mauvaise chose.
Or, la RDC ne souffre pas d’un déficit de cohésion sociale mais plutôt d’une carence en leadership, doté d’une vision progressiste. Le salut du Congo viendra uniquement d’une conscience citoyenne collective des Congolais. Par conséquent n’attendons plus, agissons plutôt.


"RDC : journée chômée et payée pour « l’accueil triomphal » de Félix Tshisekedi - 5 novembre 2021
= https://www.jeuneafrique.com/1261879/politique/rdc-journee-chomee-et-payee-pour-laccueil-triomphal-de-felix-tshisekedi/
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Par Kash
Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.
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Kash

Rentré en RDC le 4 novembre, Félix Tshisekedi a été accueilli par un cortège d’officiels et de partisans tout spécialement mobilisés pour l’occasion. Une initiative qui fait polémique.
La consigne est tombée le 3 novembre en début d’après-midi via un communiqué du protocole de l’Assemblée nationale. Par ce document des plus officiels, les députés congolais étaient invités à se présenter le lendemain, dès 6h du matin, au Palais du peuple. Pas pour débattre du budget, mais pour se rendre à l’aéroport et ainsi offrir au chef de l’État un accueil triomphal, Félix Tshisekedi revenant à Kinshasa après une tournée l’ayant mené en Israël, puis à Rome pour le G20, et enfin à Glasgow pour la COP26.

Agacement

L’initiative n’a pas manqué de faire réagir, notamment sur la toile. Le mouvement citoyen Lucha est allé jusqu’à affirmer que si « le régime de Kabila était mauvais, celui de Tshisekedi est pire ». Député de la plateforme d’opposition Lamuka, Jean-Baptiste Kasekwa a pour sa part dénoncé « un recul vers la dictature de Mobutu ».
Dans le camp du chef de l’État, le discours est naturellement tout autre. Augustin Kabuya, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), s’est ainsi étonné de l’agacement suscité. « Les députés sont libres d’agir et de soutenir toutes les actions qu’ils estiment en phase avec leurs convictions politiques, a-t-il souligné. Je voudrais vous rappeler que l’hémicycle compte 500 élus et ils ne sont pas tous de notre coalition de l’Union sacrée. 

Si la démarche des soutiens du chef de l’État fait autant réagir, c’est aussi parce qu’elle intervient dans un contexte politique particulier. Critiqué, notamment par l’opposition, pour avoir donné un caractère officiel à ce retour retransmis en direct à la RTNC, le président congolais connaît des semaines agitées depuis qu’il a entériné la composition de la nouvelle commission électorale.
Confronté à la constitution de nouvelles alliances de circonstance, menacé par le départ de certains membres de l’Union sacrée, Félix Tshisekedi a-t-il voulu envoyer un message ? Si c’est le cas, pas sûr qu’il soit passé.


"RDC : « Il faut un tribunal pénal international pour tous les crimes dans l’Est » - 5 novembre 2021
= https://www.jeuneafrique.com/1261068/politique/rdc-il-faut-un-tribunal-penal-international-pour-tous-les-crimes-dans-lest/
Par Wutibaal Kumaba Mbuta
Avocat au Barreau de Paris, docteur en droit international, consultant sur les questions juridiques, politiques et de sécurité internationale


ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???  Jad20211104-tribune-rdcongo-tpi-592x296-1636035371
Une maison criblée de balles à Nzenga, qui a été attaqué à plusieurs reprises par les ADF, dans le nord-est de la RDC, le 24 mai 2021. :copyright: ALEXIS HUGUET/AFP

Si l’on veut espérer voir se profiler la fin des crimes et atrocités dans la partie orientale du pays, il faut que tous les responsables puissent répondre de leurs actes devant une juridiction internationale.[/size]
Depuis 1998, la RDC lutte pour restaurer la paix dans l’est de son territoire et y mettre fin à l’insécurité. Cette insécurité, endémique et chronique depuis plus de trois décennies, a atteint un point culminant avec le déclenchement de la guerre de « libération » (de 1996 à 1997), qui a abouti au renversement du maréchal Mobutu par Laurent-Désiré Kabila. Entre 1998 et 2013, plusieurs conflits armés ont opposé la RDC à ses anciens alliés, le Rwanda et l’Ouganda, qui agissaient via de très nombreux groupes armés.

À LIREPaul Kagame : « Tshisekedi, Kabila, Macron, Touadéra, ma famille et moi »
La mission de paix déployée par l’ONU s’éternise et essuie de très nombreuses critiques, tant l’ampleur des crimes commis est insoutenable. Pourtant, en dépit des horreurs ayant cours dans l’est de la RDC, rien n’a été fait au niveau international : les criminels ne sont pas inquiétés et l’insécurité persiste. Ces dernières années, les groupes armés ougandais à mouvance islamiste des Forces démocratiques alliées ( (ADF) concentrent leurs attaques contre la population congolaise. Ils commettent des massacres comme Boko Haram au Nigeria. En 2017, les ADF ont même fait allégeance à l’organisation État islamique.

Léthargie internationale
Ce conflit sans fin est probablement le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale. S’il est difficile d’estimer avec précision le nombre de morts dont il est responsable, plusieurs millions ont été évoqués dans certaines publications, tandis qu’un nombre tout aussi incalculable de personnes ont subi des violences et des exactions innommables. Malgré son mandat fondé sur le chapitre VII de la charte des Nations unies relative à la protection les civils, la mission de paix internationale n’est jamais parvenue à assurer la sécurité des populations. Certains massacres ont même eu lieu près de ses bases. L’épicentre du conflit reste situé dans les très riches provinces du nord-est du pays, le Nord-Kivu et l’Ituri, frontalières de l’Ouganda et du Rwanda, qui ont accueilli l’essentiel des réfugiés rwandais en 1994.
L’AMPLEUR ET L’HORREUR DES CRIMES COMMIS EN RDC RENDENT INCOMPRÉHENSIBLE LE SILENCE COMPLICE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE
Le gouvernement congolais tente, autant que faire se peut, de restaurer la paix dans cette partie de son territoire. Le nombre et la capacité des groupes armés ont été réduits. Aujourd’hui, ils ne sont plus en mesure de faire face frontalement à l’armée congolaise. Mais leur stratégie a changé : ils mènent aujourd’hui des actions terroristes. Lors d’attaques surprises, ils incendient les villages, tuent, pillent, volent, violent et s’enfuient dans les forêts denses et les montagnes de l’Est.
L’ampleur et l’horreur des crimes commis en RDC rendent incompréhensible le silence complice de la communauté internationale. Comme l’a rappelé Félix Tshisekedi à la tribune des Nations unies au premier jour de la 76e session de l’Assemblée générale, « lorsque des États africains sont déstabilisés ou menacés de déstabilisation, notamment par le terrorisme, l’ONU a le devoir de les soutenir activement dans leur combat héroïque pour le bien-être de l’humanité toute entière, au-delà des déclarations de compassion et d’intention, peu suivies d’effets sur terrain ».
La Monusco dispose pourtant d’un budget annuel de plus d’un milliard de dollars. En octobre 2010, le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés a publié le Rapport mapping sur les violations les plus graves des droits humains et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la RDC. Cette publication avait suscité l’espoir que les crimes commis dans l’Est par les groupes rebelles et les États voisins allaient connaître une suite judiciaire au niveau international…
SELON LE RAPPORT MAPPING, DE NOMBREUSES MULTINATIONALES ONT CONTRIBUÉ, DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT, AU FINANCEMENT DE L’HORREUR EN RDC
Pourtant, peu de médias ont accordé de l’intérêt à ce rapport. Ou encore aux appels du Dr Denis Mukwege, gynécologue congolais et Prix Nobel de la paix en 2018, qui soigne depuis vingt ans les personnes victimes de violences sexuelles. De très nombreux contrats léonins ont été signés entre les groupes rebelles et certaines entreprises. Ainsi, le Rapport mapping montre comment de nombreuses multinationales ont contribué, directement ou indirectement, au financement de la guerre et de l’horreur en RDC. Il y a donc des enjeux importants qui motivent ce silence complice et cette léthargie internationale. La profitabilité économique peut-être.
Cela peut expliquer le fait que la communauté internationale n’a pas voulu, jusqu’ici, créer un tribunal pénal international pour juger ces crimes. De façon assez biaisée, on s’emploie plutôt à présenter la RDC comme responsable des problèmes de la sous-région, alors même qu’elle n’est qu’une victime de son hospitalité.

