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SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE, RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS !

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SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! Empty SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE, RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS !

Message  ndonzwau 1/2/2022, 6:39 pm

SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS !

A voir le sentiment anti-fançais aujourd'hui en ébilution Afrique surtout parmi sa jeunesses, je dois être un peu à coté de la plaque car si je suis pour que l'Afrique se libère de la France je n'en crains pas moins que ce sentiment anti-français forcené que campent beaucoup d'Africains largement relayée par la presse en tête AfriqueMédia ne nous fasse oublier nos  propres responsabilités, la part que nous ne remplissons pas toujours pour nous developper. Il est devenu habituel de se moquer de la France qui serait dans la moise du fait de la reprise de conscience des Africains de leurs droits qui veulent chasser les Français. La  France a beaucoup de raisons internes pour être mal, ça va d'ailleurs beaucoup se voir avec leur campagne présidentielle qui dictera peut-être une politique plus assumée de retrait mais il ne faut pas oublier qu'elle a d'autres moyens de peser en Afrique.
Ailleurs, sommes-nous assurés qu'en quittant la  France nous ne nous précipitons pas dans les bras de nouveaux néo-colonisateurs comme la Russie qui nous ne nous réserveront pas mieux ?

La France souffre d'un lourd passif en Afrique depuis la colonisation qui sest poursuivi avc un néo-colonialisme affiché après, avec franc CFA, Françafrique et consorts, nous devons-nous en défaire mais au mieux notamment en ne nous abadonnons pas facilement dans des gouvernances qui parce qu'africaines se montreront complaisantes sur différentes normes de respect des droits et devoirs des citoyens, de bonne gouvernance...  La politique française en Afrique doit changer vers moins de condescendance et de droit de propriété et les Africains ont le droit de faire leurs propres choix : ça ne sera pas acquis au premier coup d'où nous venons mais c'est là la première condition de bonne cohabitation, les Africains et pas seulement leur jeunesse se sont reveillés et les réseaux complotistes de tout poil sont à l'oeuvre. La France l'a compris, le dernier format choisi par Macron pour le Sommet France -Afrique en témoigne mais ira-t-elle plus loin ?



"Du sentiment antifrançais au Sahel - 29/11/2021
= https://www.anti-k.org/2021/11/29/du-sentiment-antifrancais-au-sahel/
J’arrive à Niamey dans une ambiance de fureur antifrançaise pan-sahélienne qui a inondé les réseaux sociaux à la faveur des blocus imposés à la progression d’un convoi militaire français par des masses burkinabès excitées de trouver une cible honnie mais inoffensive à leur indignation contre la situation d’oppression violente (de la part de groupes armés djihadistes) à quoi est assujettie une bonne partie de leur pays. L’opinion est répandue dans la population que les militaires français ne viendraient dans les zones de guerre que pour distribuer des armes aux djihadistes. Cette idée est irréfutable car elle ne repose pas sur des faits mais sur des sentiments, et on ne contredit malheureusement pas les sentiments par des preuves factuelles. Il s’agit en l’occurrence d’une mythification de la mauvaiseté diabolique de la France qui travaille l’imagination sahélienne à tous les niveaux, depuis les intellectuels et autres personnages instruits jusqu’au paysan assis dans sa hutte mais qui, grâce à son smartphone, reçoit quotidiennement des discours hallucinés sur ce thème propagés en boucle par des individus qui ont trouvé une facile vocation dans le French bashing. Comme me le disait le journaliste Antoine Glaser au cours d’un entretien récent à Paris, les djihadistes ont déjà gagné. Il faisait allusion au fait que l’insécurité encore plus grande pour les Occidentaux que pour les locaux a entraîné leur départ de la région, y compris surtout au niveau des liens humains tissés, en marge des grosses machines étatiques et multilatérales, par des petites ONG, des personnes généreuses ou éprises d’Afrique, des destins apparemment excentriques consacrés à œuvrer obscurément dans une campagne oubliée.
Mais l’autre victoire des djihadistes, c’est certainement le renforcement et l’hystérisation du sentiment antifrançais, un phénomène ancien qui n’est pas sans justification bien entendu, mais qui, à côté d’aspects de saine réaction, révèle aussi des pathologies morales et intellectuelles qui, à terme, sont dangereuses pour le Sahel lui-même.

Il faut ici comprendre quelques points importants.

Il a toujours existé au Sahel et en Afrique francophone d’une manière générale un fort sentiment antifrançais, issu tout naturellement de la domination coloniale. Dans les décennies passées, ce sentiment relevait de la haine chez certains, mais était, chez la plupart, contrebalancé par une sorte de francophilie tiède provenant de l’influence culturelle française imbibé à travers la scolarité ou simplement les « liens historiques » tissés par la colonisation. Tous ceux qui sont nés avant 1990 dans les pays sahéliens ont pu entendre parler de, ou ont eux-mêmes pu évoquer la France avec cette formule qui m’a toujours quelque peu étonné : « La mère patrie ».
Le sentiment antifrançais de cette époque ne s’explique pas seulement par le passé colonial, mais par le fait que la France, à l’inverse de la Grande-Bretagne, a mis en place dès 1958, sous l’égide du général de Gaulle, une politique néocoloniale en Afrique sub-saharienne, politique qui est un sous-produit de la politique de grandeur prônée par le général et pratiquement inscrite dans l’ADN de la 5ème République. Cette politique néocoloniale avait plusieurs facettes, lesquelles n’étaient pas toutes aussi terribles que ses critiques – en particulier ses critiques africains – se l’imaginaient. Néanmoins, elle était étouffante, que ce soit pour le bien qu’elle souhaitait faire (par exemple le financement de la vie culturelle, le soutien à l’éducation par l’assistance technique et les bourses de coopération et d’autres obligations bienveillantes) ou par la défense égoïste de certains intérêts stratégiques ou tactiques. Surtout, elle poussa la France à routiniser les interventions militaires dans son « pré carré » africain.

Depuis 1964, date à laquelle la France rétablit de force au pouvoir Léon Mba à Libreville jusqu’à l’opération Barkhane, on a calculé que la France est intervenue en Afrique une fois tous les quinze mois, sans compter les interventions clandestines et autres coups de main mis en œuvre à l’aide de mercenaires ou en collusion avec des régimes déplorables (le fameux axe Rabat-Abidjan-Pretoria). Ces opérations s’inscrivaient toutes dans le cadre néocolonial dit « Françafrique » puisqu’elles visaient à protéger les intérêts stratégiques (y compris de prestige) de la France souvent contre des projets politiques qui auraient mérité d’être soutenus plutôt que combattus. Cela a, dans tous les cas, construit une image d’une hyperpuissance diabolique de la France qui nourrit deux instincts chez les Africains : soit une sorte de soumission veule à qui l’on pense ne pas pouvoir résister (ce qui, par contrecoup, nourrit mépris amusé et condescendance coloniale du côté français), soit une hostilité haineuse qui court à l’autre extrême.
Mais la politique de grandeur de la France, ainsi que le néocolonialisme qui lui est rattaché, ont depuis longtemps cessé d’être viables – et l’opération Barkhane est le premier acte de son décès, bien que les Africains, et en tout cas l’opinion publique sahélienne, ne s’en rendent absolument pas compte.

La politique de grandeur de la France en Afrique obéissait à deux impératifs apparemment contradictoires : participer à l’effort américain de la guerre froide et de l’endiguement du communisme (ce qui était surtout manifeste au cours des années 1960-70), et garantir l’autonomie de la France face aux États-Unis, par exemple en contrôlant le vote africain francophone aux Nations-Unies et plus généralement en préservant une capacité d’action indépendante de la tutelle américaine sur « le monde libre ». Ce sont les principes du gaullisme, qui sont à la source de la 5ème République. Mais tout cela est entré en crise dans les années 1980-90. Au cours des années 1980, les déboires économiques de la France l’ont amenée progressivement à réduire la voilure de sa politique étrangère, et en particulier de sa politique africaine. Par exemple, la coopération bilatérale, d’ailleurs menée sans enthousiasme précisément là où le besoin était le plus grand – les pays du Sahel, pour lesquels les Français ont nourri un profond pessimisme économique depuis l’époque coloniale – fit place au « multilatéral », c’est-à-dire à la tutelle des institutions financières internationales lorsque la crise de la dette frappa les pays francophones au cours des années 1980, la France se trouvant incapable d’apporter les secours attendus selon les termes implicites du pacte néocolonial.

Au début des années 1990, la fin de la guerre froide mit fin également à l’une des fonctions de la puissance française en Afrique, celle de gendarme du monde libre. Les États-Unis purent pousser à la démocratisation et à la promotion des droits humains, et la France dut suivre le mouvement, comme le montre le fameux discours de La Baule. Mais en Afrique francophone comme ailleurs, la conjonction entre démocratisation au plan politique et politique d’ajustement structurel au plan économique était pour le moins explosive. Elle signifiait en effet que les demandes et pressions populaires sur l’État se multipliaient avec l’apparition d’une société civile multiforme en même temps que le champ d’action de l’État se rétrécissait drastiquement. Au plan économique, la France pas plus que les autres pays occidentaux ne soutinrent la démocratisation par, par exemple, des plans d’investissement dans le développement ou l’annulation de la dette. Tout au contraire : la récession due à la crise fiscale ayant conduit à une surévaluation du franc CFA, la France céda en 1993 aux pressions du FMI pour une dévaluation draconienne de la monnaie CFA, en dépit de l’impact social et psycho-politique d’une telle décision. La dévaluation fut actée en 1994, année qui s’avéra être l’annus horribilis pour la puissance française en Afrique.
En effet, ce fut également au cours de cette année-là que le Rwanda explosa entre les mains d’une France qui jouait aux apprentis-sorciers avec des sentiments de haine socio-« ethnique » d’une virulence extrême. Le rapport sur la politique de François Mitterrand commandé par Macron parle à ce sujet d’une « défaite de la pensée » et d’un « effondrement intellectuel », soulignant à quel point un État – ou en tout cas sa composante centrale, l’Élysée – qui croyait si bien connaître le continent noir s’était fourvoyé dans l’erreur fatale et la faute tragique. Cette défaite était celle de la politique néocoloniale et, en sous-jacence, de la politique de grandeur. François Mitterrand était un politicien qui fut ministre à une époque où la France avait encore des colonies en Afrique, et son intervention au Rwanda, qui avait commencé comme une promotion de la démocratie – suivant le mot d’ordre américain – prit une tangente plus sombre après qu’il se fût persuadé que les puissances anglo-saxonnes essayaient de faire un coup de Fachoda à la France au Rwanda. Si la fin de la guerre froide avait rendu impertinent le volet anticommuniste de la politique néocoloniale, le Rwanda mit un terme à l’autre volet, la défense de l’autonomie face aux Américains.

Après 1994, la politique néocoloniale en Afrique n’avait plus raison d’être, sinon le fait que ce qui a été mis en place une fois durera par simple fait de conatus (de volonté de persévérer dans son être) tant qu’il n’a pas été démantelé de propos délibéré. Une telle mesure est possible, bien que les structures de la 5ème République, en particulier l’autonomie de l’Élysée dans le domaine de la politique étrangère, semblent s’y opposer. Après tout, à y regarder de près, cette autonomie élyséenne est une coutume plutôt qu’une règle constitutionnelle. Les interventions françaises en Afrique post-1994 ne s’inscrivaient plus dans une stratégie néocoloniale cohérente et charpentée. Elles relevèrent du conatus. Ce fut en particulier le cas au Tchad et surtout en Côte d’Ivoire, toutes occasions dans lesquelles le poids des acteurs africains (Déby, Ouattara) l’emporta, à travers des relations personnelles avec des décideurs clefs au sein de l’appareil d’État français, sur une vision politique ou des moyens d’action que la France n’avait plus.

Serval et Barkhane sont différents. Ces deux opérations échappent au conatus néocolonial parce qu’elles s’inscrivent dans les priorités nouvelles de l’État français, la construction européenne (en particulier le concept de défense européenne) et la lutte contre le djihadisme qui a perpétré de nombreuses tueries de masse sur le sol français et européen. Contrairement aux interventions néocoloniales, Serval et Barkhane n’ont pas été pensés pour dégommer un adversaire de la France, ou soutenir un ami de la France, ou même préserver des intérêts stratégiques menacés par des puissances inamicales (genre Chine et Russie). Il s’agit bien de mettre fin à un militantisme salafiste violent enkysté au Sahel-Sahara depuis la fin de la guerre civile algérienne et qui s’est déployé à la faveur de l’effondrement du régime de Kadhafi dans le nord du Mali, menaçant de déstabiliser à terme toute l’Afrique de l’Ouest. Ces opérations soulignent aussi bien les nouvelles limites de l’action française en Afrique – qui a besoin à présent de l’appui des puissances anglo-saxonnes, jadis considérées comme des demi-rivales – que des nouveautés caractéristiques de l’époque. Par exemple, à l’inverse une fois encore de ce qui se passait dans le cas des interventions de style néocolonial, la France a besoin, aujourd’hui, d’États africains forts et d’armées africaines qui ne soient pas, comme cela était largement le cas au Sahel, des armées d’opérette. Cela vient d’une convergence d’intérêt inédite, sur le plan sécuritaire, entre l’Europe et le Sahel, et surtout entre la France et ses anciennes colonies.

De ce fait, la montée d’un sentiment antifrançais tournant à l’obsession haineuse dans la région est une de ces tragédies des erreurs qui résultent d’une terrible histoire et d’un mauvais passé. Comme, jusqu’à 2013, la France n’est jamais intervenue militairement en Afrique que dans une optique néocoloniale, il est logique de considérer que cette énième intervention s’inscrit dans la même lignée. Cela est d’autant plus le cas que, tout en évoluant vers une nouvelle phase de ses relations avec l’Afrique, la France préserve encore certains des instincts développés par le gaullisme et sa politique de grandeur. Macron, qui a déclaré une fois au magazine Le Point qu’il assumait « la grandeur », conserve le style cassant et péremptoire qui relève de cette époque ancienne – et que d’ailleurs les chefs d’État qui agissaient alors s’étaient soigneusement abstenus d’adopter. Ses appels aux États du Sahel pour qu’ils renforcent leur armée et leur contrôle territorial, bien qu’ils aillent dans le bon sens, se font sur le ton chagrin de l’accusation et de l’impatience et font litière de tout le temps perdu par la coopération multilatérale à débiliter les États (au nom des principes néolibéraux) et à réduire leurs capacités de gouvernement (remplacées par des ONG), entreprise que la France s’est bien gardée de dénoncer lorsqu’elle a atteint son plein régime au cours des années 1990. Il n’empêche : alors que les Africains ont souffert avec une sorte de résignation veule les interventions françaises néocoloniales du passé, ils s’insurgent enfin avec une pétulance de meute au premier moment où, enfin, une intervention française se fait véritablement dans leur intérêt.
Ce point particulier renvoie, à mon avis, à un éloignement culturel constant et grandissant entre la France et l’Afrique francophone qui me paraît plutôt positif, ainsi qu’à une sorte de faim nationaliste du côté africain qui me paraît pour le moins inquiétante.

De l’indépendance à la fin des années 1980, il y a eu une forte proximité culturelle entre la France et les francophones d’Afrique, partie grâce à l’action culturelle de l’État français, partie à cause de la simplicité des temps, où la France était en quelque sorte le canal obligé des Francophones vers une culture cosmopolite. J’ai bien connu cette période, dont l’époque finale a coïncidé avec mon enfance et mon adolescence. Comme indiqué auparavant, le sentiment antifrançais était déjà très vivace à cette époque parmi ceux qui se définissaient comme des intellectuels engagés, et je me souviens d’avoir été souvent heurté par son caractère idéologique, le fait qu’il semblait s’épuiser dans la déclamation et la complainte, sans souci réaliste – i.e., sans considérer la politique néocoloniale de la France comme un problème à résoudre au plan pratique, non comme une sorte de bataille épique et sans fin entre le bien et le mal. De ce fait, j’étais aussi rebuté par le néocolonialisme français que par la gallophobie de nombres de mes camarades et de leurs tuteurs intellectuels, même si je ne savais pas exactement, à l’époque, pourquoi cette dernière me dérangeait.

Je ne comprenais pas alors qu’elle n’était que le symptôme d’autre chose, et que cet autre chose n’était, en effet, guère sympathique.

Le monde a commencé à changer dans les années 1990. Non seulement l’action culturelle de la France, comme d’ailleurs d’autres pays occidentaux, a commencé à péricliter dans le contexte des retranchements néolibéraux, mais ce nouveau régime économique a poussé vers la mondialisation, qui a commencé à offrir aux Francophones des alternatives à la France pour accéder à une culture cosmopolite – et d’abord les États-Unis et le Canada, avant que ce ne soit d’autres horizons par la suite. La fille d’un de mes amis ne rêve que de Dubaï ; une jeunette de son âge en 1995 rêvait de New York ; en 1980, de Paris. Les Francophones de 1980, même antifrançais, comprenaient subjectivement ce qui se passait en France ; ce n’est nullement le cas de ceux de 2021. En soi-même, un certain éloignement culturel entre la France et les Francophones, ou pour mieux dire, une absence d’intimité culturelle entre les deux est plutôt chose saine de mon point de vue. Au vu des relations de pouvoir de style néocolonial qui existaient entre la France et son ancien empire africain, cette intimité culturelle avait quelque chose d’incestueux – même si, pour ma part, j’appréciais un certain aspect de l’influence culturelle française, son contenu libéral, la substance rationaliste, sceptique et humaniste de son message d’ensemble qui avait, pour moi du moins, des couleurs très séduisantes contrasté avec le tuf conservateur et rétrograde des cultures africaines environnantes.

Mais précisément, il m’est finalement apparu que le sentiment antifrançais ne se résumait pas à de l’anti-néocolonialisme. Il a aussi à voir avec le nationalisme ou, comme on dit ces derniers temps, l’identité nationale, chose que j’ai tendance à considérer comme pouvant facilement déraper vers des formes toxiques de bêtise, comme on le voit d’ailleurs au sein de l’extrême-droite française. Cela est difficile à constater de prime-abord. L’anticolonialisme est en principe une bonne chose, et on a tendance à approuver tout ce qui le nourrit – et par ailleurs, le nationalisme des faibles ne paraît pas très dangereux, en tout cas vu de l’extérieur. En dehors de quelques Français afrophiles, je ne trouve pas que les Français se choquent tellement des manifestations de haine et de rancœur qui les visent au Sahel. La plupart voient la chose de loin ou l’acceptent comme un effet normal du ressentiment du colonisé. Mais on ne peut prendre la chose de même si l’on est africain non-nationaliste, comme c’est mon cas. Le nationalisme est un moralisme humainement pervers ayant, comme l’a dit une fois André Gide, « la haine large et l’amour étroit ». Il se pose en bien absolu et a de ce fait besoin d’un mal absolu afin de se bien définir. Pour Zemmour, l’islam est ce mal absolu qui permet à la France de se définir ; pour les antifrançais – qui sont majoritaires à vue de nez au Sahel d’aujourd’hui – c’est la France. L’une des premières conséquences d’un tel moralisme fédérateur est l’impossibilité totale et définitive de délibérer et de discuter rationnellement, sur base factuelle et en pesant le pour et le contre.

J’ai donné récemment un cours à Niamey, pour lequel j’ai créé un exercice de débat. J’ai divisé la classe en plusieurs groupes et j’ai fait la liste des causes que l’on attribue communément aux conflits du Sahel, y compris l’idée aujourd’hui si répandue dans l’opinion publique sahélienne qu’il s’agirait d’une machination française. Chaque groupe devait se réunir une vingtaine de minutes, développer un argument, et le présenter à la classe en répondant aux critiques et questions de ses camarades. J’ai expliqué aux étudiants avec insistance qu’il leur fallait éviter les réponses convenues et que le groupe qui me surprendrait le plus avec un argument bien ficelé recevrait un bonus. C’était les encourager à « penser hors de la boîte », comme dit l’anglais. Ce fut généralement peine perdue, mais surtout pour le groupe qui devait traiter la « cause » machination française. Suivant la rhétorique antifrançaise la plus convenue, ce groupe argua que la guerre du Sahel avait été sciemment provoquée par la France pour exploiter « nos immenses ressources naturelles ». Cela ne me surprit guère, bien entendu, mais ce qui m’étonna véritablement, c’est que les autres étudiants critiquèrent ce groupe non pour avoir dit tout le mal qu’il pensait de la France, mais pour ne pas avoir dit assez mal ! Je vis que j’étais en présence d’un dogme, c’est-à-dire de la non-pensée qui se présente sous la forme d’une pensée, une sorte de castration de la réflexion. J’en étais triste pour la France, mais surtout pour nous – car ces gens, et tous ceux qui nourrissent leur inclination dogmatique, sont censés être les élites du Sahel, et ce sont des élites qui, manifestement, sur un problème d’urgence vitale pour leurs peuples, ne pensent pas. La faute d’une certaine façon à la France : elle est le diable qui correspond à tous nos problèmes, et donc dispense de penser et de délibérer.

Un autre exemple : j’étais, il y a un peu plus d’un an, à Ouagadougou avec une professeure de droit que j’envisageais d’inviter à un colloque. Elle me demanda ce qui se passait au Niger. À l’époque, il y avait une sorte de petit mouvement insurrectionnel dans la région de Diffa qui dénonçait la dictature PNDS et s’en prenait spécifiquement à Bazoum Mohamed, alors l’un des pontes du PNDS mais surtout originaire du secteur. J’essayai d’expliquer de quoi il retournait, mais elle me coupa : « C’est organisé par la France ! » Un tantinet éberlué, je lui dis, que nenni, que la France se trouvait fort bien du régime PNDS et n’avait aucune raison de le déstabiliser, qu’à mon avis cela avait à voir avec le fait que Bazoum, qui était particulièrement visé… Elle ne me laissa pas dévider mon ennuyeuse démonstration, beaucoup moins excitante pour elle que le diabolisme français. Je n’en revenais pas : cette dame n’était pas nigérienne, n’avait pas entendu parler de cet événement avant que je ne l’en aie informée, mais elle était persuadée, cinq minutes après l’avoir appris, qu’elle comprenait mieux que moi de quoi il retournait. La croyance est plus forte que le savoir.

