congodiaspora
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
Le Deal du moment : -23%
TV 75″ Xiaomi Mi TV Q1 – QLED, 4K UHD ...
Voir le deal
929 €

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Aller en bas

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Empty 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Message  ndonzwau 25/1/2022, 8:20 pm

"24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI TOTALISE 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! POUR QUEL BILAN ?

On se souvient du 24 janvier 2019 le jour où Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo devint le cinquième Président de notre pays avec  cet épisode scabreux de "parler en langue" qui inquiéta le monde. Qu'est-ce qui s'est passé depuis ou plutôt qu'est-ce que nous a apporté cet inédit passage de flambeau civilisé ? Chacun répondra selon sa situation propre, son vécu, ses exigences et attentes du pouvoir politique et pourquoi pas de ses affinités politicienes. Est-il que le moment ne semble pas être à l’enthousiasme général. Un bilan mitigé, dirons-nous : des promesses à tenir, des sacrifices au niveau des institutions à faire, de l'exemplarité au sommet de l’État à produire à la population, etc, etc...



"Fatshi : 3 ans déjà à la tête du pays  - 24/01/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/01/fatshi-3-ans-deja-a-la-tete-du-pays/

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Fatshi-2

Un certain jeudi 24 janvier 2019, Félix Tshisekedi devenait le cinquième Président de la RD Congo. En ce lundi 24 janvier 2022, il totalise ainsi trois ans de pouvoir. Occasion pour ceux qui sont aux affaires de sabler le champagne. Occasion aussi pour le souverain primaire de faire une évaluation mi-parcours du quinquennat de Félix Tshisekedi qui a encore une année et demie pour convaincre. A l’occasion de 3ème anniversaire de la Magistrature suprême du successeur de Joseph Kabila, Forum des As republie son discours d’investiture suivi d’un mini dossier sur l’action de Fatshi.                                            FDA


Ce jeudi 24 Janvier 2019 est un jour historique. C’est un jour rêvé par tous les acteurs qui ont porté  notre beau pays dans ce qu’il avait de noble, tout en éveillant nos consciences. Un grand jour pour notre volonté commune de franchir ensemble les rivages de notre destin.
Nous ne célébrons pas la victoire d’un camp contre un autre. Nous honorons un Congo réconcilié. La République Démocratique du Congo que nous formons ne sera pas un Congo de la division, de la haine ou du tribalisme.
 Nous voulons construire un Congo fort dans sa diversité culturelle et son attachement à la mère patrie. Un Congo tourné vers son développement dans la paix et la sécurité. Un Congo pour tous dans lequel chacun mérite sa place.
Si cette étape de la transition démocratique peut être considérée comme l’aboutissement d’un combat, nous devons aussi y voir l’horizon d’une ère nouvelle. Sans aucun doute le commencement d’un autre combat dans lequel nous voulons engager tout le peuple congolais, le combat pour le mieux-être de chaque citoyenne et citoyen de ce beau pays.
  Cinquante-neuf ans après notre indépendance, le peuple congolais réalise par son engagement démocratique, une transition du pouvoir entre un Président élu sortant et un Président élu entrant.

Nous tenons à exprimer pour la première fois devant vous, notre reconnaissance au peuple congolais de nous avoir accordé à travers son suffrage, ce grand honneur. Cette confiance sera pour nous un soutien indispensable dans l’exercice de nos hautes responsabilités.
Nous nous engageons donc à nous conformer scrupuleusement à nos obligations constitutionnelles susdites.
  Le peuple Congolais a fait de chacun d’entre nous des citoyens fiers de leur histoire et dignes dans la souffrance de leur combat quotidien.
 A cet instant où une partie de l’aboutissement de ce combat prend toute sa dimension historique, notre peuple, ce vaillant peuple combatif n’a jamais perdu espoir. Notre force collective réside dans notre attachement aux valeurs universelles de paix, d’un Etat de droit au service de chaque citoyen.
Nous tenons à rendre hommage à tous nos héros, tous nos martyrs, à nos compatriotes qui sont tombés sur le champ d’honneur pour la cause de la démocratie et de l’alternance.
 Par reconnaissance à leur sacrifice, nous vous prions de vous lever et d’observer une minute de silence en leur mémoire.
 Nous vous remercions.
 
Ce moment inédit de notre histoire est aussi un instant privilégié pour célébrer différents acteurs présents et passés, qui ont contribué à l’avènement de cette transition démocratique.
Nous pensons tout d’abord au Président Joseph KASA-VUBU, réputé pour sa droiture et sa gestion saine des deniers publics.
Ensuite, au Premier Ministre Patrice EMERY LUMUMBA qui déclara je le cite  » Pour la dignité de l’Afrique, j’accepte la mort « .
Puis, au Président Joseph-Désiré MOBUTU, déterminé dans la recherche de l’unité du peuple congolais et l’affirmation de notre authenticité.
 Enfin, au Président Laurent-Désiré Kabila particulièrement attaché à l’idéologie de  » Ne jamais trahir le Congo ».
Pour ces architectes de notre souveraineté, la noblesse de leur combat demeurera à jamais dans notre conscience collective nationale. Elle est une exigence qui nous impose de réussir dans notre mission au service de notre peuple.
 Nos pensées se dirigent également vers tous les candidats qui ont participé à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018.
 Nous saluons la participation importante des femmes comme candidates aux différents scrutins du récent processus électoral. Nous les encourageons à s’engager davantage lors des prochaines échéances électorales afin de promouvoir la parité homme-femme prônée par l’article 14 de notre constitution.
C’est ici également l’occasion de témoigner notre profond respect et sincère admiration à l’endroit de notre frère Martin Fayulu Madidi, avec lequel nous avons mené ce combat politique depuis plusieurs années. L’engagement de ce véritable  » soldat du peuple  » est un exemple pour la vitalité de notre démocratie et la responsabilité civique de chaque congolais.
 
Nous partageons aussi un sentiment patriotique commun avec le Camarade Emmanuel Ramazani Shadary et tous les autres citoyens qui ont su apporter engagements et contributions par leurs idées pour un Congo meilleur.
A tous ces compatriotes émérites, la patrie leur est reconnaissante.
 Par la consultation, le dialogue et la prise en considération de leurs idées, nous sommes enclins à les associer à la gouvernance de notre pays.
L’animation de notre processus démocratique a bénéficié de l’apport déterminant de plusieurs institutions, organismes et acteurs de la société civile.
 Nous voulons aussi mettre en exergue l’important rôle de la Commission Nationale Electorale Indépendante CENI, des Confessions religieuses dans toute leur diversité, des organisations civiles et mouvements citoyens.
 En effet, pour la première fois, notre pays a organisé sur fonds propres, sans la moindre contribution financière extérieure, une triple consultation électorale.
 Néanmoins, notre dispositif électoral mérite des ajustements appropriés.
Nous saluons la contribution de différentes Confessions religieuses de notre pays dans la consolidation du processus électoral, avec une mention particulière à l’Eglise Catholique dont l’Accord de Saint Sylvestre a été déterminant.
Cette campagne a été aussi pour nous l’occasion de valider le patriotisme de certains de nos concitoyens disposés à surpasser toute ambition individuelle pour privilégier l’intérêt supérieur de la nation. Nous avons une pensée émue pour notre frère, ami et colistier de la coalition  » Cap pour le changement « , en sigle CACH, nous citons Monsieur Vital Kamerhe.

Ancien Président de notre assemblée nationale, Vital Kamerhe, président du parti  » Union pour la Nation Congolaise  » (UNC), bien qu’initialement candidat à la présidentielle de 2018, a su mettre les intérêts du peuple congolais au-dessus de ses ambitions personnelles en formant avec nous-même et notre formation politique UDPS, le ticket gagnant.
  La force et l’unité d’un peuple repose sur la solidarité et la réconciliation nationale.
Aussi, dans le cadre d’une action concertée, nous entendons engager le Gouvernement et toutes les autorités coutumières de notre pays à œuvrer pour la paix et la tolérance en vue d’une cohabitation pacifique entre nos différentes communautés.
 Par ces vertus, l’épisode douloureux des conflits tribaux et locaux qui ont endeuillé notre pays, ne sera qu’un lointain et triste souvenir.
 Outre nos citoyens civils, les premiers garants de notre cohésion nationale sont nos forces de défense et de sécurité qui assurent un rôle primordial dans la protection et l’intégrité du territoire ainsi que dans celle des personnes et de leurs biens.
 Nous leur offrirons un cadre de travail digne de leur mission pour en faire une institution véritablement républicaine.
Nos forces de défense et de sécurité doivent être porteuses du dialogue entre civils et leurs différents corps de métiers. La gestion de nos forces de défense et de sécurité doit se faire sans la moindre discrimination ethnique ou sociale. A compter de ce jour, elles doivent se sentir pleinement intégrés dans la nation par leurs actes.
Nous voulons valoriser par une plus forte responsabilité l’attachement de nos compatriotes aux valeurs républicaines qui régissent notre nation.
Nous appelons les détenteurs de l’autorité, à tous les échelons de notre pays, au respect strict et infaillible des droits des personnes et de leurs biens conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, en leur demandant de réaliser leur mission dans le cadre légal.
 Dans ce contexte, le Gouvernement initiera une campagne de sensibilisation de tous les agents de l’Etat sur leurs responsabilités vis-à-vis de nos populations.

Ainsi, le Ministre de la Justice sera chargé de recenser tous les prisonniers politiques, d’opinion ou assimilés sur l’ensemble du territoire national en vue de leur prochaine libération.
 Sous notre mandat, nous veillerons à garantir à chaque citoyen le respect de l’exercice de ses droits fondamentaux. Nous nous engageons à bannir toutes formes de discriminations.
Nous bénéficions à chaque étape de l’inspiration de ceux qui orientent notre vision. A ce titre, nous voulons rendre un hommage héroïque à celui qui a orienté et façonné notre lutte politique durant quatre décennies avant de nous quitter au cœur du combat le 1er février 2017. Nous avons cité le Président Etienne Tshisekedi Wa Mulumba.
 Cet Homme d’exception, dont le sort personnel est indéniablement lié à l’histoire contemporaine de notre pays, a su par son charisme, sa rigueur morale, sa ténacité et son dévouement, incarner les profondes aspirations du peuple congolais pour la démocratie et le progrès social.
Nous voudrions ici lui témoigner toute notre affection et la reconnaissance de la Nation toute entière.
Le Président Etienne Tshisekedi nous a inculqué les valeurs de la lutte politique au service de chaque congolais quelle que soit son opinion, son origine et son parcours. Nous allons appliquer ces enseignements dans nos actes au service de notre peuple.
  Dans le plus grand respect de la tradition républicaine, nous rendons hommage à celui qui aura été l’un des acteurs de la matérialisation de l’alternance démocratique et pacifique.
Monsieur le Président Joseph Kabila Kabange,
 Nous portons dans notre tradition le long combat pour l’émancipation et la souveraineté du peuple congolais par l’instauration d’un véritable Etat de droit. A ce titre, nous avons été votre fervent adversaire politique, Monsieur le Président.
 Nous n’oublions rien de nos combats politiques, des moments difficiles traversés. Nous avons vécu au cours des décennies des périodes d’incertitudes et d’extrêmes tensions dans un climat politique non apaisé.
 
Dans votre exercice du pouvoir, vous avez pu engager le pays dans une transition qui avait abouti à la réunification du Territoire national alors divisé.
Mais aucun de ces moments n’a pu altérer votre détermination à permettre au peuple congolais de se choisir librement ses dirigeants.
Votre action s’inscrit ainsi dans l’héritage de vos prédécesseurs et autres dirigeants historiques.
 Veuillez accepter, Monsieur le Président, toutes nos félicitations.
Par sa situation géographique et en considération des enjeux géostratégiques de ses richesses naturelles et de son capital humain, la République Démocratique du Congo porte une espérance pour l’Afrique et le monde.
 En effet, avec ses quatre-vingts millions d’habitants, ses diverses et innombrables ressources naturelles, son bassin hydrographique riche, sa forêt équatoriale dense ; capable d’apporter une solution aux enjeux climatiques, notre pays est un véritable atout pour les pays de la région, pour l’Afrique et pour notre planète.
A titre d’exemple, différentes études d’organismes internationaux de référence démontrent que le potentiel de notre pays peut éradiquer la faim dans le monde.
Avec ses 80 millions d’hectares de terres arables accessibles et ses 40 millions d’hectares de terres irrigables, doté d’un programme agricole innovant, le Congo peut atteindre l’autosuffisance alimentaire et nourrir deux milliards de personnes en résorbant ainsi deux fois le déficit alimentaire mondial.
Dans le cadre de l’industrie automobile, la production mondiale des voitures électriques dépassera dans un futur proche celle des voitures à moteur polluant.
Or comme vous le savez tous, les matières premières essentielles pour cette industrie sont le Cobalt et le Lithium, dont le Congo est la première réserve mondiale.
 Plusieurs industries de technologie de pointe dépendent de notre sous-sol. Le bien-être de chaque congolais est le garant d’une bonne gestion de nos ressources naturelles.
 En considération de ces éléments, nous sommes conscients des attentes du monde entier sur l’utilisation rationnelle de nos réserves en matières premières, notamment face aux enjeux des énergies renouvelables et des changements climatiques.
C’est pourquoi, conscient de cet immense défi, en accédant à la plus haute charge de mon pays, le sentiment qui m’anime est celui d’une grande humilité face aux lourdes responsabilités qui sont les miennes.
 Ainsi, j’invite chaque citoyen congolais à concrétiser les piliers de notre projet de société dans la sphère de ses activités, de ses actions ou de ses responsabilités.
 
Nous nous engageons à ériger un Etat moderne, pacifique, démocratique et soucieux de chaque citoyen. Un Etat où chaque institution va jouer son rôle dans le cadre du principe de séparation des pouvoirs. Un Etat qui garantira le bonheur de tous.
En communion avec nos pères fondateurs, nous pouvons valablement formuler pour les générations futures les promesses qui inspirent notre engagement.
Le Gouvernement que nous allons nommer prochainement et qui sera investi par le parlement va décliner son action politique sur plusieurs priorités.
 ·        La pacification de tout le territoire national en accélérant la lutte contre l’éradication des groupes armés qui sévissent et sèment la désolation auprès de nos populations ;
·        La lutte contre la pauvreté par des actions sociales et une politique novatrice de cohésion nationale ;
·        La réhabilitation et la consolidation d’un état de droit à travers des institutions solides, de proximité et équitables au service de l’emploi, de la jeunesse, de l’éducation, de la santé et de tous nos enjeux économiques et sociaux ;
 ·        Une lutte efficace et déterminée contre la corruption et les anti-valeurs notamment l’impunité, la mauvaise gouvernance, le tribalisme et autres ;
 ·        La promotion de la presse et des médias pour en faire véritablement un quatrième pouvoir ;
·        La valorisation de notre capital humain par la promotion des jeunes et des femmes ;
·        Le développement des milieux ruraux par la construction des infrastructures sociales de base pour mieux maîtriser l’exode rural ;
·  La simplification des procédures administratives dans les secteurs clé de la vie nationale pour favoriser le climat des affaires, le développement du tourisme, la libre circulation des biens et des personnes et l’accessibilité du citoyen à tous les services de l’Etat.
La réalisation de ces engagements se traduit par la mise en place d’un plan coordonné de gouvernance avec des actions immédiates et déterminantes sur le plan militaire, politique, diplomatique, socio-économique, humanitaire et environnemental.
 Nous ferons de la réconciliation nationale l’une de nos priorités. Nous sommes convaincus de l’urgence de mettre en place rapidement une véritable procédure d’écoute et de dialogue dans l’ensemble du pays en prélude à un Forum de réconciliation qui réunira toutes nos forces vives.
  La Paix repose aussi sur la capacité de chaque citoyen à être le pilier de notre système démocratique basé sur un fonctionnement sain et efficace des institutions.

Nous sommes favorables à une véritable modernisation de notre système politique.
Les formations politiques doivent transcender les clivages ethniques et sociologiques. Les modes de scrutin doivent mieux s’adapter à nos réalités tout en préservant nos capacités financières. Le financement public des partis politiques doit être appliqué.
 Nous souhaitons que ces objectifs se traduisent par l’adoption d’une nouvelle loi électorale garante de l’équité pour tous les citoyens.
 A cet instant de célébration de notre engagement démocratique, notre pensée profonde va vers les populations de BENI, BUTEMBO dans le Nord Kivu, et du Kasaï Central qui continuent à subir des pertes en vie humaines.
Nous avons la forte détermination d’éradiquer tous les groupes armés nationaux et étrangers qui continuent à sévir cette partie de la République, plus particulièrement à l’Est de notre territoire.
 Que nos compatriotes de Beni, Butembo et Yumbi, soient assurés de notre détermination de les voir remplir leur devoir civique comme prévu par la CENI.
 Nous devons également l’admettre : l’absence prolongée de l’autorité locale légitimée par des élections constitue un véritable frein à la mise en œuvre de nos politiques publiques, notamment en matière d’état-civil, d’éducation, de santé, d’assainissement et d’environnement.
Le dernier recensement de la population date de 34 ans. Nous avons accepté une situation dans laquelle plusieurs de nos compatriotes ne disposent pas de carte d’identité ou d’état civil.
 Nous comptons engager le Gouvernement à réaliser très rapidement un recensement sur tout le territoire. L’information démographique fiable est nécessaire à la planification de notre développement dans l’ensemble du pays, province par province.
Nos provinces souffrent car notre système de transfert des recettes fiscales est inégalitaire. L’alinéa 2 de l’article 175 de la Constitution relatif au principe de la rétrocession à la source de 40% des recettes fiscales aux provinces constitue une source de déséquilibre.
 Un rééquilibrage est donc nécessaire sur base de critères objectifs applicables à l’ensemble des provinces. Parmi ces critères figurent la démographie, le niveau de développement et la capacité de gestion et d’absorption des allocations financières.
Renforcer les moyens de nos provinces pourra garantir l’accès du citoyen à une justice équitable et de proximité. Notre pays compte un magistrat pour environ 26.000 habitants.
 
Ce déficit fragilise l’équité et l’efficacité de la justice de notre pays tout en légitimant la défiance des citoyens congolais.
Les actes de procédures judiciaires sont parfois rendus en contrepartie de divers paiements pour certains, en dehors de toutes règles établies. La grande majorité des justiciables est désemparée.
 Un cadre juridique efficace permet de renforcer en premier lieu la lutte contre la corruption, fléau qui dévaste notre pays, ses institutions et ne protègent pas les créateurs de richesse.
Nous allons initier une stratégie de lutte contre la corruption dans l’ensemble des rouages de l’Administration publique. Un accent particulier sera porté sur la lutte contre la délinquance fiscale.
Afin de valoriser l’Etat de droit, nous allons procéder au renforcement de la sensibilisation au civisme fiscal.
Chaque année, nous subissons entre 16 et 20 milliards de dollars d’évasion fiscale, soit quatre fois notre budget annuel. Nous devons inverser cette tendance.
Un mécanisme de guichet unique attrayant, une simplification des procédures fiscales et douanières seront institués afin de permettre à l’ensemble de nos acteurs nationaux et étrangers de s’inscrire dans une démarche légale bénéfique pour toutes les parties.
Nous comptons ouvrir des perspectives nouvelles afin de renforcer la dynamique du développement économique et social de notre nation.
Suivant des critères établis par les organismes internationaux, le Congolais est indexé dans la catégorie des citoyens vivant avec un revenu annuel moyen par habitant de moins de 400 Dollars, soit un des revenus les plus faibles de la planète. Nous devons faire évoluer favorablement ce paramètre pour nos concitoyens.

Nous devons renforcer et augmenter la productivité de notre secteur privé, encourager l’entrepreneuriat par les congolais, mobiliser nos efforts dans des secteurs à forte valeur ajoutée et créateurs d’emplois pour la jeunesse de notre pays, particulièrement l’agriculture, les nouvelles technologies, l’innovation, les industries de transformation et la protection de l’environnement.
Nous ferons appliquer avec rigueur sur l’ensemble du territoire, la loi sur le petit commerce réservé aux nationaux dans le cadre du principe du privilège national.
 Afin de combler son retard en rapport au standard des pays en voie de développement, le Congo doit consacrer 6 milliards de dollars annuellement sur dix ans aux infrastructures, dont 1 milliard de dollars seulement pour la maintenance. En réalisant cet objectif, le gouvernement consolidera, notre croissance économique.
Ces infrastructures, base de notre développement, sont nécessaires pour garantir la reconquête de notre économie, particulièrement les infrastructures routières, les ports, les aéroports, l’accès à l’eau et à l’électricité, les nouvelles technologies sous toutes leurs formes.
Nous demanderons au Gouvernement de réaliser un plan d’investissement des plus ambitieux avec les partenaires nationaux et internationaux en usant de toutes les techniques financières sécurisées possibles, y compris les Partenariats Publics Privé et des financements innovants.
Notre pays dispose du potentiel hydroélectrique le plus élevé au monde. Plus de cent mille Mégawatts sont disponibles sur 217 sites de production d’Hydroélectricité pouvant permettre aussi bien la construction des micro-barrages à de plus grandes infrastructures.
 Pourtant, Seul 2,6% de ce potentiel est exploité. Nous devons atteindre les 50% en une décennie.
 Le taux d’accès de la population congolaise à l’énergie électrique est de moins de 9% contre une moyenne de 30% en Afrique et de 80% dans le monde. Pourtant, des études du PNUD démontrent que 76 000 villages du Congo peuvent s’auto-suffire en énergie grâce à leurs cours d’eau. Nous devons agir et innover.

Notre déficit énergétique impacte sur la productivité dans tous les secteurs de notre économie. Suivant les normes modernes, nous allons initier, toutes les gammes de projets d’hydroélectricité dans toutes les provinces du pays.
Par ailleurs, les projets Inga III et Grand Inga seront réalisés avec une ouverture plus transparente vers les partenaires en tenant compte de l’importance stratégique et mondiale de ce site.
 Ce mouvement de production électrique sera renforcé par toutes les formes de production de nouvelles énergies. Une nouvelle loi sur l’électricité sera instaurée.
L’accès à l’eau potable est aussi un important défi. Nous devons tous réaliser que le Congo dispose de 53% des réserves d’eau du continent africain.
 Pourtant, moins de 10% de nos concitoyens ont accès à l’eau potable. Ce secteur bénéficiera d’une véritable stratégie d’investissement d’urgence pour augmenter drastiquement le taux d’accès à l’eau potable de nos populations.
Notre système éducatif doit être en phase avec nos grands défis économiques et humains. Nous devons offrir une meilleure formation technique et professionnelle à notre jeunesse pour faire de notre pays un solide pôle d’attractivité et d’implémentation technologique.
Aussi, il est injuste d’exiger aux familles le paiement d’une  » prime des parents  » consistant à les voir payer le salaire des enseignants. Nous devons trouver rapidement une alternative à cette situation injuste.
Conformément à notre constitution, la gratuité de l’enseignement fondamental doit être une réalité. Nous allons veiller à améliorer les conditions des enseignants du primaire, secondaire et universitaire.
S’agissant des étudiants, des universités et des instituts supérieurs, nous sommes conscients des difficultés dans lesquelles ils évoluent, notamment les coûts élevés des frais d’inscription, l’insuffisance des frais de fonctionnement des établissements publics de l’Etat et la détérioration des infrastructures.
Nous appliquerons des mesures urgentes de modernisation des infrastructures, d’allégement des frais académiques, d’actualisation des programmes et d’amélioration des conditions de vie des étudiants et enseignants.
Nous entendons aussi améliorer les conditions de travail des fonctionnaires et agents de l’Etat. Dans cette optique, nous souhaitons initier des échanges avec les différents syndicats socio professionnels afin de trouver des solutions à toutes ces préoccupations.

Chers Compatriotes,

 L’implication des Femmes dans l’ensemble des activités de la vie de notre nation mérite une politique plus volontariste d’encadrement, d’encouragement et de meilleure visibilité.
Outre l’impact indéniable des femmes dans notre vie sociale et dans plusieurs pôles économiques, il est essentiel de réaliser la promotion véritable de nos talents féminins à des postes de décision dans notre pays.
Nos jeunes diplômés doivent disposer de tous les atouts pour rejoindre le marché du travail ou celui de l’entrepreneuriat. Nous allons demander au gouvernement d’innover dans l’accès aux marchés publics pour les jeunes diplômés.
Le Gouvernement initiera un partenariat entre l’Etat, les provinces, le secteur privé, la société civile et nos partenaires au développement en vue d’engager un vaste programme national de promotion de l’entrepreneuriat pour les jeunes.
La réussite de ces engagements sera soutenue par un financement ambitieux et maîtrisé garant de notre développement. Cette démarche implique une politique monétaire volontariste, un cadre d’investissement des entreprises plus élaboré, un accès aux crédits pour les entreprises et les particuliers moins contraignants.
 Le gouvernement devra réaménager le code des investissements afin de favoriser de nouveaux projets ayant un impact sur des zones géographiques ou des secteurs d’activités cibles définis en fonction des priorités nationales.
Nous travaillerons pour rendre le climat des affaires plus attractif et compétitif notamment par l’aménagement de la fiscalité en faveur du développement.
Nous engagerons une véritable concertation avec l’ensemble des composantes de notre tissu économique pour redéfinir un environnement propice.
Cet engagement se traduira par une profonde restructuration de l’ANAPI. Notre agence nationale de la promotion de l’investissement doit véritablement jouer un rôle de leadership dans ce domaine.

Garant de l’exemplarité, le gouvernement adoptera une politique de stabilité macroéconomique s’appuyant sur une gestion rigoureuse de la dépense publique assortie d’une politique budgétaire prudente.
 Notre stratégie d’endettement à moyen et long terme verra notre pays bannir toute dette publique ayant comme contrepartie le gage d’actifs miniers ou d’actifs publics. Nous devons nous protéger et épargner pour les générations futures.
Nous allons privilégier la dette concessionnelle à long terme orientée vers le financement des infrastructures et le renforcement du capital humain. Cette rigueur financière doit nous permettre de mieux sécuriser la gestion des revenus de nos matières premières.
Dans le secteur des mines, la rente minière devrait participer à hauteur de 45% de nos recettes. Ce qui est la norme dans les pays situation identique.
En République Démocratique du Congo ce taux n’est que de 10%. Dans notre intérêt et celui des opérateurs du secteur, nous appliquerons une politique concertée pour neutraliser ce déséquilibre.
Nous comptons renforcer la traçabilité dans l’exploitation des minerais, redéfinir le cadre de fonctionnement du secteur et promouvoir avec tous les acteurs une nouvelle politique de développement et d’environnement de notre industrie extractive. Il est impératif d’avoir une politique extractive qui soit source de développement pour nos territoires et nos concitoyens.
 Eradiquer les minerais du sang est une nécessité, notamment à L’Est de notre pays. Nous allons structurer toutes les chaînes de valeur de notre industrie extractive.
Notre objectif est de doubler en une décennie la part de la valeur ajoutée générée sur le territoire congolais par plus de transformation au niveau provincial et national.

A ce titre, nous allons initier une rencontre avec les leaders mondiaux dont la réussite industrielle dépend de notre sous-sol, afin d’adopter un plan d’implémentation et de transformation de nos minerais qui servent de matière de base à leurs industries.
Cet engagement favorisera l’émergence d’acteurs nationaux d’envergure tout en renforçant la création d’emplois. Cette démarche favorisera l’émergence d’une classe moyenne.
La lutte contre le chômage est un immense défi national. Sur 80 millions de citoyens, plus de 43 millions sont en âge de travailler. Pourtant notre pays ne compte que 4 millions 9 cent mille de salariés ayant un emploi formel et de type moderne.
 Trente-deux millions de congolais en âge de travailler disposent d’emplois précaires ou sont en sous-emploi, tandis que plus de 6 millions sont des chômeurs en situation de détresse.
 Nous devons réhabiliter le secteur formel, réformer le plafonnement de l’Impôt professionnel sur les rémunérations et promouvoir le respect dans toutes les branches du SMIG, dont le salaire minimum est établi à 5 dollars par jour.
Environ 50 millions de congolais représentant 60% de la population n’ont pas accès au système de santé. La vaillance et la bravoure de notre personnel du secteur mérite le renforcement des moyens humains et matériels adéquats.
Nous demanderons au gouvernement de prendre des mesures rapides pour la réhabilitation des hôpitaux de référence, la construction de plateforme de santé et la mise en place d’un système de couverture sanitaire à travers des mutuelles de santé. Nous ne pouvons pas accepter un système de santé défaillant au péril de la vie de nos concitoyens.
Le gouvernement aura pour mission d’accroître de 10 % par an le taux de couverture des populations par un système d’assurance maladie abordable et efficace jusqu’à l’atteinte de la couverture maladie universelle.
Nous réformerons en ce sens la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et allons promouvoir la mise en place d’un écosystème de couverture santé adapté couvrant l’ensemble des catégories sociales.
 
Les défis que nous devons mener sont nombreux. Aucun secteur n’échappe à une véritable politique d’urgence. Le Gouvernement devra adopter une démarche novatrice pour résorber le déficit en logements sociaux, renforcer l’artisanat, développer le tourisme, la culture, les sports, créer des centres d’invention et d’innovation et renforcer la protection de l’environnement.
 Cette projection de notre action vise surtout à mettre en valeur le génie créatif de la jeunesse congolaise. Son dynamisme montre que notre pays est en pleine transformation.
Le monde entier a les yeux rivés sur la République démocratique du Congo. Pour notre développement harmonieux, nous allons mener une politique de coopération économique basée sur l’investissement et l’amélioration de l’image de notre pays.
Notre meilleur ambassadeur est la diaspora dynamique car elle est dotée de compétences et de ressources diverses. En effet nos compatriotes de l’étranger disposent d’expériences diverses. Nous connaissons leur patriotisme et entendons les associer plus fortement à notre vision du Congo par une série d’initiatives.
 Notre pays est un carrefour au cœur de l’Afrique. A ce titre, il fait la jonction entre toutes les zones géographiques du continent
L’intégration régionale est l’une des premières sources de diversification de notre économie. Cette intégration sera renforcée au cours de notre mandat dans le plus grand respect des intérêts de nos pays respectifs.
  Nous comptons apporter une innovation dans le cadre de projets communs en coopérant avec tous les pays de la région, en commençant par nos voisins.
 Le développement de l’industrie minière, manufacturière et agro-alimentaire de notre pays ne peut se concevoir que dans le cadre d’un programme gouvernemental qui intègre les aspects liés à la protection de l’environnement dans un contexte régional.
Dans cette optique, nous envisageons l’intégration de la République démocratique du Congo à la Communauté des États d’Afrique de l’Est – la CEA- dont la majorité des pays membres sont frontaliers et avec lesquels nos citoyens, à l’Est du pays, engagent des échanges économiques importants depuis plusieurs décennies.
 
En effet, ces opérateurs économiques de l’Est exportent et importent leurs marchandises à partir du port de Mombassa au Kenya et de Dar-es-Salaam en Tanzanie. La Communauté économique de l’Afrique de l’Est offre des avantages tarifaires et douaniers. Nous devons désormais en faire un atout pour notre développement.
 Notre politique étrangère sera désormais axée sur une véritable approche de partenariat stratégique au bénéficie de la population congolaise.
 A l’Union Africaine, à tous ses Etats membres nous disons merci d’avoir toujours été à nos côtés. Qu’il s’agisse de la pacification de notre pays ou des différents dialogues pour nous réconcilier, notre organisation continentale a toujours su nous accompagner.
Nous engagerons une politique plus ambitieuse au sein de l’Union Africaine afin que le Congo puisse contribuer au développement de l’Afrique à la hauteur de l’indéfectible soutien que nous avons toujours reçu.
Je souhaite bénéficier de l’expérience et de la sagesse individuelle et collective des collègues Chefs d’Etat présents ou représentés afin de matérialiser notre engagement commun pour la Renaissance africaine.
 Je suis déterminé par ailleurs à soutenir les récentes réformes engagées au sein de l’Union Africaine pour rendre notre organisation plus forte et autonome.
Je souhaite impulser une meilleure présence de notre pays dans les instances internationales, à la hauteur de notre vocation naturelle.
 A la communauté internationale, nous tenons à dire que dans le respect de notre souveraineté, nous sommes un membre actif de l’organisation des Nations Unies.
Nous sommes disposés à entretenir des relations étroites de coopération avec tous les pays du monde en commençant par nos partenaires traditionnels. Nous allons redynamiser notre présence dans les organismes multilatéraux.
La République démocratique du Congo, soucieuse d’une non-ingérence dans sa politique interne, doit devenir un exemple de coopération internationale équilibrée, plus particulièrement avec les Etats et les organisations disposant avec nous d’une relation historique.
Pour symboliser cette vision, nous aimerions que des discussions déjà entamées avec l’Union Européenne, l’un de nos partenaires majeurs, qui tiennent compte de nos intérêts, puissent aboutir et favoriser la réouverture de la Maison Schengen.
Sous ce chapitre de coopération internationale, nous saluons le rôle joué par la Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) en termes de pacification.
 Nous prenons ici l’engagement de favoriser une coopération étroite, entre les Forces armées de la République Démocratique du Congo et la MONUSCO en vue d’éradiquer toutes les forces négatives actives dans notre pays.
Car l’important travail de développement que nous entendons entreprendre avec tous les acteurs ne peut avoir de sens ni d’effet escompté sans la paix et la sécurité.
 La République Démocratique du Congo commence une nouvelle ère de son histoire politique, en adéquation avec ses attentes et son potentiel.
C’est une œuvre grandiose de servir son pays. Je le mesure encore plus à cet instant précis. J’invite chaque congolaise et chaque congolais à contribuer à l’édification et au développement de notre pays. Le chantier de construction de la République est immense. Votre implication en fera une réussite collective.
 Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Distingués Invités, en vos rangs et qualités,
Au nom du Peuple Congolais que je représente en ma qualité de Président de la République, Je tiens à vous réitérer toute ma gratitude pour avoir rehaussé de votre présence cette cérémonie d’investiture.
Que Dieu bénisse notre Nation.
Vive la République démocratique du Congo. Vive la Renaissance africaine.
Je vous remercie.


"3 ans après sa prise de pouvoir, des habitants de Bukavu pensent que Tshisekedi est allé « en dessous de son prédécesseur » - 25.01.2022,  
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-99312_3_ans_apres_sa_prise_de_pouvoir_des_habitants_de_bukavu_pensent_que_tshisekedi_est_alle_en_dessous_de_son_predecesseur.html

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Tshisekedi_felix_et_jkabila_investiture_22_png_640_350_1
24 janvier 2018 – 24 janvier 2022, cela fait exactement 3 ans depuis que Félix Tshisekedi a été investi Président de la République Démocratique du Congo. Dans son discours, le successeur de Joseph Kabila avait juré de n’œuvrer que pour l’amélioration du social du peuple congolais, la libération de tous les prisonniers politiques, le rétablissement de l’autorité de l’Etat, la lutte contre la corruption et l’impunité, ainsi que la pacification territoire national par l’éradication des groupes armés.

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Bc570cc_B7MDls0ChL2gtQqK8zznevJ4
En ce qui concerne l’amélioration du social des congolais, celui qui est devenu le cinquième Président de la RDC avait dit vouloir centrer son action sur la lutte contre la pauvreté, la création d’emplois en faveur des jeunes, la promotion du développement du tourisme et l’accessibilité des citoyens à tous les services de l’Etat.
Trois ans après, Laprunellerdc.info a interrogé quelques habitants de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, pour savoir leurs avis sur ce qu’est devenu le social des congolais, par rapport aux promesses de Félix Tshisekedi. A-t-il répondu ou non aux attentes de la population ? Qu’y a-t-il à faire pour les deux ans qui restent du quinquennat de Félix Tshisekedi ?

«Le pays a régressé»
Pour Janvier Chirhusa, acteur de développement, les trois ans de Tshisekedi n’ont pas contribué à l’amélioration des conditions des congolais. Il parle plutôt de trois ans de régression du pays, compte tenu du niveau de la pauvreté que connaissent les congolais.
Janvier Cirhuza n’a visiblement pas d’espoir de voir les choses changer pendant les deux ans restants, compte tenu des engins électoraux en vue.
«Un président fait mieux pendant la première phase de son mandat. L’espoir n’est plus permis pour les congolais pour ce gouvernement. Et si espoir y aura, c’est pour un autre mandat, pas celui-ci. Les deux ans qui restent pour tout acteur politique sont réservées à la campagne électorale. Les affaires de reconstruction du pays, ça devrait être fait dans la première phase du mandat et non pas pendant les deux ans restants. S’il arrivait à ne maintenir ne fut-ce que le niveau de son prédécesseur, peut être ça irait mieux. Mais il est allé en dessous de son prédécesseur. Quel espoir peut avoir le congolais ? Actuellement pour parler du relèvement, il faudra que Félix Tshisekedi nous ramène là où Kabila nous a laissé, parce que pendant ses trois ans, nous n’avons fait que reculer,» a laissé entendre M. Cirhuza.

«La situation est devenue très compliquée»
24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Ituri_capitale_du_crime_rdcongo_

Come Janvier Cirhuza, Eric Mutembezi, acteur politique, parle d’un bilan mitigé pour le Président de la République sur le plan social. Celui-ci évoque le problème du chômage des jeunes, et la paupérisation du peuple congolais.
Néanmoins, Eric Mutembezi garde son optimisme sur les deux ans restants. Pour lui, l’espoir est permis.
«Concrètement on peut constater à partir du Sud-Kivu que trois ans après, l’insécurité n’a pas dit son dernier mot. Les cas d’attaques, assassinats ici et là, nuits comme les jours, on sent qu’à ce niveau le bilan reste mitigé. S’il faut parler par exemple des infrastructures, ici à Bukavu à part les quelques kilomètres de routes réalisés dans le cadre de 100 jours, rien autre n’a été fait. Aucun territoire n’a été rallié à l’autre. A Kalehe, Mwenga, Shabunda, Fizi et autres territoires, aucun projet de construction n’a été initié. Parlant de l’enseignement, à un moment ils nous ont parlé de la gratuité, mais aujourd’hui il suffit de voir comment les écoles perçoivent l’argent. Aujourd’hui la situation est devenue très compliquée. Le panier de la ménagère est resté le même. Le taux de chômage, les jeunes sont toujours sans emplois. On sent que le rêve n’a pas été atteint jusque-là, mais nous pensons que les deux ans qui nous restent, avec la détermination du commandant suprême, ça peut encore aller,» a soutenu cet acteur politique.

«On le sent beaucoup plus dans les voyages»
24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! 618e721471d99497201868
Benjamin Muzusa, diplômé d’une université de la place avec deux ans de chômage, refuse lui de croire qu’il y a eu alternance en RDC. Pour lui, Tshisekedi égal Kabila.
Benjamin Muzusa demande aux gouvernants de revenir à la raison. Celui-ci pense que si le Président de la République, qui selon lui a concentré son action dans les guéguerres politiques, se concentrait sur le social de sa population, le changement peut être opéré.
«On ne sait pas dire si réellement il y a une différence entre Tshisekedi et Kabila. D’ailleurs actuellement nous jeunes nous sommes devenus de plus en plus minables. Le chômage que nous traversons et la mendicité à laquelle nous sommes exposés nous laissent sans espoir. On a comme impression que notre président n’a pas de temps pour le social. On le sent beaucoup plus dans les voyages et les guéguerres politiques au lieu de s’occuper de sa population. Je crois que si le président se concentrait pendant ces deux ans sur le social du peuple, il peut y avoir un changement,» a-t-il martelé.

«Les fonctionnaires vivent dans la précarité»
24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Enseignant
Mme Georgette, enseignante [Nouvelle Unité] depuis 4 ans, que nous avons rencontrée devant le bureau de la Direction provinciale du SECOPE pour le suivi de son dossier, ne parle pas non plus d’un quelconque changement depuis l’avènement de Félix Tshisekedi au pouvoir.
Pour elle, l’amélioration du social passe par une bonne prise en charge des fonctionnaires.
«On ne peut pas parler de l’amélioration pendant que les gens ne sont pas payés. On ne peut pas parler du social alors que les fonctionnaires ne sont pas payés. Qui veut dire social veut dire l’accès aux soins de santé. Ici chez nous on n’a pas la facilité d’accéder aux soins, les fonctionnaires vivent dans la précarité et donc moi je ne vois pas le changement. Tout ce que je peux demander au Président de la République pour ses deux années qui lui restent, c’est d’avoir le cœur d’un parent. Un parent ne laisse pas ses enfants souffrir,» pense cette enseignante, qui insiste sur une meilleure prise en charge des agents et fonctionnaires.
Certaines autres personnes rencontrées ont toutefois salué les quelques efforts déjà fournis par le Président de la République pendant les trois ans passés à la tête du pays. D’autres ont réaffirmé leur souci de voir la concrétisation, par Félix Tshisekedi, de ses promesses visant à améliorer les conditions de vie des congolais.


"24 janvier 2019-24 janvier 2022/RDC: Félix Tshisekedi totalise trois ans à la tête du pays - 25 janvier 2022
= https://laprosperiteonline.net/2022/01/25/a-la-une/24-janvier-2019-24-janvier-2022-rdc-felix-tshisekedi-totalise-trois-ans-a-la-tete-du-pays/
24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Jvkvi-3ex2m2p8yyn245o9w2lukq

Félix Tshisekedi est devenu officiellement le 5ème Président de la RDC le 24 Janvier 2019. A 55 ans, il prêtait serment au Palais de la nation, en présence de son prédécesseur Joseph Kabila et de Feu le Président de la Cour Constitutionnelle, Benoit Lwamba. 

Il avait succédé à Joseph Kabila, après avoir remporté les élections du 30 décembre 2018. Il, vous avez deviné, c’est Félix Antoine Tshisekedi. La cérémonie de passation de pouvoir entre le président Joseph Kabila et son successeur s’est déroulée au Palais  de la Nation à Kinshasa, bureau officiel du président de la RDC.
Dans son discours à cette occasion, le cinquième Président de la RDC avait annoncé la libération de tous les prisonniers politique du rétablissement de l’autorité de l’Etat, la lutte contre la corruption et l’impunité ainsi que la pacification du territoire national par l’éradication de groupes armés. Il avait, en outre, promis de centrer son action sur la lutte contre la pauvreté et à œuvrer pour la consolidation d’un Etat de droit.
Il avait aussi promis de lutter contre l’impunité, la mauvaise gouvernance, de promouvoir le développement du tourisme et l’accessibilité des citoyens à tous les services de l’Etat. «Chers compatriotes, nous nous engageons à ériger un Etat moderne, pacifique et démocratique et soucieux  de chaque citoyen. Un Etat ou chaque institution va jouer son rôle dans le cadre du principe de séparation de pouvoir, un Etat qui va garantir le bonheur de tous», avait-il promis.

Après les premières critiques et réticences, l’Union africaine et de nombreuses chancelleries avaient finalement reconnu le pouvoir de Félix Tshisekedi au grand désarroi de Martin Fayulu qui revendique toujours la victoire à la présidentielle de 2018.
Trois ans après, le Président Félix Tshisekedi a rompu son alliance avec le front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, a créé l’Union sacrée de la nation, proclamé l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri pour restaurer l’autorité de l’état et pacifier le pays et a donné plein pouvoir à l’IGF pour contrôler l’utilisation des fonds des contribuables par les différentes institutions.
Trois ans après, il faut noter que la population attend encore la concrétisation des promesses visant à améliorer ses conditions de vie.
D’ailleurs, à travers ses différentes interventions aux Conseils des ministres, il n’a cessé de rappeler au gouvernement de mettre en exergue des actions à impact visible pour améliorer la vie sociale des congolais

"Trois ans déjà ! - 24-01-2022
= https://www.lepotentiel.cd/g?post=2970
Le 24 janvier 2019, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo était investi 5ème président de la RD Congo. Le pays inaugurait, ce jour-là, sa première alternance au sommet du pouvoir. Agréablement surpris, le monde entier en avait pris acte.
Cela fait trois ans déjà. Quel est son bilan à mi-parcours ? La lecture du bilan est plurielle, selon que l’évaluateur se range parmi ses affidés ou ses opposants. À ce stade, chaque son de cloche exprime une certaine subjectivité, teintée d’affirmations plus ou moins surréalistes.


Pour leur part, les analystes se focalisent plutôt sur le bilan du pouvoir UDPS que sur celui de Tshisekedi. Ils entendent ainsi rapprocher le credo du parti présidentiel avec les réalités du pouvoir. Ils veulent vérifier si, au bout de trois ans, les fleurs ont donné des fruits.
Honnêtement, cela ne pouvait pas être le cas au regard des embûches que s’ingéniait à placer sur sa trajectoire son ancien allié, le FCC de Kabila. Deux ans de perdu. L’évaluation logique devrait partir de l’année 2021, quand le chef de l’État a récupéré ses pleins pouvoirs.
Doit-on, dès lors, se fier aux parlementaires, ministres, conseillers, PDG, gouverneurs subitement estampillés ’’Union sacrée’’ pour rêver d’un bilan de fin du quinquennat plus positif qu’avant l’éclatement de la coalition Cach-FCC ? Rien n’est moins sûr.

L’histoire nous append que faire du vieux avec du neuf n’est pas toujours plus rassurant de faire avancer une entreprise. Pas plus que s’entourer, par exemple, de purs et durs de sa famille politique.
Par conséquent, il revient au président, et à lui seul, d’orienter l’action gouvernementale au bénéfice du «Peuple d’abord». Seul comptable devant le Peuple en 2023, il ne devrait pas hésiter à sacrifier la horde de flagorneurs qui, chaque jour, inondent les médias ou envahissent sa cour.


"24 janvier 2019-24 janvier 2022 : 3 ans depuis que Félix Tshisekedi est devenu le 5e Président de la RDC 6 24/01/2022  
= https://www.radiookapi.net/2022/01/24/actualite/politique/24-janvier-2019-24-janvier-2022-3-ans-depuis-que-felix-tshisekedi-est
Ce 24 janvier 2022, le Président Félix-Antoine Tshisekedi totalise trois ans depuis qu’il a été investi 5e Président de la RDC. Il a succédé ainsi à Joseph Kabila, après avoir remporté les élections du 30 décembre 2018.
La cérémonie de passation de pouvoir entre le Président Joseph Kabila et son successeur s’est déroulée au Palais de la Nation à Kinshasa, bureau officiel du président de la RDC. C'était le premier transfert pacifique du pouvoir dans le pays depuis son accession à l'indépendance en 1960.