Difficultés structurelles et opérationnelles

Pour tenter d’en finir avec ce conflit, Félix Tshisekedi a instauré l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu en s’appuyant sur l’article 85 de la Constitution congolaise, qui mentionne « des circonstances graves [qui] menacent, d’une manière immédiate, l’indépendance ou l’intégrité du territoire national, ou provoquent l’interruption du fonctionnement régulier des institutions ». Mais l’armée congolaise reste confrontée à des difficultés structurelles et opérationnelles. Elle a longtemps été minée par la corruption et l’indiscipline, qui sont les conséquences d’une politique de brassage et de mixage de ses différents éléments.
IL EST INCONCEVABLE QUE LA RDC CONTINUE D’ÊTRE SOUMISE À UN EMBARGO SUR LES ARMES ALORS MÊME QU’ELLE FAIT FACE À L’INSÉCURITÉ
Cette politique a consisté à dissoudre les Forces armées congolaises et à former un nouvel agrégat, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à partir des factions qui se sont distinguées par des pillages, des viols et des harcèlements de toutes sortes à l’encontre de la population civile. Enfin, il est incompréhensible que la RDC continue sans raison d’être soumise à un embargo sur les armes, alors même qu’elle fait face à l’insécurité sur son territoire.
Ainsi, pour permettre au gouvernement de Félix Tshisekedi de restaurer la paix et de mettre un terme aux crimes graves qui sont encore commis dans l’Est, il est nécessaire de renforcer les capacités militaires congolaises de plusieurs manières. D’abord en levant l’embargo sur les armes destinées aux FARDC en proscrivant définitivement la politique de brassage, de mixage et de réintégration en leur sein de militaires indisciplinés. Ensuite en acquérant le matériel militaire aérien et naval nécessaire pour contrôler les frontières terrestres et maritimes du pays et en exerçant un contrôle renforcé sur les zones d’exploitation minière et sur l’exportation de matières premières. Et, enfin, en mettant en place un tribunal pénal international mixte compétent pour juger tous les crimes commis en RDC.

Violences en RDC : la justice transitionnelle doit être décolonisée


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Dernière édition par ndonzwau le 11/11/2021, 4:02 pm, édité 1 fois

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ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???  Empty Re: ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???

Message  ndonzwau 11/11/2021, 3:51 pm

Curieusement il y'a des Congolais qui approuvent et applaudissent le retour glorieux du voyage arguant sa popularité ou son adhésion par la population alors que nous avons tous vu comment celui-ci a été monté et financé via Mboso, le président de l'Assemblée. Combien a coûté au Trésor cet accueil et combien coûtent les multiples voyages de notre PR ? Rappelons à l'occasion que jusque-là le président voyage avec un avion de location, ce qui coûte une fortune au Trésor et on apprend aujourd'hui le retour de l'avion présidentiel retenu depuis près de 6 ans en Espagne pour insolvabilité.

Plus généralement, il semble bien y'avoir quelque chose qui cloche dans ses évènements eu égard à l'Etat de droit et à la bonne gouvernance ; c'est une excuse bancale que de justifier que le président n'aurait pas été à l'initiative du flamboyant accueil et même qu'il n'en aurait pas voulu, à sa place il se doit d'assumer ce qu'il se fait autour de lui.



"RDC : ce que le président Félix Tshisekedi pense de son accueil triomphal - 08/11/2021
= https://globalinfos.net/a-la-une/rdc-ce-que-le-president-felix-tshisekedi-pense-de-son-accueil-triomphal/
Le grand retour en fanfare du chef de l’État après 10 jours d’une mission diplomatique à l’extérieur est différemment perçu par les opérateurs politiques congolais, surtout au regard de la situation de Bukavu et les questions socio-économiques. Vanté par ses lieutenants, Félix Tshisekedi serait d’un autre avis à en croire Augustin Kabuya secrétaire général a.i de l’UDPS.

le Chef de l’État n’était pas d’accord avec notre démarche de l’accueillir” a déclaré ( Augustin kabuya.
Après un long voyage à l’extérieur du pays, le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi avait regagné Kinshasa, la capitale congolaise, jeudi dernier.
Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social UDPS, affirme que “le Chef de l’État n’était pas d’accord avec notre démarche de l’accueillir triomphalement jeudi dernier lors de son retour au pays après avoir été en Israël, au G20 et à la COP26. Mais comme tout démocrate, il nous a écouté. Nous avons avancé des arguments convaincants qui l’ont poussé à donner son quitus à la dernière minute”, révèle, sur TOP CONGO FM, Augustin Kabuya.
D’après lui, la polémique sur l’utilisation des moyens financiers de l’État congolais ne constitue qu’une diversion, une démarche pour nuire au chef de l’État.
Comment une personne qui n’était pas d’accord avec une démarche, puisse encore ordonner qu’on débourse les moyens de l’État pour son accueil ? C’est très malhonnête de faire de telles allégations. C’est de la mauvaise foi. Vous pouvez demander aux services de la présidence. C’est la veille, autour de 19 heures que le Chef de l’État avait autorisé d’être accueilli et a demandé à ses services d’être à l’aéroport et de préparer tout son parcours. Pour aller à l’aéroport faut-il payer un billet de 2 mille dollars ?. Même un piéton peut aller à l’aéroport. Et tous les moto-taximen (Wewa) qui ont été mobilisés, ont-ils été payés ?“, s’interroge-t-il.

A l’en croire, le président Félix Tshisekedi reste l’homme le plus populaire de la RDC, en dépit des messages véhiculés par ses détracteurs.
le Chef de l’État est l’homme le plus populaire du pays. Les mêmes personnes voulaient faire croire à l’opinion que le Chef n’est plus aimé par la population à cause des dossiers RAM et CENI. Mais quand ils ont vu cette marée humaine, leur jalousie est allée jusqu’à l’extrême“, conclut Augustin Kabuya.
A cet effet, un accueil chaleureux lui était réservé. Députés nationaux, membres du gouvernement Sama Lukonde et militants des partis politiques de l’ Union sacrée étaient tous mobilisés. Des langues se délient pour dénoncer la ” dilapidation“, de l’argent du contribuable congolais qui aurait servi à la mobilisation.


"Décaissement des fonds pour l’accueil du président Félix Tshisekedi : ce que pensent les combattants (Reportage)  - 11/10/2021
= https://larupturenews.cd/2021/11/10/decaissement-des-fonds-pour-laccueil-du-president-felix-tshisekedi-ce-que-pensent-les-combattants-reportage/
Depuis son retour triomphal à Kinshasa le 5 novembre dernier, plusieurs langues se sont levées pour dénoncer l’utilisation des fonds publics et consorts et planifier cet accueil et rendre populaire l’actuel Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

La rédaction de larupturenews.cd s’est rendu aux ultras de ce parti présidentiel, qui pour eux, l’UDPS est l’un des partis le mieux structuré et mieux représenté sur l’ensemble du territoire national.
Pour Célestin NDJOND, l’un des combattants, certains politiciens en mal de positionnement estiment que le parti a décaissé les fonds pour l’organisation de l’accueil du chef de l’État.
« Ils oublient que l’UDPS, parti présidentiel a des mandataires dans l’administration publique, des gouverneurs, des combattants même qui travaillent dans des ministères, mais qui cotisent chaque fin du mois pour le compte du parti « , déclare-t-il sous un ton aigu !
 
Pour lui, certains politiciens multiplient des stratégies pour faire haïr le président de la République au peuple congolais tout en oubliant qu’ils le rendent populaire.
Avis soutenu par certains combattants qui affirment ces propos de Célestin NDJOND tout en soulignant qu’ils réitèrent leur engagement en tant que peuple congolais et combattants de l’UDPS de soutenir sans faille les actions du président contre les attaques,les insultes et critiques non constructives.


"Le retour du chef de l’État congolais Félix Tshisekedi suscite encore et toujours des réactions. Plusieurs voix accusent le pouvoir en place d’avoir utiliser l’argent du trésor public pour accueillir Félix Tshisekedi de son voyage -  8 novembre 2021"
= https://pushmag.net/le-retour-du-chef-de-letat-congolais-felix-tshisekedi-suscite-encore-et-toujours-des-reactions-plusieurs-voix-accusent-le-pouvoir-en-place-davoir-utiliser-largent-du-tresor-public-pour-accueill/
1. Dans une mis au point le secrétaire général de l’union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) Augustin rejette en bloc ces allégations et condamne ce qu’il qualifie de mauvaise foi de la part de certains opposants et acteurs de la société civile.

