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AU-DELÀ DU TRIOMPHALISME AMBIANT DE BEAUCOUP ET DE LA RÉSILIENCE DE QUELQUES-UNS OÙ EN EST EXACTEMENT LA NOUVELLE DONNE "UNION SACRÉE" ???

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AU-DELÀ DU TRIOMPHALISME AMBIANT DE BEAUCOUP ET DE LA RÉSILIENCE DE QUELQUES-UNS OÙ EN EST EXACTEMENT LA NOUVELLE DONNE "UNION SACRÉE" ??? Empty AU-DELÀ DU TRIOMPHALISME AMBIANT DE BEAUCOUP ET DE LA RÉSILIENCE DE QUELQUES-UNS OÙ EN EST EXACTEMENT LA NOUVELLE DONNE "UNION SACRÉE" ???

Message  ndonzwau 7/2/2021, 8:19 pm

"Au-delà du triomphalisme ambiant de beaucoup et de la résilience de quelques uns où en est exactement la nouvelle donne "Union Sacrée de la Nation (USN)" ??? Point n'est besoin de ne pas regretter l'éradication en cours de l'ancien régime pour exiger une expertise honnête et courageuse avec le plus de recul possible, nous avons besoin de savoir où nous en sommes et où nous allons. Heureusement il se trouve des citoyens et des observateurs etrangers qui se sont essayés non sans mérite pour analyser la situation. Que nous disent-ils ?

- Que si la volonté et les actes du Président Tshisekedi d’en finir avec le système de son prédécesseur sont visibles, la rupture entre les deux est néanmoins intervenue sans consulter le peuple, qui lui n'en applaudit pas moins aveuglement tout ce qui lui est proposé. L'Union sacrée qui en sort est une majorité recomposée qui n’est assimilable ni à l’État de droit ni encore moins à une révolution mais plutôt une nouvelle souche de FCC plus résistante et allergique aux réformes et à la pratique démocratiques. Il faut beaucoup.de courage pour faire cette lecture à la fois rétrospective et prospective, ne pas naviguer à vue et arriver à ce seul diagnostic évident tant l'ambiance est plutôt au triomphalisme des gagnants...

- Que les diverses destitutions et recompositions au Parlement comme du Gouvernement se sont déroulées sans toujours le respect pour le cadre juridique, en fait depuis nomination forcée à la Cour constitutionnelle de juges favorables au président Tshisekedi. Ces violations répétées de la Constitution, des lois et règlements que se donne le Congo risquent de détruire limage du pays et de miner les institutions même si une grande partie de l’opinion nationale appuie la mise à l’écart des kabilistes...

- Qu'enfin heureusement il se trouve des Congolais qui demandent aux animateurs de l'Union sacrée et des institutions de la République de "proscrire de l'État les acteurs politiques et militaires suspectés être responsables de la situation de prédation et des violations des droits fondamentaux qui ont appauvri et endeuillé le pays...

- Etc, etc...



"L’Union sacrée de la nation : une nouvelle souche du FCC – JB Kongolo
= https://desc-wondo.org/lunion-sacree-de-la-nation-une-nouvelle-souche-du-fcc-jb-kongolo/
Les évènements et les phénomènes sociaux se succèdent tellement rapidement au Congo que si l’on ne se donne pas la peine d’en faire une lecture à la fois rétrospective et futuriste, on navigue à vue. Lors de l’accession de Félix Tshisekedi Tshilombo à la magistrature suprême, plusieurs compatriotes, même parmi des éminents professeurs d’université, avaient développé des théories pour qualifier cette alternance de passation pacifique et civilisée du pouvoir. Rares sont ceux qui s’étaient souvenus un seul instant que pour en arriver là, deux bonnes années (de 2016 à 2018) s’étaient inutilement écoulées, au cours desquelles de nombreuses vies humaines avaient été fauchées tandis que des cellules des établissements pénitentiaires avaient été remplies de paisibles citoyens dont le seul tort consistait à rappeler la fin normale du mandat présidentiel de Joseph Kabila et à réclamer la tenue des élections transparentes et crédibles à tous les niveaux.