Dans son discours à cette occasion, le cinquième président de la RDC avait annoncé la libération de tous les prisonniers politiques, le rétablissement de l’autorité de l’Etat, la lutte contre la corruption et l’impunité ainsi que la pacification territoire national par l’éradication des groupes armés.
M. Tshisekedi avait aussi promis de centrer son action sur la lutte contre la pauvreté et à œuvrer pour la consolidation d’un état de droit.
Il avait aussi promis de lutter contre l’impunité, la mauvaise gouvernance, de promouvoir le développement du tourisme et l’accessibilité du citoyens à tous les services de l’Etat.
« Chers compatriotes, nous nous engageons à ériger un Etat moderne, pacifique et démocratique et soucieux de chaque citoyen. Un Etat où chaque institution va jouer son rôle dans le cadre du principe de séparation de pouvoir, un Etat qui va garantir le bonheur de tous », avait promis Félix Tshisekedi.
Trois ans après, le Président Félix Tshisekedi a rompu son alliance avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien Président Joseph Kabila, a créé l’Union sacrée de la nation, proclamé l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri pour restaurer l’autorité de l’Etat et pacifier le pays et a donné plein pouvoir à l’IGF pour contrôler l’utilisation des fonds des contribuables par les différentes institutions.
Mais après trois ans, il faut noter que la population attend encore la concrétisation des promesses visant à améliorer ses conditions de vie. D’ailleurs à travers ses différentes interventions au Conseil des ministres, il rappelle au gouvernement de mettre en exergue des actions à impact visible pour améliorer la vie sociale des Congolais.


"RDC: trois ans après la passation pacifique de pouvoir, des Kinoises dressent un bilan - 25 janvier 2022
= https://actualite.cd/2022/01/25/rdc-trois-ans-apres-la-passation-pacifique-de-pouvoir-des-kinoises-sexpriment
24 janvier 2019-24 janvier 2022, trois ans se sont écoulés depuis la cérémonie d'investiture de Felix Tshisekedi. Entre une coalition brisée, des gouvernement restructurés, des personnalités politiques arrêtées, Desk femme est allé à la rencontre des femmes qui reviennent sur ce fait marquant de l'histoire politique congolaise.

« Que n’avons-nous pas vécu dans ce pays avant que ce pouvoir ne soit installé ? », s’interroge Marguerite Furaha, cinquantenaire et ancienne agent de l’Agence Nationale du Renseignement (ANR). 
Et de renchérir, « Combien de personnes ont été arrêtées, combien ont perdu la vie pour avoir sorti un propos contraire aux attentes du pouvoir en place ? Je pense qu’on peut tout dire de ces deux personnalités (Félix Tshisekedi et Joseph Kabila ndlr) mais, la population exprime plus librement son point de vue ». 
Étudiante en sciences commerciales à l’Institut Supérieur du Commerce (ISC/Kinshasa), Naomie Sebale soutient également l’hypothèse d’une liberté d’expression en RDC. Elle s’appuie sur un témoignage personnel, « mon père est partisan d’un mouvement politique. Je me rappelle que lors des réunions hebdomadaires de son parti, des policiers circulaient aux environs de notre parcelle et il était interpellé par la suite. Notamment lors du processus électoral de 2011. Il n’a pas abandonné son combat et les interpellations ont cessé. Kabila et Tshisekedi ont contribué à cela ».  

Liberté de la presse
Pour Claudine Nyenyezi, cette liberté s’est étendue aux organes de presse, à travers leurs productions journalières. « Les médias ont commencé à donner la parole à toutes les parties sans craindre d’être poursuivis. Sur les différentes stations de radios, nous entendons des politiciens qui soutiennent Joseph Kabila défendre leur leader. Et nous entendons sur les mêmes ondes, des partisans de l’UDPS, qui accusent Kabila d’avoir renversé les lois du pays et défendre les idéaux de leur parti politique. Nous entendons ceux de Moise Katumbi, de Fayulu, et tous les autres s’exprimer librement », dit cette responsable d’une gargote en ville. 

Des marches « pacifiques »
Parmi les éléments qui ont caractérisé la période après les élections de 2018, Marie-Hélène Ntumba voit les  manifestations politiques de moins en moins réprimées par les éléments de la police. « Martin Fayulu a marché de nombreuses fois avec ses partisans, d’autres partis politiques l’ont fait aussi, certaines manifestations ont même été encadrées par la police. Il faudrait continuer sur cette lancée même lors de la période électorale prochaine », explique-t-elle.  

Procès et sanctions à l’égard des coupables
Clarisse Nzeba et Thérèse Bozongo pensent à la justice et lutte contre les VBG.  « Ce n’est pas encore l’Etat de droit à proprement parler. Mais, nous devons reconnaître que la justice congolaise fournit des efforts louables. Nous avons vu au cours de ces années l’interpellation des hommes en uniforme, policiers ou militaires pour n’avoir pas respecter les limites de leur pouvoir, nous avons vu des procès sur le détournement des deniers publics, quel qu’en soient les résultats, nous avons vécu la condamnation de Carine Lokeso dans le procès Rossy Tshimanga, nous avons salué les avancées dans le procès Chebeya… Je pense que notre démocratie évolue et c’est déjà une bonne chose », affirme Clarisse Nzeba, caissière dans un supermarché.
  Pour paraphraser Clarisse Nzeba, sa collègue de service ajoute, « J’ai vu des ONGs se lever contre des cas de violences sexuelles, la justice a travaillé et les auteurs de ces actes, dont un militaire ont été arrêtés. C’est un élément positif pour la défense des droits». 

Des nominations de femmes 
« De 2019 à ce jour, le Chef de l’Etat a nommé plusieurs femmes. Et pour une première fois une femme est à la tête de la Banque Centrale du Congo. Si le pourcentage n’est pas encore suffisant, on peut dire que cela nous inspire en tant que jeunes filles congolaises. Madame Jeanine Mabunda a dirigé l’Assemblée Nationale sous la coalition FCC et CACH. Il y a plusieurs exemples », reconnaît Fadely Katombe, étudiante en terminales des relations internationales à l’Université Pédagogique Nationale (UPN).


"3 ans de Félix Tshisekedi : 'la situation s'est empirée " (Lucain Kasongo/Pprd) - 25.01.2022,  
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-99314_3_ans_de_felix_tshisekedi_la_situation_s_est_empiree_lucain_kasongo_pprd.html

"3 ans de Tshisekedi : “Le bilan est très négatif”, (Nouvel Elan/Kasaï) 6 25:01:2022
= https://www.7sur7.cd/index.php/2022/01/25/3-ans-de-tshisekedi-le-bilan-est-tres-negatif-nouvel-elankasai

"3 ans de Tshisekedi : Rien n'a été fait sur le plan social au Sud-Ubangi (Société civile) - 24/01/2022
= https://www.7sur7.cd/2022/01/24/3-ans-de-tshisekedi-rien-na-ete-fait-sur-le-plan-social-au-sud-ubangi-societe-civile

"3 ans de Félix Tshisekedi : Pour le RENADEF, il y a lenteur dans l'exécution de la vision du chef de l'Etat 6 24:01:2022
= https://www.7sur7.cd/2022/01/24/3-ans-de-felix-tshisekedi-pour-le-renadef-il-y-lenteur-dans-lexecution-de-la-vision-du

"3 ans de Tshisekedi : « Le peuple congolais n'a pas encore perçu l'action sociale du chef de l'État » (Jonas Tshiombela) - 24/01/2022
= https://www.7sur7.cd/2022/01/24/3-ans-de-tshisekedi-le-peuple-congolais-na-pas-encore-percu-laction-sociale-du-chef-de

"Alternance: « Le peuple ne vit pas toujours le changement », Geneviève Inagosi (FCC) - 24.01.2022,  
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-99262_alternance_le_peuple_ne_vit_pas_toujours_le_changement_genevieve_inagosi_fcc.html

"Noël Tshiani critique les nouvelles attributions du ministère des Finances  - 24.01.2022,  
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-99279_noel_tshiani_critique_les_nouvelles_attributions_du_ministere_des_finances.html

""L’alternance démocratique est un bébé que nous avons conçu et avec joie nous lui avons donné vie" (Olive Lembe) -  24.01.2022,  
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-99245_l_alternance_democratique_est_un_bebe_que_nous_avons_concu_et_avec_joie_nous_lui_avons_donne_vie_olive_lembe.html
= https://www.7sur7.cd/2022/01/24/olive-lembe-sur-lalternance-nous-veillerons-ce-que-ce-bebe-grandisse-normalement-et-quil

"Face aux défis sécuritaires et sociaux
Tshisekedi : Plus que 2 ans pour convaincre - 24-01-2022

= https://www.lepotentiel.cd/g?post=2972

"Kasaï-Central : ECIDé de Fayulu rappelle à Tshisekedi que "le temps n'est plus aux promesses fallacieuses" - 25/01/2022
= https://www.7sur7.cd/2022/01/25/kasai-central-ecide-de-fayulu-rappelle-tshisekedi-que-le-temps-nest-plus-aux-promesses

= https://www.digitalcongo.net/article/61ee7c2ae9424000150f0e75/


"ACTU EXPLIQUEE 25.01 - 3 ANS DE FATSHI : ECHEC PATENT! + LE RAM JUGE ILLEGAL MAIS"




Compatriotiqueme!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 27/1/2022, 11:49 pm, édité 1 fois

ndonzwau


Revenir en haut Aller en bas

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Empty Re: 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Message  ndonzwau 25/1/2022, 9:17 pm

Voici une longue analyse sur le bilan de 3 ans de Tshiskedi au pouvoir qui fait  la part belle à ses réussites ou plus exactement à un méritoire travail de friche dont il va maintenant jouir.
L'auteur conclut néanmoins en y mettant quelques bémols. Il y'a à boire et à manger dans ses propos !


D'abord il privilégie sans trop de recul son statut de victime qui s'est démenée pour gagner la bataille contre ses bourreaux alors que moi je vois aussi sa part de responsabilité dans ce statut : qu'il n'y croit pas ou qu'il le néglige, Tshisekedi est quand même venu au pouvoir parce qu'il a fait un deal avec son prédécesseur qui était alors en position de force et qui lui a donné le pouvoir en contrepartie de sa main-mise au Parlement et sur la  plupart de leviers de pouvoir. Il s'en est défait en usant les mêmes méthodes : à coups de billets verts et des postes pour attirer les anciens kabilistes à son Union sacrée, quitte à subir demain les mêmes abus de ses gens qui courent à l'argent. Un bon bilan à la tête du pays comprend aussi à peser sur les mentalités de ses citoyens qui vont croire en vous et vous suivre, je ne crois pas que cet usage de l'argent au sommet et la tendance au tribalisme qu'on voit avec ce pouvoir aident à la la cohésion et l’unité nationales. "Le peuple d'abord" semble parfois un slogan creux dans ce contexte.

Ensuite, pour moi, les ratés de ses 3 ans sont d'abord dus à la personnalité du même Tshisekedi :  facilement conciliant, sympathique mais aussi amateur et peu préparé à sa fonction, mais aussi léger et jouisseur sans compter sa naïveté conséquente à copiner avec les voisins rwandais et ougandais bien plus diaboliques qu'aimables et sans compter sa presque indifférence à prendre l'insécurité comme réellement la priorité des priorités avec en sus son incapacité à toucher directement à une armée dont les chefs sont devenus des affairistes et peu patriotes, etc, etc ... j'en ai déjà beaucoup parlé sur ce site;

Enfin, à supposer la transition besogneuse passée, il faut bien capitaliser la moisson récoltée mais la justice inefficace; la corruption et l'impunité endémiques, la pauvreté et l'inaccès au bon manger, à l'enseignement, aux soins, aux transports, à la salubrité publique... sont encore beaucoup le lot de la population comme la mal-gouvernance subsiste toujours sous son autorité. Il n'y a qu'à voir le nombre des détournements de fonds publics  dans les projets mis en place depuis son arrivée au pouvoir.

Quelles sont les réformes courageuses structurelles et dans les choix des animateurs que Tshisekedi a faites depuis qu'il est à la tête du pays ? Je suis un patriote qui attends que le président Tshisekedi réussisse son mandat mais je ne suis pas encore d'un optimisme fou face à ce qu'il a fait malgré les bons chiffres macroéconomiques d'aujourd'hui qui ne sont d'ailleurs pas tous de son fait et qui sont toujours accompagnés des dépassements budgétaires réguliers. La suite...



"Tribune : Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, quel bilan après 3 ans de pouvoir (Moïse Musangana) - 23/01/2022
= https://www.7sur7.cd/2022/01/23/tribune-felix-antoine-tshisekedi-tshilombo-quel-bilan-apres-3-ans-de-pouvoir-moise

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! 87422316-A6F1-4740-A54E-252E17DC72B5

Le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo totalise ce 24 janvier 2022 trois ans au pouvoir depuis sa prestation de serment le 24 janvier 2019 devant la Cour Constitutionnelle pour sa prise des fonctions à l’issue des élections du 30 décembre 2018. Il entame ainsi ce 25 janvier sa quatrième année au pouvoir en cette année charnière par rapport à 2023 devant marquer la fin de son quinquennat (2019-2023) avec l’organisation des élections générales, dont la présidentielle. Déjà, il est lancé dans la course pour 2023 avec ses annonces solennelles faites d’abord à Goma où il a séjourné en juillet 2021 pour compatir avec les sinistrés de l’éruption volcanique du Niyrangongo et évaluer l’état de siège à l’Est, puis fin décembre à Mbuji-Mayi lors de sa visite dans l’espace Kasai.

Sur fond de la coalition chaotique FCC-CACH (2019-2021), du terrorisme à l’Est du pays et du Covid-19 qui a mis à l’épreuve l’économie nationale, le bilan des trois premières années au pouvoir du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est controversé. Si les uns pensent qu’il a échoué lamentablement au regard des projets «100 jours et Tshilejelu» qui n’ont pas produit des résultats escomptés, d’autres, par contre, pensent que le seul regard physique, focalisé sur le matériel en termes des infrastructures qui font grandement défaut à la République depuis plus de 60 ans d’indépendance, ne suffit pas. Le bilan est aussi moral et éthique en ce qu’il consiste, notamment, à éveiller le patriotisme, forger les esprits au développement, créer la cohésion et l’unité nationales, assainir la gestion des finances publiques, mener la lutte contre les détournements des deniers publics et la corruption afin de renflouer les caisses de l’État, ouvrir le pays au monde aux fins de le réinsérer dans le concert des nations, gagner la guerre de l’Est en triomphant des forces centrifuges qui y sèment la désolation depuis plus de deux décennies et exposent le pays à la balkanisation. Bref, restaurer et rétablir l’État dans les coins et recoins de la RDC. Le gouvernement démocratique moderne étant inévitablement lié à l’Etat, il va sans dire que «sans État, il ne peut y avoir de citoyenneté, ni non plus la démocratie».

Un jugement sévère
Avec la controverse qui a émaillé l’avènement au pouvoir du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, assaisonnée à la guerre de l’Est où les ADF, les FDLR et beaucoup d’autres groupes armés locaux rivalisaient d’ardeur dans l’assassinat de paisibles Congolais, massacrés le plus cyniquement du monde, soit par égorgement, soit par mutilation ou simplement par les armes à feu, les horizons semblaient être bouchés pour le nouveau locataire de la cité de l’Union africaine (UA). Dans un langage frisant l’ironie sur Télévision 50, l’ancienne première Dame Olive Lembe di Sita Kabila a osé même demander, pince-sans-rire, au peuple de ne pas se plaindre de la situation qui était la sienne et d’être patient. Et d’ajouter : «L’on pensait que c’était facile».
Bref, on ne donnait aucune chance au nouveau président de la République. Une année serait une grâce, avaient prophétisé les pessimistes. Ce qui aurait poussé même certains de ses proches collaborateurs à se remplir, d’entrée de jeu, plein les poches pour parer à toute éventualité, sacrifiant ainsi des projets utiles pour les populations. Mais contre toute attente, le pantin, le président postiche, le placebo a franchi trois ans de pouvoir, dont deux en coalition chaotique avec le FCC, décidé de le couler pour reprendre les rênes perdus du pouvoir. Il en est à sa quatrième année de pouvoir, charmant, d’une manière ou d’une autre, la communauté aussi bien nationale qu’internationale. Il a aussi apprivoisé les principales forces politiques et sociales qui lui étaient hostiles.
En équilibre précaire, vilipendé, voire humilié, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est montré tenace. Il attendait son printemps. Il a fait preuve de caractère conciliant et s’est voulu patient. Il s’est distingué par son fort quotient d’adversité, c’est-à-dire, la capacité, selon le professeur  Boutti, à traverser une période difficile dans la vie et à s’en sortir sans perdre la tête. C’est un quotient qui détermine qui abandonnera face aux aléas/troubles, qui abandonnera la famille, qui envisage le suicide, etc.
Le jugement sévère enregistré de la part, principalement, de la population à l’endroit du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, par devers lui indirectement à son père, champion toutes catégories de la lutte pour l’avènement d’un État démocratique et de droit en RDC, se justifie sur un autre plan. En effet, le nouveau maître du Mont Ngaliema vient de l’opposition et pas n’importe laquelle. Il sort d’un parti qui a lutté pendant 37 ans pour conquérir le pouvoir. Avec son avènement au pouvoir, l’occasion lui était ainsi donnée de refonder la République et d’instaurer un État de droit, soucieux du bien-être de la population. L’UDPS a toujours placé l’intérêt du peuple congolais et la promotion du social comme l’objectif de toute sa lutte.

Devenue un leitmotiv, cette priorité était, sans cesse, claironnée et résumée par son leader Etienne Tshisekedi wa Mulumba, à travers un binôme : «le peuple d’abord». Ce fut un homme intègre qui avait rejeté toutes les offres lui faites par le régime Mobutu avec tous les privilèges qui en découlaient, acceptant de faire l’opposition et d’endurer de lourds sacrifices dans l’objectif final de réaliser cet idéal. Et le nouveau président de la République est le fils de ce leader, facile ainsi pour comprendre qu’il a été initié pendant des années aux exercices pratiques par son père qui était à la fois pour lui un père biologique, idéologique et spirituel. De telles références ne pouvaient que rassurer quant aux changements que la population réclamait. L’heure était arrivée de faire la politique autrement, d’appliquer de nouvelles méthodes ou un nouveau mode de gestion de l’État en s’éloignant des tares ou des erreurs commises dans le passé.
Cependant, à son accession au pouvoir, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo n’avait pas à sa portée tous les leviers de commande pouvant l’aider à maîtriser la gestion de l’État et imprimer sa vision en vue de réaliser ces changements. Faute de majorité parlementaire, principalement, au sein de l’Assemblée nationale, celle-ci étant détenue par le FCC, plateforme du président de la République sortant, le nouveau chef de l’État s’est vu obligé de gouverner en coalition avec cette force politique dirigée par son prédécesseur. Ainsi, naquit la coalition FCC-CACH.
En d’autres termes, avec l’alternance pacifique du pouvoir, l’après 24 janvier 2019 n’était pas moins égal à l’avant cette date. Ancien Premier ministre congolais, Bernardin Mungul Diaka dirait : «Le chauffeur avait changé, mais le véhicule restait le même». Certes, Joseph Kabila avait quitté physiquement le pouvoir, mais en réalité, il demeurait en place. Son ombre planait encore sur les services de défense, de sécurité et la justice. Sa mainmise sur plusieurs autres secteurs de la vie nationale était certaine. Outre ses différentes relations tissées de par le monde, il était fortifié en cela par des confortables majorités obtenues par sa famille politique, le FCC, aussi bien sur le plan national, à l’Assemblée nationale et au Sénat, que sur le plan provincial, par le biais des Assemblées provinciales. Point de doute, le système mis en place durant les 18 ans de son règne sans partage était quasiment reproduit.

Avant toute chose, le démantèlement du système Kabila
Après deux ans d’exercice de pouvoir, la coalition FFC-CACH a montré ses limites. La vision du nouveau président est entrée en contradiction avec la méthode de gestion de son prédécesseur. Les rencontres et négociations menées entre ces deux plateformes en coalition pour trouver la convergence nécessaire pouvant permettre de cheminer ensemble pour reconstruire l’État se sont révélées vaines.
Que faire alors eu égard à cette situation, terreau d’un système politique inique quasiment reproduit et qui a planté le décor pour sa perpétuation ? Devant une telle quadrature du cercle, l’ultime option pour le nouveau président de la République, c’était de s’autonomiser par rapport à son partenaire en se défaisant du carcan politique limitant son champ d’action. Donc, faire voler en éclats la coalition. Ce qui lui permettrait de tourner en sa faveur la majorité parlementaire afin de faire passer des réformes essentielles et utiles que recommande la situation du pays qu’il veut remettre sur l’orbite du développement en vue de promouvoir le bien-être intégral de sa population. Réformes contre lesquelles le FCC, note le journaliste Arthur Malumalu, était vent debout parce que nuisant fatalement à ses intérêts immédiats et contrariant ses ambitions démesurées. D’autre part, le chef de l’Etat entendait également anticiper sur les élections de 2023 auxquelles il risquait de se présenter sans bilan. C’est ce qu’il a appelé «Déboulonnement du système».
C’était un pari, somme toute, risqué pour le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il se trouvait, bien entendu, entre le marteau constitué par Joseph Kabila et l’enclume composée de Martin Fayulu, du duo Katumbi-Bemba et de bien d’autres forces sociales telle l’Église catholique. Mais, d’ores et déjà, il avait, lors de la conférence tenue le 04 avril 2019 au Conseil sur les relations internationales à Washington, annoncé les couleurs en ces mots : « Je le dis sans peur. Je suis là pour déboulonner le système dictatorial qui était en place». Le 19 janvier 2020, il l’a répété à la communauté congolaise à Londres notant que «si jamais il y a une crise permanente entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale, il dissoudrait cette dernière et utiliserait son stylo rouge pour sanctionner quiconque se mettrait en travers de son chemin». Et Arthur Malumalu de souligner : «Certains lui ont ri au nez, d’autres, par peur de Joseph Kabila, ne voyaient pas comment son successeur, qu’ils traitaient de tous les noms, s’y prendrait pour se défaire de ce système criminel qui a étalé ses tentacules sur les institutions et mis, en toute impunité, le grappin sur les secteurs les plus juteux». Pourtant, c’est un pari réussi.

Les deux ans de coalition chaotique avec le FCC ont été également chaotiques pour le pays. Raison sans doute pour laquelle, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sans majorité au Parlement, sans contrôle effectif du Gouvernement dont certains ministres l’ont tourné en bourrique, a tenté un gouvernement parallèle par lequel il a voulu réaliser certains projets qui ont battu de l’aile. Les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes. L’Union Sacrée de la Nation aidant, il est tenté de revenir dans le juron de la République en responsabilisant le Gouvernement Sama Lukonde pour la mise en train du Programme de développement à la base à partir de 145 territoires.
Le chaos, qui a caractérisé la coalition FCC-CACH,n’a pas été négatif sur toute la ligne pour le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il lui a permis d’appréhender le système Kabila pour lui assener une estocade. En effet, jouant au roseau qui plie sans rompre sous les bourrasques et marchant sur les œufs sans les écraser afin de contourner ses adversaires contrairement à son père qui attaquait de face, il a fini par réaliser que le système Kabila reposait sur deux principaux piliers, à savoir : l’armée, les services de sécurité et la justice. D’où les ordonnances du 17 juillet 2020 portant chambardement dans l’armée et la magistrature qui ont été lues pendant plus de 5 heures sur les antennes de la radiotélévision nationale. La démission controversée du président de la Cour Constitutionnelle Benoît Lwamba Bindu, qui vient de tirer sa révérence, aura été un catalyseur pour mettre l’appareil judiciaire à l’abri de l’emprise de l’ancien président de la République qui s’est cassé les dents au travers de la lutte d’arrière-garde menée par Me Tunda ya Kasende, alors Vice-Premier ministre et ministre de la Justice.
Les deux principaux piliers du système étant brisés, le reste est tombé comme un château de cartes. La ceinture institutionnelle protectrice de l’ancien président de la République s’est ainsi désintégrée avec la descente aux enfers de Jeanine Mabunda, la déchéance de Sylvestre Ilunga Ilnkamba et l’éjection d’Alexis Thambwe Mwamba.  Pour y arriver, il fallait du temps, de l’intelligence stratégique et de la méthode. Tout a été séquencé : piocher dans la majorité FCC et composer avec d’autres forces politiques, en l’occurrence ENSEMBLE de Moïse Katumbi, MLC de Jean Pierre Bemba et AFDC-A de Modeste Bahati Lukwebo.
Cet exploit est à inscrire dans le bilan du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. La configuration politique d’autrefois ne présageait aucune lueur d’espoir.

La payante politique d’ouverture diplomatique
Aussitôt au pouvoir, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo n’a ménagé aucun effort pour remettre le pays dans le juron de la diplomatie mondiale et redorer l’image ternie depuis des lustres de la diplomatie congolaise. Il était ainsi devenu un pigeon voyageur, parcourant le monde de part en part. Ce qui lui a valu et lui vaut encore des critiques acerbes. Pourtant, en tant que président de l’Union africaine, le président Paul Kagame, sans compter les voyages au titre de président rwandais, en a totalisé trente.
Malgré les diatribes, les résultats sont là. Ils sont tangibles : Washington, Moscou, Paris, Londres, Bruxelles, Vatican… lui ont ouvert leurs portes. Signe d’un rapprochement avec Kinshasa, en dépit des vives récriminations quant à son avènement au pouvoir.
Après avoir renoué avec les grandes capitales du monde et imprimé une autre dynamique au sein des institutions internationales, il s’est efforcé, même si ceux-ci traînent les pas, d’obtenir auprès des pays voisins, principalement le Rwanda et l’Ouganda, non seulement une participation active dans le traitement de la crise, mais aussi une convergence des vues et des politiques à mener de manière coordonnée aux fins des résultats efficaces. C’est dans ce cadre qu’il convient de situer ses déplacements à Kigali, Kampala, Dar es Salaam, Luanda, voire ailleurs. Et aussi bien d’autres rencontres qui ont eu lieu entre responsables congolais du domaine de la défense et de la sécurité et leurs homologues des pays voisins.
Son accession à la présidence de l’UA a, d’une manière ou d’une autre, consolidé ses atouts et lui a ouvert encore plus d’opportunités de coopération, notamment, militaire pour mettre fin à l’insécurité à l’Est du pays. Elle a permis à la diplomatie congolaise de gagner davantage des galons. Aussi s’est-elle révélée être un terreau nécessaire à l’intégration africaine ; intégration qui prend en compte les paris à relever aussi bien sur le plan politique, économique que sur celui de la pacification du continent.
Avec la présidence congolaise de l’UA, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a porté la voix de l’Afrique au niveau international, surtout dans le contexte du Covid-19, pour réclamer au profit du continent les meilleures conditions de lutte contre la pandémie et de relance des économies nationales. A cet effet, lors du Sommet de Paris sur le financement des économies africaines en mai 2021, il a plaidé pour plus de moyens financiers en faveur de l’Afrique et pour la poursuite et le renforcement des mécanismes mis en place pour soulager les pays africains tombés dans des situations de surendettement à cause des effets de la pandémie. Au sommet du G20 à Rome, il a, au nom de l’Afrique, appelé les pays participants à concrétiser leurs engagements en faveur de la préservation des forêts du Bassin du Congo, à travers des financements conséquents. Il a fait de la RDC «pays solution» relativement au réchauffement climatique. Dans le domaine sanitaire, il a soutenu la campagne en faveur de l’opérationnalisation de l’Agence Africaine de Médicaments et, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, il a porté l’ambition légitime de l’Afrique à produire les vaccins sur le continent.

Infatigable et déterminé à porter toujours haut le drapeau de son pays, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a donné son accord de principe pour succéder au président Denis Sassou Nguesso à la présidence tournante de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale) en 2022. La passation des pouvoirs a eu lieu à l’occasion de la 20ème session ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de cette organisation qui s’est tenue à Brazzaville le 19 janvier 2022. Au cours de cette même année, il va prendre la présidence de la SADC après avoir été élu vice-président par ses pairs lors du 41ème Sommet tenu le 17 août 2021 à Lilongwe, au Malawi. Sur le volet intégration régionale, il a affirmé l’ambition de la RDC de redorer sa position géostratégique en adhérant à l’EAC (Communauté des États de l’Afrique de l’Est). Cet acte de haute portée diplomatique et économique place désormais le pays à cheval entre l’EAC, la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale), la CIRGL et la SADC.
Les institutions financières internationales ont figuré aussi à l’agenda du président congolais. A ce sujet, ila rencontré les dirigeants du FMI (Fonds Monétaire International), de la Banque Mondiale et de la BAD (Banque Africaine de Développement) pour envisager avec eux la possibilité de délier les cordons de leurs bourses afin de faire bénéficier à la RDC des ressources financières dont elle a besoin pour relancer son économie et financer d’autres activités utiles pour le bien-être des Congolais. Point n’est besoin de rappeler que la RDC vient de renouer avec le FMI après la suspension de la coopération avec cette institution de Breton Wood en 2012. Le pays y est présentement éligible.
Parallèlement, la coopération internationale a aussi connu des avancées significatives avec les divers partenaires. En témoignent plusieurs Projets, Accords et Memoranda d’Entente que la RDC a conclus. Pour le seul exercice 2021, elle a bénéficié, de la part de ses partenaires extérieurs multilatéraux, des engagements de l’ordre de 4,5 milliards USD. Il s’agit là d’un niveau record dans l’histoire récente de notre pays.

Une économie mise à mal par le Covid-19 et la guerre à l’Est
En plus du carcan politique dû à la coalition FCC-CACH, l’économie nationale a été mise à mal par le redoutable Covid-19 et la guerre à l’Est qui a nécessité finalement l’instauration de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Aussi la bonne gouvernance a-t-elle encore du chemin à parcourir du fait que des mauvaises habitudes ont encore la peau dure dans le pays à cause du laxisme qui semble caractériser l’administration de la justice. Dans un tel contexte, les quelques efforts réalisés, suite, notamment, à la patrouille financière de l’IGF, sont phagocytés et ne participent pas au progrès social et à la redynamisation de l’économie dévastée par la zaïrianisation et les pillages de triste mémoire, puis achevée par l’incurie de la classe dirigeante.  
En effet, l’économie nationale présentait début 2020 des vulnérabilités : ralentissement de la croissance, baisse des excédents de la balance de paiements, déficit budgétaire occasionné par les dépenses sécuritaires (conflits armés), sanitaires (épidémie d’Ebola à l’Est), de prises en charge des catastrophes (invasion des criquets, etc.). Les indicateurs économiques au premier trimestre viraient ainsi de plus en plus au rouge.
Cette mauvaise passe a eu des répercussions certaines. Arrêté à USD 11 milliards pour l’exercice 2020, le budget de l’Etat s’en est trouvé affecté et le Gouvernement s’est attelé à rectifier la loi des finances sur fond d’un collectif budgétaire qui l’a réduit de moitié.
Sur ces entrefaites, la pandémie du Covid-19 est venue complexifier l’équation. Elle a mis à rude épreuve l’économie déjà fragile, aggravant, de ce fait, les vulnérabilités observées depuis le début de l’année 2020. D’autre part, les mesures prises par le Gouvernement pour atténuer les effets négatifs de ce virus sur l’économie nationale, de sorte à éviter la grogne sociale et préserver l’activité économique, n’ont fait qu’amenuiser les ressources de l’Etat, au demeurant, précaires.
L’Afrique, en ce compris la RDC, s’est trouvée confrontée, même si une certaine reprise à été enregistrée en 2021, à la tempête avec la baisse des prix de la plupart de ses principaux produits de base et celle de la demande résultant d’un arrêt de la production au monde. Ceci avec comme corollaires la contraction de la demande intérieure et l’effondrement du secteur informel, dont les activités constituent en moyenne 90 % des économies réelles en Afrique. Aussi, les décisions courageuses prises par les dirigeants africains pour combattre la contamination intracommunautaire sont aussi à la base du ralentissement du secteur informel. Elles ont amplifié le chômage et la pauvreté. Ce qui fait grincer les dents à la population congolaise.
Ce contexte marque la phase II du régime Tshisekedi,obligé de se tourner, sous le Gouvernement Sama Lukonde, vers la quête des solutions aux besoins de base des Congolais. Désormais, le président de la République dispose de tous les leviers pour engager le pays sur la voie du succès. Entretemps, la guerre de l’Est est loin de se terminer. Malgré l’instauration de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri, l’on ne peut venir en un tour de main à bout d’une situation d’instabilité qui dure depuis plus de 20 ans et à la base d’une économie de guerre qui s’est installée et a impacté négativement le vécu des populations. Non sans compter avec la mafia qui a gagné même les rangs de l’armée, de surcroît infiltrée, et trahie par la complicité aussi bien en son sein qu’au sein de la population. Ce qui a conduit à la mutualisation des forces avec Kampala et à la redynamisation des forces onusiennes pour triompher des forces du mal.
Naturellement, le projet phare du Gouvernement qu’est la gratuité de l’enseignement fondamental, ne peut qu’être affecté. Il est donc impératif de mettre fin à la guerre de l’Est qui est préjudiciable pour les populations locales, ainsi que pour la République.

Un regard holistique sur le bilan
Les trois premières années de pouvoir du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo sont un parcours de combattant. Avec le désossement du FCC, plus rien ne saura l’arrêter dans sa marche royale vers la refondation de l’État, axée sur une nouvelle conception de la gouvernance basée sur les résultats positifs dans l’intérêt supérieur de la nation. Auréolé avec sa désignation à la tête de l’UA dont il a pu tirer parti de par son programme, le chef de l’État congolais a désormais les coudées franches. Il peut dérouler son plan d’actions et le matérialiser.
Avec la nouvelle mise en place à la BCC, les finances publiques devront s’accroître et être bien tenues en vue des budgets équilibrés, voire excédentaires. Leur bonne gestion est un atout pour répondre aux aspirations des populations.
Ce travail de titan abattu par le président de la République durant les trois premières années de son mandat est une œuvre grandiose et exaltante en faveur de la refondation de l’État. Le bilan dans la gestion d’un État n’est pas seulement matériel dans le sens de créer des infrastructures tels que les routes, les écoles, les hôpitaux … qui font grandement défaut à la République. A ce sujet, il importe de jeter un regard holistique afin de saisir tous les contours, de façon à émettre un avis avec plus de rationalité et d’objectivité.
Le bilan est aussi moral et éthique en ce qu’il consiste, notamment, à éveiller le patriotisme, forger les esprits au développement, créer la cohésion et l’unité nationales, assainir la gestion des finances publiques, et mener la lutte contre les détournements des deniers publics et la corruption afin de renflouer les caisses de l’État comme le fait, notamment, l’Inspection Générale des Finances (IGF).
Il se constate que ce côté immatériel a sensiblement fait défaut durant des longues années à la République. Que de détournements des deniers publics ! A la lecture des différents rapports de l’IGF, il s’observe que le pays a été saigné aux quatre veines. Les révélations du PCA de la GECAMINES Albert Yuma Mulimbi sur le démantèlement de cette entreprise publique, autrefois pourvoyeuse de 70 % des recettes au budget de l’Etat, sont traumatisantes. Elles révèlent la saignée à blanc des ressources de la République sous le régime Joseph Kabila, voire avant.
Dans ces conditions, il était utopique pour le Gouvernement, dépourvu de moyens, particulièrement financiers, de sa politique, d’accomplir les grands objectifs inscrits dans son programme d’actions en ce qui concerne le bilan matériel. Conscient de cet obstacle, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s'est ainsi attelé à travailler au déboulonnement du système qui a incarné tous ces maux, à savoir le «système Kabila». Il y est parvenu. C’est tout un autre bilan.
Avec cette volonté affichée de refonder au préalable l’Etat, il y a lieu de placer les espoirs dans le fils d’Etienne Tshisekedi. Avec le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, un autre Congo peut voir le jour par une gouvernance qui place les Congolaises et les Congolais au centre de toutes les préoccupations de l’État, leur faisant bénéficier au premier plan de leurs richesses pour faire éclore finalement un bien-être social pour tous. Là, «le peuple d’abord» aura revêtu tout son sens.

Bien que le président de la République déborde d’énergie pour sortir la RDC du gouffre dans lequel ses filles et fils l’ont précipitée depuis son accession à l’indépendance, son régime compte quelques maillons faibles. Ce qui ne permet pas la lisibilité de son action.
Le casting au sein de son Cabinet a permis l’émergence des personnes qui, peut-être inconsciemment, pensent être à leur propre service plutôt qu’à celui du chef de l’État dont ils doivent accompagner les actions pour la matérialisation de sa vision. D’où la nécessité du nettoyage des écuries d’Augias afin de s’entourer des collaborateurs avec lesquels il doit être en phase. Des gens qui ne demandent pas ce que le Congo doit faire pour eux, mais plutôt ce qu’eux doivent faire pour lui.
Les services de presse et de communication du président de la République excellent beaucoup plus dans la passivité. Ils se comportent plus comme des organes de presse, alors que leur mission est d’irriguer les informations vers les médias afin de porter à la connaissance du public les actions du chef de l’État, de soigner et de vendre son image de marque. Depuis Vital Kamerhe, ces services battent de l’aile. Y a-t-il déficit ou conflit des compétences,ou simplement confusion des genres dans leur fonctionnement ?
La justice est le tendon d’Achille du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Elle se caractérise depuis un certain temps par un laxisme dans la prise des décisions. Ce qui qui freine toutes les bonnes initiatives, laisse pantois le peuple et fait caracoler le pays en haut du classement des pays les plus corrompus.
Dans son discours sur l’état de la nation du 13 décembre 2021, le président de la République n’est pas resté indifférent aux cris de détresse et de désolation des Congolaises et Congolais qui, chaque jour qui passe, réclament plus de garanties d’une bonne et saine administration de la justice. Il a exprimé son dépit eu égard à des pratiques qui ne permettent pas à la justice de revêtir sa nouvelle robe. C’est-à-dire d’être une justice qui ne dit pas seulement le droit, mais aussi rassure que le droit, alors le bon, a été dit. La dénonciation ne suffit pas. Les réformes courageuses dans le secteur sont de plus attendues aussi bien sur le plan structurel que qualitatif en ce qui concerne ses animateurs suivant le principe «l’homme qu’il faut à la place qu’il faut».
Enfin le parti présidentiel, l’UDPS, a besoin d’une cure de jouvence pour être plus compétitif en 2023 et à l’avenir. Au pouvoir depuis 3 ans, il garde toujours les réflexes d’un parti d’opposition. La crise inutile qui prévaut présentement en son sein à la suite de l’affaire Jean-Marc Kabund relève d’un non-sens. L’UDPS se met ainsi en désordre de bataille, alors que le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a déjà annoncé ses couleurs pour 2023.


"3 ans de Tshisekedi au pouvoir : Jacques Djoli note les faiblesses du système politique et plaide pour des réformes profondes suivies des actions structurantes - 25 janvier 2022 - 0
= https://actualite.cd/index.php/2022/01/25/3-ans-de-tshisekedi-au-pouvoir-jacques-djoli-note-les-faiblesses-du-systeme-politique-et

"Bilan de l'alternance 3 ans après: Carbone Beni prédit l'échec de F. Tshisekedi - 26/01/2022
= https://www.opinion-info.cd/politique/2022/01/26/bilan-de-lalternance-3-ans-apres-carbone-beni-predit-lechec-de-f-tshisekedi

"Tshisekedi : un bilan de 3 ans terne mais une croissance en envol - 24 janvier2022
= https://heshimardc.net/v1/2022/01/24/tshisekedi-un-bilan-de-3-ans-terne-mais-une-croissance-en-envol/

"3 ans de Tshisekedi : le bilan est plus que mitigé, que la population réfléchisse déjà à préparer une pièce de rechange (Hon. Saa sita) 6 25:01:2022
= https://lesvolcansnews.net/2022/01/25/3-ans-de-tshisekedi-le-bilan-est-plus-que-mutigieux-que-la-population-reflechisse-deja-a-preparer-une-piece-de-rechange-hon-saa-sita/

"Beni : le PPRD et l’UDPS opposés quant aux 3 ans de gestion de Tshisekedi - 25/01/2022
= https://www.radiomoto.net/2022/01/25/beni-le-pprd-et-ludps-opposes-quant-aux-3-ans-de-gestion-de-tshisekedi/

"RDC : pour le Nouvel Élan de Muzito, les trois ans de Félix Tshisekedi se caractérisent par l'affairisme et l'amateurisme au sommet de l'État - 26 janvier 2022
= https://actualite.cd/2022/01/26/rdc-pour-le-nouvel-elan-de-muzito-les-trois-ans-de-felix-tshisekedi-se-caracterisent-par

"RDC : Maître Hervé Diakiese dresse un « bilan famélique » de Tshisekedi - 26 janvier 2022  
= https://iwebrdc.com/rdc-maitre-herve-diakiese-dresse-un-bilan-famelique-de-tshisekedi/


"3 ANS APRES , QUE RETENIR DU BILAN DE FELIX TSHISEKEDI ? | EDITION SPECIALE - 25 janv. 2022"



"BOSOLO NA POLITIK OFFICIELLE | 25 JAN | 3ANS DE FELIX TSHISEKEDI : UN BILAN CONCRET OU ABSTRAIT ?"




Compatriotiqueme!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


Revenir en haut Aller en bas

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Empty Re: 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Message  ndonzwau 8/2/2022, 6:12 pm

PARLONS ENCORE UNE FOIS ICI DE L’ÉTAT DE SIÈGE AU NORD KIVU ET EN ITURI ET DE L’ÉTAT DES VIOLENCES A L'EST DU PAYS !

Les 62 morts de Djugu ont été enterrés collectivement dans un quasi-anonymat national, pas un mot, pas un deuil officiel de la part des autorités centrales. Ente-temps des tueries continuent Ituri, l'état de siège prorogé automatiquement ne semble pas avoir inversé sensiblement leur course macabre. Nonobstant les assurances forcément peu convaincantes de l'armée et malgré la présence des troupes ougandaises et de la Monusco, les habitants sont fatigués de compter les cadavres. Les milices diaboliques comme les Codeco continuent de tuer ; au Nord Kivu les M23 ont fait leur retour tandis qu'au Sud Kivu les milices tutsi aidées par Kagame reviennent aussi en force pour leur œuvre destructrice...

A quand la paix à l'Est de notre pays, qu'a pu réussir le nouveau pouvoir depuis 3 ans qu'il est en place autant qu'on peut en faire le bilan  ?



"Ituri : la situation sécuritaire reste « préoccupante » malgré l’état de siège, déplore la société civile -  08/02/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/02/08/actualite/securite/ituri-la-situation-securitaire-reste-preoccupante-malgre-letat-de

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! 20211215181806521789_IMG-20211215-WA0020
[Photo illustrative]Une vue aérienne du camp des déplacés de Roo en Ituri. Décembre 2021
Jean Claude Loky


Les organisations de la société civile jugent la situation sécuritaire « préoccupante » dans la province de l’Ituri. Elles l’ont fait savoir le lundi 7 février, lors d’une rencontre d’évaluation de la sécurité, depuis l’instauration de l’état de siège proclamé depuis le 6 mai 2021. 
Selon ces organisations, les dernières semaines ont été marquées par la multiplicité des attaques, dont la plus meurtrière a visé le site des déplacés de Savo, sur le territoire de Djugu, le 1er février.
 
  
La société civile et l’Union des associations culturelles de l’Ituri (UNADI), pensent que l’Etat congolais a failli dans sa mission, celle de « protéger la population et ses biens ».  
A l’exemple du massacre de soixante-trois personnes avec plusieurs blessés dans le camp des déplacés de Savo, qui reste un acte « inacceptable ». Ce genre de meurtres violent le droit international humanitaire, a déploré Dieudonné Losa, le coordonnateur de la société civile de l’Ituri. 
Il en appelle ainsi au Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.  
« Face à cette destruction de toute vie, nous demandons au Chef de l’Etat de descendre personnellement en Ituri pour apprécier la situation sécuritaire », a déclaré Dieudonné Losa. 
  
Les autorités notent quant à elles une amélioration de la sécurité. Elles indiquent que des efforts entrepris sur le terrain pour pacifier des entités jadis occupées par des combattants ont apporté des fruits.  
Le porte-parole de l’armée en Ituri, lieutenant Jules Ngongo, ajoute que ces efforts ont permis à la population de retourner dans leurs milieux respectifs : 
« Le retour de la population dans leurs milieux d’origine, la reprise des activités socio-économiques et la reprise des activités dans les écoles et les hôpitaux, démontrent qu’il y a une amélioration de la situation sécuritaire ».  
Pour certains observateurs, malgré les efforts fournis dans les opérations militaires et l’approche de sensibilisation, le pardon et l’amour mutuels entre les communautés restent l’une des voies pour une paix durable en Ituri.

" Ituri : Inhumation de 62 civils tués dans le site de déplacés de Plaine Savo ce vendredi -  04 Février 2022  
= https://newscongo.news/article/Ituri---Inhumation-de-62-civils-tues-dans-le-site-de-deplaces-de-Plaine-Savo-ce-vendredi/2525

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! NewsCongo_40222040234.
Les dépouilles mortelles/:copyright: Newscongo, NK

Au total, 62 civils tués par la milice CODECO au site de déplacés de Plaine Savo près de Bule dans le territoire de Djugu ont été inhumés ce vendredi 4 février 2022.

Plusieurs allocutions y ont été prononcées à cette occasion par des autorités tant civiles que militaires.
D'entre des jeux, Emmanuel Ndalo, président de ce site de vulnérables a affirmé qu'à la veille de cette attaque soit le lundi 31 janvier dernier, tous les services de sécurité dans la zone comme l'armée et la MONUSCO avaient été alertés mais en hélas, aucune anticipation n'a été prise.
Pour sa part, la structure des femmes, familles et enfants en Bule attend du chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi la mutualisation des forces  FARDC-UPDF endéans 48h, faute de quoi elles promettent se prendre en charge. Julie Malosi Love  prévient les autorités sécuritaires sur le danger que court ce site une fois de plus.
La chambre du conseil Hema, elle, pense que c'est le moment d'entrer en contact avec la communauté internationale pour rechercher un avocat capable de demander la tribune des Nations-Unies afin que les membres de la communauté Hema s'exprime vu que l'état congolais ne dit rien à la face du monde.

Les communautés victimes des atrocités commises par les groupes armés en Ituri s'interrogent sur la question de savoir "qu'est-ce qui manquent aux autorités compétentes pour en finir avec les exactions ?"
Pour les associations culturelles pour le Développement de l'Ituri, "UNADI", cela constitue une honte de voir les civils tués en présence de la MONUSCO et de l'armée.
La Task force, une structure apolitique dépêchée en Ituri par le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi a, elle aussi, indiqué que c'est une humiliation d'attendre une soixantaine de personnes être tuées en présence des autorités compétentes.
L'administrateur militaire du territoire de Djugu, représentant direct du gouverneur militaire lieutenant général Luboya N'kashama Johnny, épris d'émotion, pense qu'il est regrettable de voir que ces inciviques tournent leurs canons vers les sites des déplacés et les humanitaires.
Pour rappel, cette attaque ayant fait une soixantaine de morts au site de déplacés de Plaine Savo près de Bule en chefferie de Bahema Badjere dans le territoire de Djugu a été perpétrée dans la nuit du mardi au mercredi 02 février dernier


"Massacre de déplacés en Ituri (RDC): 62 morts, enterrement collectif  - 04 fév 2022
= https://information.tv5monde.com/afrique/massacre-de-deplaces-en-ituri-rdc-62-morts-enterrement-collectif-443430

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! D8f7f92e95513f174380845862a61b8b20d52e62
Des civils et des volontaires de la Croix-Rouge placent le 4 février 2022 dans une fosse commune les cercueils de déplacés massacrés trois jours plus tôt par des miliciens dans le camp de la Plaine Savo, en République démocratique du Congo afp.com - JORKIM JOTHAM PITUWA, JORKIM JOTHAM PITUWA

Le massacre commis par des miliciens dans un camp de déplacés mardi soir en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a fait 62 morts, a annoncé vendredi un responsable local lors d'une cérémonie d'inhumation collective remplie de peine et de colère.
Cinquante-trois cercueils de différentes couleurs, alignés sur deux rangées, ont été enterrés dans une grande fosse creusée dans la terre ocre, dans l'enceinte même du site de Plaine Savo, attaqué mardi, a constaté un journaliste de l'AFP.