« Comment expliquer quelqu’un qui n’était pas d’accord avec une démarche pouvait encore ordonner qu’on puisse sortir les moyens de l’État pour son accueil ? », s’est il interrogé avant d’expliquer : « C’est très malhonnête et la mauvaise foi. C’est vers 19 heures à la veille que le chef avait ordonné le service d’être à l’aéroport de préparer l’accueil… qui ne sait pas que le chef de l’État est le plus populaire du pays ? Les mêmes personnes ont voulu faire croire à l’opinion tant nationale qu’internationale que Félix Tshisekedi n’est pas aimé par la population à cause du dossier CENI et RAM ».
« En face de nous, nous n’avons pas des opposants, mais plutôt des frustrés qui expriment des ambitions démesurées et font preuve d’une haine viscérale contre le Chef de l’État», a déclaré le Secrétaire Général, Augustin KABUYA.

= https://www.politico.cd/encontinu/2021/11/03/apres-mboso-jm-kabund-appelle-les-kinois-a-reserver-un-accueil-chaleureux-a-tshisekedi-ce-jeudi.html/96595/
=https://www.mediacongo.net/article-actualite-95808_retour_de_tshisekedi_a_kinshasa_une_communion_reussie_entre_un_leader_et_sa_population_thierry_monsenepwo_ccu.html


"RDC :Félix Tshisekedi a effectué tous ses  voyages à l'extérieur en avion de location - 20 JUIL 2019
= https://deskeco.com/rdc-felix-tshisekedi-a-effectue-tous-ses-voyages-a-lexterieur-en-avion-de-location/
Le chef de l'Etat a effectué tous ces voyages en avion de location. Très souvent, Félix Tshisekedi a été à bord de 'Vista Jet' pour ses voyages à l'étranger.  Vista Jet fit être la plus grande compagnie de location des jets privés VIP au monde. Basé à Malte, Vista Jet a été fondé en 2004 par Thomas FLOHR son propriétaire. Vista Jet dispose d'une flotte riche de plus de 75 bombardiers de type 5000 et 6000.

Le président de la République a été en Angola trois fois, au Kenya deux fois, au Congo Brazzaville, à Addis-Abeba, à Windhoek en Namibie, au Rwanda, au Burundi, en Ouganda, en Tanzanie, en Zambie, en Afrique du Sud, à Libreville au Gabon, à Niamey au Niger, à Malabo en Guinée Équatoriale.
En dehors du continent, le chef de l'Etat a été à Washington aux États-Unis d'Amérique.
Pour les prochains voyages, le président de la République est attendu à Yokohama au Japon pour la TICAD 7 prévue du 26 au 28 août 2019.
Félix Tshisekedi a reçu aussi une invitation du président français, Emmanuel Macron, pour participer au Forum de Paris sur la Paix prévu en novembre 2019.

Tout aussi, le chef de l'Etat congolais prépare-t-il un voyage officiel au Royaume de Belgique avant la fin de cette année, selon une source digne de foi.
Pour son premier voyage à l'intérieur du pays, Félix Tshisekedi avait pris un régulier de Congo Airways, la compagnie nationale, pour se rendre à Lubumbashi et à Goma. C'est l'unique fois que le chef de l'Etat a pris un régulier pour ses déplacements.
DESKECO.COM est en train de mèner une enquête pour savoir pourquoi la présidence de la République se retrouve aujourd'hui sans avion en état de prendre en charge les déplacements du premier citoyen Congolais.


"RDC: l’aéronef bloqué en Espagne depuis 2016 est rentré au pays - 10 novembre 2021
= https://coulisses.net/rdc-laeronef-bloque-en-espagne-depuis-2016-est-rentre-au-pays/
Cela fait près de 6 ans que l’avion présidentiel de la République démocratique du Congo, Goulfstream IV, était retenu en Espagne pour insolvabilité. Le retour de l’engin au pays a été annoncé par la cellule de communication de la République. Il a atterri à l’aéroport de Ndjili.
En vue d’une récupération de l’aéronef, le président de la République avait instruit son directeur de Cabinet Guylain Nyembo Mbwizia pour que soit mis en place un groupe de travail, incluant le service de la logistique présidentielle, pour suivre de près ce dossier et ramener au pays ce patrimoine de l’Etat.


La cellule de communication renseigne que l’affaire remonte à 2016 quand le gouvernement de la République de l’époque envoie, pour entretien en Espagne, cet aéronef de la présidence cloué au sol par l’Autorité de l’Aviation Civile pour non-respect des normes techniques d’entretien telles que voulues par le fabricant et l’OACI.
Selon cette source, rien n’a été fait dans le sens d’honorer les factures d’entretien. Ainsi, les factures se sont accumulées jetant un discrédit sur l’Etat congolais.
« Toutes les factures de réparation ont été honorées en bonne et due forme et les pénalités accumulées pendant plus de 5 ans épongées», indique la cellule de communication de la Présidence qui ajoute que GESTAIR, le centre de maintenance de renommée internationale a remis à neuf le GIV en remotorisant l’aéronef de deux nouveaux moteurs Rolls-Royce.
« L’intérieur du GIV présidentiel a été complètement rénové et l’avion a été réadmis parmi les 3.000 prototypes en état de navigation au monde et dont aucun n’a jamais connu un crash« , révèle la cellule de communication de la Présidence.

"RDC: l’avion présidentiel regagne Kinshasa après 5 ans d’immobilisation en Espagne pour non paiement de factures d’entretien
10 novembre, 2021

= https://cas-info.ca/2021/11/rdc-lavion-presidentiel-regagne-kinshasa-apres-5-ans-dimmobilisation-en-espagne-pour-non-paiement-de-factures-dentretien/
"RDC: Félix Tshisekedi ramène au pays, l’avion présidentiel bloqué en Espagne pour insolvabilité -  Novembre 10, 2021
= https://latribuneplus.net/2021/11/10/rdc-felix-tshisekedi-ramene-au-pays-lavion-presidentiel-bloque-en-espagne-pour-insolvabilite/

"RDC : Où se trouve l’avion présidentiel « le Boeing 707-138B (MSN 64| 9Q-CLK) » utilisé par Joseph Kabila? -  16 août 2019
= https://actualite.cd/2019/08/16/rdc-ou-se-trouve-lavion-presidentiel-le-boeing-707-138b-msn-64-9q-clk-utilise-par-joseph
Depuis son accession au pouvoir, le Président de la République Félix Tshisekedi, ne dispose pas d’un avion présidentiel. Il affrète un jet privé pour effectuer ses voyages officiels, à l’étranger. Au début, il a utilisé le même avion que son rival du Front Commun pour le Congo (FCC), Emmanuel Shadary, lors de l’un de ses déplacements de campagne électorale à Mbuji-Mayi, un Dassault Falcon 900EX immatriculation F-HREG, nous confie une source proche de l’aviation civile.

Quelques temps après, il s’est rabattu à la société Vista Jet pour effectuer ses déplacements. Environs 50.000 USD sont dépensés par trajet, nous confie une source du Ministère des Finances. Plusieurs organisations de la société civile se sont récemment interrogées sur l’état actuel de l’aéronef présidentiel.
Avec 17 voyages à son compteur, la Présidence de la République, Félix Tshisekedi a fait exploser son budget de fonctionnement en six mois. Sur des prévisions linéaires de 16,472 millions USD, la Présidence de la République a dépensé 60,748 millions USD soit 368,79% et 184,38% comparativement à l’enveloppe alloué au fonctionnement annuel de l’exercice 2019.

De l’acquisition du B707-138B

ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???  Avion%207072

C’est en 1998 que le Gouvernement congolais avait acquis un avion présidentiel, le Boeing 707-138B (MSN 64 | 9Q-CLK).  Cet aéronef congolais a été acheté sous l’initiative de Laurent Kabila, le père de l’ex-président Joseph Kabila, quelques mois après son accession au pouvoir et l’a utilisé jusqu’à son assassinat en janvier 2001, indique une source proche du feu Président congolais, contacté par Deskeco.
Après sa mort, le Boeing présidentiel 707-138B (MSN 64 | 9Q-CLK) est utilisé par Joseph Kabila pour les vols internationaux. 
Cliquer ici pour lire la suite


"Le retour de Félix Tshisekedi :« le Chef de l’État est l’homme le plus populaire du pays » (Kabuya) - 09.11.2021
= https://www.journaldekinshasa.com/le-retour-de-felix-tshisekedi-le-chef-de-letat-est-lhomme-le-plus-populaire-du-pays-kabuya/
Le   Secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social Augustin Kabuya, relève que « le Chef de l’État est l’homme le plus populaire du pays. Les mêmes personnes voulaient faire croire à l’opinion que le Chef n’est plus aimé par la population à cause des dossiers RAM et CENI. Mais quand ils ont vu cette marée humaine, leur jalousie est allée jusqu’à l’extrême ».
 