Dans cette euphorie généralisée ne permettant pas de distinguer le diplômé d’université du commun des mortels, oser réfléchir à haute voix ou exprimer une opinion contraire au vent amené par la coalition FCC-CACH suffisait pour valoir à son auteur toutes sortes de qualifications et d’invectives, à défaut d’être carrément banni de certains cercles de relations sociales, souvent à base communautariste.
Quelques mois ont suffi pour que, peu à peu, certains esprits se réajustent et commencent à s’interroger sur la sincérité de l’allié FCC pendant que le Président de la République lui-même ne s’empêchait pas de vanter cette coalition et d’en faire la promotion à chacun de ses déplacements à l’extérieur du pays. La suite, on la connait : les deux camps se sont retrouvés à la fois et paradoxalement au pouvoir et dans l’opposition, s’accusant mutuellement de violer la constitution ou d’être à la tête du blocage de l’action gouvernementale. Comme il fallait s’y attendre, l’inévitable rupture est intervenue, candidement accueillie avec la même euphorie dans la mesure où, en lieu et place de la majorité FCC-CACH, le Chef de l’État annonçait la mise en place d’une union dite « sacrée » qui allait permettre de débarrasser la gouvernance nationale de tous les obstacles visibles et invisibles rencontrés durant les deux premières années du quinquennat en cours. Parmi les étapes, un informateur a été nommé, chargé d’identifier cette nouvelle majorité en vue de la mise en place d’un nouveau gouvernement.

Loin des polémiques politico-juridiques, qui désorientent plus qu’elles n’éclairent le peuple sur les enjeux, la présente analyse se veut une réflexion non partisane destinée à comprendre pourquoi cette ruée des Congolais vers la politique ainsi que les conséquences de la rupture de l’alliance FCC-CACH sur le reste du quinquennat en cours.

[size=38]La politisation à outrance de la vie nationale[/size]

Depuis l’institutionnalisation du MPR, devenu l’unique institution du pays du pays en 1974, la politique politicienne a pris le dessus sur tous les secteurs de la vie nationale. Même dans les entreprises du secteur public, pour occuper un poste de responsabilité il faut être parrainé par un parti politique ou recommandé par un dignitaire du régime au pouvoir. Le multipartisme mal compris introduit en 1990 ainsi que les pillages de 1992 et 1993 ayant mis au chômage plusieurs cadres des entreprises tant privées que publiques, ceux-ci n’avaient d’autre alternative que de se convertir en acteurs politiques non pas pour servir la nation mais pour combler le vide professionnel.

A cause de la complaisance avec laquelle les partis politiques sont agréés, on en compte aujourd’hui près de 1000 (certains continuent d’être créés en fonction des enjeux du moment), dont la plupart ne sont implantés qu’à Kinshasa où les leaders,sans idéal précis ni idéologie clairement définie, n’ont pour activité principale que les déclarations dans les médias à l’intention de la communauté tant nationale qu’internationale. Pour ces « leaders » sans assise populaire à l’échelle nationale, l’ethnie ou tribu demeure l’unique base électorale, avec comme pour conséquence que les regroupements politiques leur permettent de s’exprimer et surtout de se positionner face aux enjeux qui se présentent. Habitués à être acteurs et bénéficiaires des crises politiques, ces leaders se retrouvent dans toutes les rencontres (concertations, négociations, consultations…) changeant de regroupements politiques au gré de leurs intérêts et toujours au détriment du peuple dont ils se réclament.

Pas étonnant que pendant 18 ans, Joseph Kabila ait réussi, sous diverses dénominations (AMP, MP, FCC) à exploiter l’inconstance et la légèreté des politiciens congolais pour obtenir l’allégeance des mobutistes, des lumumbistes,  des tshisekedistes, des libéraux, des chrétiens-démocrates, des unitaristes, des fédéralistes, des sécessionnistes, d’anciens libérateurs de l’AFDL, d’anciens rebelles et d’anciens mai-mai ; tous guidés part le même espoir de se retrouver aux premières loges en cas de distributions du gâteau. Le contexte et le moment étaient-ils propices pour que Félix Tshisekedi expérimente la même recette en proposant la création de l’Union sacrée ?