Neuf autres corps ont été récupérés par leurs familles et enterrés dans leurs villages d'origine, ont précisé sur place les organisateurs de la cérémonie.
De précédents bilans faisaient état de 52, 54, 56 morts, hommes, femmes et enfants, atrocement tués pour beaucoup à la machette, lors de ce nouveau carnage attribué à la milice Codeco (Coopérative pour le développement du Congo).
Celle-ci prétend défendre les intérêts de la communauté Lendu et attaque principalement la communauté Hema.
"Ils ont tué 62 personnes, dont 17 enfants, et blessé 46 autres déplacés", a déclaré Emmanuel Ndalo, président du site.
"Des victimes ont été découpées à la machette, les pieds et les mains coupés... C'est vraiment horrible ce que nous avons vécu", a-t-il ajouté, en demandant "une enquête d'urgence" et la protection du site par l'armée et les Casques bleus. Selon lui, plus de 40.000 personnes sont hébergées à la Plaine Savo.

Pendant la cérémonie, une foule de milliers de personnes, déplacés et villageois des environs, s'était rassemblée, des femmes en pleurs, des gens criant, demandant pourquoi on les avait "abandonnés"...
Plusieurs autres sites de déplacés, occupés par des villageois chassés de chez eux par de précédentes violences, ont été attaqués ces derniers mois dans cette province de l'Ituri, frontalière de l'Ouganda.
L'Ituri et la province voisine du Nord-Kivu sont placées depuis mai sous état de siège, une mesure exceptionnelle qui donne pleins pouvoirs à l'armée et à la police mais qui n'a pas permis jusqu'à présent de mettre fin aux exactions des groupes armés.

"Ituri: "Les victimes du récent massacre de Djugu enterrées dans l’indifférence totale des autorités" (Geneviève Inagosi) - 08.02.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-99991_ituri_les_victimes_du_recent_massacre_de_djugu_enterrees_dans_l_indifference_totale_des_autorites_genevieve_inagosi.html

"« Nous avons perdu en un mois plus de 100 personnes, même pas un seul jour de deuil national ?... - 08.02.2022,  
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-100000_nous_avons_perdu_en_un_mois_plus_de_100_personnes_meme_pas_un_seul_jour_de_deuil_national_s_interroge_devos_kitoko.html
Devos Kitoko, secrétaire général de la formation politique Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé), parti cher à l’opposant Martin Fayulu, est revenu sur le drame qui a coûté la vie à une vingtaine de personnes au marché Matadi-Kibala, dans la partie ouest de Kinshasa, lors d’une rencontre à Kinshasa le weekend dernier.
L’allié indéfectible de Martin Fayulu s’est indigné du silence du gouvernement en place qui n’a pas décrété de journée de deuil en dépit des évènements qui ont frappé la République.


« Nos mamans qui se sont réveillées pour aller vendre, le câble du courant s’est coupé et a tué 26 personnes », s’est indigné Devos Kitoko, avant de poursuivre : « Nous avons perdu en un mois plus de 100 personnes, même pas un seul jour de deuil national ? », s’est-il interrogé puis de faire observer une minute de silence en mémoire des victimes.
« Nous sommes dans la tristesse parce qu’en Ituri, dans le territoire de Djugu, nos frères et sœurs, nos papas, nos mamans et enfants, qui sont dans le camp de déplacés, ont été attaqués par les rebelles CODECO en plein état de siège. Ils ont tué 62 personnes, et pendant que 62 personnes sont mortes les ministres de Tshilombo [Félix Tshisekedi, ndlr] sont partis à Goma pour danser dans un concert », a-t-il fustigé.
Notons que 25 personnes ont perdu la vie suite à la rupture d’un câble de la SNEL, société nationale d’électricité, après une foudre en plein marché Matadi Kibala.
"RDC : "Pendant que 62 civils ont été tués en Ituri, les ministres de Tshisekedi sont partis à Goma pour danser dans un concert", (Devos Kitoko)
= https://www.7sur7.cd/index.php/2022/02/07/rdc-pendant-que-62-civils-ont-ete-tues-en-ituri-les-ministres-de-tshisekedi-sont-partis

= https://afrique.lalibre.be/67990/massacre-de-deplaces-en-ituri-rdc-62-morts-enterrement-collectif/
= https://www.rtbf.be/article/rdc-enterrement-collectif-des-62-personnes-decedees-suite-au-massacre-de-deplaces-en-ituri-10928550


"RDC : l’armée ougandaise bombarde les positions des ADF dans la forêt d’Irumu - 08/02/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/02/08/actualite/securite/rdc-larmee-ougandaise-bombarde-les-positions-des-adf-dans-la-foret
’armée ougandaise (UPDF) bombarde depuis ce mardi 8 février matin des positions retranchées des rebelles des ADF dans la forêt de Makolo-Makolo vers Zunguluka dans le territoire d’Irumu (Ituri). Selon plusieurs sources concordantes dans la région, des détonations d’armes lourdes sont entendues dans plusieurs localités au sud d’Irumu, où une certaine psychose a gagné la population. Le porte-parole de l’armée en Ituri confirme que ces bombardements entrent dans le cadre des opérations de mutualisation des forces entre les FARDC et l’UPDF contre les ADF.

Depuis 06 heures du matin, heure locale, les premières bombes tirées par l’armée ougandaise sont tombées dans la forêt de de Makolo-Makolo vers Zunguluku. Selon des sources concordantes, ces tirs sont lancés depuis le village de Rwebisengo vers Haibale de l’autre côté de la rivière Semuliki en Ouganda, vers la localisation des campements des ADF au sud d’Irumu.
Cette situation a créé une psychose parmi les populations de Boga, Tchabi et dans la région de Komanda, confirment les mêmes sources.
Dans une communication ce mardi matin à Bunia, le porte-parole de l’armée en Ituri, lieutenant Jules Ngongo, parle du début effectif des opérations conjointes FARDC-UPDF dans la province de l’Ituri. Il appelle la population au calme et à soutenir ces opérations, qui ont pour objectif de combattre les groupes armés, notamment les rebelles des ADF.
Pour le moment, aucun bilan de ces opérations n’est disponible.
Depuis le samedi 29 janvier dernier, des centaines d’éléments de l'armée ougandaise ont traversé la rivière Semuliki sur des barques fabriquées par eux-mêmes en direction de Burasi, chef-lieu de la chefferie de de Mitego en Ituri.  

"Ituri : Jadis base de la milice CODECO, la colline de Uzi conquise par les casques bleus à Djugu - 7 février 2022 à
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/02/07/ituri-jadis-base-de-la-milice-codeco-la-colline-de-uzi-conquise-par-les-casques-bleus-a-djugu.html/103630/


"Beni: 6 civils tués à la machette dans une nouvelle attaque à Maleki -  5 février 2022
= https://actualite.cd/2022/02/05/beni-6-civils-tues-la-machette-dans-une-nouvelle-attaque-maleki
"RDC-ADF: trois morts dans une embuscade à Mukoko, village ayant connu les premières tueries de Beni il y a sept ans  -  5 février 2022  
= https://actualite.cd/2022/02/05/rdc-adf-trois-morts-dans-une-embuscade-mukoko-village-ayant-connu-les-premieres-tueries
" RDC : tuerie et explosion d'une bombe artisanale à Beni, les ADF accusés -  6 février 2022
= https://actualite.cd/2022/02/06/rdc-tuerie-et-explosion-dune-bombe-artisanale-beni-les-adf-accuses
"Beni : 4 morts dans une nouvelle attaque près de Mantumbi -  6 février 2022  
= https://actualite.cd/index.php/2022/02/06/beni-4-morts-dans-une-nouvelle-attaque-pres-de-mantumbi
"RDC : Félix Tshisekedi proroge à nouveau l'état de siège en Ituri et au Nord-Kivu-  4 février 2022
= https://actualite.cd/2022/02/04/rdc-felix-tshisekedi-proroge-nouveau-letat-de-siege-en-ituri-et-au-nord-kivu
"Gouverneur militaire de l’Ituri après le massacre des déplacés : « Ce n’est pas une solution de tuer l’autre » - 6 février 2022  
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/02/06/gouverneur-militaire-de-lituri-apres-le-massacre-des-deplaces-ce-nest-pas-une-solution-de-tuer-lautre.html/103578/
"Ituri : Les FARDC renforcées en effectif dans plusieurs localités d’Irumu - 5 février 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/02/05/ituri-les-fardc-renforcees-en-effectif-dans-plusieurs-localites-dirumu.html/103449/




"RDC: 33 rebelles tués au Sud-Kivu, selon l'armée -  5 février 2022  
= https://actualite.cd/2022/02/05/rdc-33-rebelles-tues-au-sud-kivu-selon-larmee
"RDC: l’armée affirme avoir tué une trentaine de combattants locaux et burundais dans les hauts plateaux d'Uvira -  5 février 2022  
= https://actualite.cd/2022/02/05/rdc-larmee-affirme-avoir-tue-une-trentaine-de-combattants-locaux-et-burundais-dans-les


"RDC : les Codeco continuent de sévir en Ituri 6 7 février
"La population est fatiguée de compter les cadavres" (Dieudonne Lossa Dhekana)

= https://corbeaunews-centrafrique.org/rdc-les-codeco-continuent-de-sevir-en-ituri/
= https://www.dw.com/fr/la-population-est-fatigu%C3%A9e-de-compter-les-cadavres-dieudonne-lossa-dhekana/av-60690239?maca=fra-VAF_fr_iwacu_actualit%C3%A9_cb-10941-html-cb
Bangui ( République centrafricaine ) – Cinq jours après le massacre de 62 personnes en Ituri, la Monusco a lancé dimanche (06.02) une offensive contre les Codeco dans le territoire de Djugu pour déloger des milices qui planifiaient des attaques. .
Le 1er février, une soixantaine de personnes ont été massacrées sur un site de déplacés en Ituri, dans le nord-est de la RDC. Ce carnage est attribué aux Codeco, une milice communautaire qui sévit dans la région./////////////.


« La population est fatiguée de compter les cadavres, la population est fatiguée de fuir et devoir rester dans les sites de déplacés, » explique Dieudonne Lossa Dhekana, le coordinateur provincial de la société civile./////////////.
Il raconte que le 5 février, après les obsèques des victimes de la première attaque, une nouvelle incursion des Codeco a lieu le long du lac Albert. Les assaillants ont tué six personnes et ceux qui ont tenté de s’enfuir sont morts noyés dans le lac. A l’heure actuelle, les corps n’ont toujours pas pu être récupérés./////////////.
« Nous disons qu’il est temps que l’Etat arrête avec tous ces désordres qui sont commis par-ci, par-là, tous ces massacres en province de l’Ituri. L’Etat congolais, à travers les FARDC, doit mettre des moyens à la disposition de l’armée et ce même Etat doit faire régner l’ordre au sein des FARDC pour que cette histoire s’arrête. Sinon, on se rend compte que ce qui se passe en Ituri est devenu un fonds de commerce pour certaines autorités et même certains officiers militaires,  » confie le membre de la société civile./////////////.

Recrudescence des violences/////////////.
Un commerce qui inquiéte les habitants de cette région placée sous état de siège. « Il n’y a eu aucune opération d’offensive menée par les militaires de l’État de siège depuis son instauration. L’armée utilise les membres du groupe d’autodéfense Zaïre pour mener ses actions. Ce groupe d’autodéfense a été créé pour lutter contre l’insécurité causée par les Codeco », témoigne un habitant de l’Ituri qui a requis l’anonymat de peur d’éventuels représailles. « Les animateurs de l’État de siège sont plus dans le commerce des minerais et des véhicules » que dans la protection des citoyens déplore-t-il./////////////.

Propos que réfute Jules Ngongo, le porte parole des opérations militaires en Ituri./////////////.
« Peut être que c’est une confusion, les forces armées n’ont pas eu mandat d’être dans les mines. Peut être qu’il s’agit de la police des mines, mais s’agissant des forces armées, c’est interdit. Il s’agit d’une instruction permanente, qu’aucun militaire des forces armées ne peut accéder ou se retrouver dans de telles zones. Et s’il y a un élément qui s’y retrouve, c’est une violation de consigne et ça nous en sommes conscient. C’est la raison pour laquelle, tous ceux qui sont dans des mines, où si nous retrouvons certains éléments incontrôlés ou indisciplinés, ils sont toute suite arrêtés, déférés à la justice où ils sont jugés et poursuivis pour violation des consignes,  » explique le porte parole des opérations militaires en Ituri./////////////.
Ce dernier insiste sur le fait que « pour le moment les forces armées sont à leur poste de devoir et attaché à leur mission de protection des personnes et de leurs biens mais leur mission primordiale c’est de défendre l’intégrité du territoire national traquer les éléments négatifs en vue de restaurer l’autorité de l’état. « /////////////.

Quid des CODECO ?/////////////.
Quant aux revendications des Codeco, elles n’ont pas beaucoup évolué, souligne Xavier Macky. Il est directeur exécutif de l’organisation des droits humains Justice Plus./////////////.
« Il y a eu des accords unilatéraux de cessez-le-feu qui ont été signés par les groupes armés. Il y a eu certaines revendications notamment l’intégration dans l’armée, garantie de non-poursuite judiciaire, ce sont en gros les revendications qui étaient dans leur cahier des charges. Ils accusent les forces de sécurité d’être de connivence avec le groupe d’autodéfense Zaïre. Le mobile de toutes ces attaques n’est pas vraiment clair et on ne sait pas quelles sont les vraies revendications,  » souligne Xavier Macky qui rappelle également le besoin urgent de mettre des moyens à disposition de l’armée pour pouvoir venir à bout de ces groupes armés et résoudre le problème sécuritaire qui prévaut dans la région./////////////.

Mécanismes de gestion des conflits/////////////.
Il y a plusieurs dimensions dont il faut tenir compte dans la résolution et la gestion des conflits explique pour sa part Kris Berwouts, analyse indépendant : il faut intégrer la société civile en mettant l’accent sur les dialogues entre les communautés et renforcer les autorités locales. Cependant, si l’on choisit la voie militaire, elle peut être utile à condition qu’elle soit bien menée./////////////.

Relire: Adolphe Agenonga : « Ce n’est pas la première attaque de ce genre » /////////////.
Etant donné ce qu’on voit sur le terrain, il y a de quoi s’inquiéter au vu de la situation actuelle au Nord Kivu et en Ituri. « Il n’est jamais facile de lire avec précision l’agenda des groupes armés. Je crois qu’ils sont beaucoup sous pression. Leur but premier est de se maintenir sur la carte, de faire preuve de leur capacité de nuisance. Je pense que c’est dans ce sens-là que l’on doit interpréter ce qui se passe » insiste Kris Berwouts.

= https://laprunellerdc.info/nord-kivu-constant-ndima-met-fin-aux-avantages-du-gouvernement-kasivita/
= https://acturdc.com/etat-de-siege-au-nord-kivu-un-autre-depute-provincial-aux-arrets/
= https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/rdc-en-ituri-sous-etat-de-siege-une-milice-fait-la-loi-sur-son-territoire-b3b2d27c2e10f0570299babc5a6bd121
= https://www.studiohirondellerdc.org/ngoma-ya-kongo/magazines/1037-apres-six-mois-d-etat-de-siege-le-nord-kivu-et-l-ituri-attendent-toujours-une-paix-durable.html


"« Ne pas organiser les élections dans le délai constitutionnel, sera le plus grand échec du Président Tshisekedi », Shekomba Okendhe - 06.02.2022,  
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-99930_ne_pas_organiser_les_elections_dans_le_delai_constitutionnel_sera_le_plus_grand_echec_du_president_tshisekedi_shekomba_okendhe.html



Compatriotiqueme!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


Revenir en haut Aller en bas

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Empty Re: 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Message  ndonzwau 12/2/2022, 7:47 pm

DES MOTS SUR NOS MAUX : LA GESTION ET LE BILAN DE TSHISEKEDI, L’ÉTAT DE SIÈGE, LES DÉTOURNEMENTS DE FONDS PUBLICS TOUJOURS ET ENCORE, L’ÉTAT DE L'OPPOSITION ET DE 'JK'...


" RDC : pourquoi Félix Tshisekedi accentue la pression sur les Kabila - 11 février 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1311503/politique/rdc-pourquoi-felix-tshisekedi-accentue-la-pression-sur-les-kabila/

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Montage_111-592x296-1644585774
Zoé Kabila et son frère, l’ancien président Joseph Kabila. :copyright: Montage JA : AFP ; LUIS TATO/AFP
 
Après que le départ de Joseph Kabila en Afrique du Sud a été retardé par les services de renseignements, le passeport de son frère a été temporairement saisi. Un contexte tendu qui éclaire un peu plus la disgrâce de François Beya. Explications.

L’Agence nationale de renseignements (ANR), dirigée par Jean-Hervé Mbelu Biosha, a de nouveau ciblé un membre de la famille de l’ancien président. Le 9 février, à l’aéroport international de Kinshasa-Ndjili, Zoé Kabila a été empêché d’embarquer à bord d’un avion affrété par South African Airways. Il devait se rendre à Johannesburg, où résident son épouse et ses enfants et où séjourne son frère aîné depuis le 25 janvier. Contrairement aux rumeurs, il n’en a pas été débarqué.
Selon nos informations, un directeur de la Direction générale de migration (DGM), dirigée par Roland Kashwantale, a convoqué dans son bureau Zoé Kabila alors qu’il effectuait ses formalités et l’a informé qu’il ne pouvait pas voyager dans l’immédiat. Une instruction qui, a-t-il précisé, lui venait du numéro un de l’ANR. Selon les proches de Zoé Kabila, la DGM a alors saisi son passeport ordinaire – ce que celle-ci, contactée par Jeune Afrique, dément formellement.

Sentiment « anti-Kabila »
Il n’empêche que le lendemain, l’ex-gouverneur du Tanganyika s’est rendu dans les locaux des services de renseignements afin de connaître les raisons de cette procédure. L’ANR n’en a en effet rien laissé filtrer. Après un entretien avec Mbelu Biosha, il a fini par récupérer son document de voyage. « Il ne s’est rien dit de grave », a-t-il précisé à ses proches.
Fin janvier, c’est Joseph Kabila qui avait dû retarder son déplacement en Afrique du Sud. Comme l’avait révélé Jeune Afrique, l’ancien président n’avait été autorisé à décoller que le 25 janvier, soit quatre jours après avoir formulé sa demande auprès de l’ANR. Jean-Hervé Mbelu Biosha, qui rend directement compte à Félix Tshisekedi, accorde désormais les autorisations d’entrée ou de sortie du territoire aux jets privés – une prérogative encore dévolue, il y a quelques semaines, à François Beya, alors conseiller spécial en matière de sécurité du président. Selon nos informations, Kabila a obtenu dans la matinée du 11 février l’accord de l’Agence pour atterrir en RDC. Il devrait rentrer après avoir effectué un check-up médical et s’être inscrit en troisième cycle à l’Université de Johannesburg.À LIRERDC : dix choses à savoir sur François Beya, l’homme clé du système Tshisekedi
Dans l’entourage du chef de l’État, un sentiment anti-Kabila ne cesse d’enfler. Ses collaborateurs se questionnent beaucoup sur les fréquents voyages de l’ex-président en Afrique du Sud, où plusieurs de ses proches, dont son ancien conseiller diplomatique, Kikaya Bin Karubi, ont des attaches. Ils le soupçonnent fortement « de tout faire pour tenter de déstabiliser le régime. »

« La stratégie est de faire en sorte qu’il soit sur le qui-vive », confie une source proche du premier cercle présidentiel.
LES ENQUÊTEURS DISPOSENT D’INDICES SÉRIEUX ATTESTANT D’AGISSEMENTS CONTRE LA SÉCURITÉ NATIONALE
Par ailleurs, les prises de position de François Beya dans la gestion du « cas Kabila », jugées trop favorables à ce dernier, auraient contribué à sa chute. Il entretenait des relations conflictuelles avec des membres influents du cabinet du président, dont le conseiller privé Fortunat Biselele. Mais les collaborateurs de Félix Tshisekedi estiment aussi qu’il est resté loyal à l’ancien chef de l’État, dont il est proche – il fut longtemps le patron de la DGM lorsque Kabila était au pouvoir.
« On peut affirmer que les enquêteurs disposent d’indices sérieux attestant d’agissements contre la sécurité nationale. Les enquêtes se poursuivent », a précisé le porte-parole de la présidence au sujet de l’arrestation, le 5 février, de l’ex-« monsieur sécurité », toujours entendu par l’ANR.
Coïncidence ? Quelques jours auparavant, le 28 janvier, Félix Tshisekedi s’était entretenu avec Daleep Singh, le conseiller adjoint à la sécurité du président américain, Joe Biden.

Jaynet Kabila visée elle aussi
En octobre 2021, Zoé Kabila a par ailleurs rencontré des difficultés immobilières. Des éléments du bataillon de police militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) avaient tenté, sans succès, d’évacuer un bâtiment de Kinshasa qui abrite Katanga Premier SARL, l’une de ses sociétés. L’ex-gouverneur disait en être le propriétaire, mais cet immeuble aurait été attribué à titre de logement de fonction au ministre de la Défense nationale, Gilbert Kabanda Kurhenga. En Afrique du Sud, il avait alors appelé à la rescousse sa sœur, la députée nationale Jaynet Kabila.
Et, en janvier 2020, la jumelle de Joseph Kabila avait été débarquée par un agent de la DGM d’un avion qui s’apprêtait à s’envoler pour… l’Afrique du Sud. Elle avait été soumise à un contrôle et à un interrogatoire de plusieurs minutes, avant que des officiers ne la raccompagnent à bord. L’agent qui avait procédé à cette interpellation avait été auditionné par le Conseil national de sécurité (CNS), alors coordonné par François Beya.


"Jules Alingete s’insurge contre les autorités publiques qui bloquent son action - 11.02.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-100176_jules_alingete_s_insurge_contre_les_autorites_publiques_qui_bloquent_son_action.html
Dans une interview accordée à la presse, l’inspecteur des finances Jules Alingete a expliqué pourquoi il s’insurgeait contre les autorités publiques qui bloquent son action.

“La lutte contre l’impunité et le combat pour l’instauration de la bonne gouvernance dans notre pays est une vision personnelle du chef de l’Etat. Lorsque vous constatez qu’une autorité appelée à prendre des sanctions pour des actes de corruption, des présumés détournements ou des actes de megestion, tergiverse ou refuse, ça signifie clairement que cette autorité n’a pas la volonté d’accompagner le Chef de l’Etat ou elle refuse carrément d’accompagner le Chef de l’Etat", a-t-il dit.
Il continue : “les actes de corruption, les actes de détournement des deniers publics sont des actes qui plombent le progrès social de notre population. Et on ne peut être autorité et rester indifférente devant de telles situations qui sont déplorables.”
D’après le shérif financier, les complices de certains mandataires impliqués dans les affaires de détournements des deniers publics, sont dans des cabinets ministériels. C’est une prédation en bande organisée, a-t-il dénoncé.

"Des instructions sévères ont été prises pour la suspension des mandataires impliqués dans le détournement qui oppose l'IGF au ministère du Portefeuille - 13.02.2022,  
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-100218_des_instructions_severes_ont_ete_prises_pour_la_suspension_des_mandataires_impliques_dans_le_detournement_qui_oppose_l_igf_au_ministere_du_portefeuille.html
Les instructions "très fermes" viennent d'être données pour la suspension des mandataires impliqués dans le détournement qui ont fait polémique entre l'Inspection Générale des Finances et le ministère du Portefeuille. C'est ce qu'affirment des sources dignes de foi au niveau de la présidence de la République Démocratique du Congo.

Jules Alingete, Inspecteur général des finances dans une récente correspondance adressée au ministre du Portefeuille, Adèle Kayinda l'avait appelé à la prise des dispositions sur quelques entreprises publiques au regard de la gravité des faits de mégestion constatés dans les enquêtes menées par l'Inspection générale des Finances (IGF).
Quelques jours passés, précisément le jeudi 10 février, Emmanuel Mbo et Jean Masumbuko, respectivement PCA et Directeur général de la Société Commerciale des Transports et Ports (l'ex-Onatra) ont été arrêtés. Ils sont accusés de "détournement des deniers publics, faux et usage de faux". Ce dossier d'arrestation fait suite à la demande de Jules Alingete.
Pour sa part, l'Inspecteur général des finances condamne certaines autorités du pays qu'il accuse d'entrave à la lutte contre l'impunité lancée par Félix Tshisekedi contre tous les détourneurs des deniers publics.

"Je refuse de faire des débats avec des autorités manifestement corrompues qui entravent la lutte contre l'impunité déclenchée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi", a-t-il écrit sur Twitter.
Notons que plusieurs enquêtes menées par l'IGF sur les entreprises publiques attendent jusque-là la prise des dispositions du ministère du Portefeuille au regard de la gravité des faits de mégestion constatés dans ses enquêtes. La ministre du Portefeuille Adèle Kayinda semble évoluer à pas des tortues sur ces différents dossiers. Ce qui a poussé Jules Alingete à monter au créneau pour dénoncer ce silence qui ne s'explique en plein régime de Félix Tshisekedi qui a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille.
Parmi les dossiers mentionnés par l'IGF, il y a : la gestion calamiteuse de la REGIDESO, la surfacturation des profilés métalliques à la SCTP (l'ex-Onatra), les observations définitives sur la gestion de la société COBIL SA ainsi que le rapport de contrôle de gestion de SONAHYDROC SA.

""Tout mandataire public coupable de corruption, détournement doit être déféré devant les instances judiciaires compétentes" (Ministre Adèle Kayinda - 13.02.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-100217_tout_mandataire_public_coupable_de_corruption_detournement_doit_etre_defere_devant_les_instances_judiciaires_competentes_ministre_adele_kayinda.html

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Kanyinda_adele_ministre_22_jpg_640_350_1
Adèle Kayinda Mahina, ministre du Portefeuille

La ministre du Portefeuille Adèle Kayinda Mahina, a fait savoir, dans un communiqué rendu public ce 12 février 2022, "...tout mandataire qui fait preuve de mégestion et que le détournement est avéré et certifié par les inspecteurs des finances doit être déféré devant les instances judiciaires compétentes sur le plan pénal et être suspendu sur le plan administratif pour faciliter les enquêtes pré-juridictionnelles”.
D’après ce même communiqué : “dès que la juridiction saisie établit les faits, l’incriminé doit restituer les fonds détournés, purger sa peine et perdre son mandat”.
Par ailleurs, la ministre du Portefeuille et son ministère ont réitéré leur engagement d’accompagner le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi dans sa lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics menée par le Gouvernement Sama Lukonde.

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Kanyinda_adele_communique_22


"Plus de 300 millions $ détournés au ministère de la Santé (Rapport IGF) - 13.02.2022,  
= https://ouragan.cd/2022/02/sante-plus-de-300-millions-de-dollars-americains-detournes/
Encore un scandale. Des services du ministère de la Santé ont siphonné 300 millions de dollars américains.
La nouvelle a enflammé samedi 12 février 2022 les réseaux sociaux. Les conclusions de l’enquête ont été communiquées au ministre de la Santé publique, hygiène et prévention pour compétence au niveau administratif, indique le cabinet de Mbungani.


Les investigations ont menées par l’IGF à la demande du ministre de la Santé lui-même. Pour M. Mbungani, il s’agissait de s’assurer de la transparence et l’orthodoxie financière des fonds publics affectés pour la réalisation des différents projets de son ministère. Dr Jean-Jacques Mbungani voulait voir clair sur la gestion de directions et programmes de son département. Depuis quelques mois, les inspecteurs de l’IGF se sont mis à l’œuvre. Ils ont fouillé et découvert les malversations dans les différents programmes et directions du ministère de la Santé.
Aussitôt arrivé à la tête du ministère de la Santé publique, Mbungani avait invité l’Inspecteur général des finances, Jules Alingete à auditer plus de 50 programmes et directions sous sa tutelle. Et d’après le rapport transmis au ministre par l’IGF, quatre programmes sont cités d’être à la base de détournement de plusieurs millions des dollars américains, soit plus de 300 millions.
Saisi officiellement des conclusions de ce rapport à la veille de sa mission officielle dans la province du Sud-Ubangi, le numéro un de la Santé publique ne prendra des sanctions administratives nécessaires contre les présumés auteurs de ces détournements qu’à son retour de sa mission au Sud-Ubangi, confirme son service de communication. Entre-temps, les instances judiciaires doivent se saisir du dossier.


"« Il ne sert à rien de contrôler s’il n’y a pas de sanction… » (Jules Alingete) - 11.02.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-100166_il_ne_sert_a_rien_de_controler_s_il_n_y_a_pas_de_sanction_jules_alingete.html
L’Inspecteur Général et Chef de Service à l’Inspection Générale des Finances (IGF), Jules Alingete, est monté au créneau, à travers une interview accordée à un média de la place, pour fustiger la passivité des autorités compétentes face à certains dossiers de corruption et détournement.
À l’en croire, le contrôle perd de sa saveur au moment où il ne fait l’objet d’aucune sanction.


« Il ne sert à rien de faire le contrôle s’il n’y a pas de sanction, le contrôleur risque de se décourager. Il faut des sanctions négatives et positives », dit le patron de l’IGF Jules Alingete Key.
Ses propos font suite aux différents rapports de l’IGF établissants corruption, détournement et megestion dans le chef de certains responsables des entreprises publiques.
Dans ce même registre des sanctions, il sied de noter que, le Procureur Général Bonheur Luntaka de la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe vient de mettre aux arrêts le Directeur Général et PCA de la SCTP (Ex-Onatra) à la demande de l’IGF pour surfacturation dans le dossier IMD-SCPT.


"L'ACAJ appelle la justice à traquer tous les complices du DG et PCA de la SCPT qui ont participé à la tentative de détournement d'au moins 7 millions USD- 11.02.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-100161_l_acaj_appelle_la_justice_a_traquer_tous_les_complices_du_dg_et_pca_de_la_scpt_qui_ont_participe_a_la_tentative_de_detournement_d_au_moins_7_millions_usd.html
L'Association Congolaise pour l'Accès à la Justice (ACAJ) appelle la justice à traquer tous les complices cités dans le dossier du détournement d'au moins 7 millions USD à la Société Commerciale des Transports et Ports (SCTP-l'ex ONATRA).
C'est depuis le jeudi 10 février qu'Emmanuel Mbo et Jean Masumbuko, respectivement PCA et Directeur général de la Société Commerciale des Transports et Ports (l'ex-ONATRA) sont aux arrêts. Ils sont accusés de "détournement des deniers publics, faux et usage de faux".


Georges Kapiamba, coordonnateur de l'ACAJ explique que le DG et PCA aux arrêts, avaient tenté de surfacturer un contrat de la SCPT avec la société IMD de 2 millions USD à 7 millions USD. Alors que pareil montant, selon Georges Kapiamba, relève de la compétence de l'Assemblée générale.
"La société IMD avait signé il y a quelques années un contrat avec la SCTP pour lui fournir certains matériels. Ce contrat portait sur un montant estimé à 2 millions USD. Par la suite, la société va revenir pour dire qu'elle a connu des dommages à cause de la non exécution des obligations qui incombaient à l'ex-Onatra. Ils vont s'arranger pour faire passer le montant d'abord de 2 millions à 5 millions USD, par la suite de 5 millions USD à 7 millions USD sans fondements justifiés et justifiables. Tout en sachant aussi que pareil montant ne peut être décidé que par l'Assemblée générale. Ce montant n'est pas de la compétence du Comité de gestion, moins encore du Conseil d'administration", explique Georges Kapiamba.

A cet effet, le coordonnateur de l'ACAJ appelle la justice à approfondir les enquêtes jusqu'à traquer si possible tous les complices dans cette affaire.
"Nous demandons à ce que l'enquête judiciaire soit approfondie et que les auteurs des faits et leurs complices soient traduits devant un juge compétent conformément aux lois de la République. Les gestionnaires des établissements publics doivent savoir qu'il n'est plus question de monter des coups en RDC contre les finances de l'Etat ou les biens de l'Etat. Les ONG et les citoyens sont mobilisés pour détecter ce genre des actes, de collecter toutes les preuves pour les porter à la connaissance des organes de contrôle tels que l'IGF, la CENAREF et la Cours des comptes. Ce, afin que les auteurs et leurs complices soient chatillés sévèrement", a-t-il dit.
Notons que l'arrestation de ces personnalités de la SCTP fait suite à la récente correspondance de Jules Alingete au ministre du Portefeuille, Adèle Kayinda exigeant la prise des dispositions sur quelques entreprises publiques au regard de la gravité des faits de mégestion constatés dans les enquêtes menées par l'Inspection générale des Finances (IGF).


" « Aucun investisseur sérieux ne s’aventura en RDC tant que la corruption y étendra ses tentacules » - Business Finances -  11.02.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-100159_aucun_investisseur_serieux_ne_s_aventura_en_rdc_tant_que_la_corruption_y_etendra_ses_tentacules.html

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Corruption_stop-22_jpg_640_350_1

La RDC et les Nations Unies ont adopté le 3 février 2002 un programme conjoint dont l’un des aspects est la lutte anticorruption. Ce programme vise notamment à accompagner les progrès dans le renforcement de l’État de droit ainsi que les réformes en matière de gouvernance et de lutte contre l’impunité. Les Congolais demandent à voir.
Rose Mutombo, ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des sceaux, jure la main sur le cœur : « Lorsque l’engagement politique est associé à un appui technique, il y a moyen de faire triompher la justice et d’établir des institutions fortes pour une paix durable, ce dont la République démocratique du Congo a besoin. » Voilà ce qui est bien dit. Et de rappeler que Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le président de la République, a placé la lutte contre la corruption au centre de son mandat. D’où des « mesures urgentes, essentielles et plus efficaces » doivent être prises pour juguler ce fléau qui gangrène la société congolaise.


24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Mutombo_rose_ministre_justice_21_0_jpeg_640_350_1
Rose Mutombo, ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des sceaux

Par ailleurs, le gouvernement de Sama Lukonde a inscrit la lutte contre la corruption et les crimes économiques comme l’un des piliers de son programme d’actions, convaincu qu’aucun effort de développement n’est possible dans un environnement corrompu. Pour lier l’acte à la parole, la ministre de la Justice et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) avaient signé, en juillet 2021, pour une période de 4 ans, le projet d’appui à la lutte contre la corruption.
C’est un programme exécuté par le ministère de la Justice en collaboration avec le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le Parlement, la Cour des comptes, le Conseil économique et social, l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC), la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF), l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle (OCEP) et des organisations de la société civile.
Se félicitant de la validation de ce programme conjoint avec les Nations Unies, Rose Mutombo insiste, cependant, sur « la nécessité d’une collaboration transparente ainsi que d’une coordination structurée » des activités des structures nationales de lutte anticorruption (CENAREF, APLC, OCEP). Pour cette dame issue du mouvement associatif de défense des droits des femmes, « il est indispensable que toutes les parties prenantes travaillent en synergie ».
Pour la majorité des Congolais, tout cela ne relève que de discours politique. Le travail à faire est immense et aucun esprit sensé dans le pays ne voie une lueur pointée à l’horizon. Des propos recueillis par ci et par là dénotent strictement une absence de réelle volonté politique et le discours politique, en particulier, il est connoté au sens de la propagande politique, et donc ne vaut que pour l’affichage.

Dans le peloton de queue
Pour preuve, le pays demeure dans le rang des 27 pays ayant enregistré des scores « historiquement bas » sur la dernière décennie selon l’indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency international. La RDC est 169è sur 180 pays les plus corrompus au monde dans le classement 2021 publié le 25 janvier dernier par l’ONG internationale.
Même si l’APLC, un service technique rattaché à la présidence de la République, se réjouit que la RDC gagne une place de plus, avec un score de 19 sur 100, contre 18 sur 100 l’année d’avant, des ONG, comme la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO), sont plutôt inquiètent de la situation. Pourquoi ? D’après eux, la position de la RDC sur ce classement a un effet réel sur la démocratie, le respect des droits de l’homme, le climat des affaires ainsi que sur les investissements étrangers en RDC.
La RDC se trouve parmi les 131 pays qui n’ont pas réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre la corruption au cours de la dernière décennie d’après Transparency International. En décembre 2021, l’APLC a fait valider la stratégie nationale de lutte anticorruption et des mesures anticorruption à différents niveaux. Le constat est que les mesures efficaces pour juguler la corruption en RDC font défaut. Et c’est l’image du pays qui en pâtit.
Très souvent, la lutte contre la pieuvre s’apparente à une politique spectacle, dont l’effet demeure souvent de surface. Sans réelle volonté politique, difficile de venir à bout de mauvaises pratiques qui gangrènent l’administration et la justice. Il y a un problème.

Phénomène multiforme, la corruption est un problème majeur dans le pays, surtout pour les entrepreneurs. En 2008, le gouvernement avait lancé la campagne baptisée « Tolérance zéro », puis relancée en 2010. Force est de constater que dans ses deux versions, cette campagne n’a pas atteint ses objectifs, alors qu’elle avait pourtant suscité pas mal d’espoirs dans la population, notamment dans sa première phase avec des sanctions présidentielles de révocation et/ou suspension contre les mandataires dans les entreprises publiques et les fonctionnaires accusés de corruption.
Dans le cadre de cette opération « manu pulite », le procureur général de la République avait demandé la levée de l’immunité parlementaire en vue de poursuites contre douze députés soupçonnés d’avoir été corrompus alors qu’ils enquêtaient sur un « scandale financier » à la Direction générale des impôts (DGI). Des patrons des entreprises privées qui avaient bénéficié de marchés publics, notamment pour la réhabilitation des routes, étaient également sur la sellette.

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! WhatsApp-Image-2020-10-09-at-14.38.48

Malgré les différents mécanismes de lutte et les « bonnes intentions » au sommet de l’État, la corruption se développe comme une hydre, c’est-à-dire un mal qu’on ne peut pas maîtriser. Elle est même devenue un « sport national » par manque de « volonté politique » pour l’éradiquer sinon réduire son impact sur la société. En 2010, le gouvernement avait décidé de mettre en œuvre pas moins de 45 mesures pour lutter contre la corruption (codes minier et forestier, processus de Kimberley…). Pour la majorité des investisseurs, les processus d’attribution des marchés publics, par exemple, demeurent encore trop peu transparents et sont encore un terrain propice pour le développement de la corruption et du trafic d’influence.

Arrêter la corruption ?
Des rapports des ONG sur la corruption en RDC ne laissent entrevoir aucun progrès en matière de lutte anticorruption. Au contraire, ils dénoncent le dysfonctionnement du secteur judiciaire qui a fait que même les gens qui sont attrapés la main dans le sac peuvent s’en tirer à très peu de frais. Pourtant, la justice a une fonction de régulation économique essentielle et constitue, de ce fait, un vecteur capital de développement économique et social.
Or, la justice est le parent pauvre de trois pouvoirs constitutionnels sur lesquels reposent l’État et la démocratie en RDC. Elle se caractérise par des dysfonctionnements importants. Par exemple, le nombre réduit de tribunaux de commerce et une corruption omniprésente rendent l’accès à la justice problématique pour les investisseurs, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME) qui constituent de loin la majorité des entreprises nationales.
La question de l’indépendance de la justice reste posée. La population en général et les entrepreneurs en particulier font très peu confiance au système judiciaire. Il y a quelques années, les sociétés, tout comme l’État lui-même, étaient systématiquement condamnés à des lourdes amendes à chaque fois qu’elles étaient en procès contre les tiers devant les cours et tribunaux. À l’époque, bien des sociétés ont été forcées de fermer, dépitées par des décisions de justice. En son temps, la FEC avait dénoncé cet « acharnement » des juges sur les sociétés, qui avait l’air de tout sauf de l’indépendance de la justice. Certains chefs d’entreprises sont allés jusqu’à accuser des juges de corruption et de complicité avec les avocats.


"SCTP: le PCA et le DG transférés à Makala - 11.02.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-100164_sctp_le_pca_et_le_dg_transferes_a_makala.html


"RDC : La BCC annonce avoir pris acte de la désignation du nouveau staff d’Afriland First Bank - 5 février 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/02/05/rdc-la-bcc-annonce-avoir-pris-acte-de-la-designation-du-nouveau-staff-dafriland-first-bank.html/103486/

"RDC/Afriland First Bank : Le PCA démissionne sur fond de tensions internes - 5 février 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/02/05/rdc-afriland-first-bank-le-pca-demissionne-sur-fond-de-tensions-internes.html/103444


"RDC : « Félix Tshisekedi face aux démons de la branche Exécutive » (Dr.Flavien Shirandi.,PhD) - 10 février 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/02/10/rdc-felix-tshisekedi-face-aux-demons-de-la-branche-executive-dr-flavien-shirandi-phd.html/103852/
Dans une interview exclusive accordée à POLITICO.CD ce mercredi 10 février 2022, Le Consultant Politique, Professeur et Leadership Strategist, le Dr Flavien Shirandi PhD, livre sans mâcher, ses impressions sur les « réels » défis du Président Tshisekedi avant la fin de son mandat. Selon lui, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le Chef de l’Etat fait face « aux démons de la branche Exécutive ».

« Félix Tshisekedi est face aux démons de la branche Exécutive. De sa prise du pouvoir à la coalition FCC-CACH et de leur séparation, la pandémie du Coronavirus, l’arrestation de Vital Kamerhe à cause du projet 100 jours qui était un échec, la mort du Général Kahimbi, les décès successifs à la Présidence, les scandales de certains conseillers du Président sur les réseaux sociaux, l’assassinat de l’ambassadeur Italien en RDC ou encore, l’éruption volcanique du Nyirangongo dans le Nord-Kivu, etc. Nous réalisons que le Président a à faire avec des démons visibles et invisibles », a-t-il dit.
Pour lui, le Président de la République ne doit pas se laisser faire bien que le combat est réel. Il ajoute, par ailleurs, que Félix Tshisekedi en tant que leader, est au stade où il doit faire une introspection ou une évaluation générale afin de connaître la nature du problème qui entrave l’application ou la bonne marche du pays.
De ce fait, poursuit-il, le Président de la République doit préciser clairement sa vision afin de savoir là où il amène le pays. Une vision qui n’est pas claire, d’après lui, amène le peuple dans la perdition.

Prenant le cas du drame survenu au marché Matadi Kibala, le consultant Politique, Dr Flavien Shirandi.,PhD pense que cette catastrophe pouvait également être évitée si le Gouverneur de la ville de Kinshasa et les ministres concernés avaient rempli leurs tâches.
« Il a fallu qu’un drame s’y abatte pour que des dispositions soient prises alors que le Président de la République avait déjà exigé lors du 35è Conseil des ministres qu’une attention particulière soit accordée à cette affaire mais il a encore fait face aux démons de la branche Exécutive. C’est déplorable ! 28 jours après le Conseil des ministres, pas d’exécution. Malgré que le gouvernement a fait croire qu’après cette réunion, il avait commencé à travailler pour la délocalisation de ce marché. ».
Et de poursuivre : « On se pose la question, quels sont les ministères chargés de faciliter ou résoudre ce problème ? Certains parmi les Warriors exposent leurs incompétences sans savoir que l’exécution est le baromètre du leadership exécutif comme le dit Larry Bossidy et Ram Charan : “Exécution is the discipline of getting things done”, en français, l’exécution est la discipline de faire immédiatement la chose. On aurait pu éviter cela également si le Gouverneur de la ville avait fait son travail, comme l’ont indiqué vos médias. » a-t-il déploré.

Le consultant Politique, Dr Flavien Shirandi.,PhD, affirme ignorer les raisons qui ont fait à ce que le gouvernement n’exécute sur le champ cette instruction du Président de la République.
« Cependant la question demeure : pourquoi le gouvernement n’a pas été prompt à exécuter cette directive du Chef de l’État ? Nous ne saurions le dire. Devrons-nous attendre un autre gouvernement ? Et après cet incident tragique, aucune tête n’est tombée, les gouvernants continuent avec leurs vies comme si rien n’a eu lieu ? », s’interroge le Dr Flavien Shirandi.,PhD.
Pour ce qui est du dossier RAM, il a fait savoir qu’il n’est ni un impôt moins encore une taxe vu qu’il n’a pas été adopté par l’Assemblée nationale bien qu’il continue à « appauvrir » la population. D’après le Dr Flavien Shirandi.,PhD., le RAM est un démon que le Chef de l’État doit vaincre pour non seulement montrer qu’il se soucie de la population mais également pour ne pas perdre les élections en 2023. Il pense que le socle de la philosophie politique de Félix Tshisekedi devrait être le social du peuple.

L’organisation des élections, un autre démon à vaincre par Félix Tshisekedi
Le Dr Flavien Shirandi., PhD, Consultant Politique, estime par ailleurs que les élections font parties des tests pour le Chef de l’État car ce sont les attentes de la communauté tant nationale qu’internationale.
« Et ces élections doivent être crédibles et transparentes surtout quand on sait que le pays en est à sa quatrième phase d’organisation. Nous avons tous suivi les craintes exprimées par le Président de la CENI Denis Kadima sur la tenue des élections. », a-t-il dit.
Pour lui, recourir aux dons venant de l’extérieur et qui par la suite seront remboursés, ne profiteront pas au mandat de Félix Tshisekedi et à la RDC.
« Maintenant, une question se pose : les élections auront-elles bel et bien lieu ? Dans ce cas de figure et sans être pessimiste rien de l’augure sauf si le pays recourait à des dons extérieurs qui en réalité sont des prêts à rembourser. Et cela ne sera pas une bonne chose pour la mandature du Chef de l’Etat et le pays. », pense-t-il.
En outre, le Consultant Politique, le professeur et le leadership strategist Dr Flavien Shirandi., PhD souligne qu’aucun pays au monde s’est développé grâce aux dons. Car, poursuit-il, les élections doivent faire l’object d’une prévision budgétaire et d’une discipline du leadership.