S’agissant de son retour triomphal, « le Chef de l’État n’était pas d’accord avec notre démarche (de l’accueillir triomphalement jeudi dernier lors de retour au pays après avoir été en Israël, au G20 et à la COP26) a avoué Augustin Kabuya.
Et d’ajouter, comme tout démocrate, il nous a écoutés. Nous avons avancé des arguments convaincants qui l’ont poussé à donner son quitus à la dernière minute », a indiqué  le secrétaire général de l’UDPS.
« Comment une personne qui n’était pas d’accord avec une démarche, puisse encore ordonner qu’on débourse les moyens de l’État pour son accueil ? », s’interroge-t-il, après la polémique autour des moyens financiers sortis du Trésor public pour mobiliser la population et les institutions. Certains parlent même de 3 mille dollars par député national.
« C’est très malhonnête de faire de telles allégations. C’est de la mauvaise foi. Vous pouvez demander aux services de la présidence. C’est la veille, autour de 19 heures que le Chef de l’État avait autorisé d’être accueilli et a demandé à ses services d’être à l’aéroport et préparer tout son parcours ». précise le SG de l’UDPS.
Augustin Kabuya  a rejeté toutes ces allégations, et s’interroge : « pour aller à l’aéroport faut-il payer un billet de 2 mille dollars ? Et tous les moto-taximen (Wewa) qui ont été mobilisés, ont-ils été payé ? »


"« L’accueil réservé à Tshisekedi fils rappelle les pratiques ignominieuses et anachroniques du MPR parti-Etat jadis combattues par Tshisekedi père » (Lisanga) - 09-11-2021
= https://www.africa-press.net/congo-kinshasa/politique/laccueil-reserve-a-tshisekedi-fils-rappelle-les-pratiques-ignominieuses-et-anachroniques-du-mpr-parti-etat-jadis-combattues-par-tshisekedi-pere-lisanga

"Accueil délirant de Félix Tshisekedi /Kinshasa: Laurent Batumona félicite les bases - 9 NOVEMBRE 2021
= https://laprosperiteonline.net/2021/11/09/a-la-une/accueil-delirant-de-felix-tshisekedi-kinshasa-laurent-batumona-felicite-les-bases/

"RDC : Le côté humain de Félix Tshisekedi séduit les congolais - Novembre 9, 2021
= https://latribuneplus.net/2021/11/09/rdc-le-cote-humain-de-felix-tshisekedi-seduit-les-congolais/

"Retour de Félix Tshisekedi à Kinshasa : « c’est un accueil digne du père de la nation » (Présidence) - 4 novembre, 2021
= https://cas-info.ca/2021/11/retour-de-felix-tshisekedi-a-kinshasa-cest-un-accueil-digne-du-pere-de-la-nation-presidence/



"Caricature-COP26 : voyager, voyager, voyager encore,... le pays a besoin de l’argent !"
= https://actualite.cd/index.php/2021/11/01/caricature-cop26-voyager-voyager-voyager-encore-le-pays-besoin-de-largent


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"CENI : après décollage, l’avion va-t-il atterrir en douceur ?"
= https://actualite.cd/index.php/2021/10/30/ceni-apres-decollage-lavion-va-t-il-atterrir-en-douceur

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Compatriotiquement! 


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???  Empty Re: ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???

Message  ndonzwau 15/11/2021, 12:50 am

"Bientôt une usine de raffinerie d’or à Bukavu" ! Grands dieux notre Mulopwe Tshisekedi serait-il aussi devenu champion d'un équilibrisme douteux ? Dites-moi en effet, quelle belle surprise, quelle bonne nouvelle qu'il se réveille enfin de sa cuite d'ivrogne (de champagne !), il redecouvre ses judicieuses promesses de jadis  !  C'est au Congo son pays qu'il doit construire une usine de raffinerie et pas se laisser conter comme un premier venu avec cette affreuse histoire du raffinage de l'or de son pays chez le faux frère Kagame. Osons déjà maintenant espérer que va commencer pour lui le chemin de son désenvoûtement, son autre frère de l'autre Congo l'y aidera sans doute...

Hélas on déchante de suite lorsqu'on apprend qu'il se laisse insulter par son frère ennemi qui lui offre de construire sur son sol un "village moderne" sur les ruines de Nyiragongo. Quelle honte, quelle bassesse de soumission ! Ainsi donc le Chef d'Etat d'un vaste et riche Congo se laisserait racoler pour 30 millions USD - c'est la somme nécessaire, semble-t-il,  pour construire cet infâme village semblable au zoo des (figurants) nègres de l'Expo de Bruxelles de 1958 à qui l'on jetait des bananes ou alors aux villages Potemkine de façade pour visiteurs de la Russie tsariste ? Arrêtons cette descente dans les abîmes d'indignité, nous savons tous que nous méritons beaucoup beaucoup mieux. Avec moins de légèreté, moins de cupidité, moins d'irresponsabilité ! Continuons fût-ce la pression sur nos dirigeants pour qu'ils se mettent bien debout... Pleure oh pays bien aimé...

En attendant l'impayable Kabund qui n'a pas peur ou ne comprend pas tout de l'état du pays part en guerre contre ses propres moulins à vent pas éloignés du fanatisme et malheureusement il n'en défend pas davantage son champion Tshisekedi. Il voit facilement des ennemis en face de lui mais ne convainc pas assez sur ses raisons.



"Sud-Kivu: bientôt une usine de raffinerie d’or à Bukavu - 12 novembre 2021
= http://www.congoindependant.com/sud-kivu-bientot-une-usine-de-raffinerie-dor-a-bukavu/
Le ministre provincial des Mines et hydrocarbures, Apollinaire Bulindi a annoncé, mercredi 11 novembre, que la ville de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, sera dotée d’une usine de raffinerie d’or dans deux mois.
Après avoir visité cette unité de production en montage sur le Boulevard Patrice Emery Lumumba, en diagonal de l’Hôtel Résidence, le ministre Bulindi parle d’une usine moderne dotée de sa propre source d’énergie.
Selon lui, avec la mise en place de cette usine, le gouvernement provincial sera une fois de plus en position de force pour lutter contre la fraude, car désormais le prétexte d’aller ailleurs pour le raffinage ne sera plus à l’ordre du jour.
Le ministre s’est plaint de voir qu’à ce jour la province n’arrive plus à produire de l’or comme dans le temps à cause de la fraude. Il a invité les comptoirs d’achat d’or à doubler leurs efforts pour produire de bons résultats.
ACP/


"RDC : Pour Noel Tshiani, le village moderne de $30 millions qu’offre Paul Kagame à Félix Tshisekedi est une « insulte » - 14 novembre 2021
= https://24sur24.cd/rdc-pour-noel-tshiani-le-village-moderne-de-30-millions-quoffre-paul-kagame-a-felix-tshisekedi-est-une-insulte/
Noël Tshiani Muadiamvita est contre le don de Paul Kagame en faveur des populations sinistrées à la suite de l’éruption du volcan de Nyiragongo à Goma au mois de mai 2021. Alors que P. Kagame promet de construire un village moderne à hauteur de 30 millions de dollars dans les alentours de Goma, N. Tshiani qualifie cela d’une « insulte » à la nation.

Pour lui, le Rwanda veut installer les Rwandais sur le territoire congolais avec la complicité de nos autorités.
« Nous, Congolais, n’acceptons pas une telle menace à notre souveraineté nationale. Ce n’est quand même pas impossible à la RDC à de trouver $30 millions pour financer la construction de ce village. S’il n’y a pas d’arrière-pensée, la RDC peut financer la construction de ce village sur fonds propres. On n’a pas besoin du Rwanda pour trouver $30 millions », a réagi Noël Tshiani Muadiamvita, candidat président de la République lors des élections de 2018.
Il faut éviter de créer d’autres Minembwes, ajoute-t-il.
« Si nous voulons un pays souverain, nous devons nous faire respecter et éviter d’humilier davantage notre population abusée par le Rwanda depuis plusieurs décennies. Nous avons des problèmes avec Minembwe, évitons de créer d’autres Minembwes partout en RDC ».