Je me souviens que ce qui me frustrait, dans les années de mes premières joutes avec les antifrançais, il y a bien longtemps de cela, c’est que je voulais discuter avec eux des solutions pratiques à opposer au néocolonialisme, et ils voulaient partir en croisade. J’insistais prosaïquement sur les réalités, et l’importance de connaître les réalités, y compris les causes endogènes de nos faiblesses et de nos incapacités, par exemple la corruption, le manque de sens et de souci de l’État, l’absence de vision stratégique, les obsessions ethniques là où il faudrait des obsessions sociales. Mais la réponse, toujours, était que tant que la France n’était pas vaincue, on ne pouvait s’occuper de ces questions – sur quoi je demandai, question de réalité, comment on entendait vaincre la France avec toute sa puissance et toutes nos faiblesses qui, paraît-il, n’étaient pas prioritaires. Il n’y avait jamais de réponse à cela.
(Bien entendu, ces questions sont abordées de façon inquiète et responsable par nombres d’intellectuels sahéliens, mais jamais vraiment de façon à avoir l’impact sur le public que la ligne d’opinion discutée ici possède. Il n’y a pas, dans la région, d’intellectuels publics ou d’arène publique spécifique où ces vues peuvent avoir une portée pour ainsi dire compensatrice).

Aujourd’hui encore, même histoire. Étant donné la vague de sentiment antifrançais qui atteint à présent une vigueur populaire qu’elle n’avait pas, ou qu’elle avait moins auparavant, tous ceux qui veulent exister sur la place publique et ne veulent pas s’empêtrer des rigueurs de la pensée, de la preuve et du contradictoire, rejoignent le train en marche et font chorus avec l’unanimité. Ils hurlent avec les loups. Le populiste n’est pas celui qui conduit le peuple, mais celui qui le suit en vue de le mieux exploiter – et foin des conséquences !

Les États du Sahel, qui n’étaient stables que par défaut, sont en voie de déstabilisation face au défi lancé à coups de massacres et de destructions (d’écoles essentiellement) par les djihadistes. Dans une telle situation, ceux qui rejettent la voie suivie par le pouvoir, par exemple l’alliance avec la France, ne doivent pas se contenter de dénoncer ladite voie et de réclamer la démission des gouvernants : ils doivent expliquer ce qu’ils feraient une fois aux commandes, quelle voie ils entendent suivre, et comment ils entendent résoudre le problème une fois la France expulsée du terrain. Mais de ceci, on n’entend rien. Les conférences ampoulées délivrées urbi et orbi par des politiciens d’opposition, des « oulémas », des universitaires jusque-là terrés dans leur tour d’ivoire, et diffusées avec zèle sur WhatsApp, portent toutes et toujours sur la mauvaiseté éternelle de la France, jamais sur des solutions pratiques ou des exposés stratégiques. Et pour cause. Aucun de ces déclamateurs n’a étudié la situation, ni ne se renseigne auprès de ceux qui l’ont fait, ni ne se soucie d’en savoir plus. Il est vrai que certaines réalités finissent tout de même par s’imposer. Au Burkina, où la population se gargarise de sa gallophobie galopante, des voix ont bien dû s’élever contre la raison véritable des déconvenues du pays qui n’est pas la France mais l’abandon de l’armée par le pouvoir d’État – déjà au temps de Blaise Compaoré, focalisé sur les généraux loyalistes et le Régiment de la Sécurité Présidentielle, et à présent au temps de Roch Marc Christian Kaboré, trop effarouché par les risques de putsch pour réformer vigoureusement la machine militaire, comme d’ailleurs Macron l’avait déclaré dans une conversation « on record » avec Antoine Glaser et Pascal Airault.

J’ai parlé de nationalisme – mais il s’agit d’un nationalisme négatif, un nationalisme purement d’opposition et de symbole. L’opposition à la France, symbole de l’oppression coloniale, se prête à merveille à ce qui n’est au final qu’une pétition de principes, sans suites pratiques – bien que l’arme de la haine qui est ainsi déployée peut toujours aboutir à des conséquences violentes. C’est cette arme qui, au Niger, a abouti aux attaques d’église, avec morts à la clef, à la suite des émeutes anti-Charlie (qui étaient d’ailleurs aussi des émeutes antifrançaises) de Niamey et Zinder. Et on entend les déclamateurs burkinabès se réclamer des attaques dakaroises contre « les intérêts français », en l’occurrence quelques magasins Auchan et Carrefour, comme moyen de leur « libération ». Étant donné la diabolisation des chrétiens et des Français qui ont conduit à ces actes des violences, je ne peux m’empêcher de penser à l’antisémitisme, à la vision des Juifs qu’ont les antisémites comme source de toutes les misères du monde, à la conviction qu’ils contrôleraient tout et son contraire au nom d’intérêts immenses et cachés, et aux attaques de magasins juifs et aux pogroms à quoi cela a abouti. Bien entendu, les Français, contrairement aux Juifs, peuvent se défendre – mais cela n’empêche pas que, sur cette question précise (mais elle n’est pas la seule), les Sahéliens flirtent avec une catastrophe morale.

Comme jadis la France au Rwanda, les Sahéliens sont en train de vivre une défaite de la pensée et un effondrement intellectuel.


"Françafrique: quelle est l'histoire du "sentiment anti-français" en Afrique et pourquoi il resurgit aujourd'hui? - 28 mai 2021
= https://www.bbc.com/afrique/region-56971100

SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! _118305755_gettyimages-1192808968
Un homme tient une pancarte indiquant "A bas la France" lors d'une manifestation contre les forces françaises et onusiennes basées au Mali, organisée par l'organisation malienne "Yerewolo debout sur les remparts", à Bamako, le 10 janvier 2020.

Au Mali, au Sénégal et plus récemment au Tchad, lors des mouvements de protestation, les jeunes du Continent s'en prennent aux symboles de la présence française en Afrique. Pourquoi cette hostilité 60 ans après les indépendances chez une génération qui n'a jamais connu l'époque coloniale ?

Pas moins de trois présidents français - Emmanuel Macron et ses deux prédécesseurs - ont sonné le glas de la Françafrique.
Et pourtant, nous avons encore cette conversation.
Le mois dernier, des manifestants sont descendus dans les rues de N'djamena pour dénoncer ce qu'ils considéraient comme un coup d'État après la mort du président Idris Deby.
Les pancartes qu'ils brandissaient disaient non seulement "Oui à un dialogue inclusif" et "Non à la monarchisation du pouvoir" mais aussi "Non au néocolonialisme français", "Macron missionnaire de la Françafrique".
Les manifestants ont brûlé des pneus et des drapeaux français.
Le mois précédent, au Sénégal, des manifestations exigeant la libération d'un homme politique de l'opposition arrêté alors qu'il se rendait au tribunal pour répondre à des accusations de viol avaient rapidement dégénéré en émeutes violentes.
Des entreprises appartenant à des Français ont été visées, notamment la chaîne de supermarchés Auchan ainsi que la multinationale Total.
Deux affaires apparemment nationales qui ont pris une autre dimension, et assez rapidement.
Dans une partie de l'Afrique francophone, on assiste à une montée du sentiment anti-français. Des mouvements citoyens font de l'opposition à la France leur cheval de bataille.
Dans quels pays les trouve-t-on ? Quel est le lien historique entre ces nouveaux mouvements et les leaders anti-impérialistes des années 1950 et 1960 ? Quelle est l'idéologie qui les sous-tend ?
Nous nous sommes tournés vers certains penseurs importants de la région pour obtenir une perspective. Voici ce qu'ils nous ont dit.

Que veut dire Françafrique ?...
Le génocide Rwandais - un moment clé...
Un "sentiment anti-français" ?...
Appels pour une nouvelle donne...

-La fin annoncée du franc CFA ?
Le président Macron et la Françafrique...
Qui sont les porte-drapeaux de la contestation ?...
Les héritiers du mouvement anticolonial ?...



"Sentiment antifrançais» en Afrique : «En huit ans, la présence militaire au Sahel n’a rien réglé, bien au contraire» - 26 novembre 2021
= https://alter.quebec/en-huit-ans-la-presence-militaire-au-sahel-na-rien-regle-thomas-borrel-et-thomas-deltombe/

SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! Photo-Afrique-Libe-696x464
Une manifestation contre la présence française au Sahel après une attaque ayant fait 32 morts, le 16 novembre à Ouagadougou. (Anne Mimault/Reuters)

Entrevue réalisée par par Maria Malagardis avec Thomas Borrel et Thomas Deltombe dans Libération, 26 novembre 2021

À la suite des récents incidents au Burkina Faso, où de nombreuses manifestations ont éclaté sur le trajet d’un convoi français, deux spécialistes de la Françafrique analysent la résurgence de la défiance envers la présence des forces françaises. « Vous ne devez qu’une seule chose aux militaires français : les applaudir ! » déclarait Emmanuel Macron le 28 novembre 2017, devant des étudiants à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Quatre ans plus tard, les forces françaises qui traversent en convoi ce pays se heurtent à une foule en colère. Mais de quoi ce «sentiment antifrançais» est-il réellement le nom ? Eléments de réponse avec Thomas Borrel et Thomas Deltombe, qui ont dirigé un ouvrage collectif consacré à l’histoire de la Françafrique (1). Il y a encore un an, Emmanuel Macron évoquait une «histoire d’amour entre la France et l’Afrique».

Comment en est-on arrivé à ces scènes d’hostilité ouverte dans plusieurs pays africains ?
Thomas Deltombe : L’histoire d’amour entre la France et l’Afrique, c’est un vieux cliché colonial, recyclé par Emmanuel Macron. La propagande coloniale a toujours justifié «la présence française» en Afrique par de prétendus «intérêts communs». Le discours officiel n’a pas beaucoup changé et le concept de «sentiment antifrançais» n’est pas nouveau non plus. Dans les années 50, le terme est utilisé pour stigmatiser la contestation
montante de l’ordre colonial. Avec souvent l’idée avancée d’une «manipulation étrangère». En 1957, François Mitterrand, ex-ministre de la France d’outre-mer, évoque ainsi «les concurrents subtils et les ennemis opiniâtres» qui «sapent nos positions» en Afrique. Il songeait surtout aux «Anglo-Saxons». Aujourd’hui, on retrouve la même rhétorique chez Macron ou son ministre des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, quand ils dénoncent les «ingérences» russe, chinoise ou turque. Reste que l’agitation est réelle ! On l’a vu encore ces jours-ci au Burkina Faso avec le blocage inédit d’un convoi militaire de la force Barkhane…
Thomas Deltombe : Réelle, mais pas nouvelle ! Et cette expression de «sentiment antifrançais» est d’abord brandie par les dirigeants français eux-mêmes. Pour les acteurs locaux, il y a toujours eu une distinction entre le peuple français et la politique française. Le leader indépendantiste camerounais Ruben Um Nyobè [tué par l’armée française en 1958, ndlr] déclarait : «Je ne confonds pas le peuple français avec les colonialistes français.» Déjà à l’époque, les anticolonialistes étaient considérés par Paris, comme «antifrançais». Est-ce que cela justifie pour autant les accusations portées contre l’armée française dans le Sahel, ouvertement soupçonnée d’aider les jihadistes ?
Thomas Borrel. : Ces accusations sans fondement montrent avant tout un ras-le-bol de la politique française en Afrique. Au Sahel, en huit ans, la présence militaire française n’a rien réglé, bien au contraire, avec désormais une contamination régionale du phénomène des groupes armés. La fameuse «guerre contre le terrorisme» s’est révélée contreproductive: elle nourrit des accusations qui sont avant tout la conséquence logique de cette politique, de l’ignorance d’une histoire qui pèse encore lourd. Elle est même parfois récente : au Burkina Faso, lors de la révolte populaire de 2014, c’est l’armée française, sur ordre de François Hollande, qui a exfiltré le dictateur Blaise Compaoré, lui permettant de se soustraire à la justice de son pays. En octobre, lors d’une conversation téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine, Macron l’a mis en garde contre l’arrivée des mercenaires russes au Mali, qui serait vécue par Paris comme une «agression caractérisée». Comment les Maliens sont-ils censés réagir à cette intervention d’un président étranger dans les affaires de leur pays ? Ce mépris constant revient en boomerang contre tous les symboles de la politique française.
Les réseaux sociaux alimentent aussi une forme de complotisme qui crée des amalgames.

T.B. : On dit souvent que le complotisme est très fort en Afrique et c’est certainement vrai. Mais pas plus qu’ailleurs en réalité. En revanche, on sous-estime souvent le complotisme des élites françaises. Quand Macron évoque «une stratégie à l’oeuvre», et des «puissances étrangères» qui «jouent sur le ressentiment postcolonial», il est dans le registre de la conspiration. Ce qui lui permet au passage de disqualifier en bloc toute contestation, même légitime. Et évite tout examen de conscience ou réflexion critique sur
la politique africaine de leur pays.
Mais pourquoi en France, ni la classe politique ni l’opinion ne réclament cet examen de conscience ?
T.D. : La société française reste habitée par un imaginaire colonial. Beaucoup de Français ont l’impression que la France en Afrique est à l’écoute, généreuse. A droite, tous les candidats potentiels à la présidentielle se focalisent sur l’immigration et fustigent la «repentance». A gauche, on concède que sous la colonisation, il y a eu des abus, mais le système lui-même est rarement condamné. Or la Françafrique s’est prolongée avec de
simples changements cosmétiques. Macron, comme ses prédécesseurs, avait promis d’y mettre un terme, mais lui aussi n’a fait qu’aménager le système. En janvier 2020, il convoque cinq chefs d’Etat africains à Pau, pour qu’ils réaffirment publiquement leur demande d’intervention militaire française au Sahel. Un an et demi plus tard, en juin, le même président annonce la «fin» de Barkhane, même si ce n’est en réalité qu’un réaménagement du dispositif. En octobre, il organise un sommet à Montpellier pour mettre en scène une certaine jeunesse africaine, en apparence critique mais qui se prête au jeu de la communication élyséenne. L’objectif est clair : contrer le fameux «sentiment antifrançais». Mais dès le mois suivant, voilà à nouveau plusieurs présidents, symboles de la Françafrique qui défilent à l’Elysée, mais plus discrètement cette fois-ci. Et les
Français qui ont suivi Montpellier ne voient pas que Paris collabore toujours avec des dictatures. Les Africains, eux, sont au courant. Et cette différence de perception crée un fossé au sein du couple franco-africain que l’Elysée prétend réformer.

(1) L’Empire qui ne veut pas mourir, une histoire de la Françafrique, édition du Seuil, octobre 2021.

" « À bas la France ! » : enquête sur le sentiment anti-français en Afrique - 3 décembre 2019
= https://www.jeuneafrique.com/mag/863817/politique/a-bas-la-france-enquete-sur-le-sentiment-anti-francais-en-afrique/
En dépit du sacrifice de ses soldats et des milliards engloutis dans la lutte contre le terrorisme islamiste, le pays d’Emmanuel Macron est de plus en plus critiqué par une partie de l’opinion. À qui la faute ?

« À bas la France ! », « Barkhane dégage ! », « Stop au génocide français au Mali ! »… Ce 15 novembre, place de l’Indépendance, à Bamako, les slogans sont virulents, parfois outranciers. Officiellement organisée pour soutenir les Forces armées maliennes (Fama) attaquées de toutes parts dans le nord et dans le centre du pays, la manifestation de quelques milliers de personnes a, comme celle de la semaine précédente, tourné à la démonstration antifrançaise.
À l’endroit même où, en février 2013, quelques semaines après le déclenchement de l’opération Serval, François Hollande avait été acclamé comme un sauveur par une foule de Bamakois, le symbole est fort. D’autant qu’il trouve désormais un écho au-delà des frontières du Mali. À la fin de mai, une manifestation similaire a eu lieu à Niamey. À la mi-octobre, c’est cette fois à Ouagadougou que plusieurs centaines de manifestants ont réclamé le départ de la France.
À Lire   Au Mali, la multiplication des attaques renforce le sentiment anti-français
En quelques mois, à mesure que la situation sécuritaire se dégradait, une vague de ressentiment antifrançais diffus – et parfois confus – a gagné le Sahel. C’est surtout vrai au Mali et au Burkina Faso, où des dizaines de militaires et de civils sont tués chaque mois et où des régions entières échappent désormais à l’autorité de l’État. Ces rancœurs à l’encontre de l’ex-puissance coloniale ne sont certes pas nouvelles. Et sont encore loin des violences dont furent victimes les ressortissants français en Côte d’Ivoire, en 2004. Mais le phénomène, quoique pour l’instant contenu, n’échappe plus à personne.

Envahisseurs
Ici et là, la France est devenue la cible privilégiée d’un discours nationaliste exacerbé et sur lequel jouent habilement ses rivaux russes, chinois et même turcs. Évoqué par plusieurs observateurs dès les prémices de l’opération Serval, le danger a fini par se concrétiser : hier accueillis en libérateurs au Mali, les soldats français y sont aujourd’hui perçus comme des envahisseurs.
« La présence d’une armée étrangère n’est jamais bien vécue par les populations locales, quel que soit le pays concerné, mais c’est encore plus vrai quand il s’agit des troupes de l’ancien colon », résume un diplomate ouest-africain. Plus largement, l’idée que la France maintiendrait volontairement une forme de chaos dans la région fait son chemin. Certains sont convaincus que si cette grande puissance occidentale, avec tous ses moyens militaires et technologiques, ne parvient pas à neutraliser quelques centaines de jihadistes, c’est qu’elle ne le veut pas vraiment.
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Ce discours complotiste est par moments relayé par des personnalités politiques ou publiques de premier plan. En juin, Chériff Sy, le ministre burkinabè de la Défense, se déclarait « étonné » que la France n’ait pas réussi à « éradiquer cette bande de terroristes » et se demandait si elle n’avait pas « d’autres priorités ». Le 21 novembre, au Mali, le député Moussa Diarra a prononcé à la tribune de l’Assemblée nationale une longue diatribe contre le rôle des Français.
Quelques jours plus tôt, le chanteur Salif Keita avait fait le buzz en publiant une vidéo dans laquelle il déclarait : « La France finance nos ennemis contre nos enfants », et où il reprochait au président Ibrahim Boubacar Keïta de l’ignorer. « Tout laisse à penser que la France coopère avec les groupes jihadistes pour rendre la zone instable et piller nos matières premières », renchérit Hervé Ouattara, le responsable burkinabè de l’association Urgences panafricanistes, présidée par Kémi Séba.

Infox sur les réseaux sociaux
Sur les réseaux sociaux, les infox se succèdent à un rythme soutenu. Un jour, on diffuse une vidéo montrant des lingots d’or censés être volés par des militaires français au Mali. Un autre, on annonce une prétendue frappe de Barkhane contre le camp de l’armée nigérienne, à Diffa. Des contre-vérités qui alimentent les théories les plus fumeuses. « C’est comme les moustiques à la nuit tombée : il y a un bruit de fond gênant, mais rien de bien méchant pour l’instant », commente un diplomate français en Afrique de l’Ouest.
Le problème est que les Français ne communiquent pas suffisamment à propos de leur action
« Le problème est que les Français ne communiquent pas suffisamment à propos de leur action et des raisons de leur présence, estime Samira Sabou, une journaliste nigérienne. Cela leur porte préjudice. Ils devraient régulièrement rappeler qu’il est impossible de sécuriser plusieurs millions de kilomètres carrés avec 4 500 soldats. » Pour preuve de cette défiance, la jeune femme raconte avoir reçu des tombereaux d’insultes après avoir visité la base militaire française à Niamey, en juillet.
À Lire   Afrique-France : sur les réseaux sociaux, le grand bazar du complotisme et des rumeurs
La France est-elle pour autant exempte de tous reproches ? De nombreux Sahéliens, à commencer par Mahamadou Issoufou, le président nigérien, n’ont pas digéré l’intervention militaire contre Mouammar Kadhafi, en Libye, en 2011. Ils considèrent qu’elle est la cause de l’actuelle instabilité régionale et regrettent amèrement que les Occidentaux, Français en tête, n’aient jamais tenu compte de leurs mises en garde. Au Mali, personne n’a oublié non plus que, lors de la libération de Kidal, en 2013, les soldats français sont entrés dans la ville sans aucun militaire malien à leurs côtés.
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Des soldats français sécurisent une zone près de Gao, au Mali, en 2013. © Jerome Delay/AP/SIPA

Beaucoup de gens en ont ras-le-bol de la France. Ils ont le sentiment qu’elle n’a pas tenu ses promesses
Beaucoup y ont vu une complaisance à l’égard des rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), au sein duquel les services de renseignements français ont tissé une partie de leurs réseaux. Depuis, de nombreux Maliens sont convaincus que la France est complice des indépendantistes du Nord. Enfin, diverses bavures commises par Barkhane sur lesquelles Paris n’a jamais fait de mea culpa (la mort d’un enfant, en 2016, ou celle de onze militaires maliens tués dans une opération contre un camp jihadiste où ils étaient détenus, en 2017) n’ont pas contribué à redorer le blason français au Mali.

Guerre sans fin
« Beaucoup de gens en ont ras-le-bol de la France. Ils ont le sentiment qu’elle n’a pas tenu ses promesses. La faute, sans doute, à une communication qui aurait gagné à être plus modeste », rappelle un analyste sahélien. De fait, contrairement à ce que François Hollande et Jean-Yves Le Drian, son ministre de la Défense, affirmaient il y a six ans, les groupes jihadistes sont loin d’avoir été « éradiqués ». Dans cette guerre asymétrique sans fin, Barkhane a beau couper les têtes de l’hydre, elles finissent toujours par repousser.
Les responsables politiques et militaires français s’obstinent pourtant dans cette stratégie inefficace en dépit de l’accumulation des critiques qui fusent jusque dans leurs rangs. « Un jour, dans dix ans peut-être, un autre président décidera d’arrêter les frais et de rapatrier nos troupes. Nous rentrerons chez nous, les jihadistes s’empareront du territoire, et tout ça n’aura servi à rien », soupire un sous-officier de retour d’une mission au Mali.
Certains acteurs français ont l’intime conviction que les États sahéliens ne sont pas capables de faire face
Soixante ans après les indépendances, et en dépit des discours de ses présidents successifs sur « la fin de la Françafrique » (le dernier en date étant celui d’Emmanuel Macron, à Ouagadougou, en 2017), force est de constater que la France continue d’exercer une forme de tutelle sur ses anciennes colonies : économique, politique, sécuritaire… Au Sahel, les responsables français affirment souvent être « en appui » de leurs partenaires africains et non pour se substituer à eux, mais dans les faits ce sont eux qui donnent souvent le tempo.

