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LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU 9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR QUEL MESSAGE ?

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LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? Empty LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU 9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR QUEL MESSAGE ?

Message  ndonzwau 30/7/2022, 11:11 pm

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ?

Tout en étant ministre des AE un Secrétaire d'État n'est pas homme à  voyager pour rien surtout en Afrique centrale. A ma connaissance le dernier qui s'est déplacé chez nous fut l'intraitable Madeleine  Albright et pas pour de bonnes nouvelles.
En ce moment l'actualité de la RDC est celle de la crise sécuritaire à  l'Est avec contrepoint une guerre larvée avec le Rwanda. Blinken apportera-t-il une solution là-dessus d'autant  que le Rwanda où il  se rendra ensuite reste le chouchou  des Américains malgré les recommandations hostiles au Rwanda à la gouvernance et l'expansionbisme du Senateur Menendez qui pilote la  Commission des AE. Il y'a aussi l'influence russe - son homologue russe Lavllov venait de faire un tour en Afrique - favorisée par le prédécesseur  de Tshisekedi contre laquelle l'Americain va s'occuper avec un Tshisekedi qui avait accepté un partenariat privilégié avec les Usa.
Ensuite justement  ce partenariat pousse les Américains à exiger des Congolais des efforts contre la corruption et pour la democratisation. Là-dessus il sera sans doute question d'exiger les prochaines elections libres et crédibles.
Voila autant de questions et d'autres comme le monde à l'heure de la guerre russo-ukrainienne  qui constitueront à n'en point douter le menu des entretiens entre Américains et Congolais.
Attendons  les faits...

Ci-dessous un florilège d'annonces et tentatives de décryptage de la visite de Blinken en Afrique et au bout au moins  une certitude parmi tous  les mobiles évoqués :  une offensive americaine concurrente à celle de son homologue russe Lavrov, les Usa déterminés à réaffirmer leur présence en Afrique surtout en ce temps de guerre de la Russie contre l'Otan via l'Ukraine. Malheureusement ou heureusement dans ces entre et contrefaites je ne crois pas que le haut gradé Us vienne pour et surtout saura entonner le siflet final du match entre le Congo et le Rwanda envahisseur comme l'iniitia autrefois en notre defaveur sa prédécesseure Albright coincé qu'il est entre sa complaisance naturelle envers le Rwanda et son nécessaire appui à un Congo encore plus stratégique qu'à la période de la guerre froide.



Antony Blinken arrive en RDC pour soutenir les initiatives régionales africaines visant à promouvoir la paix dans l’est du pays- 30/07/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/07/30/actualite/politique/antony-blinken-arrive-en-rdc-pour-soutenir-les-initiatives-regionales


"Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken se rend en Afrique pour contrecarrer l'influence russe - 29/07/2022
= https://information.tv5monde.com/afrique/le-chef-de-la-diplomatie-americaine-antony-blinken-se-rend-en-afrique-pour-contrecarrer-l?amp

"Tensions entre Kigali et Kinshasa: Anthony J. Blinken attendu en RDC et au Rwanda -  29 juillet 2022
= https://actualite.cd/2022/07/29/tensions-entre-kigali-et-kinshasa-anthony-j-blinken-attendu-en-rdc-et-au-rwanda

"Guerre en Ukraine et diplomatie : Blinken se rendra en Afrique (RDC, Rwanda…) en août pour contrecarrer l’influence russe - 29/07/2022
= https://www.rtbf.be/article/guerre-en-ukraine-et-diplomatie-blinken-se-rendra-en-afrique-rdc-rwanda-en-aout-pour-contrecarrer-linfluence-russe-11039884

"RDC, Rwanda, Afrique du Sud…le chef de la diplomatie américaine en tournée africaine - 29/07/2022
= https://www.aa.com.tr/fr/afrique/rdc-rwanda-afrique-du-sud-le-chef-de-la-diplomatie-am%C3%A9ricaine-en-tourn%C3%A9e-africaine/2648944

"EDITORIALÉditorial- Sécurité : Anthony Blinken et la patate chaude de l’Est du Congo -  21 juillet 2022
= https://www.geopolismagazine.net/editorial-securite-anthony-blinken-et-la-patate-chaude-de-lest-du-congo/


"Les États-Unis annoncent une offensive diplomatique en Afrique - 30 juillet 2022
= https://amp.rfi.fr/fr/afrique/20220730-les-%C3%A9tats-unis-annoncent-une-offensive-diplomatique-en-afrique

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? 2021-11-17T080515Z_713686734_RC28WQ9S6P0A_RTRMADP_3_USA-AFRICA-DIPLOMACY
Le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken au Kenya, le 17 novembre 2021. :copyright: Andrew Harnik/Pool via REUTERS

Après l’opération de charme de Serguei Lavrov en Afrique, le chef de la diplomatie américaine lui emboite le pas et annonce ce vendredi 29 juillet une tournée africaine. Antony Blinken se rendra en Afrique à partir du 7 au 9 août. Une visite destinée à réaffirmer la présence géopolitique des Etats-Unis sur le continent face à la Russie sur fond de guerre en Ukraine.
Avec notre correspondant à Miami, David Thomson

La tournée africaine du ministre russe des Affaires étrangères vient a peine de se terminer que les Etats-Unis déploient déjà la contre attaque. Fin juillet, en Afrique, Serguei Lavrov a voulu démontrer que Moscou n’était pas isolé diplomatiquement et que les sanctions internationales contre son pays serait responsable de la flambée des prix des matières premières.
Pour contrer ce récit russe, le secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken se rendra en Afrique du Sud, en République démocratique du Congo et au Rwanda du 7 au 9 août. Une semaine plus tard, c’est Linda Thomas Greenfield l’ambassadrice de Joe Biden aux Nations unies qui visitera le Ghana et l’Ouganda, juste après le passage au Kenya et en Somalie de Samantha Power la cheffe de l’agence américaine de l’aide au développement.
Dans un communiqué, le département d’Etat explique le but de ces efforts diplomatiques américains : montrer « aux pays africains qu’ils ont un rôle géostratégique essentiel et sont des alliés cruciaux sur les questions les plus brûlantes de notre époque ». 


"RDC-Rwanda : les détails de la future visite du secrétaire d’État américain Antony Blinken
Selon les informations de Jeune - 27/07/2022

= https://www.jeuneafrique.com/1365313/politique/rdc-rwanda-les-details-de-la-future-visite-du-secretaire-detat-americain-antony-blinken/

"Élections : le secrétaire d'État américain annoncé à Kinshasa - 29.07.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-108393_elections_le_secretaire_d_etat_americain_annonce_a_kinshasa.html

"Crise RDC-Rwanda : Anthony Blinken serait-il Madeleine Albright II ? - 30.07.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-108414_crise_rdc_rwanda_anthony_blinken_serait_il_madeleine_albright_ii.html

"Kinshasa-Kigali : Blinken en août dans la région pour apaiser la tension - 28.07.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-108309_kinshasa_kigali_blinken_en_aout_dans_la_region_pour_apaiser_la_tension.html

"M23 : Et si la solution n’est qu’à Washington ! - 29.07.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-108385_m23_et_si_la_solution_n_est_qu_a_washington.html




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LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? Empty Re: LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU 9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR QUEL MESSAGE ?

Message  ndonzwau 2/8/2022, 4:09 pm

S'il est clair que la visite de Blinken en Afrique du Sud, au Congo et au Rwanda  entre dans une compétition avec la Russie (et la Chine) surtout dans le  contexte de lz guerre russo-ukrainienne, il apparait en même temps qu'elle  ne se résume pas à un match entre États-Unis et Russie, le Secrétaire d’État se rend dans des pays déjà bien alliés aux Usa avec des préoccupations relativement indépendantes de la Russie ; l'Amérique veut en plus aujourd'hui compter en Afrique pour une relation de long terme.
Mais il y'a aussi les nécessaires elections crédibles et la démocratie à promouvoir au Congo ma
et pourquoi pas saisir l'occasion de sifler le match tendu entre un Congo qui s'est rallié aux Usa depuis l'avènement  de Tshisekedi et un Rwanda traditionnellement cher aux Usa mais qui est plutôt à la faute ici.
De même le Rwanda présente d'autres questions spécifiques sur lesqueles les Usa voudraient jetter un regard lus proche...



"États-Unis : nouvelle tournée africaine du secrétaire d'État américain Antony Blinken - 30 juillet 2022
= https://information.tv5monde.com/video/etats-unis-nouvelle-tournee-africaine-du-secretaire-d-etat-americain-antony-blinken
L'Afrique devient une terre d'influence pour les grandes puissances mondiales. Après la France et la Russie, le secrétaire d'État américain Antony Blinkena lui aussi annoncé une tournée africaine en août, en commençant par l'Afrique du Sud. Quels sont les enjeux ? Décryptage avec Ousmane Ndiaye.


"Diplomatie : "La prochaine tournée d’Antony Blinken en Afrique ne se résume pas à un match entre les États-Unis et la Russie"-:31 juillet 2022
= https://information.tv5monde.com/info/diplomatie-la-prochaine-tournee-d-antony-blinken-en-afrique-ne-se-resume-pas-un-match-entre-les
chef de la diplomatie américaine se rendra en Afrique du Sud, en République démocratique du Congo et au Rwanda entre le 7 et le 12 août, réalisant sa deuxième tournée en Afrique en moins d'un an. Selon Marc Lavergne, directeur émérite de recherches au CNRS, cette visite est bien plus qu'une simple réaction celle de Sergei Lavrov la semaine dernière. Entretien

"RDC-Rwanda : les détails de la future visite du secrétaire d’État américain Antony Blinken - 28 juillet 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1365313/politique/rdc-rwanda-les-details-de-la-future-visite-du-secretaire-detat-americain-antony-blinken/
Selon les informations de Jeune Afrique, l’envoyé de Joe Biden doit se rendre en RDC et au Rwanda. Voici ce qu’il faut savoir sur ce déplacement hautement stratégique.

Trois ans et demi après l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, et alors que ce dernier a considérablement resserré les liens entre la RDC et les États-Unis, le secrétaire d’État américain Antony Blinken doit se rendre pour la première fois à Kinshasa. Selon plusieurs sources, américaines et congolaises, le patron de la diplomatie américaine est attendu dans la première quinzaine du mois d’août. Si cette visite reste dépendante du « contexte international », précise-t-on à Washington, en référence à la guerre en Ukraine, les dates des 9 et 10 août ont été évoquées. Ce déplacement devrait s’effectuer dans le cadre d’une tournée qui doit également mener Blinken au Rwanda. Contactées, les autorités rwandaises n’ont pas répondu à nos sollicitations.

Diplomates et lobbyistes à la manœuvre
En discussion depuis plusieurs semaines, la préparation de la visite en RDC s’est accélérée il y a deux mois, à l’occasion de celle aux États-Unis du ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula. Ce dernier s’était entretenu avec son homologue américain le 1er juin. À la manœuvre côté congolais pour l’organisation de ce voyage figure aussi le mandataire spécial du président, Serge Tshibangu, qui occupe aujourd’hui une place centrale dans le dispositif diplomatique de Félix Tshisekedi.
À LIRERDC : Mike Hammer et les États-Unis, des partenaires très particuliers
Si le programme exact de ce voyage est encore l’objet de derniers ajustements, celui-ci s’inscrit dans un contexte sécuritaire et sous-régional tendu. La crise liée à la résurgence du M23 sera au menu des discussions. Kinshasa accuse en effet depuis plusieurs mois le Rwanda de soutenir les rebelles qui combattent l’armée congolaise dans l’est du Congo. Pour appuyer son plaidoyer, la RDC a multiplié les efforts auprès de Washington, via ses diplomates et les lobbyistes qu’elle a engagés outre-Atlantique, pour obtenir une condamnation de ce soutien présumé du Rwanda. Cette question avait déjà été mise sur la table à l’occasion de la dernière visite aux États-Unis de Christophe Lutundula. Quelques jours plus tard, le 14 juin, l’ambassade américaine en RDC s’était dite « extrêmement préoccupée » par la « présence signalée » de troupes rwandaises sur le territoire congolais.

Depuis, le Congrès américain a également durci le ton vis-à-vis de Kigali. Le 20 juillet, le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, le démocrate Robert Menendez a écrit à Antony Blinken pour lui faire part de ses préoccupations « concernant le mépris permanent du gouvernement rwandais pour les droits démocratiques et les droits de l’homme, et la nécessité d’une politique américaine plus efficace ». L’institution s’est montrée de plus en plus critique à l’égard du Rwanda à la suite de l’arrestation, en 2020, de Paul Rusesabagina, résident permanent américain du Texas. En mai, le département d’État américain a officiellement estimé que l’opposant, condamné pour terrorisme, était « injustement détenu » à Kigali. Cette décision signifie que l’envoyé spécial du président américain pour les affaires d’otages, Roger Carstens, suit désormais cette affaire.

Perte de vitesse américaine
Prenant acte des accusations selon lesquelles le Rwanda s’en prendrait aux dissidents à l’étranger, ainsi que des allégations de soutien aux rebelles congolais, Robert Menendez a annoncé qu’il mettrait en suspens toute assistance sécuritaire à Kigali, à commencer par un soutien de plusieurs millions de dollars aux forces de maintien de la paix rwandaises. Les États-Unis sont le plus grand donateur bilatéral du pays, avec 145 millions de dollars (142,6 millions d’euros) d’aide proposée pour l’année fiscale 2023.
« Les États-Unis ne peuvent pas soutenir les contributions rwandaises au maintien de la paix dans certaines parties de l’Afrique tout en regardant ailleurs, alors que le Rwanda fomente la rébellion et la violence dans d’autres parties du continent », a écrit Menendez dans sa lettre à Antony Blinken. « J’ai hâte de travailler avec vous pour que la politique américaine reflète les valeurs des États-Unis et de l’administration Biden. » Plusieurs sources américaines estiment que son déplacement intervient par ailleurs dans un contexte de « vide diplomatique » dans la région, Washington craignant que la crise dans l’est du Congo ne devienne incontrôlable. Le Kenya et l’Angola jouent les médiateurs entre la RDC et le Rwanda, mais les deux pays seront accaparés, en août, par la tenue de leurs élections présidentielles respectives.
À LIRERDC : force régionale, M23… Les coulisses du huis clos tendu de Nairobi

Les États-Unis sont également en perte de vitesse sur le terrain. Le département d’État est sans envoyé spécial pour la région des Grands Lacs depuis l’administration de Donald Trump et la fin du mandat de J. Peter Pham, tandis que le dernier ambassadeur américain au Rwanda a quitté son poste fin janvier. Le dernier ambassadeur américain en RDC, Mike Hammer, est devenu en juin l’envoyé spécial des États-Unis pour la Corne de l’Afrique. Sa remplaçante, Lucy Tamlyn, actuellement chargée d’affaires intérimaire au Soudan, attend encore que sa nomination soit confirmée par le Sénat.

Minerais stratégiques
La question sécuritaire ne sera pas le seul dossier au programme du déplacement d’Antony Blinken. En RDC, le diplomate américain, parfait francophone, viendra également parler du secteur minier et du projet Mineral Security Partnership. Annoncée en juin par le sous-secrétaire à la Croissance économique, à l’Énergie et à l’Environnement, Jose W. Fernandez, cette initiative vise, selon le département d’État américain, « à canaliser les investissements des gouvernements et du secteur privé dans des opportunités stratégiques qui respectent les normes environnementales, sociales et de gouvernance les plus élevées ». Plusieurs pays se sont associés à ce projet, dont l’Australie, le Canada, la Finlande, la France, l’Allemagne, le Japon, la Corée du Sud, la Suède et le Royaume-Uni.
Si le domaine minier congolais reste largement dominé par la Chine, les États-Unis ont, depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, poussé pour obtenir une redistribution des cartes dans le secteur. En mai 2021, le président congolais avait notamment appelé à revisiter les contrats signés sous l’ère de son prédécesseur, Joseph Kabila et appuyé l’idée d’un grand état des lieux du secteur minier. Cette initiative, soutenue par Washington, a notamment abouti à un rapport au vitriol de l’Inspection générale des finances sur la gestion de la Gécamines ces dix dernières années.
À LIRERDC : les zones d’ombre de l’accord avec Dan Gertler
En parallèle, les administrations de Joe Biden et de Félix Tshisekedi ont été en proie à des tensions en début d’année dans le secteur minier. En cause, la signature, en février dernier, d’un accord entre le gouvernement congolais et le milliardaire israélien Dan Gertler, accusé de corruption par Washington, et donc sous sanction du Trésor américain depuis 2017.
Ce deal, qui contient encore plusieurs zones d’ombres, prévoit la restitution par le magnat de divers actifs miniers et pétroliers en échange, notamment, de l’abandon d’une procédure d’arbitrage et d’un engagement – sans garantie de succès – de Kinshasa à plaider pour la levée des sanctions dont Gertler fait l’objet. Les autorités américaines se sont montrées réticentes à la finalisation de l’accord, dont elles ont régulièrement demandé une copie aux autorités congolaises.


"États-Unis - Afrique : quels sont les enjeux de la visite d'Antony Blinken sur le continent ? - 15 NOV 2021
= https://information.tv5monde.com/afrique/etats-unis-afrique-quels-sont-les-enjeux-de-la-visite-d-antony-blinken-sur-le-continent


"Attendu dans les Grands Lacs : Antony Blinken en père fouettard au Congo et au Rwanda - 2 août 2022
= https://www.geopolismagazine.net/attendu-dans-les-grands-lacs-antony-blinken-en-pere-fouettard-au-congo-et-au-rwanda/
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken s’apprête à effectuer une visite d’État en République démocratique du Congo et au Rwanda. Ce haut responsable de l’administration américaine de Joe Biden sera à Kinshasa à partir du 9 août. Il restera au Congo jusqu’au 10 août. Après son étape congolaise, le secrétaire d’État va ensuite se rendre au Rwanda, où il devra rencontrer les autorités du pays, comme il aura déjà à Kinshasa. Le déplacement de Blinken en Afrique constitue premièrement un message des États-Unis d’Amérique pour le continent africain, lequel reste un acteur géostratégique important au moment où d’autres puissances lorgnent de plus en plus le continent noir. L’administration américaine a déjà fait savoir que parmi les sujets à l’ordre du jour du voyage d’Antony Blinken en Afrique, figurent les défis des “effets du changement climatique, de l’insécurité alimentaire et des pandémies mondiales, ou de façonner l’avenir technologique et économique”.

Au-delà de ces questions, Blinken pourrait être celui qui va remonter les bretelles aux autorités de la région, surtout les autorités de Kigali dont la politique nocive au Congo et même au Rwanda, en matière de droits de l’homme, lui a été notifiée par Robert Menendez, président de la commission des affaires étrangères du Sénat américain, dans une lettre expressément accusatrice contre Paul Kagame. La note de l’administration américaine indique que “le secrétaire d’État se concentrera sur le rôle que le gouvernement rwandais peut jouer pour réduire les tensions et les violences actuelles dans l’est de la RDC. Il évoquera également les questions relatives à la démocratie et aux droits humains, notamment la répression transnationale, la limitation de l’espace pour la dissidence et l’opposition politique ainsi que la détention injustifiée du résident permanent légal américain Paul Rusesabagina”.

En république démocratique du Congo, le secrétaire discutera sur l’organisation des élections “libres, inclusives et équitables en 2023”. Un accent sera mis sur la question du respect des droits humains et les libertés fondamentales. Antony Blinken se concentrera également sur le défi de “la lutte contre la corruption, le soutien au commerce et à l’investissement, la résolution de la crise climatique, le renforcement de la résilience agricole et le soutien aux initiatives régionales africaines visant à promouvoir la paix dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs”, affirme la note de l’administration américaine


"Les enjeux de la visite du secrétaire d’État américain en RDC et au Rwandar, 02/08/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/08/02/emissions/dialogue-entre-congolais/les-enjeux-de-la-visite-du-secretaire-detat-americain
Le secrétaire d’État des Etats-Unis, Antony J. Blinken, est attendu en République démocratique du Congo les 9 et 10 août, a annoncé le Département d’État américain dans un communiqué publié le 29 juillet. 
Antony J. Blinken vient échanger avec les autorités congolaises sur entre autres le soutien aux initiatives régionales africaines visant à promouvoir la paix dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands lacs, indique le document. 
Après la RDC, le secrétaire d’État américain se rendra aussi au Rwanda, où il rencontrera de hauts responsables du gouvernement rwandais pour discuter sur le rôle que le gouvernement rwandais peut jouer pour réduire les tensions et les violences actuelles dans l’Est de la RDC. 
-Quelle lecture faire de la visite secrétaire d'état américain en RDC et au Rwanda pour faire baisser la tension entre les deux pays ?
 
Invités
-Professeur Jean-Claude Tshilumbayi, député provincial et cadre de l’UDPS, parti membre de l’Union sacrée de la nation.
-Blanchard Mongomba, secrétaire général de Nouvel Elan, parti politique de l’ancien premier ministre Adolphe Muzito et membre de la plateforme politique Lamuka
-Professeur Arsène Mwaka, Professeur à l’Université de Kinshasa et chercheur au Centre d’étude politique de cette Université.
 
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"RDC-USA : Antony Blinken annoncé à Kinshasa pour discuter des élections de 2023 - 31 juillet  2022
= https://www.digitalcongo.net/article/62e66266b98e1d5ec6a6c82b/
Le Département d’Etat des Etats-Unis a annoncé le voyage, en République démocratique du Congo, du secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken. Ce dernier est attendu les 9 et 10 août 2022 pour discuter des élections prévues en 2023.
D’après le communiqué de ce Département, le patron de la diplomatie américaine se concentrera notamment sur le soutien aux initiatives régionales africaines visant à promouvoir la paix dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.


« Le secrétaire d’État rencontrera de hauts responsables du gouvernement de la RDC et des membres de la société civile pour discuter de notre intérêt mutuel à assurer des élections libres, inclusives et équitables en 2023, à promouvoir le respect des droits humains et à protéger les libertés fondamentales », rapporte le Département d’État des États-Unis dans son communiqué.
Il se rendra par la suite au Rwanda voisin du 10 au 12 août où il rencontrera de hauts responsables du gouvernement rwandais et des membres de la société civile pour discuter des priorités communes, entre autres, le maintien de la paix. D’après la même source, Antony Blinken se concentrera sur le rôle que le gouvernement rwandais peut jouer pour réduire les tensions et les violences actuelles dans l’Est de la RDC.
Cette visite à Kinshasa sera la première pour le patron de la diplomatie américaine depuis l’investiture de Félix Tshisekedi en janvier 2019.

"Washington appelle à la diplomatie pour apaiser les tensions RDC-Rwanda
- 02 juin 2022

= https://arabnews.fr/node/248841/international
WASHINGTON: Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a plaidé mercredi pour une solution diplomatique aux tensions croissantes entre la République démocratique du Congo, dont il accueillait le ministre des Affaires étrangères à Washington, et le Rwanda.
Les Etats-Unis veulent soutenir "la paix et la sécurité et la stabilité dans l'est de la RDC, qui est confronté à certains défis", a-t-il déclaré à l'ouverture d'une réunion avec son homologue congolais Christophe Lutundula.


"Nous voulons vraiment soutenir les importants efforts africains en cours", a-t-il ajouté.
Il a notamment salué les discussions qui se sont tenues en avril entre le gouvernement congolais et des groupes rebelles à Nairobi, au Kenya, dans le cadre d'une nouvelle initiative pour tenter de mettre fin à plus d'un quart de siècle de violence.
Le président de l'Angola Joao Lourenco joue aussi les médiateurs, et a affirmé mardi que Kinshasa avait accepté de libérer deux soldats rwandais accusés par l'armée congolaises d'être entrés sur son sol.
La RDC et le Rwanda s'accusent mutuellement de soutien ou protection à des groupes rebelles adverses, et ces tensions sont récemment remontées d'un cran à la frontière entre les deux pays d'Afrique des Grands Lacs.
Des centaines de personnes ont de nouveau manifesté contre le Rwanda mercredi en République démocratique du Congo, réclamant la rupture des liens avec Kigali.
Christophe Lutundula, qui a remercié le gouvernement américain pour ses efforts, avait participé mardi à une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU lors de laquelle Washington avait exhorté à mieux protéger les civils et à rechercher "une solution diplomatique".


"En Afrique, la Russie mène une guerre "pas contre des ennemis, mais pour s’implanter - 11 mar 2022
= https://information.tv5monde.com/info/en-afrique-la-russie-mene-une-guerre-pas-contre-des-ennemis-mais-pour-s-implanter-448283
Base militaire, vente d'armes, présence de mercenaires... Depuis quelques années, la Russie s’applique à étendre sa présence sur le continent africain. Marc Lavergne, directeur émérite de recherches au CNRS et spécialiste de la Corne de l’Afrique décrypte cette politique d’influence qui devrait s’intensifier dans les prochaines années. Entretien. 

TV5MONDE : l’influence soviétique en Afrique ne date pas d’hier. Comment s’est-elle formée initialement ?
Marc Lavergne, directeur émérite de recherches au CNRS : Tout simplement parce que le monde était partagé en deux, et les pays qui luttaient pour leur indépendance à l’époque ont été soutenus par l’Union soviétique. C’est le cas notamment des anciennes colonies portugaises, qui n’ont été libérées qu’après la révolution des Oeillets : l’Angola, le Mozambique, la Guinée Bissau… 
Il y a de nouveau un "scramble for Africa", c’est-à-dire une compétition de grandes puissances pour avoir accès aux ressources de l'Afrique.
Tous ces pays étaient soutenus par le bloc de l’Est, pas seulement l’Union soviétique, dans une logique bloc de l’Est contre bloc de l’Ouest de part et d’autre du rideau de fer. Et ce soutien a duré jusqu’à la chute de l’URSS, en 1991.
TV5MONDE : comment la Russie reconstruit-elle cette influence aujourd’hui ?
Marc Lavergne : Elle le fait sous un angle un peu différent. Il y a de nouveau un "scramble for Africa", c’est-à-dire une compétition de grandes puissances pour avoir accès aux ressources de l'Afrique. Et il ne faut pas oublier que la Russie est dirigée par des oligarques, qui cherchent à accéder à des matières premières (or, diamant etc.), parce que le pays n’a pas l’infrastructure industrielle pour exploiter des mines et transformer des minerais par exemple.
Mais la Russie opère dans une logique très différente de celle des autres grandes puissances. Il n’y a pas ce qu’on peut voir avec la Chine, qui cherche des matières premières, mais veut aussi vendre et fabriquer des objets sur le continent. La stratégie russe est aussi différente de celles des vieilles puissances coloniales comme la France, qui essaie de garder une influence politique, économique… Ce que la Russie cherche en Afrique relève plutôt du politique. C’est là qu’interviennent des entités comme le groupe Wagner. 

Ce faux-nez de l’armée russe recrute des mercenaires, encadrés par des membres du FSB ou des officiers à la retraite, et ces mercenaires sont autorisés à se payer sur la bête. Wagner, c’est la guerre bon marché, sous les radars, où la Russie s'affranchit de toutes les règles de la guerre, de la convention de Genève.
Wagner, c’est la guerre bon marché, sous les radars, où la Russie s'affranchit de toutes les règles
C'est une guerre non pas contre des ennemis, mais pour s’implanter dans des pays où la Russie n’a pas la possibilité de déployer des réseaux commerciaux. C’est le cas par exemple de la Centrafrique, où le président Faustin-Archange Touadéra ne peut compter sur personne dans son propre pays pour le protéger. Avec Wagner, la Russie sait rendre ce genre de service. 


TV5MONDE : avoir de l’influence en Centrafrique est un enjeu important pour la Russie ?
Marc Lavergne : Je crois que la Centrafrique est en première ligne. C’est un pays qui permettrait à la Russie de rayonner tout autour, aussi bien vers la République démocratique du Congo que vers l’Afrique de l’Est ou de l’Ouest… C’est une position stratégique, avec de de l’uranium, des diamants, c’est-à-dire des matériaux qui sont faciles à exporter. 
C’est aussi un pays extrêmement mal géré, sans infrastructures, avec une population inégalement répartie sur le territoire et désunie. C’est donc une implantation facile pour la Russie, particulièrement après l’échec de Sangaris et de la Minusca. Les Russes ont compris qu’il y avait là un ventre mou, et ils se sont installés à la place de la communauté internationale, discrètement. 
De là, ils se sont implantés en Libye, puis ils ont déployé Wagner au Darfour, où ils oeuvrent avec Mohamed Hamdan Dogolo, chef des milices locales, qui exploite clandestinement des mines d’or, fait du trafic de migrants, de la contrebande, et qui est devenu l’homme fort de Khartoum aujourd’hui. 
TV5MONDE : l’implantation d’une base militaire au Soudan est-elle la prochaine étape de l’expansion russe en Afrique ? 
Marc Lavergne : Dès qu’on parle de base militaire ou navale, il y a des crispations. Mais même si la Russie n’est pas nouvelle sur la Mer Rouge, tout le monde ne soutient pas ce projet. L’Égypte est inquiète de voir la Russie s’implanter au Soudan, idem pour l’Arabie saoudite, en face. Même le Soudan n’est pas forcément pour accueillir cette base, parce que le pays est tout de même dans la main des Américains. Mais comme les bases militaires françaises au Qatar, ou à Abu Dhabi, personne ne compte dessus, c’est juste symbolique. 

TV5MONDE : que peut-on attendre de la Russie pour la suite alors ? 
Marc Lavergne : Je pense que la Russie va tenter d’accélérer son implantation, car il y a des places à prendre, notamment parce qu’il y a un rejet des vieilles puissances comme la France. Mais aujourd’hui, je vois un capitalisme africain qui se développe à vitesse grand V et beaucoup des anciens dirigeants qui sont en train de disparaître, au Gabon, au Cameroun... 
"La Russie aura du mal à s’établir comme une puissance industrielle pouvant offrir des choses adaptées aux besoins des Africains"
Il y a une nouvelle génération, qui va ouvrir les portes de l’Afrique en grand. Aux Russes ? Pourquoi pas, à condition que les Russes aient quelque chose à proposer. À mon sens, la Russie aura du mal à s’établir comme une puissance industrielle pouvant offrir des choses adaptées aux besoins des Africains, et elle n’a pas la même culture commerciale que la Chine. Elle risque donc de se trouver face à ses propres limites.
 


"Pays de merde" : les propos de Donald Trump choquent l'Afrique - 12 JAN 2018
= https://information.tv5monde.com/afrique/pays-de-merde-les-propos-de-donald-trump-choquent-l-afrique-213940
Les Africains ont réagi avec colère et amertume vendredi aux propos du président américain Donald Trump, qui s'est emporté sur l'immigration qualifiant, selon plusieurs médias, des nations africaines et Haïti de "pays de merde".

Les Africains ont réagi avec colère et amertume vendredi aux propos du président américain Donald Trump, qui s'est emporté sur l'immigration qualifiant, selon plusieurs médias, des nations africaines et Haïti de "pays de merde".
L'Union africaine (UA) a qualifié ces remarques de "blessantes" et "dérangeantes".
"C'est d'autant plus blessant compte tenu de la réalité historique du nombre d'Africains qui sont arrivés aux Etats-Unis comme esclaves", a déclaré à l'AFP Ebba Kalondo, porte-parole du président de la Commission de l'UA Moussa Faki.
Mais l'Amérique, selon elle, est un "pays qui représente bien plus qu'un seul homme ou qu'une déclaration".
Le Bostwana a annoncé vendredi avoir convoqué l'ambassadeur américain pour lui faire part "de son mécontentement".
Et la ministre des Affaires étrangères du Botswana Pelonomi Venson-Moitoi a tweeté que les remarques de Trump ont porté un "coup cinglant" aux relations diplomatiques entre Washington et les pays africains.
                 
- Hashtag #shithole -
                 
L'Afrique "n'est pas un endroit de merde", a tweeté l'ancien champion du monde d'athlétisme Bernard Lagat, coureur de demi-fond naturalisé américain en 2004. "Je suis le fils d'un continent étincelant qui s'appelle l'Afrique, et j'en suis fier. Mon héritage est profondément ancré dans mes racines kényanes".
Exprimant leur mépris face au milliardaire devenu président, de nombreux Africains ont partagé sur des réseaux sociaux des photos de gratte-ciels ou de paysages magnifiques de leurs pays, accompagnées du hashtag #shithole (le mot anglais utilisé par M. Trump).
Le président Trump s'est emporté jeudi lors d'une réunion dans le Bureau ovale avec plusieurs sénateurs pour évoquer un projet bipartisan proposant de limiter le regroupement familial et de restreindre l'accès à la loterie pour la carte verte.
"Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici?", a demandé le président Trump, selon le Washington Post, qui cite plusieurs sources anonymes assurant que le président faisait référence à des pays d'Afrique ainsi qu'à Haïti et au Salvador. Ces propos ont également été rapportés par le New York Times, citant des participants non identifiés à la réunion.
Vendredi, M. Trump a laissé entendre qu'il n'avait pas utilisé l'expression "pays de merde": "Le langage que j'ai utilisé lors de la réunion était dur, mais ce ne sont pas les mots utilisés", a-t-il tweeté.


Hypocrisie' -

"Si c'est confirmé, il s'agit de commentaires choquants et honteux de la part du président des Etats-Unis. Désolé, mais il n'y a pas d'autre mot que +racistes+", a déclaré le porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Rupert Colville.
Le commentateur politique kényan Patrick Gathara a déclaré à l'AFP que les propos de M. Trump ne constituent "rien de nouveau" de la part d'une administration américaine "raciste et ignorante".
"Ce n'est pas différent de ce qu'Hollywood ou les médias occidentaux disent de l'Afrique depuis des décennies", a-t-il dit. "Ce qui est encore plus insultant, c'est l'hypocrisie de tous ceux qui condamnent Trump - et il doit être condamné - sans regarder leurs propres langage et conduite".
Mohamed Dièye, professeur sénégalais, affirme que "cette déclaration, ça nous choque beaucoup, beaucoup, beaucoup... Vraiment. En tant qu'africains. En tant que noirs aussi". Avant d'ajouter: "On n'a pas besoin des Américains ou des Européens, et nous on va travailler pour nous même".

- Continent béni -

L'activiste kényan Boniface Mwangi a appelé sur Twitter à "ne pas confondre les dirigeants de merde que nous les Africains élisons, avec notre beau continent". "Notre continent est le plus béni de tous, mais il a été violé par des impérialistes en collaboration avec nos dirigeants merdiques pendant des générations".
En Afrique du Sud, le parti au pouvoir Congrès national africain a qualifié les propos de M. Trump d'"extrêmement offensants" alors qu'Ateny Wek Ateny, porte-parole du président du Soudan du Sud, pays en guerre depuis décembre 2013, a qualifié les déclarations de M. Trump de "scandaleuses".
Au Nigeria aussi, beaucoup ont écrit sur Twitter que leur pays était bien "un pays de merde", mais que c'est "notre pays de merde" et qu'il ne revient donc à personne d'autre le droit de le qualifier de la sorte.
Un agent administratif rencontré dans le centre de Dakar, Idrissa Fall, assure lui qu'"on ne peut pas vraiment dire qu'il (Donald Trump, ndlr) a tort". "Les pays africains, et parfois nos dirigeants, ne prennent pas en charge exactement les problèmes du bas peuple, c'est ça qui fait que les gens veulent immigrer".
AFP


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? Empty Re: LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU 9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR QUEL MESSAGE ?

Message  ndonzwau 8/8/2022, 4:17 pm

[Anthony Blinken débute sa deuxième tournée africaine par l'Afrique du Sud. Bien sûr en dehors de diverses préoccupations bilatérales, il s'emploiera à contrecarrer l'influence russe et chinoise dans un pays qui revendique sa neutralité dans le conflit russo-ukrainien...


"Ce que va dire Tshisekedi à Blinken ? - 07/082022
= https://lequotidien.cd/ce-que-va-dire-tshisekedi-a-blinken/
Le Secrétaire d’État américain Anthony Blinken a entamé une tournée africaine qui va le conduire dans trois pays à savoir, l’Afrique du Sud, la Rdc et le Rwanda. La première étape de cette tournée est le pays de Nelson Mandela où il est arrivé dimanche 07 août.
Du 9 au 10 août, en République démocratique du Congo, le secrétaire d’État s’entretiendra avec des membres haut placés du gouvernement congolais et des membres de la société civile pour discuter de notre intérêt mutuel à assurer la tenue d’élections libres, inclusives et justes en 2023, en promouvant le respect des droits de l’homme et en protégeant les libertés fondamentales. Il se focalisera aussi sur la lutte contre la corruption, l’appui au commerce et aux investissements, les actions visant à faire face aux changements climatiques, l’accroissement de la résilience agricole, et il appuiera les efforts africains régionaux pour promouvoir la paix dans l’Est de la Rdc et l’ensemble de la région des Grands Lacs.


Trois ou quatre choses
Au cours de cette visite, trois ou quatre points intéresseront Félix Tshisekedi, président de la Rdc, qui a besoin d’une forte implication des autorités américaines. D’abord, il y a le fameux partenariat pour la paix et le développement, tel que vanté par Mike Hummer, ex-ambassadeur américain en Rdc. Il s’agit pour les Etats-Unis d’Amérique d’être pragmatiques comme d’autres partenaires de la Rdc et de ne pas s’éterniser dans les théories à dormir debout, qui ne profitent nullement à la population congolaise. Sinon, depuis l’accession au pouvoir de Félix Tshisekedi, nombreux sont les Congolais qui attendent la concrétisation de toutes les promesses annoncées. Les Congolais attendent voir et palper les investissements américains. Et ce, surtout que Félix Tshisekedi s’est inscrit dans la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics. Il s’agit d’une lutte dont les efforts ont commencé à porter leurs fruits : les réalisations des régies financières ne font qu’augmenter, à la grande satisfaction des Congolais. Ceci entrainant cela, l’Etat a désormais les moyens de sa politique, pour répondre aux désidératas des Congolais.
Ensuite, Antony Blinken arrive en Rdc au moment où il a été interpellé par M. Robert Menendez, président de la Commission des Affaires Étrangères au Sénat des États-Unis. Celui-ci a démontré noir sur blanc comment les États-Unis ont alloué plus de 147 millions de dollars d’aide étrangère au Rwanda en 2021, et a proposé 145 millions de dollars pour l’exercice 2023, faisant des États-Unis le plus grand donateur bilatéral du Rwanda. Le sénateur se donne le devoir d’examiner attentivement toute aide sollicitée au Congrès en faveur du Rwanda, et de faire suspendre l’assistance d’ordre sécuritaire, en commençant par plusieurs millions de dollars en soutien aux casques bleus rwandais, car il craint que tout soutien américain à l’armée rwandaise alors qu’elle est déployée en Rdc en soutien aux rebelles responsables d’attaques contre des civils congolais, des troupes congolaises et des soldats de la paix de l’ONU, puisse envoyer un signal troublant que les États-Unis approuvent tacitement de telles actions.  Comment prétendre soutenir la Rdc en ne relançant pas la coopération militaire, susceptible de permettre aux FARDC d’avoir non seulement les moyens, mais aussi les équipements nécessaires pour faire face à toutes sortes de menaces.
Enfin, Tshisekedi ne manquera pas d’aborder avec son hôte le dernier rapport des experts de l’ONU qui établit que c’est le Rwanda qui est personnellement en opération en Rdc à travers les terroristes du M23. Une présence qui ne cache pas l’ambition réelle du Rwanda d’empêcher tout développement de la Rdc, en alimentant et finançant les groupes armés pour que ceux-ci maintiennent la Rdc à feu et à sang. La réaction des Etats-Unis d’Amérique, principaux bailleurs de fonds de la Monusco et du Rwanda est attendue. Sinon, ceci traduit une complicité dans le mal et la Rdc n’aura de salut que si elle accepte de se prendre elle-même en charge. La question du retrait de la Monusco, qui fait à ce jour l’unanimité de la population, sera aussi à l’ordre du jour. Une force dont la présence en Rdc ne se justifie pas, parce qu’ayant un matériel inférieur à celui que détient le M23. Dans ce contexte, comment appuyer la Rdc et protéger la population congolaise lorsqu’on a des moyens désuets ?

Que dira Blinken à Tshisekedi ?

Comme tout impérialiste, Antony Blinken ne va pas échapper à la logique qui veut qu’il puisse s’immiscer dans la gestion du pays, et faire certaines recommandations ou élaborer des conditionnalités.
Comme il est de coutume, il va revenir sur l’organisation des élections en 2023 où la CENI a publié une feuille de route bourrée des contraintes. Cette feuille de route avec plusieurs défis, peine à rassurer tout le monde sur la volonté réelle du pouvoir en place de financer le processus électoral et de respecter les délais constitutionnels. M. Denis Kadima, le président de la CENI ne manque d’occasion pour marteler sur sa bonne foi de tenir les délais constitutionnels. Toutefois, comme le dit si bien un adage, ‘’à l’impossible, nul n’est tenu’’.
Un autre point sur lequel Antony Blinken pourrait revenir, c’est celui relatif au respect des libertés publiques. Ici, il ferait le plaidoyer de la société civile et de certaines Ong comme l’ACAJ. Depuis la semaine dernière, en effet, cette dernière dénonce des arrestations qui inquiètent quant à la liberté d’expression et de mouvement.
Soulignons que le secrétaire d’État séjournera au Rwanda, du 10 au 12 août, où il s’entretiendra avec de hauts responsables du gouvernement de ce pays, et des membres de la société civile pour discuter des priorités communes. A cela s’ajoutent, bien entendu, les opérations de maintien de la paix. Le secrétaire d’État se concentrera sur le rôle que le Rwanda peut jouer dans la réduction des tensions et de la violence actuelle dans l’est de la RDC. Il soulèvera aussi des préoccupations relatives à la démocratie et aux droits de l’homme, comprenant la répression transnationale, la limitation de l’espace pour les opinions divergentes et l’opposition politique, et la détention injustifiée de Paul Rusesabagina, résident permanent légal aux États-Unis.


"Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken entame sa tournée africaine par l'Afrique du Sud - 07/08/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220807-le-chef-de-la-diplomatie-am%C3%A9ricaine-antony-blinken-entame-sa-tourn%C3%A9e-africaine-par-l-afrique-du-sud
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken est arrivé en Afrique du Sud le 7 août 2022, première étape d'une tournée africaine qui le conduira en République démocratique du Congo e2t au Rwanda. Une tournée qui vise à contrecarrer l'influence de la Russie et de la Chine sur le continent africain.

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, est en Afrique du Sud pour débuter sa deuxième tournée africaine. Une tournée pour renouer avec le continent, afin de définitivement tourner la page Trump et contrebalancer l’influence de la Russie et de la Chine.
Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès

Après une visite d’un lieu de mémoire des émeutes de Soweto dimanche, le gros de la visite commence ce lundi : le secrétaire d’Etat devrait prononcer une discours clé à l'université de Prétoria et rencontrer son homologue sud-africaine, la ministre Naledi Pandor, pour relancer les « dialogues stratégiques » entre les deux pays.
Alors que ces discussions étaient organisées régulièrement par le passé, ils ont cessé d’exister sous la présidence de Donald Trump, peu intéressé par les relations avec l’Afrique. Il semble donc que l’administration Biden souhaite repartir du bon pied, avec l’un de ses alliés sur le continent.

Mais les deux nations ne sont pas toujours à l’unisson sur le plan diplomatique, notamment sur le front de la guerre en Ukraine, dont il sera question. La nation arc-en-ciel, qui fait partie des BRICS, s’est toujours refusée à condamner la Russie, préférant une position neutre. 
Il devrait également être question d’échanges économiques, alors que les États-Unis sont le troisième partenaire commercial de l’Afrique du Sud -derrière la Chine et l’Allemagne - et l’une des principales sources de touristes internationaux pour le pays. 
Enfin, c’est aussi à l’occasion de ce dialogue qu’Antony Blinken devrait présenter la « nouvelle stratégie pour l’Afrique » des États-Unis, qui vise à renforcer l’influence de Washington face aux puissances rivales, sans faire des pays du continent des pions sur l’échiquier politique.  

Pourquoi Blinken entame sa tournée africaine par l'Afrique
Car depuis la présidence de Jacob Zuma, l'Afrique du Sud « s’est un peu plus rapprochée de la Chine et de la Russie » rappelle Bob Wekesa, directeur adjoint du Centre Africain des études américaines basé à Johannesburg. Le pays entretient toujours de bonnes relations avec les puissances occidentales, mais c'est un « allié des nations des BRICS », pointe le chercheur, qui « pense que les conseillers américains cherchent à redéfinir et à relancer les relations ». La position de l’Afrique du Sud suite à l’invasion de l’Ukraine en est un bon exemple. 
Quant à la nouvelle stratégie américaine vis-à-vis de l’Afrique, « elle a pris du retard à être dévoilée, et si l’annonce est finalement faite ici, en Afrique du Sud, c’est sans doute pour utiliser le pays comme une plateforme, pour que cette stratégie soit entendue à travers le continent », estime Bob Wekesa.
Une analyse que partage Steven Gruzd, de l’Institut sud-africain des relations internationales. Selon lui, le choix de l’Afrique du Sud comme première étape est bel et bien due à la volonté de tourner la page de l’administration Trump, et de contrebalancer l’influence d’autres pays.


Trump n’était pas très intéressé par l’Afrique. Jusqu’alors, des dialogues stratégiques entre l’Afrique du Sud et les États-Unis étaient régulièrement organisés, plus ou moins chaque année, mais il n’y en a plus eu depuis 2015. Or l’Afrique du Sud est toujours considérée comme l’un des pays les plus importants du continent, et c’est pourquoi la tournée africaine du secrétaire d’Etat Bliken débute ici, avant de continuer dans deux autres pays. Sans compter que l’Afrique du Sud a adopté une position plutôt neutre vis-à-vis de la guerre en Ukraine, et a refusé de condamner publiquement la Russie. On peut donc supposer que cette question fera partie des échanges, mais il n’est vraiment pas certain que le secrétaire Blinken parvienne à faire changer d’avis le pays. La Russie est un partenaire stratégique important, tout comme la Chine qui est le premier partenaire commercial de l’Afrique du Sud, donc elle n’est pas près de changer de position.

L'analyste Steven Gruzd de l’Institut sud-africain des relations internationales
Claire Bargelès
Antony Blinken poursuivra ensuite sa visite en RDC, en milieu de semaine, où il devrait évoquer les problèmes d’insécurité à l’est du pays. Des problématiques qui devraient continuer à le suivre jusqu’à la fin de sa tournée, puisqu’elle s’achèvera au Rwanda, où il sera aussi question du sort de Paul Rusesabagina, le héros du film Hotel Rwanda. Dans ces deux pays, les discussions devraient également porter aussi sur la lutte contre le réchauffement climatique, sur l’insécurité alimentaire et les pa


"Antony Blinken débute sa tournée africaine par l’Afrique du Sud et Soweto - 07/08/2022
= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/08/08/antony-blinken-debute-sa-tournee-africaine-par-l-afrique-du-sud-et-soweto_6137477_3212.html

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? 8fdaaac_5891037-01-06
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken et Antoinette Sithole (à droite), la sœur de feu Hector Pieterson, tué par la police il y a trente ans, déposent une gerbe au mémorial Hector-Pieterson, à Soweto, en Afrique du Sud, le 7 août 2022. ANDREW HARNIK / AFP  

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a débuté, dimanche 7 août, une tournée africaine par l’Afrique du Sud pour tenter de rapprocher la diplomatie de ce pays du camp occidental. Ce déplacement, qui le mènera ensuite et jusqu’à jeudi en République démocratique du Congo (RDC) et au Rwanda, vise notamment à contrecarrer l’influence russe sur le continent africain.
Elle suit de peu la visite en Afrique fin juillet du ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, passé par le Congo-Brazzaville, l’Ouganda, l’Egypte et l’Ethiopie.
Lire aussi : A Marrakech, les Etats-Unis disent vouloir mobiliser des « milliards de dollars » pour l’Afrique  
Pour sa première étape, M. Blinken a choisi de s’arrêter en Afrique du Sud, pays qui, depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février, a adopté une position neutre et refusé de se joindre aux appels occidentaux à condamner Moscou.
Lundi, M. Blinken doit s’entretenir avec la cheffe de la diplomatie sud-africaine, Naledi Pandor, des « développements récents et en cours concernant la situation géopolitique mondiale », et faire des annonces concernant la nouvelle stratégie africaine du gouvernement américain, a indiqué Pretoria dans un communiqué.

« Alliés cruciaux »

Dimanche, le secrétaire d’Etat américain s’est d’abord rendu au mémorial Hector Pieterson à Soweto, près de Johannesburg, étape de nombreux chefs d’Etat en visite officielle. Il a visité le musée bâti en hommage aux étudiants tués dans une manifestation de lycéens et collégiens en 1976 lors d’une répression policière qui choqua bien au-delà du pays et fut un tournant dans le combat contre le système sud-africain de l’apartheid, discriminant la majorité noire du pays et finalement aboli en 1991.
M. Blinken était accompagné par Antoinette Sithole, la sœur d’Hector Pieterson, qui, à l’âge de 12 ans, fut le premier tué, le 16 juin 1976, parmi les plus de 170 manifestants victimes de Soweto. La jeunesse s’était soulevée contre l’obligation d’étudier en afrikaans, la langue du régime de la minorité blanche au pouvoir.
Selon Fonteh Akum, responsable du cercle de réflexion Institute for Security Studies, basé à Pretoria, la visite d’Antony Blinken vise notamment à « rapprocher l’Afrique du Sud du camp occidental » dans le cadre de la nouvelle stratégie africaine des Etats-Unis.
Lire aussi : En Afrique du Sud, chasse aux mineurs clandestins après un viol collectif  

L’Afrique du Sud n’a jamais digéré l’intervention militaire de l’OTAN en Libye en 2011. Elle s’était fait tordre le bras pour l’approuver alors qu’elle siégeait au Conseil de sécurité de l’ONU, avant de critiquer cette guerre et d’accuser les Occidentaux d’avoir abusé de ce mandat pour faire tomber le colonel Mouammar Khadafi.
Historiquement, l’ANC au pouvoir en Afrique du Sud depuis l’avènement de la démocratie en 1994, a été proche du bloc soviétique qui soutenait les luttes d’émancipation dans le monde.
Depuis 2011, le pays est membre du groupe diplomatique des économies émergentes Brics, regroupant le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, fonctionnant à une époque de manière assidue à raison d’une à deux réunions annuelles, ce qui avait contribué à consolider des liens. En juin, le président russe Vladimir Poutine a exhorté les Brics à coopérer face aux « actions égoïstes » des pays occidentaux, sur fond de sanctions sans précédent contre Moscou en raison du conflit ukrainien.

Sans contrepartie

M. Blinken compte lors de sa tournée montrer aux pays africains qu’ils « sont des alliés cruciaux sur les questions les plus brûlantes de notre époque » comme « la lutte contre les effets du changement climatique, l’insécurité alimentaire et les pandémies mondiales », avait indiqué fin juillet le département d’Etat.
Après Johannesburg, M. Blinken doit se rendre en RDC, puis au Rwanda, en proie à un regain de tensions avec son voisin congolais qui l’accuse de soutenir les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), ce que Kigali dément.
Episode 5 Article réservé à nos abonnés En Afrique du Sud, les combattantes de la liberté immortalisées par Sue Williamson  
Il s’agit du deuxième déplacement de M. Blinken en Afrique subsaharienne depuis sa prise de fonctions. En 2021, il s’était rendu au Kenya, au Nigeria et au Sénégal.
Avant l’invasion russe de l’Ukraine, la diplomatie américaine en Afrique se concentrait surtout sur la compétition avec la Chine, qui a fait d’importants investissements dans les infrastructures sur le continent africain et qui, à l’inverse des Etats-Unis, l’a fait sans demander de contrepartie aux Etats sur la démocratie ou les droits humains.
Le Monde avec AFP


"Blinken en Afrique du Sud, en RDC et au Rwanda pour contrecarrer l’influence russe - 07/08/2022
= https://www.jeuneafrique.com/1367759/politique/blinken-en-afrique-du-sud-en-rdc-et-au-rwanda-pour-contrecarrer-linfluence-russe/

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? Jad20211122-ass-afrique-itv-blinken-01-1256x628-1659869349
Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, à l’ambassade américaine de Nairobi, au Kenya, le 18 novembre 2021. :copyright: Andrew Harnik/AP/SIPA

La visite du secrétaire d’État américain intervient peu après la tournée africaine du ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, en juillet. Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février, l’Afrique du Sud a adopté une position neutre dans le conflit, refusant de se joindre aux appels occidentaux à condamner Moscou.

À Lire   États-Unis – Afrique : « Washington doit s’engager bien davantage sur le continent »
Ce lundi 8 août, Antony Blinken doit s’entretenir avec la cheffe de la diplomatie sud-africaine, Naledi Pandor, et faire des annonces concernant la nouvelle stratégie africaine du gouvernement américain. Les discussions « aborderont les développements récents et en cours concernant la situation géopolitique mondiale », a précisé Pretoria dans un communiqué.
Antony Blinken aura pour but de montrer « aux pays africains qu’ils ont un rôle géostratégique essentiel et sont des alliés cruciaux sur les questions les plus brûlantes de notre époque, de la promotion d’un système international ouvert et stable à la lutte contre les effets du changement climatique, l’insécurité alimentaire et les pandémies mondiales », avait indiqué fin juillet le département d’État américain.

Tournée africaine diplomatique

Après Johannesburg, Antony Blinken doit se rendre en République démocratique du Congo, puis au Rwanda, qui connaît un regain de tensions avec son voisin congolais qui l’accuse de soutenir les rebelles du « Mouvement du 23 mars » (M23), ce que Kigali dément.
Il s’agit du deuxième déplacement du secrétaire d’État américain en Afrique subsaharienne depuis sa prise de fonctions. L’année dernière, il s’était rendu au Kenya, au Nigeria et au Sénégal.
À Lire   Comment la Chine et les États-Unis se disputent l’Afrique
Avant l’invasion russe de l’Ukraine, la diplomatie américaine en Afrique se concentrait surtout sur la compétition avec la Chine, qui a fait d’importants investissements dans les infrastructures sur le continent africain et qui, à l’inverse des États-Unis, l’a fait sans demander de contrepartie aux États sur la démocratie ou les droits humains.
Avec AFP


"Diplomatie américaine : Antony Blinken en Afrique pour contrer l'influence russe - 07/08/2022
= https://amp.france24.com/fr/afrique/20220807-diplomatie-am%C3%A9ricaine-antony-blinken-en-afrique-pour-contrer-l-influence-russe



Le secrétaire d'État américain Antony Blinken est arrivé dimanche en Afrique du Sud et doit se rendre ensuite en République démocratique du Congo et au Rwanda. Une tournée africaine destinée à contrecarrer l'influence diplomatique russe.
Après Moscou et Paris, Washington veut à son tour resserrer ses liens avec l'Afrique. Le secrétaire d'État américain Antony Blinken est arrivé dimanche 7 août en Afrique du Sud, première étape d'une tournée africaine destinée à contrecarrer l'influence diplomatique russe grandissante, qui l'emmènera également en République démocratique du Congo et au Rwanda.
Cette visite intervient peu après la tournée africaine du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui s'est rendu en juillet au Congo-Brazzaville, en Égypte, en Éthiopie et en Ouganda. Au même moment, le président français Emmanuel Macron se rendait, lui, au Bénin, au Cameroun et en Guinée-Bissau.
Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine le 24 février, l'Afrique du Sud, pays leader au sein des pays en développement, a adopté une position neutre dans le conflit, refusant de répondre aux appels occidentaux à condamner Moscou. Pretoria a été pendant longtemps un partenaire de Moscou, notamment au sein du groupe des économies émergentes Brics, composé également du Brésil, de l'Inde et de la Chine.

En juin, le président russe Vladimir Poutine avait exhorté les Brics à coopérer face aux "actions égoïstes" des pays occidentaux, sur fond de sanctions sans précédent contre Moscou en raison du conflit ukrainien.
Lundi 8 août, Antony Blinken doit s'entretenir avec la cheffe de la diplomatie sud-africaine Naledi Pandor et faire des annonces concernant la nouvelle stratégie africaine du gouvernement américain, a indiqué Pretoria dans un communiqué. Les discussions "aborderont les développements récents et en cours concernant la situation géopolitique mondiale", a ajouté Pretoria.
Selon Fonteh Akum, responsable du think tank Institute for Security Studies, basé à Pretoria, la visite d'Antony Blinken va aider les États-Unis à comprendre la position de l'Afrique du Sud mais elle vise aussi à "rapprocher l'Afrique du Sud du camp occidental". Avec leur nouvelle stratégie africaine, les États-Unis cherchent à "accroître les engagements diplomatiques", estime-t-il.
Antony Blinken aura pour but de montrer "aux pays africains qu'ils ont un rôle géostratégique essentiel et sont des alliés cruciaux sur les questions les plus brûlantes de notre époque, de la promotion d'un système international ouvert et stable à la lutte contre les effets du changement climatique, l'insécurité alimentaire et les pandémies mondiales", avait indiqué fin juillet le département d'État.

Deuxième tournée en deux ans

Après Johannesburg, Antony Blinken doit se rendre en République démocratique du Congo, puis au Rwanda, en proie à un regain de tensions avec son voisin congolais qui l'accuse de soutenir les rebelles du "Mouvement du 23 mars" (M23), ce que Kigali dément.
Il s'agit du deuxième déplacement d'Antony Blinken en Afrique subsaharienne depuis sa prise de fonctions. L'année dernière, il s'était rendu au Kenya, au Nigeria et au Sénégal.
Avant l'invasion russe de l'Ukraine, la diplomatie américaine en Afrique se concentrait surtout sur la compétition avec la Chine, qui a fait d'importants investissements dans les infrastructures sur le continent africain. À l'inverse de Washington, Pékin l'a fait sans demander de contrepartie aux États sur la démocratie ou les droits de l'Homme.
Avec AFP


"Blinken est en Afrique du Sud, première étape d’une tournée africaine - 8 août 2022
= https://www.afrik.com/blinken-est-en-afrique-du-sud-premiere-etape-d-une-tournee-africaine/amp
Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, est en Afrique du Sud, première étape d’une seconde tournée sur le continent, depuis sa prise de fonctions. Ce déplacement doit le mener par la suite au Rwanda et en République Démocratique du Congo. En 2021, Blinken s’était déjà rendu au Kenya, au Nigeria et au Sénégal.

Le chef de la diplomatie américaine, dans le cadre de la nouvelle stratégie africaine des Etats-Unis, est arrivé en Afrique du Sud, dimanche 7 août. Un déplacement qui vise à rapprocher les deux pays d’une part, mais aussi à réparer les errements de l’ex-Président américain Donald Trump, qui, durant son mandat, n’accordait aucune importance au continent africain, d’autre part. 54 Etats avec lesquels l’ex-dirigeant entretenait des relations très tendues après qu’il les a qualifiés de « pays de merde ».
Aujourd’hui, les Etats-Unis sous Joe Biden veulent effacer cette ardoise et reconstruire de nouvelles relations avec le continent africain. Dans un communiqué, Pretoria a indiqué que, ce lundi 8 août 2022, Antony Blinken doit s’entretenir avec la cheffe de la diplomatie sud-africaine, Naledi Pandor. Les deux diplomates évoqueront les «développements récents et en cours concernant la situation géopolitique mondiale» et aborderont la nouvelle stratégie africaine du gouvernement Biden.

Cette tournée de Blinken intervient après celle bouclée fin juillet par le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui s’est rendu au Congo-Brazzaville, en Ouganda, en Egypte et en Ethiopie. Ce déplacement américain en terres sud-africaines n’est pas anodin, si l’on sait que depuis 2011, l’Afrique du Sud est membre des BRICS, le groupe diplomatique des économies émergentes qui réunit le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Une contre-offensive américaine n’est donc pas une surprise.
Surtout lorsqu’on sait en outre que Linda Thomas-Greenfield, Ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, est annoncée au Ghana et en Ouganda, durant ce même mois d’août, alors que la directrice de l’agence américaine d’aide au développement, Samantha Power, revient d’une tournée africaine qui l’a menée au Kenya et en Somalie. Une nouvelle démarche des autorités américaines sur le continent qui en dit long sur leur détermination à changer les relations avec l’Afrique.
En fin juillet, le département d’Etat américain avait indiqué que Blinken avait pour mission de montrer aux pays africains qu’ils sont des «alliés cruciaux sur les questions les plus brûlantes de notre époque, comme la lutte contre les effets du changement climatique, l’insécurité alimentaire et les pandémies mondiales». Les dernières étapes africaines du chef de la diplomatie américaine devront les mener en RDC, puis au Rwanda. Deux pays au bord de l’escalade.


"Afrique du Sud : Antony Blinken rend hommage aux héros anti-apartheid - 08/08/2022
= https://fr.africanews.com/amp/2022/08/08/afrique-du-sud-antony-blinken-r
=https://fr.africanews.com/2022/08/08/afrique-du-sud-antony-blinken-rend-hommage-aux-heros-anti-apartheid/?jwsource=cl
Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a entamé sa tournée africaine par un déplacement à Johannesburg. Pour de nombreux spécialistes politiques, ce séjour en Afrique du Sud, en République Démocratique du Congo et au Rwanda a pour objectif de contrer l'influence russe sur le continent.
Ce dimanche 7 août, le diplomate était dans le township de Soweto où il s'est rendu devant un monument rendant hommage à Hector Pieterson, un garçon de 12 ans abattu par la police en 1976 pendant la lutte anti-apartheid.
Secretary Antony Blinken
@SecBlinken
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LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? MWq1iE5L?format=png&name=orig
United States government official
The Hector Pieterson Museum is living history – it reminds us of the power of young people to make change in society. Thank you, Antionette, for sharing your story in the fight for equality with us.
LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? 1RcE-fGDbWa7NFQR
7:20 AM · Aug 8, 2022
"L'histoire d'Hector est une histoire qui résonne vraiment, car nous avons notre propre lutte pour la liberté et l'égalité aux États-Unis et l'histoire de l'Afrique du Sud est unique. Mais il y a aussi tellement d'éléments communs, et cela résonne puissamment.", a déclaré le chef de la diplomatie américaine. Antony Blinken se trouvait aux côtés d'Antoinette Sithole, la sœur d'Hector qui a adressé un message aux générations à venir : "N'oubliez pas que les jeunes ont pris position pour que nous vivions mieux aujourd'hui. Cela signifie que nous avons ouvert la voie pour que les jeunes, les générations à venir, puissent prendre position sur les problèmes qu'ils rencontrent."
Au cours des deux siècles précédents, les Etats-Unis et l'Afrique du Sud ont tous deux connus de brutaux régimes ségrégationnistes.
Antony Blinken devrait profiter de cette visite pour évoquer la position de Pretoria quant à l'invasion russe de l'Ukraine. L'Afrique du Sud s'est abstenue de condamner Moscou lors d'importants votes au Conseil de sécurité de l'ONU.

"Antony Blinken en Afrique du Sud: «Pretoria est un partenaire vital» - 08/08/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220808-antony-blinken-en-afrique-du-sud-pretoria-est-un-partenaire-vital

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken (centre-gauche) et la ministre sud-africaine des Affaires étrangères Naledi Pandor arrivent pour une conférence de presse, à Pretoria, le 8 août 2022. AFP - ANDREW HARNIK

Anthony Blinken est en visite sur le continent africain. Le secrétaire d'État américain est arrivé en Afrique du Sud, dimanche 8 août. Cette visite vise à relancer le dialogue avec l'Afrique qui avait disparu sous la présidence de Donald Trump, mais elle visite aussi à contrecarrer l'influence russe sur le continent. Rappelons que, fin juillet, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov s'est rendu au Congo-Brazzaville, en Ouganda, en Égypte et en Éthiopie.

L’Afrique du Sud est ainsi la première étape de cette tournée, pays stratégique pour Washington. En effet, depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, Pretoria a adopté une position neutre et a refusé de se joindre aux appels occidentaux à condamner Moscou.
Rappelons que les relations entre Washington et Pretoria ont parfois été tendues dans le passé. Ainsi, l’Afrique du Sud n’a jamais digéré l’intervention militaire de l’Otan en Libye, en 2011.
Par ailleurs, historiquement, l’ANC, parti au pouvoir, a été proche du bloc soviétique et, depuis dix ans, l’Afrique du Sud est membre du BRICS qui regroupe les économies dites émergentes dont la Russie et la Chine. 
Washington souhaite donc renforcer les liens avec l’Afrique du Sud. « Pretoria est un partenaire vital », a insisté, ce lundi matin, Antony Blinken à l’issue de sa rencontre avec la chef de la diplomatie sud-africaine, Naledi Pandor.
« Étant donné votre poids économique, votre leadership, votre appartenance au G20, votre influence au sein du G77, étant donné le travail crucial qu’entreprend l’Afrique du Sud dans des domaines comme la santé, le climat, la démocratie, la sécurité régionale et tellement d’autres sujets, ce que dit l’Afrique du Sud, ce que fait l’Afrique du Sud a un impact important. Tout cela rend vital ce dialogue stratégique entre nos pays », a déclaré Antony Blinken.

De son côté, Naledi Pandor a indiqué qu’ils avaient eu des discussions très franches, même si parfois ils n’étaient pas d’accord et, a-t-elle ajouté : « cela n’a pas affecté notre amitié. »
Publiquement, pas un mot sur l’Ukraine, mais on imagine que cela fait partie des désaccords évoqués.

Les États-Unis réorientent leur politique africaine

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken prononce un discours sur la stratégie américaine pour l'Afrique au campus Future Africa de l'Université de Pretoria, le 8 août 2022. REUTERS - POOL

Un peu plus tard, ce lundi, dans un discours à l’Université de Pretoria, Antony Blinken a affirmé que « Les États-Unis ne dicteront pas les choix de l’Afrique et personne d’autre ne devrait le faire. »
Les États-Unis et les pays africains ne pourront atteindre leur objectif commun comme se relever de l’épidémie Covid ou bien s’attaquer au changement climatique « si l’on ne travaille pas ensemble d’égal à égal », a fait savoir le secrétaire d’État américain. Pour cela, il a dévoilé une nouvelle stratégie américaine pour les années à venir.
« Washington ne considère pas l’Afrique comme un terrain où s’affrontent les grandes puissances. Ce n’est pas comme cela que nous voyons notre engagement sur le continent », s’est-il défendu, tout en accusant Moscou et Pékin de créer de l’instabilité sur le continent pour en retirer un avantage stratégique et financier.
Blinken s'est défendu d'imposer un choix entre ces deux puissances et le bloc occidental, mais a regretté le recours au pouvoir autoritaire.
Signe de ce nouvel intérêt des États-Unis pour le continent, un sommet américano-africain prévu le 13 décembre prochain à Washington.
À lire aussi: Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken entame sa tournée africaine par l'Afrique du Sud
Le secrétaire d'État américain se rendra, mardi 9 août, en République démocratique du Congo puis, le lendemain, au Rwanda.


"TOURNEE AFRICAINE D’ANTONY BLINKEN : Les intérêts guident les pas - 8 aout 2022
= https://lepays.bf/tournee-africaine-dantony-blinken-les-interets-guident-les-pas/
Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a entamé une tournée africaine qui le conduira successivement en Afrique du Sud, en République démocratique du Congo et au Rwanda. On peut noter l’absence de l’Afrique de l’Ouest sur cette liste. Toutefois, le 4 août dernier, l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies était en visite à Accra au Ghana. On peut donc dire que l’Afrique de l’Ouest n’est pas totalement absente des préoccupations actuelles des Etats-Unis. La tournée d’Antony Blinken se déroule en plein conflit russo-ukrainien où chaque camp compte ses alliés et cherche à convaincre les hésitants. Elle intervient aussi peu de temps après la tournée africaine du président français, Emmanuel Macron, qui a séjourné tour à tour au Cameroun, au Bénin et en Guinée-Bissau. Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, avait donné la réplique au président français en entamant, de son côté, une tournée africaine qui l’a conduit en fin juillet dernier en Egypte, au Congo Brazzaville, en Ouganda et en Ethiopie. L’Afrique semble donc redevenue un terrain de compétition pour les grandes puissances comme au XIXe siècle, au moment du partage du continent. Le déclic semble avoir été l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a mis fin au statu quo qui prévalait en Europe depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Il est ainsi apparu aux yeux de tous que rien n’est définitif et que tout peut être remis en cause. Dès lors, chacun se donne pour mission d’élargir sa base. Antony Blinken ne cache pas ses ambitions. Pour lui, il s’agit, pour les Etats-Unis, de contrer les influences russe et chinoise en Afrique.
 
Les Africains doivent mettre en exergue les avantages comparatifs dans leurs relations de coopération
La question que l’on peut se poser est de savoir si de simples tournées peuvent avoir un impact réel sur les Etats et les populations, si elles ne sont pas précédées et suivies d’actes concrets. L’Afrique n’a pas de passé avec la Chine ni la Russie. Si donc ces pays ont progressivement pris place dans le continent, c’est parce que les circonstances l’ont permis, et c’est parce que l’Occident n’a pas su ou n’a pas pu combler les aspirations des Africains qui ont succombé aux charmes des autres, ou qui ont été tentés d’aller voir ailleurs. Il est donc plutôt question pour l’Occident, de faire son autocritique et de voir comment il peut remédier aux défaillances de sa politique de coopération avec le continent noir. Sans ce préalable, les tournées pourront se multiplier sans réel impact. Car, comme on le dit de façon triviale, c’est le terrain qui commande la manœuvre. C’est-à-dire que l’influence sur l’Afrique sera fonction de qui saura le mieux répondre aux aspirations de sa population. Le conflit russo-ukrainien qui redessine les enjeux géostratégiques, doit aussi être une occasion pour les Africains de s’interroger sur leur place et leurs intérêts dans les rapports internationaux actuels. Les Etats-Unis souhaiteraient voir l’Afrique du Sud condamner la Russie dans le conflit qui l’oppose à l’Ukraine, alors que jusque-là, ce pays est resté neutre. D’autant plus qu’il fait partie des BRICS qui comprennent le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Est-ce dans l’intérêt de l’Afrique du Sud de se mettre à dos les Russes pour plaire aux Américains ? Il semble que les intérêts des Africains sont ailleurs.  Ayant à gérer plusieurs priorités à la fois du fait du sous-développement, les Africains doivent mettre en exergue les avantages comparatifs dans leurs relations de coopération. Si les Russes ou les Chinois sont plus efficaces dans un secteur donné, pourquoi s’en priver ? Les réalités de l’Afrique ne sont pas les mêmes que celles de l’Europe ou des Etats-Unis. Même au sein de l’Union européenne, les différents pays, en fonction de leur degré de dépendance au gaz russe, n’ont pas la même attitude à l’égard de la Russie. C’est donc le moment de remettre à l’honneur l’Organisation des non-alignés qui, restructurée, pourrait prendre en compte les aspirations spécifiques des Africains et servir de cadre d’expression et de refus de l’alignement systématique à l’égard des différents camps qui prétendent à la domination du monde.
"RDC: des ONG pressent M. Blinken de plaider en faveur du respect des droits de l’homme - 8 août 2022
= https://afrique.lalibre.be/71759/rdc-des-ong-pressent-m-blinken-de-plaider-en-faveur-du-respect-des-droits-de-lhomme/


"Arrivée de Blinken en RDC : Milapro en sit-in ce mardi devant l’ambassade des USA pour notamment demander le soutien aux FARDC au front dans l’est - 8 août 2022
= https://actualite.cd/2022/08/08/arrivee-de-blinken-en-rdc-milapro-en-sit-ce-mardi-devant-lambassade-des-usa-pour

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? Illustration%20marche
Illustration/Ph. ACTUALITE.CD

Le Ministère des laïcs protestants (MILAPRO), à travers sa jeunesse et en synergie notamment avec quelques mouvements, annonce un sit-in ce mardi 9 août devant l’ambassade des USA en RDC en prélude de l’arrivée au pays du secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken.

Ce sit-in, d’après ses organisateurs, vise un double objectif : « demander l’implication directe des USA en soutien aux forces armées congolaises pour l’éradication totale des force négative qui sévissent à l’Est de la RDC, et le retour d’une paix définitive dans le pays, et d'obtenir des autorités congolaises compétentes l'organisation des élections crédibles, transparentes, justes et inclusives dans le délai constitutionnel, et le vote non électronique afin de renforcer la confiance populaire du processus et réduire les risques d'éventuelles fraudes ».
La manifestation pacifique sera sanctionnée par le dépôt d’un mémorandum.
Notons que le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a entamé dimanche une tournée africaine par l'Afrique du Sud pour tenter de rapprocher la diplomatie de ce pays du camp occidental. Ce déplacement, qui le mènera ensuite et jusqu'à jeudi en RDC et au Rwanda, vise notamment à contrecarrer l'influence russe sur le continent africain. En RDC, il est attendu dès ce mardi 9 août.



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Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 9/8/2022, 5:23 pm, édité 4 fois

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LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? Empty Re: LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU 9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR QUEL MESSAGE ?

Message  ndonzwau Hier à 3:38 pm

La visite de Blinken suscite de nombreuses attentes en RDC, dans quelle mesure celles-ci correspondent aux besoins et intérêts de l'Amérique, lesquelles attentes des Congolais seront comblées, lesquelles non... ?


" Invité Afrique
Antony Blinken: «L'Amérique ne s'engage pas en Afrique à cause d'un autre pays» - 09/08/2022

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20220809-antony-blinken-l-am%C3%A9rique-ne-s-engage-pas-en-afrique-%C3%A0-cause-d-un-autre-pays
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken, en tournée en Afrique pour redessiner la stratégie américaine sur le continent, a accordé à RFI une interview à Pretoria, en Afrique du Sud. Antony Blinken évoque la guerre en Ukraine, l'influence américaine en Afrique, mais aussi les tensions en cours entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Il est d'ailleurs attendu dès ce mardi 9 août en RDC pour la suite de sa tournée, avant de rejoindre le Rwanda.


"La visite d'Antony Blinken suscite de nombreuses attentes en RDC -09/08/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220809-la-visite-d-antony-blinken-suscite-de-nombreuses-attentes-en-rdc
Antony Blinken arrive ce mardi à Kinshasa pour un séjour de 48 heures. Le secrétaire d’État américain s’entretiendra avec Félix Tshisekedi et quelques autres personnalités politiques congolaises. Selon des sources à la présidence de la République et au ministère des Affaires étrangères, la sécurité prendra une grande des discussions entre les autorités congolaises et le dirigeant américain. La RDC attend beaucoup des États-Unis, particulièrement au sujet de l’activisme du M23 et des tensions entre Kinshasa et Kigali.
S’appuyant notamment sur le récent rapport du groupe d’experts des Nations unies qui disent détenir des preuves du soutien de l’armée rwandaise au M23, les autorités congolaises attendent qu’Antony Blinken condamne ouvertement le Rwanda, explique notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi.

Kinshasa considère que ce groupe armé ne résiste que grâce au soutien de Kigali et donc veut que le secrétaire d’État américain mette davantage de pression sur Paul Kagame. Selon l’entourage de Félix Tshisekedi, les autorités congolaises espèrent également que les États-Unis vont placer le M23 sur leur liste des mouvements terroristes comme ils l’avaient fait en mars 2021 avec les ADF. 
Avant de quitter l’Afrique du Sud, Antony Blinken a d’ailleurs fait part de son « inquiétude » à ce sujet et a dit craindre que « la situation empire ». Il a assuré que Washington allait « essayer de faire baisser la tension et la violence » par la diplomatie, espérant aider la RDC et le Rwanda « à résoudre leurs différends ».
Mais le gouvernement n’est pas le seul à attendre une position ferme des États-Unis sur ce dossier. La société civile aussi. Floribert Anzuluni, coordinateur de Filimbi, le mouvement pro-démocratie, encourage le secrétaire d’État américain « à faire pression auprès de Kigali » avec d’autres partenaires internationaux « pour que le Rwanda retire ses hommes du territoire congolais ».

Le problème des importations d'armes

Toujours dans le chapitre sécuritaire, Kinshasa demandera aussi à Antony Blinken de s’impliquer pour que soient levées les mesures entourant les importations congolaises d’armes et autres matériels de guerre.

Pour rappel, les pays exportateurs vers le Congo-Kinshasa sont tenus de notifier au Comité de sanctions mis en place par le Conseil de sécurité toutes transactions d’armes vers le territoire congolais. 
Considéré par Kinshasa comme une forme d’embargo, ce dispositif des notifications, disent les sources onusiennes, permet de s’assurer que le matériel de guerre acheminé vers la RDC soit bien remis au seul destinataire autorisé, à savoir le gouvernement congolais.
À part les questions sécuritaires, d’autres secteurs de la coopération bilatérale comme l’économie, la santé et la politique seront à l’ordre du jour. Les autorités congolaises attendent plus du Partenariat privilégié pour la paix, la prospérité et la préservation de l’environnement conclu par les États-Unis et la RDC en 2019.

Droits de l'homme et corruption

En marge de cette visite, des organisations de la société civile congolaise, associées à des organisations de la société civile américaine ainsi qu'à des chercheurs et spécialistes, ont conjointement publié lundi un communiqué dans lequel ils reviennent sur ce qu'ils attendent de la visite du secrétaire d’État américain en RDC. Processus électoral à venir, droits de l'homme, corruption et conflit à l'Est du pays, les sujets sont nombreux. 
« L’intolérance de l’administration en place pour les critiques s’est intensifiée, mettant en péril l'espace démocratique qui s’était rouvert en 2019 », pointe Thomas Fessy, chercheur principal pour la RDC chez Human Rights Watch. Selon lui, Antony Blinken devrait profiter de cette visite « pour condamner publiquement cette répression ». HRW s’inquiète aussi du manque de progrès dans « le démantèlement de la grande corruption », notamment dans les secteurs minier et forestier. « Blinken devrait exhorter l’administration en place à la transparence », estime Thomas Fessy.



"En tournée, Antony Blinken appelle à un "véritable partenariat" avec les pays africains - 09/08/2022
= https://www.france24.com/fr/afrique/20220809-en-tourn%C3%A9e-antony-blinken-cherche-%C3%A0-renouveler-son-partenariat-avec-les-pays-africains
S'exprimant lundi à Pretoria, la capitale sud-africaine, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré que les États-Unis ne considéraient pas la région comme le "dernier terrain de jeu dans une compétition entre grandes puissances" et qu'ils souhaitaient un "véritable partenariat" avec l'Afrique.
Washington veut un "véritable partenariat" avec l'Afrique, a annoncé lundi 8 août à Pretoria le secrétaire d'État américain Antony Blinken, tout en assurant que les États-Unis ne cherchent pas à "surpasser" l'influence des autres puissances mondiales sur le continent, Chine et Russie en tête.

"Ce que nous recherchons avant tout, c'est un véritable partenariat entre les États-Unis et l'Afrique. Nous ne voulons pas d'une relation déséquilibrée ou transactionnelle", a déclaré Antony Blinken, au cours d'un point-presse avec son homologue sud-africaine Naledi Pandor.
"Le États-Unis ne dicteront pas les choix de l'Afrique et personne d'autre ne devrait le faire", a-t-il affirmé un peu plus tard, dans un discours à l'Université de Pretoria. "Le droit de faire ces choix appartient aux Africains seuls". "Trop souvent, les nations africaines ont été traitées comme des instruments du progrès des autres nations, plutôt que comme les auteurs de leur propre progrès", a-t-il insisté.

Lutte contre les groupes extrémistes

Au même moment, Washington dévoilait un document d'orientation annonçant une refonte tous azimuts de sa politique en Afrique subsaharienne, où les Américains entendent contrer la présence russe et chinoise et développer notamment des approches non militaires contre le terrorisme.
Cette nouvelle stratégie, qui reconnaît au passage l'importance démographique croissante de l'Afrique, son poids à l'ONU tout comme ses immenses ressources naturelles et ses opportunités, intervient à un moment où l'accent mis par les États-Unis sur la lutte militaire contre les groupes extrémistes en Afrique est critiqué pour son inefficacité.
"La mauvaise gouvernance, l'exclusion et la corruption inhérentes aux démocraties faibles les rendent plus vulnérables aux mouvements extrémistes, ainsi qu'aux ingérences étrangères", a souligné Antony Blinken. "Cela inclut (la société) Wagner soutenue par le Kremlin, qui exploite l'instabilité pour piller les ressources et commet des abus en toute impunité", a-t-il ajouté.

Contrecarrer l'influence russe sur le continent

Sa visite à Pretoria, première étape d'une tournée africaine qui doit le mener ces prochains jours à Kinshasa et Kigali, vise à tenter de rapprocher la diplomatie sud-africaine du camp occidental et contrecarrer l'influence russe sur le continent, ont avancé plusieurs experts. Elle suit de peu la tournée en Afrique fin juillet de son homologue russe Sergueï Lavrov.
Mais lundi, le secrétaire d'État, bilingue anglais-français, a juré que son pays ne considérait pas la région comme le "dernier terrain de jeu dans une compétition entre grandes puissances". "Ce n'est fondamentalement pas ainsi que nous voyons les choses", a-t-il insisté. "Notre engagement en faveur d'un partenariat renforcé avec l'Afrique ne consiste pas à essayer de surpasser qui que ce soit".
L'attention des États-Unis pour l'Afrique a souvent été reléguée au second plan et le gouvernement américain dit vouloir changer de dynamique. 
Avec AFP
= https://www.aa.com.tr/fr/monde/blinken-les-%C3%A9tats-unis-recherchent-un-v%C3%A9ritable-partenariat-avec-lafrique/2656948

"Partenariat pour la paix et la prospérité : les Congolais attendent de Washington une implication sincère - 09/08/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/08/partenariat-pour-la-paix-et-la-prosperite-les-congolais-attendent-de-washington-une-implication-sincere/
En République démocratique du Congo, le périple africain d’Anthony Blinken suscite beaucoup d’interrogations. Dans la classe politique tout comme dans la société civile, l’arrivée du secrétaire d’Etat américain est perçue comme le moment propice pour évaluer le partenariat pour la paix et la prospérité, établi en avril 2019 lors de la première visite du président Félix Tshisekedi aux Etats-Unis. La question vaut son pesant d’or en cette période cruciale où le pays fait face à l’agression rwandaise.
Que peut-on attendre d’Anthony Blinken au moment où des pans du territoire congolais sont envahis par des groupes armés dont certains s’abreuvent dans des pays limitrophes, considérés comme ‘‘amis des Etats-Unis’’ ? », s’interrogent nombre d’observateurs.


«Que peut-on espérer d’un officiel américain en ce jour où nombre de compatriotes congolais vivent en errance loin de leurs logis, traqués par des troupes soutenues par un régime choyé par l’Oncle Sam ? En quoi cette visite peut-elle être utile aux Congolais qui assistent au quotidien aux massacres de leurs compatriotes sans pouvoir être en mesure de rompre ce cycle infernal de violences ?», se pose l’opinion.
Au regard de ce questionnement, des voix s’élèvent pour solliciter une implication active de Washington dans le Partenariat stratégique pour la paix et la postérité. Avec l’arrivée de Blinken, l’on s’attend à voir les Etats-Unis, première puissance mondiale, s’impliquer davantage pour rappeler à l’ordre les ‘‘Etats belliqueux’’. Il en va même de leur crédibilité auprès de la population.

Dans l’attente des investissements américains
Jugé prometteur, le Partenariat pour la paix et la prospérité est censé renforcer les liens entre Kinshasa et Washington. Amorcé sous Donald Trump et repris par l’administration Joe Biden, ce pacte met un accent particulier sur l’amélioration de la gouvernance, sur la promotion de la paix et de la sécurité, sur la lutte contre la corruption, sur  la promotion des droits de l’homme et sur la création de conditions susceptibles de faciliter des investissements américains plus importants.
‘‘Avec l’avènement de Joe Biden à la magistrature suprême, le cabinet de Félix Tshisekedi et le ministère congolais des Affaires étrangères s’attendaient sans doute à un changement de style de la part de nouvelle administration, mais pas à une remise en question du partenariat’’, renseignent nos confrères de Radio France Internationale.

Un partenariat plus concret
En cette phase où les dirigeants congolais s’attendent à plus de soutien pour restaurer la sécurité et l’intégrité du pays face au régime de Kigali qui, à travers le M23, occupe Bunagana et fait main basse sur les ressources tant financières que naturelles de cette contrée, ils espèrent aussi ‘‘un partenariat plus concret particulièrement dans le secteur du renseignement et de la défense’’.
Les autorités de Kinshasa comptent également échanger avec le Secrétaire d’Etat américain sur la nécessité d’un appui de Washington dans son plaidoyer en faveur de la levée de l’embargo sur les armes qui frappe le pays.
Aussi tiennent-elles, sur le plan économique, à plus d’investissement américain, notamment dans l’agroalimentaire, l’éducation, la santé, les routes… Ce, à la suite du retour de la RDC aux préférences commerciales offertes par la loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (AGOA).
Le secrétaire d’Etat américain a amorcé sa tournée africaine le dimanche 7 août par l’Afrique du Sud pour tenter, selon nombre d’analystes, de rapprocher la diplomatie de ce pays du camp occidental. Attendu ce mardi matin en République démocratique du Congo, Antony Blinken se rendra, par la suite, au Rwanda.
Ce périple vise notamment à contrecarrer aussi bien l’influence chinoise que russe sur le continent africain. Ce voyage intervient juste après la visite en Afrique fin juillet de Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, passé par le Congo-Brazzaville, l’Ouganda, l’Egypte et l’Ethiopie.


"La RDC, temps fort de la tournée africaine d’Anthony Blinken - 05.08.2022
= https://www.dw.com/fr/tourn%C3%A9e-africaine-anthony-blinken/a-62727998
Le secrétaire d'Etat américain entame ce dimanche une tournée en Afrique du Sud, au Rwanda et en RDC, étape clé vu le contexte sécuritaire dans l’est du pays.
   
LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? 62700375_303

Les prochaines élections en RDC sont également un sujet de préoccupation pour les Etats-Unis
Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, entame une tournée africaine ce dimanche (07.08). Les pays qu'il visitera ont été soigneusement sélectionnés. Il s’agit de l'Afrique du Sud, de la République démocratique du Congo et du Rwanda voisin.
En RDC, il devrait parler de l’insécurité dans l’est du pays et de la prochaine élection présidentielle en 2023.    
Le voyage d'Anthony Blinken à Kinshasa vise avant tout un but sécuritaire. En effet, la résurgence du groupe M23 et les tensions autour de la présence de la Monusco, la mission de paix de l'Onu en RDC, sont venues dégrader la situation dans l'est du pays.   

5:15 min
"Les Américains sont les premiers contributeurs au budget de la Monusco " (Dieudonné Wamu Oyatambwe)
L 'expert londonien Alex Vines de Chatham House estime ainsi que Washington s'inquiète de la "propagation de la violence" et notamment de la nouvelle tension entre le Rwanda et la RDC. Une raison sans doute pour laquelle les deux pays sont au programme de la visite.
Mais selon Bob Kabamba, professeur de sciences politiques à l’université de liège en Belgique, il est peu probable que les Etats Unis tentent de relancer le processus de réconciliation entre la RDC et le Rwanda car cette mission est celle de l’Angola.  

L’avenir de la Monusco 

Malgré tout, la visite d’Anthony Blinken va se dérouler dans un contexte difficile.  En effet, un rapport d’experts des Nations unies, publié ce jeudi (04.08), affirme que l'armée rwandaise est bien intervenue ces derniers mois sur le territoire congolais, en dépit du fait que Kigali a toujours nié cette situation.  
Par ailleurs, la Monusco est très contestée et les manifestations récentes contre sa présence ont causé la mort de 35 personnes dans l’est du pays.

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? 62722009_401
Les violences dans l'est de la RDC ont fait des milliers de déplacés

Les Etats-Unis faisant partie des pays contributeurs de troupes de la Monusco, cette question devrait être abordée lors de la visite du secrétaire d’Etat américain.  
Pour Dieudonné Wamu Oyatambwe, docteur en sciences politiques et chercheur associé à la Vrije Universiteit de Bruxelles, "les Américains sont les premiers contributeurs au budget de cette mission et leur position va être décisive par rapport à ce qu’on observe comme soubresauts autour de cette mission onusienne."  

Scrutin présidentiel en ligne de mire 

A Kinshasa, Anthony Blinken rencontrera aussi des représentants politiques et de la société civile. Le but est de s'assurer du bon déroulement de l’élection présidentielle l'année prochaine.  
5:12 min
"Blinken va aborder la question des droits de l’homme" (Bob Kabamba)
Pour Bob Kabamba, les Américains "insistent sur les mots inclusifs, parce qu’ils pensent qu’il va y avoir des candidats qui risquent d’être éliminés de la course aux élections parce qu’ils pourraient être jugés comme opposants au président Félix Tshisekedi. Il y a aussi les questions de droits de l’homme. Comme vous le savez, la répression de la population et de l’opposition se fait généralement en violation des droits de l’homme et droits des humains, et c’est pourquoi ils insistent sur ces questions." 
Depuis le mois de juin, le secrétaire d’Etat américain s’est impliqué dans la résolution des tensions entre la RDC et le Rwanda. Nul doute qu’au-delà de l’élection présidentielle à venir, c’est ce dossier lié à la tension sécuritaire régionale qui devrait s’imposer durant sa visite.



"RDC : Des ONGs de défense des droits de l’homme invitent Anthony Blinken à peser pour que les USA sanctionnent le Rwanda -8 août 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/08/08/rdc-des-ongs-de-defense-des-droits-de-lhomme-invitent-anthony-blinken-a-peser-pour-que-les-usa-sanctionnent-le-rwanda.html/113332/
Une dizaine d’ONGs de défense des droits de l’homme, notamment « American Jewish World Service », « Center for Civilians in Conflict » (CIVIC), « Centre de recherche sur l’environnement, la démocratie et les droits de l’homme » (CREDDHO) appellent le Secrétaire d’État américain, Antony Blinken, attendu à Kinshasa mardi, à demander à son pays de prendre des mesures claires contre l’armée rwandaise et les groupes armés qui sèment la terreur sur le sol congolais, indique un communiqué de ces structures parvenu lundi à l’ACP.
Selon la source, ces ONGs veulent que les États-Unis imposent des sanctions ciblées aux responsables gouvernementaux et aux autres personnes qui commettent des abus au peuple congolais depuis des décennies, avant d’insister sur la nécessité de renforcer l’armée congolaise avec des outils appropriés pour la sécurité de son territoire national.


Le programme de l’homme d’Etat américain prévoit des entretiens avec des membres du gouvernement congolais et la société civile sur nombreux sujets notamment, la lutte contre la corruption, l’appui au commerce et aux investissements, les actions visant à faire face aux changements climatiques et à l’accroissement de la résilience agricole, indique le communiqué.
Cette visite d’Antony Blinken vise également à soutenir les efforts des pays africains dans la promotion de la paix durable, dans la partie-Est de la RDC, en particulier et l’ensemble de la région des Grands Lacs, en général.
Antony Blinken se rendra ensuite rappelle-ton, au Rwanda du 10 au 12 août, où il s’entretiendra avec de hauts responsables du gouvernement de ce pays et des membres de la société civile pour discuter de priorités communes, y compris les opérations de maintien de la paix.


"Arrivée du secrétaire d’État américain : Des voix s’élèvent pour demander à Anthony Blinken au respect des engagements de la RDC - 8 août 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/08/08/arrivee-du-secretaire-detat-americain-des-voix-selevent-pour-demander-a-anthony-blinken-au-respect-des-engagements-de-la-rdc.html/113320/
Sauf imprévu, le secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken sera à Kinshasa ces 9 et 10 août 2022. Pour l’étape de la RDC, le communiqué officiel du Département d’Etat confirmé par l’ambassade des États-Unis à Kinshasa place ce séjour dans le cadre successivement « de la tenue d’élections libres, inclusives et justes en 2023″, de la promotion et du respect « des droits de l’homme et de la protection des libertés fondamentales », « de la lutte contre la corruption », « de l’appui au commerce et aux investissements », de la question « des changements climatiques » et de l’appui aux « efforts africains régionaux pour promouvoir la paix dans l’est de la RDC et l’ensemble de la région des Grands Lacs ». « Ceci pour la partie visible de l’iceberg », apprend-on.

Pour la partie « non visible », il y a sans doute les enjeux économiques. Et quand il s’agit de la RDC, sans doute de l’exploitation minière.
En effet, le potentiel minier pour lequel les États-Unis déclarent de la République Démocratique du Congo un « intérêt stratégique en Afrique » était évalué en 1997 à « 25 % des réserves mondiales de cobalt, 18 % des réserves mondiales des diamants industriels, 6 % des réserves mondiales de cuivre ».
Aujourd’hui, avec le lithium, le Congo démocratique dispose des réserves de 132 millions de tonnes, de très loin supérieures à celle des USA estimée à 750.000 tonnes et du Chili s’affichant avec 9.200.000 tonnes.
Le rappeler la veille de l’arrivée d’Anthony Blinken n’a rien de mal. Après tout, l’histoire rapporte que toutes les guerres du Congo, mais alors toutes, de l’époque léopoldienne à ce jour, sont liées aux minerais. Celles dites de l’Est en sont la preuve.

Certains gouvernements qui y sont impliqués, d’autres pas du tout. Différents rapports d’experts des Nations Unies l’attestent.
Quoi de plus normal que les négociations visant la paix pérenne intègrent dans la solution sécuritaire la question économique, donc minière…
Seulement voilà : la morale ne s’accommode pas avec l’intention de faire (faire) même par procuration aux Congolais des guerres dans leur propre pays, pour leurs propres ressources, et en plus de maintenir ce peuple sous embargo d’armes, quel qu’en soit le degré !
Après tout, les ressources du Congo sont la propriété d’abord des Congolais, exactement comme les ressources des États-Unis sont la propriété d’abord des Américains (C’est au président Monroë qu’on doit la célèbre phrase « L’Amérique aux Américains ».
Dans cette logique, les ressources de la Chine sont la propriété d’abord aux Chinois, de la Belgique propriété d’abord des Belges, du Tchad la propriété d’abord des Tchadiens, du Rwanda propriété d’abord des Rwandais.

Chaque pays, selon sa Constitution et quelle que soit la nature des instruments d’adhésion à des organisations communautaires internationalesutilisés, dispose pour son peuple ses ressources.
Au nom alors de sa souveraineté reconnue sur le plan international, la République Démocratique du Congo a la latitude de négocier de l’exploitation de ses ressources avec qui elle veut : Européens, Asiatiques, Africains, Américains, Océaniens.
Depuis 1960, elle le fait avec bon nombre de pays de tous les continents sans que cela ne pose quelque cas de conscience ou ne suscite quelque états d’âme. Rien ne justifie, par conséquent, la stigmatisation des autres partenaires qui entrent en affaires avec la RDC en s’appliquant les règles établies. L’essentiel est dans le respect des engagements pris.
Le respect à devoir à ce pays est, au nom du principe sacré de continuité de l’État, de le laisser assumer ses responsabilités.
Anthony Blinken est tenu à ce devoir s’il vient à Kinshasa plus en partenaire qu’en donneur d’injonctions…


"Afrique : les Etats-Unis veulent damer le pion à la Russie et à la Chine - 8 aout 2022
= https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/afrique-les-etats-unis-veulent-damer-le-pion-a-la-russie-et-a-la-chine-1781021
Le chef de la diplomatie américaine est en déplacement en Afrique du Sud, où il entame sa deuxième tournée africaine. Avec pour ambition de tourner la page Trump et de contrebalancer l'influence des autres grandes puissances.

Après un moment de recueillement dimanche au musée d'Hector Pieterson de Johannesbourg, qui commémore les victimes des émeutes de Soweto de 1976, le secrétaire d'Etat américain est entré dans le vif du sujet ce lundi avec la reprise du dialogue stratégique auprès de son homologue sud-africaine, la ministre Naledi Pandor. Un mécanisme établi depuis 2010, mais qui n'a plus été utilisé depuis sept ans, l'administration de Donald Trump entretenant des échanges ténus avec l'Afrique.
« Aujourd'hui, nous ne sommes pas encore à l'apogée de nos relations, mais je pense que c'est le début d'un nouveau chapitre », s'est réjoui Antony Blinken, soulignant que « ce que l'Afrique du Sud dit, ce que l'Afrique du Sud fait, a des répercussions globales importantes ». De son côté, la cheffe de la diplomatie sud-africaine a tenu à rappeler les liens économiques qui unissent les deux nations : « Nous accueillons avec satisfaction la croissance positive de nos échanges, dans les deux sens, passés de 13,9 milliards de dollars en 2010 à 21 milliards en 2021 », s'est-elle félicitée. Alors que la Chine reste le principal partenaire commercial du pays, les Etats-Unis sont juste derrière, au coude à coude avec l'Allemagne, et sont l'une des principales sources de touristes internationaux pour Pretoria.


"Anthony Blinken tenu au devoir de respecter les choix de la RDC (Tribune) - 8 août 2022
= https://actualite.cd/2022/08/08/anthony-blinken-tenu-au-devoir-de-respecter-les-choix-de-la-rdc-tribune
En tournée pour enjeux sécuritaires et miniers ?
Anthony Blinken tenu au devoir de respecter les choix de la RDC
Sauf imprévu, le secrétaire d’État américain Anthony Blinken sera à Kinshasa ces 9 et 10 août 2022. Pour l'étape de la RDC, le communiqué officiel du Département d’État confirmé par l'ambassade des États-Unis à Kinshasa place ce séjour dans le cadre successivement « de la tenue d’élections libres, inclusives et justes en 2023", de la promotion et du respect « des droits de l’homme et de la protection des libertés fondamentales », « de la lutte contre la corruption », « de l’appui au commerce et aux investissements », de la question « des changements climatiques » et de l'appui aux « efforts africains régionaux pour promouvoir la paix dans l’est de la RDC et l’ensemble de la région des Grands Lacs ». Ceci pour la partie visible de l'iceberg...
Pour la partie non visible, il y a sans doute les enjeux économiques. Et quand il s'agit de la RDC, sans doute de l'exploitation minière.
En effet, le potentiel minier pour lequel les États-Unis déclarent de la République Démocratique du Congo un « intérêt stratégique en Afrique » était évalué en 1997 à « 25 % des réserves mondiales de cobalt, 18 % des réserves mondiales des diamants industriels, 6 % des réserves mondiales de cuivre ».

Aujourd'hui, avec le lithium, le Congo démocratique dispose des réserves de 132 millions de tonnes, de très loin supérieures à celle des USA estimée  à 750.000 tonnes et du Chili s’affichant avec 9.200.000 tonnes.
Le rappeler la veille de l’arrivée d’Anthony Blinken n'a rien de mal. Après tout, l'histoire rapporte que toutes les guerres du Congo, mais alors toutes, de l'époque léopoldienne à ce jour, sont liées aux minerais. Celles dites de l'Est en sont la preuve.
Certains gouvernements y sont impliqués, d'autres pas du tout. Différents rapports d'experts des Nations Unies l’attestent.
Quoi de plus normal que les négociations visant la paix pérenne intègrent dans la solution sécuritaire la question économique, donc minière...
Seulement voilà : la morale ne s’accommode pasavec l’intention de faire (faire) même par procuration aux Congolais des guerres dans leur propre pays, pour leurs propres ressources, et en plus de maintenir ce peuple sous embargo d'armes, quel qu'en soit le degré !
Après tout, les ressources du Congo sont la propriété d’abord des Congolais, exactement comme les ressources des États-Unis sont la propriété d'abord des Américains (C’est au président Monroë qu’on doit la célèbre phrase « L’Amérique aux Américains ».
Dans cette logique, les ressources de la Chine sont la propriété d'abord aux Chinois, de la Belgique propriété d'abord des Belges, du Tchad la propriété d'abord des Tchadiens, du Rwanda propriété d'abord des Rwandais.
Chaque pays, selon sa Constitution et quelle que soit la nature des instruments d'adhésion à des organisations communautaires internationales utilisés, dispose pour son peuple ses ressources.

Au nom alors de sa souveraineté reconnue sur le plan international, la République Démocratique du Congo a la latitude de négocier de l'exploitation de ses ressources avec qui elle veut : Européens, Asiatiques, Africains, Américains, Océaniens.
Depuis 1960, elle le fait avec bon nombre de pays de tous les continents sans que cela ne pose quelque cas de conscience ou ne suscite quelque états d’âme. Rien ne justifie, par conséquent, la stigmatisation des autres partenaires qui entrent en affaires avec la RDC en appliquant les règles établies. L'essentiel est dans le respect des engagements pris.
Le respect à devoir à ce pays est, au nom du principe sacré de continuité de l'Etat, de le laisser assumer ses responsabilités.
Anthony Blinken est tenu à ce devoir s’il vient à Kinshasa plus en partenaire qu’en donneur d’injonctions...

= https://actualite.cd/2022/08/08/les-etats-unis-reorientent-leur-politique-africaine


"Le Monde Aujourd’hui : Anthony Blinken en Afrique -08 aout 2022





Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? Empty Re: LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU 9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR QUEL MESSAGE ?

Message  ndonzwau Hier à 6:24 pm


"RDC : Antony Blinken est arrivé à Kinshasa - 9 août 2022
= https://actualite.cd/2022/08/09/rdc-antony-blinken-est-arrive-kinshasa

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT US ANTHONY  BLINKEN ANNONCÉ A KINSHASA DU  9 AU 12 AOÛT, IL SE RENDRA ENSUITE AU RWANDA. QUE VIENT-IL FAIRE, POUR  QUEL MESSAGE  ? Blinken
Antony Blinken

Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, est arrivé à Kinshasa ce mardi 9 août. A son atterrissage à l’aéroport international de N’djili, il a été reçu par le ministre des affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala. 
Il est prévu qu’il rencontre, dans les heures à venir, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi. 


Le secrétaire d’Etat américain a entamé, dimanche, son séjour en Afrique dans une opération de reconquête dans un contexte marqué par l’offensive diplomatique, politique et économique de la Russie et de la Chine sur le continent africain.
La première étape de sa tournée sur le continent, c’était en Afrique du Sud. Au pays de Nelson Mandela, Antony Blinken avait exposé la stratégie américaine pour l'Afrique subsaharienne. « Les pays africains sont des acteurs géostratégiques et des partenaires essentiels sur les questions les plus urgentes. Nous apprécions ces partenariats alors que nous relevons des défis communs », avait-il tweeté.
D’une manière plus explicite, toujours en Afrique du Sud, il avait expliqué que « les Etats-Unis ont tout intérêt à s'assurer que la région reste ouverte et accessible à tous, et que les gouvernements et les populations puissent faire leurs propres choix politiques (...) Des sociétés ouvertes sont généralement plus enclines à travailler de concert avec les Etats-Unis, attirent plus de commerce et d'investissement américain (...) et contrent les activités nuisibles de la République populaire de Chine, de la Russie et d'autres acteurs étrangers », disait-il dans un document d'orientation publié lundi.


"Arrivée de Blinken à Kinshasa, deuxième étape de sa tournée africaine - 09 août 2022
= https://www.lorientlejour.com/article/1308112/arrivee-de-blinken-a-kinshasa-deuxieme-etape-de-sa-tournee-africaine.html
Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken est arrivé mardi à Kinshasa en République démocratique du Congo, deuxième étape de sa tournée africaine, où les autorités et la société civile attendent de lui une condamnation du soutien du Rwanda à une rébellion active dans l'est congolais.
M. Blinken est arrivé à l'aéroport de Ndjili et a été accueilli par le ministre congolais des Affaires étrangères Christophe Lutundula, a annoncé la présidence congolaise. "Un tête-à-tête avec le président Félix Tshisekedi" est prévu en fin de journée au palais présidentiel, a-t-elle ajouté dans un bref communiqué.


Le président Félix Tshisekedi compte évoquer avec le chef de la diplomatie américaine les tensions entre la RDC et le Rwanda voisin, accusé de soutenir les rebelles du "Mouvement du 23 mars" (M23), ce que Kigali dément. Dans un communiqué, 19 organisations congolaises et américaines ont appelé à une condamnation ferme de Kigali.
"Antony Blinken devrait clairement affirmer que les États-Unis imposeront des sanctions ciblées aux responsables gouvernementaux et aux autres personnes qui soutiennent des groupes armés qui commettent des abus" dans l'est de la RDC, ont écrit ces organisations. "Le secrétaire d'État Blinken devrait informer le président rwandais Paul Kagame que les États-Unis ne toléreront aucun soutien au M23, comme l'a fait le président Barack Obama en 2012", a déclaré le Père Rigobert Minani Bihuzo du Centre d'études pour l'Action sociale (CEPAS), un des signataires.

Le chef de la diplomatie américaine devrait pendant ses visites au Rwanda et en RDC "exprimer clairement les vérités qui dérangent", "condamner publiquement les attaques du M23 dans les termes les plus fermes" et "avertir le Rwanda des conséquences de son soutien au M23", a estimé l'ONG américaine Human Rights Watch (HRW). "Comme en 2012, le M23 commet des crimes de guerre contre des civils" dans l'est de la RDC, souligne cette organisation de défense des droits de l'homme, en précisant que "des témoins ont décrit des exécutions sommaires d'au moins 29 personnes".
Le M23 est une ancienne rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013, qui a repris les armes en fin d'année dernière en reprochant à Kinshasa de n'avoir pas respecté des accords sur la démobilisation et réinsertion de ses combattants. Après sa visite en Afrique du sud et en RDC, M. Blinken doit se rendre cette semaine au Rwanda

= https://acpcongo.com/index.php/2022/08/09/arrivee-a-kinshasa-du-secretaire-detat-americain-anthony-j-blinken/
= https://zoom-eco.net/a-la-une/rdc-anthony-j-blinken-secretaire-detat-americain-deja-a-kinshasa/

"LE PRÉSIDENT TSHISEKEDI ET ANTONY BLINKEN VONT PARLER DE LA TENSION RDC-RWANDA - 09/08/2022
= https://www.agenceafrique.com/35736-le-president-tshisekedi-et-antony-blinken-vont-parler-de-la-tension-rdc-rwanda.html
Le Secrétaire d’État américain Antony Blinken arrive ce mardi 09 août en République démocratique du Congo (RDC), deuxième étape de sa tournée africaine qui a commencé dimanche dernier par une visite en Afrique du Sud.
A Kinshasa, le chef de la diplomatie américaine aura un entretien en tête-à-tête avec le président congolais Félix Tshisekedi sur des questions économiques, mais surtout sécuritaires et le différend qui oppose actuellement son pays au Rwanda autour des agissements du mouvement rebelle le M23 en RDC.


Le président Tshisekedi «ne manquera pas d’évoquer des questions de partenariat stratégique entre la RDC et les USA. (…) Le dernier rapport d’experts de l’ONU sur l’invasion des troupes rwandaises muées au M23 ne manquera pas d’être abordé», lit-on dans un communiqué de la présidence congolaise.
Un récent rapport d’experts des Nations Unies a confirmé les accusations portées par la RDC, selon laquelle le Rwanda voisin est de mèche avec les rebelles armés du M23 qui mènent une insurrection dans l’Est congolais. Ce rapport à charge dénoncé par Kigali, vient accentuer davantage la tension entre ces deux voisins qui s’accusent mutuellement.
Après la RDC, le Secrétaire d’État américain Antony Blinken achèvera sa tournée africaine au Rwanda. Occasion pour lui, selon l’ONG internationale Human Rights Watch (HRW), d’«exprimer clairement les vérités qui dérangent, condamner publiquement les attaques du M23 dans les termes les plus fermes et avertir le Rwanda des conséquences de son soutien au M23».


"Visite du secrétcaire d'État américain : une mise à l'épreuve du soutien des États-Unis à la démocratie et aux droits fondamentaux - 09.08.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-108802_visite_du_secretaire_d_etat_americain_une_mise_a_l_epreuve_du_soutien_des_etats_unis_a_la_democratie_et_aux_droits_fondamentaux.html
La visite du secrétaire d'État américain, Anthony Blinken, prévue en RDC mardi 9 août 2022, est largement commentée dans l'opinion publique.
Des politiques, activistes de la société civile, analystes indépendants et même la population lambda émettent le vœu de voir l'implication des USA dans la stabilisation de la RDC.
Une synergie de 17 organisations, mouvements pro-démocratie et personnalités Congolaises et américaines ont adressé une lettre au département d'État américain demandant au secrétaire d'État de mettre l’accent sur les élections, la répression, la corruption et la violence endémique dans l’Est du pays.

Ci-dessous, la lettre :
Le Secrétaire d’État américain Antony Blinken devrait publiquement encourager la tenue d’élections libres et équitables, le respect des droits humains et la lutte contre la corruption lors de sa visite en République démocratique du Congo les 9 et 10 août 2022, ont déclaré aujourd’hui 17 organisations et experts congolais et américains. La visite d’Antony Blinken intervient alors que le M23, un groupe armé qui commet de multiples abus, a étendu son contrôle dans l’est de la RD Congo, en attaquant des villages et en exécutant sommairement des civils. Le groupe d'experts des Nations Unies sur le Congo a récemment confirmé que l'armée rwandaise avait renouvelé son soutien au M23.
Sous la présidence de Félix Tshisekedi, la RD Congo est confrontée à des violations des droits humains et à une corruption généralisées, à des attaques répétées contre des civils par de nombreux groupes armés, et à des institutions démocratiques défaillantes. Les forêts et tourbières du bassin de la RD Congo, essentielles à la lutte contre le changement climatique, sont de plus en plus menacées par l’exploitation forestière et minière.
« Le gouvernement congolais doit faire preuve de la volonté politique nécessaire pour faire progresser la démocratie, combattre la corruption et s’attaquer aux crises qui s’intensifient dans le pays », a déclaré Floribert Anzuluni de The Sentry et FILIMBI. « Le Secrétaire Blinken devrait dénoncer l’escalade de la répression contre les militants, les manifestants et les journalistes, et mettre en garde contre l’intolérance croissante à l’égard des critiques, qui risque de compromettre la tenue d’élections libres, crédibles et tenues dans les délais, en 2023. »

Antony Blinken devrait souligner la nécessité d’élections démocratiques conformes aux normes internationales, ont déclaré les organisations. Les dernières élections, en 2018, entachées d'irrégularités généralisées, telle que la suppression d'électeurs et de candidats, ainsi que la publication de résultats officiels non crédibles, ne répondaient pas aux normes internationales de base pour une élection démocratique. Les autorités congolaises devraient mettre au point un processus d’inscription minutieux et publier en temps utile les listes d’électeurs, s’engager à n’exclure aucun candidat ni électeur légitime, garantir la liberté des candidats et des partis de faire campagne, et exiger la transparence du dépouillement des votes et des résultats.
Antony Blinken devrait également condamner publiquement la répression par les forces de sécurité des manifestations pacifiques et de la dissidence. Ces problèmes ont été particulièrement graves dans l’est de la RD Congo, où les autorités ont eu recours à la loi martiale pour limiter les manifestations pacifiques et autres droits.
La résurgence du M23 dans l’est du pays a entraîné une recrudescence des combats et des abus commis par des dizaines de groupes armés dans la région. Des forces militaires étrangères rwandaises, ougandaises et burundaises ont également été impliquées dans des exactions contre des civils.
Le M23, composé à l’origine de soldats qui se sont mutinés au début de 2012, a commis par la suite de nombreux crimes de guerre, avec le soutien des troupes rwandaises. Au cours de la dernière décennie, la RD Congo n’est pas parvenue à démobiliser ce qui restait du groupe et, en 2021, le M23 a commencé à reconstituer ses rangs. Depuis mai, les forces du M23 ont parfois surpassé les forces congolaises soutenues par l’ONU dans l’est du Congo. La reprise des combats s’est accompagnée d’une recrudescence des discours de haine, parfois émis par des responsables gouvernementaux, et de la stigmatisation des communautés ayant des liens avec les pays voisins.

Le Groupe d’experts des Nations unies sur le Congo, mandaté par le Conseil de sécurité des Nations Unies pour surveiller l’application de son régime de sanctions, a confirmé en juin la présence d’hommes portant des uniformes militaires rwandais dans les camps du M23. Le 4 août, des médias ont rapporté que le Groupe d’experts disposait de « preuves solides » que les forces rwandaises combattaient aux côtés du M23 et lui apportaient leur soutien sous d’autres formes. Le gouvernement rwandais a nié à plusieurs reprises tout soutien au M23. En outre, les violences commises par d'autres groupes armés sont en hausse dans toute la région, notamment autour de Beni et en Ituri.
Antony Blinken devrait clairement affirmer que les États-Unis imposeront des sanctions ciblées aux responsables gouvernementaux et aux autres personnes qui soutiennent des groupes armés qui commettent des abus. Il devrait également insister sur la nécessité de réformer l’armée congolaise, minée par le favoritisme et les détournements de fonds. Tout règlement des conflits armés dans l’est du pays devrait exclure la possibilité d’amnistier les responsables de crimes internationaux graves, empêcher les commandants qui se sont rendus coupables d’abus d’intégrer les forces armées congolaises, et prévoir un ambitieux programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration dirigé par une nouvelle équipe.
« Le secrétaire d’État Blinken devrait informer le président rwandais Paul Kagame que les États-Unis ne toléreront aucun soutien au M23, comme l’a fait le président Barack Obama en 2012 », a déclaré le Père Rigobert Minani Bihuzo du Centre d'études pour l'Action sociale (CEPAS). « Il devrait insister sur le fait que le gouvernement congolais doit réformer son armée, notamment en améliorant les mécanismes de lutte contre la corruption, en filtrant et en renvoyant les officiers qui commettent des abus, et en enquêtant sur ceux qui ont été impliqués dans des crimes de guerre par le passé. »
Le président Félix Tshisekedi a très peu progressé en ce qui concerne le démantèlement de la corruption au plus haut niveau des responsabilités, ce qui fait obstacle à la sécurité, au développement et aux investissements responsables. La corruption effrénée qui sévit dans le secteur très lucratif de l’exploitation minière prive le peuple congolais des bénéfices des immenses richesses naturelles du pays et dissuade les entreprises responsables d’y investir à long terme.
Blinken devrait exhorter le gouvernement à publier tous les contrats miniers, notamment ceux conclus avec Dan Gertler, un homme d’affaires visé par le régime des sanctions américaines, ont déclaré les organisations. Le gouvernement devrait fournir un réel effort pour combattre la corruption systémique, notamment dans les secteurs de l’exploitation minière et forestière, et obliger les individus qui participent au pillage du pays à rendre des comptes. Il devrait se pencher sur les conclusions des enquêtes du « Congo Hold-Up », un compte-rendu de la corruption à grande échelle en RD Congo établi par un consortium de médias et d’organisations internationales.

Le conflit dans la région des Grands Lacs ainsi que les troubles et la violence politiques en RDC nécessitent une nouvelle stratégie politique régionale de la part de l’administration Biden, notamment via la nomination d’un envoyé spécial pour la région, afin de répondre aux questions les plus urgentes, qu’elles soient sécuritaires ou humanitaires, ont déclaré les organisations. Les anciens envoyés spéciaux américains dans la région des Grands Lacs, qui avaient un statut diplomatique élevé et des ressources adéquates, ont joué un rôle essentiel dans l’atténuation des conflits et la résolution de problématiques liées à la démocratie et aux droits humains, pour autant qu’ils occupaient un poste suffisamment important, poursuivaient leurs objectifs en usant de pressions diplomatiques et financières et disposaient d’assez de personnel. La nomination d’un envoyé spécial pourrait également aider à répondre aux priorités de l’administration en matière de réchauffement climatique et de protection de la forêt tropicale humide congolaise.
« Le déplacement du secrétaire Antony Blinken en RD Congo devrait permettre de renforcer les efforts de mise en œuvre d’élections démocratiques, et de lutte contre la corruption et les violations des droits », a déclaré Ida Sawyer, directrice de la division Crises et Conflits de Human Rights Watch. « Les États-Unis devraient nommer un envoyé spécial dans la région des Grands Lacs pour montrer qu’ils prennent ces problèmes au sérieux et qu’ils veulent contribuer à la réalisation de réformes démocratiques significatives. »


Signataires :
American Jewish World Service
Anthony W. Gambino, Ancien directeur de la mission de l'USAID en RDC
Center for Civilians in Conflict (CIVIC)
CREDDHO (Centre de recherche sur l’environnement, la démocratie et les droits de l’homme)
FILIMBI
Fred Bauma, Secrétaire exécutif, Ebuteli et militant Lucha (Lutte pour le changement)
Human Rights Watch
Jason Stearns, Professeur adjoint, Simon Fraser University (SFU)
Jewish World Watch
Joshua Z. Walker, Directeur de programme, Congo Research Group, New York University Center on International Cooperation
Lucha (Lutte pour le changement)
Never Again Coalition
Panzi Foundation
RODHECIC (Réseau d'organisations des droits de l'homme et d'éducation civique d'inspiration chrétienne)
Stephen R. Weissman, Ancien directeur du personnel de la sous-commission de l'Afrique au sein de la Chambre des représentants des États-Unis.

"Arrivée de Blinken à Kinshasa, deuxième étape de sa tournée africaine - 09 aout 2022
= https://www.voaafrique.com/a/arriv%C3%A9e-de-blinken-%C3%A0-kinshasa-deuxi%C3%A8me-%C3%A9tape-de-sa-tourn%C3%A9e-africaine/6694406.html

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Antony Blinken est arrivé mardi matin à Kinshasa, après une visite en Afrique du Sud.  

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken est arrivé mardi à Kinshasa en République démocratique du Congo, deuxième étape de sa tournée africaine, où les autorités et la société civile attendent de lui une condamnation du soutien du Rwanda à une rébellion active dans l'est congolais.
M. Blinken est arrivé à l'aéroport de Ndjili et a été accueilli par le ministre congolais des Affaires étrangères Christophe Lutundula, a annoncé la présidence congolaise.
"Un tête-à-tête avec le président Félix Tshisekedi" est prévu en fin de journée au palais présidentiel, a-t-elle ajouté dans un bref communiqué.
Le président Félix Tshisekedi compte évoquer avec le chef de la diplomatie américaine les tensions entre la RDC et le Rwanda voisin, accusé de soutenir les rebelles du "Mouvement du 23 mars" (M23), ce que Kigali dément.


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A écouter
Ce que Kigali attend d'Antony Blinken

Dans un communiqué, 19 organisations congolaises et américaines ont appelé à une condamnation ferme de Kigali.
"Antony Blinken devrait clairement affirmer que les États-Unis imposeront des sanctions ciblées aux responsables gouvernementaux et aux autres personnes qui soutiennent des groupes armés qui commettent des abus" dans l'est de la RDC, ont écrit ces organisations.
"Le secrétaire d’État Blinken devrait informer le président rwandais Paul Kagame que les États-Unis ne toléreront aucun soutien au M23, comme l’a fait le président Barack Obama en 2012", a déclaré le Père Rigobert Minani Bihuzo du Centre d'études pour l'Action sociale (CEPAS), un des signataires.
Le chef de la diplomatie américaine devrait pendant ses visites au Rwanda et en RDC "exprimer clairement les vérités qui dérangent", "condamner publiquement les attaques du M23 dans les termes les plus fermes" et "avertir le Rwanda des conséquences de son soutien au M23", a estimé l'ONG américaine Human Rights Watch (HRW).

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"Comme en 2012, le M23 commet des crimes de guerre contre des civils" dans l'est de la RDC, souligne cette organisation de défense des droits de l'homme, en précisant que "des témoins ont décrit des exécutions sommaires d’au moins 29 personnes".
Le M23 est une ancienne rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013, qui a repris les armes en fin d'année dernière en reprochant à Kinshasa de n'avoir pas respecté des accords sur la démobilisation et réinsertion de ses combattants.
Après sa visite en Afrique du sud et en RDC, M. Blinken doit se rendre cette semaine au Rwanda.

"Tshisekedi compte évoquer avec Blinken les tensions avec Kigali - 08.08.2022
= https://www.voaafrique.com/a/tshisekedi-compte-%C3%A9voquer-avec-blinken-les-tensions-avec-le-rwanda/6693218.html
Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Félix Tshisekedi compte évoquer les tensions entre son pays et le Rwanda lors de la visite mardi à Kinshasa du secrétaire d’État américain Antony Blinken, a indiqué lundi la présidence congolaise.
La RDC connaît un regain de tensions avec le Rwanda voisin accusé par Kinshasa de soutenir les rebelles du "Mouvement du 23 mars" (M23), ce que Kigali dément.

Après l'Afrique du Sud, première étape de sa tournée entamée dimanche, le chef de la diplomatie américaine se rendra cette semaine dans les deux pays, en RDC puis au Rwanda.
Mardi, M. Blinken "sera reçu en début de soirée" par le président Tshisekedi qui "ne manquera pas d'évoquer des questions de partenariat stratégique entre la RDC et les USA", a indiqué la présidence congolaise dans un communiqué.
"Le dernier rapport d'experts de l'ONU sur l'invasion des troupes rwandaises muées au M23 ne manquera pas d'être abordé", ajoute-t-il.

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Le Mouvement du 23 mars (M23) est une ancienne rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013, qui a repris les armes en fin d'année dernière en reprochant à Kinshasa de n'avoir pas respecté des accords sur la démobilisation et réinsertion de ses combattants.
Le rapport d'experts mandatés par le Conseil de sécurité détaille l'implication directe du Rwanda, "unilatéralement ou conjointement avec les combattants du M23" dans l’est congolais.
Kigali a récusé ces "allégations non valides" et avancé son "droit à défendre son territoire".
Pour l'ONG Human Rights Watch (HRW), le secrétaire d’État Blinken devrait pendant ses visites au Rwanda et en RDC "exprimer clairement les vérités qui dérangent", "condamner publiquement les attaques du M23 dans les termes les plus fermes" et "avertir le Rwanda des conséquences de son soutien au M23".
"Comme en 2012, le M23 commet des crimes de guerre contre des civils", souligne l'ONG, en précisant que "des témoins ont décrit des exécutions sommaires d’au moins 29 personnes".
= https://www.voaafrique.com/a/arriv%C3%A9e-de-blinken-%C3%A0-kinshasa-deuxi%C3%A8me-%C3%A9tape-de-sa-tourn%C3%A9e-africaine/6694406.html


"Visite d'Antony Blinken : réussite de la diplomatie congolaise ou étouffement de l'influence russe ? (Analyse politique) - 09.08.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-108795_visite_d_antony_blinken_reussite_de_la_diplomatie_congolaise_ou_etouffement_de_l_influence_russe_analyse_politique.html
Le secrétaire d'État américain, Anthony Blinken est attendu mardi à Kinshasa, capital de la RDC, pour un séjour de 2 jours. Il s’entretiendra avec le chef de l'État Félix Tshisekedi et quelques autres personnalités politiques congolaises.
Dans un communiqué de l'ambassade des USA en RDC, ce séjour est placé dans le cadre de la tenue d’élections libres, inclusives et justes en 2023, de la promotion et du respect des droits de l’homme et de la protection des libertés fondamentales, de la lutte contre la corruption, de l’appui au commerce et aux investissements, de la question des changements climatiques et de l’appui aux efforts africains régionaux pour promouvoir la paix dans l’Est de la RDC et l’ensemble de la région des Grands Lacs.


D'après Éric Lukyo, politologue et enseignant des sciences sociales, politiques et administratives à l'université officielle de Semuliki (UOS), cette visite est une réussite de la diplomatie congolaise, notamment quant à la résolution du conflit entre la RDC et le Rwanda, tous, alliés des USA. Il fait allusion au récent rapport du groupe d'experts des Nations-Unies, indexant Kigali dans la déstabilisation de l'Est de la RDC. Sur la scène nationale et internationale, ce qui intéresse les États c'est la question d'intérêts. Il estime qu'il sera question pour les USA de choisir qui sacrifier entre son allié naturel, le Rwanda et la RDC son nouvel allié, mettant un accent particulier sur la diplomatie "agissante" de la RDC, qui se présente de plus en plus comme nouvel allié de l'occident.

Contrer l'influence Russe en Afrique
Éric Lukyo pense que l'Afrique fait aussi partie du conflit entre l'Ukraine (soutenu par l'occident) et la Russie, dont les USA voudraient contrer l'influence en Afrique. Et surtout que la visite de Blinken arrive peu après la tournée africaine du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui s'est rendu au Congo-Brazzaville, en Égypte, en Éthiopie et en Ouganda en juillet. Au même moment, le président français Emmanuel Macron se rendait, lui, au Bénin, au Cameroun et en Guinée-Bissau. Il faisait aussi allusion aux dernières visites successives des ambassadeurs russe, Alexev Sentebov et américain Mike Hammer à Goma en février de l'année en cours.

Recherche de la paix ou création d'une guerre
C'est pourquoi, poursuit l'analyste, les africains doivent prendre conscience de la réalité selon laquelle, le monde est dirigé dans un "néocolonialisme", qui arrive sans bruit et dont "l'apparence fait croire qu'il s'agit d'une démocratie ou la sauvegarde de l'intégrité du territoire, pourtant c'est pour préserver leurs intérêts. Ils se déplacent soit pour la recherche de la paix, soit pour la création de la guerre".
Il interpelle les africains à bien observer le comportement de tous ces acteurs parce que "sur la scène internationale, il n'y a pas la notion de la gratuité, mais d'intérêts qui surpasse même l'amitié et l'amour. On ne se donne pas des cadeaux sur la scène internationale. La population devrait se poser la question de savoir pourquoi le passage du ministre russe en RDC et dans d'autres pays africains peut directement provoquer le déplacement du secrétaire d'État américain ? Ils ne se déplacent pas gratuitement, mais pour surveiller leurs intérêts".
Il conclut en disant que "si les États se battent au monde, ce n'est pas parce qu'il y a une guerre, mais par qu'il y a l'économie de certains qui est menacé".


"ACAJ appelle Anthony Blinken à réaffirmer la détermination des USA à prendre des sanctions contre le Rwanda pour son soutien au M23 - 08.08.2022
= https://actu30.cd/2022/08/rdc-acaj-appelle-anthony-blinken-a-reaffirmer-la-determination-des-usa-a-prendre-des-sanctions-contre-le-rwanda-pour-son-soutien-au-m23/
L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ ) salue l’annonce de l’arrivée du secrétaire d’État américain en République démocratique du Congo, Anthony Blinken.

Au cours d’une interview accordée à Actu30.cd ce lundi 8 août, Georges Kapiamba, président de cette structure, a exprimé son vœu de voir les États-Unis, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies, sanctionner le Rwanda pour son soutien au M23.
« Nous demandons au secrétaire d’État américain, à l’occasion de ses rencontres avec les autorités congolaises, de réaffirmer leur détermination à faire prendre des sanctions au conseil de sécurité contre le Rwanda. De voir comment veiller que le Rwanda ne puisse plus tuer ou se comporter comme un pays perturbateur de la paix dans la région », a-t-il déclaré.
S’agissant du rapport des experts des Nations-Unies qui ont confirmé le soutien du Rwanda au M23, le président de l’ACAJ a fait une série de propositions des sanctions, à savoir :
  • Au Conseil de sécurité des Nations-Unies, de décréter un embargo sur la fourniture d’armement au Rwanda.

Cette ONG des droits de l’homme souhaite également des sanctions contre des personnalités rwandaises qui ont participé à la prise des décisions d’envoi des troupes sur le territoire de la RDC.
  • À l’Union Africaine, de suspendre la participation du Rwanda au sein des organes de cette organisation
  • À l’Union européenne, Me Georges Kapiamba souhaite des sanctions économiques, dont la suspension de l’aide bilatérale ou multilatérale.
  • Au gouvernement congolais, de solliciter l’interdiction à tous les ressortissants de la RDC d’entrée en transaction, en affaires avec le Rwanda, et aussi de fermer une partie des frontières.

= https://afrique.lalibre.be/71759/rdc-des-ong-pressent-m-blinken-de-plaider-en-faveur-du-respect-des-droits-de-lhomme/



"RDC-USA : Martin Fayulu révèle à Anthony Blinken que les institutions démocratiques et la sécurité nationale sont en peril - 09.08.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-108809_rdc_usa_martin_fayulu_revele_a_anthony_blinken_que_les_institutions_democratiques_et_la_securite_nationale_sont_en_peril.html
Martin Fayulu, le fils aîné de l'opposition congolaise, profite de la visite du secrétaire d'État américain en République démocratique du Congo ce mardi 09 août pour révéler que les institutions démocratiques et la sécurité nationale en République démocratique du Congo sont en péril. il l'a fait savoir dans un message sur son compte Twitter officiel.
"Les institutions  démocratiques et la sécurité nationale sont en péril. La paix, la stabilité et l'espoir d'organiser des élections crédibles s'éloignent. Le fondement de notre démocratie se fissure. Une première action immédiate est nécessaire pour éviter les conséquences à long terme", a écrit l'opposant Martin Fayulu.


De l'autre côté, Jonathan Kembo, un jeune leader approché par Médiacongo press (MCP) espère que la visite du Secrétaire d'État américain changera la situation du pays sur le plan sécuritaire. Au cas contraire , cette visite ne sert à rien, a-t-il dit.
"La RDC traverse des moments sombres et très difficiles depuis des années. Les visites des différentes personnalités n’y ont jamais apporté le changement souhaité jusqu’à ce jour. La venue du Secrétaire d’Etat Américain doit être un signal fort car nous souhaitons tous la paix au Congo et donc la fin des atrocités et de la violation de notre intégrité territoriale", s'est exprimé Jonathan Kembo au micro de MCP
La majorité de leaders d'opinion dans les médias et sur les réseaux sociaux est unanime sur le fait que le Secrétaire d'État américain doit clairement exprimer la position des Etats-Unis sur le rapport des Nations unies qui confirme le soutien du Rwanda aux rebelles du M23 opèrant dans l'Est de la Rdc.
Il sied de rappeler que le Chef de l'État Félix Tshisekedi va recevoir ce soir au Palais présidentiel, le secrétaire d'État américain Anthony blinken qui arrive à Kinshasa pour une visite officielle.


"


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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