"RDC, universités : Jean-Marc Kabund vaut mieux qu’un fraudeur - 14 octobre 2021
= https://habarirdc.net/universites-jean-marc-kabund-vaut-mieux-fraudeur-rdc/
Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund, est sans doute dans l’actualité depuis deux ou trois semaines en RDC. Beaucoup l’y martyrisent, notamment au sujet d’une évocation d’une citation latine attribuée maladroitement à un Auguste César plutôt qu’à Jules César, le Latin. Kabund étudie, et en RDC : il honore son pays.
Mais, moi, c’est un personnage courageux que je vois. Je m’explique.
Assis dans une salle de classe, devant un jury constitué pour évaluer son travail de fin de cycle de graduat, Jean-Marc Kabund a défendu son travail académique. Fièrement, on le voit sur des photos, afficher son travail. C’est un acte triplement assumé.

Etre sincère et honnête pour aller loin

D’abord, Kabund atteste par ce fait qu’il étudie. Cela tend à confirmer la rumeur selon laquelle jusqu’à son ascension rapide au sein du parti présidentiel, UDPS, il n’avait pas de diplôme universitaire. Et il est passé du secrétaire général du parti au vice président de l’Assemblée nationale.
Ensuite, Kabund n’est pas complexé. Il reconnaît ses limites et va vite apprendre. On sait que beaucoup dans sa situation se sont plu à acheter des diplômes, à coup de billets de banque ou de pressions politiques. Membre du parti présidentiel, ça donne quand même pas mal d’entrées dans plusieurs bureaux, en RDC.
Enfin, cet homme politique a choisi, malgré les moyens dont il peut disposer, d’étudier dans une université de son pays. Plusieurs dans sa situation, ont choisi des universités occidentales.
De cette manière, ils ont pu se pavaner d’avoir fait de bonnes ou sérieuses études. Mais du même coup, ils ont fait la publicité des universités étrangères et ont décommandé ainsi auprès des jeunes et d’autres compatriotes, l’inscription dans les universités nationales.

Le patriotisme en actes

Il n’y a pas meilleure façon d’enseigner à aimer ou à consommer le fameux « Made in RDC ». Beaucoup le professent du bout de leurs lèvres, mais peu seulement y parviennent par des actes. Avoir vu, par exemple Joseph Kabila étudier dans une université sud-africaine après 18 ans au pouvoir, cela m’a fendu le cœur. Imaginez qu’il ait choisi une université de la RDC et qu’il se soit présenté devant un jury de professeurs de son pays !
Malheureusement, il lui a manqué le courage. Et c’est très dommage. Car si même les dirigeants de ce pays ne peuvent aller eux-mêmes dans nos écoles et nos universités congolaises, ou y envoyer leurs enfants, qui d’autres devrait y aller ?
Pour toutes ces raisons, je félicite Jean-Marc Kabund. C’est un patriote.


"RDC : Kabund appelle ses collègues députés à doubler le budget de la défense pour « voir leur volonté à vouloir finir la guerre à l'Est » - 14 novembre 2021
= https://actualite.cd/2021/11/14/rdc-kabund-appelle-ses-collegues-deputes-doubler-le-budget-de-la-defense-pour-voir-leur

"Exclusivité : Jean-Marc Kabund envoie un message à tous les infiltrés qui veulent détruire l’UDPS - 13 novembre 2021
= https://www.diaspordc.com/exclusivite-jean-marc-kabund-envoie-un-message-a-tous-les-infiltres-qui-veulent-detruire-ludps/

"[Kabund insiste: l'état de siège sera là jusqu'à ce que la situation sécuritaire se stabilise - 13 novembre 2021
= https://actualite.cd/2021/11/13/kabund-insiste-letat-de-siege-sera-la-jusqua-ce-que-la-situation-securitaire-se

"Kabund devant les combattants : « Nous allons faire de tout notre mieux pour que les sociétés viennent afin que vous soyez engagés » - 13.11.2021,
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-96183_kabund_devant_les_combattants_nous_allons_faire_de_tout_notre_mieux_pour_que_les_societes_viennent_afin_que_vous_soyez_engages.html

"Jean-Marc Kabund à propos de la chanson "Nini tosali té": "qu’ils chantent tout ce qu’ils veulent,mais nous nous continuons à travailler" - 12.11.2021
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-96177_jean_marc_kabund_a_propos_de_la_chanson_nini_tosali_te_qu_ils_chantent_tout_ce_qu_ils_veulent_mais_nous_nous_continuons_a_travailler.html

"Kabund aux chansons « MPR, Bob Elvis...» : « Est-ce-que dans le passé ils chantaient de telles chansons ? ». - 13 Nov 2021
= http://critikinfo.net/actualites/615-kabund-aux-chansons-chansons-mpr-bob-elvis-est-ce-que-dans-le-passe-ils-chantaient-de-telles-chansons-

"Accueil de Tshisekedi : Fatshi serait en désaccord avec Kabuya et Kabund - 8 novembre 2021
= https://24h.cd/2021/11/08/accueil-de-tshisekedi-fatshi-serait-en-desaccord-avec-kabuya-et-kabund/


Compatriotiquement! 


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???  Empty Re: ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???

Message  ndonzwau 25/11/2021, 11:17 pm

Le pouvoir en place en ses animateurs les plus élevés, les présidents du Sénat et de l'Assemblée Bahati & Mboso, le PM Lukonde et le Conseiller principal du PR Beya, s'est rendu chez le Cardinal Ambongo pour échanger des problèmes de l'heure dont nous savons que le principal est le différend entre l’Église Catholique(et les Protestants de l'Ecc) d'avec ce pouvoir au sujet de son investiture contestable de Kadima à la Ceni. Au sortir de cette rencontre tous les participants ont chanté la paix et Ambongo a précisé que l'échange avait comme objectif de clarifier les choses et s'est cru autorisé de conclure qu'il fallait repartir sur de nouvelles bonnes bases. Quelles ont ces nouvelles bases ? Attendons la suite...

Il y'a quelque temps le Cardinal Ambongo n'a pas manqué d'accuser l'Udps de le menacer, ses services ont même été attaqués. Peut-on en conclure maintenant que cette hostilité du pouvoir, le différend au sujet de l'investiture de Kadima ont trouvé des résolutions lors de cette rencontre ou l'attention du pouvoir envers l’Église Catholique manifestée par cette visite de haut niveau a suuffi pour que Ambongo efface ce mauvais passé ? Souhaitons que ses ouailles ne lui reprochent pas trop vite d'avoir mis un emplâtre sur une jambe de bois.

Soulignons aussi que la haute représentation conviée à la visite chez Ambongo signifie une commande expresse ou une réponse appuyée du Chef de l’État, mais au-delà de l'importance que le PR marque ainsi à l’Église catholique signifie-telle aussi une décision de sa part de solutionner autrement qu'il ne l'a fait jusque-là la question de l'investiture de Kadima, veut-il aller jusqu'à la remise en question de cette nomination ? Pour en savoir davantage on attend pour le moins d'autres développements...



"RDC : les principaux animateurs d'institutions politiques en mission d'apaisement auprès du cardinal Fridolin Ambongo
= https://www.radiookapi.net/2021/11/24/actualite/politique/rdc-les-principaux-animateurs-dinstitutions-politiques-en-mission
= https://www.radiookapi.net/2021/10/30/actualite/politique/cardinal-ambongo-apres-investiture-de-denis-kadima-nous-avons-dit-au
= https://www.radiookapi.net/2021/10/28/actualite/revue-de-presse/forum-des-fridolin-ambongo-je-ne-me-sens-plus-en-securite


"RDC : Ce que l'on sait de la visite nocturne des hauts  représentants de l'Etat chez le cardinal Ambongo - 24 novembre 2021
= https://www.jeuneafrique.com/1270536/politique/rdc-ce-que-lon-sait-de-la-visite-nocturne-des-hauts-representants-de-letat-chez-le-cardinal-ambongo/


"RDC : Mboso, Lukwebo, Sama Lukonde et François Beya en mission d'apaisement chez le cardinal Ambongo - 24 novembre 2021
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/11/24/rdc-mboso-lukwebo-sama-lukonde-et-francois-beya-en-mission-dapaisement-chez-le-cardinal-ambongo.html/98182/
= https://actualite.cd/2021/11/24/sama-bahati-mboso-et-beya-chez-ambongo-lobjectif-est-de-clarifier-les-choses-et-repartir