Pour la situation sécuritaire à l’Est de la RDC, il pense que Félix Tshisekedi a hérité d’un combat réel.
« Que dirons-nous de la situation de l’Est du Congo qui est un démon qui a duré pendant des années ? Le Chef de l’État a hérité d’un combat réel. Où sommes-nous avec sa solution de l’état de siège ? Est-il possible que le ministre warrior de l’intérieur et les gouverneurs militaires de ces régions essayent d’éclairer la population ? Comment les ADF sont vaincus en considérant le fait que l’état de siège a été renouvelé déjà plus de 10 fois. », se questionne-il.
En ce qui concerne la relation entre la RDC et le Rwanda, le leadership strategist Dr Flavien Shirandi., PhD, estime que c’est un géant démon.
« Faut-il une diplomatie d’harmonie avec le Rwanda ? Certes les pays voisins doivent vivre en paix mais savons-nous les intentions de nos voisins ? Pendant que le Président Kagame devant son parlement, sans honte ni gêne, avec une confiance ferme dit :  » Nous ne souhaitons jamais l’insécurité chez nos voisins mais celui qui nous le fera, aura notre armée sur son chemin. Nous sommes un petit pays et notre stratégie c’est étouffer toute menace partout où elle prendrait forme, et nous avons une armée pour ça ». », se questionne-t-il.
« Enfin, on se pose la question, quel genre du leadership faut-il en RDC pour résister à certaines caprices de la politique Rwandaise vis à vis de la RDC ? Comme nous le savons, le Rwanda a aujourd’hui le marché de l’Or et une raffinerie pour traiter les minerais de la RDC. Sans oublier le propos arrogant de son ambassadeur en RDC qui ne reconnaît aucune responsabilité du Rwanda dans le massacre et l’instabilité sécuritaire de l’Est de la RDC. », a déclaré ce Consultant politique avant d’ajouter : « Vraiment un démon géant à vaincre. ».

Félix Tshisekedi combat également des démons internes
En ce qui concerne le dossier de Jean-Marc Kabund, le Dr Flavien Shirandi.,PhD estime qu’il faut retenir deux choses. D’une part, l’opposition de Kabund à l’institution Président de la République, et d’autre part, les démons que Félix Tshisekedi doit vaincre à l’interne.
« Un royaume qui est divisé en soi ne peut pas subsister. Jean-Marc Kabund, qui était le président a.i de L’UPDS, parti présidentiel, a, pour des raisons connues et non connues, tenu tête au pouvoir qui est le Président de la République et qui contrôle la branche Exécutive. Et cela a entraîné une tension interne dans la famille politique du Chef de l’État mais aussi des conséquences dont nous connaissons. », a-t-il déclaré.
Le sort de Jean-Marc Kabund ou encore de Vital Kamerhe, selon le Dr Flavien Shirandi., PhD, est un message « fort » que le Président de la République a lancé aux membres de son parti politique (UDPS) mais notamment à toutes les composantes de l’Union Sacrée voire l’opposition sur son autorité. Comme on le dit en anglais, poursuit le Dr Flavien Shirandi.,PhD que Félix Tshisekedi est « the only sheriff in town », donc le seul chef. De ce fait, il a fait savoir qu’il craint que cela ne conduit à un pouvoir autocratique.

En parlant du dossier de François Beya, le Dr Flavien Shirandi.,PhD pense que c’était plutôt au bureau de l’ANR donc à Hervé Mbuyi de communiquer pour calmer les esprits du peuple vu qu’il a connaissance de ce qui se passe et non au porte-parole du Président.
« Sans aucune spéculation, on doit se poser une question. Mr Beya, ayant fait un parcours avec Mobutu, avec Kabila fils et Tshisekedi, s’il veut faire un coup d’état comme certains le dit, laissera-t-il des traces pour qu’une agence comme l’ANR les découvre ? Et resterai-il calmement chez lui à la maison malgré que sa santé n’était pas aussi bonne ? On sait aussi que l’ANR ne peut pas arrêter une si grande personalité du pays et la bloquer de la sorte, pendant plus de 72 heures, sans détenir certains éléments qui incrimine le concerné. », a-t-il expliqué.
Pour clore, il estime qu’il est facile de comprendre que l’affaire François Beya est complexe et que seul le temps aidera la population a voir claire.



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


Revenir en haut Aller en bas

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Empty Re: 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Message  ndonzwau 17/2/2022, 2:53 pm

PARADOXAL ? DU RIFIFI ENTRE LA CENI DE TSHISEKEDI ET DE KADIMA AVEC LE MÊME ÉTAT  REPRÉSENTE PAR LE GOUVERNEMENT ! UNE GUERRE PLUS QUE FEUTRÉE OPPOSE LA CENI AU GOUVERNEMENT MAIS QUELLE EST SA VÉRITÉ, QUI CROIRE OU PLUTÔT QUI PARLE JUSTE DANS LES PRISES DE POSITION QUASI CONTRADICTOIRES ENTRE KAZADI ET KADIMA ?

La querelle partie des prétendues surfacturations de la Ceni se situerait entre le Président de la CENI qui jure n’avoir reçu aucun kopeck pour les préparatifs des élections et le ministre des Finances qui jure l’exact contraire  a main sur le cœur, égrenant au passage son chapelet des décaissements du Trésor au bénéfice de la CENI. Qui croire ? Il y est en fait question du degré d'indépendance et d'autonomie financière à accorder à la Ceni et quelque part de la mutualisation oui ou non des activités de la Ceni et du Gouvernement. Et voilà la fatshisphère s'empoigner sur un reste d'éthique qui interdit même son frère de malversations financières (surfacturations) à son profit immédiat...



"La CENI plaide pour son autonomie financière afin de mener à bien sa mission - 16/02/2022  
= https://www.radiookapi.net/2022/02/16/actualite/politique/la-ceni-plaide-pour-son-autonomie-financiere-afin-de-mener-bien-sa
La Commission électorale nationale indépendante(CENI) plaide et insiste pour son autonomie financière et son indépendance vis-à-vis du gouvernement. Elle l’a fait savoir lors de la publication du calendrier de l’élection du Gouverneur et du Vice-gouverneur de la province du Sankuru mardi 15 février. Le rapporteur de la CENI, Patricia Nseya a présenté ce calendrier, réaménagé, au cours d’un point de presse organisé au siège de la centrale électorale à Kinshasa.Selon ce nouveau agenda, cette élection se déroulera le 16 avril 2022 .

Outre la publication dudit calendrier, Patricia Nseya a réagi à quelques questions d’actualité liées aux élections. Elle a précisé que « la CENI ne va pas se livrer au jeu de ping-pong avec les membres du gouvernement. Car, la centrale électorale a une feuille de route qu'elle doit suivre pour respecter le timing constitutionnel des élections de 2023 ».
Elle a martelé que l'indépendance de la Ceni est conforme aux articles 6 et 44 de sa loi organique. Son autonomie administrative et financière est encore indiquée à l’article 84 de son règlement intérieur.
S'agissant de la mutualisation des opérations d’identification de la population, enrôlement des électeurs et recensement, le rapporteur de la CENI a déclaré qu’au « regard de leur feuille de route et des contraintes, s'il faut s'en tenir à cette mutualisation, c'est fort possible que l’on soit en retard avec les élections ».

Concernant la surfacturation qu’aurait opérée la CENI dans le dossier d’achat des véhicules de ses nouveaux mandataires, Patricia Nseya s’est dite surprise :
« Je me demande ce que cela signifie. Car depuis notre investiture et la remise-reprise jusqu’au moment où je vous parle, tous les membres de la CENI utilisent leurs véhicules personnels. Et pour le proforma que nous avions déposé au ministère des finances, le ministre peut vérifier les tarifs à CFAO, qui est une société sérieuse connue de tous »
= = https://www.mediacongo.net/article-actualite-100379_elections_2023_la_ceni_recadre_kazadi_et_reclame_son_autonomie_financiere.html



"Surfacturation pour l’achat de véhicules/RDC : la CENI rejette en bloc toutes les accusations  - 17 février 2022
= https://laprosperiteonline.net/2022/02/17/a-la-une/surfacturation-pour-lachat-de-vehicules-rdc-la-ceni-rejette-en-bloc-toutes-les-accusations/
Non. La CENI n’a pas recouru à la surfacturation pour l’achat de véhicules des membres de son bureau. Devant la presse mardi 15 février 2022 à Kinshasa, en RD Congo, Patricia Nseya, rapporteur de la Centrale électorale, a éclairé la lanterne quant à cette histoire qui fait couler beaucoup d’encres. Pour ce faire, la voix autorisée de cet organe d’appui à la démocratie a demandé aux ‘’détracteurs’’ d’aller vérifier les prix des véhicules auprès du groupe CFAO.

Mardi dernier, le Rapporteur de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Patricia Nseya, a présenté le calendrier réaménagé de l’élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur de la province du Sankuru. C’était au cours d’un point de presse organisé au siège de la CENI. Selon le porte-parole de la CENI, cette élection se déroulera donc le 16 avril prochain.
Outre la publication dudit calendrier, Mme le Rapporteur a réagi aux questions d’actualité liées au processus électoral en cours. D’entrée de jeu, Mme le Rapporteur a précisé que «la Ceni ne va pas se livrer au jeu de ping-pong avec les membres du gouvernement». Car, dit-elle, ‘’la Centrale électorale a une feuille de route qu’elle doit suivre pour respecter le timing constitutionnel des élections de 2023’’.
Sur la prétendue surfacturation qu’aurait opérée la CENI, elle n’a pas non plus mâché ses mots. «Je me demande ce que cela signifie. Car depuis notre investiture et la remise-reprise jusqu’au moment où je vous parle, tous les membres de la CENI utilisent leurs véhicules personnels. Et pour le pro-forma que nous avions déposé au Ministère des finances, le ministre peut vérifier les tarifs à CFAO, qui est une société sérieuse connue de tous», lâche-t-elle.
Cette réaction du bureau de la CENI fait suite à la polémique suscitée après la sortie médiatique du ministre des Finances, Nicolas Kazadi. Répondant à une question d’un confrère, il avait estimé que le coût des véhicules des membres de la CENI proposé par la Centrale Electorale était trop élevé, allant jusqu’à  parler d’une surfacturation de prix, 30 à 40 fois supérieur au prix réel. Le ministre des Finances avait, par la même occasion, sollicité l’intervention de l’Inspection Générale des Finances (IGF) pour voir clair sur la gestion des fonds mis à la disposition de cette institution d’appui à la démocratie.


Selon Mme le Rapporteur, ‘’ce sujet intervient suite à la réclamation de notre autonomie administrative et financière, parce que nous voulons être réellement indépendant’’.[/h3]
En ce qui concerne l’IGF, le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima dit ne pas craindre un quelconque contrôle de l’IGF au sein de la CENI, si cela s’impose car, selon lui, la centrale électorale n’est redevable que devant le parlement et la Cour des Comptes.
Denis Kadima informe que parmi les réformes jusque-là engagées par la CENI depuis son arrivée, il y a la mise en place d’une unité d’audit interne et d’une cellule de gestion des projets et de passation des marchés publics.


"A quelle vérité se vouer ? - 17/02/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/02/a-quelle-verite-se-vouer-2
Vraie polémique ? Vraie fausse polémique ? Fausse vraie polémique ? Des questions en mode « tour de Babel » que des Congolais se posent à brûle-pourpoint au point d’y perdre leur latin ou – tropicalisation oblige- leur tshiluba, kikongo swahili ou lingala.  Et même  de perdre le nord. Il y  a de quoi.
Entre le Président de la CENI qui jure ses grands dieux n’avoir pas reçu un kopeck pour les préparatifs des élections et le ministre des Finances qui jure l’exact contraire  la main sur le cœur, qui croire ?


Qui dit vrai dans ce « pièce contre pièce » ubuesque ? Est-ce Denis Kadima Kazadi, produit des confessions religieuses ou Nicolas Kazadi Kadima Nzuji, argentier national ? Adossé aux pasteurs qui l’ont béni, le premier y va de son « en vérité, en vérité je vous le dis : je n’ai rien reçu du gouvernement« . Chiffres en bandoulière, le second égrène le chapelet des décaissements du Trésor public au profit de la CENI. Non sans intenter au passage un procès en « tentative d’indélicatesse » contre l’équipe du « frère » Kadima.
A écouter le ministre des Finances avec des oreillettes très zaïro-congolaises, les nouveaux membres du bureau de la Centrale électorale n’auraient pas mis beaucoup de temps pour apprendre à conjuguer les verbes « surfacturer, se servir, manger… » à la  première personne du singulier de l’indicatif présent. L’argentier national aurait empêché que cette leçon de conjugaison débouche sur la pratique. Ceci expliquerait-il cela ? A savoir la mise en cause de l’Exécutif par le patron de la CENI ? Bien malin qui pourrait percer ce mystère. Si mystère il peut y avoir vraiment. Car, au fond cette polémique charrie un côté « linge sale à laver en famille« .

Pourquoi précisément  étaler ce « linge sale » en public ? S’agirait-il d’une vraie déchirure familiale aux senteurs d’un mélodrame ?  Auquel cas, on crierait « avis de tempête » sur la fatshisphère après les séquences Kabund et Beya. Serait-on en face d’une dispute programmée pour alimenter la boîte à légitimer le… « glissement« ?
Alors, vraie tour de Babel ou simple    manœuvre de  diversion ? Les Congolais ne savent à quelle « vérité » se vouer.

"Patricia Nseya : « si on s’en tient à la mutualisation, les élections n’auront pas lieu en 2023 » - 16.02.2022,  
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-100403_patricia_nseya_si_on_s_en_tient_a_la_mutualisation_les_elections_n_auront_pas_lieu_en_2023.htm

"Le Journal : « L’IGF s’invite chez Denis Kadima ! » -  17/02/2022  
= https://www.radiookapi.net/2022/02/17/actualite/revue-de-presse/le-journal-ligf-sinvite-chez-denis-kadima
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a-t-elle surfacturée la commande de ses véhicules oui ou non ? Un des journaux parus jeudi 17 février à Kinshasa publie une caricature présentant le gouvernement congolais comme un chasseur qui largue son chien (IGF) dans la forêt où vit un animal appelé « CENI ».

« Denis Kadima dans la tourmente ! Après l’alt e r c a t i o n verbale entre le président de la Centrale électorale et le ministre des Finances, les choses semblent prendre d’autres allures », informe le quotidien Le Journal, précisant que l’Inspection générale des finances (IGF) a saisi la balle au bond et sans tarder, en dépêchant une équipe à la CENI.
« La mission de cette équipe de l’inspection générale des finances est claire, surveiller et encadrer des opérations financières de la Commission Électorale Nationale Indépendante. Objectif primordial : garantir la bonne utilisation des moyens qui seront mis progressivement à la disposition de la CENI pour toutes les opérations électorales », poursuit le quotidien.
Entre la CENI et l’IGF, renchérit Le Potentiel, il y a désormais convergence de vues sur l’encadrement des finances. « L’évocation des modalités pratiques d’encadrement et d’accompagne[1]ment de la CENI par l’Inspection générale des finances est ainsi bien perçue comme pour dire CENI-IGF, c’est une même perception, loin des polémiques, dans la finalité d’assurer une bonne gouvernance des ressources financières », commente le tabloïd.
La Prospérité revient cependant sur la polémique entre le ministre des Finances et le président de le CENI au sujet de la surfacturation de la commande des véhicules par la CENI. Ces accusations portées par le ministre des Finances sont rejetées par l’accusée. C’est ainsi que le quotidien publie une caricature présentant le gouvernement congolais comme un chasseur qui largue son chien (IGF) dans la forêt où vit la CENI.    


"Opérations financières de la CENI : Denis Kadima et Jules Alingete s’accordent sur les modalités pratiques - 17/02/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/02/17/actualite/politique/operations-financieres-de-la-ceni-denis-kadima-et-jules-alingete

" Elections 2023 : « Il faudra que la CENI travaille avec le Gouvernement sur un plan de décaissement des fonds » (CENCO) - 12/02/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/02/12/actualite/politique/elections-2023-il-faudra-que-la-ceni-travaille-avec-le-gouvernement

"Processus électoral : des experts de la societe civile proposent la révision des lois électorales - 11/02/2022  
= https://www.radiookapi.net/2022/02/11/actualite/politique/processus-electoral-des-experts-de-la-societe-civile-proposent-la

"RDC : la SYMOCEL plaide pour le réajustement du budget annuel alloué à la CENI - 08/02/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/02/08/actualite/politique/rdc-la-symocel-plaide-pour-le-reajustement-du-budget-annuel-alloue-la
l
"L’Envol de Delly Sesanga favorable au contrôle permanent de la CENI - 16.02.2022,  
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-100398_l_envol_de_delly_sesanga_favorable_au_controle_permanent_de_la_ceni.html

= https://www.mediacongo.net/article-actualite-100391_controle_de_l_igf_a_la_ceni_la_centrale_electorale_n_est_redevable_que_devant_le_parlement_et_la_cour_des_comptes_denis_kadima.html

"Élections 2023 : Le recensement et l'enrôlement sont 2 opérations distinctes qui ne vont pas se chevaucher (Sama Lukonde) - 14:02:2022
= https://7sur7.cd/2022/02/14/elections-2023-le-recensement-et-lenrolement-sont-2-operations-distinctes-qui-ne-vont
= https://www.lepotentiel.cd/g?post=3024

"CRITIK INFO 15.02.2022 GUERRE ENTRE LA CENI ET LE GOUVERNEMENT : QUI VA REMPORTER ?"


"16février2022 DÉBAT HOULEUX SUR LES ÉLECTIONS:FINANCEMENT DES ÉLECTIONS,NICOLAS KAZADI/DENIS KADIMA"


"15/02/22 URGENT DENIS KADIMA TRAHI PAR LE MINISTRE DE FINANCE NICOLAS KAZADI"




Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


Revenir en haut Aller en bas

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Empty Re: 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Message  ndonzwau 18/2/2022, 11:55 pm

PS


"RDC : l'ODEP qualifie d'irrationnelle, la somme de 640 millions USD sollicitée par la CENI pour entamer les activités électorales en 2022  - 18 fevrier 2022
= https://actualite.cd/2022/02/18/rdc-lodep-qualifie-dirrationnelle-la-somme-de-640-millions-usd-sollicitee-par-la-ceni
L'Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) dit suivre de près le débat engagé entre le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima et le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, au sujet des fonds décaissés pour les opérations électorales en République démocratique du Congo, entre décembre 2021 et février 2022. 

Dans son communiqué rendu public ce vendredi 18 février, l'ODEP dit avoir recueilli auprès du gouvernement que la CENI sollicite un décaissement de 640 millions de dollars pour entamer les activités électorales en 2022. Pour l'ODEP la demande de cette somme par la CENI ne se justifie pas.
"L'ODEP se dit surpris par cette demande, qui est irrationnelle, d’autant plus que la RDC est à son quatrième cycle électoral. En 2018, 52% du budget des opérations électorales couvraient l’acquisition des matériels et la quincaillerie électorale. Ce qui existe déjà, d’après le rapport du processus électoral 2012 à 2019", note l'ODEP.
Pour cette Ong, le budget de la CENI pour la couverture des élections présidentielles, législatives nationales et provinciales ne peut pas dépasser 350 millions USD.
"Nous estimons que le budget actuel ne devrait pas dépasser 350 millions de dollars pour couvrir les élections présidentielles, législatives nationales et provinciales, même si on y ajoutait la révision du fichier électoral, évalué à près de 70 millions de dollars, si on s’en tient au budget présenté en 2015 pour couvrir les mêmes besoins", renseigne le même communiqué. 

Concernant le dossier "achat des véhicules des membres de la CENI", l'ODEP évoque une violation de la loi relative aux marchés publics et note des fautes au niveau du ministère des Finances. 
"Constatons que l’achat des véhicules des membres de la CENI viole l’article 6 de la loi relative aux marchés publics. La surfacturation révélée par le Ministre des finances est une conséquence de l’absence de planification et de contrôle a priori. Comment a-t-il ordonné le paiement sans disponibilité des crédits budgétaires, sans appel d’offre, … ? Pire encore, la décision du Ministre des finances voulant placer la CENI sous tutelle du BCECO a violé le décret du 28 décembre 2010 portant création, organisation et fonctionnement de la cellule de gestion des projets et des marchés publics au sein de la CENI", poursuit l'ODEP.
Face à ces situations, l’ODEP constate que le financement du processus électoral est en danger. 
"La course à l’enrichissement illicite, les mauvaises pratiques décriées sous Corneille Naanga ont refait surface. Le pays n’est pas sorti du vieux démon des élections business", ajoute cette ONG.

A cet effet, pour éviter le pire, l’ODEP formule des recommandations au premier ministre, au ministre des Finances, à la CENI et aux organes de contrôle.
Au premier Ministre de :
- Prendre des mesures nécessaires pour garantir à la CENI la jouissance effective de l’autonomie financière conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi organique n° 10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la commission électorale nationale indépendante telle que modifiée à ce jour ;
- Présenter au parlement un collectif budgétaire à la session de mars pour examen et vote du budget détaillé de la CENI;
- Prendre une décision pour encadrer la procédure de mise à disposition effectuée par le gouvernement à la CENI ;
Au ministre des finances : d’exiger un plan de décaissement avec chronogramme d’activité avant toute mise à disposition de fonds ;
A la CENI : de publier un budget détaillé des opérations électorales assorties d’un plan de décaissement pour faciliter le gouvernement à financer le processus électoral ;
Aux organes de contrôle (Inspection générale des finances et Cour des comptes) : d’initier un audit complet de la CENI de 2012 à ces jours.


"Affaire surfacturation, guerre des chiffres /Denis Kadima -Jules Aligente : quels sont les dessous des cartes du premier
tête-à-tête ? - 18 février 202

= https://laprosperiteonline.net/2022/02/18/nation/affaire-surfacturation-guerre-des-chiffres-denis-kadima-jules-aligente-quels-sont-les-dessous-des-cartes-du-premier-tete-a-tete-2/
Finalement, qui de Denis Kadima, Président de la CENI, et de Nicolas Kazadi, Ministre des Finances, dit la vérité des chiffres ? La question est tellement sur toutes les lèvres que seule, une enquête sérieuse, peut permettre d’apaiser les esprits et de laisser une lueur d’espoir de l’organisation des prochaines élections, telles que prévues en 2023, dans la transparence. Est-ce l’objet de Jules Aligente hier au siège de la CENI ? Est-ce pour une simple prise de contact ? Le communiqué   de la CENI, ci-dessous, laisse, en tout cas,  un vrai  goût d’inachevé, même s’il se limite au rappel des principes.

Communiqu[

Le numéro un de la Centrale électorale, Denis Kadima Kazadi, a eu une séance de travail avec le chef de service de l’Inspection générale des finances (IGF), Jules Aligente, au siège de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).
Ensemble, ils ont évoqué les modalités pratiques d’encadrement et d’accompagnement de l’IGF évoquées entre Denis KADIMA, président de la Ceni, et Jules ALINGETE, cela pour une bonne gouvernance des ressources financières.
« Nous venons d’avoir une séance de travail avec le président de la Céni autour des modalités d’encadrement et d’accompagnement de l’IGF au profit de la Centrale électorale de notre pays sur les opérations financières. Déjà, il y a trois mois, nous avons été saisis par le bureau de la Céni qui avait souhaité avoir un accompagnement de l’IGF. Mais, à l’époque, compte tenu de tout ce que nous avions comme travail à faire, nous avons convenu de le faire un peu plus tard », a souligné Jules ALINGETE.

Avant de préciser : »Au regard de l’actualité brûlante, le président Denis Kadima a réitéré rapidement  sa demande pour que cet accompagnement se fasse maintenant dans le seul but de garantir la transparence de toutes les opérations financières que la Céni va devoir engager. Il y a eu une très bonne compréhension mutuelle sur le déroulement de cette mission de l’IGF ».
Une occasion pour Jules ALINGETE de rappeler que « la loi portant organisation de la Céni prévoit qu’à la fin du cycle électoral,  la Cour de comptes puisse procéder à un audit interne en vue de faire rapport au Parlement et au président de la République. Mais,  pour garantir la bonne gouvernance des ressources financières mises à sa disposition par le gouvernement aux fins d’organiser les élections, le bureau de la CENI a souhaité se faire régulièrement accompagner par l’IGF ».



"RDC:  Entre le versement annoncé par le ministre des finances et ceux retracés par le ministère du budget, ODEP constate un écart de 67,2 millions USD -  18 février 2022  
= https://actualite.cd/2022/02/18/rdc-entre-le-versement-annonce-par-le-ministre-des-finances-et-ceux-retraces-par-le
Depuis l’entrée en fonction du nouveau bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le trésor public a décaissé 212 milliards de FC, soit 104,2 millions de dollars, dont plus de 90% couvre les dépenses de fonctionnement, rapporte l’Observatoire de la dépense publique (ODEP). Pourtant le ministre des finances a annoncé le 15 février dernier une mise à disposition de fonds de 37 millions $. Entre le versement annoncé par le ministre des finances et ceux retracés par le ministère du budget, ODEP constate un écart de 67,2 millions de dollars, dont la destination reste à démontrer par les acteurs du circuit de la dépense publique.

Bien plus, l’ONG note que l’absence d’un plan de décaissement fourni par la CENI et d’un débat public organisé au Parlement « restent un handicap majeur pour une gestion orthodoxe des fonds affectés aux opérations électorales ».
L’ODEP donne des exemples et s’interroge: sur base de quel chronogramme d’activités le ministre des finances a décaissé 21 millions de dollars le 11 février dernier ? « Cette procédure de mise à disposition des fonds non réglementée, utilisée depuis l’ancien bureau, favorise le manque de transparence préjudiciable à la crédibilité même du processus électoral », ajoute t-il.

Ainsi l’ODEP, Sama Lukonde de prendre des mesures nécessaire pour garantir à la CENI la jouissance effective de l’autonomie financière conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi organique n° 10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la commission électorale nationale indépendante telle que modifiée à ce jour. L’ONG recommande aussi au Premier ministre de présenter au parlement un collectif budgétaire à la cession de mars pour examen et vote du budget détaillé de la CENI. L’ONG suggère aussi un meilleur encadrement de la procédure de mise à disposition effectuée par le gouvernement à la CENI. D’autres recommandations sont faites au ministre des finances. Il est demandé à Nicolas Kazadi d’exiger un plan de décaissement avec chronogramme d’activité avant toute mise à disposition de fonds.
L’ODEP demande aussi à  la CENI de publier un budget détaillé des opérations électorales assorties d’un plan de décaissement pour faciliter le gouvernement à financer le processus électoral. Pour une meilleure clarté, l’ONG recommande aux organes de contrôle dont l’Inspection générale des finances et la Cour des comptes d’initier un audit complet de la CENI de 2012 à ces jours.


"RDC:  la décision de Nicolas Kazadi « voulant placer la CENI sous tutelle du BCECO » viole les dispositions réglementaires, dénonce l’ODEP -  18 février 2022
= https://actualite.cd/2022/02/18/rdc-la-decision-de-nicolas-kazadi-voulant-placer-la-ceni-sous-tutelle-du-bceco-viole-les
Les finances de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) sont encore à la une de la presse. L’Observatoire de la dépense publique (ODEP) a publié ce vendredi quelques observations. L’ONG a par exemple cité les rapports entre le ministères de finances et la centrale électorale particulièrement sur la question de l’acquisition des véhicules pour la nouvelle équipe du bureau.
« Nous avons dans le tuyau, une dépense d’environ 1,6 millions USD pour les véhicules de la nouvelle équipe du bureau. Ces véhicules devraient être payés en même temps que la première dotation de fonctionnement en décembre. Nous nous sommes réservés de le faire parce que la CENI nous a envoyé des cotations de véhicules qui n’avaient rien à avoir avec ce à quoi ils avaient droit au regard de leur rang protocolaire, les prix pratiqués étaient de 30 à 40% supérieurs aux prix les plus relevés qu’on pouvait retrouver sur le marché », expliquait Nicolas Kazadi. 

Pour cette dépense, le ministère ne passera par la CENI.
« Nous avons préféré faire un paiement direct auprès des fournisseurs aux vrais prix. Cela a poussé la CENI à prétendre que nous entamons son autonomie et son indépendance. Ce qui est une conception totalement erronée ».
L’ODP constate que l’achat de ces véhicules viole l’article 6 de la loi relative aux marchés publics. Il ajoute que la surfacturation dénoncée par le ministre des finances est une conséquence de l’absence de planification et de contrôle a priori. 
« Comment a-t-il ordonné le paiement sans disponibilité des crédits budgétaires, sans appel d’offre », s’interroge l’ONG. 

Et d’ajouter:
« Pire encore, la décision du Ministre des finances voulant placer la CENI sous tutelle du BCECO a violé le décret du 28 décembre 2010 portant création, organisation et fonctionnement de la cellule de gestion des projets et des marchés publics au sein de la CENI ».
L’ODEP note aussi  que le recours au BCECO pour effectuer des marchés de la CENI en lieu et place d’une cellule des marchés publics créée au sein de l’organe électoral sera un facteur déclencheur des rétros commissions, surfacturations, conflit d’intérêt dans le processus d’acquisition du matériel électoral... 
« Rappelons que c’est le BCECO, qui a monté tous les marchés sous Corneille Naanga de triste mémoire », ajoute l’ONG./quote]


"CENI-Finances: Seth Kikuni qualifie Kadima Kazadi et Kazadi Kadima de bonnet blanc blanc bonnet - 17 février 2022
= http://www.voxpopuli.cd/2022/02/16/ceni-finances-seth-kikuni-qualifie-kadima-kazadi-et-kazadi-kadima-de-bonnet-blanc-blanc-bonnet/

"RDC: la CENI s’apprête à lancer le travail de cartographie électorale, 7500 personnes seront déployées dans le pays  -  18 février 2022 -
= https://actualite.cd/2022/02/18/rdc-la-ceni-sapprete-lancer-le-travail-de-cartographie-electorale-7500-personnes-seront

"Le temps donne raison à Delly Sesanga ! 18 février 2022
= https://www.diaspordc.com/le-temps-donne-raison-a-delly-sesanga/


"
=
"
=


"Bosolo Na Politik – Guéguerre Kadima-Kazadi : Quel est l’arbre qui cacherait la forêt ? - 17 février 2022
= https://www.diaspordc.com/bosolo-na-politik-gueguerre-kadima-kazadi-quel-est-larbre-qui-cacherait-la-foret/



"LA GUERRE ENTRE LA TALIBANIE NICOLAS KAZADI VS DENIS KADIMA MBONGO YA CENI 37.MILLIONS $ ATINDI A.S -  16 févr. 2022"


"DECRY 17.2.22,FATSHI-KADIMA-KAZADI,ARGENT ELECTION,QUI DIT VRAI?L PAYS EN DANGER E CACOPHONIE AU RDV - 17 févr. 2022"






Compatriotiquement!




# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


Revenir en haut Aller en bas

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Empty Re: 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Message  ndonzwau 25/2/2022, 6:40 pm

OU EN SOMMES-NOUS CE JOUR AVEC LE BILAN DE TSHISEKEDI ? DIVERS ?!

L'état de droit vraiment démocratique et non d'une démocratie de façade, la bonne gouvernance à commencer à la présidence, le respect des droits et des libertés, la lutte effective contre la corruption, l'impunité qui n'épargne personne où qu'il se situe, une justice indépendante pour tous pour en finir avec les détournements devenus endémiques, l'impératif implacable de notre intégrité et souveraineté avant tout dans l'Est insécurisé sans les brader à des faux frères..., voilà les défis que le sommet de l’État est sommé de relever, en sommes-nous ailleurs qu'au niveau des promesses souvent peu tenues chez nous malgré les efforts positifs visibles de quelques uns ? "2023 serait l'occasion de renouveler cette classe politique pour mettre fin à la démocratie de façade", dit quelqu'un. La suite...

Un (énième ?) portrait de 'JK', "Un mystère nommé Kabila" ne nous apprend pas grand chose de bien nouveau : un homme discret voire secret et très prudent, un sentiment d’injustice ne le quitte pas lui qui se reconnait avoir beaucoup fait pour ce pays qu'il a sorti de la guerre, des guerres et surtout qu'il a mené (malgré lui !?) à un changement pacifique (disons plutôt civilisé) du pouvoir. On sait que sa carrière politique est un destin qu'il a d'abord subi plutôt qu'imaginé mais a appris au fil des années à la tête du pays à commander à distance, à se faire respecter et craindre. A son jeune âge il a comme fait son chemin et doit souhaiter une certaine tranquillité pourvu qu'on le laisse tranquille, qu'on ne touche pas à son abondant butin fait de beaucoup d'argent et des terres. Un scoop : il aurait donné son feu vert à ses vrais héritiers de nouer des contacts avec Katumbi et Fayulu en prévision des prochaines échéances électorales dont il ne sera pas ; qu'en est-il exactement ? C'est vrai il a été quelque peu surpris que Tshisekedi ait rompu aussi vite le deal qu'ils avaient noué ensemble.

A travers tout cela une chose est hélas sûre : 'JK' est aujourd'hui à l'abri des comptes qu'il doit rendre aux Congolais pour de nombreux crimes humains, institutionnels contre notre souveraineté et économiques qu'il a commis 18 durant en raison des immunités qu''il s'est accordées avec la lâcheté et l'ignorance des Congolais. Dommage !!!



"RDC : "il a fallu laisser 3 ans de gestion à quelques uns pour se rendre compte que la critique est facile et l'art est difficile", Henri Mova sur le 18 ans de Kabila au pouvoir -  20 février 2022  
= https://actualite.cd/2022/02/20/rdc-il-fallu-laisser-3-ans-de-gestion-quelques-uns-pour-se-rendre-compte-que-la-critique
L'ancien Vice-premier ministre de l'Intérieur, Henri Mova Sakanyi a procédé, le vendredi 18 février, au baptême de l'ouvrage de l'ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, Néhémie Mwilanya, intitulé : "La République Démocratique du Congo sous Joseph Kabila, devoir de mémoire ". A cette occasion, Henri Mova Sakanyi, a déclaré que le 18 ans de gestion de Joseph Kabila n'a pas été aussi négatif, qu'on le pense. Selon lui, le bilan de gestion Kabila a été "tronqué".
"Nous sommes dans un monde où de plus en plus s'érige des vérités tronquées parce que, l'histoire est comme la nature, elle a horreur du vide. On a tellement laissé le vide, il a été occupé par les mensonges qui se sont érigés en discours officiel qui font office du discours dominant. C'est ainsi que je voudrais féliciter le professeur Néhémie Mwilanya d'avoir combler ce vide de l'histoire. Et donc si vous n'écrivez pas votre vérité, elle sera écrite par d'autres, elle sera tronquée. Et c'est ce que l'histoire retiendra. "La République Démocratique du Congo sous Joseph Kabila, devoir de mémoire" est pour nous cette arme de destruction massive contre le mensonge qui pollue, qui a défait notre vraie histoire", a déclaré l'ancien ambassadeur de la RDC en Belgique, Henri Mova Sakanyi.

Et d'ajouter :
"Ce que vient de rappeler le professeur Néhémie mwilanya a été vécu par nous tous, mais pour ne l'avoir pas dit nous avons oublié, parce que le cerveau humain est souvent calé sur le négatif, il retient plus ce qu'il apprend dans la douleur que le plaisir qui est déjà passé. On a l'impression que rien n'a été fait de glorieux le 18 ans. Il a fallu laisser 3 ans de gestion à quelques uns pour se rendre compte que la critique est facile et l'art difficile. Un mensonge répété mille fois, finit par devenir une vérité. On a tellement colporté des mensonges qu'ils sont devenus aujourd'hui la vérité officielle
Cet ouvrage de Néhémie Mwilanya est préfacé par l'ancien président de la RDC, Joseph Kabila. Plusieurs caciques de l'ancien régime étaient présents lors de cette cérémonie notamment, Aubin Minaku, Bruno Tshibala , Corneille Nanga, Jaynet Kabila, Raymond Tshibanda.


"Détournement dans les entreprises du portefeuille - Le Journal - 22/02/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/02/22/actualite/revue-de-presse/la-prosperite-christophe-lutundula-nous-ne-voyons-pas-les
...
Le Journal rapporte que « les auteurs de détournements de deniers publics dans les entreprises publiques du Portefeuille sont dans les viseurs de la justice. A l’issue d’une séance de travail ce lundi 21 février 2022 entre la ministre du Portefeuille et Rose Mutombo, ministre de la Justice, Adèle Kayinda a déposé un rapport sur la table de la ministre de la Justice contre ceux qui veulent braver l’État de droit »
«Je suis venue rencontrer ma collègue de la justice, et nous avons eu une séance de travail en aparté mais je suis venue avec les différents rapports de différentes entreprises du portefeuille de l’État dont la SCTP, la Regideso, Cobil et Sonahydroc. Et vous vous rappelez qu’au mois de juillet de l’an dernier, il y avait la SCTP et Congo Airways où j’avais procédé à la suspension de ces mandataires pour mauvaise gestion », a indiqué Adèle Kanyinda.
D’après ce quotidien, la ministre a annoncé que les mandataires déjà épinglés sont sommés de restituer les sommes détournés.
« Reste à savoir si l'IGF va accompagner cette initiative, de la ministre Kayinda. Néanmoins, la ministre du Portefeuille dit avoir accompli sa part de la mission », conclut, pour sa part, Le Potentiel.

"Traque des mandataires détourneurs de fonds : le ministre État Adèle Kayinda saisit son collègue de la Justice - 21.02.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-100630_traque_des_mandataires_detourneurs_de_fonds_le_ministre_etat_adele_kayinda_saisit_son_collegue_de_la_justice.html

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Kanyinda_adele_ministre_220_jpg_640_350_1
Adèle Kayinda Mahina, ministre du Portefeuille

Les auteurs de détournements de deniers publics dans les entreprises publiques du Portefeuille dans les viseurs de la justice.
A l'issue d'une séance de travail ce lundi 21 février 2022 entre la ministre du Portefeuille et Rose Mutombo, ministre de la Justice, Adèle Kayinda a déposé un rapport sur la table de la ministre de la Justice contre ceux qui veulent braver l'État de droit.


Outre, les cas de la SCPT et Congo Airways où les mandataires ont déjà été suspendus, ils sont sommés de restituer les deniers publics détournés. Adèle Kayinda a épinglé les cas d'autres entreprises concernées par sa démarche actuelle auprès de sa collègue de Justice.
"Je suis venue rencontrer ma collègue de la justice, et nous avons eu une séance de travail en apparté mais je suis venue avec les différents rapports de différentes entreprises du portefeuille de l'État dont la SCTP, la Regideso, Cobil et Sonahydroc. Et vous vous rappelez qu'au mois de juillet de l'an dernier, il y avait la SCTP et Congo Airways où j'avais procédé à la suspension de ces mandataires pour mauvaise gestion et détournements. Et je me suis dit que le portefeuille n'est pas juste là pour suspendre, parce que nous nous inscrivons dans la vision du Chef de l'État de l'État de droit. l'État de droit, c'est à dire, nous devons arriver à l'objectif, c'est à dire, aux résultats escomptés. Quand un mandataire s'est compromis dans la gestion nébuleuse naturellement, et que pour moi, je demande que non seulement comme ministre de portefeuille, je dois suspendre, ou la justice doit procéder même aux arrêts, mais il faudrait qu'il y ait restitution des deniers publics et remboursement des fonds détournés. Ça c'est la politique managériale où nous nous engageons, nous portefeuille. Parce que un mandataire peut se compromettre et après, il va vaquer à ces activités habituelles et n'est pas inquiété. Et je suis venue en disant, depuis que je les avais suspendus, Congo Airways et SCPT depuis le mois de juillet, jusqu'à aujourd'hui, il n'y a eu ni restitution, ni remboursement, raison pour laquelle, je suis venue voir ma collègue de la justice".

Pour la Ministre de Portefeuille, les mandataires doivent restituer les deniers détournés pour un meilleur exemple. A défaut, même s'ils sont suspendus sans rembourser a t-elle fait remarquer, "...en ce moment là même les travailleurs seront découragés. Raison pour laquelle, nous portefeuille, dans le cas de la rentabilisation de ces secteurs, nous voulons qu'il y ait restitution des deniers publics et remboursement des fonds détournés.
Quant à savoir si l'IGF accompagnait cette initiative, Adèle Kayinda n'est pas allée au dos de la cuillère. "Ici je parle du portefeuille, je suis venue voir ma collègue de la justice", a-t-elle rétorqué à un journaliste.
"Je suis venue avec des dossiers que mes services sont entrain de déposer, elle aura le temps de s'imprégner et au moment opportun, elle va agir. Aujourd'hui, ce n'était que le dépôt", a conclu Adèle Kayinda.
"Traque des détourneurs de fonds : la ministre du Portefeuille saisit son collègue de la Justice
= https://www.lepotentiel.cd/g?post=3037

"RDC : la société civile attend vivement la matérialisation de la promesse de Félix Tshisekedi de redynamiser la Cour des Comptes -  19 février 2022
= https://actualite.cd/2022/02/19/rdc-la-societe-civile-attend-vivement-la-materialisation-de-la-promesse-de-felix

"RDC : Tshisekedi aime s’entourer pour voyager - 1 février 2022
= https://afrique.lalibre.be/67854/rdc-tshisekedi-aime-sentourer-pour-voyager/


"Décès des soldats FARDC, Claudel Lubaya dénonce le silence des autorités - 31.01.2022,  
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-99591_deces_des_soldats_fardc_claudel_lubaya_denonce_le_silence_des_autorites.html
"CENI-Gouvernement: pour le député Lucain Kasongo, les déclarations de Nicolas Kazadi prouve que Denis Kadima “n'était pas d'une bonne moralité” comme souhaitaient deux confessions religieuses - 21 février 2022
= https://actualite.cd/2022/02/21/ceni-gouvernement-pour-le-depute-lucain-kasongo-les-declarations-de-nicolas-kazadi

"RDC: nouvelles tensions politiques autour de la Céni et de l'organisation des prochaines élections -  20/02/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220220-rdc-nouvelles-tensions-politiques-autour-de-la-c%C3%A9ni-et-de-l-organisation-des-prochaines-%C3%A9lections
" RDC : bras de fer entre la Ceni et le gouvernement autour du financement des élections - 18 février 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1315129/politique/rdc-bras-de-fer-entre-la-ceni-et-le-gouvernement-autour-du-financement-des-elections/


"RDC : « 2023, c'est l'occasion de renouveler cette classe politique pour mettre fin à la démocratie de façade » (Prof Thierry Nlandu) -  17 février 2022
= https://actualite.cd/index.php/2022/02/17/rdc-2023-cest-loccasion-de-renouveler-cette-classe-politique-pour-mettre-fin-la
Dans le cadre de la commémoration du 30ème anniversaire des massacres des chrétiens lors de la marche dite de l’espoir (16 février 1992 – 16 février 2022), le professeur Thierry Nlandu Mayamba, membre du Comité Laïc de Coordination (CLC), est intervenu au cours d’une conférence de presse organisée par le Collectif du 16 février à Kinshasa.
Il a notamment déclaré qu’il considérait les prochaines élections, prévues en 2023, comme une occasion pour renouveler l'actuelle classe politique congolaise. Il estime que la RDC compte plus de démocrates de façade que des vrais démocrates.
« 2023, c'est l'occasion de renouveler cette classe politique parce qu’en fait nous avons un problème essentiel : nous avons une démocratie de façade. Ce n'est pas une démocratie. Quand vous avez une démocratie qui n'a pas de démocrates, vous ne pouvez pas parler de démocratie. Aujourd'hui, vous avez des politiciens qui peuvent aller toutes les directions pourvue qu'ils aient l'argent d'un côté ou de l'autre. Si nous n'avons pas de vrais démocrates à la tête de nos institutions, nous n'aurons jamais une démocratie », a-t-il dit lors de son intervention portant sur le thème : 30 ans, 1992 – 2022 : les croyants congolais toujours interpellés au courage politique.

Il a aussi déploré le fait de promouvoir les hommes forts en lieu et place des institutions fortes.
« Il faut qu'on cesse d'avoir cette conception du père au niveau de celui qui dirige. La constitution rend responsable chaque ministre. Il ne faut pas qu'ils fassent semblant en se cachant derrière un papa. C'est ainsi que même nous dans notre conscient et subconscient, nous parlons toujours de père. Il y a des pères fondateurs, il y a de Igwe, China Rambo, le béton aujourd'hui, le Premier ministre parle d'un gouvernement de Warriors … Ce n'est pas ça. Ce sont des métaphores fortes qui cachent des hommes forts et non des institutions fortes. Un pays qui est dans une démocratie saine, c'est un pays qui a des institutions fortes et non des hommes forts », a-t-il recommandé.
16 février 1992 - 16 février 2022, 30 ans jour pour jour que des manifestants (une dizaine, selon les sources officielles, une centaine, d’après la société civile) ont été tués par les forces de l’ordre alors qu’ils réclamaient la réouverture de la Conférence Nationale Souveraine (CNS).
Ils étaient des dizaines de milliers venus de toutes les zones (communes de Kinshasa), répondant à l’appel d’un groupe de prêtres, intellectuels et laïcs catholiques à envahir les rues. Il s’agissait de l’une des plus grandes revendications depuis l’indépendance du pays. Certains manifestants brandissaient des bougies et d’autres des rameaux et des chapelets.
Interdite par les autorités, la marche de l’espoir avait fédéré plusieurs fidèles de diverses confessions. Face à l’adhésion massive de la population kinoise, la répression fut brutale. Les forces de l’ordre tiraient à bout portant sur les manifestants;
Deux mois après cette manifestation, malgré l’opposition du Premier Jean Nguz Karl-I-Bond, qui estimait que les travaux de la CNS regroupant 2 650 délégués étaient budgétivores, ce forum va reprendre et connaîtra la désignation d’Étienne Tshisekedi comme Premier ministre du gouvernement de transition le 15 août 1992.  La CNS clôturera finalement ses travaux en décembre 1992.
Lire aussi : 30ème anniversaire de la marche des chrétiens : « mettons fin au Congo des grands hommes et reprenons notre destin en main comme peuple souverain » (Collectif du 16 Février)


"RDC : La justice transitionnelle est la clé pour la réconciliation nationale et la paix (Gouvernement) - 16 février 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/02/16/rdc-la-justice-transitionnelle-est-la-cle-pour-la-reconciliation-nationale-et-la-paix-gouvernement.html/104276/

"RDC: en Ituri la société civile demande l’implication de Félix Tshisekedi pour la libération des négociateurs de la Présidence capturés par les miliciens CODECO -  22 février 2022  
= https://actualite.cd/2022/02/22/rdc-en-ituri-la-societe-civile-demande-limplication-de-felix-tshisekedi-pour-la


"RDC : Tshisekedi et l’UA, les raisons d’un bilan mitigé - 27 décembre 2021
= https://www.jeuneafrique.com/1275072/politique/rdc-tshisekedi-et-lua-les-raisons-dun-bilan-mitige/
24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Jad20211202-gf-rdcongo-diplomatie-tshisekedi-2-592x296-1638459454
Le président congolais Félix Tshisekedi lors de son arrivée à la COP26, à Glasgow, le 1er novembre 2021. :copyright: Phil Noble/POOL/REUTERS
À la tête de l’Union africaine depuis février 2021, le chef de l’État congolais s’était fixé des objectifs ambitieux en matière d’environnement, de sécurité et de gestion des crises politiques. Mais il y a loin de la coupe au lèvres…
Le bilan de Félix Tshisekedi à la tête de l’Union africaine (UA) aura-t-il un goût d’inachevé, en février prochain, au moment où il transmettra le flambeau à Macky Sall, son pair sénégalais ? Le 8 février 2021, face à une assemblée plénière privée de son habituel parterre de chefs d’État en raison de la crise sanitaire, le président congolais prenait officiellement la tête de l’institution panafricaine.