[size=38]De l’alliance FCC-CACH à la fusion hétéroclite dénommée « Union sacrée » [/size]

A défaut pour le PPRD et alliés d’absorber complètement l’UDPS comme ce fut le cas en 2006 avec le PALU, tout a été mis en œuvre pour fragiliser ce parti en débauchant progressivement en son sein et tout autour, parmi ses alliés de l’opposition. Pour cela, et en violation des règles constitutionnelles, les deux derniers Premiers Ministres du régime de Joseph Kabila, Samy Badibanga et Bruno Tshibala, tous issus de l’UDPS, ont permis à Joseph Kabila de réussir son glissement non sans avoir occasionné un véritable séisme au sein de l’opposition. Avec juste un Président de la République, privé d’une majorité au Parlement, l’UDPS a dû composer avec son bourreau pour une gouvernance d’avance vouée à l’échec malgré l’optimisme de ceux qui n’osaient affronter la réalité par fanatisme ou par toutes sortes de raisons dépourvues du bon sens.

Comme conséquence de ce jeu de cache-cache maintes fois dénoncé par des observateurs avertis, deux ans du quinquennat n’ont permis aux alliés d’hier qu’à distraire le peuple avec des querelles les plaçant curieusement et à tour de rôle dans la position de gouvernants et d’opposants. Mais le temps, que personne ne peut arrêter et auquel personne ne peut infiniment résister sans conséquences, a fini par exploser et cracher tout ce qu’on voulait cacher au souverain primaire : l’incompatibilité de vision entre les alliés et la rupture logique du mariage contre nature autrefois vanté comme l’exemple à revendre dans le reste de l’Afrique. Comme conséquence de cette rupture, on assiste aujourd’hui à une sorte de révolution, baptisée « Union sacrée » et censée faire basculer, sans nouvelles élections, la majorité parlementaire jusque-là détenue par la famille politique de Joseph Kabila. L’affluence des députés FCC et des autres regroupements politiques ne suffit pas pour autant à conférer à cette union le caractère sacré qu’on lui colle. Le poids de l’UDPS, parti présidentiel, au sein de cette nouvelle majorité est en réalité insignifiant pour permettre au Chef de l’État de collaborer sereinement avec un gouvernement hétéroclite composé des membres ayant des agendas divergents ?

[size=38]Union sacrée : une révolution mal partie et inachevée[/size]

Si l’on avait un peuple politiquement mûr et soutenu par les principaux partis de l’opposition, le régime de Joseph Kabila ne serait pas allé au-delà des deux mandats constitutionnellement prévus et n’aurait pu organiser la parodie d’élections  à l’issue desquelles plusieurs députés, pour la plupart nommés, ont constitué une majorité aussi  arithmétique qu’antidémocratique. De ces députés et du gouvernement qui en était l’émanation, il était chimérique d’attendre qu’ils défendent les intérêts du peuple d’une part, et qu’il gère le pays en parfaite concertation avec le Président de la République d’autre part. Ce à quoi on assiste aujourd’hui se veut en réalité une révolution tendant à effacer, mieux à déboulonner le système Kabila, qui était fait d’hommes et de femmes sans la contribution desquelles ce système ne serait pas allé au-delà d’un mandat. Un grand pas a été certes franchi avec la destitution du bureau de l’Assemblée nationale, suivie de celle du Premier ministre avec tout son gouvernement. A défaut de faire table rase en balayant toute la classe politique pour être parfaite, cette révolution aurait pu tout au moins se débarrasser de ses principaux ténors que le peuple n’aimerait plus revoir à la tête ou au sein des institutions de la République. Chose difficile à réaliser dans la mesure où, pour la constitution de l’union sacrée, le Chef de l’État lui-même n’a apparemment besoin que du nombre et non de la qualité. C’est pourquoi, aucun critère n’ayant été fixé au préalable, la porte a été grandement ouverte pour le déversement dans l’union sacrée de ceux qui devraient en être exclus pour les mêmes raisons qui ont prévalu à la rupture de l’alliance FCC-CACH ainsi qu’à l’idée de créer l’union sacrée. DU coup, certains ténors du FCC, qui ne juraient que par Kabila, ont même le culot de se proposer propagandistes de Félix Tshisekedi pour 2023.