LES CHEFS DES INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE CHEZ L’ARCHEVEQUE : Les nouvelles bases de Ambongo sont anciennes - 25 novembre 2021
= https://lemaximum.cd/les-chefs-des-institutions-de-la-republique-chez-larcheveque-les-nouvelles-bases-de-ambongo-sont-anciennes/
Mercredi 24 novembre 2021, une délégation des principaux chefs des institutions de la République a rendu visite au cardinal Fridolin Ambongo. Christophe Mboso N’Kodia de l’Assemblée nationale, Modeste Bahati Lukwebo du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, le 1er ministre, ainsi que François Beya, le conseiller spécial du président Tshisekedi en matière de sécurité se sont entretenus avec l’archevêque métropolitain de Kinshasa sur des sujets qui fâchent. «Nous sommes venus échanger avec son Eminence pour clarifier certaines choses, car il y a des gens qui veulent profiter du nom de l’église pour faire n’importe quoi», a déclaré Christophe Mboso, chef de la délégation. Tandis que le cardinal Ambongo expliquait que «nous avons échangé sur tout ce qui peut prêter à interprétations, comme vous avez l’habitude de lire sur les réseaux sociaux où on écrit n’importe quoi sur le Cardinal. C’était pour nous l’occasion de clarifier les choses et de repartir sur les bases nouvelles. L’église comme l’Etat, nous sommes au service du même peuple. Nous avons intérêt à travailler ensemble pour aller de l’avant afin que notre peuple vive dignement».

Echanges


Le rendez-vous du Centre Lindonge de Kinshasa, qui tient lieu de siège de l’archevêché de Kinshasa, est la suite réservée par le président de la République à une demande d’audience de l’église catholique locale. «Fatshi a demandé à ses plus proches collaborateurs de s’entretenir avec le clergé catholique pour plus de transparence», a confié une source crédible au Maximum. A l’issue des échanges, Ambongo a également déclaré que «je suis très heureux, très honoré de recevoir les grands animateurs de notre pays, les piliers de nos institutions. Quand vous les voyez tous là, et de l’autre côté le grand conseiller du Président en matière de sécurité, ça signifie que c’est le Président, donc je me sens tellement honoré de les recevoir ici ».
L’entrevue avec le primat de l’église catholique intervient au plus fort de la crise entre une partie de cette congrégation soutenue par l’église du christ au Congo, qui contestent la désignation de Denis Kadima à la tête de la CENI. Outre un travail de lobbying dans divers pays occidentaux contre le pouvoir en place et le processus électoral en cours, catholiques et protestants avaient juré par tous les grands dieux de s’opposer, par tous les moyens légaux, à l’investiture du président kasaïen comme Félix Tshisekedi, de la centrale électorale.
Deux organisations rattachées aux catholiques et aux protestants, le CALCC et le MILAPRO, s’étaient lancées dans des manifestations publiques à travers le pays, qui se sont soldées par des fortunes diverses. La dernière en date, lundi 22 novembre, fut un projet raté de sit-in devant le siège de la CENI à Kinshasa.

Enthousiasme apparent

L’enthousiasme apparent des participants aux entretiens du Centre Lindonge est loin de convaincre tous les observateurs de la scène politique rd congolaise. Au-delà de la question de la désignation du président de la CENI, c’est le président de la République Félix Tshisekedi qui est contesté par un groupe de prélats catholiques de l’Ouest, depuis la proclamation des résultats de la présidentielle 2018. Ce groupe semble avoir décidé de s’assurer de son départ du pouvoir au terme de son premier mandat en 2023. Le vrai problème, selon ces observateurs, réside dans l’étendue des pouvoirs qu’il s’arroge ainsi et de l’ampleur des immixtions dans la gestion «temporelle» d’un pays laïc par des institutions religieuses.
Le conflit entre ces princes de l’église catholique et le pouvoir tshisekediste n’est pas sans ramener à la surface les rapports en dents de scie entre la même église et les prédécesseurs du nouveau locataire du Palais de la Nation.

Le problème

En RDC, il n’est pas de pouvoir politique qui ne se soit heurté au contre-pouvoir religieux, principalement d’obédience catholique, sous prétexte de défense des intérêts des populations qui n’ont pourtant jamais commis les têtes couronnées de la congrégation romaine à cette tâche relevant dans une démocratie aux seuls représentants élus du peuple.
La mémorable apathie de ces pères spirituels face aux souffrances et aux atrocités imposées à «leurs brebis» non seulement pendant la colonisation mais aussi après celle-ci par des guerres d’agression téléguidées par les occidentaux revient en mémoire. Entre 5 et 10 millions de Congolais y ont trouvé la mort, selon les statistiques onusiennes qui ont révolté toutes les âmes bien-pensantes, à l’exception notable de celles de ces «pères spirituels».
Aujourd’hui encore, les richesses naturelles et du sous-sol de la RDC sont de nouveau soumis à un bradage sans nom par les mêmes puissances occidentales. Mais elles ne suscitent que de très rares réprobations teintées de partis-pris contre des autorités politiques chargées de la gestion des miettes leur abandonnées parcimonieusement.
Mardi au Centre Lindonge, le cardinal Ambongo semble être demeuré fidèle à la posture usurpatrice susmentionnée de l’église catholique. «L’église comme l’Etat, nous sommes au service du même peuple», a-t-il claironné, soutenant implicitement l’idée fallacieuse d’une responsabilité égale et partagée avec l’Etat dont on chercherait en vain les fondements dans la constitution en vigueur."


"RDC : Fridolin et Félix l'heure est à l'apaisement (vidéos) - 24 novembre 2021
= https://sphynxrdc.com/rdc-fridolin-et-felix-lheure-est-a-lapaisementvideo-s/


"LE DÉBAT SPÉCIAL. Quel est le bilan de six premiers mois du gouvernement de Sama Lukonde ?"




Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???  Empty Re: ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???

Message  ndonzwau 26/11/2021, 4:16 pm

S'il y'a quelque embrouille dans la communication et les faits de la part des protagonistes, il semble bien que les religieux catholiques  et protestants se sont résolus à fumer le calumet de la paix : les animateurs des institutions de haut niveau se sont rendus chez le Cardinal Ambongo et chez le Révérend Bukundoa ensuite  les prélats catholiques ont été reçus par le président Tshisekedi. Ailleurs Hammer et les Américains ont adopté publiquement le cabinet Kadima ; mais le porte-parole des protestants Eric Senga continue à tenir des propos qui prêtent à équivoque. Qu'en est-il au jste, faut-il encore douter de cette pacification ?
En attendant Sesanga propose dix solutions pour réduire le train de vie des institutions ; qoui en dire ?



"Après Fridolin Ambongo, François Beya, Bahati, Lukwebo, Christophe Mboso et Sama Lukendo chez Bukundoa - 25 novembre 2021
= https://actualite.cd/2021/11/25/rdc-apres-fridolin-ambongo-francois-beya-bahati-lukwebo-christophe-mboso-et-sama-lukonde
= https://actualite.cd/2021/11/26/rdc-apres-echange-avec-francois-beya-sama-lukonde-christophe-mboso-et-bahati-lukwebo


"RDC/Affaire CENI-Kadima : « Il y a un temps pour se quereller et un temps pour aller de l'avant (CENCO) - 26 novembre 2021
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/11/26/rdc-affaire-ceni-kadima-il-y-a-un-temps-pour-se-quereller-et-un-temps-pour-aller-de-lavant-cenco.html/98361/
= https://actualite.cd/2021/11/26/mgr-utembi-apres-echange-avec-tshisekedi-il-y-un-temps-pour-tout-un-temps-pour-reflechir
= https://www.radiookapi.net/2021/11/27/actualite/politique/rdc-felix-tshisekedi-et-les-eveques-de-la-cenco-echangent-des

" Sama Lukonde, François Beya, Bahati Lukwebo et Christophe Mboso après échange avec l'ECC : "nous avons demandé qu'on tourne la page des frustrations et mécontentements nés à la suite de l'entérinement de l'équipe de la CENI - 26 novembre 2021
= https://actualite.cd/2021/11/26/sama-lukonde-francois-beya-bahati-lukwebo-et-christophe-mboso-apres-echange-avec-lecc

"RDC/CENI : Tshisekedi reçoit les évêques de la CENCO pour lever « le malentendu » - 26 novembre 2021
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/11/26/rdc-ceni-tshisekedi-recoit-les-eveques-de-la-cenco-pour-lever-le-malentendu.html/98331/