Placé sous les auspices du patrimoine, de l’art et de la culture africaines, ce mandat, que les équipes de Tshisekedi présentaient comme le « symbole du retour de la RDC sur la scène diplomatique », s’ouvrait sur de grandes ambitions. Dont celle, affichée par le président congolais, de « faire sortir l’UA des salles de réunion ».

Le Grand barrage dans l’impasse
Entre la pandémie de Covid-19 qui handicape des économies à peine lancées dans la Zone de libre-échange continentale (Zlecaf), les difficultés à accéder de manière équitable au vaccin, le défi climatique et le risque sécuritaire, lequel, au-delà de l’Est de la RDC, touche aussi bien le Sahel, la Centrafrique que le Tigré, en Éthiopie – exemples évoqués par Tshisekedi lors de sa prise de fonction –, le chantier paraissait immense. Un an plus tard, le bilan paraît pour le moins mitigé.
La situation dans le Tigré et le coup d’état au Soudan ont un peu bousculé le calendrier
L’un des premiers dossiers auquel Félix Tshisekedi s’est attelé a été le conflit portant sur le Grand barrage de la Renaissance (GERD), qui oppose l’Éthiopie au Soudan et à l’Égypte. Enjeu de souveraineté majeur pour Addis-Abeba, ce projet suscite l’inquiétude de Khartoum et du Caire, très dépendants de leur accès au Nil. Dans l’impasse depuis plus de dix ans, ce dossier a fait l’objet d’efforts réguliers de la diplomatie congolaise. Le 5 avril 2021, une première médiation, de niveau ministériel, convoquée à Kinshasa, s’était achevée sans compromis et, même, sans cérémonie de clôture.
Le professeur Ntumba Luaba, ex-secrétaire exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et coordonnateur du panel d’experts que Tshisekedi a nommé pour soutenir son action à la tête de l’UA, suit le dossier du GERD de près. Il s’est rendu à plusieurs reprises dans les pays concernés, sans toutefois obtenir de réels progrès. Une promesse de sommet a avorté en juin 2021 et une seconde tentative de relance, en novembre, s’est révélée infructueuse. « L’organisation des élections [en Éthiopie], la situation dans le Tigré, puis le coup d’État au Soudan, avec la suspension du pays de l’UA, ont un peu bousculé le calendrier », se défend l’intéressé.
À Lire   RDC : l’activisme diplomatique de Félix Tshisekedi est-il payant ?

Félix Tshisekedi souhaitait par ailleurs faire avancer le méga-projet de barrages du Grand Inga. Censé accélérer l’électrification d’une partie du continent, celui-ci suscite la convoitise de nombreux pays et fait l’objet d’une lutte acharnée entre investisseurs. En présentant la RDC comme un « pays solution » face au dérèglement climatique lors de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26), Tshisekedi comptait sur cette grand-messe pour promouvoir le projet Grand Inga. Une réunion sur ce thème devait même avoir lieu à Glasgow, mais elle a finalement été annulée. Le président congolais a néanmoins profité de l’événement et de son mandat à l’UA pour signer avec Boris Johnson, le Premier ministre britannique, un engagement de dix ans pour la protection de la forêt de la RDC.
Une autre priorité de la diplomatie congolaise aura été la sécurité. Lors de l’Assemblée générale de l’ONU, au cours de laquelle il a plaidé pour une meilleure représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité, Tshisekedi a surtout prôné l’adoption d’une « stratégie mondiale contre le terrorisme ». À court terme, le chef de l’État congolais, qui demande aux responsables étrangers de reconnaître l’existence du terrorisme islamiste dans l’Est de la RDC, semble toutefois privilégier une solution sous-régionale contre les Allied Democratic Forces (ADF).

Kabila-Tshisekedi, une transition difficile
Tshisekedi a par ailleurs été confronté à trois coups d’État en un an sur le continent : au Mali, en Guinée et au Soudan. Mais, au-delà des condamnations d’usage, l’Union Africaine a peiné à faire entendre sa voix.
Quand il y a une multiplicité de centres de décision, les dossiers se perdent
Au-delà de la complexité des dossiers, le président congolais a souvent dû se colleter avec ses propres difficultés sur le plan intérieur. Son mandat à l’UA a débuté au moment où la coalition qu’il formait avec Joseph Kabila implosait. Le remaniement, survenu deux mois après sa prise de fonction, a donné lieu à des transferts de dossiers parfois délicats entre ministres. Christophe Lutundula, qui a succédé à Marie Tumba Nzeza à la tête de la diplomatie, a ainsi critiqué l’inefficacité du dispositif mis en place par sa prédécesseure.
À Lire   Exclusif – RDC : alerte rouge sur la diplomatie congolaise
Au quotidien, la gestion des dossiers a été répartie entre plusieurs pôles, brouillant parfois le message. Le panel mandaté pour s’occuper des affaires de l’UA était, par exemple, chargé du suivi du dossier du barrage de la Renaissance, alors que le conflit au Tigré était, lui, géré par le ministère des Affaires étrangères. Idem pour le projet du Grand Inga, dont les acteurs se répartissent entre la présidence, le gouvernement et le panel.
« De manière générale, la plupart des dossiers doivent avoir l’aval du ministère des Affaires étrangères, qui gère aussi beaucoup d’autres dossiers », résume Ntumba Luaba. « Quand il y a une multiplicité de centres de décision, les dossiers se perdent. C’est ce qu’il s’est passé durant ce mandat », souligne l’un des diplomates chevronnés de Tshisekedi.

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Jad20211202-gf-rdcongo-diplomatie-tshisekedi
Le président américain Joe Biden et le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi en marge du sommet du G20, à Rome, le 31 octobre 2021. :copyright: Adam Schultz/White House/ZUMA Press/REA

Gabon, Israël, Afrique du Sud… des couacs diplomatiques
Le mandat a de surcroît été marqué par quelques couacs. Par exemple, la RDC s’était portée candidate au siège de membre non-permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, alors que la candidature du Gabon avait déjà été approuvée par l’UA. Une source proche de Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA, avait alors fustigé la « désorganisation » de l’administration congolaise. « Difficile pour nous de dire que l’on ne savait pas, car notre ministre avait présidé la réunion au cours de laquelle cette décision avait été entérinée », explique une source diplomatique congolaise.
Au-delà de l’image et du prestige, qu’aura-t-on obtenu de concret durant notre mandat ?
L’accession d’Israël au statut d’observateur à l’UA, soutenue par Félix Tshisekedi – qui s’est rapproché de Tel-Aviv –, a également été critiquée par plusieurs pays, l’Afrique du Sud en tête.
À Lire   [RDC, l’année de la rupture] Félix Tshisekedi : « J’ai une vision pour mon pays, je veux la concrétiser avec un second mandat »
En dépit de ces turbulences, le président congolais a continué à multiplier les initiatives diplomatiques. Le 25 novembre, cinq chefs d’État, dont Macky Sall, ont participé à son Sommet sur la masculinité positive et les violences faites aux femmes. L’occasion, pour Félix Tshisekedi, de préparer avec son pair sénégalais la passation des pouvoirs à la tête de l’UA.
« Il faut voir d’où l’on partait. En 2019, notre pays était infréquentable », défend un conseiller de Tshisekedi. « Ce mandat a marqué le retour de la RDC sur la scène diplomatique, nuance un diplomate congolais. Mais, au-delà de l’image et du prestige, il faudra faire le bilan de ce que le pays en aura tiré de concret. »

"RDC : Félix Tshisekedi, trois ans de pouvoir pour un bilan mitigé ! - 24/01/2022
= https://www.afriwave.com/2022/01/24/rdc-felix-tshisekedi-trois-ans-de-pouvoir-pour-un-bilan-mitige/
= https://blogducitoyen.com/rdc-quel-bilan-apres-trois-ans-de-pouvoir-de-felix-tshisekedi/
= https://heshimardc.net/v1/2022/01/24/tshisekedi-un-bilan-de-3-ans-terne-mais-une-croissance-en-envol/
= https://www.afrik.com/trois-ans-de-presidence-plusieurs-promesses-de-felix-tshisekedi-ne-sont-pas-realisees
= http://mobile.topcongo.fm/article/il-est-encore-premature-de-juger-le-bilan-du-president-tshisekedi-mbikayi-8926
= https://www.7sur7.cd/2022/01/23/tribune-felix-antoine-tshisekedi-tshilombo-quel-bilan-apres-3-ans-de-pouvoir-moise


"Opinion : Fally Ipupa, l’ambassadeur par excellence du soft power congolais  – JJ Wondo - 24 février 2022
= https://afridesk.org/opinion-fally-ipupa-lambassadeur-par-excellence-du-soft-power-congolais-jj-wondo/
= https://www.radiookapi.net/2022/01/24/emissions/dialogue-entre-congolais/investiture-de-felix-tshisekedi-quel-bilan-trois-ans


"Raoul Peck: « Face au déni et aux mensonges du roman national, la neutralité n’est pas une option » - 2 février 2022
= https://afrique.lalibre.be/67871/raoul-peck-face-au-deni-et-aux-mensonges-du-roman-national-la-neutralite-nest-pas-une-option/


"RDC : un mystère nommé Kabila - 23 février 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1314298/politique/rdc-un-mystere-nomme-kabila/

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Jad20220218-ass-rdc-kabila-592x296-1645199187
Joseph Kabila, à Kinshasa, le 30 décembre 2018. :copyright: Luis Tato/AFP
 
Retiré sur ses terres, l’ancien président congolais mène une vie champêtre de jeune retraité. Pourtant, difficile d’imaginer que cet homme secret ne nourrit plus aucune ambition politique. Après sa rupture avec Félix Tshisekedi, rêve-t-il d’une revanche ?
Tout à coup, les freins ont lâché. Pas de chance, la vieille Peugeot 404 était sur une colline. Elle s’est mise à dévaler la pente, incontrôlable. Ce jour-là, comme il aime tant le faire, Joseph Kabila était allé se balader sur les routes de Kingakati en compagnie de son chauffeur.
À Lire   RDC : Joseph Kabila, le gentleman-farmer
Dix-neuf mille hectares d’un parc verdoyant et vallonné, que le raïs a découverts lors de son arrivée au pouvoir, il y a vingt et un an, et où il passe désormais une grande partie de son temps. À seulement 50 km de la capitale, on est si loin de Kinshasa… Il fait doux, l’air est pur. Cela l’apaise d’admirer ces immenses terres et de contempler les animaux. Des bœufs, des porcs, des vaches, des poules… L’homme d’État s’est fait agriculteur, éleveur et propriétaire terrien. Ici, mais aussi dans sa province natale du Katanga ou encore au Kongo-Central. Nul ne sait combien de fermes il possède exactement.
Il m’est arrivé de le voir accroupi, dans l’herbe haute, près d’un lion
Plus que tout, il adore ses zèbres, ses girafes, ses lions. Il y a même des rhinocéros… Une véritable savane, que Joseph Kabila a importée. « C’est un gamin, il joue au gentleman-farmer ! », s’amuse l’un de ses visiteurs réguliers. Elle est aussi là, l’œuvre de sa vie. « Il peut passer des heures à regarder ses bêtes, assure l’un de ses conseillers. Il m’est arrivé de le voir, accroupi dans l’herbe haute, près d’un lion. Il leur parle, leur donne à manger. Il les fixe du regard, et cela suffit à les calmer. » Quand il s’aventure dans sa réserve privée, Joseph Kabila se coiffe d’un bob et porte un appareil photo en bandoulière.

Animal à sang-froid
Ce 19 décembre 2021, il est environ 17 h 30, l’heure à laquelle la lumière se fait enfin plus douce, lorsque la 404 kaki ne répond plus aux commandes. C’est l’un des deux véhicules de collection de l’ancien président, et il n’est plus tout jeune : il date de 1974. À trois ans près, il a l’âge de son propriétaire. Il n’y a même pas de ceintures de sécurité sur les sièges en cuir. Pareil accident ne serait jamais arrivé si Kabila avait pris son Land Rover.
Très vite, ce fan de conduite sportive comprend qu’il n’y a rien à faire, d’autant qu’il n’est pas au volant. La voiture fait plusieurs tonneaux. C’est donc ainsi qu’il va mourir, lui, l’enfant de la guerre ? Un accident de la route… Il était pourtant persuadé qu’il finirait comme son père. D’une balle dans la tête.

MÊME LORSQU’IL EST FROISSÉ OU EN COLÈRE, ON NE LE SAIT PAS. IL NE MONTRE JAMAIS RIEN
Le lendemain, son entourage diffuse discrètement une photo de lui sur la terrasse de sa villa aux murs orange. Il se tient debout, un bandage autour de la main gauche, seul signe visible de sa mésaventure. Comme d’habitude, l’ancien président est impassible et, officiellement, tout va bien. « Même lorsqu’il est froissé ou en colère, on ne le sait pas. Il ne montre jamais rien », confie l’une de ses conseillères. Kabila est un animal à sang-froid.
Il ne faut pas se fier aux apparences. C’est un secret, comme il aime tant en entretenir, mais la sortie de route a laissé plus de traces qu’il ne veut bien le dire. Aujourd’hui encore, une partie de son premier cercle nie en bloc ou assure ne « pas être au courant ». Mais, selon plusieurs sources, durant l’accident Joseph Kabila a reçu un choc. Oui, il a eu peur. Il a eu plusieurs côtes cassées.

Étranges séjours
Les examens passés au Centre hospitalier Marie-Olive-Lembe-Kabila, financé par sa femme, ne suffisant pas, il prend, un mois plus tard, la décision de se rendre en Afrique du Sud. L’Afrique du Sud, encore ? L’ancien président y fait des aller-retours réguliers, qui agacent autant qu’ils inquiètent au sommet de l’État congolais. Depuis que l’alliance avec son prédécesseur a été rompue, il y a plus d’un an, Félix Tshisekedi surveille cet homme qui, depuis ses plus jeunes années dans le maquis, a fait du mystère une seconde nature.
De son côté, même s’il feint l’indifférence, Joseph Kabila se sent maltraité par son ancien allié Tshisekedi. Pour entreprendre son dernier voyage, il a dû attendre quatre jours avant d’obtenir de l’Agence nationale de renseignements (ANR) l’autorisation de décoller pour Johannesburg – il a utilisé un Falcon-500 au lieu de prendre la route depuis Lubumbashi et de traverser l’Afrique australe sur 2 000 km, comme il le fait habituellement.

TSHISEKEDI EST DEVENU PARANOÏAQUE », EXPLIQUENT LES PROCHES DU RAÏS
Deux semaines plus tard, le 9 février, son frère cadet, Zoé, s’est heurté aux mêmes difficultés. À l’aéroport, on a signifié à l’ancien gouverneur du Tanganyika qu’il ne pouvait s’envoler pour l’Afrique du Sud, où il devait rejoindre Joseph. En échange, il a été invité à se rendre dans le bureau du patron de l’ANR, Jean-Hervé Mbelu Biosha… « Tshisekedi est devenu paranoïaque ! « , expliquent les proches du raïs.
Le régime congolais n’aime décidément pas ces voyages de la famille Kabila. D’autant qu’une partie des avoirs du clan y sont domiciliés. Pourtant, officiellement, quand ce n’est pas pour des raisons médicales, c’est pour poursuivre ses études à l’université de Johannesburg que l’ancien président se déplace. Il a soutenu son master le 22 octobre dernier et vient de s’inscrire en doctorat afin de préparer une thèse en sciences politiques.
C’est cela qui le passionne, jure-t-il à ses visiteurs. L’histoire africaine, celle du Congo. Le jeune retraité lit beaucoup sur ces sujets. Il voyage aussi pour voir sa famille – certaines de ses sœurs, ses belles-sœurs, ses neveux et nièces vivent en Afrique du Sud ; il espère aussi se rendre bientôt à Barcelone, en Espagne, pour y voir son fils, qui y perfectionne sa pratique du football.

« On lui cherche des poux dans la tête »
En Afrique du Sud, il retrouve également quelques-uns de ses vieux compagnons tels que Kikaya Bin Karubi, son conseiller, ou Alexis Thambwe Mwamba, l’ex-président du Sénat, destitué en 2021. Que fomentent-ils tous si loin du pays, s’interroge-t-on pendant ce temps à Kinshasa. « Kabila a vu ses voisins », répond sans rire l’un de ses proches. Lors de son dernier séjour, lui qui boit très peu, ne fume pas et mange bio a partagé avec eux quelques verres de vin. Ils étaient curieux de rencontrer un ancien chef d’État.
« Le régime congolais lui fait des misères. On l’embête un peu, on cherche des poux dans la tête de ses proches, dit l’un de ses conseillers. Mais savez-vous comment il a réagi quand il a appris que Zoé était empêché de voyager ? Il a ri !  »

Accusation gravissime
Pourtant, il y a de quoi être préoccupé. Durant le séjour sud-africain de Kabila, le 5 février 2022, François Beya a été arrêté par les agents de l’ANR. Jusque-là tout-puissant, le conseiller du président à la Sécurité est tombé. Le motif est flou : « agissements contre la sécurité nationale », selon le porte-parole du président Tshisekedi.
IL EST FINALEMENT RENTRÉ AU PAYS : UNE FAÇON DE DIRE AU POUVOIR QU’IL EST LÀ, QU’IL NE SE DÉROBE PAS
Une interpellation qui met l’ancien chef de l’État dans une position délicate. En dépit des apparences, « Kabila est très inquiet, Beya faisait le lien entre Tshisekedi et lui, affirme un diplomate. Il jouait les messagers, levait des incompréhensions. Et c’est lui qui donnait les autorisations de voyage. » Beya, qui servait la RDC depuis Mobutu, a en effet été le patron de la Direction générale de migration sous Kabila.
Selon plusieurs sources, on lui reproche notamment sa trop grande proximité avec l’ex-président, lui-même soupçonné de tentative de déstabilisation de l’État. Des accusations gravissimes, qu’un tweet de Kikaya Bin Karubi a alimentées. Publié le jour-même de l’arrestation de Beya, ce tweet rappelait que l’Afrique vivait des « coups d’État en cascade » et assurait que la RDC ne serait « pas épargnée ». Un message rapidement effacé et que le premier cercle de Kabila tente de faire oublier. « Depuis son exil, Kikaya est en dépression. Kabila n’a rien à voir avec cela », assure un membre de la cellule de crise du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition de l’ancien président. La tension est telle que beaucoup ont tenté de dissuader Kabila de rentrer en RDC. Lui-même a hésité.
Il est finalement revenu, le 11 février : il lui fallait bien prouver qu’il n’avait rien à se reprocher. Au retour, il s’est installé dans sa résidence GLM de la Gombe, en plein Kinshasa. Une façon de dire au pouvoir qu’il est là et ne se dérobe pas, même s’il ne se montre pas. Car, depuis qu’il a perdu le pouvoir, ses apparitions publiques sont aussi rares que ses prises de parole.

Vie privée
Peut-être est-ce cette absolue discrétion mêlée à une extrême prudence qui intrigue tant. Beaucoup imaginent que le mystère est source d’intrigues. Kabila, il est vrai, est de ceux qui préfèrent quitter Kinshasa dans la nuit, quand la ville dort et que nul ne les voit. De ceux qui reçoivent la plupart de leurs visiteurs dans un bâtiment annexe plutôt que dans leur villa. Comme son père avant lui, il protège jalousement sa vie privée.
UN JOUR, ON LUI RENDRA JUSTICE », ESTIME RAYMOND TSHIBANDA
Une chose est sûre, Kabila fait peur. Pourtant, ses proches le jurent, il n’a jamais imaginé déstabiliser l’État. « Il a un profond respect pour les institutions. Il ne faut pas oublier que c’est par lui que la démocratie est revenue, souligne Raymond Tshibanda, qui préside le comité de crise du FCC. Pour la première fois, grâce à lui, il y a eu une passation de pouvoir pacifique, en 2019. Un jour, on lui rendra justice”.
Joseph Kabila l’espère au plus profond de lui-même. Après dix-huit ans de labeur, un sentiment d’injustice ne le quitte pas. Il est aujourd’hui au ban de la communauté internationale, presque un paria. Mais, il en est persuadé, l’histoire lui rendra son honneur. Il s’attelle d’ailleurs à rétablir sa vérité : entre deux promenades sur ses terres, le sénateur à vie rédige ses Mémoires. Chacun doit se souvenir de l’état dans lequel il a trouvé le pays en 2001 et ce qu’il en a fait.

Le « petit » devenu raïs
En l’espace de vingt et un ans, la RDC a changé sans doute, mais peut-être moins que Kabila lui-même. Sur son visage habillé d’une barbe grise, il n’y a plus trace du jeune homme imberbe qui devint président par hasard à la mort de son père. « Joseph est timide, incapable de regarder les gens en face. Je n’ai jamais perçu chez lui une quelconque aptitude au commandement », disait à l’époque de lui le général rwandais James Kabarebe.
LE MAQUIS, LE COMMANDEMENT DES HOMMES, LA PRÉSIDENCE… C’EST COMME SI SA VIE NE LUI AVAIT JAMAIS VRAIMENT APPARTENU
Le « petit », ainsi qu’il était surnommé, n’avait jamais rien demandé. La vie clandestine aux côtés de son père, dans les années 1990, le commandement des hommes, l’état-major de l’armée, puis la présidence… C’est presque comme si sa vie ne lui avait jamais complètement appartenu. Lui que ses adversaires ont voulu présenter comme un enfant adopté n’a jamais dissipé le brouillard qui entoure la première partie de son existence.
« Laissez-le tranquille ! », assène l’un de ses plus proches conseillers. Depuis, Kabila s’est épaissi. Le militaire a pris du poids et, au cours de ses dix-huit années à la tête de la RDC, il a bel et bien appris à commander. « Il ressemble de plus en plus à son père », estime un membre de son parti. De l’avis de nombreux visiteurs, cet homme qui a subi son destin aspire désormais à la tranquillité.

Courtisanerie et trahisons
C’est avec parcimonie, presque par obligation, qu’il se mêle des affaires du FCC. « Il donne les orientations, tranche les questions majeures », explique Tshibanda. La rupture de l’alliance avec Félix Tshisekedi, ainsi que la perte de sa majorité à l’Assemblée nationale et au Sénat, à la fin de 2020, le contraignent à rester sur ses gardes. « Cela a été un choc », confie-t-on pudiquement.
« Il n’y a pas de place pour deux sur la peau d’un léopard », l’avait pourtant prévenu Félix Tshisekedi. Kabila a sous-estimé son rival. Lui, sa famille et sa fortune ne sont plus protégés. Il en a fait l’amère expérience. Quitter un pouvoir fondé sur la courtisanerie, c’est aussi vivre les trahisons et retrouver une certaine solitude.
Depuis l’élection de décembre 2018, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, ex-parti au pouvoir) et le FCC semblent tétanisés. L’ancien président ne fait rien pour relancer sa famille politique, minée par des rivalités internes. À moins de deux ans de la présidentielle, il a donné son feu vert pour que des contacts soient noués avec Moïse Katumbi et Martin Fayulu, mais n’a désigné aucun dauphin.
Serait-il tenté de revenir au pouvoir ? Parmi ses proches, on assure qu’il a retrouvé une certaine popularité. Dans les milieux diplomatiques, au contraire, on juge l’hypothèse lointaine. « S’il revient un jour, ce sera lorsqu’il sera sûr de gagner, et cela ne sera pas en 2023, croit savoir un diplomate. Aujourd’hui, son parti est si affaibli qu’on en oublie presque que Kabila existe. » À 50 ans, l’ex-chef de l’État n’est pas mort. Mais, à force de se faire discret, il parviendra peut-être à se faire oublier.


"Fuite en avant ? - 4 février 2022
= https://laprosperiteonline.net/2022/02/04/rasoir/fuite-en-avant/

"
=
"
=




Compatriotiquement!




# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


Revenir en haut Aller en bas

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Empty Re: 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Message  ndonzwau 25/3/2022, 11:57 am

UN SONDAGE QUI VAUT CE QU'IL VAUT TÂTE L'OPINION, L'ADHÉSION DES CONGOLAIS AUX DIRIGEANTS POLITIQUES ET A LEURS ACTIONS. UNE DÉFIANCE QUASI GÉNÉRALISÉE A TOUS, LA POPULATION EST LOIN D'ÊTRE SATISFAITE ! MAIS ENCORE ?

Mais encore surtout pour relever d'abord que cette insatisfaction est une déception quasi logique des Congolais face à une classe politique plus médiocre qu'efficace sur tous les  bords y compris le gouvernement des fameux Warriors, une population encore plus déçue après les espoirs qu'à  suscité le changement à la tête du  pays formalisé davantage lors de la rupture de Tshisekedi avec son prédécesseur 'JK'. Le nouveau pouvoir se montre incapable de  redresser le pays et de le sortir de la corruption, de la prédation et de la répression dans lequel il s’était enfoncé depuis des décennies. Trois ans après, Tshisekedi commet les mêmes travers qu'avant quasiment dans tous les domaines, c'est le moins qu'on puisse constater.  Beaucoup de promesses mais rares sont ses réalisations, le programme  hypocrite des 100 jours, la coop de 15 millions iniquement toléré, le programme Tshijelelu, les détournements incessants des fonds publics, l'état flambeur de Tshisekedi et même la gratuité soufleteuse de l'enseignement de base sans parler des massacres sans fin dans l'Est malgré l'état de siège et les troupes ougandaises... sont passés par là, le social des Congolais demeure le grand absent des politiques.

Ensuite il faut compter avec le jugement sévère mais sage des Conngolais à travers ce sondage même imparfait : malgré sa résilience connue , c'est lui qui souffre de cette gestion chaotique et en témoigne ; dans une situation normale, il ne manquerait pas de l'exprimer lors des prochaines élections par des votes négatifs ou une massive abstention.
Enfin, peut-être le plus négatif, on peut craindre que notre classe politique et avant tout le pouvoir en place ne prennent pas encore conscience du mal qu'ils font au pays. Jusqu'où, jusque quand ?



"Félix Tshisekedi : le temps de la défiance - 24 Mar 2022
= http://afrikarabia.com/wordpress/felix-tshisekedi-le-temps-de-la-defiance/
Trois ans après son arrivée à la tête de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi voit sa côte de popularité fortement baisser. Unsondage indique que moins de 30% des Congolais ont une bonne bonne opinion de leur président. Mais ce désamour ne profite à aucun de ses concurrents et semble toucher l'ensemble de la classe politique congolaise.

Tshisekedi : l’heure de la déception a-t-elle sonné pour les Congolais ? Après une élection contestée et un accord secret de partage de pouvoir avec Joseph Kabila, Félix Tshisekedi avait tout de même suscité un élan d’optimisme en République démocratique du Congo. Débarrassé de Kabila et de son dauphin, les Congolais avaient décidé de laisser une chance au fils de l’opposition historique, Etienne Tshisekedi, pour redresser le pays et le sortir de la corruption, de la prédation et de la répression dans lequel il s’était enfoncé depuis des décennies. Trois ans plus tard, c’est plutôt la douche froide pour les Congolais, selon un récent sondage mené par le Berci, avec le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC.

Des promesses en attente de concrétisation
En un an, la cote de popularité du chef de l’Etat a littéralement dégringolé : « Seuls 29% des Congolais interrogés en décembre 2021 affirment avoir une bonne opinion du président Tshisekedi. Un score très en deçà des 54% enregistrés en mars 2021 et des 58% de février 2021 ». Trois ans après les annonces tonitruantes de début de mandat, comme le programme des 100 ans, la construction d’infrastructures, la restauration du réseau électrique, la lutte contre la corruption, ou la gratuité de l’enseignement de base… les Congolais en attendent toujours la concrétisation.
Autre déception, l’instauration de l’état de siège dans deux provinces de l’Est du pays pour lutter contre l’insécurité et les groupes armés. 10 mois après sa mise en place et le remplacement des autorités civiles par les militaires, le bilan est bien mince. Les groupes armés se sont étendus sur des zones géographiques plus larges et les massacres sans fin se poursuivent au Nord-Kivu et en Ituri. L’intervention de l’armée ougandaise sur le sol congolais depuis novembre ne porte pas non plus ses fruits, et signe comme l’aveu d’échec des autorités congolaises à pouvoir juguler la violence à l’Est.

L’ensemble de la classe politique touchée par la défiance
La lutte contre la corruption, principale priorité du président Tshisekedi marque aussi le pas. Après des débuts prometteurs avec les enquêtes sur le programme des 100 jours, ou les interventions musclées de l’Inspection générale des finances (IGF) dans de nombreux dossiers, la corruption semble toujours gangréner les élites congolaises. Certains accusés ont également obtenu la grâce présidentielle ou une libération conditionnelle. Les dossiers comme la taxe RAM, ou l’argent de la lutte contre le Covid renforcent l’idée que la corruption est loin d’avoir disparu en RDC. Des programmes d’infrastructures, comme « Tshilejelu », censé réhabiliter 144 kilomètres de routes « n’a pas donné beaucoup de résultats depuis son lancement en mars 2021, suscitant la colère du président Tshisekedi lors de sa tournée dans le Kasaï » estime le rapport du GEC.
Le président Tshisekedi n’est pas le seul à pâtir de la défiance de la population. L’ensemble des institutions, des opposants politiques et des partenaires étrangers voient leur popularité reculer. « Depuis septembre 2021, les opinions favorables envers les gouvernements provinciaux sont passées de 44,25 à 37,65%, de 49,69 à 40,25 % pour les cours et tribunaux, et de 39,36 à 30,16% pour la police. Même les confessions religieuses ont subi un léger refroidissement de l’opinion publique. 40% des Congolais sondés affirment désormais ne pas leur faire confiance alors qu’ils n’étaient que 36% en septembre 2021 ». Le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, présenté comme la nouvelle génération de politique, censée incarner le changement prôné par Félix Tshisekedi, a perdu 20 points entre mars et décembre 2021 avec 29,07% d’opinions favorables.

Abstention attention danger
La défiance générale des Congolais vis à vis de leur personnel politique se ressent aussi dans les rangs de l’opposition : « Aucun gain de popularité n’a été relevé du côté de Moise Katumbi, Martin Fayulu, Jean-Pierre Bemba ou Joseph Kabila » révèle le sondage du Berci. Plus inquiétant, la population est de plus en plus indécise : « Alors qu’en mars 2021, seuls 4% des Congolais sondés disaient ne pas avoir une opinion lorsqu’on leur demandait ce qu’ils pensaient du président Tshisekedi, ils sont désormais 28,4% à être indécis sur la question ». En cause, note le rapport, « l’absence d’alternative politique visible, mais aussi par la tendance populaire à mettre tous les politiciens dans le même sac ». Mais aussi l’ambiguïté entretenue par certains politiques comme Moïse Katumbi, « qui n’a toujours pas quitté l’Union sacrée de la nation (USN) bien que les « lignes rouges » qu’il avait fixées aient été dépassées ». Résultat, Moïse Katumbi chute de 16 points. « Entre mars et décembre 2021, les opinions favorables sur l’ancien gouverneur du Katanga sont alors passées de 59 à 43 % ».
L’opposant Martin Fayulu est logé à la même enseigne. Sur la même période, il tombe de 43,92 à 34,28%. Jean-Pierre Bemba, allié désormais affiché du président Félix Tshisekedi, voit sa cote de confiance s’établir désormais à 39,68% contre 45% en mars 2021. Dernier phénomène analysé par ce sondage : le risque d’une forte abstention aux élections générales de 2023. « Un désengagement politique » que le GEC avait déjà souligné lors du précédent sondage. « Seuls 43,67 % des Congolais sondés ont l’intention de voter. Ils étaient 67% en mars 2021, voire 97% en décembre 2018 ».


"RDC : Moins d'un tiers de congolais font désormais confiance au président Tshisekedi
= https://information.tv5monde.com/afrique/rdc-moins-d-un-tiers-des-congolais-font-desormais-confiance-au-president-tshisekedi-450024?amp
Trois ans après l'arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi en République Démocratique du Congo, sa côte de popularité connaît une "chute vertigineuse." C'est la conclusion à laquelle est parvenue un rapport d'expert publié ce 24 mars. 

"L'an 3 de Tshisekedi. La fin de l'embellie ?" C'est le titre d'un rapport-sondage, réalisé en décembre par le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci), avec le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l'université de New York, et Ebuteli, son partenaire de recherche en République Démocratique du Congo. Publié ce 24 mars, ce rapport pointe que la cote de popularité du président congolais Félix Tshisekedi a connu une "chute vertigineuse" trois ans après son arrivée au pouvoir.

= https://vodinfo.tv5monde.com/videos/c3/5811682.mp4

Ancien opposant, Félix Tshisekedi a succédé à Joseph Kabila (2001-2019) à la tête de la RDC en janvier 2019. Le rapport indique par ailleurs que les choix sécuritaires controversés des autorités continuent d'être mal perçus par les populations.

Des opérations militaires conjointes
Depuis fin novembre, l'armée ougandaise mène des opérations conjointe avec les militaires congolais pour combattre les groupes armés, notamment les rebelles de Forces démocratiques alliées (ADF) au Nord-Kivu et en Ituri, deux provinces placées en état de siège depuis mai.  Selon ce rapport d'expert, "l'état de siège est de moins en moins soutenu" et "seuls 36% des personnes interrogées [estimaient] en décembre dernier que l’état de siège conduira à l’éradication totale des groupes armés, alors qu’ils étaient 53% trois mois plus tôt".
64% des personnes interrogées sont hostiles à la présence militaire ougandaise.

Le rapport du Berci et du GEC
Dans le Nord-Kivu, province la plus touchée depuis 2014 par les exactions des ADF, groupe d'origine ougandaise,"64% des personnes interrogées sont hostiles à la présence militaire ougandaise", selon ce rapport.  Le rejet est encore plus prononcé au sujet de "la mutualisation des forces policières entre la RDC et le Rwanda, annoncée par la signature d’un mémorandum le 14 décembre 2021 : 69% des personnes interrogées la désapprouvent."


"RDC : le président Tshisekedi au plus bas de sa popularité d'après un sondage - 24 mar 2022
= https://information.tv5monde.com/video/rdc-le-president-tshisekedi-au-plus-bas-de-sa-popularite-d-apres-un-sondage
= https://vodinfo.tv5monde.com/videos/c3/5811682.mp4


"RDC : Opinions contradictoires sur la gouvernance (Sondage) -25/03/2022
= https://www.lemag.cd/actualite/2022/03/25/rdc-opinions-contradictoires-sur-la-gouvernance-sondage
La lutte contre la corruption en République Démocratique du Congo ne produit pas encore les résultats escomptés, à en croire les données d'un sondage réalisé par le Bureau d'études, de recherche et de consulting international (BERCI), avec le Groupe d'étude sur le Congo (GEC) et Ebuteli.

Selon ce sondage, seulement 19% des Congolais estiment que la lutte contre la corruption s’est améliorée au cours des six derniers mois.
Ils étaient pourtant 32% des Congolais à avoir cet avis optimiste en septembre
2021. A l'inverse de ces résultats, Jules Alingete, est aujourd’hui plus populaire que n’importe quel ministre du gouvernement Sama Lukonde. Près de 47% des sondés de cette étude ont une bonne opinion de l’inspecteur général des finances - chef de service.
Le fait que le processus correctionnel des délinquants soit ainsi court-circuité semble avoir une incidence déroutante sur l’opinion publique. Près de 40 % des sondés estiment que le niveau de corruption n’a pas changé ces six derniers mois et 30 % pensent même qu’il s’est empiré.


"RDC: « seuls 29 % des Congolais interrogés affirment avoir une bonne opinion du président Tshisekedi » (sondage GEC/Ebuteli/BERCI)
= https://actualite.cd/2022/03/24/rdc-seuls-29-des-congolais-interroges-affirment-avoir-une-bonne-opinion-du-president
Seuls 29 % des Congolais interrogés en décembre 2021 affirment avoir une bonne opinion du président Tshisekedi, selon les résultats du sondage réalisé en décembre 2021 par le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, avec le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci). Cette étude interroge essentiellement les trois ans de pouvoir de Tshisekedi.

Ce score est très en deçà des 54 % enregistrés en mars 2021 et des 58 % de février 2021, fait remarquer GEC.

De son côté, près d’un an après son investiture, le gouvernement de Jean-Michel Sama Lukonde a perdu, de son côté, 20 % d’opinions favorables.
Aussi, entre mars et décembre 2021, les opinions favorables sur Moise Katumbi sont passées de 59 à 43 %. Il paierait, explique les enquêteurs, sa position pas si claire au sein de l’Union sacrée.
Sur la même période, Martin Fayulu, lui, est tombé de 43,92 à 34,28 %. 
« L’absence de clarté sur son rapprochement, ou non, avec la famille politique de l’ancien président Joseph Kabila ne serait pas étrangère à cette chute », note le rapport.
Quant à Jean-Pierre Bemba, la cote de confiance s’établit désormais à 39,68 % contre 45 en mars 2021. « Le leader du Mouvement de libération du Congo (MLC) affiche au jourd’hui clairement son alliance avec Tshisekedi, malgré quelques remous », explique le document.
Du côté des organisations de la société civile, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et le Comité laïc de coordination (CLC) ont connu une remontée d'approbation : de 43,92 à 52,16 % pour la première structure et de 43,73 à 55,65 % pour la seconde, entre septembre et décembre 2021.


"RDC – Sondage : Félix Tshisekedi en baisse de popularité (GEC – BERCI) - 24 mars 2022
= https://linterview.cd/rdc-felix-tshisekedi-en-chutte-libre-dans-le-sondage-gec-ebuteli-berci/
24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! FARDC%20toujours

La cote de popularité du président congolais Félix Tshisekedi a connu une "chute vertigineuse" trois ans après son arrivée au pouvoir en République démocratique du Congo, selon un rapport d'experts publié jeudi.
Intitulé "l'an 3 de Tshisekedi. La fin de l'embellie ?", ce rapport-sondage a été réalisé en décembre par le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci), avec le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l'université de New York, et Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC.


"L’état de grâce aura duré trois ans pour Félix Tshisekedi (...) Seuls 29% des Congolais interrogés en décembre 2021 affirment avoir une bonne opinion" du chef de l’État contre 54% en mars 2021.
"Cette déception se propage également envers presque toutes les institutions du pays" notamment le gouvernement et les deux chambres du Parlement.
En effet, "plus de 65% des sondés estiment que le contrôle du gouvernement par les députés nationaux n'est pas du tout efficace ou inexistant+ Cette tendance remet en question la capacité de la chambre basse à jouer pleinement son rôle de contrepoids du pouvoir exécutif", souligne Joshua Walker, directeur de programme du GEC.

Ancien opposant, M. Tshisekedi a succédé à Joseph Kabila (2001-2019) à la tête de la RDC en janvier 2019.
Le rapport indique par ailleurs que les choix sécuritaires controversés des autorités continuent d'être mal perçus par les populations.
Depuis fin novembre, l'armée ougandaise mène des opérations conjointe avec les militaires congolais pour combattre les groupes armés, notamment les rebelles de Forces démocratiques alliées (ADF) au Nord-Kivu et en Ituri, deux provinces placées en état de siège depuis mai. 

Selon ce rapport d'expert, "l'état de siège est de moins en moins soutenu" et "seuls 36% des personnes interrogées [estimaient] en décembre dernier que l’état de siège conduira à l’éradication totale des groupes armés, alors qu’ils étaient 53% trois mois plus tôt".
Dans le Nord-Kivu, province la plus touchée depuis 2014 par les exactions des ADF, groupe d'origine ougandaise,"64% des personnes interrogées sont hostiles à la présence militaire ougandaise", selon ce rapport.  
Le rejet est encore plus prononcé au sujet de "la mutualisation des forces policières entre la RDC et le Rwanda, annoncée par la signature d’un mémorandum le 14 décembre 2021: 69% des personnes interrogées la désapprouvent".
AFP avec ACTUALITE.CD
= https://www.radiookapi.net/2022/03/25/actualite/politique/sondage-berci-moins-de-30-des-congolais-interroges-ont-une-opinion



"RDC: la cote de popularité de Tshisekedi en « chute vertigineuse » - 25 mars 2022
= https://afrique.lalibre.be/69076/rdc-la-cote-de-popularite-de-tshisekedi-en-chute-vertigineuse-rapport-dexperts/
La cote de popularité du président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a connu une « chute vertigineuse » trois ans après son arrivée au pouvoir en République démocratique du Congo (RDC), selon un rapport d’experts publié jeudi. Intitulé « l’an 3 de Tshisekedi. La fin de l’embellie? », ce rapport-sondage a été réalisé en décembre par le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci), avec le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’université de New York, et Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC.

[lb}« L’état de grâce aura duré trois ans pour Félix Tshisekedi (…) Seuls 29% des Congolais interrogés en décembre 2021 affirment avoir une bonne opinion » du chef de l’État contre 54% en mars 2021.[/b]
« Cette déception se propage également envers presque toutes les institutions du pays » notamment le gouvernement et les deux chambres du Parlement.
En effet, « plus de 65% des sondés estiment que le contrôle du gouvernement par les députés nationaux n’est +pas du tout efficace+ ou +inexistant+. Cette tendance remet en question la capacité de la chambre basse à jouer pleinement son rôle de contrepoids du pouvoir exécutif », souligne Joshua Walker, directeur de programme du GEC.
Ancien opposant, M. Tshisekedi a succédé à Joseph Kabila Kabange (2001-2019) à la tête de la RDC en janvier 2019.
Le rapport indique par ailleurs que les choix sécuritaires controversés des autorités continuent d’être mal perçus par les populations.Depuis fin novembre, l’armée ougandaise mène des opérations conjointe avec les militaires congolais pour combattre les groupes armés, notamment les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) au Nord-Kivu et en Ituri, deux provinces placées en état de siège depuis mai. 
Selon ce rapport d’expert, « l’état de siège est de moins en moins soutenu » et « seuls 36% des personnes interrogées [estimaient] en décembre dernier que l’état de siège conduira à l’éradication totale des groupes armés, alors qu’ils étaient 53% trois mois plus tôt ».
Dans le Nord-Kivu, province la plus touchée depuis 2014 par les exactions des ADF, groupe d’origine ougandaise – mais en proie à des violences depuis plusieurs décennies -, « 64% des personnes interrogées sont hostiles à la présence militaire ougandaise », selon ce rapport.
Le rejet est encore plus prononcé au sujet de « la mutualisation des forces policières entre la RDC et le Rwanda, annoncée par la signature d’un mémorandum le 14 décembre 2021: 69% des personnes interrogées la désapprouvent ».

"RDC: Seuls 36% de Congolais interrogés estiment que l’état de siège conduira à l’éradication totale des groupes armés (GEC) - 25 mars 2022
= https://actualite.cd/2022/03/25/rdc-seuls-36-de-congolais-interroges-estiment-que-letat-de-siege-conduira-leradication


"RDC - Sondage "GEC-BERCI-EBUTELI" sur la baisse de popularité de Tshisekedi : Pitshou Mulumba soulève quatre observations  
= https://lepotentiel.cd/2022/03/25/rdc-sondage-gec-berci-ebuteli-sur-la-baisse-de-popularite-de-tshisekedi-pitshou-mulumba-souleve-quatre-observations/

"Fatshi : après l’amour, le désamour… - 25/03/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/03/fatshi-apres-lamour-le-desamour/
Pour les Congolais d’un certain âge ou d’un âge certain, Berci rime avec l’âge d’or du sondage en RDC. Aussi, lorsqu’une enquête d’opinions battant pavillon BERCI  se rappelle au bon souvenir des Kinois, ceux-ci le prennent-ils  pour ce qu’est un sondage mené  dans les règles de l’art ou presque : une photographie de l’opinion à l’instant où elle a été prise.
Pas étonnant donc que le sondage de décembre 2021 sur la cote d’amour – en l’occurrence de désamour – de « notre Fatshi national » au sein de l’opinion congolaise soit prise au sérieux. Avec des précautions ou des réserves d’usage, il est vrai.


Comparé aux précédentes enquêtes d’opinions (février 2020-58% ; mars 2021-54%),  ce sondage – 29% d’opinions favorables- indique une espèce de décrue qui correspond au niveau du ressenti populaire par rapport  à quantité de promesses jusque-là non tenues. De fait, l’opposant Félix-Antoine a vendu le bonheur à des millions de Congolais abonnés à la précarité.
Le candidat Tshisekedi-fils  a promis le « Grand soir » assorti de  lendemains qui chantent à des électeurs avides de changement radical tel que prophétisé jadis par le Père. Les Congolais ont eu une version tropicalisée de l’anaphore  chère à François Hollande alors candidat à la présidentielle française de 2007. Moi, Président, ce sera « le peuple d’abord » ; moi, Président « l’ordinaire du fonctionnaire va changer« , moi Président « j’installerai mon Etat- major à l’Est pour y restaurer la paix« ; moi Président « je fermerai tous les cachots adossés aux services de renseignement« …
Enfin, arrivé à la magistrature suprême et surtout après s’être séparé de son prédécesseur, Fatshi Béton a aligné d’autres promesses. Difficile même de voir le verre à moitié plein lorsque les promesses qui touchent à la requalification de l’ordinaire du plus grand nombre ne sont pas moyennement tenues. Pas sûr que l’on soit déjà en route vers le Pays de Cocagne.

Alors, les carottes sont-elles déjà cuites pour  le Président ? La réponse est non. Il n’y a rien de rédhibitoire. L’opinion étant par nature lunatique, évanescente et même déroutante. S’il troque sa veste cousue avec des promesses pour un trois-pièces fait avec des actions, Félix-Antoine Tshisekedi va reconquérir ses parts de marché perdues.
Le problème, c’est que le Président devrait réagir vite, car le temps a cessé d’être son allié. L’équation pour le féru du foot qu’est Fatshi consiste, dans ce dernier quart d’heure,  à marquer le plus de  buts possible -façon « nzombo le soir« – sans en encaisser. Peut-être que la prestation des Léopards cet après-midi pourra inspirer le premier des Congolais.  