Arrogance française
Sur la stratégie militaire, les tractations diplomatiques et même, parfois, les questions de politique intérieure. « Certains acteurs français ont l’intime conviction que les États sahéliens ne sont pas capables de faire face seuls aux défis auxquels ils sont confrontés. Or aucune solution pérenne ne pourra être trouvée sans eux », explique Jean-Hervé Jézéquel, directeur du projet Sahel à l’International Crisis Group (ICG). Bref, une forme d’arrogance persistante contrarierait l’instauration d’une relation normalisée et apaisée.
À Ouagadougou, cette attitude ne passe pas. Quand l’armée française survole, sans prévenir, des détachements militaires burkinabè, qu’elle mène des opérations dans son coin ou qu’elle interroge des civils en s’opposant à la présence de ses alliés, les tensions sont parfois vives. Dans le pays de ­l’anti-impérialiste Thomas Sankara, beaucoup ne digèrent pas que la France foule ainsi aux pieds la souveraineté nationale. « Que les Français soient appelés en renfort, soit, mais qu’ils y mettent les formes », disent en substance certains responsables burkinabè. « En fait, cela leur fait mal de demander de l’aide à l’ancien colonisateur », réplique-t-on au Quai d’Orsay.
Les autorités burkinabè ne disent pas assez clairement que nous intervenons sur leur territoire à leur demande
Côté français, on dit percevoir une certaine « méfiance » de quelques officiers et dirigeants burkinabè, au premier rang desquels le ministre de la Défense, Chériff Sy, souvent accusé de jouer un « double jeu ». « Les autorités burkinabè ne disent pas assez clairement que nous intervenons sur leur territoire à leur demande », déplore un diplomate français, qui regrette aussi l’insuffisance de leur communication sur les opérations menées conjointement avec Barkhane ces derniers mois.
À Paris, on goûte peu de faire ainsi office de bouc émissaire. La France ne perd-elle pas chaque année des hommes et environ 1 milliard d’euros dans ce qui est devenu le bourbier sahélien ? Le 25 novembre, treize militaires ont été tués dans la collision de leurs hélicoptères en opération au Mali. Un drame qui a suscité l’émoi national et qui porte à 41 le nombre de soldats français morts dans la région depuis 2013 – pour 129 Casques bleus de la Minusma, plus de 200 Burkinabè depuis 2016 et plus de 110 Maliens depuis le début d’octobre.
Le principal effort à mener n’est pas sécuritaire, mais politique
Dans ces circonstances, les critiques sont parfois vécues comme des insultes. « Le principal effort à mener n’est pas sécuritaire, mais politique. Or la France ne peut pas faire le travail à la place des autorités locales », s’agace un haut responsable français. Au Mali de mettre en œuvre le processus de paix, au Burkina Faso de gérer la transition post-Compaoré et de prendre en main sa sécurité, insiste-t-on à Paris. Une manière de souligner l’inefficacité ou l’inaction de régimes qui ont une grande part de responsabilité dans la dégradation de la situation sur leurs territoires respectifs.
Pour l’instant toujours loyaux

Bien que soumis à la pression d’opinions publiques de plus en plus hostiles, les présidents sahéliens restent pour l’instant loyaux à leur allié français. En privé, ils se laissent parfois aller à quelques commentaires acides. Ou à montrer les muscles, notamment en période électorale. Mais globalement, tous restent proches de Paris, à commencer par le francophile Ibrahim Boubacar Keïta. « Je puis vous assurer qu’en dépit des impatiences observées, des frustrations exprimées çà et là, qu’elles soient sincères ou feintes, les peuples du Sahel ne retiendront et ne magnifieront que la solidarité dont elles bénéficient aujourd’hui de la part des forces françaises », a-t-il écrit à Emmanuel Macron après le crash des hélicoptères français.
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Le président Idriss Déby Itno, lors de l’entretien qu’il a accordé à Jeune Afrique le 13 novembre 2019, à Paris. © Vincent Fournier/JA
Il faut arrêter de coller à nos pays cette étiquette de “pré carré français ”
Ces petits gestes ne l’empêchent pas, comme ses pairs sahéliens, de lorgner vers d’autres partenaires. La Russie, notamment, pourrait prochainement envoyer des militaires au Mali pour appuyer l’armée de l’air. « Il faut arrêter de coller à nos pays cette étiquette de “pré carré français ”, confiait récemment à JA le président tchadien, Idriss Déby Itno. Nos pays sont ouverts à une coopération avec la Chine, la Russie ou les États-Unis. Ce n’est pas un problème qu’il y ait un partenaire de plus. » Et un partenaire de moins ?


" En Afrique, un sentiment anti-français bien ancré - 18 décembre 2020
= https://www.jeuneafrique.com/1092996/politique/en-afrique-un-sentiment-anti-francais-bien-ancre/

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Une manifestation contre la présence française au Mali, le 22 septembre 2020. :copyright: BAMAKO, MALI – SEPTEMBER 22: Several dozen Malian people stage a protest against France at the Independence Square during the 60th anniversary of Mali gaining independence from France in Bamako, Mali on September 22, 2020. :copyright: Anadolu Agency/AFP
 
Un sondage réalisé par un institut sud-africain confirme la perte d’influence de la France auprès des jeunes du continent, en particulier francophones.
La France, ce sont les pays africains non francophones qui l’apprécient le plus. C’est l’une des nombreuses conclusions de l’enquête menée par l’Ichikowitz Family Foundation (IFF) auprès de la jeunesse africaine pour 2020.

Publiée le 16 décembre, cette étude de 72 pages, intitulée « African Youth Survey 2020, the rise of Afro-optimism », première du nom et censée être réactualisée chaque année, compile les réponses de 4 200 jeunes du continent, âgés de 18 à 24 ans et originaires de 14 pays d’Afrique subsaharienne*. Ils ont été interrogés sur des sujets aussi variés que l’identité africaine, les valeurs démocratiques, le développement de l’entrepreneuriat, l’urgence environnementale ou l’impact des relations extérieures sur le continent, hier, aujourd’hui et demain.
À Lire   [Édito] Monsieur le président, lisez ce sondage !

La mauvaise réputation française
Force est de constater qu’en ce domaine, les « milléniaux » africains ne portent pas la France dans leur cœur. Selon les enquêteurs accrédités par Ivor Ichikowitz, le richissime homme d’affaires sud-africain, si la France n’a rien perdu de son influence, elle est perçue de manière bien plus négative que les autres pays partenaires du continent. Pendant que les États-Unis font la course en tête avec 83 % d’avis positif, devant le Royaume-Uni (82 %) et la Chine (79 %), la France ferme la marche avec 57 %, loin derrière la Russie (68 %) et l’Arabie saoudite (70 %).
71% des Gabonais ont une mauvaise opinion de la France.
Pire, la réputation française est particulièrement mauvaise dans les pays qui ont fait partie de son pré carré : 71% des Gabonais, 68 % des Sénégalais, 60 % des Maliens et 58 % des Togolais ont une mauvaise opinion de la France, qui fait bien meilleure figure auprès des Ghanéens (97 % d’avis favorable), des Éthiopiens (93 %) et des Nigérians (87 %).
À Lire   Exclusif – Emmanuel Macron : « Entre la France et l’Afrique, ce doit être une histoire d’amour »
Même en matière de leadership, la France est à la traîne. Aucun de ses ressortissants n’a été cité par les jeunes Africains interrogés, qui ont préféré plébisciter Nelson Mandela pour 55 % d’entre eux, loin devant Barack Obama (12 %) et Bill Gates (6 %). Toujours pas de Français parmi les personnes les plus influentes pour les cinq années à venir, puisque c’est Donald Trump qui mène la danse avec 22 %, devant Bill Gates (13 %) et Mark Zuckerberg (10 %). Le président chinois, Xi Jinping, recueille 9 %, juste devant le premier Africain, le Kenyan Uhuru Kenyatta, avec 5 %.

Néo-colonialisme
La jeunesse africaine n’est cependant pas dupe. Les deux tiers des personnes interrogées estiment que l’héritage colonial affecte toujours leur quotidien de manière négative, n’hésitant pas à taxer de « néo-colonialisme » les investissements réalisés aujourd’hui sur le continent par les différentes puissances étrangères. Si bien que les espoirs des jeunes semblent se porter davantage vers les organisations régionales. L’Union africaine récolte 86 % d’opinion favorable, l’Union européenne, 73 %.
Mais là encore, l’optimisme des jeunes Africains concernant l’évolution de leurs pays et du continent est bien plus fort chez les anglophones que les francophones. Quand 54 % des Ghanéens et 47 % des Sud-Africains veulent croire en un avenir radieux, ils ne sont plus que 18 % au Togo et 19 % au Gabon ou au Congo-Brazzaville. Pour la France, redorer son blason en Afrique n’est pas mission impossible. Mais elle s’annonce longue et difficile.
*Congo-Brazzaville, Éthiopie, Gabon, Ghana, Kenya, Malawi, Mali, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Afrique du Sud, Togo, Zambie, Zimbabwe.


"LA FRANCE AU BORD DU CHAOS! FINI LA FRANCE -AFRIQUE, FINI SON EMPRISE! DIRECTION RUSSIE ET TURQUIE. -  18 sept. 2021"



"LA FRANCE PERD LE CENTRE DES DECISIONS EN AFRIQUE: ADIEU LA FRANCE, ADIEU LE COLONISATEUR!!! - 14 sept. 2021"

✓size=16]"LA FRANCE ACCUSE AFRIQUE MEDIA DE NUIRE A SES INTÉRÊTS EN AFRIQUE"[/size]



Compatriotiqueme!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui pose


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Message  ndonzwau 1/2/2022, 8:58 pm

PS


"Mali : comment la Russie souffle sur les braises du sentiment anti-français - 25/01/2022
= https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/mali-comment-la-russie-souffle-sur-les-braises-du-sentiment-anti-francais_4912069.html
La communauté internationale a le regard tourné vers l'Ukraine et la menace russe. Mais Moscou cherche aussi à étendre son influence en Afrique.
   
SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! Php1lE9Df  
Un homme brandit une pancarte "à bas Emmanuel Macron, vive la Russie" lors d'une manifestation de masse à Bamako (Mali), le 14 janvier 2022. (FLORENT VERGNES / AFP)  

Alors que l'inquiétude de la communauté internationale monte au sujet de l'Ukraine et des intentions de la Russie, Moscou applique une stratégie anti-française très claire au Mali, en Afrique, avec d'abord l'envoi de 500 mercenaires de la société militaire privée russe Wagner en fin d'année 2021. Face au retrait progressif des troupes françaises, le Mali a annoncé, par la voix de son Premier ministre, explorer d’autres voies pour sa sécurité. L’option d’un groupe paramilitaire est alors apparue, le groupe russe Wagner, qui a déjà fait parler de lui en Ukraine, en Syrie et en Libye. Ce déploiement accepté et signé par les Maliens n'est qu'un volet de cette "stratégie d'éviction de la France", selon les haut-gradés français.
>> Au Mali et en Centrafrique, le message politique de la France ne passe plus
L'autre volet, c'est la désinformation sur les réseaux sociaux. C'est parfois grossier, et cela pourrait même paraître, de loin, rigolo, comme cette vidéo à destination des Maliens. Elle dure cinq minutes, et une voix robotique féminine annonce "un flash journal information". "Savez-vous que les deux tiers du Nord Mali ont déjà été libérés ? En moins d’un mois. La France a fait combien de temps au Mali ?, questionne la fausse présentatrice. Les FAMa [Forces armées maliennes], en collaboration avec les militaires russes, ont procédé ce 12 janvier 2021 à des engagements militaires dans le nord du pays notamment aux environs de la commune d'Ansongo."
Des vidéos mensongères, sur le fond mais aussi sur la forme. Des images prétendument tournées quelques jours auparavant au Mali mais datant de plusieurs années et concernant un autre pays, il y en a des centaines qui saturent les réseaux sociaux. À Paris, au QG des armées françaises, les regards se tournent vers l'est, vers Moscou.

Des "usines à trolls" sur internet
Le sentiment anti-français qui s'exprime au Sahel n'est pas créé par la Russie, mais il est utilisé et instrumentalisé par Moscou. Une partie de la population malienne vit Barkhane comme une armée d'occupation. Elle se dit qu'après neuf ans de guerre, la France n'a pas rétabli la sécurité, en oubliant d'ailleurs au passage de regarder ce que fait, ou plutôt ne fait pas, l'armée malienne.
Comment ce sentiment anti-français est-il instrumentalisé ? Par des usines à trolls, des fabriques de faux comptes. "Ce sont des comptes, des avatars qui vont participer à des discussions et qui viennent résolument pour perturber un peu les échanges, explique le général de division aérienne Didier Tisseyre, commandant de la cyberdéfense au ministère des armées. On parle d'usines à trolls, où en effet, il y a une génération semi-automatisée justement avec des humains derrière et parfois même de l'utilisation d'intelligence artificielle ou d'algorithmes pour pouvoir justement démultiplier l'impact et l'effet de ces comptes."
"On le voit très récemment sur les attaques qu'ont subi un convoi, disant que ces convois transportaient des armes pour les groupes terroristes. Ça paraît fou et à la limite, plus c'est fou, et plus ça va être colporté."
Le général Didier Tisseyre, commandant de la cyberdéfense au ministère des Armées
à franceinfo

Qui est aux manettes derrière cette stratégie anti-française au Sahel ? Là encore, pas de preuves directes, mais de forts soupçons pèsent sur un homme qui finance à la fois les mercenaires de Wagner et des usines à trolls : Evgueni Prigojine. Dans les années 1990, cet ancien prisonnier ouvre le premier stand de hot-dogs en Russie.
À Saint-Pétersbourg, il fréquente un ex-agent du KGB qui entre en politique, Vladimir Poutine. Avec cet appui, Evgueni Prigojine développe ses affaires dans la restauration, puis dans les médias. Aujourd'hui, le système Prigojine, c'est un trident : trois pointes qui ont déjà perforé d'autres pays africains. "À chaque fois qu'ils s'implantent sur des pays africains ou en Syrie, on suit plus au moins le même triptyque : présence militaire, présence d'entreprises d'extraction de matières premières et de médias dans l'appui informationnel, explique Colin Gérard, analyse géopolitique de la stratégie d'influence informationnelle russe en France. On l'a observé en Centrafrique. Les militaires de Wagner sont là pour former l'armée centrafricaine, des entreprises de Prigojine sont là pour extraire des diamants, et des médias sont financés par les Russes pour appuyer et légitimer toute cette présence là."
"Evgueni Prigojine agit en fonction des intérêts du Kremlin, mais surtout en fonction de ses propres intérêts et ce qui est certain, c'est qu'il a un accord tacite du Kremlin mais que jamais il ne pourra développer des activités qui seraient contraires aux intérêts de la Russie."
Colin Gérard, analyse géopolitique de la stratégie d'influence informationnelle russe en France à franceinfo
En Centrafrique, Evgueni Prigojine et ses alliés ont aussi réussi à mettre la main sur les ressources douanières. Au Mali, pour l'instant, le gouvernement verse mensuellement dix millions d'euros à Wagner pour les 500 mercenaires, dont le nombre grossit un peu chaque jour.

" L’Afrique et le sentiment antifrançais - (2021)
= https://www.cairn.info/la-france-une-puissance-contrariee--9782348069871-page-189.htm
Médias et officiels français font le même constat : la réputation de la France en Afrique francophone s’est beaucoup dégradée au cours des années 2010. Les propos, caricatures et images qui critiquent sa présence sur le continent sont de plus en plus nombreux à circuler sur les réseaux sociaux. Lors de manifestations organisées dans plusieurs pays (en République centrafricaine en 2013, au Sénégal en 2015, au Niger en 2019, au Mali en 2020, etc.), des slogans tels que « À bas la France ! », « France, dégage ! » ont été scandés et le drapeau tricolore a été brûlé.
La tension est montée d’un cran en mars 2021, lorsqu’au Sénégal des enseignes françaises ont été prioritairement visées par des émeutiers lors d’un mouvement de révolte populaire sur fond de crise sociopolitique. Quelques mois plus tôt, fin 2020, un sondage réalisé par l’Ichikowitz Family Foundation, un organisme sud-africain, auprès de jeunes de plusieurs pays, indiquait que 71 % des Gabonais, 68 % des Sénégalais, 60 % des Maliens et 58 % des Togolais avaient une mauvaise opinion de la France.
Dans les plus hautes sphères de l’État français, on parle d’un « sentiment antifrançais » pour décrire cette situation et l’on s’en inquiète. Après un séjour de travail au Cameroun, un député rapportait en 2015, devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, avoir été « très frappé par le sentiment antifrançais, qui deviendra très inconfortable s’il perdure et il va perdurer ». Un de ses collègues l’approuvait, affirmant qu’il s’agissait d’un « problème profond » en Afrique.[...]"


"Au Niger, le sentiment antifrançais se développe sur fond d’attaques djihadistes - 06 décembre 2021
= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/12/06/au-niger-le-sentiment-antifrancais-se-developpe-sur-fond-d-attaques-djihadistes_6104909_3212.html

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Un soldat près du marché de Banibangou, dans l’ouest du Niger, où 69 personnes ont péri dans une embuscade djihadiste le 2 novembre 2021. Ici, le 6 novembre 2021. BOUREIMA HAMA / AFP  Dimanche, des jeunes de l’ONG Tournons la page ont tenté de protester contre la présence militaire française dans leur pays, alors que la situation sécuritaire se dégrade.

Finalement, la manifestation du dimanche 5 décembre aura tourné court dans les ruelles proches du grand marché de Niamey, la capitale du Niger. La poignée de jeunes qui avait bravé l’interdiction administrative de se réunir – à l’appel de l’antenne nigérienne de l’organisation non gouvernementale Tournons la page (TLP) – pour protester contre la présence militaire française dans leur pays a été rapidement dispersée à la mi-journée par les forces de sécurité. Aux jets de pierres, policiers et gendarmes déployés depuis le matin sur plusieurs sites et carrefours stratégiques de la capitale ont répondu à coups de gaz lacrymogènes.
Lire aussi  Au Sahel, un convoi de l’armée française face à la colère populaire  
La veille, la cour d’appel avait débouté l’ONG, qui demandait l’annulation de la décision d’interdiction de manifester prise par la municipalité en raison du « risque de troubles à l’ordre public ». Une semaine auparavant, dans la ville de Téra (à 180 kilomètres au nord-est de Niamey, proche de la frontière avec le Burkina Faso), une foule de Nigériens en colère avait bloqué un convoi militaire français en route – depuis Abidjan – vers Gao, au Mali. Au moins trois personnes sont mortes, tuées par des balles tirées – l’enquête devra le dire – par des soldats français ou des forces de sécurité nigériennes.
L’interdiction de la manifestation ne décourage pas les organisateurs. « On s’y attendait, c’était couru d’avance, explique Maikoul Zodi, coordinateur national de TLP. Les autorités ne veulent pas de manifestation contre la France, mais nous avons donné un nouveau rendez-vous à nos militants le 12 décembre. » Il précise que cela n’est pas dirigé « contre la France, mais contre la politique française ». « Depuis huit ans que l’armée française est déployée au Sahel, la situation ne fait qu’empirer », ajoute-il.

Un lourd tribut
Au Niger, l’emprise militaire française, concentrée essentiellement sur l’aéroport de Niamey, compte 700 personnes (sur quelque 5 000 soldats de l’opération « Barkhane »), six avions de chasse et six drones armés Reaper. Elle sert de poste de commandement avancé pour les grandes opérations lancées plus au nord. « La solution est locale, avance Maikoul Zodi. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un appui logistique, de formation et de renseignement, mais pas de militaires étrangers sur notre sol », ajoute-t-il.[...]"


"Le sentiment anti-français s’accroît en Afrique - 2021/11/28
= https://www.echoroukonline.com/le-sentiment-anti-francais-saccroit-en-afrique


"Au Mali, le sentiment antifrançais gagne du terrain -10 janvier 2020
= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/10/au-mali-le-sentiment-anti-francais-gagne-du-terrain_6025466_3212.html
Les manifestations réclamant le départ des forces étrangères se sont multipliées ces derniers mois. Certains y voient le résultat d’une manipulation.

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Manifestation anti-française à Bamako, le 10 janvier. ANNIE RISEMBERG / AFP  

L’hymne malien résonne sur la place de l’indépendance de Bamako, la capitale. La main droite sur le cœur, un homme brandit une pancarte proclamant « A bas la France ». Vendredi 10 janvier, le drapeau français brûle sous les cris de près de 1 000 personnes rassemblées à l’appel d’organisations de la société civile et de personnalités politiques pour demander le départ de l’opération « Barkhane » et des forces internationales de leur pays. Des manifestations qui se multiplient depuis quelques mois.
Alors que les présidents des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) sont attendus en France, à Pau, lundi 13 janvier, pour « éclaircir leur position » vis-à-vis de l’opération « Barkhane », le sentiment antifrançais gagne du terrain au Mali.
« Ce n’est pas contre le peuple français que nous sommes en colère, mais contre la politique de son Etat », insiste un technicien opposé à l’intervention de l’armée française dans son pays depuis 2013. Lui qui ne rate pas une manifestation et refuse de s’approvisionner dans les stations essence Total fustige la durée de l’opération « Barkhane » et son manque de résultats. « Comment voulez-vous que l’on comprenne que la cinquième puissance mondiale, avec tous les moyens techniques et technologiques à sa disposition, n’arrive pas à arrêter des bandits sur des motos ? », interroge-t-il.