"


"


"


""


"RDC: Devant Félix Tshisekedi, la CENCO a demandé notamment la requalification de l'état de siège - 26 novembre 2021
= https://actualite.cd/2021/11/26/rdc-devant-felix-tshisekedi-la-cenco-demande-notamment-la-requalification-de-letat-de

""Les Etats Unis prêts à accompagner le processus électoral avec Denis Kadima à la tête de la CENI (Mike Hammer) - 26.11.2021
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-96809_les_etats_unis_prets_a_accompagner_le_processus_electoral_en_rdc_avec_denis_kadima_a_la_tete_de_la_ceni_mike_hammer.html
= https://www.politico.cd/encontinu/2021/11/26/rdc-les-usa-prets-a-apporter-un-appui-aux-besoins-techniques-de-la-ceni-pour-des-bonnes-elections-en-2023.html/98327/
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-96814_washington_reaffirme_son_partenariat_avec_la_ceni_pour_les_elections_de_2023.html

"



"


"En RDC, la puissance de l’église catholique est inversement proportionnelle à la faillite de l’Etat dans les secteurs vitaux comme l’Education, la santé,... (TRIBUNE) - 26.11.2021
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-96775_en_rdc_la_puissance_de_l_eglise_catholique_est_inversement_proportionnelle_a_la_faillite_de_l_etat_dans_les_secteurs_vitaux_comme_l_education_la_sante_tr.html

= https://www.radiookapi.net/2020/07/30/actualite/revue-de-presse/actualitecd-rdc-tshisekedi-recu-les-13-personnalites-qui




"RDC  : les 10 solutions de Sesanga pour réduire le train de vie des institutions - 25 novembre 2021
= https:/
= ouragan.cd/2021/11/rdc-les-10-solutions-de-sesanga-pour-reduire-le-train-de-vie-des-institutions/
1° La réduction à 250  membres l'effectif du cabinet du président de la République
2° La réduction de la taille du gouvernement à 35 membres
3° La réduction du coût du fonctionnement de l'Assemblée nationale et du Sénat
4° La rationalisation des missions des officiels
5° La suppression des avantages multiples accordés frauduleusement aux anciens Premiers ministres et membres du gouvernement

6° La révision du régime des avantages accordés aux anciens présidents de la République
7° Dissolution du CNSA et suppression de nombreuses structures rattachées à la présidence
8° La suppression des féodalités fiscales
9° La réduction de la taille de l'Assemblée nationale
10° Le renforcement de l'encadrement légal de la gestion des provinces


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ndonzwau


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ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???  Empty Re: ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???

Message  ndonzwau 29/11/2021, 3:38 pm

"J’OSE UNE QUESTION : SI TSHESEKEDI ÉTAIT TROP BÊTE OU INUTILEMENT OPPORTUNISTE POUR DIRIGER CE GRAND PAYS ???

L’une des grandes priorités du moment est l’éradication des violences à l’Est mais malheureusement elle demeure jusque-là la plus grande ratée du mandat de notre actuel PR : depuis 6 mois son état de siège est quasiment improductif. Non pas que je néglige la complexité et la longue permanence de la situation mais à voir l’approche adoptée par Tshisekedi qui consiste à laisser de son propre chef sans participation parlementaire tout faire aux voisins rwandais et ougandais ainsi introduits officiellement dans nos institutions, nos services militaires et de renseignements, dans notre économie où il leur accorde gratis l’exploitation de nos minerais et autres biens, des questions majeures de bonne gouvernance, de souveraineté et de démocratie se posent.


Comment en arrive-t-on en effet à accorder au PR assez d’intelligence pour un prix à payer pour la pacification du pays et pour son maintien au pouvoir qui se situe à ce niveau, qu’il faille vendre à ce point le pays aux étrangers sans autre espoir de succès ??? Il vient encore d’autoriser sans discussion parlementaire l’entrée de l’armée ougandaise dans nos frontières pour contrer les fameux ADF (ougandais !?) qui tuent nos civils innocents depuis 7 ans (2014). Beaucoup de nos élites désapprouvent cette démente initiative et une source gouvernementale bredouille que c'est là une solution provisoire en attendant la réorganisation de notre armée. Sans blague lorsque l'on connait des vieilles tensions entre les deux pays qui ont laissé des traces d'animosités mutuelles et des accords économiques trop en faveur de l'Ouganda ! Ailleurs c'est un de nos députés vient de nous révéler une cabale invraisemblable qui oblige la SAKIMA, une société minière congolaise qui exploite le coltan, la cassitérite et le wolfranite du Maniema et des Kivus à se déporter derrière une société rwandaise… Quelqu'un de sensé y comprend-il quelque chose et les autorités de notre pays sont-elles folles et idiotes à ne rien comprendre de la souveraineté ? Voilà l’essentiel  de mes interrogations… !

Il y'a aussi cet imbroglio autour du dialogue retrouvé entre les religieux et le pouvoir en place au sujet de la Ceni qui attire l'attention. Malgré l'optimisme affiché par les uns et les autres les Catholiques et les Protestants les plus bavard n'en réclament pas moins une loi organique consensuelle autour de laquelle tous peuvent travailler. On en attend donc des développements ultérieurs.



"La RDC autorise l'armée ougandaise à entrer en Ituri et au Nord-Kivu pour lutter contre les ADF - 28/11/2021
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211128-la-rdc-autorise-l-arm%C3%A9e-ougandaise-%C3%A0-entrer-en-ituri-et-au-nord-kivu-pour-lutter-contre-les-adf
C'est une information RFI : les forces armées ougandaise sont autorisées à pénétrer dans les territoires de l'est de la République démocratique du Congo. Le président congolais Félix Tshisekedi a accepté la demande formulée par son homologue ougandais Yoweri Museveni. Cette intervention devrait prendre la forme d'une opération conjointe avec les FARDC. L'objectif est notamment de poursuivre le groupe armé ADF qui sévit dans la zone. Mais au regard de l'histoire récente entre les deux pays, c'est une décision sensible, qui n'a pas encore été annoncée officiellement par les deux chefs d'États.

La décision du chef de l'État congolais a été prise vendredi soir mais l'information nous a été confirmée samedi par une source onusienne. Selon cette source, les Nations unies ont été informées de la volonté de Félix Tshisekedi de laisser l'UPDF, l'armée ougandaise, entrer sur les territoires du Nord-Kivu et de l'Ituri. D'après nos informations, cette intervention prendrait la forme d'une opération conjointe avec les Forces armées congolaises. Reste à savoir si les FARDC seront en mesure d'assurer une telle opération.
Le premier objectif est de combattre le groupe armé des ADF, les Forces démocratiques alliées. Un groupe qui multiplie les attaques contre les civils et les forces congolaises ces dernières années. Le 16 novembre dernier, les autorités ougandaises ont également accusé les ADF d'être à l'origine des deux attentats de Kampala. C'est cet évènement qui a permis à Yoweri Museveni d'accentuer la pression sur son homologue.
Cela fait des années que le président ougandais tente d'obtenir l'aval de Félix Tshisekedi pour cette opération, car il existe également des enjeux économiques. En mai dernier, un consortium ougandais s'est vu attribuer la construction de plusieurs routes reliant les deux pays. Il s'agirait donc également de protéger les travaux. 
Pour l'heure, le gouvernement congolais n'a pas répondu aux sollicitations de RFI, mais le président de la Commission défense et sécurité de l'Assemblée nationale Bertin Mubonzi, nous explique ne pas avoir été surpris par la décision présidentielle. Il affirme cependant que la mise en application de la décision doit encore être étudiée, notamment au Parlement.