Plutôt que d’applaudir aveuglement l’identification rapide de cette majorité arithmétique en plein exercice, tout observateur averti devrait s’interroger sur les motivations qui animent la plupart des membres de cette parodie de révolution. En effet, dans ce pays où la politique est considérée comme une carrière juteuse, il aurait été impensable que des députés mal ou pas du tout élus laissent passer l’opportunité leur offerte de conserver leur mandat jusqu’en 2023 en lieu et place de la dissolution de l’assemblée nationale aux conséquences individuellement désastreuses pour leur avenir politique et leur survie sociale.
S’agissant de certains leaders dont les mots d’ordre donnés aux députés de leurs partis ont largement contribué à faire tomber le bureau de l’Assemblée nationale et le gouvernement, il est important de souligner qu’ils avaient chacun des comptes à régler avec Joseph Kabila et qu’en récompense  ils espèrent le retour de l’ascenseur lorsque viendra le moment de redistribuer les cartes en fonction du poids réel ou apparent de chacunC’est le cas de Moïse Katumbi, de Jean-Pierre Bemba, de Modeste Bahati et de tant d’autres personnalités dont l’adhésion, plus hypocrite que sincère, à l’union sacrée est applaudie sans la moindre critique alors qu’elle ne permet qu’à positionner les acteurs politiques au détriment du peuple.

L’État de droit étant antinomique avec l’esprit révolutionnaire, on assiste chaque jour à des interprétations contradictoires et sentimentales de la constitution et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale notamment en ce qui concerne le mandat du député national par rapport à la notion universelle de la discipline du parti. Comme conséquences, dans un même parti des députés sont restés fidèles au FCC (désormais non reconnu comme regroupement politique) tandis que d’autres se sont identifiés membres de l’union sacrée (qui n’a aucune base légale). C’est dans cette même confusion que sur base du même règlement intérieur certains candidats pour le bureau de l’assemblée de nationale ont vu leurs candidatures rejetées au motif qu’ils n’ont pas été recommandés par leur partis politiques. L’ambiance triomphaliste, aux allures théâtrales, observées ces deniers jours aux Palais du peuple et dans la ville de Kinshasa n’est pas de nature à garantir l’instauration et la consolidation de l’État de droit et de pratiques démocratiques.

D’un côté, le Président de la République voudrait à tout prix avoir une majorité acquise à sa vision, mais sur le terrain, les biceps ont été déployés par des candidats uniques battant campagne dans et hors du Palais du peuple comme s’il agissait d’une nouvelle législature. Les mêmes causes produisant souvent les mêmes effets, il n’est ni méchant ni exagéré de prédire que dans l’avenir pareille situation serve de précédent fâcheux. Déjà, l’on entend çà et là même certains « universitaires » justifier ce qui se passe en invoquant les pratiques décriées et combattues sous le régime précédent. Rien ne garantit en effet que ces mobutistes/kabilistes (véritables chevaux de Troie), rompus dans l’art du vagabondage politique, ne seront pas de fusibles à faire sauter d’ici 2023 pour que l’union sacrée vole en éclats et qu’on revive la même situation de pouvoir illégitime. Il suffira pour cela que la formation du gouvernement ne rencontre pas leur espérance ou encore que la justice traque et sanctionne tous ces criminels qui cherchent refuge dans l’union sacrée pour que celle-ci s’écroule comme un château de cartes.