" RDC : Félix Tshisekedi ou la solitude du pouvoir - 23 mars 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1329789/politique/rdc-felix-tshisekedi-ou-la-solitude-du-pouvoir/
Le chef de l’État s’est défait de certaines des personnalités les plus influentes de son entourage, à commencer par celles qui jouaient les intermédiaires entre lui et son prédécesseur, Joseph Kabila. Désormais seul aux commandes, Tshisekedi saura-t-il convaincre les Congolais en 2023 ?
La fête aura tourné court. Le 5 février, à Addis-Abeba, Félix Tshisekedi achève son mandat à la tête de l’Union africaine (UA). Une fois le flambeau transmis à Macky Sall, son homologue sénégalais, il doit se rendre au dîner offert par le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed. Mais, ce jour-là, le chef de l’État congolais n’a pas la tête aux mondanités.


Depuis le début de l’après-midi, les téléphones de ses proches ne cessent de sonner. François Beya, son conseiller spécial en matière de sécurité, a été arrêté à son domicile par des agents des services de renseignement. L’intouchable « Fantômas », ex-patron de la Direction générale de migration (qui servait de principal intermédiaire entre le président et son prédécesseur, Joseph Kabila), est officieusement soupçonné d’atteinte à la sûreté de l’État. Mais nul, à part Félix Tshisekedi, ne semble connaître la véritable raison de cette interpellation inattendue.

Évasif et distant
Dans les salons de l’UA, le président se montre évasif et distant. À peine glisse-t-il aux émissaires de certains de ses pairs inquiets qu’il les tiendra informés. Denise Nyakeru Tshisekedi, qui se trouve au même moment en Europe, peine elle aussi à obtenir des réponses de la part des conseillers de son époux.
À Lire   RDC : le récit de la disgrâce de François Beya, le « monsieur sécurité » de Félix Tshisekedi
Même Jean-Hervé Mbelu, le patron de l’Agence nationale de renseignements (ANR), dont les services ont pourtant conduit l’opération, semble ne pas connaître tous les tenants et aboutissants de l’affaire. Et, alors que Félix Tshisekedi devait quitter la capitale éthiopienne le 6 février, après la cérémonie de clôture du sommet, l’appareil présidentiel, immatriculé DRC 001, décolle de l’aéroport Bole à la hâte, la veille à 23h39, pour se poser au milieu de la nuit à Kinshasa.

"AVANT BEYA, D’AUTRES CACIQUES DU RÉGIME ONT FAIT L’OBJET D’UNE BRUTALE DISGRÂCE
Près de deux mois plus tard, l’affaire piétine. Suspecté par certains d’avoir trop souvent défendu les intérêts de Joseph Kabila – voire d’avoir comploté avec certains de ses proches en vue de déstabiliser son successeur –, accusé par d’autres de protéger des hommes d’affaires sous sanctions ou encore d’avoir failli à sa mission, François Beya n’a pas recouvré sa liberté de mouvement.
Comment expliquer que ce « sécurocrate » chevronné, à qui Félix Tshisekedi avait confié tant de prérogatives depuis le début de son mandat, soit du jour au lendemain tombé en disgrâce ? N’avait-il pas eu son mot à dire sur des nominations clés comme sur des dossiers politico-judiciaires sensibles ? « Il ne faut pas confondre ce que le président a fait à une époque par nécessité et ce qu’il fait aujourd’hui par stratégie », affirme l’un de ses proches.À LIRERDC : pourquoi l’affaire Beya est dans l’impasse
Au-delà d’un dossier dont le fond apparaît chaque jour plus nébuleux, cet épisode confirme le désir d’émancipation de Félix Tshisekedi et de son cercle proche. François Beya était en effet l’un des derniers piliers du début du quinquennat, avec lequel le président continuait de composer. L’une des ultimes courroies de transmission qui le reliaient à son prédécesseur, malgré les tensions que sa présence suscitait au sein d’un cabinet où plusieurs conseillers lui étaient hostiles.

« Opposant farouche »
Avant lui, d’autres caciques du régime ont fait les frais d’une brutale disgrâce. Condamné en appel à treize ans de prison pour détournement de fonds et corruption, Vital Kamerhe, premier allié de Tshisekedi au moment de sa course à la présidence, était un directeur de cabinet omniprésent, décrié par plusieurs proches du chef de l’État.
Architecte de l’ombre de l’Union sacrée, personnage aussi utile qu’encombrant, Jean-Marc Kabund a payé, lui, ses ambitions supposées en même temps que ses relations délétères avec une partie de la famille du président. À certains de ses interlocuteurs, qui continuent d’échanger avec lui par téléphone, l’ancien patron de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) se présente désormais comme un « opposant farouche » au chef de l’État. « Avec la mise à l’écart de François Beya, laquelle succède à celle de Kabila, de Kamerhe et de Kabund, le président s’est affranchi de ceux qui l’ont fait roi », résume un diplomate en poste à Kinshasa.
'KATUMBI HÉSITE, LE FCC PEINE À SE RECONSTRUIRE, ET FAYULU CONTESTE EN DEHORS DES INSTITUTIONS
Ces derniers mois, Tshisekedi a mis la touche finale à ce grand ménage. Exit Inzun Kakiak, ancien adjoint du redouté Kalev Mutond, dont la loyauté a toujours fait débat dans l’entourage du président : Jean-Hervé Mbelu a pris les rênes de l’ANR. L’insubmersible Albert Yuma, patron de la Gécamines et réputé proche de Kabila, a lui aussi laissé son fauteuil à l’un de ses principaux détracteurs au sein de l’entreprise minière : Alphonse Kaputo Kalubi.
Ces changements, destinés à casser l’image de président sous tutelle que Tshisekedi a longtemps incarnée après son élection contestée, ont permis au chef de l’État d’endosser les habits du (seul) décisionnaire.

Précipitation
En lice pour un second mandat, accusé d’avoir imposé des proches au sein de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et de la Cour constitutionnelle, organes clés de l’organisation des scrutins de 2023, Tshisekedi a pour avantage d’être confronté à une opposition éparpillée : Moïse Katumbi tergiverse, le Front commun pour le Congo (FCC de Kabila) se reconstruit péniblement et Martin Fayulu conteste en dehors des institutions. Il n’en devra pas moins assumer son bilan, et le défendre.À LIRERDC : ni allié ni opposant, Moïse Katumbi a du mal à choisir son camp
Car Tshisekedi a parfois péché par précipitation, voire par impréparation. Le programme des cent jours, première mesure phare posée dans le domaine des infrastructures, s’est soldé, un an après son annonce, par un retentissant procès pour détournement de fonds. Le décret sur l’état de siège, dont plusieurs rapports ont critiqué le manque de planification, ou encore l’opération conjointe menée avec l’Ouganda dans l’Est ont eu des résultats mitigés. « Nous avons récupéré un pays à genoux, le président ne peut pas se voir reprocher d’avoir multiplié les initiatives, plaide un membre de son entourage. Il donne l’impulsion, mais il faut que la machine suive. »

Bons et mauvais points
Alors, à qui la faute ? Dans son traditionnel discours sur l’état de la nation, prononcé devant le Parlement le 13 décembre dernier, Félix Tshisekedi a donné quelques éléments de réponse. S’il a salué les succès diplomatiques obtenus durant son mandat à la tête de l’UA, la reprise de la coopération avec le FMI et le travail de l’Inspection générale des finances (IGF, qui dépend du Palais) dans la lutte contre la corruption, il n’a pas manqué de tancer ses ministres et les institutions responsables, selon lui, du retard pris par les réformes.
« Le gouvernement a pris un train de mesures en faveur de la population, mais celles-ci restent insuffisantes. Je [lui] demande donc d’accélérer la mise en œuvre de projets à impacts rapides et visibles », a-t-il lancé, soulignant le « manque de coordination » qui entrave certains projets.

"LE REMANIEMENT PARAÎT MOINS IMMINENT QU’ON NE L’A CRU
Que fallait-il attendre de cet exercice de distribution des bons et des mauvais points ? L’allocution présidentielle a surtout révélé la précarité de l’équipe de Sama Lukonde Kyenge, Premier ministre depuis avril 2021. L’idée d’un remaniement est d’ailleurs revenue avec insistance au cours des semaines qui ont suivi le discours du chef de l’État. Mais, aujourd’hui, ce chamboulement paraît moins imminent qu’on ne l’a cru. Selon l’un des proches du président, il ne serait même plus à l’ordre du jour, « du moins pas pour les six prochains mois ».

« Cabinet de confrontation »
En revanche, les équipes de la présidence – « le vrai centre d’impulsion du pouvoir », insiste un diplomate – ne sont pas à l’abri. À plusieurs reprises, le gouvernement s’est heurté au cabinet, notamment dans la gestion de certains dossiers. En août dernier, c’est ainsi à Guylain Nyembo, le directeur dudit cabinet, que l’animation d’une commission chargée d’évaluer les retombées du projet de Tenke Fungurume Mining (TFM) a été confiée, sans que l’exécutif y ait été associé.

"AU SEIN DU CABINET PRÉSIDENTIEL, PLÉTHORIQUE, IL Y A UNE COMPÉTITION SUR CHAQUE DOSSIER
« Le cabinet tel qu’il existe aujourd’hui a été conçu comme une structure capable de s’opposer au gouvernement pro-Kabila de Sylvestre Ilunga Ilunkamba, explique une source au Palais. Le problème, c’est qu’il est resté dans cette logique, même après la rupture entre Tshisekedi et Kabila et le changement de majorité. Et puis, il est pléthorique [plus d’une centaines de conseillers au début du mandat et ce chiffre ne cesse de gonfler], et il y a une compétition sur chaque dossier. »
Voici plusieurs mois qu’une réflexion est engagée pour « rationaliser » le fonctionnement du cabinet présidentiel. Selon l’une de nos sources, son remaniement aurait dû être annoncé le 15 mars, mais il a été retardé par les affaires Kabund et Beya, ainsi que par les soins médicaux que Félix Tshisekedi a reçus en Belgique en mars.

Loyauté
Difficile, pour l’heure, de savoir quels seront les contours de la future équipe et de deviner qui fera les frais d’un tel bouleversement. « L’important, pour le président, sera de disposer de personnalités qui lui doivent leur poste et dont il est assuré de la loyauté », explique un membre du cabinet.
La tâche s’annonce ardue. Au sein de cette présidence obèse se côtoient en effet différents cercles d’influence : les fidèles de la première heure, les camarades d’exil, des technocrates, des pasteurs et des proches de la famille. Même la première dame y a ses relais.
Félix Tshisekedi a beau avoir les pleins pouvoirs, il aborde la dernière ligne droite de son mandat avec précaution, sans doute conscient que les échéances électorales vont progressivement envahir les débats et qu’à cette occasion les ambitions se dévoileront.



" RDC : des lobbyistes américains à la rescousse de Tshisekedi - 25 mars 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1333390/politique/rdc-des-lobbyistes-americains-a-la-rescousse-de-tshisekedi/
Tandis que ses rivaux tentent de plaider leur cause auprès de la Maison Blanche, le gouvernement congolais multiplie les contacts avec les lobbyistes américains. À moins de deux ans des élections, le bras de fer est déjà engagé outre-Atlantique.
C’est presque devenu un rituel. Comme ils l’avaient fait à l’approche de l’élection présidentielle de 2018, les hommes politiques congolais multiplient les contacts avec les lobbyistes de Washington.

Après l’opposant Martin Fayulu, qui, en janvier dernier, s’est offert les services du cabinet Future Pact LLC pour 17 500 dollars par mois, après Moïse Katumbi qui, depuis juin 2021, a signé avec trois cabinets (King & Spalding, le groupe DCI et Brownstein Hyatt) pour un montant total de 80 000 dollars par mois, l’administration Tshisekedi riposte.

Un contrat à 900 000 dollars
Le 11 mars dernier, le ministère de la Communication, que dirige Patrick Muyaya, a conclu un contrat d’un an avec Ballard Partners, une puissante firme fondée en Floride en 1998, pour un montant de 900 000 dollars. Objectifs : « améliorer les relations bilatérales entre les États-Unis et la RDC ; renforcer les institutions démocratiques et l’État de droit ; faire progresser la croissance économique de la RDC ». Le contrat prévoit également que Ballard Partners « aidera à faire reconnaître  [la RDC] comme un pays leader en matière de lutte contre le changement climatique, et fera la promotion de ses actions dans ce domaine ».
"LE PATRON DE SCRIBE STRATEGIES, QUI A TRAVAILLÉ AVEC LA GÉCAMINES, EST UN FAMILIER DES MILIEUX ÉCONOMIQUES CONGOLAIS
Le 14 mars, le même ministère a également conclu un accord avec Scribe Strategies and Advisors, une société fondée par Joseph Szlavik. Parmi les clauses de ce contrat, « l’amélioration de l’image de la RDC aux États-Unis » et « l’accroissement des investissements américains » au Congo.
Joseph Szlavik, qui a travaillé avec la Gécamines, est un familier des milieux politiques et économiques congolais.À LIRERDC – États-Unis : ces lobbyistes qui aident Fayulu et Katumbi à faire pression sur Tshisekedi
Selon nos informations, les discussions liées à ce dernier contrat avaient débuté en septembre 2021, alors que Félix Tshisekedi était venu à New York participer à la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU. Le président congolais avait profité de ce déplacement pour s’entretenir avec Szlavik, dont il avait déjà fait la connaissance grâce à Gilbert Mundela.
Mundela, qui est décédé en 2019, était un cousin éloigné du chef de l’État, et l’un de ses principaux relais auprès des Américains. Il avait travaillé avec Pamoja USA, le cabinet de lobbying que le candidat Tshisekedi avait engagé pour la campagne présidentielle de 2018.
Ce n’est pas la première fois que Kinshasa a recours aux lobbyistes américains : le ministère des Finances s’était déjà adjoint les services du cabinet d’avocats Baker & McKenzie, puis ceux d’Ensight Consulting.

Tshisekedi sous pression
Certes en bons termes avec Washington depuis le début de son mandat, Félix Tshisekedi n’en est pas moins sous pression pour que les prochaines élections se déroulent dans de bonnes conditions et dans les délais prévus, autrement dit en décembre 2023. Le risque d’un dérapage de calendrier, qu’a clairement évoqué Denis Kadima, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), inquiète certains partenaires de la RDC.À LIRERDC : Mike Hammer et les États-Unis, des partenaires très particuliers
L’Assemblée nationale congolaise doit statuer, dans les prochaines semaines, sur la révision de la loi électorale. En attendant, les lobbyistes engagés par Moïse Katumbi se démènent, outre-Atlantique, pour promouvoir le principe d’élections « libres et équitables ».
Dernier exemple en date : l’élu démocrate Gregory W. Meeks, président du comité des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, et son collègue républicain Michael T. McCaul, ont adressé une lettre au secrétaire d’État, Antony Blinken.

"DES MESURES SUPPLÉMENTAIRES DOIVENT ÊTRE PRISES POUR OUVRIR LA VOIE À DES ÉLECTIONS LIBRES ET ÉQUITABLES EN 2023
Dans ce courrier, daté du 16 mars, les deux parlementaires rappellent que « les élections [congolaises] de 2018 n’ont été ni libres ni équitables, et ont été entachées par les actes corrompus et antidémocratiques de l’ancien président Joseph Kabila […]. Même si nous reconnaissons que [son] successeur, Félix Tshisekedi, a pris des mesures allant dans le sens de l’ouverture de l’espace politique, de la lutte contre la corruption et de la réforme de l’État, des mesures supplémentaires doivent à présent être prises pour ouvrir la voie à des élections libres et équitables en 2023 ».À LIREÉtats-Unis-Afrique : la « business team » de Joe Biden
Des documents figurant sur le site du département américain de la justice montrent qu’un membre du cabinet King & Spalding, qui travaille avec l’ancien gouverneur du Katanga, a eu des échanges avec l’équipe de Michael T. McCaul juste avant la publication de cette lettre.
Serait-ce pour riposter aux initiatives répétées de Katumbi, qui est toujours son allié au sein de l’Union sacrée, que Tshisekedi multiplie les contrats aux États-Unis ? « Nous sommes engagés dans un processus visant à positionner la RDC comme un pays solution, répond une source gouvernementale congolaise. L’objectif est de faire un plaidoyer en ce sens. Mais cela n’a rien à voir avec ce que font Moïse Katumbi et Martin Fayulu. »

La galaxie Trump
Quoi qu’il en soit, les cabinets Ballard Partners et Scribe Strategies and Advisors sont solidement implantés à Washington, où la RDC n’a plus d’ambassadeur : François Balumuene a été nommé en Chine et Marie-Hélène Mathey Boo, désignée en janvier pour lui succéder, n’a pas encore pris ses fonctions.
"BRIAN BALLARD A AIDÉ LE ZIMBABWÉEN MNANGAGWA À AMÉLIORER SES RELATIONS AVEC WASHINGTON
Ballard Partners est dirigé par l’un des plus influents lobbyistes de la galaxie Trump, Brian Ballard. Ce dernier a également collaboré avec de nombreuses personnalités politiques républicaines, comme Jeb Bush ou Mitt Romney. Depuis l’arrivée au pouvoir de Joe Biden, il a recruté plusieurs personnalités du camp démocrate.
Après s’être révélé un élément moteur dans la levée des fonds destinés à la campagne de Donald Trump, en 2016, il a profité de sa relation privilégiée avec le président américain pour développer les activités de sa firme auprès de clients étrangers.
En mars 2019, le Zimbabwéen Emmerson Mnangagwa avait ainsi eu recours à ses services pour améliorer ses relations avec les États-Unis. Selon une source interne chez Ballard Partners, ce cabinet aurait refusé de signer un contrat avec Joseph Kabila avant la présidentielle de 2018, quand celui-ci se trouvait sous la pression de la communauté internationale, et en particulier des États-Unis.
Le cabinet Ballard était à l’époque en discussion avec des proches de Moïse Katumbi, réunis au sein du G7. Un contrat a finalement été signé en septembre 2017. Il a été paraphé, pour la partie congolaise, par Olivier Kamitatu, aujourd’hui directeur de cabinet de Katumbi. Ballard Partners s’était engagé à obtenir « le soutien du gouvernement américain pour qu’une élection juste et équitable puisse se tenir en RDC » et à « aider l’ancien gouverneur congolais à rentrer dans son pays ».


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


Revenir en haut Aller en bas

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Empty Re: 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Message  ndonzwau 27/4/2022, 12:35 pm

QUEL EST LE BILAN RÉEL DE SAMA LUKONDE AU GOUVERNEMENT UN AN APRÈS ? LES AVIS SONT PARTAGÉS...

Le Chef du  gouvernement se dit satisfait de ce qu'ils ont pu accomplir juqu'à promettre qu'ils seront prêts pour les prochaines élections, il insiste sur leurs succès qui vont de la politique au social en passant par la sécurité, l’économie, la santé, le réajustement à la hausse du traitement des fonctionnaires de l’Etat et autres. Il cite entre-autres la maximisation des recette et l’augmentation des réserves de change à la Banque Centrale. S'il regretter n’avoir pas encore réussi à imposer la paix à l’Est du pays, malgré l’état de siège décrété voici bientôt une année en Ituri et au Nord-Kivu, il se dit déterminé et convaincu de pouvoir rétablir l’autorité de l’état et la paix à l’Est de la RDC. Des observateurs ajoutent que
le gouvernement de Sama Lukonde aurait tenté de poser en une année, les bonnes bases en vue de faire avancer les choses dans la bonne direction. Ailleurs il fixe le cap sur des réalisations à impact visible, sur le social des populations encore en souffrance, dont le fameux  Programme de développement local des 145 territoires. Un rapport américain vient à sa rescousse pour confirmer une améloration du climat des investissements sous l'administration Tshisekedi.

L'opposition elle,  juge sévèrement la première année de ce  gouvernement, son bilan est loin d'y faire l'unanimité. Elle  pointe du doigt une gestion catastrophique dans le domaine de la sécurité et dénonce tour à tour l’insécurité et la criminalité grandissantes, un climat social délétère, l'augmentation du chômage, une corruption qui s'intensifie et  l’absence d’une vision claire de gouvernance. Elle annonce que l'Udps a échoué et  appelle même le PM à démissionner pour sauver son honneur.



"Forum des As: « L'an 1 du gouvernement des warriors : Sama Lukonde réaffirme la volonté d'organiser les élections dans le délai » -  27/04/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/04/27/actualite/revue-de-presse/forum-des-lan-1-du-gouvernement-des-warriors-sama-lukonde
Revue de presse du mercredi 27 avril 2022
Le bilan du gouvernement Sama Lukonde, une année après son investiture par l’Assemblée nationale est au centre des nouvelles traitées par des journaux parus ce mercredi à Kinshasa.
C’est le 26 avril 2021 que le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a reçu, devant l’Assemblée nationale, l’investiture de son gouvernement, rappelle Eco News.
Pour le bilan de l’an 1 de son gouvernement, le Premier ministre s’est déplacé vers le studio Mama Angebi de la RTNC. Par devoir de redevabilité, il s’est livré aux questions du public, interrogé, pour la circonstance par Christian Lusakueno de la radio Top Congo Fm et Anita Lwambwa de la RTNC, rapporte le trihebdomadaire.
Si le chef du gouvernement reconnaît que le chemin à parcourir est encore long, il reste optimiste sur son bilan d’une année, satisfait des résultats engrangés, conclut le tabloïd.

Plusieurs réalisations ont été faites, indique L’Avenir, malgré le contexte difficile marqué par la pandémie de coronavirus et actuellement le pays fait encore face à un autre choc exogène à savoir la guerre russo-ukrainienne.
De la politique au social en passant par la sécurité, l’économie, la santé, le réajustement à la hausse du traitement des fonctionnaires de l’Etat et autres, le chef du gouvernement a présenté un bilan satisfaisant sur l’ensemble des secteurs de la vie nationale sur lesquels ont porté son action durant cette première année d’exécution du programme de son gouvernement, renseigne La Prospérité.
Selon le journal, des performances ont été enregistrées dans plusieurs secteurs de la vie nationale notamment en ce qui concerne la maximisation des recettes, l’augmentation des réserves de change à la Banque Centrale qui ont permis au pays de passer de deux à treize semaines d’importation.
Au sujet des élections en 2023, note Forum des As, le Premier ministre congolais a réaffirmé sans tergiverser que les élections seraient organisées dans le délai avec des cartes d'identité nationale (CIN) et que son gouvernement est en train d'assurer les opérations afférentes, tout en reconnaissant que le grand défi reste les machines.

Il a soutenu que son gouvernement est déterminé à organiser des élections même dans des provinces sous l'état de siège, fait remarquer le quotidien.
Dans le même ordre d’idée, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a affirmé, dans un entretien accordé à France 24 et RFI, que les élections auront bel et bien lieu en 2023, note l’Agence congolaise de presse.
Dans cet entretien, Jean-Michel Sama Lukonde affirme que le report de l’élection présidentielle, prévue en décembre 2023, n’est même pas une possibilité et promet d’assurer ces élections en 2023.
Il a même réaffirmé que son gouvernement est déterminé et convaincu de pouvoir rétablir l’autorité de l’état et la paix à l’Est de la RDC, en proie à la violence et en état de siège depuis un an, note l’agence.
Sama Lukonde a dit regretter de n’avoir pas encore réussi à imposer la paix à l’Est du pays, malgré l’état de siège décrété voici bientôt une année en Ituri et au Nord-Kivu, note Africa News.
Le député national Jacques Djoli affirme qu’en une année, le gouvernement a tenté de poser des bonnes bases en vue de faire avancer les choses dans la bonne direction, ajoute La République.


"Devoir de redevabilité /L’An 1 du Gouvernement : Sama Lukonde dresse un bilan globalement  positif ! - 27 avril 2022
= https://laprosperiteonline.net/2022/04/27/a-la-une/devoir-de-redevabilite-lan-1-du-gouvernement-sama-lukonde-dresse-un-bilan-globalement-positif/
26 avril 2021-26 avril 2022 : un an, jour pour jour, depuis l’investiture du Gouvernement des Warriors, sous le label de l’Union sacrée de la Nation, devant les élus du peuple au Parlement. De ce fait, le Premier Ministre et Chef du Gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge s’est livré, ce mardi 26 avril 2022, date historique, à l’exercice du devoir de redevabilité face au public pour présenter le bilan de son action, une année après, à la tête du Gouvernement. L’activité s’est tenue au studio Maman Angebi de la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC), en présence des patrons des  médias congolais  et organisée par le Ministère de la Communication et Médias dirigé  par Patrick Muyaya Katembwe.

Performances enregistrées

De la politique au social en passant par la sécurité, l’économie, la santé, le réajustement à la hausse du traitement des fonctionnaires de l’Etat et autres, le Chef du Gouvernement a présenté un bilan satisfaisant sur l’ensemble des secteurs de la vie nationale sur lesquels ont porté son action durant cette première année d’exécution du programme de son gouvernement.
Dans ses différentes interventions, Sama Lukonde a passé au peigne fin plusieurs réalisations de son Gouvernement, en une année d’exercice. Des performances ont été enregistrées dans plusieurs secteurs de la vie nationale notamment en ce qui concerne la maximisation des recettes, l’augmentation des réserves de change à la Banque Centrale qui ont permis au pays de passer de deux à treize semaines d’importation.

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! FRDE-300x300

Elections, sécurité, social des congolais
Par ailleurs, sur le plan politique, Jean-Michel Sama Lukonde a rassuré sur l’engagement de son gouvernement de respecter les délais constitutionnels dans l’organisation des élections.
Quant au plan sécuritaire, il est revenu largement sur sa tournée dans les provinces concernées par la mesure de l’état de siège, une mesure qui sera levée si les conditions qui ont poussé le gouvernement à la décréter ont changé.
Plusieurs autres questions liées au social de la population ont été explorées par le Premier Ministre qui, tout en reconnaissant que beaucoup reste à faire, fixe désormais le cap sur beaucoup d’autres actions à impact visible dont les projets sont en cours d’exécution ou devront être lancés notamment, le Programme de développement local des 145 territoires.
C’était sur un plateau spécial coproduit par Top Congo et la RTNC sur l’an 1 du Gouvernement des Warriors.
Lancement du logo de la RTNC
Bien avant, la charte graphique et le nouveau logo, ainsi que les différentes articulations de la nouvelle grille de programme, assortie de nouveaux génériques et jingles des émissions phares de la Radio télévision nationale congolaise, lui ont été présentés par le Directeur ai de la RTNC, M. Bellidée Robert Mbuku, en présence du Ministre Patrick Muyaya, quelques membres du gouvernement ainsi que des membres de son cabinet.
L’occasion faisant le larron, le Chef du Gouvernement a lancé officiellement ce logo de la Télévision nationale.

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! OMM-300x300


"L'an 1 du gouvernement Sama Lukonde : le député Dhedhe Mupasa note des améliorations dans le secteur économique et l'encourage à plus d'efforts dans le secteur social pour soulager la population - 27 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/27/lan-1-du-gouvernement-sama-lukonde-le-depute-dhedhe-mupasa-note-des-ameliorations-dans
"L’an 1 du gouvernement : l’heure est au bilan, selon le Premier ministre Sama Lukonde - 23.04.2022,
= https://acpcongo.com/index.php/2022/04/23/lan-1-du-gouvernement-lheure-est-au-bilan-selon-le-premier-ministre-sama-lukonde/
"L'An 1 du gouvernement: Sama Lukonde informe ses ministres que l'heure du bilan a sonné, il envisage de présenter le bilan de 12 mois de gestion -  23 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/23/lan-1-du-gouvernement-sama-lukonde-informe-ses-ministres-que-lheure-du-bilan-sonne-il
= https://laprosperiteonline.net/2022/04/25/nation/aux-commandes-depuis-le-26-avril-2021-gouvernement-sama-lukonde-convie-les-warriors-au-bilan/
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/04/27/rdc-un-an-du-gouvernement-sama-lukonde-juge-son-bilan-satisfaisant.html/108020/

"Le climat des investissements en RDC s'est amélioré sous l'administration de Félix Tshisekedi, selon un rapport américain -  26 avril 2022
= https://actualite.cd/2022/04/26/le-climat-des-investissements-en-rdc-sest-ameliore-sous-ladministration-de-felix
De l’ouverture aux investissements directs étrangers à la lutte contre la corruption en passant par le retour de la RDC dans l’AGOA, la mise en œuvre des réformes devant performer le système judiciaire, la transparence dans la gestions des finances publiques, la facilitation des affaires à travers le Guichet Unique de Création d'Entreprise (GUCE), le relèvement de la note souveraine du pays, sont autant d’atouts pris en compte par un rapport américain sur les investissements en RDC et qui font  apprécier l’administration de Félix Tshisekedi dans ses efforts d’améliorer le climat des affaires.

A l’heure où tous les pays du monde rivalisent d’initiatives pour attirer et retenir les investissements privés qui contribueront à soutenir la croissance, créer des emplois et favoriser un développement inclusif, la République Démocratique du Congo s’emploie elle aussi, depuis l’élection de Félix Tshisekedi en janvier 2019, à créer un environnement propice à la pratique des affaires en adoptant des réglementations qui aident les entrepreneurs à créer des entreprises, à embaucher et à accroître leurs activités. Un processus notamment repris comme l’un des piliers du Programme d’Actions du Président de la République, ainsi que de celui du Gouvernement, et dont l’objectif est de favoriser l’émergence du secteur privé et d’imposer le pays comme une destination d’investissement de choix en Afrique.
Ce pari est notamment apprécié par les américains qui, dans un rapport sur les investissements en RDC, constatent des efforts certains dans l’amélioration du climat des affaires. Depuis l’élection de Félix Tshisekedi, la République démocratique du Congo est non seulement sortie de l’isolement politique mais aussi le pays a fait un grand pas dans pour faciliter les investissements étrangers sur son sol. Pour preuve, le géant américain Pepsi est en phase de s’implanter durant ce mois d’avril 2022 dans la zone économique pilote de Maluku, dans la périphérie de Kinshasa.

La RDC devient plus attractive
Après une analyse minutieuse sur les indicateurs de climat des affaires en RDC, des américains constatent dans le rapport l’ouverture aux investissements directs étrangers (IDE), notamment en provenance des États-Unis d’Amérique. C’est justement dans cette perspective que le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a créé une Cellule s’occupant du Climat des Affaires au sein de la présidence de la République, la plus haute institution du pays pour suivre l'amélioration de l'environnement économique et du climat des affaires, et assurer l'interface avec la communauté des affaires.
Ce rapport américain justifie également cette amélioration du climat des affaires par relèvement de la Note de crédit souverain de la RDC chez les agences de notation. En juillet 2020, l'Agence de notation Standard & Poor’s a abaissé la perspective de la RDC de « positive » à « stable » en raison des impacts probables de la pandémie. Très vite, la RDC a fait preuve de résilience en 2020, car la récession mondiale n'a pas dévasté son économie dépendante des matières premières aussi profondément que de nombreux économistes l'avaient prévu.  
Ainsi, alors que la Banque mondiale a prévu une récession de l’économie congolaise avec une croissance négative de notre PIB de 3,5 % (pour la première fois depuis 2001), l’économie congolaise a déjouée ce pronostic en affichant une croissance de son PIB autour de 0,8 % en 2020 en raison du « dynamisme de l'activité extractive ». Compte tenu de ces améliorations, Standards &Poor’s Global Ratings a relevé la note de crédit souverain de la RDC de « CCC+/C » à « B-/B » en janvier 2022 permettant ainsi à la RDC  de rejoindre le club des pays africains notés « B- » par l'Agence, dont le Nigeria et le Cameroun.

Lutte contre la corruption
L’autre point positif da l’attractivité des investissements en RDC est la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux dans laquelle Kinshasa s’est engagée. D’ailleurs, Kinshasa et Washington sont liés par un partenariat portant sur la promotion de la démocratie, des droits de l’homme et la lutte contre la corruption.
Ce rapport apprécie à sa juste valeur les efforts des dirigeants actuels à engager des poursuites contre des gestionnaires des institutions impliqués dans la corruption et autres. Mieux, Félix Tshisekedi a créé toute une agence (APCL) anticorruption pour améliorer la réputation de la RDC en matière de corruption, améliorant ainsi le sore de la RDC sur l’indice de perception de la corruption en 2021 : 169ème sur 180.
Au regard de ces avancées, les États-Unis sont très impliqués dans le soutien aux efforts de changement en RDC. Ils continuent à engager des discussions sur l'importance de la lutte contre la corruption, la lutte contre le blanchiment d'argent, et aussi sur la manière de promouvoir la concurrence et d'attirer les investisseurs américains.

A noter que l’ANAPI (Agence pour la promotion des investissements), dans sa feuille des routes, a  quatre orientations stratégiques, à savoir : (i) simplification, dématérialisation et renforcement de la transparence des procédures administratives ; (ii) simplification de la fiscalité et promotion de l’accès au crédit ; (iii) modernisation de la justice commerciale et amélioration de la résolution des litiges commerciaux ; et (iv) amélioration de la concertation, de la communication et du suivi des réformes.
Ces réformes s’inscrivent toutes dans une perspective systémique et durable ; celle de l’élimination de toutes les entraves à la bonne pratique des affaires pour tout opérateur économique, synonyme de rentabilité économique pour le secteur privé, d’amélioration du niveau d’emploi, de la hausse des recettes fiscales et d’augmentation des revenus. Soit autant d’éléments indispensables pour accroître l’attractivité et améliorer la compétitivité de l’économie congolaise.


" « Joseph Kabila »: Quid de ses réalisations après trois années de pouvoir (2001-2004)? - 27 avril 2022
= https://www.congoindependant.com/joseph-kabila-quid-de-ses-realisations-apres-trois-annees-de-pouvoir-2001-2004/

"RDC : « Tout ce que le Président Tshisekedi a promis, est réalisé. Qu’est-ce qu’on a promis, qu’on n’a pas réalisé ? » (Ministre... - 25 avril 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/04/25/rdc-tout-ce-que-le-president-tshisekedi-a-promis-est-realise-quest-ce-quon-a-promis-quon-na-pas-realise-ministre-de-lagriculture.html/107921/


"RDC: l'opposition juge sévèrement la première année du gouvernement Sama Lukonde -  27/04/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220427-rdc-l-opposition-juge-s%C3%A9v%C3%A8rement-la-premi%C3%A8re-ann%C3%A9e-du-gouvernement-sama-lukonde
Jean-Michel Sama Lukonde a été nommé Premier ministre, par le président Félix Tshissekedi, le 26 avril 2021. Un an après, il n’a pas manqué de faire les éloges des actions de son gouvernement lors d’une interview, mardi 26 avril 2022, à la télévision nationale, entouré de plusieurs de ses ministres. Si Jean-Michel Sama Lukondé semble plutôt satisfait de son bilan, ce n’est pas le cas de l’opposition.
Avec notre correspondant à Kinshasa, Kamanda wa Kamanda-Muzembe

Après une année d'exercice, la gestion du Premier ministre est loin de faire l'unanimité. « Bilan très, très négatif », estime Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD. L'ancien ministre de l'Intérieur, responsable du parti de l'ex-président Joseph Kabila, pointe du doigt particulièrement une gestion catastrophique dans les domaines de la sécurité.
Il dénonce l’insécurité et la criminalité grandissantes, un climat social délétère et l'augmentation du chômage, ainsi que l’absence d’une vision claire de gouvernance. Emmanuel Ramazani Shadary a aussi déploré la corruption qui se serait intensifiée aujourd’hui dans le pays.
Même discours chez Lamuka, les partisans de Martin Fayulu. Selon eux, le gouvernement de Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge s’inscrit dans la juste continuité de l’équipe qui l’a précédée. L’un des porte-paroles de Lamuka, Prince Epenge, déclare : « M. Sama Lukonde et son équipe, faute de vision claire, faute de planification et de coordination des actions prônées par le gouvernement, ont lamentablement échoué. »
Mais le Premier ministre juge son bilan satisfaisant. S’exprimant mardi sur le plateau de la télévision nationale, il a salué l’ensemble des actions de son gouvernement.
"RDC : Bilan mitigé, Sama Lukonde appelé à démissionner pour sauver son honneur (Gratien Iracan) - 3 janvier 2022
= https://ouragan.cd/2022/01/rdc-bilan-mitige-sama-lukonde-appele-a-demissionner-pour-sauver-son-honneur-gratien-iracan/
= https://www.7sur7.cd/index.php/2022/04/27/1-du-gouvernement-sama-pour-ludps-marina-lukusa-les-resultats-nont-pas-ete-atteints-100
= https://www.7sur7.cd/index.php/2022/04/27/un-du-gouvernement-sama-lukonde-les-promesses-sont-restees-lettres-mortes-chantal-moboni


"Bilan économique et sécuritaire du gouvernement Sama Lukonde - 26/04/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/04/26/emissions/dialogue-entre-congolais/bilan-economique-et-securitaire-du-gouvernement-sama
Le gouvernement Sama Lukonde a totalisé un an depuis son investiture par l’Assemblée nationale, soit du 26 avril 2021 au 26 avril 2022. Il avait été investi après avoir présenté le programme de son gouvernement, qui était axé sur cinq piliers avec plus de soixante axes prioritaires. La diversification de l’économie, la sécurisation du pays, la lutte contre la corruption et la pauvreté étaient parmi les priorités. Jean-Michel Sama Lukonde avait promis, à cette occasion, de faire de la RDC un Etat fort, prospère et solidaire.
-Une année après, quel bilan peut-on dresser de la mise en œuvre de ce programme sur le plan socioéconomique et sécuritaire ?
Invités :
-Ntumba Tshiabola Bintu, député national et cadre de l’UDPS, parti membre de l’Union sacrée de la nation. Il est élu de Katanda au Kasaï-Oriental. 
-Valery Mpoy, secrétaire national adjoint du parti politique Ecidé, en charge de la formation idéologique et communicateur.
-Professeur Alphonse Maindo, Docteur en sciences politiques de l’Université de Sorbonne Paris 1 et enseignant à l’Université de Kisangani (UNIKIS). 
  • play
  • stop
  • mute
  • max volume

00:00 45:01
  • repeat

Télécharger


" Invité Afrique
Jean-Michel Sama Lukonde, Premier ministre de la RDC: «Nous allons assurer les élections en 2023» - 26/04/2022

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20220426-jean-michel-sama-lukonde-premier-ministre-de-la-rdc-nous-allons-assurer-les-%C3%A9lections-en-2023



"Cent jours du gouvernement Lukonde en RDC: quelques réussites et des défis majeurs -  04/08/2021
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210804-cent-jours-pour-le-gouvernement-lukonde-en-rdc-des-r%C3%A9ussites-et-des-d%C3%A9fis-majeurs

" Invité Afrique
Sama Lukonde, Premier ministre de RDC: «Ceux qui sont aux affaires sont redevables à tout moment» - 13/08/2021

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20210813-sama-lukonde-premier-ministre-de-rdc-ceux-qui-sont-aux-affaires-sont-redevables-%C3%A0-tout-moment
"Sama Lukonde, Premier ministre de RDC: «Ceux qui sont aux affaires sont redevables à tout moment» - 13 août 2021"
= https://www.jeuneafrique.com/1213328/politique/rdc-quel-bilan-tirer-des-cent-jours-de-sama-lukonde-kyenge/


"RDC: Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge défend son bilan à la télévision - 05:08:2021
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210805-rdc-jean-michel-sama-lukonde-kyenge-d%C3%A9fend-son-bilan-%C3%A0-la-t%C3%A9l%C3%A9vision
= https://lepotentiel.cd/2022/04/25/lan-1-du-gouvernement-sous-limpulsion-de-tshisekedi-sama-lukonde-engrange-des-resultats-probants/



"RDC: le gouvernement Sama Lukonde répond-t-il aux attentes, une année après ? - 26 avril 2022
= https://www.digitalcongo.net/article/6267fbbe982874775d4b4a63/
Les « Warriors », surnom donné aux 56 membres de cette équipe gouvernementale, avaient pour mission de lancer véritablement les actions du président Tshisekedi. Dans son discours de rupture avec le FCC de Joseph Kabila qu'il accusait de lui mettre les bâtons dans les roues, le chef de l'État congolais avait lancé : « Kisalu » me banda.  
Une année après, le travail a-t-il vraiment commencé ? Sama Lukonde se présente aujourd'hui face au public au studio Maman Angebi de la télévision nationale pour dresser son bilan.  


Dans son programme gouvernemental, le successeur de Sylvestre Ilunkamba avait ciblé quatre priorités dans les domaines politique, économique, social et de reconstruction.
Sur le plan politique, la paix dans la partie Est du pays, la restauration d'un Etat de droit et le respect des droits humains, l’organisation d'un recensement général de la population, l’organisation des élections dans le délai constitutionnel étaient les points évoqués.
Dans le secteur de l'économie, la diversification de l'économie, la maîtrise du cadre macro-économique, l’amélioration du climat des affaires et le social des Congolais.
Sur le plan de reconstruction, la réhabilitation de certains édifices, la protection de l'environnement,  la gratuité de l'enseignement ou encore la couverture universelle à la santé.

La situation sécuritaire s'est aggravée
Douze mois après, la situation sécuritaire dans l'Est du pays s'est malheureusement aggravée, malgré l'état de siège décrété en mai 2021 et la mutualisation des forces avec l'armée ougandaise. Pendant que les ADF et les Codeco multiplient des massacres des civils, les rebelles du M23 refont surface avec la bénédiction du Rwanda et occupent des localités congolaises. Mis dos au mur la semaine dernière à Nairobi par ses homologues chefs d'État de la région, Félix-Antoine Tshisekedi a été contraint d'ouvrir des négociations avec les groupes armés.
Au sujet de l'État de droit, c'est sous ce gouvernement que tous les prisonniers ou presque jugés pour  des détournements des fonds publics ont été libérés soit par des jugements controversés soit par la grâce présidentielle.  Le cas le plus emblématique est celui de Vital Kamerhe qui, malgré sa condamnation jusqu'à l'appel, jouit d'une liberté provisoire  et a vu la Cour de cassation casser sa condamnation en appel.
En attendant un nouveau procès, l'homme est même pressenti futur Premier ministre. Avant lui, des responsables des entreprises publiques comme l'OVD ou RVA arrêtés pour des faits de détournement sont libres. Il en est de même de l'ancien ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et technique, Willy Bakambu qui a bénéficié d'une surprenante grâce présidentielle et a regagné calmement son siège de député nationaI.  


Au sujet des droits humains, les prisonniers vivent dans des conditions carcérales inhumaines. La ministre de la Justice a dernièrement fait l'amer constat que plus de 7 000 des 9 000 prisonniers à la prison de Makala n'ont jamais été jugés. Il lui a été également rapporté que les prisonniers à Matadi ont le droit à la nourriture que deux fois par semaines
La situation est plus dramatique dans d'autres maisons carcérales du pays où des détenus meurent de faim. La semaine dernière, la police a blessé par balles létales deux militants du parti Ecide de Martin Fayulu à Kinshasa dans une manifestation contre la loi électorale.
S'agissant des élections, tout le monde a vécu avec indignation les échanges musclés par médias interposés entre le ministre des finances et le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), il y a deux mois. Ce n'est qu'en février dernier que la CENI a reçu du gouvernement le premier financement des opérations électorales (21 millions USD), soit un retard de plus de quatre mois.
Et la guerre s'annonce rude quant au respect de l'autonomie financière et administrative de la CENI menacée par le gouvernement via son ministère des finances qui, selon des indiscrétions, voudrait "détourner" des marchés de la CENI. C'était déjà le cas avec l'acquisition des véhicules pour les nouveaux membres, une opération menée par le Bureau central de coordination (Bceco) sous tutelle du ministère des Finances.
La CENI ne veut pas non plus de la mutualisation, dans le cadre d'un recensement général de la population pour permettre à chaque congolais de disposer d'une carte d'identité. À moins de deux ans des élections, c'est un pari risqué pour le gouvernement qui n'a même pas encore commencé les opérations. Ce n'est que la semaine dernière que le Premier ministre a signé un décret dans ce sens.

Dollar maitrisè, pas les prix sur marché
Sur le plan économique, la stabilité monétaire avec le dollar qui est resté autour de 2000 francs est une note positive pour le gouvernement Sama. Paradoxalement, ce dernier n'a pas su maîtriser les prix sur les marchés qui ne cessent de grimper sans vraies justifications, portant un grand coup sur le pouvoir d'achat des Congolais. Le ministre de l'Economie en a fait les frais début avril avec sa destitution à l'Assemblée nationale.
La promesse de la diversification de l'économie nationale avec notamment un accent sur l'agriculture n'est encore pas tenue. Il n'y a même pas un début d'actions dans ce sens. Les routes de desserte agricole qui devraient dans un premier temps permettre l'évacuation à temps des vivres vers des centres de consommation ne sont pas réhabilitées ni construites. Que dire des routes urbaines ? Les projets Tshilejelu ou encore "Zéro trou" piétinent faute de financement mais aussi à cause des détournements. L'assainissement des routes existantes posent problème. L'accès à l'eau et à l'électricité devient de plus en plus un cauchemar.
La couverture santé universelle est encore au stade de promesses, malgré la création, la semaine dernière, des structures étatiques chargées de suivre ce dossier.  Le début de la réhabilitation de l'hôpital général de Kinshasa est un pas encourageant, mais le personnel de santé continue de se plaindre de sa situation salariale et des conditions de travail.
Mêmes plaintes chez les professeurs d'université et enseignants de l'école primaire et secondaire qui attendent toujours que le gouvernement honore ses promesses. Les effets induits de la gratuité de l'enseignement comme la construction des infrastructures scolaires pour accueillir un flux supplémentaire des 2 millions d'élèves par an et le paiement des enseignants NU et NP restent des problèmes non résolus qui portent atteinte à la qualité de l'enseignement.

"Pour le Sondage « Les Points »/Avril 2021-Avril 2022 : Sama Lukonde, un bilan élogieux ! - 26 avril 2022
= https://laprosperiteonline.net/2022/04/26/a-la-une/pour-le-sondage-les-points-avril-2021-avril-2022-sama-lukonde-un-bilan-elogieux/

"Quel bilan faites-vous des 12 mois du gouvernement Sama Lukonde aux commandes de la RDC ? Votre point de vue en commentaire de cet article - 12 avril 2022
= https://www.empreintemagazine.net/quel-bilan-faites-vous-des-12-mois-du-gouvernement-sama-lukonde-aux-commandes-de-la-rdc-votre-point-de-vue-en-commentaire-de-cet-article/

"RDC : Sama Lukonde présente un bilan satisfaisant d’une année à la tête de l’exécutif national - 26 avril 2022
= https://grandjournalcd.net/2022/04/26/rdc-sama-lukonde-presente-un-bilan-satisfaisant-dune-annee-a-la-tete-de-lexecutif-national/

"100 jours du gouvernement Sama Lukonde : un bilan économique plutôt positif. - 06/08/2021
= https://africamediaplus.com/100-jours-du-gouvernement-sama-lukonde-un-bilan-economique-plutot-positif/

"Sama Lukonde réaffirme la volonté d’organiser les élections dans le délai - 27/04/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/04/sama-lukonde-reaffirme-la-volonte-dorganiser-les-elections-dans-le-delai/


"Redressez ! - 26 avril 2022
= https://laprosperiteonline.net/2022/04/26/rasoir/redressez/
Peut-on, à ce stade, dire que l’état congolais a failli dans sa mission de créer le bien-être général ? Beaucoup répondront par l’affirmatif. Les difficultés étant énormes, peut-on parler d’un pays au calvaire sans fin ? Difficile de joindre les deux bouts du mois. Toutes les entreprises du portefeuille de l’État se sont transformées en canard boiteux. De la Miba, en passant par l’ex. Onatra, le décor est le même et le constat est amer. La politique générale, la gestion de la respublica de ces trois dernières décennies ont, effectivement, conduit le pays tout droit vers l’abime.
La vie d’un fils du Congo dans sa mère patrie s’est carrément transformée à un pugilat sauvage auquel il est presque devenu impossible de jeter l’éponge. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, les préoccupations demeurent multiples. Ce congolais qui s’échappe des tueries de l’Est, meure de faim à l’ouest du pays. Ce congolais qui s’échappe de la crise économique et sociale au Nord, devient sans-abris au sud. Que faire dans ce cas ? A quel saint se vouer ? Par manque d’une vision, nos richesses ne servent qu’aux étrangers, sous le regard désabusé du peuple congolais. La classe politique d’hier et celle d’aujourd’hui a bel et bien failli. Malgré tout, l’on veut toujours y croire.