Même tonalité du côté des Nations unies qui expliquent que la Monusco a été informée pour se coordonner avec les forces présentes sur le terrain. La présence ougandaise en RDC est un sujet sensible, notamment pour les habitants de l'est du pays. Les multiples conflits de ces dernières années ont régulièrement impliqué les puissances voisines, et les violences ont laissé des traces dans les esprits.
Pour plusieurs observateurs, membres de la société civile mais aussi internationaux, la probable arrivée d'une autre puissance militaire en Ituri et au Nord-Kivu est une menace de plus pour les civils. Ils estiment notamment que les ADF sont mêlés aux habitants ce qui rend difficile leurs indentifications. « Les Ougandais y arriveront-ils mieux que les FARDC ou que la Monusco ?, s'interroge un de nos interlocuteurs. C'est possible mais ce n'est pas assuré non plus. »
Il s’agit d’un aveu d’échec de l’état de siège qui est en vigueur depuis plus de 6 mois et qui n’arrive pas à ramener la paix dans les provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu.
Stewart Muhindo, militant de la Lucha à Goma dans le Nord Kivu
Magali Lagrange
= https://afrique.lalibre.be/65953/la-rdc-autorise-larmee-ougandaise-a-traquer-des-rebelles-adf-sur-son-territoire/

"Autorisation de Tshisekedi à l’armée ougandaise d’entrer en RDC : Décision « inacceptable, Nation en danger » (Denis Mukwege) - 28 novembre 2021
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/11/28/autorisation-de-tshisekedi-a-larmee-ougandaise-dentrer-en-rdc-decision-inacceptable-nation-en-danger-denis-mukwege.html/98504/
= https://www.politico.cd/encontinu/2021/11/28/entree-des-troupes-ougandaises-en-rdc-la-societe-civile-sy-oppose.html/98518/

"Muzito, Mukwege, Sesanga… contre le retour de l’UPDF en RDC - 29/11/2021
= https://www.forumdesas.net/2021/11/muzito-mukwege-sesanga-contre-le-retour-de-lupdf-en-rdc/
= https://www.7sur7.cd/index.php/2021/11/29/rdc-muzito-appelle-les-forces-politiques-et-sociales-contraindre-le-regime-tshisekedi

"RDC : craintes sur l’arrivée de l’armée ougandaise, qui consacre l’échec de l’état de siège – JJ Wondo - 29 novembre 2021
= https://afridesk.org/rdc-craintes-sur-larrivee-de-larmee-ougandaise-qui-consacre-lechec-de-letat-de-siege-jj-wondo/

" Le variant  » retour de l’UPDF « - 29 novembre 2021
= https://www.forumdesas.net/2021/11/le-variant-retour-de-lupdf/


"Entrée de l'UPDF en RDC: Une « solution provisoire » avant la réorganisation de l’armée (source gouvernementale) - 29.11.202
= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/11/28/en-rdc-l-armee-ougandaise-autorisee-a-passer-la-frontiere-pour-traquer-les-rebelles-adf_6103952_3212.html


"Est de la RDC : « L’approche militaire risque de renforcer les groupes armés plutôt que de les détruire » -29 novembre 2021

= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/11/29/est-de-la-rdc-l-approche-militaire-risque-de-renforcer-les-groupes-armes-plutot-que-de-les-detruire_6104027_3212.html


"Des affrontements entre les FARDC et les miliciens de CODECO font 12 morts à Djugu en RDC - 29 novembre 2021
= https://afrique.lalibre.be/65968/des-affrontements-entre-les-fardc-et-les-miliciens-de-codeco-font-12-morts-a-djugu-en-rdc/
= https://actualite.cd/2021/11/29/attaque-sanglante-pres-de-drodro-cest-la-4eme-fois-depuis-mi-novembre-que-des-deplaces
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/11/29/nouvelle-attaque-dun-site-des-deplaces-pres-de-drodro-22-corps-inhumes-dans-des-fosses-communes.html/98537/


"Assemblée nationale : le député Alfred Maisha adresse une question orale avec débat à la ministre du portefeuille au sujet de l'accord signé entre Sakima et la société Rwandaise Dither LTD - 28 novembre 2021
= https://actualite.cd/2021/11/28/assemblee-nationale-le-depute-alfred-maisha-adresse-une-question-orale-avec-debat-la



"CENI : la CENCO estime que si ses recommandations notamment sur les réformes consensuelles de la loi électorale sont prises en compte, elle peut « évoluer avec Kadima » - 29 novembre 2021
= https://actualite.cd/2021/11/29/ceni-la-cenco-estime-que-si-ses-recommandations-notamment-sur-les-reformes-consensuelles
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO)n'a toujours pas digéré l'installation de Denis Kadima comme président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Elle n’a pas encore levé l’option de collaborer avec l’actuel bureau de la CENI. La CENCO indique que si les recommandations qu’elle a faites au Chef de l’Etat sur les réformes consensuelles sont prises en compte, elle va « évoluer avec Denis Kadima »
« Dans la mesure où les propositions, les recommandations que la CENCO fait aux autorités compétentes sont acceptées, on pourra trouver un consensus, des réformes consensuelles et je pense qu'on peut évoluer avec Denis Kadima. Et c'est possible, on avancerait, la CENCO ne s'impose pas là-dessus. Je parle de consensus, ça signifie que les autres parties prenantes de l'opposition extra parlementaire se mettraient d'accord par rapport aux réformes, ce serait une avancée », a dit Donatien Nshole, au cours d’un point de presse ce lundi 29 novembre.

Parmi les recommandations de la CENCO, il y a notamment la réforme consensuelle de la loi électorale.
L’examen de la proposition de la loi électorale est inscrit au calendrier de la session de septembre en cours. Cette session se clôture le 15 décembre mais cette proposition n’est toujours pas à l’ordre du jour à l’Assemblée nationale. Plusieurs observateurs souhaitent par exemple le retour de la présidentielle à deux tours, la suppression du seuil électoral, le renforcement de mécanisme de transparence électorale en procédant à la publication des résultats des scrutins de chaque bureau de vote.

[size]"RDC : la Cenco reste ferme face au pouvoir de Félix Tshisekedi -29 novembre 2021[/size]
=  https://www.jeuneafrique.com/1273076/politique/rdc-la-cenco-reste-ferme-face-au-pouvoir-de-felix-tshisekedi/

"RDC : la CENCO appelle les partis d’opposition à s’assumer et à ne pas se cacher derrière l’Église - 29 novembre 2021
= https://actualite.cd/2021/11/29/rdc-la-cenco-appelle-les-partis-dopposition-sassumer-et-ne-pas-se-cacher-derriere

"Élections en 2023 : « L’ECC refuse de collaborer avec la CENI de Kadima au stade actuel » (Eric Senga) -
29 novembre 2021 à

= https://www.politico.cd/encontinu/2021/11/29/rdc-la-cenco-encourage-le-calcc-et-le-milapro-a-prendre-leur-responsabilite-citoyenne.html/98569/

"Malgré la réconciliation Fatshi - Cenco - Ecc, le problème lié à la souveraineté du peuple demeure (Adolphe Muzito) - 29.11.2021
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-96930_malgre_la_reconciliation_fatshi_cenco_ecc_le_probleme_lie_a_la_souverainete_du_peuple_demeure_adolphe_muzito.html

= https://laprosperiteonline.net/2021/11/29/a-la-une/rdc-adolphe-muzito-relance-le-combat-et-reclame-le-consensus/
= https://actualite.cd/2021/11/29/rdc-la-cenco-demande-tshisekedi-que-les-reformes-de-la-loi-electorale-se-fasse-de
= https://actualite.cd/2021/11/29/rdc-epst-apres-soumission-de-ses-preoccupations-majeures-au-ministre-la-cenco-rassure
= https://actualite.cd/2021/11/29/rdc-ceni-leglise-catholique-suspend-sa-participation-au-sein-de-la-plateforme-des
= https://www.politico.cd/encontinu/2021/11/29/rdc-la-cenco-rassure-tony-mwaba-de-son-soutien-dans-la-mise-en-oeuvre-de-la-gratuite-de-lenseignement.html/98577/
= https://www.politico.cd/encontinu/2021/11/29/rdc-la-cenco-encourage-le-calcc-et-le-milapro-a-prendre-leur-responsabilite-citoyenne.html/98569/
= https://actualite.cd/2021/11/29/rdc-ceni-leglise-catholique-suspend-sa-participation-au-sein-de-la-plateforme-des
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-96911_ceni_denis_kadima_confirme_proche_de_l_udps_albert_moleka.html

" En quête du « juste prix » des produits et services
Mutualiser les énergies

= https://www.lepotentiel.cd/g?post=2804

"Fin de la tempête ? - 29 novembre 2021
= https://laprosperiteonline.net/2021/11/29/rasoir/fin-de-la-tempete/


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ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???  Empty Re: ET SI TSHISEKEDI ETAIT DEVENU A UNE CARICATURE PRES LE NOUVEAU MOBUTU, ROI DU ZAIRE ?! SON ACCUEIL TRIOMPHAL D'AVANT-HIER N'EN TEMOIGNE-T-IL PAS ? QUEL MAUVAIS SIGNAL ALORS ???

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