[size=38]Conclusion[/size]

Tous les observateurs objectifs s’accordent à constater la volonté du Président Tshisekedi d’en découdre avec le système de son prédécesseur. Des actes visibles ont été posés qui témoignent de cette volonté. Deux ans de querelles de ménage ont eu raison d’une alliance contre nature imposée au souverain primaire sans le consulter. De même la rupture est intervenue sans consulter le peuple, qui applaudit aveuglement tout ce qui lui est proposé, y compris le retour de ses bourreaux qui ne se sentent pas tenus de rendre compte. Depuis octobre 2020, le pays vit sans gouvernement et à cause d’une union dite sacrée d’où sortirait le gouvernement issu d’une majorité recomposée qui n’est assimilable ni à l’État de droit ni encore moins à une révolution
Avec des membres FCC identifiés dans l’union dite sacrée et d’autres dans l’opposition, il s’agit là d’une nouvelle souche de FCC plus résistante et allergique aux réformes et à la pratique démocratiques. Le droit n’étant plus suffisant comme solution là où la politique a montré ses limites, des négociations risquent de durer plus longtemps encore pour chercher à équilibrer les rapports de forces, au détriment du peuple. Il faut une grande résilience de la part des vrais intellectuels et des vrais patriotes pour qu’ils s’interrogent sur le rôle qui doit être le leur dans un pays majoritairement peuplé d’analphabètes. On ne gouverne pas le pays avec des aigris, dans un esprit revanchard ou dans une ambiance triomphaliste. Nous serons tous comptables devant nos enfants et nos petits-enfants. Aux politiciens, 2023 s’approche, quel bilan donnerez-vous à vos électeurs ?"


"Quel Etat de Droit au Congo?
= https://afrique.lalibre.be/58017/quel-etat-de-droit-au-congo/
L’éviction d’Alexis Thambwé de son poste de président du Sénat a réjoui beaucoup de Congolais. L’homme est, en effet, peu aimé. Imbu de lui-même, il est passé sans état d’âme dans une demi-douzaine de camps politiques différents – voire ennemis – au gré des conjonctures, ne poursuivant que son seul intérêt, cultivant les associés plus que les amis.

Reste que son éviction et celle de son bureau se sont déroulées sans respect pour le cadre juridique. Ce qui hypothèque la légitimité de leurs successeurs autant que les élections de 2018 hypothéquaient la leur.
« L’élection » du nouveau bureau de l’Assemblée nationale est, elle aussi, entachée d’irrégularités, avec un candidat qui invalide les candidatures de ses rivaux et les hautes cours de l’Etat qui appuient la position de l’un ou l’autre camp, selon la direction du vent du pouvoir. Cela avait commencé avec la nomination irrégulière, à la Cour constitutionnelle, de juges favorables au président Tshisekedi.

Cette illégitimité cumulée vient aggraver celle, congénitale, du régime né de l’accord  entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi pour se partager le pouvoir en dépit des résultats électoraux présumés, jamais publiés dans le détail. Les violations répétées de la Constitution, des lois et règlements que se donne le Congo achèvent de détruire son image. Qui signerait un contrat avec un pays qui viole allègrement ses propres lois, sauf à se garantir d’abord des rentrées substantielles? Qui, à part un joueur de poker, ferait confiance à un chef d’Etat qui renie l’accord qu’il a signé la veille et ne respecte pas son serment de garantir la Constitution?
Une grande partie de l’opinion congolaise appuie la mise à l’écart des kabilistes qui, bien que honnis des citoyens, se sont retrouvés miraculeusement majoritaires au sein des assemblées législatives. Au nom d’une présumée « alternance », les Congolais préfèrent donner leur appui à un Félix Tshisekedi dont l’élection n’a pourtant pas plus été prouvée par la publication des résultats électoraux.