Une pétition pour une intervention russe
De cette impatience est né le Groupe des patriotes du Mali (GPM). Ses membres n’ont pas oublié le 30 janvier 2013, quand l’armée française est entrée dans Kidal, ville du nord du Mali connue pour être le fief des rebelles, « et qu’ils ont empêché les soldats maliens de les suivre », ajoute Seydou Sidibé, du GPM. Aujourd’hui en première ligne dans l’organisation des manifestations, ils sont également à l’origine d’une pétition réclamant une intervention russe signée, selon eux, par 8 millions de Maliens. Selon un sondage publié mercredi 11 décembre 2019 par le site Maliweb, une aide russe « pour sortir définitivement de la crise » aurait la faveur de 89,4 % de la population, et 80 % aurait une opinion défavorable de la France. Pourtant, cette enquête a été uniquement réalisée « dans le district de Bamako ».
Lire aussi  Au Sahel, l’action militaire contre les djihadistes montre ses limites  
Pour l’heure, le ressentiment contre l’ancienne puissance coloniale fait plus de bruit que de mal. Les manifestants se présentent en général par dizaines, tout au plus par centaines dans les cortèges à Kati, Kayes, ou autour du rond-point de l’Indépendance de Bamako.
Selon Baba Dakono, chercheur au sein de l’Institut de recherche et de sécurité, l’impopularité française doit être relativisée. « On entend de plus en plus de gens contre l’intervention française ou contre l’intervention étrangère tout court, convient-il dans un entretien avec le média malien Studio Tamani. Des voix très audibles, qui donnent l’impression qu’il s’agit d’une opinion majoritaire. Mais lorsque l’on se rapproche des théâtres d’opération, les gens vous diront qu’il y a des choses à améliorer mais que sans eux, les choses seraient pires. »

Grogne multifactorielle
La critique portée par une partie de la population est « légitime », selon un diplomate européen en poste à Bamako. La grogne est multifactorielle, avance-t-il, et résulte notamment « de l’écart perçu entre l’évolution de la situation et l’ampleur des moyens consacrés par la communauté internationale ». Un manque de compréhension qui réveille les démons de la colonisation chez certains et que d’autres n’hésitent pas à utiliser pour diffuser de « fausses informations » d’après le diplomate. Ainsi le chanteur Salif Keïta accusait-il la France de soutenir le terrorisme, dans une vidéo publiée le 14 novembre 2019.
Lire aussi  Au Sahel, de folles rumeurs courent sur l’armée française  
Si certains se mobilisent pour dénoncer les méfaits présumés de l’intervention française, à l’image du GPM, le bruit court à Bamako que les manifestations sont le résultat d’une instrumentalisation. C’est ce qu’affirme Mamadou Sinsy Coulibaly, patron du Conseil national du patronat du Mali. Connu dans le pays pour son engagement contre la corruption et son franc-parler, il affirme qu’une petite frange de la société malienne opposée à la présence française est « manipulée par ceux qui ont échoué à résoudre la crise dans le monde politique, et qui souhaitent maintenant remettre sur d’autres la faute. De l’argent est viré à des leaders d’opinion pour l’organisation de marches et la galvanisation du sentiment antifrançais ».
Lire aussi  Article réservé à nos abonnés Jean-Yves Le Drian : au Sahel, « il faut lever les malentendus et se remobiliser »  
Un argument qui rappelle les propos d’Emmanuel Macron, le 4 décembre 2019, depuis le Royaume-Uni. « Je ne peux, ni ne veux, avoir des soldats français sur quelque sol du Sahel que ce soit, alors même que l’ambiguïté persiste à l’égard de mouvements antifrançais, parfois portée par des responsables politiques », avait-il déclaré lors d’une conférence de presse. Soucieux de calmer le jeu, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a exprimé sa « gratitude » envers les forces internationales, lors de ses vœux à la nation, le 31 décembre, et appelé à ne pas confondre les Maliens avec « une minorité d’activistes, de francs-tireurs ou de forces centrifuges qui cherchent à faire feu de tout bois, y compris le jeu des terroristes ».


"EXCLUSIF MIDI LIBRE : Afrique, sentiment antifrançais, Pologne, visas... Emmanuel Macron répond à nos questions- 08/10/2021
= https://www.midilibre.fr/2021/10/08/exclusif-midi-libre-quota-de-visa-pologne-sentiment-antifrancais-emmanuel-macron-repond-a-nos-questions-9839633.php

""Montée en gamme" des tentatives d'attiser un sentiment anti-français en Afrique, selon un général français -  07 décembre 2021
= https://www.lorientlejour.com/article/1284005/montee-en-gamme-des-tentatives-dattiser-un-sentiment-anti-francais-en-afrique-selon-un-general-francais.html

"Sanctions, manifestations, sentiment anti-Français : la délicate situation des expatriés au Mali -  20/01/2022  
= https://www.lefigaro.fr/international/sanctions-manifestations-sentiment-anti-francais-la-delicate-situation-des-expatries-au-mali-20220120

"Burkina Faso : "La France constitue le parfait bouc émissaire"  -  20 nov 2021
= https://information.tv5monde.com/afrique/burkina-faso-la-france-constitue-le-parfait-bouc-emissaire-433263

"MONTEE DU SENTIMENT ANTI-FRANÇAIS
La politique africaine de l’Hexagone en question - 22 novembre 2021

= https://lepays.bf/montee-du-sentiment-anti-francais/


" Le sentiment anti-français est «un sentiment de vengeance contre l’ancienne colonie » -  21 Déc 2021 à
= https://beninwebtv.com/le-sentiment-anti-francais-est-un-sentiment-de-vengeance-contre-lancienne-colonie/

"« Il faut accepter que l’histoire de l’Afrique s’écrive sans la France » – Entretien avec Thomas Borrel et Thomas Deltombe - 23 décembre 2021
= https://lvsl.fr/il-faut-accepter-que-lhistoire-de-lafrique-secrive-sans-la-france-entretien-avec-thomas-borrel-et-thomas-deltombe/

"Le rejet de la France au Sahel : mille et une raisons ? - 7 décembre 2021
= https://aoc.media/opinion/2021/12/06/le-rejet-de-la-france-au-sahel-mille-et-une-raisons/


"Afrique-France : de nouvelles relations à développer - 14 octobre 2021
= https://www.vie-publique.fr/en-bref/281863-afrique-france-de-nouvelles-relations-developper
Le 5 octobre 2021, l'intellectuel camerounais Achille Mbembe a remis au président de la République un rapport sur les nouvelles relations Afrique-France. Si ce rapport expose la liste de différends parfois vifs entre le continent africain et la France, il pose aussi les éléments d'une refondation des relations entre l'Afrique et la France.

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Avant de faire une série de propositions, le rapport dresse la liste de différends à apurer afin de refonder les relations. :copyright: Ludovic Marin/AFP

Ce rapport sur les nouvelles relations Afrique-France a permis de préparer le Nouveau Sommet Afrique-France(nouvelle fenêtre) qui s'est tenu le 8 octobre 2021 à Montpellier.
Ce rapport expose sans détour les contentieux encore très vifs pouvant exister entre le continent africain et la France, en particulier sur les mémoires du colonialisme. Toutefois, le rapport aborde également des propositions pour refonder les relations entre la France et l'Afrique.

Des contentieux encore très vifs

De nombreux différends persistent avec la France, du point de vue africain, et nourrissent le "sentiment anti-français" :
  • "l'appui présumé de la France à la tyrannie sur le continent" africain et l'opacité des structures décisionnelles en matière de politique africaine française ;
  • les interventions militaires françaises, perçues comme des ingérences, la réticence des opinions s'étant accentuée après le génocide des Tutsi au Rwanda ;
  • les effets négatifs liés aux francs CFA ;
  • le rôle de certaines entreprises françaises dans le transfert massif de richesses vers la France (quasi-monopole sur certaines ressources) et des investissements qui menacent des zones forestières ;
  • le durcissement de la politique migratoire (droits des réfugiés et des migrants) ;
  • le désengagement de la France de l'aide au secteur de l'éducation (75% de ces aides allaient à l'Afrique lors de l'élection de Jacques Chirac, contre 40% sous François Hollande) ;
  • la restitution d'œuvres du patrimoine culturel africain par la France est encore incomplète, "bureaucratico-procédurale" et surtout conditionnelle (les États doivent garantir leur vocation patrimoniale et leur bonne conservation) ;
  • la demande de reconnaissance de la nature de "crime contre l'humanité" du colonialisme.


Des propositions pour refonder les relations entre France et Afrique

Le rapport souligne par ailleurs que s'"il y a des questions que l’Afrique devra régler seule, d’elle-même", d'autres engagent des acteurs proches avec lesquels elle a une longue histoire en partage, dont la France.
Des propositions sont ainsi faites afin de parvenir à une refondation de la relation Afrique-France, entre autres :
  • créer le Fonds d'innovation pour la démocratie pour "accompagner la montée en compétences des acteurs des sociétés civiles africaines"  ;
  • bâtir une Maison des mondes africains et des diasporas afin d'exposer la création africaine et diasporique ;
  • enclencher le programme campus nomade pour favoriser les demandes de mobilité des jeunesses africaine et française ;
  • initier un forum euro-africain sur les migrations en vue d'accompagner une véritable politique migratoire ;
  • faire entendre la voix de l'Afrique sur le climat et la biodiversité ;
  • transformer l'aide publique au développement (aide d'urgence, capacités publiques et privées, investissements mais aussi sémantique). Depuis 2017, la France réalise un effort significatif de 5 milliards d'euros supplémentaires.



"LES 11 ACCORDS DE LA VASSALITE PERPETUELLE SIGNEE ENTRE LA FRANCE ET SES ANCIENNES COLONIES - 11 janv. 2022"




"TENSIONS AU CONSEIL DE SECURITE DE L'ONU:LES SANCTIONS DE LA CEDEAO SUR LA TABLE DES DEBATS.REGARDEZ -  13 janv. 2022"




Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 2/2/2022, 11:26 am, édité 1 fois

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SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! Empty Re: SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE, RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS !

Message  ndonzwau 2/2/2022, 2:40 am

"


"Manifestations et critiques de Bamako à Dakar
Présence française en Afrique, le ras-le-bol  - Mars 2020

= https://www.monde-diplomatique.fr/2020/03/PIGEAUD/61500

"Mali, Sénégal, Burkina Faso… Sentiment antifrançais ou désaveu de la politique française ? - mercredi 19 janvier 2022
= https://lejournaldelafrique.com/lafrique-dapres/mali-senegal-burkina-faso-sentiment-antifrancais-ou-desaveu-de-la-politique-francaise/

"Reportage Afrique
Tchad: le sentiment «anti-français» - 09/10/2021  

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-afrique/20211008-tchad-le-sentiment-anti-fran%C3%A7ais

"Cachez ce ressentiment anti-français que je ne saurais voir : le cas de l’Afrique de l’Ouest - 6 janvier 2020

= https://www.iris-france.org/143290-cachez-ce-ressentiment-anti-francais-que-je-ne-saurais-voir-le-cas-de-lafrique-de-louest/

"Mali, Sénégal, Burkina Faso… Sentiment antifrançais ou désaveu de la politique française ? - 19 janvier 2022
= https://lejournaldelafrique.com/lafrique-dapres/mali-senegal-burkina-faso-sentiment-antifrancais-ou-desaveu-de-la-politique-francaise/

"Un sentiment antifrançais en Afrique ? - 7 décembre 2021
= https://ledjely.com/2021/12/07/un-sentiment-antifrancais-en-afrique/

"Martin Tajo : « Il n’y a pas de sentiment anti-français en Afrique ; il n’y a que de sentiment anticolonialiste » -  1 Fév 2022
= https://actucameroun.com/2022/02/01/martin-tajo-il-ny-a-pas-de-sentiment-anti-francais-en-afrique-il-ny-a-que-de-sentiment-anticolonialiste/

"Opinion | Pour une relation ambitieuse entre l’Afrique et la France ! - 18 nov. 2021
= https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-pour-une-relation-ambitieuse-entre-lafrique-et-la-france-1364807


"Richard Moncrieff: entre la France et le Mali, «c’est certainement une grande rupture» -  02/02/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220202-richard-moncrieff-entre-la-france-et-le-mali-c-est-certainement-une-grande-rupture

"Pourquoi les pays d’Afrique protestent-ils contre les français? -
9 December 2021

= https://maliactu.net/pourquoi-les-pays-dafrique-protestent-ils-contre-les-francais/

"Sentiment anti-français en Afrique francophone : Macron accuse la Russie et la Turquie - 21/11/220
= https://intelligences.info/article-18413-sentiment-anti-franais-en-afrique-francophone-macron-accuse-la-russie-et-la-turquie.html

"Pied de lettre: “le piège africain de Emmanuel Macron” - 24 avril, 2021
= https://www.financialafrik.com/2021/04/24/pied-de-lettre-le-piege-africain-de-emmaneul-macron/

"Changer les regards et les esprits - La politique africaine d'Emmanuel Macron - 31 août 2021
= https://www.controlrisks.com/fr/our-thinking/french/la-politique-africaine-d-emmanuel-macron


"GEOPOLITIQUE INTERNATIONALE MALI: ASSIMI GOÏTA MET EMMANUEL MACRON KO -  20 déc. 2021



"MALI: LA FRANCE PRISE DANS SON PROPRE PIEGE - 3 juin 2021"



"LE MALI PEUT-IL QUITTER LE FRANC CFA APRES L'EMBARGO IMPOSE PAR LA CEDEAO ? -  23 janv. 2022"



"INEDIT: MANIFESTATIONS CONTRE LA FRANCE ET SOUTIEN TOTAL A LA RUSSIE. " ADIEU CHERE FRANCE!!!" -  29 oct. 2021




Compatriotiqueme!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Message  ndonzwau 3/2/2022, 12:34 pm

DES COUPS D'ÉTATS...
                             
Nous venons de vivre en Afrique 3 et même 4 coups d'État militaires, au Mali(2?), en Guinée, au Burkina Faso et presqu'au Tchad. Pour des raisons défendables ou pas des militaires ont quitté leurs fonctions de défense pour devenir des politiciens. Il y'a donc bien un grave problème de gouvernance chez nous qui exige de regarder au plus près nos mœurs politiques mais à cette occasion les nouveaux venus n'ont pas manqué de dénoncer les complicités de la France avec les gouvernements précédents. N'y a-t-il pas pourtant une part des Africains eux-mêmes dans ces échecs qui nécessiteraient plus amples investigations et qui appellent des remises en question internes à l'Afrique ? l'Afrique a connu une autre époque de coups d'États militaires s'était-elle alors soldée par des changements durables et efficaces ? Posons-nous déjà pour l'heure ces questions...

Les dirigeants de la Cédéao se réunissent ce jour à Accra, alors que trois pays de cette région frappée par les jihadistes, le Mali, la Guinée et le Burkina Faso, sont dirigés par des militaires putschistes et ont été suspendus de ses instances.



"Sommet à Accra des dirigeants d'une Afrique de l'Ouest déstabilisée par les putschs - 03 fév 2022
= https://information.tv5monde.com/info/sommet-accra-des-dirigeants-d-une-afrique-de-l-ouest-destabilisee-par-les-putschs-443148

SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! Fb364fe5e28d7e7f1ea78ad4cb5d903ad6308b91
Le président de la Cédéao Jean-Claude Kassi Brou et la cheffe d'une délégation de la Cédéao au Burkina Faso Shirley Ayorkor Botchway, à Ouagadougou le 31 janvier 2022 afp.com - JOHN WESSELS

Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) se réunissent jeudi à Accra, alors que trois pays de cette région frappée par les jihadistes, le Mali, la Guinée et le Burkina Faso, sont dirigés par des militaires putschistes et ont été suspendus de ses instances.
L'Afrique de l'Ouest a été déstabilisée par quatre coups de force en 18 mois, deux au Mali, un en Guinée et le plus récent, il y a moins de 10 jours, au Burkina Faso.
Ce pays devrait occuper une place importante lors du sommet qui doit débuter à 10h (locales et GMT), après la visite à Ouagadougou de deux délégations - chefs d'état-major puis ministres de la région - qui ont rencontré le nouvel homme fort du Burkina, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.
Saluant lundi des "discussions franches", la ministre des Affaires étrangères du Ghana, Shirley Ayorkor Botchwey, a trouvé la junte burkinabè "très ouverte aux suggestions et aux propositions" qui ont été faites par la Cédéao.
Elle et d'autres membres de la délégation ont pu rencontrer le président renversé Roch Marc Christian Kaboré, placé en résidence surveillée et qui, ont-ils dit, va "très bien". Ils ont exigé sa libération.
Le lieutenant-colonel Damiba est "calme, posé et très réceptif", confirme un diplomate ouest-africain qui l'a aussi rencontré.
Reste à savoir si cette première bonne impression permettra au Burkina Faso, suspendu des instances de la Cédéao depuis vendredi, d'éviter des sanctions plus importantes.
La semaine dernière, lors de sa seule déclaration publique depuis sa prise de pouvoir, M. Damiba a assuré que son pays, en proie à des attaques jihadistes régulières depuis 2015, avait "plus que jamais besoin de ses partenaires" internationaux.
Outre le Burkina, la situation au Mali voisin, également en proie à la violence jihadiste, sera aussi étudiée au sommet d'Accra.
La Cédéao a lourdement sanctionné en janvier la junte du colonel Assimi Goïta, porté à la tête du Mali par un premier coup d'Etat en août 2020 et intronisé président "de la transition" à la suite d'un second putsch, en mai 2021.

- Tensions Europe-Mali -
Ces sanctions - fermeture des frontières de la Cédéao, embargo sur les échanges commerciaux et transactions financières notamment - punissent le projet des militaires de continuer à gouverner pendant plusieurs années, et l'engagement non tenu d'organiser en février des élections qui auraient ramené des civils à la tête du pays.
Ces derniers jours, la tension est en outre montée d'un cran entre la junte malienne et les pays partenaires du groupement européen de forces spéciales Takuba qui lutte contre les groupes jihadistes, France en tête.
Pour l'Allemagne, l'engagement militaire européen doit être réévalué après l'expulsion de l'ambassadeur de France à Bamako.
Depuis des insurrections indépendantiste et jihadiste en 2012, le Mali est livré aux agissements de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique, et aux violences de toutes sortes perpétrées par des milices autoproclamées d'autodéfense et des bandits.
Les forces régulières sont elles-mêmes accusées d'exactions.
La question de la Guinée, également suspendue des instances de la Cédéao, devrait également être abordée à Accra.

Le colonel Mamady Doumbouya, au pouvoir depuis un coup d'Etat en septembre, est visé avec les membres de sa junte par des sanctions.
Il a promis de rendre le pouvoir aux civils, tout en refusant de se laisser dicter un délai pour la transition.
Enfin, un quatrième pays ouest-africain devrait s'inviter à l'ordre du jour du sommet: la Guinée-Bissau, visée mardi par un coup d'Etat avorté qui a fait plusieurs morts et blessés graves, selon le président Umaro Sissoco Embalo.

"Coups d’État en Afrique de l’Ouest: une redistribution des cartes politiques -  29/12/2021
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211229-coups-d-%C3%A9tat-en-afrique-de-l-ouest-une-redistribution-des-cartes-politiques

 SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! YH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7   Le colonel Doumbouya, à la tête des putschistes qui ont mené le coup d'Etat en Guinée, après une rencontre avec une délégation de la Cédéao, le 10 septembre 2021, à Conakry. :copyright: AP - Sunday Alamba  

Quelles sont les conséquences politiques et les impacts sous-régionaux des coups d’État de 2021 en Afrique de l’Ouest ? Le Mali, la Guinée et le Tchad sont au cœur de transitions politiques complexes, sous pression d’institutions régionales qui cherchent aussi à garder le contrôle.

L’Afrique de l’Ouest a toujours été marquée par des renversements de régime mais cette année, on a vu apparaitre deux « familles » de coups d’État, une distinction qui n’a fait qu’accentuer les tensions politiques dans la sous-région. Avec ou sans armes : voilà, en schématisant, la distinction faite par les États et les institutions.
D’un côté, on observe l’acceptation d’un coup d’État institutionnel, avec le maintien au pouvoir d’une lignée, comme celle de la famille de feu Idriss Déby Itno au Tchad. De l’autre, le rejet des coups d’État militaires, comme au Mali en août 2020 puis en mai dernier et en Guinée début septembre.
Début décembre, lors du sommet paix et sécurité de Dakar, le président Macky Sall, comme l'avait fait avant lui le chef de l’État français Emmanuel Macron, faisait encore cette distinction en ne citant que le Mali et la Guinée : « En Afrique de l’ouest, nous avons deux pays qui ont été frappés, le Mali et la Guinée. Nous ne pouvons pas accepter que les militaires prennent le pouvoir par les armes. Nous sommes en démocratie, le pouvoir se conquiert par les élections. »

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Des habitants applaudissent les soldats de l'armée alors qu'ils célèbrent le soulèvement à Conakry, en Guinée, le 5 septembre 2021. :copyright: REUTERS/Souleymane Camara  
 
Même si Macky Sall et ses homologues ne le reconnaissent pas, ces coups d'État au Tchad, au Mali et en Guinée sont avant tout la conséquence de dérives politiques : volonté de rester au pouvoir, État au service d’un clan ou encore violations des droits de l’homme...
Pour Alioune Tine, ancien responsable d’Amnesty International en Afrique de l’Ouest et fondateur du think thank, AfrikaJom Center, les putschs se sont multipliés car la Cédéao est affaiblie par ces dérives à répétition des dirigeants. « Les coups d’État sont la conséquence de dysfonctionnements graves et en réalité, le coup d‘État arrive comme une espèce de thérapie mais c’est une fausse thérapie. Cela révèle une chose, c’est l’effondrement des mécanismes de régulation des tensions politiques à la Cédéao. La Cédéao s’est pratiquement effondrée, le leadership est assuré par des pays qui ne sont pas démocratiques. La politique ne fait plus sens et quand les militaires arrivent, les gens applaudissent », explique-t-il.

De l’élite politique à l’élite militaire
Point commun de ces putschs, les dirigeants des transitions politiques sont des hauts gradés de l’armée qui refusent de se soumettre. Mahamat Idriss Deby Itno au Tchad était responsable de la sécurité du palais présidentiel. Assimi Goïta au Mali et Mamadi Doumbouya en Guinée étaient tous deux leaders des forces spéciales. Trois dirigeants autoproclamés présidents qui ont fait le choix stratégique de dissoudre les institutions, bloquant, de fait, tout retour en arrière.
Faiblesse des institutions locales, perte d’influence de la France, faiblesse également de la Cédéao et de l’Union africaine, tous ces éléments ont permis à ces militaires de s’imposer jour après jour, estime Ibrahima Kane, observateur et militant sénégalais des droits de l’homme. « On est dans des sociétés qui sont en totale décomposition. Il n’y a plus de structures capables de jouer le rôle que la société civile jouait par le passé. Et cela permet à ces militaires de surfer, de développer des stratégies, d’aller dans des directions qui sont les leurs et qui ne sont pas celles de la population. Aujourd’hui, en dehors de ces militaires, il n’y a absolument rien », analyse-t-il.  [/url]

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Des soldats de l'armée malienne du CNSP à une manifestation célébrant le coup d'Etat place de l'Indépendance à Bamako, au Mali, le 21 août 2020. REUTERS/Mamadou Keita

Alioune Tine va dans le même sens. Il estime que ces coups d’État à répétition en 2021, avec des dirigeants de transition qui refusent de respecter les codes constitutionnels, notamment les calendriers pour organiser des élections, sont un des signes, une conséquence directe aussi, de systèmes démocratiques à bout de souffle en Afrique de l’Ouest. « On vit quand même une des périodes historiques postcoloniales les plus sombres dans l’espace Cédéao. Et il me semble que nous devons repenser les démocraties en Afrique de l’Ouest, repenser la gouvernance et repenser la géopolitique », selon lui.
Début janvier, Macky Sall prendra la tête de l’Union africaine. Très critique sur ces putschs, il sera intéressant de voir si le président sénégalais, qui refuse de son coté de dire s’il sera ou non candidat à un troisième mandat, poussera ou contraindra les dirigeants des transitions au Mali et en Guinée, mais aussi du Tchad, à organiser au plus vite les élections présidentielles. 
► À écouter aussi: Alioune Tine: «En Afrique, les coups d'État militaires, symptômes du dysfonctionnement démocratique»
  • Mali
  • Guinée


"L’Afrique de l’Ouest dans la spirale des putschs militaires - 26 janvier 2022
= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/01/26/mali-guinee-burkina-faso-l-afrique-de-l-ouest-dans-la-spirale-des-coups-d-etat-militaires_6110995_3212.html
Après le Mali en août 2020 puis en mai 2021 et la Guinée en septembre, le Burkina Faso a vécu un putsch. Les militaires profitent du sentiment que les élites sont déconnectées pour revenir en force.

A qui le tour ? C’est la question qui fait désormais frémir l’Afrique de l’Ouest. Les coups d’Etat semblent faire tache d’huile dans cette région : Mali par deux fois depuis août 2020, Guinée en septembre 2021, Burkina Faso le 24 janvier. Si les putschistes en uniforme justifient leur prise du pouvoir par des raisons locales, leur retour brutal dans le champ politique démontre que les sanctions et les rodomontades internationales n’ont aucun effet dissuasif et que les principes démocratiques sont en régression dans cette zone.
A Bamako, le colonel Assimi Goïta a mis en avant la déliquescence du régime en place pour justifier le renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta ; à Conakry, capitale de la Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya a évincé Alpha Condé moins d’un an après que ce dernier a été réélu pour un troisième mandat très contesté ; à Ouagadougou, le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba a pu s’appuyer sur « l’incapacité manifeste du pouvoir de M. Roch Marc Christian Kaboré » dans la lutte contre les groupes djihadistes pour expliquer son coup à ses concitoyens.
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Au Burkina Faso, un coup d’Etat militaire salué par la rue  

Selon une bonne source, l’armée burkinabée « n’a jamais senti la confiance des autorités ». Une distance que le massacre de 49 gendarmes privés de ravitaillement pendant deux semaines, le 14 novembre 2021 à Inata, dans le nord du pays, avait augmentée. Dans ce contexte, la chute du président Kaboré n’a surpris aucun observateur du pays.
Signe des temps, alors que la rue s’était élevée contre « le coup d’Etat le plus bête du monde » porté, en 2015, par des nostalgiques de l’ancien président Blaise Compaoré et aussitôt avorté, aujourd’hui plus personne ne manifeste[...]"


"L’Afrique de l’Ouest contaminée par les coups d’Etat - 5 septembre 2021
= https://www.letemps.ch/monde/lafrique-louest-contaminee-coups-detat-0
Des putschistes ont capturé dimanche le président guinéen Alpha Condé. Si le coup d’Etat se confirme, ce ne serait pas le premier dans la région
Les habitants du centre de Conakry, la capitale de la Guinée, l’un des pays les plus pauvres du monde malgré un riche sous-sol, ont été réveillés dimanche par des coups de feu nourris. Puis ils ont découvert médusés des militaires masqués et lourdement armés entourant le président Alpha Condé. Sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, les mutins demandent au chef d’Etat de 83 ans s’il a été brutalisé. Assis sur un fauteuil, le visage fermé, celui-ci ne pipe mot.

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Peut-on se fier à notre système monétaire?
L’argent déchaîné : une exposition sur le monde de l’argent et sur ce qu’il fait de nous.
Dans l’après-midi, une autre vidéo a circulé. Cette fois, celui qui se présente comme l’instigateur du putsch apparaît à visage découvert. Il s’agit du lieutenant-colonel Mamady Doumbouya qui dirige depuis 2018 les forces spéciales, considérées comme l’unité la mieux équipée du pays.

Avant de prendre la tête des forces d’élite guinéennes, l’officier faisait partie de la légion française et il a été formé en France, selon plusieurs médias. Ces dernières années, Mamady Doumbouya aurait aussi participé à des exercices militaires en coopération avec les Etats-Unis contre la menace terroriste. Le lieutenant-colonel fait apparemment partie du même groupe ethnique que le président qu’il affirme avoir capturé. Dans sa vidéo, l’officier a annoncé la dissolution de la Constitution et du gouvernement. Il appelle les autres unités de l’armée à rester dans leurs casernes.
Lire également un ancien article (2020): «Ils tirent sur nos enfants»: la Guinée sous haute tension post-électorale

«La politique au peuple»
La situation demeurait toutefois incertaine à Conakry. Dans la journée, le Ministère de la défense affirmait avoir «repoussé le groupe d’assaillants». Il annonçait que les «opérations de sécurisation et de ratissage se poursuivaient». En attendant, toujours selon ce communiqué, le président Alpha Condé appelait la population au calme.
Mais, manifestement, les putschistes contrôlaient aussi dimanche le siège de la télévision nationale. Sur le coup des 16h (heure suisse), ils ont interrompu les programmes pour s’adresser à leurs compatriotes. Enveloppé du drapeau national, le même Mamady Doumbouya a appelé au «rassemblement de la Guinée et de ses quatre régions». Selon lui, «la personnalisation de la vie politique est terminée, nous n’allons plus confier la politique à un homme, mais au peuple».
Le militaire a promis une large consultation pour rédiger une nouvelle Constitution. Et de conclure: «La Guinée est belle, nous n’avons pas besoin de la violer, il faut tout simplement lui faire l’amour.» Selon plusieurs vidéos prises dimanche à Conakry, la chute présumée du président Alpha Condé a provoqué des manifestations de liesse.

Un mandat de trop
Cette situation n’est pas sans rappeler le soulagement des Maliens en août 2020, quand des militaires avaient déposé le président après des mois de manifestations. Mais, depuis, les officiers maliens ont congédié le gouvernement de transition pour prendre seuls les commandes. Ils laissent planer le doute sur le fait qu’ils organiseront des élections comme prévu en début d’année prochaine.
L’étoile du président guinéen Alpha Condé, opposant historique aux régimes militaires successifs en Guinée et finalement élu en 2010, s’était ternie ces dernières années. En 2020, il avait fait changer la Constitution pour se présenter une troisième fois. Malgré les manifestations durement réprimées, se soldant par des dizaines de morts, il a été réélu en octobre 2020. Mais le pays n’était pas sorti de la crise politique. Une situation délétère qui a fait le lit des putschistes.
Comme pour conjurer le sort, le président Condé répétait d’ailleurs qu’il n’y avait jamais eu de coups d’Etat en Guinée, l’armée prenant habituellement le pouvoir juste après la mort du président précédent. La Guinée semble ce dimanche retombée dans l’engrenage des coups de force.


"Cédéao : Trois coups d'Etat en 18 mois - 24.01.2022
= https://www.dw.com/fr/c%C3%A9d%C3%A9ao-trois-coups-detat-en-18-mois/a-60540858
Après le Mali et la Guinée, le Burkina Faso est aussi confronté à un coup de force militaire. Trois putschs militaires dans une région exposée à un défi sécuritaire sans précédent.

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La Cédéao face aux coups d'Etat au Mali, en Guinée et Burkina Faso
Après le Mali qui a connu deux coups d’Etat, puis la Guinée, voici maintenant le Burkina Faso. Les coups de force militaires se multiplient en Afrique de l’Ouest et la Cédéao assiste impuissante à la prise du pouvoir par des militaires qui ensuite semblent vouloir y rester. Faut-il alors craindre la contagion dans une sous-région en pleine mutation sécuritaire ?
Alioune Tine, fondateur d'Africajom Center et expert indépendant sur la situation des droits de l'homme, rappelle que les pouvoirs militaires sont néfastes au processus démocratique. 
"L’effet boule de neige est déjà là. Il a été évoqué après les coups d’Etat au Mali, en Guinée et au Tchad. Nous nous sommes dit : quelle est la suite ? Et tout le monde a pensé au Burkina Faso où il y avait eu des tentatives de coup d’Etat. Maintenant, les gens pensent au Niger et à d’autres pays dans la sous-région.

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Mais cela n’est pas la solution. Les militaires quand ils prennent le pouvoir font généralement pire que les civils."

Les militaires surfent sur les crises sociales
Pour Arthur Banga, chercheur et maitre-assistant au département d’histoire de l’Université Felix Houphouët-Boigny à Abidjan, l’acceptation des coups d’Etat par l’opinion publique pourrait être fatale au processus démocratique en Afrique de l’Ouest. Mais que doit alors faire la Cédéao pour inverser cette tendance ? Arthur Banga.  
"D'abord en amont, en regardant déjà tout ce qui peut causer les coups d’Etat : à savoir la gouvernance militaire, son efficacité, la gouvernance de façon générale mais aussi en aval en restant plus ferme, en soutenant les sanctions que la Cédéao prend contre les régimes putschistes parce que quand l’opinion publique est divisée ou même quand on entend des intellectuels se dresser contre les sanctions de la Cédéao, cela donne des ailes aux putschistes."


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Le président Roch Marc Christian Kaboré arrêté par des mutins à Ouagadougou

La Cédéao, l’organisation régionale, a beau prendre des sanctions, il semble que cela n’ait aucun effet dissuasif. Au contraire, les militaires semblent se rendre compte que la prise du pouvoir par les armes fonctionne, explique Abdoulaye Sounaye, spécialiste du Sahel, affilié au Leibniz ZentrumModerner Orient de Berlin, enseignant chercheur à l’Université Abdou Moumouni et au Lasdel de Niamey. Celui-ci estime que la Cédéao doit écouter davantage les revendications des populations. 
"En principe, la Cédéao ne peut pas empêcher un coup d’Etat mais ce que la Cédéao peut faire, c’est de prévenir des situations de crise. Elle doit être à l’écoute des populations, elle doit être dans la prévention de crise politique parce qu’en investissant plus ses énergies dans la prévention peut être qu’on n’aboutirait pas à des situations aussi difficiles que celles qu’on voit."
Prendre le pouvoir et promettre de le rendre aux civils à l’issue d’une courte transition, c’est ce que disent les militaires qui, finalement, ne respectent pas  ce chronogramme, malgré la pression de la communauté internationale.


"Pourquoi y a-t-il tant de coups d'État en Afrique de l'Ouest ? - 27 août 2020
= https://www.bbc.com/afrique/region-53910717

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Les militaires maliens ont reversé le président en exercice Ibrahim Boubacar Keita.

Comme le Mali, d'autres pays africain : la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau le Burkina Faso ou encore la Mauritanie ont connu plusieurs coups ou tentatives de coups d'Etat. La prise de pouvoir par les militaires est-elle la solution aux problèmes internes des pays?
Des coups d'État aux coups de trop. Pour l'écrivain béninois Florent Couao Zotti, la plupart des pays où les militaires ont interrompu les processus politiques, n'ont jamais été exemplaires.
"Les militaires reprochent aux civils d'avoir "bordélisé" la République mais quand ils arrivent au pouvoir ils font la même chose, ils s'accrochent au pouvoir et c'est l'éternel recommencement", déclare l'auteur Lauréat du Prix Ahmadou Kourouma en 2010.

Pour Francis Akindès, Professeur de sociologie à l'Université Alassane Ouattara de Côte d'Ivoire, militaires et civils se comportent de façon identique une fois aux commandes des pays car le pouvoir est corrupteur.
"Les militaires qui arrivent au pouvoir sont pris au jeu finalement. Le coup d'Etat finit toujours par une espèce de confiscation du pouvoir par les militaires", affirme-t-il.
"Les coups d'Etat ne peuvent jamais être la solution dans des démocraties mais ils sont révélateurs des malaises dans la société", ajoute l'enseignant.
Un malaise qui se décrit, selon les politologues, par la mauvaise gouvernance.

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Selon l'écrivain Florent Couao Zotti, la démocratie ne correspond pas assez aux réalités africaines.

Si des pays ont connu plusieurs coups d'Etats, d'autres - comme le Sénégal par exemple - connaissent une certaine stabilité politique. C'est le fruit entre autre de la liberté d'expression déclare le Professeur Francis Akindès.
"Le Sénégal est un pays qui a une vieille tradition démocratique. Tant qu'il y a la possibilité d'expression, de contrôle de l'action gouvernementale, de régulation politique des tensions qui peuvent émerger, les coups d'Etat n'arrivent pas à trouver leur place dans des environnements comme cela", explique le sociologue.
"Mais quand tout est bloqué et que les gens ont l'impression qu'on leur dit "nous faisons ce que nous voulons, vous faites ce que vous voulez", le mécontentement augmente et les militaires capitalisent dessus", ajoute-t-il.
A regarder :
Cinq raisons qui ont rendu possible le coup d'Etat au Mali

Autre point de blocage selon l'écrivain Florent Couao Zotti, en outre la démocratie ne correspond pas assez aux réalités africaines et devrait être adaptée au contexte local.
"Au Mali par exemple on a remarqué que seulement 26% de la population participe aux élections, c'est-à-dire que les gens ne croient pas en cette forme de démocratie", souligne-t-il.
"Parce que l'Occident leur a demandé de faire la démocratie, sans nuance ils appliquent ce que leur maître leur demande de faire, sans contextualiser ce système là, sans les arrimer à des réalités qui sont spécifiques à l'Afrique", déclare l'auteur.
En attendant, les différentes parties impliquées dans la crise malienne multiplient les consultations pour tenter de parvenir à une solution de sortie de crise.


" Pourquoi les coups d'Etat reviennent en Afrique de l'Ouest (ANALYSE) -  2022-01-
= http://french.news.cn/2022-01/31/c_1310448248.htm
DAKAR, 31 janvier (Xinhua) -- Des militaires du Burkina Faso ont annoncé le 24 janvier qu'ils avaient pris le pouvoir et mis fin aux fonctions du président Roch Marc Christian Kaboré. Réunie jeudi en sommet extraordinaire virtuel, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a réagi en suspendant de ses instances le Burkina Faso. Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a aussi déploré cette situation en martelant que les coups d'Etat militaires sont "inacceptables" au XXIe siècle.
Après le Mali, où un putsch a eu lieu le 18 août 2020 contre Ibrahim Boubacar Keïta, et la Guinée, où la junte s'est installée le 5 septembre dernier, le Burkina Faso est le 3e pays d'Afrique de l'Ouest à basculer entre les mains des militaires. Quelles sont les raisons derrière les coups d'Etat, devenus fréquents en Afrique de l'Ouest ces derniers temps ?

DETERIORATION DE LA SITUATION SECURITAIRE
Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie aux attaques terroristes de groupes extrémistes tels que "l'Etat islamique" et "Al-Qaïda", qui ont fait de nombreuses victimes et plus de 1,5 million de déplacés. Dès lors, la situation sécuritaire s'est fortement détériorée.
Les coups d'Etat observés en Afrique de l'Ouest, notamment dans les pays du Sahel, ont pour dénominateur commun l'absence de sécurité. Dans le nord du Mali, les groupes djihadistes ont étendu ces dernières années leur présence vers le centre, dans la zone dite "des trois frontières" (Mali, Burkina Faso, Niger), multipliant les attaques contre les symboles des institutions mais aussi contre des civils.
Lors de la 7e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique qui s'est tenue en décembre dernier, le président nigérien Mohamed Bazoum a expliqué la situation chaotique dans le Sahel par la montée en puissance des groupes terroristes sur fond de crise en Libye.
Il a invité les États sahéliens à mettre sur pied une stratégie militaire adaptée aux défis consistant dans le recours à des techniques et des moyens de nature à rendre la guerre le moins asymétrique possible.
Pour certains observateurs, l'incapacité de l’État de faire face aux groupes terroristes, la mauvaise gouvernance sont peut-être des raisons expliquant les putschs.

FAILLES DU MODÈLE OCCIDENTAL
D'autres analystes reprochent en outre à la France d'avoir vidé la démocratie africaine de son essence.
"La France avait conditionné à la démocratie ses aides et les garanties qu'elle offrait auprès des riches nations, en faveur des États africains francophones", déplore Moussa Sey Diallo, un élu communal de l'Union pour la république et la démocratie (URD) du Mali.
Selon lui, le retour des coups d’État en Afrique révèle "l'échec des politiques et l'oisiveté des intellectuels. La démocratie n'est pas du prêt-à-porter, elle doit être sur mesure".
Quant à M. Ouattara, il estime que "la démocratie telle que conçue par les Occidentaux n'est pas l'option recommandée pour les Africains parce que nos sociétés, notre éducation, nos us et coutumes diffèrent".
D'après de nombreux observateurs, des organisations sous-régionales, continentales et mondiales comme la CEDEAO, l'Union africaine (UA) et l'ONU doivent aussi prendre plus de responsabilités pour être des "boucliers anti-coup d'Etat".
Pour sortir de ce cycle de putschs militaires, "il n'y a pas mille solutions", soutient M. Ouattara, qui préconise qu'il faut laisser les peuples "choisir en toute liberté" leur système politique, leurs dirigeants et surtout leurs options de développement.


"Analyse
Coup d’Etat au Burkina Faso: au Sahel, le discrédit des démocraties  - 25 janvier 2022

= https://www.liberation.fr/international/afrique/coup-detat-au-burkina-faso-au-sahel-le-discredit-des-democraties-20220125_UGBVWVUDABCG3K3MCVEJ5FJQUM/
Le coup d’Etat au Burkina Faso montre une nouvelle fois, après le Mali et la Guinée, l’échec d’un gouvernement élu démocratiquement face aux jihadistes et au désarroi des populations.

L’Afrique de l’Ouest serait-elle en train d’inventer un nouveau concept ? Celui du «coup d’Etat militaire populaire», qui peut certes paraître dérangeant. Mais après la prise du pouvoir par les militaires au Mali depuis 2020 puis en Guinée en septembre 2021, le coup d’état au Burkina Faso confirme que l’intrusion des hommes en treillis dans la vie politique civile bénéficie désormais, dans cette région tourmentée du continent, d’un indéniable soutien populaire.
Qu’on ne s’y trompe pas : ce n’est plus la peur qui empêcherait les citoyens de descendre dans la rue pour s’opposer à ces changements de pouvoir, comme ce fut souvent le cas lors des 70 coups d’état qui ont interrompu des processus démocratiques en Afrique, entre 1958 et 2018. En 2015, les Burkinabè avaient d’ailleurs massivement envahi la capitale Ouagadougou pour mettre un terme à une tentative de coup d’état militaire, jugée cette fois-là illégitime.[...]"


"RECRUDESCENCE DES COUPS D’ETAT EN AFRIQUE DE L’OUEST: A quand la gouvernance vertueuse en Afrique ? - 2 février 2022
= https://lepays.bf/recrudescence-des-coups-detat-en-afrique-de-louest-a-quand-la-gouvernance-vertueuse-en-afrique/

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Palais de Koulouba à Bamako, Palais Sékhoutouréya à Conakry, Kosyam à Ouagadougou. 

En l’espace de quelques mois, tous ces trois palais présidentiels ont été déshabillés- par la force des kalachs, des tanks et même d’hélicos de combat- de leurs attributs civils. Le même scénario était en passe de se produire au Palais du Gouvernement en Guinée-Bissau, le 1er février dernier, mais le président Umaro Sissoco Embaló a réussi à se tirer d’affaire. Faut-il s’étonner de cette tentative de coup d’Etat au pays des Lycaons ? Répondre par l’affirmative à cette interrogation, serait fermer les yeux sur cette épidémie putschiste hautement contagieuse, au sein des pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et oublier que les coups d’Etat font partie de l’ADN de ce narco-Etat

La quadrature du cercle bissau-guinéenne
En effet, et cela est un fait établi, la CEDEAO qui avait pour ambition d’être un « bouclier anti-coup d’Etat » à l’intérieur de son espace, est en train de voir ses membres basculer, l’un après l’autre, dans des régimes militaires. Après IBK, Condé et Roch, Embalo semblait avoir été désigné pour être le prochain sur la liste. Et ce n’est pas la première fois que cet ancien général survit à un coup d’Etat dans son pays et ce, depuis son arrivée au pouvoir en 2020 dans les conditions que l’on sait. L’on se rappelle comme si c’était hier, que l’implication de la CEDEAO a été décisive pour la victoire de Embalo aux élections qui l’ont conduit au pouvoir. « Face à la persistance de ce blocage et après analyse approfondie de la situation politique du pays, les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont décidé de reconnaître la victoire de Monsieur Umaro Sissoco Embaló », avait écrit, dans un communiqué publié le 22 avril 2020, l’organisation sous-régionale. Par cette sentence, la CEDEAO pensait-elle avoir trouvé la solution à la quadrature du cercle bissau-guinéenne ? Peut-être oui parce qu’après avoir tant misé et investi, pour que ce pays retrouve la stabilité politico-institutionnelle, l’instance sous-régionale pouvait nourrir l’espoir mais, comme on le dit, les mauvaises habitudes ont la peau dure.
Les évènements du 1er février  dernier à Bissau illustrent l’immensité des défis à relever pour la stabilité de la Guinée-Bissau et de l’ensemble de la sous-région. Car, malgré les sanctions même les plus extrêmes contre les régimes militaires, comme c’est le cas au Mali, le pouvoir kaki ne cesse de se métastaser du Sahel au Golfe de Guinée en passant par la savane, laissant dans moult interrogations, les démocrates et autres adeptes de l’Etat de droit. L’une des questions les plus fondamentales, est la suivante : à quoi servent les armées en Afrique ? Forme-t-on les soldats pour qu’ils prennent, par la suite, le pouvoir d’Etat par les armes ? Du moins, sont-ils aujourd’hui plus aptes à casser du civil pour occuper les palais présidentiels qu’à affronter des terroristes armés qui sapent l’existence de nos Etats? A quoi servent nos armées ?
Sans jeter en pâture nos « grandes muettes », il faut reconnaitre que la réalité en Afrique est que, souvent, certaines armées jouent aux enfants gâtés si fait qu’une remise en cause de leurs privilèges, par souci d’équité dans la gouvernance, provoque des coups de sang. Assimi Goïta au Mali et Mamadi Doumbouya en Guinée, qui ont été démis de leurs postes respectifs avant leur prise de pouvoir, sont des cas illustratifs. Bien des chefs militaires adorent danser la salsa dans les boites de nuit et rouler dans des véhicules rutilants.

Le mal est connu, la thérapie aussi
A la décharge des militaires putschistes, la gouvernance vertueuse est le dernier des soucis de bien des pouvoirs politiques en Afrique. En effet, les changements anticonstitutionnels de gouvernements et les soulèvements populaires, comme l’écrit le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, « tirent leurs causes profondes de carences en matière de gouvernance ». Pour sûr, la cupidité, l’égoïsme, la gestion inadéquate de la diversité, les violations des droits de l’Homme, le refus d’accepter la défaite électorale, les manipulations de Constitutions, ainsi que leur révision par des voies anticonstitutionnelles pour servir des intérêts égoïstes, la corruption, etc., constituent autant de facteurs qui contribuent grandement à la survenance de changements anticonstitutionnels de gouvernements.
Pour conjurer les putschs, il faut à la fois des armées républicaines et de la gouvernance vertueuse. Cela est-il possible ? Comment y parvenir ? Le mal est connu. La thérapie aussi. L’on espère bien que le sommet extraordinaire de la CEDEAO qui se tient ce 3 février 2022, à Accra au Ghana, sur la situation au Mali, en Guinée Conakry, au Burkina Faso et en Guinée-Bissau, au-delà des condamnations et des sanctions, aura le courage de traiter les questions fondamentales en lien avec la gouvernance politique, économique et sociale.


"Afrique de l’Ouest : ces coups d’État célébrés par les populations -  - 26 janvier 2022
= https://www.afrik.com/afrique-de-l-ouest-ces-coups-d-etat-celebres-par-les-populations
Les coups d’Etat se multiplient en Afrique de l’Ouest avec une empreinte commune : ces putschs sont unanimement salués par une grande partie de la population des pays où ils ont été perpétrés.
Depuis le renversement en août 2020 du regretté IBK par le colonel Assimi Goïta et ses hommes, l’Afrique de l’Ouest vient d’enregistrer, avec l’écourtement du mandat de Roch Marc Christian Kaboré, le quatrième coup d’État en moins de deux ans. Un point commun à tous ces coups d’État : ils sont unanimement salués par une grande partie de la population des pays où ils ont été perpétrés, puisqu’ils sont chaque fois intervenus comme pour répondre aux aspirations de cette population qui réclamait le départ du chef de l’État.

Le cas malien
Au Mali, l’intervention des militaires, le 18 août 2020, est apparue comme une réponse aux manifestations gigantesques qui, depuis plusieurs mois, agitaient le pays pour réclamer, à cor et à cri, la démission d’IBK. Il n’était alors pas surprenant de voir les Maliens jubiler et porter les putschistes en triomphe après le coup d’État. Mieux, plusieurs mois après et même malgré le deuxième coup perpétré par le colonel Assimi Goïta contre le régime de transition mis en place sous la pression de la CEDEAO et de la communauté internationale, le 24 mai 2021, les militaires continuent de bénéficier d’un large soutien populaire. Mieux, les récriminations des institutions régionales, particulièrement la CEDEAO, et de la communauté internationale qui entraînent des sanctions tous azimuts contre le Mali ont pour conséquence de renforcer le soutien populaire, non seulement au Mali, mais dans beaucoup d’autres pays africains, aux militaires qui ont toujours le vent en poupe.

La Guinée
Le 5 septembre 2021, à trois mois de la célébration du premier anniversaire de son troisième mandat, le Président Alpha Condé a été évincé par une junte conduite par le colonel Mamady Doumbouya alors commandant du Groupement des forces spéciales, une unité d’élite de l’armée guinéenne, spécialisée dans la lutte contre le terrorisme. Là aussi, on assiste à des scènes de liesse populaire à travers le pays. Et pour cause ! Quelques mois plus tôt, les Guinéens avaient payé de leurs vies pour tenter d’empêcher le Président Condé de briguer un troisième mandat. Mais rien n’y fit. Le pouvoir n’a pas eu froid aux yeux pour briser la résistance populaire et opérer un passage en force. Pis, les premiers mois du troisième mandat n’étaient pas de bon augure pour les Guinéens. Dans ces conditions, le putsch du 5 septembre est vu comme une libération de l’emprise d’un Président qui, au fil des années d’exercice du pouvoir, s’est mué en autocrate.

L’exemple du Burkina Faso
Le dernier exemple en date est celui du Burkina Faso avec la chute de Roch Marc Christian Kaboré renversé ce lundi. Là aussi, les populations n’ont pas caché leur joie. Mardi, elles étaient réunies à la place de la Nation, à l’appel du mouvement « Sauvons le Burkina ». « On a tout braqué, on nous a suivis. Vous voulez qu’on fasse comment ? On va lutter pour nos enfants (…) Oui, je vous le dis, je suis dans la joie parce que je ne pense pas que ce qui s’est passé est un coup d’État. Je parle d’une libération », a martelé Anaïs Drabo, coordonnatrice du mouvement. Depuis plusieurs semaines, le Président Kaboré avait perdu sa légitimité aux yeux d’une bonne partie de ses concitoyens.
Le drame d’Inata a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la colère des citoyens outrés par l’inaction ou l’inefficacité de leur gouvernement face à la menace terroriste qui endeuille le pays au jour le jour. De géantes manifestations avaient été organisées, le 27 novembre 2021, à travers le pays pour revendiquer clairement la démission du chef de l’État. Le 11 janvier, le Parquet militaire de Ouagadougou avait annoncé l’arrestation de certains militaires parmi lesquels le lieutenant-colonel Mohamed Emmanuel Zoungrana, chef de corps du 12e régiment d’infanterie commando, commandant du secteur Ouest du groupement des forces de sécurisation du Nord.

Un signal envoyé aux chefs d’État encore en poste
Le retour des coups d’État et l’approbation populaire qu’ils suscitent en Afrique de l’Ouest, depuis 2020, devraient faire réfléchir les Présidents des autres pays de la sous-région encore en place. Un message fort leur est envoyé pour leur dire qu’il devient de plus en plus impossible, dans cette région du continent, de gouverner en sourd-muet face aux attentes des peuples qu’ils sont censés servir en tant que dirigeants. Les chefs d’État semblent perdre de vue qu’ils sont des citoyens chargés par d’autres citoyens de présider aux destinées du pays. Quand ils perdent le soutien de leurs mandants que sont les peuples, ils deviennent fragiles. Et dans cette fragilité, ils peuvent perdre l’appui de l’armée. À ce moment, l’irréparable peut arriver.
C’est donc une nouvelle ère qui est en train de s’ouvrir en Afrique. loin d’applaudir les coups d’État, mais il faut être bien aveugle pour ne pas voir, dans les derniers événements, un signal envoyé à tous les dirigeants du continent et ceux de sa région occidentale en particulier. À bon entendeur !



"RETOUR DES COUPS D’ÉTAT EN AFRIQUE DE L’OUEST: Faut-il s’en inquiéter ? - 24 janvier 2022
= https://lepays.bf/retour-des-coups-detat-en-afrique-de-louest-faut-il-sen-inquieter/

"Coups d’Etat en Afrique : comment les expliquer ? - 25 janvier 2022
= https://lejournaldelafrique.com/lafrique-daujourdhui/coups-detat-en-afrique-comment-les-expliquer/

"Le continent africain théâtre de 11 coups d'Etat depuis 2012 - 25/10/2021
= https://fr.africanews.com/2021/10/25/le-continent-africain-theatre-de-11-coups-d-etat-depuis-2012//

""Ces putschs nous 'scandalisent' aujourd'hui alors qu'ils ne surprenaient personne dans les années 70-80", constate le politologue Issaka Souaré- 31/01/2022
= https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/burkina-faso/ces-putschs-nous-scandalisent-aujourd-hui-alors-qu-ils-ne-surprenaient-personne-dans-les-annees-70-80-constate-le-politologue-issaka-souare_4930627.html
Le continent a connu presque autant de coups d'Etat ces deux dernières années que sur la dernière décennie.


" Coup d’État au Burkina : l’Afrique, un continent de putschistes - 31 janvier 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1229331/politique/coup-sur-coup-lafrique-un-continent-de-putschistes/

"Coup d’Etat au Burkina Faso : la junte rétablit la Constitution et modifie les institutions - 31 janvier 2022 à
= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/01/31/coup-d-etat-au-burkina-faso-le-pays-suspendu-par-l-union-africaine_6111721_3212.html
Une délégation de la Cédéao et de l’ONU a pu rencontrer l’ancien président Roch Marc Christian Kaboré chassé du pouvoir le 24 janvier.

"Guinée-Bissau : le président Embalo échappe à une « tentative de coup d’État » - 01/02/2022
= https://www.sudouest.fr/international/guinee-bissau-une-tentative-de-coup-d-etat-apres-des-tirs-proches-du-palais-gouvernemental-8205133.php

"Les obstacles à la construction d’un État viable en Afrique de l’Ouest. Étude comparative de trois cas : Bénin, Ghana et Togo
= http://www.institut-gouvernance.org/fr/synthese/fiche-synthese-8.html


"Afrique : pourquoi tous ces coups d'État ? - 27 oct. 2021



"BURKINA: L'ARMEE RESTAURE ET PREND LE POUVOIR.- MALI: LA CLASSE POLITIQUE FRANCAISE REAGIT ET AUTRES - 02/02/2022


"Coups d'État en Afrique de l'Ouest : "À qui le tour ?" - 25 janv. 2022




"LA FRANCE ACCUSE AFRIQUE MEDIA DE COLLABORER AVEC LA RUSSIE POUR NUIRE A SES INTERETS EN AFRIQUE - 14 juin 2021"





Compatriotiqueme!




# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 4/2/2022, 9:42 pm, édité 1 fois

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SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! Empty Re: SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE, RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS !

Message  ndonzwau 3/2/2022, 3:04 pm

ET L'AMBASSADEUR FRANÇAIS SOMMÉ DE QUITTER LE MALI...


"Expulsion de l’ambassadeur français au Mali: le pic des tensions a-t-il été atteint? 6 01/02/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220201-expulsion-de-l-ambassadeur-fran%C3%A7ais-au-mali-le-pic-des-tensions-a-t-il-%C3%A9t%C3%A9-atteint

SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! YH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7  
Des Maliens manifestent contre la France et les sanctions de la Cédéao, le 14 janvier 2022. :copyright: Cyril Payen/France 24  

L’ambassadeur de France au Mali a trois jours pour quitter le Mali. Décision annoncée lundi 31 janvier en début d’après-midi par les autorités maliennes de transition, à l’issue d’une convocation de Joël Meyer au ministère des Affaires étrangères. C’est l’ultime épisode de plusieurs mois d’échanges tendus entre les autorités des deux pays et qui laisse planer d’immenses doutes sur la suite des relations entre la France et le Mali.

L’expulsion du diplomate français fait suite « aux propos hostiles et outrageux » tenus ces derniers jours par Jean-Yves le Drian. Le ministre français des Affaires étrangères avait, entre autres, qualifié d’« illégitimes » les autorités de transition. L’incompréhension et l’animosité qu’ont en partage les autorités maliennes et françaises n’étaient jamais allées si loin. Mais le pic a-t-il été atteint ?
On a pris acte de cette décision et immédiatement on a rappelé notre ambassadeur. On ne va pas attendre qu’il soit expulsé pour le faire revenir en France. C’est une étape supplémentaire dans l’isolement dont fait preuve cette junte;
Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement français
RFI.
Bamako souhaite « maintenir le dialogue et poursuivre la coopération avec l’ensemble de ses partenaires internationaux, y compris la France ». Une invitation difficilement conciliable avec la manière forte qui a été choisie et qui a surpris bien des observateurs, y compris parmi les fins connaisseurs de la politique malienne. Le Mali cherche-t-il simplement une clarification de Paris sur la reconnaissance des autorités de transition, comme l’a demandé Abdoulaye Diop, ou s’agit-il d’une stratégie pour pousser, progressivement, les Français à la rupture ?
Le gouvernement a souhaité qu'il puisse quitter le territoire nationale pour des raison liées aux déclarations.
Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères
David Baché.
De son côté, Paris « réitère son engagement en faveur de la stabilisation et du développement du Sahel », mais sans mentionner nommément le Mali.
À lire aussi : Mali: l’ambassadeur de France sommé par les autorités de quitter le pays dans les 72 heures

Depuis l’expulsion du contingent danois de la force Takuba, la semaine dernière, la quinzaine de pays européens qui y contribuent ont initié une réflexion sur l’avenir de cette force, articulée autour de Barkhane. Dont la présence sur le territoire malien est de plus en plus contestée dans la rue. Bamako a d’ailleurs sollicité une série d’amendements aux accords militaires actuels, Paris n’a pas encore répondu.
Alors, les autorités maliennes n’ont pas demandé le retrait des soldats français, et ce n’était jusqu’ici pas un objectif de Paris. Mais ce scénario est de plus en plus envisageable, surtout qu’il faut aussi prendre en compte la pression qui pèse sur le candidat Macron, après ce qui est désigné par de nombreux responsables politiques français, de droite et d’extrême droite, comme une humiliation insupportable. Un observateur averti faisait récemment cette réflexion : maintenir Barkhane au Mali ne fera jamais gagner la présidentielle à Emmanuel Macron, mais cela pourrait la lui faire perdre. Et beaucoup se demandent si ce n’est pas, finalement, ce que cherchent les autorités maliennes de transition : pousser au départ de Barkhane sans en être à l’initiative.
Les autorités maliennes de transition, qui ont également engagé un bras de fer avec la Cédéao, semblent déterminées à changer leurs relations avec leurs partenaires traditionnels, quitte à risquer l’isolement. En rappelant que d’autres puissances sont disponibles -la Russie, mais pas seulement- et tout en brandissant l’étendard de la souveraineté nationale.

L’aboutissement de mois de tension
Si les échanges sont difficiles depuis le renversement d'Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, le ton est véritablement monté à compter du second coup de force des militaires, en mai 2021. Le 10 juin, Emmanuel Macron annonce une « transformation profonde » de la présence militaire française au Sahel. Le mois suivant, il précise notamment la fermeture des bases de Kidal, Tessalit et Tombouctou. Une stratégie que ne goûte pas le Premier ministre de transition Choguel Maïga, qui déplore un « abandon en plein vol », à la tribune de l'ONU le 25 septembre.
Réponse du président français : « le Premier ministre malien est l’enfant de deux coups d’État (...) la légitimité du gouvernement actuel est démocratiquement nulle ». C'est dans ce contexte, fin décembre, qu'Emmanuel Macron annule sa visite au Mali, officiellement en raison de la crise sanitaire.

En ce début d'année, c'est le retrait imposé du contingent danois de la force Takuba qui entraîne des échanges acrimonieux. La ministre française des Armées Florence Parly déclarait il y a une semaine que la junte multipliait « les provocations ».
Le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement, donne alors pour « conseil » à Florence Parly de se taire, accusé Paris de chercher à diviser les Maliens, « d'instrumentaliser » les organisations sous-régionales et de conserver ses « réflexes coloniaux ». Puis le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop,renchérissait sur l’antenne de RFI vendredi, contre des propos « empreints de mépris », prévenant que son pays n'excluait « rien » dans ses relations avec la France.

La présence de Wagner et la durée de la transition
Par ailleurs, Paris s’est vivement opposé à l’éventualité pour Bamako de nouer de nouveaux partenariats. En ligne de mire, la société paramilitaire russe Wagner. Jusque-là, les autorités maliennes de la transition insistent sur un point : aucun contrat n’a été signé avec ce groupe privé. Malgré ses démentis, le ton n’a cessé de monter. 
À lire aussi : Mali: le déploiement de soldats russes, voire de Wagner, a-t-il commencé?
Mais les relations entre Paris et Bamako se sont également envenimées sur la question de la durée de la transition : fin octobre, les autorités maliennes annoncent le report des élections prévues le 27 février pour des raisons de sécurité, et depuis, des désaccords profonds éclatent au grand jour. Faute de consensus, la Cédéao a imposé des sanctions diplomatiques et économiques sévères contre le Mali. Invoquant le principe de souveraineté nationale, les autorités maliennes reprochent à la France d’instrumentaliser les organisations sous-régionales.

• Réactions partagées au Mali
Avec notre correspondant à Bamako, Kaourou Magassa
Ce mardi matin, à Bamako, tous s’accordent à dire que dans le cadre de relations diplomatiques, les tensions entre la France et le Mali n’auraient jamais dû mener à l’expulsion d’un ambassadeur. Mais vu de Bamako, les propos de Jean-Yves Le Drian qualifiant la junte « d’illégitime et d’irresponsable », ont véritablement choqué l’opinion. Ces mots, qui peuvent passer, sont banals dans le cadre politique français, sont perçus ici comme des insultes et sont qualifiés d’infantilisants, notamment par un pays qui a été dominé par la France pendant la colonisation.
Dans ce contexte, un cadre politique rappelle que « plus le gouvernement français manquera de respect aux autorités maliennes, plus les Maliens resteront soudés autour de la défense de leur pays, en brandissant comme étendard la souveraineté du Mali. » Pour d’autres, une telle rupture est du jamais vu. Cette escalade est malvenue et met à mal la collaboration sur le plan sécuritaire, culturel et de développement entre les deux pays, qui peut se chiffrer à plus de milliards de francs CFA. Beaucoup espèrent donc que les divergences entre les gouvernements français et malien vont s’amoindrir.

Sur le terrain, les opérations militaires sont toujours en cours dans la lutte contre le terrorisme. Et même si les partisans d’un départ de la France sont nombreux, un retrait brutal de l’opération Barkhane inquiète une bonne partie de l’opinion. Dans la zone des trois frontières, entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, les combats, notamment contre le groupe État islamique au Grand Sahara se poursuivent et voient le soutien des populations dans cette zone de Gao, où l’armée française est basée et très présente.
Il faut que la France comprenne que le Mali est un pays souverain. A chaque fois, ils lancent des propos qui remettent en cause notre souveraineté. Comme si le Mali était une propriété de la France. AUjourd’hui, nous avons décidé de prendre notre destin en main.
La réaction des Maliens sur ce nouvel épisode dans les tensions Paris-Bamako
Kaourou Magassa.


"Pourquoi le Mali a-t-il expulsé l'ambassadeur de France? - 01/02/2022
= https://www.huffingtonpost.fr/entry/pourquoi-le-mali-a-t-il-expulse-lambassadeur-de-france_fr_61f967f9e4b067cbfa22c253
Retour sur l'escalade des tensions entre la France et le Mali, où l'armée française, engagée depuis 2013, continue les opérations dans l'attente d'une décision politique.
...
DIPLOMATIE - Lundi 31 janvier, les autorités maliennes ont sommé l’ambassadeur de France de quitter le territoire dans un délai de 72h. Un épisode de plus dans l’escalade des tensions politiques entre Bamako et Paris, qui ne font que grandir depuis la prise de pouvoir de la junte militaire.
Le Mali a subi deux coups d’État successifs, en août 2020 et mai 2021. Juste après ce putsch, Emmanuel Macron annonce le 10 juin dernier la réduction de l’opération Barkhane, et la fermeture de trois bases françaises au Nord du Mali. 
Des déclarations dont s’empare alors la junte militaire, qui surfe sur un sentiment anti-français croissant au sein de la population, et qui multiplie depuis les “provocations”, selon le terme employé par la ministre des armées, Florence Parly.

Multiplication des “provocations”
C’est d’abord le report des élections prévues initialement en février, puis le refus d’associer les partenaires des États ouest-africains de la Cédéao aux négociations. Le chef de l’État français, qui devait se rendre sur la base de Gao et à Bamako en décembre, annule finalement sa visite.
Officiellement en raison de la crise sanitaire en France, mais aussi à cause de ces désaccords diplomatiques. Malgré les tensions politiques, sur place, les militaires nous assuraient encore fin décembre que la coopération militaire avec les autorités maliennes était “excellente”.
La Cédéao ferme ses frontières avec le Mali et met le pays sous embargo et Paris dénonce la présence au Mali des mercenaires russes de Wagner, démentie par les autorités maliennes, ce qui jette encore de l’huile sur le feu.

Mise en péril de la force Takuba
Plus récemment, le renvoi du Mali du contingent militaire danois, présent au sein du groupement européen Takuba, provoque une nouvelle fois la colère de la France. Cette action de la junte met en péril ce groupement de forces spéciales, initiée par la France et censée illustrer la coopération militaire européenne. Elle est qualifiée d’“irresponsable” par Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.
Si l’armée française assure aujourd’hui que les opérations continuent sur le terrain, en coopération avec les forces maliennes, elle est désormais dans l’attente d’une décision politique. 

b]“Pas à n’importe quel prix”[/b]
“On ne peut pas rester au Mali à n’importe quel prix. Les conditions de notre intervention sont rendues de plus en plus difficiles”, indiquait encore sur France Inter le 29 janvier la ministre des armées.
Quitter le Mali serait une décision lourde de conséquences: depuis 2013, la France a déployé plus de 5.000 soldats au Sahel, avant de décider en 2021 de réduire la voilure. Un retrait des troupes se ferait dans un contexte extrêmement tendu et face à une population de plus en plus hostile à la présence française.


"Expulsion de l'ambassadeur de France au Mali : les réactions des candidats à la présidentielle - 01/02/2022
= https://congodiaspora.forumdediscussions.com/post?p=169271&mode=editpost
 
SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! YH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7
L'ambassade de France à Bamako, au Mali, en 2018. :copyright: AFP - Michele Cattani    

Au lendemain de l'annonce de l'expulsion de l'ambassadeur de France au Mali par la junte au pouvoir, les candidats à l'élection présidentielle n'ont pas manqué de critiquer la politique française au Mali. Le gouvernement défend, lui, la présence militaire française et son engagement à poursuivre la lutte entreprise depuis 2013 contre l'insurrection jihadiste au Sahel.
Au lendemain de la décision de la junte malienne d'expulser l'ambassadeur de France à Bamako, dont Paris "prend acte" en rappelant son représentant, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a déclaré mardi 1er février sur France Info "travailler d'ici la mi-février" à l'adaptation de la force spéciale Takuba (un détachement de forces spéciales européennes encadrant des unités maliennes), au regard de l'"isolement progressif" du Mali.
"Ce qui est certain, c'est qu'on va continuer à lutter contre le terrorisme au Sahel", a-t-il ajouté, soulignant que "le Sahel n'est pas que le Mali". Après des mois de tensions entre Paris et Bamako, la question de la présence militaire française au Sahel a fait réagir les candidats à l'élection présidentielle française.

Droite et extrême droite dénoncent une humiliation
À l'extrême droite, Marine Le Pen a dénoncé une "humiliation", ajoutant que "la France a perdu une influence folle en Afrique". La candidate du Rassemblement national estime qu'"il faut immédiatement renvoyer, évidemment, l'ambassadeur du Mali", "bloquer l'intégralité des avoirs des dirigeants maliens en France", ainsi que "l'aide au développement, à destination du Mali" et "l'intégralité des transferts de fonds financiers y compris individuels qui partent de France vers le Mali".

SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! IQxr_b7h_normal


Marine Le Pen


@MLP_officiel

SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! 1f4f9 Face à l'attitude de la junte malienne, il faut bloquer l'aide au développement et le transfert de fonds, y compris individuels, qui partent de France vers le Mali (12% du PIB du Mali !). Je ne supporte pas que notre Armée soit humiliée par le gouvernement malien ! #Punchline
SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! WbPqmIcBhD9TN15X
9:19 PM · 31 janv. 2022
Éric Zemmour (Reconquête !) a également évoqué une humiliation. "Nous nous battons pour expulser les jihadistes du Mali, mais le Mali expulse notre ambassadeur. Nos soldats meurent pour un pays qui nous humilie ! Toute la politique africaine de la France est à repenser."

Revoir l'engagement militaire français au Sahel ?
De son côté, Valérie Pécresse a critiqué un manque d'anticipation de l'exécutif, estimant elle aussi que "le renvoi de notre ambassadeur est une humiliation". Elle a cependant ajouté que, selon elle, la France doit rester "au Sahel pour protéger ce territoire de la menace islamiste qui peut déstabiliser totalement l'Afrique".
alérie Pécresse

@vpecresse

Ma conviction c'est que la France doit rester au Sahel. Au Mali, nous nous battons contre l’islamisme qui menace non seulement l'Afrique mais aussi et surtout l'Europe. Le renvoi de notre ambassadeur est une humiliation, le Gouvernement n'a pas anticipé cette crise. #Pécresse2022
SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! FKdSQGPXsAY35y3
9:32 PM · 31 janv. 2022
À gauche, Jean-Luc Mélenchon a rappelé son hostilité à la présence de troupes françaises au Mali, considérant qu'il "est temps pour la France de revenir au réel et de vider l'abcès avec le pouvoir malien actuel. Et que l'Assemblée nationale soit saisie et décide d'un plan d'action", "avant que les sacrifices et nos morts au Mali n'aient été rendus vains, avant que la déchirure ne soit complète".

Jean-Luc Mélenchon


@JLMelenchon

Avant que les sacrifices et nos morts au #Mali n'aient été rendus vains, avant que la déchirure soit complète il est temps pour la France de revenir au réel et de vider l'abcès avec le pourvoir malien actuel. Et que l'Assemblée nationale soit saisie et décide d'un plan d'actions.
6:28 PM · 31 janv. 2022
Entre soutien et critiques à la présence militaire française, la situation sécuritaire au Sahel est un des enjeux de la campagne pour l'élection présidentielle, dont le premier tour se tiendra le 10 avril. 
Après neuf ans de lutte anti-jihadiste à laquelle la France avait fini par réussir à associer des partenaires européens, elle envisage désormais de revoir les modalités de sa présence dans la région.


" Mali : l'expulsion de l'ambassadeur français est "un camouflet" pour Paris - 31/01/2022
= https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/mali/mali-l-expulsion-de-l-ambassadeur-francais-est-un-camouflet-pour-paris_4936161.html

"Mali : après l'expulsion de l'ambassadeur français, quel avenir pour l'opération Barkhane ? - 01 février 2022
= https://www.europe1.fr/politique/mali-apres-lexpulsion-de-lambassadeur-francais-quel-futur-pour-loperation-barkhane-4091097

"France: L’expulsion de l’ambassadeur français du Mali fait réagir la classe politique - 01.02.2022
= https://www.aa.com.tr/fr/politique/france-l-expulsion-de-l-ambassadeur-francais-du-mali-fait-r%C3%A9agir-la-classe-politique/2490459

"Mali: Berlin critique l'expulsion "injustifiée" de l'ambassadeur de France -
Afrique - 01 fév 2022

= https://information.tv5monde.com/afrique/mali-berlin-critique-l-expulsion-injustifiee-de-l-ambassadeur-de-france-442921

"Les raisons de la crise ouverte avec le Mali qui expulse l’ambassadeur de France - 1 février 2022
= https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-du-mardi-01-fevrier-2022


"Expulsion de l’ambassadeur au Mali : « La junte surfe sur la vague du sentiment anti-français » - 2 février 2022
= https://www.nouvelobs.com/monde/20220202.OBS53988/expulsion-de-l-ambassadeur-au-mali-la-junte-surfe-sur-la-vague-du-sentiment-anti-francais.html


"Ambassadeur français au Mali: affrontement à distance entre Gabriel Attal et Valérie Pécresse - 02/02/2022
= https://www.bfmtv.com/international/afrique/mali/ambassadeur-francais-au-mali-affrontement-a-distance-entre-gabriel-attal-et-valerie-pecresse_AV-202202020422.html


"Mali: la junte décide abruptement d’expulser l’ambassadeur de France - 1 février 2022
= https://www.lesoleil.com/2022/01/31/mali-la-junte-decide-abruptement-dexpulser-lambassadeur-de-france-3b53ca7e60dbce07fc7965abdfca2189



"MALI/ EXPULSION DE L'AMBASSADEUR DE FRANCE: LA VICTOIRE DU PANAFRICANISME FACE A L'IMPERIALISME- 2 févr. 2022"



"Mali: l'expulsion de l'ambassadeur de France "est une fuite en avant pour la junte" - 1 févr. 2022"



"L'AMBASSADEUR FRANCAIS AU MALI SOMME: BANDA KANI S'EXPRIME DE FACON CLAIRE - 1 févr. 2022"




Compatriotiqueme!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Message  ndonzwau 5/2/2022, 6:09 pm

DES COUPS D’ÉTATS AU MALI, EN GUINÉE, AU BURKINA FASO, AU TCHAD, L'ABSOLU DÉMOCRATIQUE NOUS COMMANDERAIT DE LES RÉCUSER MAIS AVOIR QUE LES PRÉSIDENTS DÉPOSÉS SONT SOUVENT DES POTENTATS,ON DONNE VOLONTIERS RAISON AUX 'PUTSCHISTES' POUR UN AVENIR PLUS DÉMOCRATIQUE POSSIBLE EN AFRIQUE ! L'AMBASSADEUR FRANÇAIS EXPULSE DU MALI, LES MALIENS ONT BIEN LE DROIT DE SE DÉTERMINER EN FONCTION DE LEURS PRIORITÉS...  


"Tensions entre la France et le Mali : la crise diplomatique résumée en six actes - 01/02:2022
= https://www.ouest-france.fr/monde/mali/tensions-entre-la-france-et-le-mali-la-crise-diplomatique-resumee-en-six-actes-9618c3b8-836d-11ec-b2cd-3fc4271a923f

"Tensions France-Mali : chronique d'un divorce annoncé - 01/02/2022
= https://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/tensions-france-mali-chronique-d-un-divorce-annonce_2167204.html

"Entre la France et le Mali, les dits et les non-dits d’une querelle. Explication - 29/09/2021
= https://www.la-croix.com/Monde/Entre-France-Mali-dits-non-dits-dune-querelle-2021-09-29-1201177992
La dissolution des relations entre les deux pays s’accélère, sur fond de retrait des forces françaises de la force Barkhane du Mali, et de l’arrivée, souhaitée par Bamako, de paramilitaires russes dans la région.

SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! Homme-journal-titre-annonce-loperation-Barkhane-Bamako-2021_0  
Un homme lit un journal, dont le titre annonce la fin de l’opération Barkhane, à Bamako, en juin 2021. ANNIE RISEMBERG/AF

► Que reproche le Mali à la France ?
Le premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga a accusé samedi 25 septembre à l’ONU la France d’un « abandon en plein vol » avec sa décision de retrait du Mali de la force Barkhane. Il a critiqué «la fermeture de certaines emprises de Barkhane dans le nord du Mali », déplorant un « manque de concertation » de Paris et une annonce « unilatérale » sans coordination tripartite avec l’ONU et le gouvernement malien.
Fin de Barkhane : le Mali dénonce un « abandon en plein vol » de la France
« Le Mali regrette que le principe de consultation et de concertation, qui doit être la règle entre partenaires privilégiés, n’ait pas été observé en amont de la décision », a-t-il insisté. Dans un entretien à RFI, lundi 27 septembre, le premier ministre malien a réitéré son propos.

► Quelle est la réaction de la France ?
Paris s’est aussitôt offusqué des propos tenus par Choguel Kokalla Maïga à l’Assemblée générale des Nations Unis. « La transformation de notre dispositif militaire au Sahel ne constitue ni un départ du Mali, ni une décision unilatérale, et il est faux d’affirmer le contraire », a d’abord répondu le ministère français des affaires étrangères.
Puis, c’est la ministre des armées, Florence Parly, qui a réagi, outrée : «C’est beaucoup d’hypocrisie, c’est beaucoup de mauvaise foi, beaucoup d’indécence, surtout parce que ces propos ont été tenus le samedi 25 septembre. Or, le vendredi 24 septembre, un 52e militaire français a donné sa vie pour combattre le terrorisme au Sahel. » Pour l’exécutif français, l’évolution du dispositif militaire s’est faite en concertation avec ses partenaires sahéliens depuis le sommet de Pau, en janvier 2020.
Enfin, c’est le président Emmanuel Macron qui a lui-même déclaré à RFI, jeudi 30 septembre : «Je rappelle que le premier ministre malien est l’enfant de deux coups d’État, si je puis dire. Puisqu’il y a eu un coup d’État en août 2020 et un coup d’État dans le coup d’État. Donc, la légitimité du gouvernement actuel est démocratiquement nulle. » Et de poursuivre : « Alors qu’hier nous avons présidé à l’hommage national au sergent Blascoet qu’aujourd’hui il est enterré parmi les siens, ce qu’a dit le premier ministre malien est inadmissible. C’est une honte. Et ça déshonore ce qui n’est même pas un gouvernement. »

► Quel est l’arrière-fond de la polémique ?
Le discours du premier ministre malien s’adresse d’abord à son opinion publique qui, au Mali, est à nouveau habitée par un sentiment antifrançais. Ce pays, conquis violemment par la France à la fin du XIXe siècle, n’a pas oublié son passé douloureux et les résistances acharnées et désespérées du royaume de khassonkés, des Malinkés de Samory Touré, de Babemba Traoré, du roi du Kénédougou.
La soumission et la domination forcée, pendant la colonisation, d’une région structurée par des empires et des royaumes, le rôle ambigu de la France vis-à-vis des Touaregs, la résistance de l’islam à la pénétration occidentale, le renvoi de migrants illégaux au Mali, la suffisance et le sentiment de supériorité attribués par les Maliens aux Français qu’ils côtoient, sont de nature à nourrir ce sentiment antifrançais. « Taper sur les Français, ça a toujours rapporté politiquement au Mali, et c’est un moyen commode pour faire diversion sur les vraies causes des échecs rencontrés par les gouvernements », constate, amer, un diplomate.
Effectivement, la déclaration fracassante de Choguel Kokalla Maïga a remporté un franc succès au Mali, au moment même où il annonçait un report probable de quelques semaines ou de quelques mois, des élections législatives et présidentielle prévues le 27 février 2022, malgré les engagements de la junte devant la communauté internationale.

► Quels sont les non-dits de cette vindicte ?
Ils sont triples. D’abord, Bamako veut ouvrir des négociations avec les groupes djihadistes, ce que ne veut pas Paris. Ensuite, le gouvernement malien souhaite accueillir des mercenaires russes de la société privée Wagner : ce que ni Paris, ni les alliés européens de l’opération Barkhane ne voient d’un bon œil. L’arrivée des Russes dans son pré carré est perçue comme une menace par la France. Pour Bamako, c’est le retour d’un ancien allié, moins regardant que Paris sur la mal gouvernance ainsi que sur le retour à l’ordre constitutionnel et démocratique.
Le Mali « s’isolera » et perdra le « soutien de la communauté internationale » s’il recrute le groupe Wagner, a tonné la ministre française des armées, mercredi 29 septembre.
Le coup de colère de l’Élysée, enfin, n’est pas non plus sans arrière-pensée pour Paris. « L’Élysée craint un effet Saïgon au Mali », estimait, au printemps, Caroline Roussy, chercheuse Afrique à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), en faisant référence aux images catastrophiques du retrait de l’armée américaine du Vietnam en 1975.
Cette peur s’est accentuée avec les images de la chute de Kaboul, reprise par les Talibans, et le départ précipité des Occidentaux d’Afghanistan, en août. «Emmanuel Macron envisage de quitter le Sahel depuis son arrivée au pouvoir en 2017. Mais il doit le faire sans que cela apparaisse comme une défaite », assure Jean-Pierre Maulny, de l’Iris.
Dans ces conditions, les déclarations jugées scandaleuses de Choguel Kokalla Maïga et l’arrivée probable de la société Wagner pourraient offrir à l’Élysée, un nouveau récit pour se retirer – se redéployer, selon la terminologie officielle – sans perdre la face.


"Quitter le Mali ou y rester, le dilemme de la France et des Européens face aux mercenaires russes de Wagner - 15 janvier 2022
= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/01/15/mali-partir-ou-rester-le-choix-toujours-en-suspens-de-la-france-et-des-europeens-face-a-wagner_6109569_3212.html
Paris avait fait du report des élections maliennes, prévues initialement en février, et surtout de l’arrivée du groupe paramilitaire russe une ligne rouge. Mais le discours semble aujourd’hui moins catégorique et tout semble être fait pour gagner du temps.

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Un soldat de l’armée française, dans une ruelle aux alentours de Gao, au Mali, le 29 décembre 2021. RAFAEL YAGHOBZADEH  
Tout le monde en convient à Paris comme à Bruxelles : l’arrivée des mercenaires de la société privée russe Wagner illustre la « fuite en avant » de la junte au pouvoir au Mali depuis le coup d’Etat de mai 2021. Mais, après l’annonce, le 9 janvier, de sanctions très dures de la part de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à l’encontre du régime du colonel Assimi Goïta, la situation demeure extrêmement floue sur les conditions du maintien des forces françaises, européennes et onusiennes dans un pays ciblé par les djihadistes.
Le sujet a fait l’objet de longues discussions, vendredi 14 janvier, à Brest, lors de réunions des ministres des affaires étrangères et de la défense des Vingt-Sept. Alors que, avant Noël, Paris laissait régulièrement entendre que le report des élections maliennes prévues initialement en février et surtout l’arrivée du groupe Wagner seraient « une situation inacceptable », comme l’avait notamment déclaré la ministre des armées, Florence Parly, à France 24, le 6 décembre, tout semble être fait aujourd’hui pour gommer ce qui apparaissait comme une ligne rouge et gagner du temps.
Lire aussi  Article réservé à nos abonnés Au Mali, les mercenaires Wagner progressent au centre du pays  
Les mises en garde à l’égard de Bamako et de Moscou n’ayant pas fonctionné, la France est aujourd’hui aux avant-postes de cette manœuvre diplomatique doublée d’un défi sécuritaire. A trois mois des échéances électorales françaises, l’exercice est acrobatique, personne ne s’en cache au sein du ministère des armées ou au Quai d’Orsay. Mais les apparences sont sauves, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ou Mme Parly ayant toujours pris soin d’éviter la moindre déclaration liant le destin de l’opération « Barkhane », déployée au Mali depuis 2014, à ce changement de donne géopolitique. « Nous aviserons le moment venu », avait encore affirmé la ministre des armées à France 24.

D’après nos informations, rien n’est donc décidé sur un éventuel retrait. A ce stade, les Français privilégient même plutôt, avec leurs partenaires européens, l’option du maintien de leur engagement. Le tout, comme l’a répété M. Le Drian vendredi, en accroissant la pression sur la junte afin de la persuader d’accepter la tenue d’élections le plus tôt possible, et non dans cinq ans comme elle l’a esquissé. Un certain nombre de figures politiques maliennes soupçonnées de faire « obstruction à la transition » devraient ainsi être sanctionnées par les Européens.

La situation « n’est plus une affaire franco-malienne »
Tout l’enjeu aujourd’hui pour Paris, dont les relations avec la junte sont exécrables, est de ne pas apparaître trop seule dans cette gestion de crise. « La situation au Mali et au Sahel est une affaire africaine et européenne, ce n’est plus une affaire franco-malienne », a ainsi assuré, le 12 janvier, M. Le Drian.[...]"


"Risque d’échec politique au Mali pour la France - 3 janvier 2022
= https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-du-lundi-03-janvier-2022

"Mali : "Un mouvement populaire massif pourrait forcer la France à quitter le pays" - 16 jan 2022
= https://information.tv5monde.com/afrique/mali-un-mouvement-populaire-massif-pourrait-forcer-la-france-quitter-le-pays-440603


"Mali : quels sont les intérêts des puissances étrangères ? - 17.09.2021
= https://www.dw.com/fr/mali-sahel-ressources-mini%C3%A8res-europe/a-59218099
"Bilan retrospectif du rapport de force entre la France et le Mali : Goita mène au poing Macron, par 14 à 9 - 31 janvier 2022
= https://afriksoir.net/actualite/bilan-retrospectif-rapport-force-entre-france-mali-goita-mene-poing-macron-14-9/
"Laissons les Maliens décider de leur sort mais attention à l’effet domino dans toute l’Afrique !  - 4 février 2022
= https://www.opinion-internationale.com/2022/02/04/laissons-les-maliens-decider-de-leur-sort-mais-attention-a-leffet-domino-dans-toute-lafrique_104525.html
"Mali : on vous explique pourquoi les tensions avec la France s'aggravent -02/02/2022
= https://www.ladepeche.fr/2022/02/02/mali-on-vous-explique-pourquoi-les-tensions-avec-la-france-saggravent-10084228.php

"Mali, Burkina Faso: "les élites françaises continuent à faire preuve d’autisme politique chronique" - 02.02.2022
= https://fr.sputniknews.com/20220202/mali-burkina-faso-les-elites-francaises-continuent-a-faire-preuve-dautisme-politique-chronique-1054948909.html
L’engagement "du peuple malien derrière son gouvernement est complètement ignoré par les autorités et les élites françaises, qui continuent à faire preuve d’autisme politique chronique", affirme auprès de Sputnik Soulaimane Cheikh Hamdi, spécialiste en sécurité internationale. Pour lui, une nouvelle dynamique est en marche en Afrique.
Lundi 31 janvier, le gouvernement de transition du Mali, sous la présidence du colonel Assimi Goïta, a annoncé sa décision d’expulser l’ambassadeur de France à Bamako, Joël Meyer, suite aux propos jugés "insultants" à l’égard des autorités du pays tenus par le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian. En effet, ce dernier avait jugé "illégitimes" les autorités de transition.
Suite à cette décision malienne, Paris et ses partenaires européens de la Task Force Takuba se sont donnés jusqu'à la mi-février pour envisager l’avenir de l’intervention au Mali. Néanmoins, Jean-Yves Le Drian a exprimé le souhait mardi 1er février que l’armée française continue la lutte contre les groupes djihadistes au Sahel avec les autres pays de la région.

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LCP


@LCP

"C'est le Mali qui s'isole. Le sujet que nous avons devant nous n'est pas un sujet franco-malien mais un sujet entre la communauté internationale et le Mali", déclare @JY_LeDrian qui constate une "rupture politique et militaire" au Mali. #DirectAN #QAG
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4:05 PM · 1 févr. 2022
Or, la saga des coups d’État accompagnés de sentiments populaires anti-français dans les pays du Sahel et d’Afrique de l’Ouest continue. En effet, après le Mali, la Guinée-Conakry et le Burkina Faso, la semaine dernière, une tentative a été menée mardi 1er février en Guinée-Bissau, un autre pays membre de la zone Franc CFA et de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Ceci dans un contexte où les choses ne s’arrangent pas vraiment entre la France et l’Algérie, qui a fermé son espace aérien aux avions de l’opération Barkhane depuis plusieurs semaines, suite à des propos d’Emmanuel Macron jugés "offensants" pour la Nation algérienne.

Comment expliquer ces nouvelles tentatives de coup d’État au Sahel et en Afrique de l’Ouest? La France perd-t-elle pied en Afrique au profit d’autres puissances mondiales? Comment expliquer l’engouement des pouvoirs militaires africains issus des coups d’État pour la coopération militaire avec la Russie, qui a déjà un sérieux problème de sécurité nationale près de sa frontière avec l’Ukraine?

LCP


@LCP

Renvoi de l'ambassadeur français au Mali : "Le combat contre le terrorisme se poursuivra au Sahel, maintient @JY_LeDrian. Ce n'est pas un événement dû à l'irresponsabilité d'un gouvernement de coup d'État qui va enrayer notre lutte contre le terrorisme." #DirectAN
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3:51 PM · 1 févr. 2022

Pour répondre à ces questions, Sputnik a sollicité M.Soulaimane cheikh Hamdi, expert mauritanien en sécurité internationale, spécialiste du Sahel et l’Afrique de l’Ouest. Pour lui, "la diplomatie française demeure prisonnière de ses anciennes conceptions héritées de la période coloniale, qui l’empêchent de prendre conscience des bouleversements politiques, sociaux et géopolitiques qui secouent le continent africain. À ce titre, le cas du Mali est édifiant à plus d’un titre, vu la perte d’expertise qu’il révèle de l’élite diplomatique française. Néanmoins, le retrait de l’armée française du Sahel, qui obéit à plusieurs facteurs géopolitiques, notamment liés à la crise ukrainienne, est encore loin de signifier que la France perd complètement pied en Afrique, vu qu’elle continue à avoir la haute main sur les économies des pays membres de la zone Franc CFA. Ceci en plus de la fragilité des armées africaines, même si certaines connaissent de plus en plus une montée en puissance, comme au Mali et en République centrafricaine, aidées en cela par la Russie".

"La diplomatie et l’élite françaises font preuve d’autisme politique"
"Durant ces 60 dernières années, le nombre de coups d’État en Afrique se compte en dizaines. Seulement, cette fois-ci, un facteur nouveau déterminant est entré en jeu, depuis l’arrivée des mêmes militaires au pouvoir au Mali en l’espace d’une année (2020-2021)", affirme M.Hamdi. Il souligne qu’"actuellement, la majorité écrasante du peuple malien soutient le gouvernement de transition dirigé par le Président Goïta, ce qui a complètement changé la donne sur le terrain".

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Assemblée nationale


@AssembleeNat

"Les changements de régime au Sahel vous obligent à modifier votre politique dans la zone": Jean-Paul Lecoq (GDR) demande au Gvt "d'entendre les voix des peuples du Sahel, qui veulent se libérer d'un lien de subordination avec la France: rebattez les cartes" #DirectAN #QAG
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4:03 PM · 1 févr. 2022
Et d’ajouter que "ce facteur d’engagement du peuple malien derrière son gouvernement est complètement ignoré par les autorités et les élites françaises, qui continuent à faire preuve d’autisme politique chronique. Les Maliens, tout comme les Nigériens et les Burkinabés, qui crient haut et fort leur mécontentement, voir leur dégoût, à l’égard de la France, tenue comme première responsable de la pauvreté et du sous-développement de leurs pays, grâce aux systèmes et aux dirigeants corrompus et serviles, sont en train d’inspirer tous les autres peuples de la région sahélo-saharienne et de l’Afrique de l’Ouest. C’est dans ce contexte qu’il faut lire et analyser les derniers évènements qui ont secoué ces régions et qui probablement sont appelés à se répéter partout.

"Dans le même sens, il indique qu’"en plus de la pauvreté, du manque d’infrastructures, notamment sanitaires durant les deux années de l’épidémie de Covid-19, la dégradation de la situation sécuritaire dans tout le Sahel après dix ans de présence militaire française [opérations Serval puis Barkhane, ndlr], a convaincu ces peuples de la nécessité du changement en se tournant vers d’autres partenaires. Il faut bien se rendre compte qu’au Mali, à titre d’exemple, le colonel Assimi Goïta et ses compagnons ne sont pas sortis des salons feutrés du ministère de la Défense à Bamako. Ce sont des soldats de terrain qui ont combattu le terrorisme avec des moyens, le moins qu’on puisse dire, dérisoires. Alors que la France devait normalement aider au moins les pays de la Force G5 Sahel, un mort-né, à monter en puissance, aussi bien sur le plan matériel qu’humain. Or, rien n’a été fait dans ce sens, dans tous les pays du Sahel, qui avaient surtout cruellement besoin de moyens aériens, vu l’étendue de la région qui fait presque cinq fois le territoire de la France. Si les nouveaux gouvernements au Mali, au Burkina Faso et en Guinée-Conakry tiennent tête aux puissances européennes, notamment la France, c’est parce qu’ils ont le soutient complet de leur populations".

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FRANCE 24 English


@France24_en

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11:40 AM · 27 sept. 2021

Pourquoi la Russie?
Selon l’interlocuteur de Sputnik, les pays africains, dont le Mali, la République centrafricaine, l’Éthiopie et le Mozambique, qui ont choisi de se tourner vers d’autres partenaires militaires, Russie en tête, "basent leur analyse et leur décision sur des faits réels et non fantasmatiques. En effet, il va sans rappeler, que l’armée russe a vaincu le terrorisme en Tchétchénie, puis en Syrie en collaboration avec l’Armée arabe syrienne. Les moyens mis à contribution par Moscou durant les sept dernières années en Syrie, face aux organisations affiliées à Al-Qaïda* et à Daech*, ne laisse aucun spécialiste en Défense, encore moins un militaire, indifférent. L’intervention des armées de l’Organisation du traité de sécurité commune (OTSC) au Kazakhstan, mettant fin en une semaine à des actions de terroristes, ayant profité des manifestations populaires sociales pour commettre des attentats, était une autre démonstration de l’efficacité de l’armée russe, qui a pris part à cette opération".



"Par ailleurs, le spécialiste souligne que "le travail remarquable que les 1.135 instructeurs russes ont accompli en République centrafricaine depuis 2017, en transformant de fond en comble l’armée du pays, laissée sans défense par l’armée française qui s’était retirée fin octobre 2016, est également un autre argument factuel solide. La même chose est en train de se réaliser au Mali avec l’arrivée d’instructeurs russes, depuis que le gouvernement de transition a lancé la coopération militaire avec la Russie, qui lui a livré notamment quatre hélicoptères de transport et d’attaque. Ceci en plus de l’appui diplomatique apporté par Moscou, avec Pékin, au conseil de sécurité de l’Onu, contre le projet de soutien aux sanctions de la Cédéao contre le Mali, proposé par la France".

Quid des enjeux géopolitiques et géostratégiques?
Enfin, Soulaimane cheikh Hamdi estime que ce qu’il se passe actuellement au Sahel "n’est que le début d’une nouvelle reconfiguration géopolitique et géostratégique de la région, à l’aune des nouveaux équilibres qui s’établissent de plus en plus entre les grandes puissances, notamment en Europe avec la crise ukrainienne et en Eurasie, dans le contexte de la nouvelle politique de Défense américaine qui vise l’endiguement et le confinement de la Chine, de la Russie et de l’Iran".

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Officiers Pour La Sécurité Internationale
@OfficiersSI

Les 600 recrues des FACA, formées au camp Kassaï, ont commencé des cours de tir dans le cadre du programme de préparation pratique au combat. La nouvelle phase d'apprentissage a suivi deux mois d'étude des armes à feu

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7:07 PM · 27 janv. 2022

Ainsi, selon lui, "ce qu’il se passe en Ukraine, notamment après les déclarations du Président Volodymyr Zelensky, qui a pointé des tentatives américaines et britanniques visant à hypertrophier une prétendue menace russe d’invasion de son pays, ne débouchera pas sur un conflit militaire. Néanmoins, cette situation va aider à délimiter les zones d’influences en Europe de la Russie face aux États-Unis et à l’Otan. Cependant, l’enjeu capital qui va bouleverser la géopolitique mondiale est l’alliance eurasiatique Russie-Chine-Iran. En effet, Téhéran, qui a signé l’année dernière un accord de coopération multidimensionnelle avec Pékin d’une durée de 25 ans, a également conclu un autre accord de même type avec Moscou, la semaine dernière, lors de la visite d’État du Président iranien en Russie. Il va sans dire que ce triangle, qui ambitionne de devenir le cœur battant de l’Eurasie, fera tout pour affaiblir la présence américaine, britannique, française et otanienne au Moyen-Orient, qui concentre l’essentiel des ressources en énergies fossiles dans le monde. Le bombardement de certaines villes émiraties par les Houthis entre dans ce jeu, visant le contrôle du détroit de Bab El Mandeb, sur le golfe d’Aden, vital aussi bien pour la Chine et l’Iran, que pour l’Arabie saoudite et les Émirats, alliés des États-Unis".


"Pourquoi la France ne doit pas se retirer du Mali - 15 Févr 2021
= https://www.latribune.fr/opinions/pourquoi-la-france-ne-doit-pas-se-retirer-du-mali-877683.html
OPINION. Le sommet du G5 Sahel, qui se déroulera les lundi 15 et mardi 16 février, en visio-conférence, est un rendez-vous décisif pour l’avenir de l’opération militaire Barkhane lancée il y a huit ans. Alors que l’opinion publique semble se retourner, que l’extrême-gauche et l’extrême-droite demandent la fin de cette opération et que l’exécutif peine à concevoir un projet convaincant, comment peut-on résumer la situation et quelles propositions raisonnables formuler ?
Le groupe de réflexions Mars (*)

"Mali : la surinfection de plaies ethno-raciales millénaires - 1 février 2022
= https://lincorrect.org/mali-la-surinfection-de-plaies-ethno-raciales-millenaires-lincorrect/
Le Mali, dirigé depuis le coup d'état du printemps dernier par une junte militaire, a annoncé hier l'expulsion de l'ambassadeur français sous soixante-douze heures. Depuis plusieurs semaines, les tensions s'accumulaient entre la junte et les gouvernements européens possédant des contingents sur place, au premier rang desquels se trouve notre pays. L'africaniste Bernard Lugan nous livre son analyse de la situation.

"Mali, diplomatie et Grand ménage de Printemps : à quand l’ordre donné aux ressortissants maliens de quitter la France dans les 72 heures ? -  3 février 2022  
= https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-diplomatie-et-grand-menage-de-239082

"Expulsion de l’ambassadeur de France au Mali, Kémi Séba recadre Zemmour : « On va rayer l’influence… » - 31/01/2022  
= https://www.senenews.com/actualites/politique/expulsion-de-lambassadeur-de-france-au-mali-kemi-seba-recadre-zemmour-on-va-rayer-linfluence_384707.html

" Bourbier.La France doit-elle quitter le Mali ? - 06/02/2021 - 12:24
= https://www.courrierinternational.com/article/bourbier-la-france-doit-elle-quitter-le-mali


"Coups d'Etat, occupation étrangère : comprendre la situation au Sahel dans le contexte international - 2 févr. 2022"


"Mali : Qu’est ce qui a mené cette expulsion ? - 1 févr. 2022"


"Mali : La France doit-elle partir ? - 1 févr. 2022"


"Le Mali est « un pays qui s’isole, qui cherche la confrontation », déclare Jean Castex - 2 févr. 2022"




Compatriotiqueme!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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Message  ndonzwau 24/10/2022, 7:42 pm

"


"La France et ses meilleurs ennemis en Afrique - 21-10-2022
= https://afridesk.org/la-france-et-ses-meilleurs-ennemis-en-afrique/
La France est contestée de toutes parts sur le continent au point qu’elle n’a plus de marge de manœuvre. Si elle avance à visage découvert c’est un tollé, si elle avance masquée, elle se fait repérer et c’est pire encore. Le rejet de la politique française – car c’est bien de cela dont il s’agit et non pas de sentiment antifrançais, les expatriés n’ont aucun problème sur le continent – a de multiples ressorts et est antérieur à l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Cependant, sous ses quinquennats, ce rejet a pris des proportions stratosphériques. La petite musique dans les médias comme sur les réseaux sociaux consiste à accuser Moscou d’être le bras armé de cette contestation. Or, sans être naïf et nier le rôle de la Russie, elle n’est qu’un facteur parmi d’autres qui concourent à ce climat.

Les ressorts de ce rejet sont largement documentés ; les fondamentaux qui étayent et entretiennent la contestation sont aussi connus depuis longtemps. Il s’agit du soutien apporté aux Présidents illégitimes aux yeux de leurs populations, de la validation de 3èmes mandats anticonstitutionnels et des élections truquées. Aucun président français n’y a mis un terme. Ces pratiques désespèrent les peuples qui aspirent à la démocratie et étouffent dans des sociétés liberticides où règnent le sous-développement, le népotisme et la prévarication.
Les événements récents au Tchad en donnent une nouvelle fois une illustration magistrale. Contrairement à ses engagements, Mahamat Déby a décidé, via un pseudo dialogue national, de s’octroyer le droit de se représenter à la fin de la transition qui va encore durer deux ans. Ni le Quai d’Orsay, ni l’Elysée n’ont communiqué après cette décision, ce qui montre leur embarras. Si Emmanuel Macron n’approuve pas cet ukase, que peut-il faire après avoir permis au fils d’Idriss Déby de prendre le pouvoir de manière anticonstitutionnelle ? L’époque du «  gendarme de l’Afrique  » est définitivement révolue, les chefs d’État ont le choix de leurs partenaires. Le président du monde d’après agit comme ceux du monde ancien, le ver était dans le fruit dès l’adoubement de Mahamat Déby en avril 2021.
La politique à géométrie variable est l’autre grand reproche fait à la France. Au Mali, « une junte illégitime et illégale », au Tchad, au Burkina Faso en Guinée, des juntes qui bénéficient d’une bienveillance certaine. Avec la guerre en Ukraine, outre les ressources disproportionnées envoyées à Kiev, un autre « deux poids, deux mesures », se révèle plus crûment encore. Contrairement au massacre de Boutcha, jamais les grandes tueries comme celles de Duékoué, Côte d’Ivoire, mars 2011 ; d’Ogossagou, Mali, mars 2019; de Yirgou, Burkina Faso, janvier 2019, n’ont donné lieu à des demandes de réunions d’urgence au Conseil de Sécurité. Pourtant, le manque de réaction internationale devant ces hécatombes est vécu comme une forme de racisme et revient systématiquement parmi les critiques.

L’alignement de la France dans le «  camp occidental  » après sa réintégration dans le commandement intégré de l’OTAN en 2009, a contribué à dégrader son image sur le Continent. Ce retour a signé la banalisation de sa voix dans le concert des nations, une voix qui avait la vocation diplomatique de pont entre l’Est et l’Ouest, le Nord et le Sud, comme le disait Dominique de Villepin à  l’époque. La fin de cette singularité s’est matérialisée en 2011 par les guerres en Syrie, en Côte d’Ivoire et en Libye. Les conflits dans ces deux derniers pays ont fait naître la lame de fond qui submerge aujourd’hui l’Hexagone.
Ainsi englobée dans le camp occidental, la France paye pour les aventures militaires des États-Unis, des Balkans à l’Irak en passant par l’Afghanistan, y compris celle où elle n’a pas été partie prenante. Car c’est l’Occident tout entier qui est conspué pour des décennies de bellicisme et l’ensemble de son œuvre. Le journaliste Ian Hamel citant l’essayiste Hamid Zanaz écrit dans Mondafrique : «  dans le monde arabo-islamique, dans des éditoriaux, des commentaires sur les réseaux sociaux et les plateaux de télévisions, Poutine est présenté à demi-mot, parfois même ouvertement, comme un héros qui défie l’Occident colonialiste  ». Le climat qui prévaut en Afrique n’est donc pas l’apanage du Continent. Le 16 octobre, en Haïti des manifestants ont sorti les drapeaux russes pour s’opposer à toute velléité d’intervention américaine.

La France ne tire aucun bénéfice de cet alignement et n’est pas non plus payée en retour. Les États-Unis se démarquent de Paris pour ne pas être contaminés par sa mauvaise image. Alertés par les votes de certains pays, concernant l’Ukraine, aux Nations unies, ils tentent de reprendre la main en jouant le camp des mécontents, à l’instar du Tchad où ils soutiennent l’opposant Succès Masra. Ils ne souhaitent pas non plus s’aliéner le Mali, ils ont signé un chèque de 148,5 millions de dollars aux autorités de Bamako dans le cadre de l’aide au développement .
Cerise sur le gâteau, alors qu’Emmanuel Macron a œuvré avec constance et ferveur pour faire entrer l’Union européenne dans le Sahel, afin de ne pas se retrouver seul face aux anciennes colonies, Bruxelles se démarque aussi du locataire de l’Elysée. De nombreux États membres comme l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne ne souhaitent pas payer « pour les erreurs de Paris au Sahel ». Ainsi l’UE cherche la martingale pour rétablir de bonnes relations avec le Mali après le départ de la France sans qu’Emmanuel Macron n’en prenne ombrage. Solidarité européenne oblige !
Dans le camp de ceux qui se réjouïssent des malheurs de la France, il y a la Turquie. Elle est entrée sur le Continent par la porte du chaos libyen et depuis sa percée est spectaculaire. Ses drones Bayraktar TB2 volent dans les cieux d’Afrique de l’Est comme celle de l’Ouest, notamment au Togo, Niger, Burkina Faso. A l’instar de Sputnik et RT France, elle projette de créer des médias francophones à destination de l’Afrique, c’est dire l’intérêt qu’elle porte aux pays appartenant (ou plutôt ayant appartenu) à la zone d ‘influence française. Elle envisage également d’installer une base militaire au Tchad. Compte tenu des relations pour le moins tumultueuses entre Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan, si les vœux d’Ankara se réalisent, cela promet une joyeuse ambiance entre alliés de l’OTAN.

Il faut compter avec la Chine également, mais la compétition est ancienne et avant tout économique. Pékin profite du déclassement industriel français et investit dans tous les secteurs : BTP, ports, transports, infrastructures, y compris dans des pays «  amis  » comme la Côte d’Ivoire et le Bénin.
L’Inde et les pays du Golfe sont aussi dans les rangs du partage du gâteau… Ils sont venus, ils sont tous là…
Et puis, évidemment il y a la Russie, objet de toutes les attentions. Elle a fait sa réapparition sur le Continent à la faveur de la deuxième guerre de Libye fin 2016, après une absence de plus de 15 ans. Avec Wagner dans ses bagages, elle a soutenu le clan Haftar aux côtés de l’Egypte, des Emirats et de la France. Son retour en Afrique a été spectaculaire par sa rapidité. En deux ans, de manière anarchique et opportuniste, elle a réussi à retrouver un niveau de coopération similaire à celui de l’Union soviétique. De la Centrafrique au Mali, elle a su surfer sur les échecs et les erreurs de Paris. Les médias lui prêtent beaucoup. A-t-elle joué un rôle lors du dernier coup d’Etat au Burkina Faso ? Selon des sources burkinabè des officines auraient «  aidé » des manifestants qui brandissaient des drapeaux russes et conspuaient la France. A-t-elle agi plus en amont avant ou pendant le putsch ? Apparemment non, mais il est délicat d’être formel en l’état des connaissances.
Néanmoins, la partie la plus difficile commence pour le Kremlin. Si pour se maintenir dans un pays, il garantit le fauteuil des chefs d’État contre la volonté des peuples, il subira le même sort que celui de la France. Des tensions se font d’ailleurs déjà sentir au Mali avec les opposants à la junte et notamment à l’intérieur du pays où les populations subissent les méthodes sommaires de Wagner.
Pour autant, est-ce que la Russie, dont on dit qu’elle aurait le PIB de l’Italie, dispose d’assez de moyens pour déstabiliser tout un continent, Haïti, une partie du monde arabe et quelques pays d’Amérique du Sud ? Les fermes de trolls, combien de divisions, alors que la Russie ne dispose d’aucun des GAFAM ? La « poutinomania » est un symptôme : celui du rejet de l’Occident.

Dans ses discours, comme au temps de l’URSS, Vladimir Poutine propose un autre choix de société que le seul modèle occidental, libéral qui prévalait depuis la chute du mur. Il parle multipolarité du monde, souveraineté, développement, respect des identités, versus «  décadence américaine » et wokisme. Il s’adresse prioritairement aux non-occidentaux sensibles à ces valeurs. Il rétablit les clivages idéologiques et politiques qui existaient avant les années 1990.
L’époque est fascinante, le monde est cul par-dessus tête, les zones d’influences disparaissent, les alliances se font et se défont. La Turquie, membre éminent de l’OTAN, envisage de s’allier à la Russie pour devenir un hub gazier ; en pleine guerre en Ukraine, Rabat, historiquement allié de l’Occident, signe un méga contrat avec Moscou portant sur le nucléaire civil. L’Allemagne crée une coalition avec 15 États pour bâtir un système européen de défense aérienne, sans la France ! L’Arabie Saoudite et les Emirats basculent de l’autre côté de la force. Pourquoi voudriez-vous que l’Afrique restât immobile ?

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Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE,  RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS ! Empty Re: SENTIMENT ANTI-FRANCAIS EN AFRIQUE, RAISONS, HISTOIRE, LENDEMAINS !

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