L’économie  congolaise ne se porte pas bien. Dire le contraire,  c’est l’autosatisfaction mal placée qui rappelle  sans aucun doute  celle d’ancien Premier ministre sous Joseph Kabila qui, à chaque prise avec les médias, ne loupait aucune occasion de vanter, tout haut, l’amélioration du cadre macro-économique alors que les assiettes des congolais manquaient de quoi mettre sous la dent. De la situation sociale en passant par la sécurité et les infrastructures et l’économie, le feu demeure au rouge. Comme si les jours se suivent et se ressemblent. A en croire un analyste politique avéré, la lecture des choses mise en musique actuellement avec la hausse de prix des produits de première nécessité, du carburant et autres, présagent une hécatombe. L’État ne doit pas faillir dans sa mission. Il doit, coûte que coûte, redresser toutes ses entreprises et nommés des gens dignes, honnêtes, soucieux de la relève de la Nation, pour éviter à la République des canards boiteux qui ne produisent rien pour la Nation, sinon alimenter les ventres des individus aptes à l’enrichissement facile au détriment de la masse laborieuse. Il ne faudra pas redresser uniquement les entreprises, il faudra surtout redresser la situation économique dont la pente va vers la catastrophe.


"Catastrophe ! - 27 avril 2022
= https://laprosperiteonline.net/2022/04/27/rasoir/catastrophe-2/
Alors que la Chambre basse du parlement a donné 72 heures aux co-auteurs de la proposition de loi modifiant la loi électorale, pendant ce temps-là, le Gouvernement Sama Lukonde a bel et bien totalisé une année depuis son investiture. Quid du bilan ? La question inévitable. Si les warriors parlent d’un bilan satisfaisant, sans langue de bois, d’aucuns quant à eux, ne voulant pas tomber dans l’autosatisfaction comme c’est le cas de ces hommes qui goutent le lait et le miel à l’épicentre du régime ‘’Fatshiste, notent un bilan extrêmement mitigé.

La vie d’un fils du Congo dans sa mère patrie s’est carrément transformée à un pugilat sauvage auquel il est presque devenu impossible de jeter l’éponge. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, les préoccupations demeurent multiples. Ce congolais qui s’échappe des tueries de l’Est, meure de faim à l’ouest du pays. Ce congolais qui s’échappe de la crise économique et sociale au Nord, devient sans abris au sud. Que faire dans ce cas ? A quel saint se vouer ? Par manque d’une vision, nos richesses ne servent qu’aux étrangers, sous le regard désabusé du peuple congolais. La classe politique d’hier et celle d’aujourd’hui a bel et bien failli. Malgré tout, l’on veut toujours y croire.

L’économie congolaise ne se porte pas bien. Dire le contraire, c’est l’autosatisfaction mal placée qui rappelle sans aucun doute celle d’ancien Premier ministre sous Joseph Kabila qui, à chaque prise avec les médias, ne loupait aucune occasion de vanter, tout haut, l’amélioration du cadre macro-économique alors que les assiettes des congolais manquaient de quoi mettre sous la dent. De la situation sociale en passant par la sécurité et les infrastructures et l’économie, le feu demeure au rouge. Comme si les jours se suivent et se ressemblent. A en croire un analyste politique avéré, la lecture des choses mise en musique actuellement avec la hausse de prix des produits de première nécessité, du carburant et autres, présagent une hécatombe. L’Etat ne doit pas faillir dans sa mission. Il doit, coûte que coûte, redresser toutes ses entreprises et nommés des gens dignes, honnêtes, soucieux de la relève de la Nation, pour éviter à la République des canards boiteux qui ne produisent rien pour la Nation, sinon alimenter les ventres des individus aptes à l’enrichissement facile au détriment de la masse laborieuse. Il ne faudra pas redresser uniquement les entreprises, il faudra surtout redresser la situation économique dont la pente va vers la catastrophe.



"Sama Lukonde, Premier ministre de RDC: «Ceux qui sont aux affaires sont redevables à tout moment» - 13 août 2021"


"RD Congo : "Nous assurerons bien la tenue d'élections en 2023", promet Sama Lukonde Kyenge - 26 avr. 2022"


"Cent jours du gouvernement Lukonde en RDC : quelques réussites et des défis majeurs • RFI - 4 août 2021"



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


Revenir en haut Aller en bas

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Empty Re: 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Message  ndonzwau 11/5/2022, 11:09 pm

DU RIFIFI A LA COUR CONSTITUTIONNELLE ! LE JUGE DIEUDONNÉ KALUBA ÉVINCÉ LORS D'UN TIRAGE AU SORT PRÉCIPITÉ A MOINS DE DEUX ANS D'UN TERME PRÉVU A TROIS ANS. IL EST REMPLACÉ PAR UN AUTRE MASHA A MU MENU LE JUGE DIEUDONNÉ KAMULETA. UNE CHOSE PARAÎT CERTAINE, ÇA COMMENÇAIT A TANGUER ENTRE TSHISEKEDI ET KALUBA. MAIS ENCORE !?!


"RDC: du changement à la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kaluba Dibwa remplacé - 11/05/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220511-rdc-du-changement-%C3%A0-la-cour-constitutionnelle-dieudonn%C3%A9-kaluba-dibwa-remplac%C3%A9

Il y a du changement à la Cour constitutionnelle de RDC (notre image d'illustration). La Haute cour a procédé au renouvellement de trois de ses neuf juges. TONY KARUMBA / AFP

En RDC, il y a du changement à la Cour constitutionnelle. La Haute cour a procédé au renouvellement de trois de ses neuf juges. Réputé proche de Félix Tshisekedi, le président de la Cour, Dieudonné Kaluba Dibwa a été remplacé. Juge à la Cour constitutionnelle depuis juillet 2020 et président de cette institution depuis avril 2021, ce professeur de droit avait pourtant été élu par ses pairs pour un mandat de trois ans. Mais tout est allé vite ces derniers mois.
Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi[/size]

Selon l’entourage du président de la République, Félix Tshisekedi n’avait plus confiance en Dieudonné Kaluba Dibwa. Il est soupçonné de corruption dans le dossier de détournement supposé de plus de 200 millions de dollars de fonds publics destinés au parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, un gigantesque projet agricole à 250 km de Kinshasa.

Silence
« S’il peut se laisser corrompre dans ce dossier, qu’en sera-t-il des résultats des élections de 2023 », s’interroge un proche du chef de l’État. À ce stade, Dieudonné Kaluba Dibwa a opté pour le silence. Instruction aurait été donnée à ses collaborateurs de ne pas communiquer sur ce dossier. Pour rappel, en novembre 2021, la Cour constitutionnelle s’était déclarée incompétente pour juger l’ancien Premier Ministre Augustin Matata cité dans ce dossier. La décision avait surpris, surtout dans le camp présidentiel.

Poste délicat 
Le poste de président de la Cour constitutionnelle est très délicat dans l’appareillage politico-judiciaire de la RDC.  C’est lui qui est chargé de valider ou non les résultats des élections proclamés par la Commission électorale. Ce mardi, experts et politiques ont dénoncé d’innombrables vices de procédure depuis l’installation de la Cour en 2015. Il lui est reproché d’être subordonnée au chef de l’État notamment dans la procédure de renouvellement des juges[


"RDC : Félix Tshisekedi écarte Dieudonné Kaluba de la Cour constitutionnelle - 10 mai 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1345105/politique/rdc-felix-tshisekedi-veut-remplacer-dieudonne-kaluba-a-la-cour-constitutionnelle

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Jad20220510-conf-rdc-dieudonnekaluba-592x296-1652170563
Le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kaluba, est sur la sellette. :copyright: Cour Constitutionnelle RDC

Selon les informations de JA, le président congolais a demandé la nomination d’un nouveau président de la Cour constitutionnelle, rouage essentiel du prochain processus électoral. Un remaniement inattendu…

La Cour constitutionnelle a procédé au renouvellement de trois de ses neuf juges. Selon un document signé par le greffier en chef, l’audience de ce 10 mai pour le tirage au sort des nouveaux magistrats a été convoquée après que Félix Tshisekedi a donné des instructions en ce sens via une lettre de son directeur de cabinet, Guylain Nyembo, datée du 6 mai 2022.
Selon plusieurs sources au sein de la plus haute juridiction pays, mais aussi dans l’entourage du chef de l’État, c’est ce dernier qui a demandé le remplacement de Dieudonné Kaluba. « Si le président en est venu à prendre une telle décision, c’est que la confiance a été rompue », commente un proche. Kaluba a donc dû céder sa place à Dieudonné Kamuleta Badibanga, ancien conseiller à la Cour de cassation et juge à la Cour constitutionnelle depuis juillet 2020.

« L’affaire Matata »...


"RDC : Dieudonne Kaluba écarté de la présidence de la Cour constitutionnelle - 10/05/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/05/11/actualite/justice/rdc-dieudonne-kaluba-ecarte-de-la-presidence-de-la-cour
Le juge Dieudonné Kaluba Dibwa n'est plus président de la Cour constitutionnelle et du Conseil supérieur de la magistrature. Il a été écarté, mardi 10 mai, à l'issue d'un tirage au sort, avec le juge Prince Funga Molima. Les deux ne font donc plus partie de cette haute juridiction.

En dépit de leur mandat de neuf ans, selon la loi, tous les trois ans la Cour procède au renouvèlement d’un tiers de ses membres, qui peuvent être aussi réélus.
Le troisième qui était aussi concerné par ce tirage au sort est Polycarpe Mongulu, décédé récemment.
La prochaine étape consistera à leur remplacement à la Cour par leurs composantes de provenance ; à savoir : l’institution Président de la République, le Conseil supérieur de la magistrature et le Parlement, d’où était venu feu Mongulu.

"RDC: Dieudonné Kaluba évincé de la Cour constitutionnelle après un tirage au sort -
= https://zoom-eco.net/a-la-une/rdc-dieudonne-kaluba-evince-de-la-cour-constitutionnelle-apres-un-tirage-au-sort/
Le juge Dieudonné Kaluba est éjecté de son poste du Président de la Cour constitutionnelle.
C’est la conséquence directe du tirage au sort qui a eu lieu ce mardi 10 mai 2022 au sein de ladite haute Cour.
Il convient de noter que ce tirage au sort est intervenu conformément aux dispositions des articles 158 alinéa 4 de la Constitution et 6 alinéa 2 de la loi organique n° 03/ 026 du 15 octobre 2013.


Cependant, les membres du bureau du Président déchu de la Cour constitutionnelle dénoncent ce qu’ils qualifient de mascarade.
« Il s’agit d’une mascarade, une irrégularité, une fraude suicidaire à l’Etat de droit », fustigent les membres du cabinet Kaluba.
Hormis le juge Président de la Cour constitutionnelle, un autre juge est tombé en l’occurrence le juge Prince Funga.
Signalons que les deux juges évincés ont été tirés respectivement du quota de la présidence de la République et celui du Conseil supérieur de la magistrature à la Cour constitutionnelle.
Par conséquent, il appartient à chaque composante de désigner un nouveau membre avant leur nomination par ordonnance présidentielle.

"Éviction de Dieudonné Kaluba : Delly Sessanga parle d’un gâchis qui défigure une œuvre commune pour un Etat de droit - 11 mai 2022
= http://www.kt.cd/eviction-de-dieudonne-kaluba-delly-sessanga-parle-dun-gachis-qui-defigure-une-oeuvre-commune-pour-un-etat-de-droit/
Mardi 10 mai, deux juges de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo (RDC) ont doublement perdu poste et leur qualité de juge de la haute juridiction. Il s’agit de Dieudonné Kaluba, son président et du juge Funga. Ce, à l’issue du tirage au sort, selon la loi organique en vigueur, indique-t-on.

Aux yeux du Député national Delly Sessanga, il s’agit d’un gâchis qui défigure une œuvre commune pour un Etat de droit. Il dénonce la violation l’immixtion du président Tshisekedi dans cette procédure. Une violation même du principe de séparation de pouvoir, juridiquement soutenue par la loi fondamentale du pays. Une dictature dans son principe, qui mérite réprobation qui doit-être combattue par les vrais démocrates, soutient-il, tout en citant J. Rostand.
« Les changements orchestrés ce jour à la Cour constitutionnelle me rappellent cette réflexion de J. Rostand: il est affreux de voir revenir avec des couleurs d’avenir tout ce que l’on détestait dans le passé. Quel gâchis de voir ainsi défigurée notre œuvre commune pour un Etat de droit », a-t-il écrit mardi dernier via son compte Twitter.
Et de marteler : « lorsqu’un pouvoir n’a plus de limite que le miroir de ses propres lubies; qu’en fait d’exercice de l’autorité, il n’aspire à rencontrer d’obstacle que le fond de l’imagination de sa propre volonté: voilà une dictature dans son principe. Un tel régime mérite une totale réprobation et doit-être, par conséquent, combattu dans son principe par tous les démocrates », a-t-il insisté.

Ancien président de la Commission politico-administrative et juridique (PAJ), à l’Assemblée nationale, l’élu de Luiza est l’un de ceux qui ont milité et posé des bases de la loi organique dont les dispositions président ce jour, le tirage au sort à la Cour constitutionnelle. Sessanga s’est dit indigné après avoir appris du communiqué du greffier de la haute juridiction, que c’est sur instruction du président Tshisekedi que ce tirage au sort a été organisé.
Ne s’opposant pas à la procédure en soit, Sessanga indexe plutôt la violation de l’indépendance de la Cour. Il dénonce le galvaudage des dispositions en vigueur, par celui qui doit veiller au bon fonctionnement des institutions tant nationales que locales.


"Eviction par « tirage au sort » du juge Kaluba de la présidence de la Cour constitutionnelle en RDC : le « hasard » fait parfois bien les choses…- 10 mai 2022
= https://congolibere.com/eviction-par-tirage-au-sort-du-juge-kaluba-de-la-presidence-de-la-cour-constitutionnelle-en-rdc-le-hasard-fait-parfois-bien-les-choses/amp/
En République démocratique du Congo, le président de la Cour constitutionnelle, jugé trop indépendant par Félix Tshisekedi, a été révoqué ce mardi 10 mai au terme d’une mascarade de « tirage au sort ». Jeune Afrique a révélé le pot-aux-roses en donnant le nom du sortant plusieurs heures avant que le « tirage au sort » n’ai officiellement lieu.
S’il fallait une énième preuve que Félix Tshisekedi n’est pas le « grand démocrate » que l’alternance au pouvoir de 2019 le laissait espérer, difficile d’en trouver de meilleure.


Ce mardi 10 mai, la Cour constitutionnelle a organisé un tirage au sort, officiellement pour renouveler deux de ses neufs juges. Officieusement, l’objectif était tout autre : écarter de la Haute-juridiction son président, le juge Kaluba, dont le principal défaut semtait d’avoir l’échine insuffisamment souple.
Plusieurs heures avant que ce tirage au sort (organisé à huis clos en dehors de toute base constitutionnelle ou légale) n’ait lieu, Jeune Afrique en a révélé le résultat ! (lire l’article publié mardi 10 mai au matin)
« Selon un document signé par le greffier en chef, l’audience de ce jour pour le tirage au sort des nouveaux magistrats a été convoquée après que Félix Tshisekedi a donné des instructions en ce sens via une lettre de son directeur de cabinet, Guylain Nyembo, datée du 6 mai 2022 », révèle l’hebdomadaire panafricain. Des informations recoupées et vérifiées par le Congo Libéré.

Exit donc Dieudonné Kaluba, remplacé par Dieudonné Kamuleta Badibanga, un ancien conseiller à la Cour de cassation et juge à la Cour constitutionnelle depuis juillet 2020 qui a le mérite, aux yeux du camp Tshisekedi, d’être de bien meilleure composition.
A l’évidence, le juge Kaluba paye la décision de la Cour constitutionnelle du 15 novembre dernier lors de laquelle la Haute-juridiction s’est déclarée incompétente pour juger l’ex-premier ministre Matata Ponyo Mapon dans l’affaire Bukanga Lonzo que Félix Tshisekedi cherche désespérément à écarter de la course à la présidentielle de 2023.

Un accès d’indépendance insupportable aux yeux du chef de l’Etat qui a impérativement besoin d’une Cour constitutionnelle à sa main. C’est elle en effet qui est juge en dernier ressort de l’élection présidentielle. Début 2024, si l’élection a lieu dans les délais, elle sera donc appelée à valider les résultats d’un scrutin que M. Tshisekedi sait impossible pour lui de remporter à la régulière.
Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons du « coup du sort » qui a frappé ce mardi à Kinshasa le juge Kaluba.


"Cour constitutionnelle : Dieudonné Kaluba perd sa qualité de juge - 10-05-22
= https://www.digitalcongo.net/article/627a78969cce371126da642b/

"Cour constitutionnelle: Exit infamant pour les juges Kaluba et Funga! -;11 Mai 2022
= https://www.congoindependant.com/cour-constitutionnelle-exit-infamant-pour-les-juges-kaluba-et-funga/


"Départ de Kaluba de la Cour constitutionnelle : Une main politique transparaît ! - 11 mai 2022
= https://b-onetv.cd/depart-de-kaluba-de-la-cour-constitutionnelle-une-main-politique-transparait/
L'actualité de ce mardi 10 mai a été aussi caractérisée par le tirage au sort à la Cour Constitutionnelle, qui a abouti à la mise à la porte des juges Dieudonné Kaluba, qui en était le président de surcroît, et Prince Funga. Si le sort de ce dernier ne préoccupe personne jusqu’à présent à ce qui paraît, par contre le cas Dieudonné Kaluba Dibwa, qui s’est fait plus remarqué au cours du procès 100 jours en 2020, ne laisse presque aucun des friands de l’actualité politique indifférent. 

Il faut d’emblée signaler que plusieurs observateurs avertis voient dans cette sortie « prématur[/size]é », une main politique qui transparaît, pour enfin brouiller les cartes en défaveur du désormais prédécesseur de son homonyme Dieudonné Kamuleta.
Si les doutes persistent, c’est aussi parce que le magazine en ligne jeune Afrique, dès le matin du mardi 10 mai, avait annoncé avec pompe et en avance l’issue de ce tirage ayant conduit à la déchéance de Dieudonné Kaluba. Selon ce média, le Chef de l’Etat voudrait bien avoir un autre président à la tête de la haute Cour. Ce qui a soulevé la curiosité de plus d’un.
Un autre écho qui retentit de bouche à l’oreille, est que le chef de l’Etat reprocherait à l’ancien président de cette juridiction de protéger l’ancien Premier Ministre Matata Ponyo, avec son arrêt décidant de l’incompétence de la Cour Constitutionnelle à siéger pour une affaire concernant cet ancien chef du gouvernement. D’autres analyses vont loin en affirmant que Dieudonné Kaluba « aurait » touché au pot de vin pour rendre cette décision.
Il faut dire que ce remplacement à ladite Cour intervent dans la foulée de la déclaration officielle de l’homme à la cravate rouge, de son ambition de briguer un mandat à la tête de la RDC, le jour de la présentation officielle de son parti politique LGD. D’où les supposées velléités d’en finir avec un candidat jugé un peu beaucoup plus sérieux, qui essaie malgré lui de se laver de ses ennuis judiciaires.

Si d’aucun pensent à une main noire, c’est encore parce que les juridisme s’invite dans le débat. Plusieurs juristes pensent que le tirage au sort à la Cour Constitutionnelle doit intervenir chaque trois ans. De mémoire, affirme un spécialiste de droit requérant l’anonymat, en 2018 et 2021 il n’y a pas eu des séances de tirage au sort, vu que la Cour a été mise en œuvre en 2015. Mais qu’est-ce qui a conduit à ce tirage, qui du reste, est la manifestation de la volonté du Chef de l’Etat selon le communiqué de service du 06 mai signé par le greffier en chef de la Cour constitutionnelle appelant au tirage ?
Dans l’entre temps,  il y a aussi de ceux qui trouvent que ce changement à la haute Cour est un acte salvateur posé par le Chef de l’Etat. «Je salue l’action décisive du fatshi13 pour nettoyer la Cour Constitutionnelle des germes de corruption. Mon souhait est que ces actions correctives s’étendent à tous les niveaux de toutes les juridictions de justice pour extirper la corruption du système. Bravo! Well done!» a déclaré Noël Tshiani.
Au regard des éléments en présence, ce qui peut être dit, c’est que le caractère imprévisible de la polique n’est pas une fixion. Officiellement, il s’est avéré qu’il y avait nécessité de procéder au tirage au sort. Malheureusement pour Dieudonné Kaluba, c’est aussi son nom qui a été tiré.


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


Revenir en haut Aller en bas

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Empty Re: 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Message  ndonzwau 12/5/2022, 1:51 pm

"


"Controverse autour de l’éviction de Kaluba - 11/05/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/05/controverse-autour-de-leviction-de-kaluba/
Branle-bas à la Cour Constitutionnelle. Les juges de cette juridiction  se sont réunis durant près d’une heure et à huis clos, hier mardi 10 mai pour procéder au tirage au sort d’un membre par groupe. Au terme de cet exercice légal,  le président de cette juridiction, Dieudonné Kaluba Dibwa et le juge Funga Molima Mwata Evariste-Prince, ont été écartés de la composition.  Désormais, c’est un Dieudonné qui remplace un autre à la tête de la Cour Constitutionnelle. Il s’agit de Dieudonné Kamuleta Badibanga qui remplace Dieudonné Kaluba Dibwa, au fauteuil de président de cette Haut Cour.
Dans un communiqué de service,  daté du 9 mai, le greffier en chef de la Cour constitutionnelle avait informé les membres de la cour de céans que « suite aux instructions de son Excellence monsieur le Président de la République, chef de l’Etat (…) et conformément aux dispositions des articles 158 alinéa 4 de la constitution et 6 alinéa 2 de la loi organique, qu’il sera procédé au tirage au sort d’un membre par groupe« .  Il a, à cet effet, souhaité la présence de tous à cette audience.  Curieusement, cette séance de travail s’est tenue à huis clos.

CONTROVERSE
Le président de cette haute juridiction, Dieudonné Kaluba Dibwa, ainsi que le juge  Funga Molima ont perdu leurs fauteuils à l’issue de ce tirage au sort. Les membres du cabinet Kaluba crient à « une mascarade, une irrégularité et une fraude suicidaire à l’état de droit« , confient certaines indiscrétions.  L’intérim au poste de président serait assuré par le juge Dieudonné Kamuleta, apprend-on.
Déjà en juillet 2020, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi avait procédé au remplacement du feu président Benoit Lwamba, ainsi que des juges Jean Ubulu et Noel Kilomba par Dieudonné Kalubi, Alphonsine Kalume Asengo et Dieudonné Kamuleta Badibanga.

Alors que le tirage au sort est prévu tous les trois ans, d’après l’alinéa 4 de l’article 158 de la constitution, une certaine opinion se demande ce qui a motivé cette précipitation à vouloir procéder rapidement au remplacement de l’actuel président de la haute cour, alors que ce tirage au sort devrait en principe intervenir en 2023.
Et curieusement, le résultat de ce tirage au sort était déjà connu en avance parce que plusieurs sources sur les réseaux sociaux parlaient de l’évincement de Dieudonné Kaluba, qui ne serait plus en odeur de sainteté avec la Fatshisphère. Est-ce une entorse à l’État de droit ?, s’interrogent plusieurs analystes.
La Cour constitutionnelle est composée de neuf membres, nommés pour un mandat de neuf ans par le président de la République, dont trois sur sa propre initiative, trois par le Parlement et trois autres par le Conseil supérieur de la magistrature.  La composition de la haute Cour est renouvelée par tiers tous les trois ans.  Trois juges quittent leur poste après tirage au sort. 


"Tournant décisif signé Félix Tshisekedi /Cour Constitutionnelle : Dieudonné Kamuleta Badibanga aux commandes !
= https://laprosperiteonline.net/2022/05/11/a-la-une/tournant-decisif-signe-felix-tshisekedi-cour-constitutionnelle-dieudonne-kamuleta-badibanga-aux-commandes/

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! XUHHH-3floyjz5jm9ni92qabn2mi.jpg.pagespeed.ic.6Yo8EYrkuu

*Magistrat de carrière. Ancien Conseiller à la Cour de Cassation. Dieudonné Kamuleta Badibanga, nommé juge à  la Cour  Constitutionnelle    le 17 juillet 2020, est, depuis hier, mardi 10 mai 2022, le tout nouveau Président de cette plus Haute Instance Judiciaire de la RD. Congo. Ainsi, succède-t-il à  Kaluba, un autre Dieudonné qui, en dépit  de ce qu’il considère, lui, comme  procédure viciée,  a été, enfin, évincé de son piédestal  à la suite d’un tirage au sort. Et, pourtant, dans un communiqué officiel,  M. François Aundja Isia wa Bosolo, Greffier en Chef,   tout en  répondant aux instructions du Chef de l’Etat, M. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, contenues dans une lettre de son Directeur de Cabinet n°1038 du 6 mai, invitait  tous les membres du Céans à cette séance de tirage   au sort en vue de la désignation d’un membre par groupe concerné, conformément aux dispositions de l’article 158 alinéa 4 de la Constitution et de l’article 6 alinéa 2 de la Loi Organique portant création, organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle.

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! XGCHNGH-300x300.jpg.pagespeed.ic.D9zPy9TXLg
 
Etau
Hier, en effet, alors que tout était indiqué que tous les membres étaient d’accord avec la procédure ainsi enclenchée, la plus grande protestation est venue plutôt   de l’Office de Dieudonné Kaluba qui, à son corps défendant, subodorait déjà  son départ alors qu’il dénonçait, en même temps,  une série de vices de forme et de fond.
Mais, cette  résistance n’aura pas eu gain de cause face à l’esprit et à la lettre du Communiqué Officiel du Greffier en Chef faisant allusion aux instructions du Chef de l’Etat, le Magistrat Suprême, auxquelles nul n’a ni le droit de s’opposer, ni le toupet d’entortiller  la vision en la matière.
Dieudonné Kaluba, pris dans cet étau se resserrant de plus en plus autour de son cou au risque de lui coûter un peu plus cher qu’un simple abandon de poste, a dû subir les frais de cette volonté clairement affichée, pour le Président de la République, d’opérer un changement en profondeur dans la magistrature dont la Cour Constitutionnelle est, du moins pour l’instant, la première Instance judiciaire à servir de modèle pour cette opération allant dans le sens  d’une opération ‘’manu pulite’’.
Mais, Kaluba n’était pas seul. Car, M. Prince Funga, un autre juge constitutionnel, est, lui aussi, parti au même moment et dans les mêmes circonstances que lui.

Que leur  reproche-t-on ?
Cette situation enregistrée à la Cour Constitutionnelle est perçue comme une action salvatrice par les uns alors que les autres, à l’instar de Delly Sesanga, le Président de l’Envol, parlent, par contre, d’un recul  des efforts engagés jusqu’ici  dans l’œuvre de la  construction d’un Etat des Droits en RD. Congo.
Certains vont jusqu’à s’ingénier à  trouver dans les affaires de Matata, de  Kamerhe et consorts  quelques  explications aussi loufoques que saugrenues dans les visées ayant entouré cette nouvelle mutation d’hommes à la tête de cette Institution.
Or, en réalité, nul n’a ni les preuves, ni les vrais soubassements des instructions que le    Chef de l’Etat a données au Greffier en Chef  au sujet de ce tirage au sort qui, aujourd’hui, a déplumé Dieudonné Kaluba et son colistier Prince Funga.

Et après ?
D’ailleurs, à ce propos, selon des bribes d’informations glanées dans les hautes sphères de l’actuel régime, bien d’autres têtes couronnées qui n’ont pas fait preuve de beaucoup d’habileté, ni de dextérité dans l’exercice de   leurs fonctions, vont, très prochainement,  tomber.
Donc,  les autres juridictions dont la Cour de Cassation et, même, le Conseil d’Etat, qui sont dans les viseurs,  n’échapperont pas à ce couperet annonciateur d’un tournant, visiblement,   décisif.
‘’Félix Tshisekedi y tient !’’.  Vivement le nettoyage des écuries d’Augias tant réclamé partout !
 
24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! XDIYR-300x300.jpg.pagespeed.ic.HSbky6_umh


"Ni successeur, ni intérimaire /Cour Constitutionnelle : Dieudonné Kamuleta lève l’équivoque !  - 12 mai 2022
= https://laprosperiteonline.net/2022/05/12/a-la-une/ni-successeur-ni-interimaire-cour-constitutionnelle-dieudonne-kamuleta-leve-lequivoque/
‘’Les juristes avertis savent que la Cour Constitutionnelle est composée de 9 juges, lesquels élisent son  Président. En attendant, c’est la Loi organique et le Règlement intérieur de la Cour qui seront d’application, lesquels prévoient, de manière claire, les dispositions pratiques en cas de vacance à la présidence de la Cour.  Et la situation du Juge Kamuleta ne lui permet pas d’exercer l’intérim du Président de la Cour Constitutionnelle,  au regard des textes précités’’, soutient le Cabinet du juge Dieudonné Kamuleta Badibanga, dans un communiqué de presse.   ‘’Pour rétablir la vérité, le Cabinet du juge Dieudonné Kamuleta tient donc à préciser que hier à la Cour constitutionnelle, il avait été uniquement question de procéder au tirage au sort des juges sortants, comme cela est confirmé dans la presse officielle, et nullement de l’élection du  nouveau Président de la Cour Constitutionnelle’’, rappelle-t-il.

Communiqué de Presse
Le Cabinet du Juge Dieudonné Kamuleta attire l’attention de l’opinion, tant nationale qu’internationale, qu’il circule dans les réseaux sociaux et autres médias en ligne, ce, depuis hier 9 mai 2022, l’information selon laquelle il serait le nouveau Président de la Cour constitutionnelle. Il tient donc à préciser qu’il s’agit, sans nul doute, d’une œuvre des cybers criminels mal intentionnés qui cherche à désinformer l’opinion.
Pour rétablir la vérité, le cabinet du juge Dieudonné Kamuleta tient donc à préciser que hier à la Cour constitutionnelle, il avait été uniquement question de procéder au tirage au sort des juges sortants, comme cela est confirmé dans la presse officielle, et nullement de l’élection du  nouveau Président de la Cour Constitutionnelle.
Il précise,  en outre,  que les juristes avertis savent que la Cour Constitutionnelle est composée de 9 juges, lesquels élisent son  Président.
En attendant, c’est la Loi organique et le Règlement intérieur de la Cour qui seront d’application, lesquels prévoient, de manière claire, les dispositions pratiques en cas de vacance à la présidence de la Cour.
Et la situation du Juge Kamuleta ne lui permet pas d’exercer l’intérim du Président de la Cour Constitutionnelle,  au regard des textes précités.
Le Service du Juge à la Cour constitutionnelle
 
Cour Constitutionnelle : l’Acaj salue la procédure de tirage au sort et la transparence
COMMUNIQUE DE PRESSE N° 008/ACAJ/2022
Kinshasa, le 11 Mai 2022 : L’association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) salue la procédure de tirage au sort qui s’est tenue à la Cour Constitutionnelle et ayant débouché sur le départ de deux (2) juges constitutionnels, ce mardi 10 mai 2022
Les observateurs de l’ACAJ ont noté que ladite procédure s’est déroulée dans la transparence et en harmonie avec :
  1. L’Article 158 alinéa 4 de la Constitution qui dispose que la Cour constitutionnelle est renouvelée par tiers tous les trois ans. Toutefois, lors de chaque renouvellement, il sera procédé au tirage au sort d’un membre par groupe ;
  2. L’Article 6 alinéa 2 de la loi organique n°13/026 du 15 octobre 2013 qui dispose que la Cour est renouvelée par le tiers tous les trois ans. Lors de deux premiers renouvellements, il est procédé au tirage au sort du membre sortant par groupe pour les membres initialement nommés.

Cependant , l’ACAJ relève que ce tirage au sort intervient avec un grand retard alors qu’il aurait dû être organisé, pour la première fois,  le 04 avril 2018  et ce,  en application de l’article 7 de da la loi organique précitée qui dispose qu’il est pourvu au remplacement de tous les membres de la Cour,  un mois au plus tôt ou une semaine au plus tard,  avant l’expiration du mandat dans les conditions prévus aux articles 2 à 6 de la présente Loi organique.
C’est pourquoi, l’ACAJ recommande aux Président de la République, Président de l’Assemblée Nationale, Président du Sénat et Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, de veiller à ce que la procédure de renouvellement et remplacement des juges de la Cour Constitutionnelle se fasse régulièrement et dans le respect de la Constitution et la Loi organique en vue de prévenir toute contestation éventuelle de légalité, légitimité et autorité de ses décisions.
L’ACAJ invite tous les acteurs politiques, sociaux et les professionnels du droit à : (i) s’abstenir de toute attitude susceptible de compromettre la construction d’un État de droit, pivot essentiel de notre devenir commun ;

(ii) abandonner cette posture manichéenne qui voudrait que l’on s’embrasse de la loi lorsqu’elle est en adéquation avec notre perception de ce qu’elle doit être et qu’on s’en affranchisse lorsqu’elle contrecarre nos intérêts grégaires.
Pour toute information supplémentaire,
Contactez Me Ben BONGINDA
Chargée  de monitoring
Téléphone : +243 81 048 8537
E-mail : acajsbl@yahoo.fr, info@acajrdc.org


"Eco News : « Victime de l’affaire Matata, le juge Kaluba quitte la Cour constitutionnelle » - 11/05/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/05/11/actualite/revue-de-presse/eco-news-victime-de-laffaire-matata-le-juge-kaluba-quitte-la
Revue de presse du mercredi 11 mai 2022 
L’éviction du président de la Cour constitutionnelle est commentée par la presse congolaise.  
Conformément aux dispositions des articles 158 alinéa 4 de la Constitution et 6 alinéa 2 de la loi organique N° 03/ 026 du 15 octobre 2013, la Cour constitutionnelle a procédé le mardi 10 mai, au tirage au sort d’un membre par groupe, rapporte Tempête des Tropiques. A cet exercice prévu par le règlement intérieur de cette instance judiciaire du pays, Dieudonné Kaluba, président en exercice et le haut juge Prince Funga, sont écartés.  
Avec ce départ, poursuit le journal, il appartient donc à chaque composante (Parlement, Président de la République et Conseil Supérieur de la magistrature) de désigner chacune un nouveau membre, afin de permettre à cette juridiction d’afficher complet (neuf juges). 
Depuis l’arrêt du 15 novembre 2021 par lequel la Cour constitutionnelle se dit « incompétente » pour juger l’ancien Premier ministre Matata dans l’affaire BukangaLonzo, on savait que le sort du juge Dieudonné Kaluba, président de la Cour constitutionnelle était scellé, commente Eco News.  
Ceux qui ont commandité le procès Matata auraient bien voulu voir le juge Kaluba trahir le droit qu’il enseigne à l’Université de Kinshasa. Mais, fidèle à la science qui a fait sa réputation, le juge Kaluba n’a pas flanché, en disant le droit ce jour du 15 novembre 2021, rappelle le tri hebdomadaire.  
Dieudonné Kaluba avait choisi le bon côté, celui de la légalité, en inscrivant son nom en lettres d’or dans les annales juridiques de la RDC. Depuis lors, il faisait l’objet d’une fatwa, exécutée de la plus vilaine manière par une haute Cour, censée servir de dernière forteresse dans la défense de la démocratie et de l’Etat de droit, fait remarquer le tabloïd.
 
Pour Le Potentiel, qui rappelle que ce tirage au sort qui reste un dispositif clé de l’indépendance de la Cour constitutionnelle, loin de la polémique politicienne, les dispositions constitutionnelles et légales n’indiquent en rien qui sont les juges concernés et non concernés.  
Il est simplement fait état du tirage au sort du membre sortant par groupe pour les membres initialement nommés, explique le quotidien. C’est dire, s’agissant de trois membres nommés à l’initiative du Président de la République, il était probable pour chaque nom d’être tiré sortant à 33,33%, conclut le tabloïd. 
L’Avenir pour sa part annonce que la Cour constitutionnelle a un nouveau président. Il s’agit du juge Dieudonné Kamuleta Badibanga, qui remplace le juge Dieudonné Kaluba. 
 La République précise que  Dieudonné Kamuleta Badibanga, est un ancien conseiller à la Cour de cassation et juge à la Cour constitutionnelle depuis 2020.


"RDC : Un tirage au sort qui suscite le malaise à la Cour constitutionnelle -  10 mai 2022
= https://afrique.lalibre.be/69990/rdc-un-tirage-au-sort-qui-suscite-le-malaise-a-la-cour-constitutionnelle/
Le président de la Cour constitutionnelle « tiré au sort » doit quitter son siège bien avant la fin de son mandat de trois ans.
Malaise parmi les juges jusqu’au coeur de la Cour constitutionnelle. « Illégalité », « mascarade » faisaient valoir les membres du bureau du président de cette Cour dès avant le tirage au sort.
Le tirage au sort est pourtant une procédure prévue à l’article 158 de la Constitution de la RDC qui prévoit « la Cour constitutionnelle est renouvelée par tiers tous les trois ans. Toutefois, lors de chaque renouvellement, il sera procédé au tirage au sort d’un membre par groupe (un désigné par le président de la République, un par le Parlement, le dernier par Conseil supérieur de la magistrature) ».
Le même article prévoit encore : « Le Président de la Cour constitutionnelle est élu par ses pairs pour une durée de trois ans renouvelable une seule fois… »
Ce qui pose notamment question, c’est que ce renouvellement semble donc avoir des allures pour le moins… précipitées. En effet, le dernier renouvellement de la Cour constitutionnelle (prévu tous les trois ans) remonte au 17 juillet 2020 et le président de la Cour constitutionnelle, Me Dieudonné Kaluba Dibwa, élu pour trois ans,  n’était en poste que depuis le mois d’avril 2020.
Evariste-Prince Funga Molima Mwata est l’autre juge tiré au sort. Le troisième juge concerné par ce « mouvement » au sein de la Cour constitutionnelle est le juge Mongulu T’apangame Polycarpe, décédé en avril dernier.
Depuis des semaines le torchon brûlait entre la présidence de la République et le président de la Cour constitutionnelle jugé trop proche de François Beya et de Jean-Marc Kabund. D’autres mettent aussi en avant le fait que la Cour constitutionnelle a estimé n’avoir pas compétence à juger l’ex-Premier ministre Augustin Matata Ponyo, poursuivi pour détournement de fonds publics, en laissant le soin à d’autres juges.

A la Cour constitutionnelle, ce mardi en fin de journée, des voix, discrètes, commençaient à se faire entendre pour souligner que seule une minorité des juges étaient présents lors de ce tirage au sort réalisé par le greffier. « Le président de la Cour constitutionnelle n’était même pa présent. Il avait sollicité un entretien avec le président de la République », explique l’un d’eux.

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! COUR-CONSTITUTIONNELLE-381x524


"Matata Ponyo: « Je n’ai pas corrompu le prof Kaluba sur le dossier Bukanga Lonzo » - 12/05/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/05/matata-ponyo-je-nai-pas-corrompu-le-prof-kaluba-sur-le-dossier-bukanga-lonzo/
L’ancien Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, a  réagi aux rumeurs qui enflamment la toile depuis le lundi 10 mai dernier, sur sa prétendue corruption des juges de la Cour constitutionnelle sur le dossier Bukanga Lonzo, rumeurs exacerbées après l’éviction de Dieudonné Kaluba de la Haute Cour au terme d’un tirage au sort très controversé.
Sur ses comptes réseaux sociaux, « l’homme à la cravate rouge » affirme qu’il n’a jamais corrompu celui qui était jusque-là président de la Cour constitutionnelle. Il rend hommage à Dieudonné Kaluba Dibwa qui, soutient-il, a refusé de dire le droit politique.
« Je n’ai jamais corrompu le prof Kaluba pour orienter la décision de la Cour constitutionnelle sur le dossier Bukangalonzo. Les juges de la Cour ont dit le bon droit et ont clos définitivement toutes les poursuites à mon endroit. Honneur à ce prof d’universités qui a refusé de dire le droit politique« , a écrit l’ex chef du gouvernement, Augustin Matata.

QUI CROIRE ?
Cette publication sur les réseaux sociaux sonne comme une réaction directe aux rumeurs qui enflamment la toile depuis hier après le tirage au sort qui a vu le professeur Dieudonné Kaluba Dibwa quitter la Cour constitutionnelle par la petite porte.
Dès l’annonce de ce tirage au sort « précipité« , les rumeurs ont commencé à courir dans tous les sens comme pour dire que le président de la plus haute juridiction du pays n’était plus en odeur de sainteté avec le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
Des allégations qui ont commencé à se confirmer après les réactions des membres du cabinet de Dieudonné Kaluba Dibwa qualifiant ce tirage au sort d’illégal. Si rien d’officiel n’a filtré jusque-là sur la veritable pomme de discorde entre ces deux personnalités, d’aucuns sur les réseaux sociaux pointent du doigt le dossier Bukanga Lonzo.

DES ALLÉGATIONS DE CORRUPTION
Ces analystes estiment que le président de la République n’était pas content de la manière dont la Cour constitutionnelle, sous la conduite du professeur Dieudonné Kaluba Dibwa, s’est déclarée incompétente pour juger Augustin Matata Ponyo sur le dossier du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo.
Ils allèguent que la Fatshisphère dit disposer des éléments de preuve qui attestent que le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kaluba, s’est laissé corrompre avec une importance somme d’argent par Augustin Matata Ponyo pour ne pas autoriser les poursuites contre lui sur le dossier Bukangalonzo.
C’est ce qui, pensent ces analystes, aurait précipité l’éviction aussi « prompte qu’irrégulière » de Dieudonné Kaluba de la tête de cette prestigieuse juridiction. Car, il fallait, pour le pouvoir en place, placer un homme de totale confiance à la tête de cette Cour de tous les enjeux.

BIENTÔT LE REMPLACEMENT DE CES JUGES
Dieudonné Kaluba Dibwa et Prince Funga sont parmi les trois juges qui quittent la Cour constitutionnelle à la suite du tirage au sort organisé le lundi 10 mai dernier. Après cet exercice en soi légal, il appartient maintenant à chaque composante (Parlement, Président de la République et Conseil supérieur de la magistrature) de désigner chacune un nouveau membre afin de permettre à cette juridiction d’afficher complet (neuf juges).
Ces trois juges  seront nommés par ordonnance présidentielle. C’est après leur investiture que la Cour pourra siéger pour élire son nouveau président.
Dans l’opinion, ce tirage au sort n’est pas sans  critique, bien qu’organisé conformément aux dispositions des articles 158 alinéa 4 de la Constitution et 6 alinéa 2 de la loi organique n° 03/ 026 du 15 octobre 2013, portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle. Comme pour plusieurs autres juristes, les membres du cabinet du professeur Dieudonné Kaluba Dibwa crient à « une mascarade, une irrégularité, une fraude suicidaire à l’Etat de droit« . Tout compte fait, ils font remarquer que le professeur Kaluba a fait moins de trois ans à la tête de cette juridiction comme le veut la Loi.

"RDC: «Je n’ai jamais corrompu le Prof Kaluba pour orienter la décision de la Cour sur le dossier Bukangalonzo» (Matata Ponyo) -11 mai 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/05/11/rdc-je-nai-jamais-corrompu-le-prof-kaluba-pour-orienter-la-decision-de-la-cour-sur-le-dossier-bukangalonzo-matata-ponyo.html/108620
Le Sénateur Augustin Matata Ponyo s’est exprimé, ce mercredi 11 mai, à travers son compte Twitter pour mettre fin aux bruits de couloirs qui portent croire à l’opinion publique qu’il aurait corrompu le Président sortant de la Cour Constitutionnelle, Dieudonné Kaluba pour orienter la décision de la justice en sa faveur sujet de la débâcle du projet Bukanga-Lonzo.
D’après l’ancien Premier Ministre, Augustin Matata Ponyo, les juges de la Cour Constitutionnelle ont dit le bon droit et ont clos définitivement toutes les poursuites à son endroit.


«Je n’ai jamais corrompu le Prof Kaluba pour orienter la décision de la Cour sur le dossier Bukangalonzo. Les juges de la Cour ont dit le bon droit et ont clos définitivement toutes les poursuites à mon endroit. Honneur à ce professeur d’Université qui a refusé de dire le droit politique», a déclaré Augustin Matata Ponyo dans son compte Twitter.
Pour rappel, le Président de cette haute juridiction, Dieudonné Kaluba Dibwa, ainsi que le juge Funga Molima ont perdu leurs fauteuils à l’issue d’un tirage au sort organisé le mardi 10 mai, suite aux instructions du Président de
la République, Chef de l’État, Félix Tshisekedi (…) et conformément aux dispositions des articles 158 alinéa 4 de la constitution et 6 alinéa 2 de la loi organique.

Face à cette situation, lesmembres du cabinet Kaluba dénoncent «une mascarade, une irrégularité et une fraude suicidaire à l’état de droit», confient certaines indiscrétions. L’intérim au poste de Président de cette Haute Cour serait assuré par le juge Dieudonné Kamuleta Badibanga.
Cette situation enregistrée à la Cour Constitutionnelle est perçue comme une action salvatrice. Certaines langues vont jusqu’à s’ingénier à trouver dans les affaires de Matata, de Kamerhe et consorts quelques explications aussi fou furieux que absurdes dans les visées ayant entouré cette nouvelle mutation d’hommes à la tête de cette Institution.
Or, en réalité, nul n’a ni les preuves, ni les vrais soubassements des instructions que le Chef de l’Etat a données au Greffier en Chef au sujet de ce tirage au sort qui a déplumé Dieudonné Kaluba et son colistier Prince Fun


"« Quel gâchis de voir ainsi défigurée notre œuvre commune pour un Etat de droit ! », dixit Delly Sesanga - 11/05/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/05/quel-gachis-de-voir-ainsi-defiguree-notre-oeuvre-commune-pour-un-etat-de-droit-dixit-delly-sesanga/

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Sesanga

L’éjection, hier, de Kaluba Dibwa, le président de la Cour constitutionnelle a fait couler beaucoup d’encre et de salives. Interpellé, dépité, le député Delly Sessanga a aussitôt réagi sur son compte Twitter, indigné de voir galvaudé
es les dispositions légales pour lesquelles il a assidument milité.