Après deux ans de Présidence Tshisekedi, les citoyens se sont aperçus qu’avec Tshisekedi=avant Tshisekedi. Il n’y a pas eu d’alternance: le FCC et ses transfuges sont toujours majoritaires, y compris dans la nouvelle majorité, baptisée Union Sacrée.
Aujourd’hui, une large part de l’opinion, à Kinshasa, compte sur le « déboulonnage » des kabilistes pour enfin voir cette alternance et une amélioration de son quotidien. Comment serait-ce possible alors que les kabilistes, dans leur majorité, ont simplement renié un chef, Kabila, pour se ranger derrière un autre, Tshisekedi, sans changer quoi que ce soit à leurs habitudes politiques, basées sur l’égoïsme, l’absence de scrupules, la paresse intellectuelle et alors qu’on entrevoit déjà une rivalité entre eux et les tshisekedistes de la première heure pour les postes et les prébendes?

Loin de réjouir les Congolais, ce qui se passe à Kinshasa devrait les inquiéter. La manœuvre politique, menée tambour battant, a affaibli Kabila, ce que beaucoup souhaitaient. Mais, parce qu’elle foule aux pieds la Constitution et les lois, elle mine profondément les institutions, donc le pays. Et par conséquent elle affaiblit les Congolais."

"RDC : Tshisekedi, deux ans de pouvoir et de crises"
= https://afrique.lalibre.be/57647/rdc-tshisekedi-deux-ans-de-pouvoir-et-de-crises/

"Union africaine : le rendez-vous que Tshisekedi ne veut pas rater
= http://afrikarabia.com/wordpress/union-africaine-le-rendez-vous-que-tshisekedi-ne-veut-pas-rater/
Le président congolais a pris ce week-end la tête de l'Union Africaine (UA) pour une année. Un mandat qui offre une chance à Felix Tshisekedi de conforter sa stature internationale et de renforcer sa légitimité en interne.

Après une violente crise politique interne et la rupture avec son partenaire Joseph Kabila, l’horizon s’éclaircit pour le président congolais avec la reprise en main de l’Assemblée nationale et, sans doute, bientôt du Sénat. La situation politique intérieure quasi stabilisée, Félix Tshisekedi peut désormais prendre les rênes de l’Union africaine avec une certaine sérénité. Le rendez-vous a été minutieusement préparé depuis plusieurs mois par une cellule spéciale pilotée par Alphonse Ntumba Luaba, coordonnateur du « panel » chargé d’accompagner la mandature du président Félix Tshisekedi à la tête de l’Union africaine.

A la recherche d'une stratégie sanitaire africaine

Les dossiers chauds ne vont pas manquer sur le bureau du nouveau président de l’Union africaine. Sur le plan sanitaire tout d’abord, la crise du Covid-19 reste toujours sur le haut de la pile. Si l’Afrique a été peu touchée par la première vague, avec seulement 4% des morts officiellement recensés dans le monde, la seconde vague est plus préoccupante et le continent peine à accéder aux vaccins. Une véritable stratégie sanitaire est attendue de la part de l’institution panafricaine : l’Afrique aura besoin de 1,5 milliard de doses pour vacciner 60 % de sa population et espérer une immunité collective. L’impact économique de la pandémie a également fortement frappé de le continent.

Ramener la paix

L’autre dossier brûlant est sécuritaire. De nombreux conflits menacent encore la sécurité du continent, en Ethiopie, au Sahel, en Libye, en République centrafricaine, au Nigeria, au Cameroun et bien sûr à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Le président Tshisekedi aura donc du pain sur la planche pour tenter de ramener la paix dans ces zones, alors que l’Union africaine n’a jamais démontré son efficacité pour résoudre les conflits. Les solutions sous-régionales devraient être privilégiées. Félix Tshisekedi espère pouvoir peser sur deux dossiers. Tout d’abord sur les différends qui opposent l’Ouganda et le Rwanda. Le président congolais avait déjà été à l’initiative de réunions quadripartites sur le sujet. Et enfin sur le conflit qui oppose les riverains du Nil avec la construction d’un grand barrage en Ethiopie qui affecterait l’approvisionnement en eau de l’Egypte et du Soudan. En visite récente au Caire, Félix Tshisekedi a promis de s’impliquer pour trouver une solution.

Capitaliser sa présidence en interne.

En prenant la tête de la présidence tournante de l’Union africaine, l’objectif est double pour le chef de l’Etat congolais. Marquer le retour de la RDC dans le concert des nations en faisant avancer les principaux dossiers panafricains. Mais aussi, et surtout, obtenir des retombées positives significatives pour la RDC et les Congolais. On pense au méga projet hydroélectrique du grand barrage d’Inga, qui pourrait alimenter plusieurs pays africains, mais qui peine encore à décoller. En quête de légitimité sur la scène internationale, le président congolais l’est aussi sur la scène congolaise après son élection contestée de 2018. Félix Tshisekedi compte bien profiter de son mandat à la présidence de l’UA pour asseoir sa stature internationale mais aussi pour faire oublier son prédécesseur Joseph Kabila, toujours en embuscade pour reprendre le pouvoir au Congo.

Soutien international

En pleine offensive politique pour éclipser le camp pro-Kabila des institutions congolaises, le président congolais a déjà mis la main sur la majorité à l’Assemblée nationale, récupérer le poste de Premier ministre pour son « Union sacrée », avant sans doute de prendre le Sénat. Le coup de pouce de la présidence de l’Union africaine devrait permettre à Félix Tshisekedi d’accélérer ses réformes avec le soutien de ses pairs africains, mais aussi avec celui du nouveau président américain, Joe Biden, qui promet « un partenariat plus resserré avec l’Afrique »Toutes les planètes semblent donc s’aligner pour le chef de l’Etat congolais."


"« Fatshi » tiraillé entre « le peuple » et la Présidence de l’UA
= https://www.congoindependant.com/fatshi-tiraille-entre-le-peuple-et-la-presidence-de-lua/
Le président Felix Tshisekedi Tshilombo est devenu, samedi 6 février, président en exercice de l’Union africaine pour l’année 2021. Cette « fonction » protocolaire est de nature à assurer à son titulaire une visibilité au plan diplomatique. Elle pourrait néanmoins constituer un « réel danger ». Le risque est grand que le chef de l’Etat investi de cette charge « s’éloigne » de la politique intérieure par une activité accaparante à l’extérieur. Dans le cas du Congo-Kinshasa, la population attend, depuis deux ans, de percevoir les premiers « frémissements ». Les premiers signes d’un « léger mieux » tant au plan social que sécuritaire. Deux années après son investiture à la tête de l’Etat, « Fatshi » a reconnu que la coalition Fcc-Cach a constitué un « blocage ». Après la débâcle du « clan kabiliste », aucune explication ne pourrait empêcher la grogne sociale au bout de l’année en cours. « Kisalu me Banda » (Au boulot!), avait annoncé Felix Tshisekedi dans son discours de clôture des « consultations présidentielles ».


"


"RDC : "Union sacrée, non au recyclage"
= http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-union-sacree-non-au-recyclage/
TRIBUNE. 28 membres de la société civile congolaise demandent aux animateurs de l'Union sacrée et des institutions de la République de "proscrire de l'État les acteurs politiques et militaires suspectés être responsables de la situation de prédation et des violations des droits fondamentaux qui ont appauvri et endeuillé le pays"


Depuis plus de quatre mois la République démocratique du Congo fonctionne au ralenti sans parlement ni gouvernement opérationnel. Le pays vit au rythme des ruptures d’alliances et consultations diverses pour une recomposition du paysage politique national. Les grands ensembles ou alliances politiques se disloquent en fonction des intérêts personnels des individus qui les composent.

Pendant ce temps plus de 95% de la population s’enfonce davantage dans la misère indescriptible, une situation sécuritaire dramatique ponctuées des massacres quotidiens. Triste de le rappeler, l’insécurité persistante à l’est du pays où des milices nationales fabriquées et des armées étrangères se livrent aux pillages de ressources du pays et aux massacres quotidiens des populations civiles malgré la, présence de la mission de paix onusienne, la Monusco. Par ailleurs on assiste dans l’indifférence, à la lutte de positionnement de notre classe politique au sein de la nouvelle majorité.
Lors de son allocution du 06 décembre dernier, le Président de la République a mis en évidence le souhait du peuple congolais émis lors des consultations de rompre son alliance non seulement avec le FCC mais aussi de proscrire des charges de l’Etat les acteurs politiques et militaires suspectés être responsables de la situation de prédation et des violations des droits fondamentaux qui ont appauvri et endeuillé le pays.

On constate que l’appel du Président Tshisekedi à la constitution d’une union sacrée de la république pour relever les défis structurels et mener des reformes à tous les niveaux, s’est transformé en une transhumance politique. A ce jour les critères d’adhésion à cette nouvelle majorité communément appelée Union Sacrée de la Nation ne sont pas rendus public. Force est de constater que des personnalités dont la gestion et les prises de position politiques ont été vivement décriées hier se retrouvent au sein de l’Union Sacrée pour un recyclage et pour s’extirper au devoir de répondre de leurs crimes devant la justice tant nationale qu’internationale. Faut-il le rappeler, ces mêmes acteurs politiques qui accourent vers l’Union pour la Nation pour se recycler ont, jusqu’à il y a peu, torpillé l’intérêt général au profit de leurs camps et leaders politiques, et ne pourront jamais travailler pour l’intérêt du peuple.
De ce fait, la cohérence, voire le bon sens, exigerait que les futurs animateurs des institutions de la République soient des personnalités nouvelles, irréprochables et fermement engagées à la tâche de l’édification d’un état de droit et le développement futur de la République Démocratique du Congo. Seules ces exigences rigoureuses pourraient permettre de rompre avec la réalité tragique qui perdure en RDC depuis plus de deux décennies. Cette réalité qui interpelle notre conscience citoyenne ne cesse de s’empirer dans les récents mois, entre autres, du fait que l’on observe des sommes d’argent exorbitantes continuer à être distribuées au sein de la classe politique sous diverses formes de corruption pour des arrangements politiques alors que les hôpitaux manquent de tout, les salaires des fonctionnaires et autres métiers prioritaires souffrent des moyens de financement. De même, pendant que la pandémie du covid-19 fragilise encore plus la population, notamment dans la capitale, sans que des mesures adéquates d’accompagnements et de soutien socioéconomiques soient mises en place alors que les écoles sont fermées, et c’est au contraire des débits des boissons.

S’il nous faut encore le rappeler, la République démocratique du Congo est un pays potentiellement très riche et il est temps de finalement commencer à faire bon usage de ses richesses pour son développement et bien-être de sa population. Cette population aspire à la paix et à la justice sans lesquelles il ne pourra y avoir de bien-être et de progrès social.
C’est conscient de ces préconditions de paix et de justice que le peuple congolais s’oppose à ce que les animateurs du prochain gouvernement soient issus des bords politiques qui ont endeuillé le pays et participé au bradage de ressources naturelles.

C’est face au risque qui guette son destin que le peuple congolais refuse que toute personne citée dans les différents rapports des experts tant nationaux qu’internationaux dont le Rapport Mapping ou sous sanctions de l’Union Européenne et des Etats Unis soit directement ou indirectement associé à la gestion du pays.
C’est face au sens élevé du devoir citoyen que nous, signataire de cette tribune, rejoignons un des dignes fils du pays, le Dr. Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018, en réitérant l’arrêt de l’impunité en RDC à travers la création des mécanismes de justice appropriés. Plus particulièrement, la mobilisation de tous/toutes pour une demande formelle au Conseil de Sécurité de l’ONU de la création du Tribunal Pénal International pour le Congo en vue de juger les crimes commis dans ce pays de 1993 à ce jour et de mettre en place les recommandations du Rapport Mapping.

Enfin, l’espoir d’un lendemain meilleur pour le peuple congolais réside dans les choix que nous faisons aujourd’hui. Choisissons les options de la justice, de la paix ainsi que des hommes et des femmes engagées pour une rupture avec les pratiques de la gestion publique du passé et pour une refondation d’une société plus humaine et solidaire.

* Liste des signataires : "



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Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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