Coauteur de la loi qui institue le tirage au sort pour la désignation et l’éviction des membres de la Cour constitutionnelle, à l’époque où il présidait encore la commission Politico-administrative et juridique (PAJ), Delly Sessanga regrette aujourd’hui de voir le chef de l’Etat s’immiscer dans cette procédure, violant ainsi le principe de séparation de pouvoir entre les institutions de la République.
Selon les confidences d’un de ses proches, l’élu de Luiza n’a pas digéré d’apprendre du greffier de la Cour constitutionnelle que le tirage au sort d’hier a été diligenté sur instruction du Président de la république. En soi, Delly Sessanga ne remet pas en cause le tirage au sort, ce mode qu’il a suggéré pour cette haute Cour, il déplore plutôt la violation de l’indépendance de la Cour. D’où, ses propos saillants sur les réseaux sociaux. 
« Les changements orchestrés ce jour à la Cour constitutionnelle me rappellent à cette réflexion de J. Rostand : Il est affreux de voir revenir avec des couleurs d’avenir tout ce qu’on détestait dans le passé. Quel gâchis de voir ainsi défigurée notre œuvre commune pour un Etat de droit ! », écrit l’élu de Luiza dans son compte Twitter.
« Lorsqu’un pouvoir n’a plus de limite que le miroir de ses propres lubies ; qu’en fait d’exercice de l’autorité, il n’aspire à ne rencontrer d’obstacle que le fond de l’imagination de sa propre volonté : voilà une dictature dans son principe. Un tel régime mérite une totale réprobation et doit être, par conséquent, combattu dans son principe par toutes les démocrates », lâche-t-il.


"RDC : Félix Tshisekedi cherche-t-il à contrôler la Cour constitutionnelle ? - 12 mai 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1345733/politique/rdc-felix-tshisekedi-cherche-t-il-a-controler-la-cour-constitutionnelle/
À 18 mois de la présidentielle, la mise à l’écart de Dieudonné Kaluba, patron de la plus haute juridiction du pays, pose question. Si certains affirment que le chef de l’État n’était pas satisfait de sa gouvernance, d’autres le soupçonnent de vouloir garder la main sur la Cour.

La Cour constitutionnelle n’a jamais été une juridiction comme les autres. Elle a beau protester de son indépendance, elle fait, depuis son installation en 2015, l’objet d’interminables querelles politiques. Rien d’étonnant à cela : c’est elle qui a la responsabilité de valider les candidatures à l’élection présidentielle, mais aussi de confirmer les résultats proclamés par la commission électorale. Et 2023 approche à grand pas.
À Lire   RDC : bataille entre Kabila et Tshisekedi pour le contrôle de la Cour constitutionnelle
En juillet 2020 déjà, ses magistrats s’étaient retrouvés propulsés au cœur de l’arène dans laquelle le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur se disputaient l’effectivité du pouvoir. À l’époque, le nouveau chef de l’État avait désigné trois nouveaux juges, mais le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila avait publiquement questionné la légalité de ces ordonnances de nomination. S’en était suivi un long bras de fer aux accents mélodramatiques qui, après une prestation de serment agitée, avait abouti à un divorce, les deux parties prenant acte du caractère irréconciliable de leurs différends. « Je viens pour tourner la page de ceux qui ne veulent pas de l’indépendance de la justice », lâchait alors le président congolais.

Écarté à la demande de Tshisekedi
La Cour constitutionnelle et son président ont de nouveau fait la une, le 10 mai dernier. Ce jour-là, l’infortuné Dieudonné Kaluba a été écarté à la demande de celui-là même qui l’avait fait nommer à la Cour, en juillet 2020, et qui a annoncé qu’il briguerait un second mandat : Félix Tshisekedi.
Élu en avril 2021 à la tête de la plus haute juridiction du pays et par la même occasion à la présidence du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Dieudonné Kaluba paraissait pourtant offrir toutes les garanties. Kasaïen, comme Tshisekedi, cet avocat réputé avait défendu les intérêts de l’État dans le procès intenté à Vital Kamerhe et avait obtenu la condamnation du directeur de cabinet du président à vingt ans de prison (le verdict prononcé en appel a depuis été annulé).

"LE RENDEMENT N’A PAS ÉTÉ À LA HAUTEUR ET LE PRÉSIDENT EST DÉÇU
Pourquoi Tshisekedi s’est-il retourné contre lui ? À en croire un membre de l’entourage du chef de l’État, celui-ci regrette les insuffisances de l’appareil judiciaire congolais. « Le rendement n’a pas été à la hauteur et le président est déçu », affirme notre source. « Il n’a mené aucune action concrète pour contribuer à la lutte contre la corruption au sein du pouvoir judiciaire », ajoute le coordonateur de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), Georges Kapiamba, qui décrit un bilan mitigé.
« L’appareil judiciaire était déjà malade et très décrié sous Kabila, mais il s’est encore enfoncé sous Tshisekedi », déplore un observateur, qui en veut pour preuve le fait que toutes les personnes condamnées dans le cadre du « procès des 100 jours » ont été graciées ou ont bénéficié d’une remise en liberté provisoire. « J’ai assisté à plusieurs reprises à des scènes où le président exprimait publiquement sa colère contre les responsables de l’appareil judiciaire », relate à Jeune Afrique un membre du gouvernement.À LIRERDC : seul contre tous, Augustin Matata Ponyo se lance dans la course
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, affirment nos sources, a été l’arrêt rendu le 15 novembre 2021 dans l’affaire Bukanga Lonzo, du nom de ce parc agro-industriel qui devait être l’un des projets phares de la présidence Kabila et de la primature d’Augustin Matata Ponyo. Ce jour-là, la Cour constitutionnelle s’est déclarée incompétente pour juger l’ancien Premier ministre, accusé de détournement.

Kaluba s’est-il compromis ?
« Félix Tshisekedi est convaincu que, dans ce dossier, Dieudonné Kaluba s’est compromis, affirme une source à la présidence congolaise. Cet arrêt, qui concernait un adversaire déclaré du président de la République, ne pouvait être rendu sans qu’il ne donne son aval. »
Le 11 mai, Augustin Matata Ponyo, candidat déclaré à la présidentielle de 2023, a tenté de prendre la défense du désormais ex-président de la Cour. « Je n’ai jamais corrompu le prof Kaluba pour orienter la décision de la Cour sur le dossier Bukanga Lonzo. Les juges de la Cour ont dit le bon droit et ont clos définitivement toutes les poursuites à mon endroit. Honneur à ce prof d’université qui a refusé de dire le droit politique », a-t-il écrit sur son compte
Un membre du cabinet de Kaluba dénonce par ailleurs la procédure du tirage au sort, organisé le 9 mai, qui a permis sa mise à l’écart : « Il s’agit d’une mascarade, une irrégularité, une fraude suicidaire à l’encontre de l’État de droit. Il y a des gens à la présidence qui sont contre l’indépendance de la justice. »

"LE PRÉSIDENT A BESOIN DE JUGES QUI LUI SERONT DÉVOUÉS ET QUI FERONT CE QU’IL DIT
Le problème était-il, comme certains l’affirment, que la Cour et son président échappaient au contrôle de Félix Tshisekedi ? S’il y a un doute, c’est aussi en raison de l’étendue des prérogatives de ladite juridiction. À Kinshasa, personne n’a oublié qu’en 2018, c’est elle qui avait écarté de la course à la présidentielle certains adversaires de poids de Joseph Kabila, comme Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito.
« Le président a besoin de juges qui lui seront dévoués et qui feront ce qu’il dit », conclut un ancien juge de la Cour constitutionnelle, qui affirme avoir fait l’objet de « pressions et de menaces tous les jours » lorsqu’il y siégeait, et assure qu’il fallait « obéir et exécuter la politique du chef de l’État ».


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


Revenir en haut Aller en bas

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Empty Re: 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Message  ndonzwau Aujourd'hui à 3:56 pm

"


""RDC-Caricature: Kaluba, out! -
= https://actualite.cd/2022/05/13/rdc-caricature-kaluba-out

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! C01C500B-6FCF-4AFD-BE87-D216B69B52E1


""RDC: Comment Tshisekedi a placé Dieudonné Kaluba à la tête de la haute Cour - 13 mai 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/13/rdc-comment-tshisekedi-a-place-dieudonne-kaluba-a-la-tete-de-la-haute-cour.html/108754/
ACTE II — Un tour puis il s’en va. Il était l’une des ascensions les plus fulgurantes au sein de l’appareil judiciaire durant le mandat du président Félix Tshisekedi. D’une prestation très remarquée au cœur du procès de Vital Kamerhe, Dieudonné Kaluba est passé à la tête de la plus haute institution judiciaire du pays, la Cour constitutionnelle. Mais son règne s’effondre brusquement. Que s’est-il réellement passé ? POLITICO.CD a enquêté.

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Kaluba-tshisekedi-scaled

Le 04 juillet 2020, Benoit Lwamba, président de la Cour constitutionnelle, entre au bureau de Félix Tshisekedi à la Cité de l’Union Africaine. Le juge avait demandé à être reçu par le Chef de l’État. Il a une requête à lui adresser.  En plein confinement, il veut se rendre à Bruxelles, pour des soins sanitaires.  Mais, la conversation, qui vient de commencer, prend une autre tournure. Car, si Félix Tshisekedi accepte facilement de recevoir le juge-président, il a bel et bien une idée derrière la tête.  Selon un proche de Lwamba, c’est alors que le président va lui lancer une étrange proposition. « Il a été clairement fait savoir au juge-président que s’il voulait se rendre à Bruxelles, et même recevoir ses indemnités qui ont été bloquées, il devait d’abord démissionner », rapporte ce proche qui a requis l’anonymat. D’autres expliquent qu’une lettre sera aussitôt tendue à Benoit Lwamba, portant sa démission. « Devant des hésitations, il a été clairement menacé », révèle un proche du juge congolais.
Les menaces seront dissuasives, y compris la promesse de paiement d’indemnités. Car le juge finit par se rendre à Bruxelles. Une fuite est aussitôt organisée sur les réseaux sociaux. Une lettre, rapidement authentifiée par des proches du président Tshisekedi, annonce publiquement la démission du juge. Elle porte bel et bien la signature de Benoit Lwamba. Le vendredi 10 juillet 2020, sept juges siègent à la Cour constitutionnelle pour « constater » la démission du juge-président, selon un étrange procès-verbal qui a également fuité. Cependant, le jour même, un nouveau courrier arrive, contredisant la lettre antérieure et dont l’objet est « démenti ». Il explique que la démission du juge-président est fausse, la qualifiant de « rumeur ». Cette nouvelle lettre est signée par le même Benoit Lwamba, depuis Bruxelles.

La Présidence décide alors de contre-attaquer. Le dimanche 12 juillet, des agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR) font irruption à la Cour constitutionnelle, cassant la porte principale pour s’introduire dans les locaux de la Haute Cour. Ils auraient spécifiquement ciblé le bureau du juge-président Benoit Lwamba, confirme à POLITICO.CD, un proche du juge congolais. Une version corroborée par l’avocat Théodore Ngoy, dans un communiqué parvenu à POLITICO.CD le même jour. « Ils ont invité le Président intérimaire de la Cour constitutionnelle et le Directeur de Cabinet du Président de la Cour constitutionnelle, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Monsieur Benoit LWAMBA BINDU, à se présenter aux bureaux de ce dernier, sans raisons claires et valables », ajoute-t-il.

Lwamba n’était qu’un début

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! B9719939463Z.1_20190614145251_000G9ADRJQGA.1-0-1[/url]

L’opération est assumée dans le cercle du Chef de l’État congolais. Selon nos informations, les services congolais soupçonnent le Directeur du cabinet du juge Lwamba d’avoir produit un faux document. Mais, il n’en sera pas question, d’autant plus que, depuis Bruxelles, Benoit Lwamba assume le démenti et se considère, à ce jour, toujours comme le juge-président de la Cour constitutionnelle.
Étrangement, à Kinshasa, un « président de la Cour constitutionnelle ET président du Conseil supérieur de la magistrature ad intérim », Funga Molima Mwata Évariste Prince, annonce avoir transmis au président de la République le procès-verbal de prise d’acte de la démission d’un membre de la Cour constitutionnelle, en l’occurrence Benoît Lwamba Bindu, de ses fonctions de président de la Cour constitutionnelle. Selon cette correspondance du 13 juillet 2020, le procès-verbal a été établi à la suite de la plénière du 10 juillet 2020 par les membres de cette Haute Cour.
À la Présidence congolaise, on affirme alors que la démission de Lwamba est actée. Mais, l’épisode ici est loin d’illustrer une simple querelle entre alliés politiques, même si, depuis plusieurs mois, le Front Commun pour le Congo (FCC) et le Chef de l’État congolais ont du mal à accorder leurs violons. Toutefois, d’autres révélations viennent mettre en lumière la présence d’un agissement structuré et voulu, du moins, du côté de Félix Tshisekedi. Car pendant que la démission de Benoit Lwamba est contestée, le Chef de l’État avance ses pions, en procédant rapidement à des nominations qui vont finalement plonger le pouvoir dans une crise.En effet, le 17 juillet 2020, Tina Salama, porte-parole adjointe du Chef de l’État, est envoyée à la Télévision nationale avec tout une pile de documents. Six heures seront nécessaires pour que l’ancienne journaliste de Radio Okapi en vienne à bout. Il s’agit d’un lot inédit d’ordonnances signées par le président Tshisekedi. L’armée est principalement concernée. La grande nouvelle restera la mise sur la touche du célèbre général John Numbi. La clameur publique atteint les États-Unis. Des diplomates américains n’hésitent pas à féliciter le remplacement de leur bête noire par une autre, le général Gabriel Amisi. Mais, derrière l’euphorie, c’est la gueule de bois. Car entre les 120 ordonnances des nominations au sein de l’armée et quelques institutions judiciaires, Félix Tshisekedi en a profité pour y glisser une qui finira par faire sourciller le pays entier.
À la Cour constitutionnelle, en plein bras de fer autour de la démission du juge-président Lwamba, le Chef de l’État congolais change unilatéralement trois juges. Par ailleurs, les faits deviennent flagrants lorsqu’il est établi que ces ordonnances n’ont pas été contre-signées par le Premier ministre Sylvestre Ilunkamba, comme l’exige la loi. Pendant que ce dernier se trouvait en mission dans le Haut-Katanga, c’est étrangement le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Gilbert Kankonde, issu du parti du président, qui s’est octroyé ce pouvoir, citant un intérim, certes contesté.

Pièces contre pièces judiciaires
Problème. La Constitution congolaise, dans son article 158, fixe les conditions de nomination au sein de la plus haute institution judiciaire du pays. Et Félix Tshisekedi semble n’y avoir pas jeté un œil.  Pour la petite histoire. Créée le 18 février 2006, la Cour constitutionnelle était une première, issue de la Constitution et dont les compétences étaient, entre autres, celle de juger le président de la République et le Premier ministre. Institution de contre-pouvoir, la Cour devait donc assurer l’État de droit, tout en permettant de vérifier la conformité des lois par un contrôle.
Il faudra attendre juillet 2014 pour voir le président Joseph Kabila nommer les neuf juges de cette Cour, qui prêteront serment le 4 avril 2015 devant le président, les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès et le Conseil supérieur de la magistrature.  Les juges Vunduawe Te Pemako, Jean-Pierre Mavungu, Banyaku Luape, Jean-Louis Esambo, Lwamba Bindu, Corneille Wasenda, Funga Molima, Kalonda Kele et Kilomba Ngozi Mala jurent et prennent ainsi l’engagement de respecter la Constitution, d’agir avec honneur et dignité.
Selon la Constitution congolaise promulguée en 2006, la Cour constitutionnelle comprend neuf membres nommés par le Président de la République, dont trois sur sa propre initiative, trois désignés par le Parlement réuni en Congrès et trois désignés par le Conseil supérieur de la magistrature. « Les deux tiers des membres de la Cour constitutionnelle doivent être des juristes provenant de la magistrature, du barreau ou de l’enseignement universitaire. Le mandat des membres de la Cour constitutionnelle est de neuf ans non renouvelables », dit la Loi fondamentale.  Toujours selon la Constitution, la Cour constitutionnelle est renouvelée par tiers tous les trois ans.

Ainsi, trois ans après avoir mis en place la Haute Cour, Joseph Kabila signe l’ordonnance N° 18/ 038 du 14 mai 2018, nommant les nouveaux juges dont Norbert Nkulu, Jean Ubulu et François Bokona. Norbert Nkulu a été désigné par la Présidence de la République et Jean Ubulu par le Conseil supérieur de la magistrature. François Bokona a, quant à lui, été désigné par le Parlement réuni en Congrès.
Or, Joseph Kabila, ayant nommé trois juges le 14 mai 2018, il n’était pas possible que Félix Tshisekedi puisse en nommer trois autres avant les trois ans requis par la loi. Le nouveau Chef de l’État aurait dû attendre mai 2021 pour opérer des nominations. « Ces nominations ne sont pas de nature à apporter la paix au sein de notre coalition. Elles sont faites de manière cavalière, en plus d’être illégales. La constitution stipule que la Cour constitutionnelle ne peut connaître de nomination venant du Président de la République qu’après 3 ans à l’issue d’un tirage au sort. En outre, le président Joseph Kabila Kabange avait déjà nommé 3 juges en 2018. Et donc, il n’y avait ni opportunité, ni vacance pour nommer des nouveaux juges. De plus, les trois juges devaient venir des trois composantes, ce qui n’a pas été le cas. Ils sont nommés unilatéralement et sont tous issus d’une seule composante. C’est totalement illégal », explique Adam Chalwe Munkutu, Secrétaire national du PPRD, parti de Joseph Kabila. 
Par ailleurs, le président Félix Tshisekedi a procédé aux trois nominations de matière unilatérale, alors que, selon la Constitution, dans son article 158 alinéa 3, il est clairement stipulé : « La Cour constitutionnelle est renouvelée par tiers tous les trois ans. Toutefois, lors de chaque renouvellement, il sera procédé au tirage au sort d’un membre par groupe. »

Deux juges s’opposent au forcing
24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Freddy-mulongo-courconstitutionnelle-10

Coup de tonnerre à Kinshasa. Les trois nominations, qui devraient passer comme une lettre à la poste, coincent à la gorge de deux juges. Le mardi 04 août 2020 jusqu’à midi, le décor était planté à la Cour de cassation dans la capitale congolaise, où les juges Jean Ubulu Mpungu et Noël Kilomba Ngozimala, nommés présidents à la Cour de cassation par une ordonnance du Chef de l’État Félix Tshisekedi le 17 juillet 2020, étaient attendus. « Les deux juges ne sont pas joignables. On va devoir reporter l’événement », explique un des organisateurs à un journaliste de POLITICO.CD sur place. Ni le Premier ministre, encore moins le président du Sénat et la présidente de l’Assemblée nationale. Eux aussi sèchent la cérémonie. 
Quelques heures après, la copie d’une lettre écrite par les deux juges et adressée au président Félix Tshisekedi est parvenue à POLITICO.CD. « C’est depuis juillet 2014 pour le Juge KILOMBA, et avril 2018 pour le juge UBULU, que par nos lettres respectives (…) nous avions levé l’option de ne plus travailler à la Cour Suprême de Justice, jusqu’à l’expiration de nos mandats de neuf ans à la Cour constitutionnelle, et ce, conformément à la Constitution, en son article 158, alinéa 3, ainsi qu’à la Loi-organique n°13/026 du 15 octobre 2013 », expliquent-ils dans cette correspondance datée du 27 juillet 2020.
En clair, les deux juges estiment que leurs mandats respectifs à la Cour constitutionnelle sont de neuf (9) ans pour chacun, et sont encore en cours. « En outre, l’Ordonnance n°20/108, du 17 juillet 2020 leur notifiée, ne fait pas allusion, dans ses visas, à la Loi-organique portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle mais, elle s’est plutôt basée sur les articles 69, 79, 82, 152 et 153 de la Constitution, qui mettent en exergue votre pouvoir sur les juridictions de l’Ordre judiciaire et le Conseil Supérieur de la Magistrature, alors que la Cour constitutionnelle ne fait pas partie de cet Ordre de juridictions, dont seul son Président est en même temps Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, et non les membres de la Cour »,  font-ils remarquer au président Félix Tshisekedi.

La polémique éclate. À la Présidence congolaise, on répond :« Lorsque les deux juges affirment ne pas avoir été préalablement consultés avant leur nomination, on peut leur rétorquer qu’ils seront bien en peine de citer un texte légal qui prévoit une quelconque consultation des intéressés, par le Président de la République, avant leur nomination. Il n’y a donc pas d’obligation de consultation envers les deux nominés », affirme un communiqué du cabinet du président Félix Tshisekedi, publié le 8 août 2020.
Le même communiqué répond également au sujet des mandats de juges. « Les intéressés évoquent leur mandat de neuf ans en cours. Or, ils n’ignorent pas les prescrits de l’article 31 point 3 de la loi organique qui prévoient l’incompatibilité de la fonction de membre de la Cour constitutionnelle avec l’exercice de tout autre emploi public. Ainsi, le Juge constitutionnel ne peut cumuler deux fonctions publiques au même moment. On peut rappeler le cas du juge constitutionnel VUNDUAWE Te Pemako, appelé à d’autres fonctions, alors que son mandat à la Cour constitutionnelle courrait encore ».
Toutefois, selon les informations de POLITICO.CD, VUNDUAWE Te Pemako, alors juge de la Cour constitutionnelle, avait sollicité personnellement et par écrit, auprès de Joseph Kabila, pour être nommé à la tête du Conseil d’État, qui venait d’être créé en 2018, après éclatement de la Cour suprême. Cette demande ayant donc entrainé une vacance au niveau de la Cour constitutionnelle. Deux autres juges, dont Esambo et Banyaku, avaient respectivement démissionné, créant une vacance de 3 postes, ayant permis à Joseph Kabila de les remplacer sans tirage au sort.

Par ailleurs, l’article 90 de la loi portant statuts des magistrats, consulté par la rédaction de POLITICO.CD, affirme que les dispositions de cette loi ne s’appliquent pas aux juges de la Cour constitutionnelle. « Les dispositions de la présente loi ne s’appliquent pas aux membres de la Cour constitutionnelle », dit-elle. Ainsi, quoique magistrats de carrière, en devenant membre de la Cour constitutionnelle, il apparaît que l’application du statut de magistrat à l’égard de ces deux juges reste suspendue. « Ils sont régis dès lors par l’ordonnance portant dispositions relatives au Statut particulier des membres de la Cour constitutionnelle », explique, notamment, l’avocat Jean-Paul Koso Yoha, consulté par POLITICO.CD. « Par conséquent, aussi longtemps qu’ils exécutent les fonctions de juge à la Cour constitutionnelle, on ne peut pas prétendre leur appliquer le statut des magistrats pour leur opposer une nomination comme magistrat de carrière », ajoute-t-il.

Tshisekedi sort la carte Kaluba
24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! 6091627f37eef961559808
La guerre judiciaire battra son plein au Congo-Kinshasa. Félix Tshisekedi voit, notamment, l’opposition, et même le camp de Joseph Kabila, contester vigoureusement ses nominations à la Cour constitutionnelle. Néanmoins, si la polémique est vive, c’est surtout parce que de telles nominations à la plus haute institution judiciaire de la RDC, visent des objectifs qui font craindre une tentative de contrôler complètement le processus électoral à venir.  En effet, selon la Constitution de la RDC, la Cour constitutionnelle est, notamment, arbitre des contentieux électoraux. C’est elle qui valide tout le processus, du calendrier à la publication des résultats définitifs, en passant par la validation des candidatures, ainsi que leurs rejets. À Limete, la commune du centre de Kinshasa où se situe le siège de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), des partisans du Chef de l’État ne cachent pas leur volonté, qui guide sans doute les manœuvres autour de la Cour constitutionnelle.
Le mercredi 21 octobre 2020, vers midi, une cérémonie aux allures de manifestation politique a lieu au Palais du peuple. Félix Tshisekedi fait une entrée triomphale, acclamé tant par la population que par l’Ambassadeur américaine en RDC, Mike Hammer, qui a fait le déplacement. Aussitôt assis, le Chef de l’Etat lance alors la cérémonie de prestation de serment des juges de la cour constitutionnelle.  Les nouveaux juges de la Cour Kamulete Badibanga Dieudonné, Kalume Yasengo Alphonsine et Kaluba Dibwa Dieudonné prêtent serment devant le Président de la République. Les heureux élus sont Dieudonné Kaluba Dibwa (Lomami) est issu du quota Présidence de la RDC ; Kalume Alphonsine (Maniema) est issue du quota du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). C’est la première femme à occuper cette fonction en RDC. Kamulete Badibanga (Kasaï Oriental) est lui aussi issu du quota du quota du Conseil supérieur de la magistrature.

Le 20 avril 2021, c’est Dieudonné Kaluba qui est élu Président de la Cour Constitutionnelle, officiellement par ses confrères juges de la haute cour. Il prend ensuite ses fonctions et succède à Évariste Funga, qui assurait la présidence par intérim de la Cour constitutionnelle depuis dix mois. Cette position, selon la loi congolaise, fait de Kaluba a automatiquement pris la tête du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
Néanmoins, le choix de Kabula n’est pas anodin. Outre le fait qu’il s’est fait remarquer durant le procès Kamerhe, celui qui  a la réputation d’être « un avocat brillant » était l’un des conseils de Félix Tshisekedi lorsque Martin Fayulu avait contesté son élection devant la Cour constitutionnelle en 2019. Par ailleurs, comme le président Félix Tshisekedi, Kabula qui est né naît en 1966 à Mbuji-Mayi, dans cette province du Kasaï-Oriental, s’est avéré être un choix judicieux pour le contrôle de cette Cour, alors que les élections de 2023 commençaient à être redoutées de plus en plus dans le camp du président Tshisekedi. « De par ses origines, mais aussi et surtout par ses liens étroits avec le Chef de l’Etat, Kabula était un bon choix pour garantir une fidélité de la Cour aux ambitions du Chef. Mais les choses ne se passent toujours pas comme on le pense », renseigne un proche du président congolais qui a requis l’anonymat à POLITICO.CD. La suite dans l’acte III.

Dans ce dossier
— Dieudonné Kaluba, une ascension « préfabriquée »
— Comment Félix Tshisekedi a placé Dieudonné Kaluba à la tête de la Cour Constitutionnelle
— Dieudonné Kaluba, les coulisse d’une chute (Ce dimanche 15 mai 2022)


"RDC: Comment le sort de Dieudonné Kabula a été tiré - 13 mai 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/13/rdc-comment-le-sort-de-dieudonne-kabula-a-ete-tire.html/108746/
Un tour puis il s’en va. Il était l’une des ascensions les plus fulgurantes au sein de l’appareil judiciaire durant le mandat du président Félix Tshisekedi. D’une prestation très remarquée au cœur du procès de Vital Kamerhe, Dieudonné Kaluba est passé à la tête de la plus haute institution judiciaire du pays, la Cour constitutionnelle. Mais son règne s’effondre brusquement. Que s’est-il réellement passé ? POLITICO.CD a enquêté.

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Kaluba-tiré-scaled

20 juin 2020. Kinshasa est en ébullition. Comme une grande partie du pays. Les regards sont braqués sur la télévision publique, qui diffuse depuis plusieurs jours un procès hautement médiatisé et surtout, hautement symbolique. Pour la première fois en République démocratique du Congo, un haut responsable du pouvoir, en l’occurrence le Directeur de cabinet d’un Président de la République est jugé pour des faits graves de corruption et détournements présumés. Vital Kamerhe est en effet à la barre depuis son arrestation en avril de la même année. Mais ce procès ne laisse aucune surprise sur son issue. Tant, durant son déroulement, POLITICO.CD met clairement en exergue des faits troublants sur la responsabilité présumé du président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC).
Cependant, des événements vont vite faire douter de la transparence du procès au sein de POLITICO.CD. Ce samedi 20 juin 2020 donc, le procès ne débute par à 09H du matin comme il était prévu. Les accusés, leurs avocats,  le personnel judiciaire et les agents de la RTNC qui couvrent l’évènement attendent toujours. Ils attendent l’arrivée du juge-président,  Pierrot Bakenda Mvita. Toutefois, pendant que le public attendait le dénouement de ce procès centré le « nouvel Etat de droit » que veut incarner le président Tshisekedi, un document tombe dans la rédaction de POLITICO.CD. Il est envoyé par une source anonyme, qui prétend alors qu’il s’agirait du jugement du procès de Vital Kamerhe. Dans celui-ci, le Directeur de cabinet du président serait déclaré coupable et condamné à 20 ans de prison, ainsi que 10 ans d’inéligibilité pour « détournement de fonds » et « corruption ». Ses co-accusés, l’homme d’affaires libanais Jammal Samih, patron d’Husmal et de Samibo, deux sociétés impliquées dans la construction de logements sociaux pour le programme des 100 jours, et Jeannot Muhima Ndoole, chargé du service import-export à la présidence de la République, y sont également reconnus coupables. « Il s’agit du verdict qui sera lu tout à l’heure par le tribunal. Il a été soumis au Chef pour qu’il donne son approbation », affirme cette source qui dit « travailler à la Présidence ».

Une ascension « préfabriquée
Pendant que POLITICO.CD analysait le document, le juge-président se pointe enfin à la prison de Makala où a lieu le procès en audience foraine. Voilà Pierrot Bakenda lisant donc le même document, mots pour mots, que celui qui a été envoyé à POLITICO.CD quelques minutes avant même le début de cette audience finale. Par la suite, plusieurs autres sources confirmeront  le fait que cette décision judiciaire ait été réellement envoyé « à la présidence bien avant sa lecture ».
Mais, ce procès ne révèle pas seulement l’étrange manière de fonctionner de la justice congolaise. Pendant son déroule, deux avocats de la partie civile, l’Etat, mènent la danse. D’abord le bâtonnier Coco Kayudi Misamu du Barreau de Kinshasa / Matete, mais surtout Dieudonné Kaluba Dibwa. Ce dernier est particulièrement à l’attaque face à Vital Kamerhe. Menant la défense de l’Etat, Kaluba se fait remarquer grâce à sa théorie du «détournement intellectuel », pourtant non reconnue par la loi congolaise en tant que telle. Il originaire de la région du Kasaï, la même que le président Tshisekedi. Kabula est né à Mbuji-Mayi en 1966, il  est Docteur en Droit public avec la plus grande distinction depuis le 31 août 2010, à l’Université de Kinshasa. Il est Professeur à la Faculté de Droit de la même université. Il est alors également Avocat à la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe et exerce comme Conseil devant la Cour pénale internationale.
Un an plus tard,  une vague de promotions accompagnent ceux qui ont réussi à faire condamner celui qui devient alors ancien Directeur de cabinet du Chef de l’Etat. Le juge Pierrot Bankenge Mvita est nommé président du tribunal de grande instance Kinshasa-gombe. Mais à ses côtés, Dieudonné Kaluba Dibwa est plébiscité. Le voilà nommé juge à la Cour constitutionnelle, pendant que Félix Tshisekedi livre une âpre bataille politique face à la coalition de Joseph Kabila.  Les dessous de cette nomination sont à trouver dans le prochain acte.


"RDC: Matata à la rescousse de Kaluba - 11 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/11/rdc-matata-la-rescousse-de-kaluba
Le 15 novembre 2021. L’arrêt est attendu par toute la scène politique congolaise. Ce qui est en jeu, ce n’est pas qu’une affaire de justice, c’est aussi l’avenir politique de Matata Ponyo, l’ancien Premier ministre, qui rêve de devenir président de la République. 



Alors que le champagne s’apprête à être sabré dans le camp des détracteurs de l’homme à la cravate rouge, la Cour constitutionnelle, à sa tête  Dieudonné Kaluba, se déclare incompétente. Elle relève que « la compétence juridictionnelle étant d’attribution, le prévenu Matata Ponyo, qui a cessé d’être Premier ministre en fonction au moment où les poursuites contre lui sont engagées, doit être poursuivi devant son juge naturel, de sorte que, autrement, il serait soustrait du juge que la Constitution et les lois lui assignent, et en violation de l’article 19 alinéa 1er de la Constitution ».
Dans l’entourage de Félix Tshisekedi, on est formel : Dieudonné Kaluba a été corrompu. La confiance est rompue et le sort de ce professeur ordinaire est scellé. Dès lors, quand le greffier en chef de la haute cour annonce pour le 10 mai un tirage au sort pour le renouvèlement de certains juges, tous les analystes sont unanimes : Dieudonné Kaluba va tomber. Ce qui devait être fait a été fait. 

De son côté, Matata Ponyo, récemment investi candidat à la présidentielle de 2023 par son jeune parti, se montre toujours jaloux de sa réputation, tient à son image et prend la défense du très bientôt ex-juge constitutionnel : « Je n’ai jamais corrompu le Professeur Kaluba pour orienter la décision de la Cour sur le dossier Bukangalonzo ». 
Fidèle à sa ligne de défense, lui qui a toujours dénoncé un procès qu’il qualifie de politique assène : « les juges de la Cour ont dit le bon droit et ont clos définitivement toutes les poursuites à mon endroit. Honneur à ce professeur d’université qui a refusé de dire le droit politique ».
Entre-temps, 2023 n’est plus aussi loin. Félix Tshisekedi est accusé de vouloir installer des fidèles à des postes clés de l’appareillage institutionnel : de la  CENI à la Cour constitutionnelle en passant par des organes délibérants. Le tout, après des élections des gouverneurs largement remportées par l’Union sacrée.



"Félix Tshisekedi: « si nous n’avons pas une justice qui fonctionne, il faut oublier l’Etat de droit » - 11 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/11/felix-tshisekedi-si-nous-navons-pas-une-justice-qui-fonctionne-il-faut-oublier-letat-de
Félix Tshisekedi se trouve dans la capitale ivoirienne en tant que participant à la 15e Conférence des parties (COP) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Comme d’habitude, il a trouvé du temps pour échanger avec les membres de la communauté congolaise. A côté d’autres sujets, il a évoqué les grands défis auxquels le pays est confrontés. Il s’est montré davantage sévère vis-à-vis de la justice et du système sécuritaire.
« Faire les réformes à plusieurs niveaux: l’armée, la police, la justice. Si nous n’avons pas une justice qui fonctionne, il faut oublier l’état de droit. Il faut que notre justice redore son blason, longtemps terni », a t-il déclaré.
Ces mots à l’égard de la police n’ont pas non plus étaient tendres:  « Notre armée également est pour quelque chose dans ce qui se passe dans l’Est de la RDC. Il faut remettre de l’ordre. Notre police favorise également certaines choses qui favorise certaines choses qui emmènent l’insécurité, à cause de sa complicité. C’est tout ça que nous devons faire, mais je ne peux le faire seul. C’est notre à faire à tous. Ne vous sous-estimez pas. Vous avez un rôle à jouer ».
En juillet dernier, dans une interview accordée à la télévision nationale et à TOP CONGO, il s’était montré tout aussi insatisfait du travail fait par la justice.
« Je fais des réformes dans la justice. J’ai mis des personnes que j’ai trouvées dont j’avais le témoignage sur leur probité morale. Sans les remettre en cause, mais je pensais qu’ils allaient m’aider à impulser cette nouvelle dynamique au sein de la justice pour la rendre vraiment un moteur de l’État de droit que j’attends et ce redresseur des torts que je veux voir pour qu’elle puisse mettre fin à la corruption mais la corruption continue d’exister même dans le milieu de la justice censé combattre ce fléau. À ce jour, la justice n’a pas encore fait son travail pour avoir les résultats escomptés », avait-il dit.

Cependant dans l’opposition, on trouve que c’est lui le problème. Illustration faite avec le récent changement à la tête de la Cour constitutionnelle. « Les changements orchestrés ce jour à la Cour constitutionnelle me rappellent à cette réflexion de J. Rostand :" Il est affreux de voir revenir avec des couleurs d'avenir tout ce qu'on détestait dans le passé". Quel gâchis de voir ainsi défigurée notre oeuvre commune pour un Etat de droit », note le député Delly Sesanga.
Et d’ajouter: « Lorsqu'un pouvoir n'a plus de limite que le miroir de ses propres lubies; qu'en fait d'exercice de l'autorité, il n'aspire à ne rencontrer d'obstacle que le fond de l'imagination de sa propre volonté : voilà une dictature dans son principe. Un tel régime mérite une totale réprobation et doit être par conséquent combattus dans son principe par tous les démocrates ».
Martin Fayulu est également du même avis: « Pitoyable de vilipender en public nos forces armées et notre police de cette manière. M. Tshisekedi devrait cesser de rejeter la faute aux autres et commencer à rendre des comptes. Le problème réside dans la trahison, le manque de ressources et la formation. Il faut des réformes ».


"RDC: quand la Cour constitutionnelle se saborde - 11 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/11/rdc-quand-la-cour-constitutionnelle-se-saborde
Le mardi 10 mai 2022, par lecture du procès-verbal du tirage au sort faite par le greffier en chef de la cour constitutionnelle de la République Démocratique du Congo, deux juges de cette cour ont quitté la cour constitutionnelle. Il s’agit du juge Kaluba Dibwa, président en fonction de cette haute cour, ainsi que du juge Evariste Funga. Une information qui défraie encore la chronique.
Pour certains, la procédure de destitution de ces juges n’est pas régulière. Ce que rejette les soutiens de l’actuel pouvoir.

« La Cour Constitutionnelle, la plus haute instance judiciaire de la République, dont la composition actuelle procède du péché, va bientôt mourir dans le péché. Ainsi, le délitement de l’Etat et des Institutions de la République poursuit son chemin aisément », peste Patrick Nkanga, rapporteur du bureau politique du PPRD.
Pour l’avocat et activiste Hervé Diakesie, le « tirage au sort » de ce jour constitue un casus belli juridicum. « Le President de la cour tirant son mandat de l’élection de ses pairs, pour une durée supérieure à la vacance qu’il comblait était - il concerné par le tirage au sort ? La plénière a-t- elle répondu à ces moyens », s’est-il interrogé.
Pour d’autres, l’intervention du président de la République serait même à saluer: « Je salue l’action décisive du Président Félix Tshisekedi pour nettoyer la Cour Constitutionnelle des germes de corruption. Mon souhait est que ces actions correctives s’étendent à tous les niveaux de toutes les juridictions de justice pour extirper la corruption du système. Bravo! Well done », se réjouit Noël Tshiani, ancien candidat à la présidentielle.  
Conformément à l’article 158 de la Constitution du 18 février 2006 que « la Cour constitutionnelle comprend neuf membres nommés par le Président de la République dont trois sur sa propre initiative, trois désignés par le Parlement réuni en Congrès et trois désignés par le Conseil supérieur de la magistrature.

Les deux tiers des membres de la Cour Constitutionnelle doivent être des juristes provenant de la magistrature, du barreau ou de l’enseignement universitaire.
Le mandat des membres de la Cour constitutionnelle est de neuf ans non renouvelable.
La Cour constitutionnelle est renouvelée par tiers tous les trois ans. Toutefois, lors de chaque renouvellement, il sera procédé au tirage au sort d’un membre par groupe.
Le Président de la Cour constitutionnelle est élu par ses pairs pour une durée de trois ans renouvelable une seule fois. Il est investi par ordonnance du Président de la République. »
Il faudrait noter qu’il y a, d’une part, le mandat du membre de la cour constitutionnelle qui est de neuf ans, et d’autre part, le mandat du président de la cour constitutionnelle qui est de trois ans.
Au regard des faits, pour ce qui concerne particulièrement le président de la cour constitutionnelle déchu, la procédure enclenchée est irrégulière.


"La une de la presse cette semaine à Kinshasa
 À la Une: ça bouillonne à la Cour constitutionnelle, Kaluba, un départ controversé - 14/05/2022

= https://amp.rfi.fr/fr/podcasts/la-une-de-la-presse-cette-semaine-%C3%A0-kinshasa/20220514-%C3%A0-la-une-%C3%A7a-bouillonne-%C3%A0-la-cour-constitutionnelle-kaluba-un-d%C3%A9part-controvers%C3%A9
C’est à la Une d’Africanews. Le trihebdomadaire qui commente la fin mouvementée de Dieudonné Kaluba Dibwa à la tête de la haute cour :  « Une fin qui laisse l’opinion dans un questionnement sans précédent, écrit le tabloïd qui poursuit : … La cour constitutionnelle a procédé mardi 10 mai au tirage au sort à l’issue duquel le juge Dieudonné Kaluba s’est vu obligé de plier bagages. En même temps que lui, le juge Prince Funga ».
Pour sa part, l’hebdomadaire The Post titre : « Pas très docile, Kaluba évincé ». Entre le juge constitutionnel qui a lavé Matata Ponyo et l’avocat qui avait plaidé pour « le crime intellectuel » de Vital Kamerhe, explique The Post, « le régime ne se sent pas plus rassuré quant à la loyauté de cet intello qui obéirait plus à ses livres qu’à la volonté politique qui l’a fait passer de l’ombre à la lumière ». Selon les confrères de ce journal, « Autour du fameux tirage au sort qui a conduit à l’éviction de Dieudonné Kaluba, il règne une grosse confusion sur le déroulement de cette procédure prévue par les dispositions de la loi organique du 15 octobre 2013 et encadré par le règlement intérieur de la haute cour. Une confusion qui jette un épais nuage davantage sur l’interprétation du délai de tirage au sort que sur les modalités de désignation de hauts magistrats de cette cour ».

« Le président Kaluba out ! »
Peut-on lire dans le quotidien Le Phare avant cette question : le temps des juges à vie à la Cour constitutionnelle ? L’organisation a connu le mardi 10 mai l’inévitable épreuve du renouvellement de sa composition. Un tiers ont été renouvelés après une échéance de quatre ans et non trois comme prévu par la Constitution. « En principe, explique le quotidien, l’élégance aurait dû être mise à l’avant plan au sein de la plus haute juridiction du pays. Hélas, constatent les confrères du Phare, même ici les hauts magistrats sont devenus prisonniers des clans politiques. Ainsi, conclut le journal, il est en train de naître en son sein, la caste des juges à vie, entendez ces magistrats qui rêvent de siéger à la Cour constitutionnelle jusqu’à la fin de leur vie ».

Félix Tshisekedi  décidé de s’attaquer aux responsables des contre-performances au sein des FARDC
Enfin dans le journal L’Avenir, un autre quotidien : discipline au sein de l’armée, Tshisekedi tape du poing sur la table. Selon ce journal, Félix Tshisekedi s’est adressé aux officiers militaires dans un séminaire sur l’éthique et la déontologie. « Le chef de l’Etat a démontré que les résultats engrangés aujourd’hui au niveau sécuritaire ne sont pas à la mesure des efforts fournis pour doter l’armée d’instruments nécessaires et utiles à son action » rapporte L’Avenir. Et d’ajouter : « Mais cette fois, le commandant suprême est décidé à s’attaquer à ceux qui sont responsables de ces contre-performances ».


"RDC : Des avis divers émergent après l’éviction de Dieudonné Kaluba de la cour constitutionnelle - Par Job KAKULE -11 mai 2022 12
= https://www.grandslacsnews.com/posts/rdc-des-avis-divers-emergent-apres-l-eviction-de-dieudonne-kaluba-de-la-cour-constitutionnelle-5097
Le chamboulement de la cour constitutionnel qui a débouché à l’éviction de Dieudonné Kaluba, président de cette haute cour et du juge Evariste-Prince Funga, fait toujours réagir.
Si les membres du cabinet de Dieudonné Kaluba ont dénoncé cette décision expliquant « qu’il s'agit d'une mascarade, une irrégularité, une fraude suicidaire à l'état de droit », l’ACAJ de Georges Kampiamba salue de son côté cette procédure de tirage au sort « qui s’est déroulée dans la transparence et en harmonie avec l’article 158 alinéa 4 et l’article 6 alinéa 2 de la Loi organique de la haute Cour. »
Elle indique par ailleurs que ce tirage au sort intervient avec un grand retard alors qu’il aurait dû être organisé en avril 2018.
24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! LR8LeCYe_normal
ACAJ
@acajasbl
Communiqué: La procédure de tirage au sort de deux (2) juges s’est déroulée hier dans la transparence et en harmonie avec l’article 158 alinéa 4 et l’article 6 alinéa 2 de la Loi organique de ladite Cour ⁦@KapiambaGeorges⁩ ⁦@Cour_constRdc⁩ ⁦@Presidence_RDC⁩ 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! 1f44724 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! 1f447
24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! FSdyi8cWUAIRuSl?format=jpg&name=900x900
10:58 AM · May 11, 2022
Il faut dire que ce tirage au sort, intervenant dans un contexte marqué par la préparation des élections de 2023, interpelle plus d’une personne après, selon des sources concordantes, une crise de confiance entre le président de la Cour Constitutionnelle et le chef de l’Etat.

Le député national Delly Sesanga, coaouteur de la loi électorale actuellementsous examen à l’assemblée nationale, a exprimé son désarroi après cette décision et a appelé à combattre le régime actuel.
Delly SESANGA HIPUNGU
@DSESANGA
Les changements orchestrés ce jour à la Cour const. me rappellent à cette réflexion de J. Rostand :" Il est affreux de voir revenir avec des couleurs d'avenir tout ce qu'on détestait dans le passé". Quel gâchis de voir ainsi défigurée notre oeuvre commune pour un Etat de droit !
24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! FSaMRSOXMAITqsp?format=jpg&name=small
6:32 PM · May 10, 2022
Un cadre du FCC, Patrick Nkanga, a de son côté expliqué que « la composition actuelle de la cour constitutionnelle procède du péché et va bientôt mourir dans le péché. »
Patrick NKANGA Bekonda
@PatrickNkanga2
« La Cour Constitutionnelle, la plus haute instance judiciaire de la République, dont la composition actuelle procède du péché, va bientôt mourir dans le péché. Ainsi, le délitement de l’Etat et des Institutions de la République poursuit son chemin aisément. » PNB
1:31 PM · May 10, 2022

= https://actualite.cd/2022/05/10/rdc-cour-constitutionnelle-le-juge-dieudonne-kamuleta-badibanga-elu-nouveau-president
= https://actualite.cd/2022/05/10/cour-constitutionnelle-les-juges-dieudonne-kaluba-et-evariste-prince-funga-quittent

   

Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


Revenir en haut Aller en bas

24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS  A LA TÊTE DU PAYS !!! Empty Re: 24 JANVIER 2019 - 24 JANVIER 2022 JOUR POUR JOUR TSHISEKEDI 3 ANS A LA TÊTE DU PAYS !!!

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum