A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 7/3/2016, 5:16 pm

"RDC : Les élections prévues le 27 novembre 2016 sont techniquement faisables – APRODEC
° http://desc-wondo.org/fr/rdc-les-elections-prevues-le-27-novembre-2016-sont-techniquement-faisables-aprodec/



La Note Technique de l’Asbl APRODEC sur la faisabilité des élections dans les délais constitutionnels

Dans sa « Note technique » l’APRODEC asbl démontre notamment que les élections prévues le 27 novembre 2016 sont techniquement faisables, et ce, contrairement aux affirmations non fondées telles que mentionnées à tort dans la Note technique publiée le 14 janvier 2016 par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans laquelle toutes les données statistiques ont été volontairement exagérées pour justifier le glissement du calendrier électoral. 

A cet effet, l’estimation du nombre d’électeurs attendus est un élément essentiel pour déterminer le montant du budget prévisionnel nécessaire pour couvrir les frais relatifs à l’organisation des élections partant, la bonne gestion prévisionnelle des opérations préélectorales, électorales et post-électorales. Dans ce cadre, il convient de souligner que la falsification du nombre d’électeurs attendus permet de créer notamment une réserve d’électeurs fictifs ou une réserve des voix nécessaires pour bourrer les urnes le jour du vote; d’opérer des détournements de fonds publics; de faire des commandes des matériels électoraux fictifs; de créer des Centres d’inscription des électeurs fictifs et des bureaux de vote fictifs; etc. 

Par ailleurs, en République Démocratique du Congo les cartes d’électeurs servent de cartes d’identité provisoire lesquelles donnent droit à la délivrance de passeports congolais. Partant, la commande pléthorique des précitées cartes d’électeurs ainsi que l’absence de fiabilité de l’identification des électeurs (cf. l’enrôlement massif des enfants et des étrangers !) et de facto l’absence de fiabilité des passeports congolais mettent sérieusement en danger la sécurité internationale et le contrôle des flux migratoires dans le monde. Ceci, au regard de la menace terroriste et les réseaux de trafic des êtres humains. Finalement, l’APRODEC asbl soutient que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) doit être restructurée, et l’action de celle-ci encadrée sous l’égide internationale.




"NOTE TECHNIQUE DE L'APRODEC ASBL SUR LES ÉLECTIONS EN RDC."
Faisabilité des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales le 27 novembre 2016.

° https://www.facebook.com/Aprodec-Asbl-427283754119056/
- Observations quant à la Note technique de la CENI:

---> Estimations statistiques de la CENI non fondées sur des bases scientifiques admissibles 
---> Criminalité politico-économique transnationale autour du processus électorale congolais 
---> Danger pour la sécurité internationale et le contrôle des flux migratoires dans le monde !!
===16 mois

- Recommandations :

---> L'appui logistique, technique et financière par l'Assistance internationale doivent être conditionnés par le respect strict notamment du délai constitutionnel ; des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU ; de la Charte africaine de la démocratie, des élections, et de la bonne gouvernance ; l'article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ; etc. 
---> Mise sous tutelle internationale du processus électoral congolais
---> Restructuration de la CENI sous l'égide internationale
---> Mise en place d'un Comité d'enquête internationale / Audit judiciaire du fichier électoral congolais produit par la société belge SA ZETES le 28 octobre 2011 / Audit judiciaire de la procédure de délivrance depuis 2005 à ce jour des millions de cartes d'électeurs ---> Traçabilité des personnes en possession des passeports congolais !
---> etc.
===5-6 mois

PS: La proposition de Calendrier électoral global, ainsi que la Note technique détaillée sont accessibles (à partir du 7 mars 2016) via le lienhttp://aprodec.blog4ever.com/
Attention !! Les coordonnateurs de la plateforme d'ONG "AETA" sont sous menace de poursuites judiciaires pour cause de plagiat des documents de l'Aprodec Asbl !
L'incompétence n'est pas une fatalité. 
Les RD Congolais méritent mieux !
Pour une large diffusion, SVP !
‪#‎YEBELA‬ !
BSK
‪#‎AprodecAsbl‬ "
° http://aprodec.blog4ever.com/


"Floribert Anzuluni et Paul Nsapu de retour de New York, « Bientôt des pressions, pour l’alternance en RD Congo »"
° http://www.cheikfitanews.net/2016/03/floribert-anzuluni-et-paul-nsapu-de-retour-de-new-york-bientot-des-pressions-pour-l-alternance-en-rd-congo.html

° http://aprodec.blog4ever.com/la-demission-de-michel-martelly-a-haiti-quelle-lecon-tirer-pour-la-republique-democratique-du-congo
° http://www.cheikfitanews.net/2016/03/bruxelles-le-reseau-des-medias-congolais-desormais-sur-orbite.html
° http://aprodec.blog4ever.com/discredit-de-l-oif-au-sujet-de-l-audit-du-fichier-electoral-communique-aprodec-asbl-16112015


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  Admin le 7/3/2016, 8:22 pm

ndonzwau a écrit:
"RDC : Les élections prévues le 27 novembre 2016 sont techniquement faisables – APRODEC
° http://desc-wondo.org/fr/rdc-les-elections-prevues-le-27-novembre-2016-sont-techniquement-faisables-aprodec/



La Note Technique de l’Asbl APRODEC sur la faisabilité des élections dans les délais constitutionnels

Dans sa « Note technique » l’APRODEC asbl démontre notamment que les élections prévues le 27 novembre 2016 sont techniquement faisables, et ce, contrairement aux affirmations non fondées telles que mentionnées à tort dans la Note technique publiée le 14 janvier 2016 par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans laquelle toutes les données statistiques ont été volontairement exagérées pour justifier le glissement du calendrier électoral. 

A cet effet, l’estimation du nombre d’électeurs attendus est un élément essentiel pour déterminer le montant du budget prévisionnel nécessaire pour couvrir les frais relatifs à l’organisation des élections partant, la bonne gestion prévisionnelle des opérations préélectorales, électorales et post-électorales. Dans ce cadre, il convient de souligner que la falsification du nombre d’électeurs attendus permet de créer notamment une réserve d’électeurs fictifs ou une réserve des voix nécessaires pour bourrer les urnes le jour du vote; d’opérer des détournements de fonds publics; de faire des commandes des matériels électoraux fictifs; de créer des Centres d’inscription des électeurs fictifs et des bureaux de vote fictifs; etc. 

Par ailleurs, en République Démocratique du Congo les cartes d’électeurs servent de cartes d’identité provisoire lesquelles donnent droit à la délivrance de passeports congolais. Partant, la commande pléthorique des précitées cartes d’électeurs ainsi que l’absence de fiabilité de l’identification des électeurs (cf. l’enrôlement massif des enfants et des étrangers !) et de facto l’absence de fiabilité des passeports congolais mettent sérieusement en danger la sécurité internationale et le contrôle des flux migratoires dans le monde. Ceci, au regard de la menace terroriste et les réseaux de trafic des êtres humains. Finalement, l’APRODEC asbl soutient que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) doit être restructurée, et l’action de celle-ci encadrée sous l’égide internationale.




"NOTE TECHNIQUE DE L'APRODEC ASBL SUR LES ÉLECTIONS EN RDC."
Faisabilité des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales le 27 novembre 2016.

° https://www.facebook.com/Aprodec-Asbl-427283754119056/
- Observations quant à la Note technique de la CENI:

---> Estimations statistiques de la CENI non fondées sur des bases scientifiques admissibles 
---> Criminalité politico-économique transnationale autour du processus électorale congolais 
---> Danger pour la sécurité internationale et le contrôle des flux migratoires dans le monde !!
===16 mois

- Recommandations :

---> L'appui logistique, technique et financière par l'Assistance internationale doivent être conditionnés par le respect strict notamment du délai constitutionnel ; des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU ; de la Charte africaine de la démocratie, des élections, et de la bonne gouvernance ; l'article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ; etc. 
---> Mise sous tutelle internationale du processus électoral congolais
---> Restructuration de la CENI sous l'égide internationale
---> Mise en place d'un Comité d'enquête internationale / Audit judiciaire du fichier électoral congolais produit par la société belge SA ZETES le 28 octobre 2011 / Audit judiciaire de la procédure de délivrance depuis 2005 à ce jour des millions de cartes d'électeurs ---> Traçabilité des personnes en possession des passeports congolais !
---> etc.
===5-6 mois

PS: La proposition de Calendrier électoral global, ainsi que la Note technique détaillée sont accessibles (à partir du 7 mars 2016) via le lienhttp://aprodec.blog4ever.com/
Attention !! Les coordonnateurs de la plateforme d'ONG "AETA" sont sous menace de poursuites judiciaires pour cause de plagiat des documents de l'Aprodec Asbl !
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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 9/3/2016, 2:31 am

Quelques analyses sur ce qui se passe et prospectives sur ce qui nous attend pas inintéressantes des journaux kinois !
Il s'agit bien sûr du processus électoral et du fumeux dialogue mais aussi de cette curieuse élection/coaptation des gouverneurs des provinces !


"La majorité tâtonne 
- Le Potentiel

° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=203970&Actualiteit=selected
Y a-t-il encore de bonne raison de croire au dialogue politique de la MP ? Apparemment, les chances de la tenue de ce forum s’égrènent. La déroute du culte œcuménique du 5 mars 2016 en est une belle illustration. Comme un bateau ivre, la MP tente le tout pour le tout pour maintenir le cap, mais en vain. La dynamique du terrain lui est tellement hostile qu’elle se fourvoie dans les tâtonnements, sans jamais se résoudre à reconnaître qu’elle est poursuivie par un signe indien.

Par inconscience politique, la Majorité présidentielle (MP) a vidé de toute sa substance le dialogue politique prôné par son autorité morale, le chef de l’Etat. Ne sachant plus à quel saint se vouer, elle se laisse aller à l’énervement. Avec raison, quand on sait que toutes les stratégies mises en œuvre pour réussir son pari de glissement se sont soldées par des échecs cuisants. Cette ire se lit à longueur des journées sur les visages de ses adeptes qui se découvrent par la violence verbale à l’endroit de l’Opposition. En clair, ils voient le dialogue se dérober sous leurs pieds.
Convaincue de la difficulté d’imposer son projet, la MP tente le tout pour le tout. A Kinshasa et dans plusieurs villes du pays, elle a déployé tous ses cadres et fanatiques pour propager l’évangile du dialogue. Leur discours, tenu dans un contexte politique, particulièrement tendu, passe difficilement dans l’opinion. Et pour cause ? L’arrogance et le triomphalisme qu’affichent les plus caciques de ses membres. En lieu et place de prêcher par les actes pour rassurer les plus sceptiques, la MP use plutôt d’intimidation promettant la géhenne à tous ceux qui entraveraient son projet – de glissement. Une stratégie suicidaire qui a fini par entamer la crédibilité du dialogue.

UN RÉFÉRENDUM, NOUVELLE GAFFE

On n’est pas étonné que près de cinq (5) mois se soient déjà écoulés depuis la signature le 28 novembre 2015 de l’ordonnance présidentielle convoquant le dialogue. La MP fait semblant de tenir. Mais, dans ses rangs, on sent déjà quelques réticences à persister sur la voie du dialogue. Une stratégie de campagne mal dosée a fini par réduire toutes les chances de réunir plus de monde autour du projet de dialogue. En réalité, ceux qui font semblant de soutenir le dialogue n’accordent que peu de crédit à l’initiative du chef de l’Etat.
En tout cas, s’ils le font, ce n’est pas de bon cœur. Soit, c’est pour éviter la fougue de l’autorité morale de la MP, soit pour le besoin de lucre. L’échec du culte œcuménique et la débandade qui s’en est suivie en sont une belle illustration.
A force d’aligner des échecs en mettant en œuvre des stratégies qui se sont révélées contre-productives, la MP a perdu les pédales. Dans ses rangs, on ne jure plus que par un slogan «advienne qui pourra». Mesure-t-on la gravité d’une telle déclaration ? C’est le jusqu’auboutisme qui va heurter les règles démocratiques telles que prévues dans la Constitution du 18 février 2006.  
On est ni plus ni moins dans un cas de figure de tâtonnement. « La tenue du dialogue devient de plus en plus hypothétique. Mais, on ne laissera pas faire. Nous iron. jusqu’au bout », a fait remarquer un partisan du dialogue, très proche de la Majorité. Un autre s’est montré plutôt évasif. « Vouloir ou pas, le dialogue aura lieu. Même en retard», a-t-il indiqué, sans ferme conviction.
Il ne faut pas s’étonner que la MP présente dans les tout prochains jours un nouveau visage. Elle n’attend plus que la rentrée parlementaire prochaine pour corser sa ligne dure. Il s’agit du référendum que les bonzes de la MP veulent imposer au peuple après l’avoir privé de son droit de se choisir les gouverneurs de province à travers les députés provinciaux. Tout se passe comme si la MP s’est préparée à l’assaut final.

Seulement voilà. Si, c’est juste pour tirer des griffes constitutionnelles son autorité morale, la MP se trompe énormément. Car, en prônant cette ligne dure – comme c’est déjà le cas – la MP va allonger la liste de ses adversaires politiques aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la RDC. Ce qui va desservir son chef et mettre définitivement une croix sur le projet du dialogue.
Pour le moment, la Majorité au pouvoir a plutôt intérêt à se ressaisir et prendre un temps de réflexion pour’ recadrer sa stratégie. Si le dialogue tarde à se mettre en place1 c’est parce qu’elle a cru qu’il était facile de prendre ses adversaires pour des cons. Elle devrait avoir le courage de s’assumer. En restreignant l’espace politique par des arrestations arbitraires, brimades et autres intimidations, la MP a semé le doute dans les rangs de ceux qui pouvaient l’aider à concrétiser son projet de dialogue. Son intrusion dans les opérations d’élections des gouverneurs dans les 21 provinces nées du démembrement a été fatale pour son image. Elle a fait preuve de mauvaise foi en voulant piloter en solo et à sa guise le processus électoral.
Le dialogue va chavirer. C’est désormais une certitude. La faute, c’est encore et toujours à la MP qui, à force de tâtonner, à signer l’arrêt de mort de l’initiative de son autorité morale, Joseph Kabila »."

"(S’il n’y a rien à redire quant à la réalité des faits décrits, on peut se demander si la chaîne de causalité est exposée à l’endroit ou à l’envers. Ici, il est clair que ce que l’on nous décrit, c’est un JKK victime de la MP. Mais il y aurait autant de raisons – et peut-être même plus de raisons – pour dire que la MP risque d’être victime de Kabila. Certes, en 2012, la cause de tout le « cirque congolais », c’était la volonté de maintenir en place des autorités – Président, mais aussi, ministres, députés et tutti quanti – issues d’un coup de force après des élections nulles. Car les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu'une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l'annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.
 
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.   En d’autres termes, il y a en RDC un Président, des ministres, des autorité DE FAIT. Il n’y en a plus aucune qui puisse légitimement se dire « autorité de droit ». Le fait que Malumalu, aujourd’hui démissionnaire, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, ait été remis un temps à la Présidence de la CENI, était une promesse de beaux jours pour les fraudeurs !  
Mais cela fait un bon moment - disons, à partir de juin 2013 avec la parution du livre de Boshab prônant une révision de la Constitution – que le débat tourne essentiellement autour du 3° mandat de JKK. Or, celui-ci n’a pas grand-chose à voir avec le maintien au pouvoir de la MP. Puisque les mécanismes essentiels de la fraude – l’absence de recensement de la population, la présidentielle à un seul tour, la politisation de la CENI, la servilité de la magistrature, la puissance des forces de répression – sont restés en place, une répétition de 2011 est parfaitement possible. Il suffirait de recourir à la formule « à la Russe » en échangeant momentanément les rôles comme l’ont fait Poutine et Medvedev. La Constitution serait – formellement - respectée et personne n’aurait rien à y redire. Au lieu de cela, on s’est lancé dans les acrobaties actuellement en cours, qui n’ont de sens que dans l’optique d’un 3° mandat. JKK pourrait crever la bulle d’un mot, mais ne le fait pas… N’est-ce donc pas lui qui mène la MP vers de dangereux précipices, et non l’inverse ?)"



"RDC - Le parti présidentiel PPRD cherche un consensus pour les élections en 2019
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14185:rdc-le-parti-presidentiel-pprd-cherche-un-consensus-pour-les-elections-en-2019&catid=90:online-depeches&Itemid=679
En République démocratique du Congo (RDC), le doute s’installe dans la Majorité présidentielle. Paniquée par les échecs successifs et acculée par le temps, la famille politique du Chef de l’Etat sort du bois et ne désarme pas dans son objectif de violer la constitution plébiscitée par plus 85% des Congolais.

Tantôt, ses ténors s’accrochent à l’article 70 de la constitution pour espérer voir leur autorité morale conserver le pouvoir au-delà de la fin de son mandat sans au préalable organiser la présidentielle. Tantôt, ils attendent du dialogue un consensus qui repousserait les élections même en 2019.
Le temps devient le meilleur ennemi de la Majorité présidentielle (MP). Simplement, parce que la fin du deuxième et dernier mandat du président de la République avance à grand pas. Les caciques du régime paniquent et ne cessent de commettre des fautes.

Les brimades et  persécutions à l’endroit des opposants par-ci. Des parodies de justice et les restrictions des droits et libertés fondamentaux des citoyens se font par-là.
Cependant, tous ces faits et gestes observés depuis janvier 2015 traduisent en réalité du pouvoir à violer la Constitution de la République pour permettre à l’Autorité morale de la MP de rempiler indéfiniment à la destinée du géant Congo.
Pour cet ultime objectif, tout y passe : obscurantisme, diktats, interprétation biaisée de la constitution, abus de pouvoir, intimidations, corruption des adversaires politiques et même des hommes de Dieu.
Tout ceci isole davantage le pouvoir au point que la Communauté internationale est unanime sur le respect de la constitution. Elle a pris en son compte la volonté légitime du peuple congolais que l’alternance à la présidence de la République soit effective au 20 décembre 2016.

La RTNC en campagne contre la Constitution

Au cours de l’émission « Actualité de la semaine » du vendredi 4 mars dernier à la chaîne publique RTNC, le Secrétaire général adjoint du PPRD, Me Tundawa Kasende, a exprimé, à des termes on ne peut plus clairs, ce que son parti attend du dialogue national inclusif convoqué par le chef de l’Etat.
Il met sur un même pied d’égalité le référendum au Sénégal, demandé par le Chef de l’Etat Macky Sall pour réduire le mandat présidentiel de 7 à 5 ans, avec le dialogue attendu en RDC. Bien que juriste, ce haut cadre du PPRD estime qu’un référendum légalement organisé par un président de la République, du reste qui est à son premier mandat, a la même légitimité qu’un « dialogue extraconstitutionnel » auquel la MP tient.

Comparant donc, le référendum au Sénégal et le dialogue attendu en RDC, Me Tundawa Kasende a déclaré : « Le président Macky Sall appelle le peuple sénégalais au référendum pour avancer de 7 ans à 5 ans la durée du mandat présidentiel. Lorsque le peuple sénégalais se sera prononcé, le mandat du président au Sénégal ne sera plus de 7 ans mais de 5 ans.
De la même manière, la République démocratique du Congo, pour des raisons impérieuses telles que nous les avons ici. Parce que Nous avons vraiment des raisons qui peuvent justifier que nous ne pouvons pas organiser les élections avant novembre 2016. Et que nous disons que nous allons  repousser ces élections en janvier 2017 ou bien Aout 2018 ou en 2019, ça dépend ».

« Le dialogue va fixer un nouveau délai constitutionnel »

Pour préciser sa pensée, Me Tunda ajoute : « Quand on se sera mis d’accord (Ndlr : au dialogue). Ce consensus sera consigné dans le texte. Et Ce nouveau consensus va engager l’ensemble non seulement de la communauté nationale mais aussi de la communauté internationale.
C’est ça le délai constitutionnel. Donc, le délai constitutionnel ne signifie pas qu’il y a quelque part où l’on a mis une date (Ndlr : reniement de l’article 73 de la Constitution qui stipule que « le scrutin pour l'élection du Président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt-dix jours avant l'expiration du mandat du Président en exercice ». Ce qui est mis quelque  part (Ndlr : dans la constitution) peut bouger selon ce que le peuple lui-même veut ».
Voilà qui met à nu les intentions réelles du parti présidentiel. Pour le PPRD Tundawa Kasende, le dialogue va fixer  « le nouveau délai constitutionnel » que tout le monde va accepter.

Poursuivant son analyse biaisée des articles de la constitution, le Secrétaire général adjoint du PPRD a encore lâché que l’article 70 de la constitution permet en fait la « continuité ». « Cet article est simple » à comprendre. « Il y a continuité. Celui qui estime qu’il y aura un vide, il se trompe », soutient-il.
A cette question, le professeur André Mbata, constitutionaliste et organisateur du colloque international sur les dix ans de la constitution, précise : « c’est vrai que la constitution stipule  « le président sortant reste en place jusqu’à l’installation du nouveau président élu ».
Cela, dans le respect des délais constitutionnels. Jamais la constitution n’a prévu que le président sortant doit rester en fonction jusqu’à l’élection du nouveau Chef de l’Etat. Il faut éviter de faire une mauvaise lecture de la loi fondamentale du pays qui se veut sacrée »."


"Processus électoral. RDC : vers une solution médiane ! 
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9418&rubrique=POLITIQUE
*La simple idée que l’année 2016 se termine sans la moindre élection hante les esprits. Comment, alors, débloquer le processus électoral dans l’impasse ? La Majorité Présidentielle tient toujours au projet d’un dialogue politique national fondateur. Le G7 propose des négociations directes pour régler la question du Président intérimaire, le cas échéant. L’UDPS en appelle encore à un dialogue sous médiation internationale dans le format de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. La Dynamique de l’Opposition ne jure que par le respect absolu de la Constitution. Il semble, selon certaines indiscrétions, que l’on s’achemine vers une solution qui aurait l’avantage de couper la poire en deux, de façon à permettre la tenue des élections apaisées. Entre l’intransigeance des uns et des autres, il y a lieu de trouver le juste milieu. Pour Londres, le juste milieu,  c’est la Résolution 2211 du Conseil de Sécurité de l’ONU.  

Le Ministre britannique de la Coopération Internationale, Nick Hurd, de passage à Kinshasa, a proposé que le dialogue inclusif ait lieu en temps opportun afin d’assurer la réussite des élections dans le délai. Nick Hurd, dans sa déclaration, a réaffirmé que le dialogue devrait avoir pour base les termes de la Résolution 2211 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Laquelle enjoint le Gouvernement de la RDC à organiser prioritairement les élections législatives nationales et la présidentielle, prévues en novembre 2016. Le Royaume-Uni constate avec une vive préoccupation que le calendrier électoral de février 2015 n’a pas été respecté. Le Ministre britannique tient pour responsables le Gouvernement de la RDC et la CENI, qu’il appelle à prendre les mesures requises sans plus tarder pour s’assurer que la présidentielle et les législatives se tiennent comme prévu.

La semaine dernière, c’est la Ministre suédoise des Affaires étrangères qui a invité les autorités de la RDC à tout faire pour que les élections se tiennent, comme prévu, en 2016.
Kinshasa ne l’entend, certainement pas, de cette oreille. Samedi 5 mars, certaines confessions religieuses, à l’exception principalement des catholiques, ont lancé un appel en faveur du dialogue pour la paix, a-t-on appris. La CENI, qui doit jouer un rôle central dans le processus électoral, répète, depuis peu, qu’elle n’est pas en mesure de respecter le délai constitutionnel. La révision du fichier électoral, d’après le Président de la CENI, prendrait au moins 16 mois, alors qu’il ne reste plus que 9 mois formellement. La prise de position de la CENI pousse les acteurs politiques à réfléchir sur l’après 2016. La Majorité Présidentielle a assis toute sa stratégie sur l’article 70 de la Constitution qui stipule que le Président de la République resterait en place jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu. L’opposition, particulièrement le G7, évoque l’article 73 de la Constitution qui fixe le calendrier de l’élection du Président de la République, 90 jours avant l’expiration du mandat. Le G7 a publié, en février dernier, une déclaration dans laquelle est posée la question du Président intérimaire, en s’appuyant sur l’article 75 de la Constitution. Entre les lignes, on comprend que, dans chaque camp politique, on n’occulte plus l’hypothèse d’une transition politique dont les contours doivent être définis. Autrement dit, si transition serait instituée, qui devrait la diriger ?

On constate, parallèlement, que la Communauté internationale n’adhère pas à cette idée de transition. Il y a assez de temps pour organiser les élections dans le délai constitutionnel. Ainsi, par exemple, pour l’Organisation Internationale de la Francophonie, 4 à 5 mois suffisent pour réviser le fichier électoral, là où la CENI réclame 4 fois plus. Pour ce qui concerne les moyens financiers, les partenaires occidentaux ont commencé à mettre la main à la poche. Le Royaume-Uni décaisse un acompte de 17 millions de dollars. Le Canada apporte 3’5 millions Usd.
La balle est dans le camp de l’Union Africaine placée devant ses propres responsabilités. Pour le Royaume-Uni, les acteurs politiques doivent s’engager avec le Facilitateur de l’UA, Edem Kodjo."



"Des pourparlers !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9407
Nul doute. Le paradigme «dialogue», tout court, voire «dialogue politique national inclusif», tend de plus en plus à s’effriter en République Démocratique du Congo. Il faut dire clairement que ce concept est pulvérisé. Pourquoi ? La réponse est bien simple. Un blocage s’est installé dans l’arène politique. D’une part, ceux qui soutiennent le dialogue et, de l’autre, ceux qui s’y opposent. Le fossé s’est tellement élargi que, en dépit de toutes les tentatives de conciliation des vues, même celle d’organiser une réunion de prière au stade de Martyrs, le 5 mars dernier, se sont soldées par des échecs cuisants. Il en est de même du processus électoral qui se trouve actuellement plombé. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), institution habilitée à organiser les élections, éprouve beaucoup de peines pour s’y prendre. C’est à ce titre qu’elle a proposé 16 mois pour la révision du fichier électoral, seul document valable et fiable pouvant lui permettre d’organiser les scrutins dans la transparence et de manière apaisée. Du coup, acteurs politiques de la Majorité présidentielle, tout comme ceux de l’opposition politique se sont jetés en conjecture.

Ainsi, chaque camp, s’appuyant sur ce qu’il considère comme arguments massues, tente de convaincre une opinion publique déjà divisée. Notamment, sur la question de savoir s’il faut oui ou non organiser tous les scrutins et dans quel délai ou s’il faut uniquement organiser les élections contraignantes, à savoir : les législatives nationales et la présidentielle, dans le délai constitutionnel. Puisque sur ce point, les violons ne semblent pas s’accorder, il y a eu la tentative de corriger la bévue sur la nomination des Commissaires Spéciaux, par l’organisation de l’élection des Gouverneurs et Vice-gouverneurs. Un leurre, puisque les mêmes contradictions se sont encore imposées. Raison pour laquelle des voix s’élèvent pour évoquer des pourparlers dans la classe politique. Dans les hautes sphères du pouvoir, il ne s’agit pas des pourparlers directs tels que préconisés par le G7 et la Dynamique de l’opposition. Mais, il s’agit plutôt des pourparlers qui auront pour finalité de préparer la transition, parce que selon toute vraisemblance, affirme-t-on dans les mêmes milieux, il est impossible d’organiser les élections dans le délai constitutionnel.  Pour soutenir ces propos, l’on annonce que des équipes de deux camps sont déjà à pied d’œuvre, pour ce faire. Si le lieu n’a pas été dévoilé, il reste que le concept « pourparlers» commence à s’incruster dans la langue de plus d’un Congolais."



"Gouverneurs des partis ou du peuple : on s’interroge … 
° http://www.lephareonline.net/23269-2/
Selon le législateur congolais, un mandat électif peut être convoité par un parti ou un regroupement politique, sur pied d’une liste de prétendants préalablement établie et visée par son correspondant officiel ou encore à titre individuel par un candidat opérant sous le statut d’indépendant. En principe, un membre d’un parti non retenu par ce dernier pour une compétition électorale n’a qu’une alternative : se résigner ou se « rebeller » et assumer les conséquences de son acte.

Mais, pour l’élection des gouverneurs des vingt-une nouvelles provinces, le scénario auquel assiste le commun de Congolais pousse à se demander si le pays va avoir affaire, après le 26 mars 2016, à des gouverneurs des partis ou du peuple. La question se pose avec beaucoup de pertinence au regard des événements qui entourent la sélection des candidatures et la pré-campagne électorale.
Tout se passe comme si les futurs gestionnaires de nouvelles provinces seront exclusivement au service de leurs partis et regroupements politiques et non pas du peuple. En effet, ainsi que tout le monde le sait, l’électoral naturel du candidat gouverneur et vice-gouverneur de province est exclusivement constitué des députés provinciaux. Or, le mandat du député provincial émane du souverain primaire.

En d’autres termes, au moment de déposer son bulletin dans l’urne pour le choix du futur gouverneur ou vice-gouverneur de province, le député provincial devrait tenir compte de la volonté de celui qui lui a conféré le statut d’électeur au second degré. Il ne s’agit pas, pour le cas d’espèce, de se laisser embrigader dans des consignes de partis et regroupements politiques, à moins que telle soit la volonté de sa base politique et sociologique.

Que veut le peuple ?

Avant sa mise en application en août 2015, dans les troublantes circonstances dont tout le monde se souvient, avec la nomination des Commissaires Spéciaux, le découpage territorial avait connu une période de flottement de 8 ans, puisque la Constitution de la République l’ayant formellement avalisé était promulguée en février 2006. Le gel du passage du pays de 11 à 26 provinces était principalement dicté par le souci de ne pas créer de nouvelles entités territoriales mort-nées.
Mais que veut le peuple à travers cette innovation ? On peut affirmer, sans peut d’être contredit, que le Congolais du Kwango, du Kwilu, du Maindombe, de l’Equateur, de Tshuapa, de Mongala, du Sud-Ubangui, du Nord-Ubangui, de Tshopo, de l’Ituri, du Haut-Uélé, du Bas-Uélé, du Sankuru, du Kasaï Oriental, du Lomami, du Kasaï, du Kasaï Central, du Haut-Lomami, du Lualaba, du Haut-Katanga et de Tanganyika ne demandent qu’une chose : mieux vivre aujourd’hui qu’hier.
Point n’est besoin de rappeler que le découpage territorial a généré de nouvelles provinces sans administration publique, sans unités de production, sans routes, sans écoles ou hôpitaux de référence, sans universités et instituts supérieurs viables, sans chambres froides, sans barrages, sans usines de traitement d’eau potable, sans marchés modernes, sans industrie, petites et moyennes entreprises, sans ports ni aéroports modernes, etc. Tout est à créer, tout est à rebâtir… partout, sans moyens conséquents.

Si l’élection de nouveaux gouverneurs de provinces est politisée au point de propulser, à leur tête, des « pantins articulés » appelés à agir au doigt et à l’œil de leurs « autorités morales » planquées à Kinshasa, leurs chances de développement risquent d’être hypothéquées
Le pays va être confronté, à brève échéance, à des responsables de la territoriale complétement déconnectés de leurs administrés et partant condamnés à vivre en conflit permanent avec ceux-ci ou leurs représentants. Quel service aura-t-on rendu aux gouverneurs et vice-gouverneurs indésirables par les autochtones ?
Pendant que le peuple attend que ses futurs élus fassent son bonheur, à travers la mise en valeur des ressources naturelles et humaines, la gaffe à éviter serait de devenir prisonniers de leurs clans politiques, avec pour préoccupation majeure satisfaire les caprices de leurs « parrains », en pillant les maigres ressources disponibles, aggravant ainsi le spectre de la pauvreté qui plane un peut partout.

Députés provinciaux : sursaut d’orgueil impossible ?

Si les députés provinciaux tiennent encore à leur honneur et à leur dignité vis-à-vis des électeurs qui leur avaient permis de se hisser dans les organes délibérants du Congo profond, ils devraient le démontrer lors de l’élection, toute proche, de futurs gouverneurs et vice-gouverneurs de nouvelles provinces, en faisant un choix utile et indépendant. Nullement aveugles ni dupes, les populations des quatre coins de la République sont prêtes à prendre acte, le 26 mars 2016, des votes que vont émettre ceux qui avaient pris l’engagement de les représenter dignement et de travailler pour leur bien-être. S’il se trouve, parmi eux, des individus sans morale, qui auront accepté de monnayer leurs votes, cela finira bien par se savoir. Mais alors, garde au retour de la manivelle, lorsque sonnera le glas des élections provinciales !"


"Election dans les nouvelles provinces : Les députés provinciaux sous forte pression   - La  Tempête des Tropiques
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=203970&Actualiteit=selected
Les uns ont été convoqués à Kinshasa pour des consignes de vote, d’autres sont entrain de recevoir des injonctions dans leurs entités de la part des instances de la MP en déplacement.
Selon la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV, après la publication, le 28 février 2016, des listes des candidats gouverneurs et vice- gouverneurs de nouvelles provinces, des députés provinciaux de la Majorité Présidentielle (MP) et de l’opposition ont été urgemment convoqués à Kinshasa en vue de recevoir des consignes de vote. Ces injonctions ont été, d’après l’ONGDH, assorties de menaces individuelles, de menaces de rétention de fonds de rétrocession et de blocage de nouvelles provinces, a cas où celles-ci tomberaient entre les mains de personnes non voulues par la MP.

A en croire la VSV, d’importantes sommes d’argent auraient également été remises et d’aitres promises aux députés provinciaux après l’élection des gouverneurs et vice- gouverneurs. Cela prouvant ainsi à suffisance combien l’achat des consciences fait parties des stratégies pour torpiller la démocratie en RDC.  
La VSV confirme que les 16 députés provinciaux de la province du Kwango issus de la MP et de l’opposition étaient à Kinshasa, le 1er mars courant pour recevoir des mots d’ordre de vote en faveur de l’actuel commissaire spécial du Kwango, Larousse Kabula, candidat gouverneur du parti présidentiel.  
L’ONGDH juge suicidaire la démarche de la MP, mettant à mal la cohésion nationale et la démocratie dans toutes les nouvelles provinces dont celle du Kwango Pour Rostin Manketa, directeur exécutif adjoint de la VSV, la démarche de la MP risque de favoriser des frustrations ainsi que des tensions entre les filles et fils des nouvelles provinces.  
“ La VSV croit qu’il est du devoir de la CENI et des autorités Congolaises de faire observer et respecter scrupuleusement la liberté du vote et le critère de vote secret qui veulent que l’électrice ou l’électeur, le cas échant les députés provinciaux votent selon leur conviction e doivent être libres de toute influence ou pression quelle qu’elle soit au moment de vote “, insisté Laurette Misenga, chargée de Communication de la VSV.

La démocratie sacrifiée

La VSV déplore la démarche de la MP et du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) selon l’ONGDH va à l’encontre des principes et valeurs démocratiques. Elle souhaite que les normes internationales relatives à l’organisation des élections soient respectées.
Pour La VSV, es pressions, intimidations et menaces proférés contre les députés provinciaux des nouvelles provinces mettent en mal le processus électoral surtout que ces menaces et intimidations violent la liberté d’expression.  
La VSV a peur de voir le processus électoral en train de prendre une mauvaise tournure, avec des pressions exercées sur la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) par la MP au pouvoir. Le cas le plus illustratif est celui de la lettre datée du 24 février 2016, du SG de la MP, instruisant la CENI d’invalider les candidatures des ex-sociétaires de la MP candidats gouverneurs et vice- gouverneurs.  
La Voix des Sans voix pour les Droits de l’homme exhorte les animateurs de la MP et du PPRD à faire cesser toutes le pressions sur les députés provinciaux, afin de faire triompher la démocratie et ses valeurs dans les nouvelles provinces. Elle invite le gouvernement et les animateurs des partis politiques à respecter les normes internationales relatives aux élections, parmi lesquelles la Déclaration Internationale des Droits de l’homme (DUDH), dont l’article 21 stipule que “toute personne a le droit de prendre par à la direction des affaires publiques. de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire des représentants librement choisis. Toute personne a le droit à accéder, dans des conditions d’égalité aux fonctions de son pays. »
Kinshasa est appelé à mettre en pratique la volonté du peuple, celle de s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement au suffrage universel égal au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté de vote.
S’agissant du dialogue politique, la VSV est pour que ce forum se tienne dans le cadre du respect à la Constitution. Dolly Ibefu, Directeur exécutif de la VSV a profité pour exhorter la CENI à organiser les élections dans le délai afin d’éviter au pays de tomber dans l’instabilité politique."

"Campagne « Touche pas à mon 220 » : Fayulu au coeur du drame de l’Est"
° http://www.lephareonline.net/campagne-touche-pas-a-mon-220-fayulu-au-coeur-du-drame-de-lest/

° http://www.radiookapi.net/2016/03/08/actualite/politique/lubumbashi-moise-katumbi-accuse-la-police-davoir-encercle-leglise-ou
° http://www.radiookapi.net/2016/03/08/actualite/politique/ituri-la-majorite-accusee-dintimider-ses-deputes-provinciaux
° http://www.radiookapi.net/2016/03/08/actualite/societe/rdc-dr-mukwege-presentera-lonu-une-petition-contre-limpunite-des


Compatriotiquement !



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 9/3/2016, 8:25 pm

"DROITS DE L’HOMME EN RDC
LE CARTON JAUNE DE L’UNION EUROPÉENNE

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6915
*Dans une déclaration, les 28 se disent préoccupés par le rapport faisant état d’actes de harcèlements et intimidations en nombre croissant visant des responsables politiques, des membres de la société civile et des médias.
Les Occidentaux montent sur leurs grands chevaux. Ils sont déterminés à multiplier des pressions sur le pouvoir de Kinshasa pour obtenir des élections - surtout législatives et présidentielle - dans les délais constitutionnels en 2016. Après Ban Ki-moon (le Secrétaire général des Nations unies), Thomas Periello (l’Envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs), Didier Reynders (le ministre belge des Affaires étrangères), Nick Hurd (le Ministre britannique pour l’Afrique), l’Union européenne monte au créneau pour décrier ce qu’elle qualifie ’’d’actes de harcèlements et intimidations en nombre croissant visant des responsables politiques, des membres de la société civile et des médias’’.

Les représentants locaux de l’Union européenne ont profité de la journée du 8 mars pour diffuser leur déclaration relative ’’aux rapports sans cesse croissants’’ sur les violations des droits de l’homme. Ces prises de position, qui se relayent au fil de jours, ont pratiquement toutes comme point d’orgue le respect des droits de l’homme. Un refrain que ces occidentaux brandissent en chœur ’’pour faire chanter les autorités de Kinshasa’’, commentent certains observateurs.
Sur ce point précis, les puissances occidentales se veulent solidaires, comme le soulignent d’ailleurs les signataires du communiqué diffusé hier : "La Délégation de l’Union européenne publie cette déclaration en accord avec les Chefs de mission des pays membres de l’Union européenne en République démocratique du Congo".

APPEL A LA LIBERTE D’EXPRESSION

"En cette période préélectorale, le respect des droits de l’Homme et des libertés civiles est crucial afin de permettre des élections transparentes, apaisées et crédibles, notent les signataires du communiqué. L’appel au dialogue politique doit nécessairement aller de pair avec le droit de tous de s’exprimer librement".
"Dans cette perspective, poursuit la Déclaration, l’Union européenne considère fondamentale la tâche de la MONUSCO, de constater et de dénoncer les violations des droits de l’Homme en application du mandat de la résolution 2211 du Conseil de sécurité. À cet égard, l’Union européenne est préoccupée par les rapports faisant état d’actes de harcèlements et intimidations en nombre croissant visant des responsables politiques, des membres de la société civile et des médias".
Pour ce faire, l’Union européenne affirme qu’elle continuera ’’de soutenir la réforme de la justice à travers son programme, afin de garantir à tous les Congolais un accès indiscriminé à une justice impartiale qui retrouve la confiance des justiciables, conformément aux lois et à la Constitution’’.
Ci-dessous l’intégralité de la Déclaration de l’Union européenne.FDA

Déclaration locale de l’Union européenne (8 mars 2016) La Délégation de l’Union européenne publie cette déclaration en accord avec les Chefs de mission des pays membres de l’Union européenne en République démocratique du Congo.


En cette période préélectorale, le respect des droits de l’Homme et des libertés civiles est crucial afin de permettre des élections transparentes, apaisées et crédibles. L’appel au dialogue politique doit nécessairement aller de pair avec le droit de tous de s’exprimer librement.
L’UE souligne l’importance pour le gouvernement de la RDC de respecter ses engagements dans ce domaine conformément à la Constitution et aux accords que la République démocratique du Congo a ratifiés, y inclus l’accord de Cotonou.
Dans cette perspective, l’Union européenne considère fondamentale la tâche de la MONUSCO, de constater et de dénoncer les violations des droits de l’Homme en application du mandat de la résolution 2211 du Conseil de sécurité.
À cet égard, l’Union européenne est préoccupée par les rapports faisant état d’actes de harcèlements et intimidations en nombre croissant visant des responsables politiques, des membres de la société civile et des médias.
L’Union européenne continuera de soutenir la réforme de la justice à travers son programme afin de garantir à tous les congolais un accès indiscriminé à une justice impartiale qui retrouve la confiance des justiciables, conformément aux lois et à la Constitution."

° http://eeas.europa.eu/delegations/congo_kinshasa/press_corner/all_news/news/2016/20160308_fr.htm


"RD CONGO – L’UNION EUROPÉENNE JUGE « CRUCIAL » LE RESPECT DES DROITS DE L’HOMME EN CETTE PÉRIODE PRÉÉLECTORALE
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14190:rd-congo-l-union-europeenne-juge-crucial-le-respect-des-droits-de-l-homme-en-cette-periode-preelectorale&catid=90:online-depeches&Itemid=679
° http://www.radiookapi.net/2016/03/09/actualite/en-bref/elections-rdc-lue-juge-crucial-le-respect-des-droits-de-lhomme
La Délégation de l'Union européenne (UE) en République démocratique du Congo (RDC) affirme qu’« en cette période préélectorale, le respect des droits de l’Homme et des libertés civiles est crucial afin de permettre des élections transparentes, apaisées et crédibles ».
Dans une « déclaration locale » du 8 mars 2016 parvenue à Lepotentielonline.com, l’UE souligne que « l'appel au dialogue politique doit nécessairement aller de pair avec le droit de tous de s'exprimer librement ».

DECLARATION LOCALE DE L’UNION EUROPEENNE

« La Délégation de l'Union européenne publie cette déclaration en accord avec les Chefs de mission des pays membres de l'Union européenne en République démocratique du Congo.
En cette période préélectorale, le respect des droits de l’Homme et des libertés civiles est crucial afin de permettre des élections transparentes, apaisées et crédibles. L'appel au dialogue politique doit nécessairement aller de pair avec le droit de tous de s'exprimer librement.
L’UE souligne l’importance pour le gouvernement de la RDC de respecter ses engagements dans ce domaine conformément à la Constitution et aux accords que la République démocratique du Congo a ratifiés, y inclus l'accord de Cotonou.
Dans cette perspective, l’Union européenne considère fondamentale la tâche de la MONUSCO, de constater et de dénoncer les violations des droits de l’Homme en application du mandat de la résolution 2211 du Conseil de sécurité.
À cet égard, l'Union européenne est préoccupée par les rapports faisant état d'actes de harcèlements et intimidations en nombre croissant visant des responsables politiques, des membres de la société civile et des médias.
L’Union européenne continuera de soutenir la réforme de la justice à travers son programme afin de garantir à tous les Congolais un accès indiscriminé à une justice impartiale qui retrouve la confiance des justiciables, conformément aux lois et à la Constitution ».


Le rôle de la délégation de l’UE

De source officielle, la Délégation de l’Union européenne en République démocratique du Congo représente l'ensemble des institutions de l'Union européenne dans le pays.
Elle est dirigée par Jean-Michel Dumond, nommé par Mme Catherine Ashton, la Haute Représentante de l'Union pour les Affaires Etrangères et la Politique de Sécurité.
Les principales fonctions de la Délégation sont:
1. Elle représente l'Union européenne et conduit le dialogue politique avec  les autorités congolaises et la société civile.  Ce dialogue politique s'inscrit dans le cadre de l'Accord de Cotonou sur le partenariat  ACP-UE (Accord de Cotonou)  et vise à promouvoir les valeurs et les intérêts communs, tels que le respect pour les droits humains et les libertés politiques, l'enracinement de la démocratie et la consolidation d'un état de droit.
2. Elle est un partenaire de première importance pour le développement durable et la lutte contre la pauvreté en République Démocratique du Congo, à travers ses programmes de coopération  dans des domaines tels que la bonne gouvernance, infrastructures, santé, agriculture, environnement, réformes de la police et de la justice, etc. sur tout le territoire.

3. Elle assure la présidence locale de l'Union européenne, c'est-à-dire elle joue un rôle de coordination et s'exprime sur des sujets politiques au nom de l'Union européenne et de tous ses Etats membres.
4. Elle collabore étroitement avec les agences des Nations Unies sur place, y compris la MONUSCO, ainsi qu'avec les institutions internationales et régionales (Banque mondiale, Fonds monétaire internationale, Banque africain de développement et autres) et les missions diplomatiques des pays partenaires.

Dans l'optique d'un soutien global et fort de l'UE à la réforme du secteur de sécurité, la Délégation travaille en synergie avec les missions EUPOL pour la Police nationale congolaise et EUSEC pour les Forces armées de la République démocratique du Congo.
Par ailleurs, comme toute mission diplomatique, la Délégation est le relais entre le siège (l'Union européenne et notamment son nouveau Service d'action extérieure) et les autorités congolaises. Elle joue un rôle important dans l'analyse de la situation nationale et sous-régionale tant du point de vue politique, économique et social.
La Délégation contribue ainsi à la définition de la stratégie de coopération de l'Union européenne vis-à-vis de la République démocratique du Congo et à ce titre elle  gère les interventions de la Direction générale du développement et de coopération (EuropeAid).
Un bureau de la Direction Générale de l'aide humanitaire et de la protection civile (ECHO) est opérationnel au sein de la Délégation et supervise les programmes humanitaires financés par la Commission européenne."


"La vague de répression laisse présager le pire en RD Congo
° http://www.jeuneafrique.com/307487/politique/vague-de-repression-laisse-presager-pire-rd-congo/

Cécile Kyenge, originaire de RDC, est députée européenne et ancienne ministre de l'Intégration italienne. Elle a été chef de la mission d'observation de l'Union européenne pour les élections au Burkina Faso en 201.
 
L'année 2016 marquera un tournant décisif dans l’histoire de la République démocratique du Congo. D’ici la fin de l’année, les congolais devraient se rendre aux urnes pour élire leur nouveau président de la République.


L’usage du conditionnel est ici obligatoire, tant l’espoir de voir les électeurs exprimer leur choix en toute liberté semble aujourd’hui compromis. Et pourtant. La Constitution congolaise adoptée par référendum en 2005 et promulguée en février 2006 par le chef de l’État Joseph Kabila Kabange – élu une première fois en juillet 2006 et réélu en 2011 lors des scrutins présidentiel et législatif contestés – ne peut assumer que deux mandats consécutifs. Afin de mettre la nation congolaise à l’abri de mauvaises surprises, l’article 220 de la Constitution souligne que « le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ».
En toute logique, le président Joseph Kabila devrait donc quitter ses fonctions en décembre 2016, au terme de son mandat de cinq ans. Mais voilà, les atermoiements du chef de l’État et son silence sur ses intentions sont devenus la règle d’une stratégie politique aussi illisible que périlleuse. On est en droit de croire que ce silence fait partie d’une stratégie bien orchestrée, déjà que le président de la République a lui-même déclaré, je cite : « Je ne parle que lorsque je me convaincs que ce que je veux dire est plus lourd que mon silence ». C’était lors d’un voyage à Lubumbashi en décembre dernier.
Or, ce silence ne peut plus durer. En effet, alors que neuf mois nous séparent de l’élection présidentielle initialement prévue le 27 novembre prochain, sur la dizaine de scrutins annoncés en 2016, à ce jour seule la date des élections provinciales a été officiellement fixée par la Ceni. Pour le reste, le calendrier électoral est englué dans un flou total, ce qui risque de précipiter la RDC dans le chaos, vue l’immense défi que constitue l’organisation des élections dans ce pays dont la superficie est comparable à toute l’étendue de l’Europe de l’Ouest.
Une chose est sûre : plus les jours passeront et plus la Communauté internationale sera forcée de croire que la stratégie du « glissement », souvent évoquée par l’opposition et la société civile pour dénoncer les « réels » objectifs du Palais de la nation, est bel et bien au cœur de la stratégie politique du pouvoir en place. Certains observateurs sont d’ailleurs d’ores et déjà convaincus que l’élection présidentielle n’aura tout bonnement pas lieu en 2016. Ce qui est en soi un préjudice pour la démocratie congolaise.
Plus inquiétant encore, la vague de répression qui s’est abattue dans le pays depuis janvier 2015, mois au cours duquel plusieurs dizaines de personnes ont été tuées lors de manifestations contre le régime actuel, laisse présager le pire.

Dans son dernier rapport annuel intitulé Ils sont traités comme des criminels. La RDC fait taire des voix discordantes pendant la période préélectorale, Amnesty International fait état d’arrestations et de détentions arbitraires généralisées dans tout le pays. « Les opposants politiques, les membres d’organisations de la société civile et les journalistes étaient les principales cibles de cette répression », assure Amnesty. « Certains ont été arrêtés et soumis à des mauvais traitements, d’autres ont été condamnés à des peines d’emprisonnement à l’issue de procès iniques, sur la foi d’accusations forgées de toutes pièces ». De son côté, Human Rights Watch pointe du doigt le rôle des agents des services de sécurité et des renseignements congolais, accusés de violences et d’actes de tortures à l’encontre d’opposants et d’activistes.
La timidité de l’Union africaine sur le dossier congolais laisse quelque peu perplexe
À son tour, le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme et de la Monusco ont recensé 143 cas de violations des droits de l’homme liés au processus électoral entre janvier et septembre 2015, et rien qu’au mois de janvier 2016, la BCNUDH a enregistré 411 cas, soulignant une forte proportion d’exactions extrajudiciaires.

Les pontes du régime crieront au scandale, dénonçant des rapports produits par des organisations soi-disant à la solde de puissances occidentales. Mais qui, aujourd’hui, a le courage de nier l’arrestation arbitraire de l’un des opposants congolais, le député Martin Fayulu ? Qui ose mettre en doute les raisons du transfert du président de l’Association Lwanzo Lwa Mikuba, Vano Kiboko, du centre pénitencier de Makala vers la prison militaire de Ndolo ? Peut-on vraiment nous faire croire que cet ex-député de l’opposition fomentait un mouvement insurrectionnel à Makala ? Et encore : peut-on fermer les yeux sur les neufs militants de la Lucha arrêtés à Kinshasa et à Goma lors de la journée « ville morte » ? Comment justifier la coupure du signal de RFI à l’aube du 16 février ? Ce même jour, le Front citoyen a fait état des menaces de la part des autorités municipales de Lubumbashi et dans d’autres capitales régionales. Bref, qui peut nier tous ces faits?
Ce sont là autant de questions qui devraient interpeller la Communauté internationale, à commencer par l’Union africaine, dont la timidité sur le dossier congolais laisse quelque peu perplexe, laissant à quelques États occidentaux le soin de dire tout haut ce que beaucoup de citoyens africains, fatigués de voir leurs leaders s’accrocher au pouvoir sans légitimité, commencent aussi à dénoncer avec véhémence."


  • RDC : recrudescence des violations des droits de l'homme commises par les autorités, selon l'ONU
  • Cécile Kyenge : « Nous ne devons pas répéter les erreurs de l’après 11-Septembre »
  • Cécile Kyenge : "L'Europe a besoin d'ouvrir davantage ses frontières"



"Le ministre britannique de la Coopération inquiet pour la région des Grands Lacs"
° http://www.rfi.fr/afrique/20160305-ministre-britannique-cooperation-inquiet-region-grands-lacs
° http://www.afrik.com/election-presidentielle-en-rdc-la-grande-bretagne-et-le-canada-de-bons-exemples-a-suivre


"En campagne du Dialogue : Les Alliés de Tshisekedi hier chez Boshab – La Tempête des Tropiques
° http://7sur7.cd/new/en-campagne-du-dialogue-les-allies-de-tshisekedi-hier-chez-boshab/

"ESQUISSE D’UN DIALOGUE RÉPUBLICAIN
Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6914
Ce n’est évidemment pas avec le plus en vue des regroupements politiques de l’Opposition que le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur s’est entretenu lundi dernier. N’empêche. Compte tenu du contexte, le signal n’en est pas moins fort.
En ce moment où les acteurs politiques se regardent en chiens de faïence, le dégel Gouvernement- Alliés de Tshisekedi est une éclaircie dans le ciel sombre de relations entre le Pouvoir et l’Opposition radicale. Un pas dans la bonne direction. C’est-à-dire celle du nécessaire dialogue entre acteurs politiques.
Face au flottement dans lequel s’installe petit à petit le pays, à mesure que le temps passe, il n’y a pas meilleur antidote que le dialogue républicain. Si la Majorité et l’Opposition-, toutes loges confondues- se parlaient régulièrement, le pays gagnerait sinon en sérénité, du moins en décrispation. Ce qui n’est pas rien. D’abord le dialogue, ensuite le dialogue et enfin le dialogue. Tel est le prix à payer pour conjurer le scenario-catastrophe qui pointe à l’horizon.
Un tsunami qui pourrait déferler sur tout le pays. Pro dialogue, anti dialogue…qui peut se targuer d’être à l’abri du danger qui nous guette ? Un drame, façon Titanic. A part, bien sûr, ceux qui ont les moyens de prendre le large bien avant le naufrage. Ils sont à compter sur les doigts de la main.
Puisse donc l’exemple des Alliés de Tshisekedi faire des émules au sein de la classe politique. En particulier, dans les différents cénacles de l’opposition. Au demeurant, le dialogue est consubstantiel à la démocratie."


"PROFESSION DE FOI AU STADE DES MARTYRS SAMEDI DERNIER
APRÈS LE CULTE, LE DIALOGUE !

Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6925
La quintessence des prêches entendus lors du culte œcuménique célébré en faveur de la tenue du dialogue politique inclusif le samedi dernier au stade des Martyrs par les organisations de la Société civile prodialogue est " après le culte, le dialogue ". L’interprétation qui peut en être faite est que ceux qui croient aux vertus d’un dialogue en ont assez de la longue attente de sa matérialisation.(...)"

"Tenue du dialogue : Le « plan B » de Kabila bloqué par Tshisekedi ! - Congo Nouveau
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° http://7sur7.cd/new/tenue-du-dialogue-le-plan-b-de-kabila-bloque-par-tshisekedi/
Lorsque le chef de l’Etat, Joseph Kabila, signe, le 28 novembre 2015 l’ordonnance annonçant la formation du Comité préparatoire pour la tenue du dialogue national, tout le monde attendait la convocation, dans les jours qui suivaient, la convocation de ces assises. Trois mois après, les Congolais ont toujours les yeux et les oreilles tournés vers le Palais de la Nation.
Malgré la non désignation du Comité préparatoire du dialogue, les acteurs politiques de la Majorité Présidentielle (MP) croyaient, jusque mi-janvier, à donner de la voix en ce qui concerne la convocation de ces assises par le chef de l’Etat. Mais, il a suffi qu’Etienne Tshisekedi, le président national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) signe une lettre depuis Bruxelles (Belgique) où il est séjour, pour dire non à un dialogue convoqué par Joseph Kabila pour qu’un silence s’abatte du côté de la MP.(...)"


"Dénouement de la crise congolaise : Les acteurs politiques sous haute surveillance ! - Le Palmares
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° http://7sur7.cd/new/denouement-de-la-crise-congolaise-les-acteurs-politiques-sous-haute-surveillance/
En attendant le dénouement de la crise congolaise, la Communauté internationale a placé sous très haute surveillance, la classe politique congolaise.
Majorité présidentielle, G7, Dynamique de l’Opposition, Udps, Front citoyen, tout le monde est suivi à la loupe. Le but étant d’éviter à la RDC de basculer dans la tragédie et l’horreur comme c’est présentement le cas au Burundi et comme cela a été il y a peu en Centrafrique.
Qui de tous ces principaux protagonistes de la crise congolaise va oser franchir le Rubicon ? Qui va oser, le premier, poser l’acte irréversible susceptible de provoquer l’incendie? Les prises de position, les attitudes ainsi que les conciliabules secrets de chaque camp sont scrutés. La Communauté internationale ayant levé l’option en ce qui concerne le Congo-Kinshasa, de prévenir plutôt que de courir après la guérison.(...)"



""Joseph Kabila" jouit-il encore de toutes ses facultés?
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10649
Les nouvelles en provenance de Lubumbashi sont de plus en plus alarmantes. Sur ordre du président sortant "Joseph Kabila", les services de renseignements civils et militaires, l’armée et la police administrent désormais l’ancienne province du Katanga en général et la nouvelle province du Haut-Katanga en particulier. Des observateurs font état d’une sur-militarisation injustifiée de cette Région. Les ex-alliés du "raïs", passés à l’opposition, font face, au quotidien, à des tracasseries policières. Charles Mwando Nsimba, Gabriel Kyungu wa Kumwanza et l’ancien gouverneur Moïse Katumbi en savent quelque chose. Des observateurs commencent à se poser le plus sérieusement du monde des questions sur la santé mentale de l’homme qui "trône" à la tête de l’Etat congolais depuis quinze ans. Silencieux, "Joseph Kabila" inquiète. Que mijote-t-il? Une "lettre ouverte" adressée à ce dernier en date du 20 octobre 2006 par le défenseur des droits humains Golden Misabiko prend tout son sens. "Golden" accusait le président sortant congolais de se "shooter" à la cocaïne.(...)"


° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10648
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6864
° http://vacradio.com/2016/03/08/pas-de-dialogue-joseph-kabila-opte-pour-le-referendum/


"POUR FRANCIS KALOMBO, "KABILA SUIT LES TRACES DE MOBUTU"
° http://www.parismatch.com/Actu/International/Pour-Francis-Kalombo-Kabila-suit-les-traces-de-Mobutu-926129


Honorable Francis Kalombo est membre fondateur du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) et président de la Ligue des jeunes. Ici à l'hôtel Méridien Etoile à Paris, le 5 mars 2016© F de Labarre

Ce député de la majorité présidentielle dénonce les manoeuvres de son propre camp pour prolonger le mandat de Joseph Kabila en RDC au mépris de la constitution.

Paris Match. Vous êtes parmi les premiers disciples de Joseph Kabila, pourquoi l’avoir quitté après 15 ans auprès de lui ?

Francis Kalombo. Je n’ai pas quitté la personne. Je me suis opposé au système qui est en train de se mettre en place. Nous assistons à la reprise en main du pouvoir par les mêmes que la population a chassés en 1997 et qui ont pris les armes dans des mouvements rebelles. Ils installent aujourd'hui une dictature qu’aucun Congolais ne peut accepter après avoir vécu 32 ans sous le règne de Mobutu. 
Le Président Kabila est-il, selon vous, sous l’influence de ces personnes ?
Oui parce qu’il ne fait rien pour les retenir. Il suit les traces de Mobutu. La répression a atteint un tel niveau aujourd’hui que toutes les personnes qui expriment une opinion qui n’est pas celle de la majorité présidentielle sont traquées. La traque s’étend même aux membres de leur propre famille. C’est le cas de Moïse Katumbi (ndlr: l’ancien gouverneur du Katanga fait figure de leader de l’opposition). On a découvert il y a quelques jours qu’un individu espionnait ses enfants. On ne compte plus le nombre de prisonniers politiques au Congo. De nombreux organisateurs de la journée ville morte du 16 février ont été emprisonnés, de même que Christopher le président de la société civile. Plusieurs chaines de télévisions et radios privées qui ont osé recevoir des opposants ont été fermées. 

Comment ces «Mobutistes» sont-ils parvenus à s’immiscer dans l’intimité de Joseph Kabila ?
Après la chute de Mobutu, une guerre a éclaté le 2 août 1998. Elle a duré cinq ans et fait plusieurs millions de victimes. Un accord a été signé à Sun City en 2003 mettant fin au conflit. Elle a donné lieu à une réconciliation nationale. Les mobutistes qui avaient rejoint des mouvements rebelles ou créé des partis d’opposition à l’étranger sont revenus au pays.  Joseph Kabila s'est allié avec les mobutistes pour être réélu président de RDC en 2006. Ils étaient encore faibles à l'époque. Ils ont commencé à prendre de l’importance au début de son deuxième mandat en 2011. Tout responsable politique attaché au respect de la constitution et des droits de la république s’est alors vu écarté du pouvoir au profit de ces anciens mobustistes et ex-rebelles. Après avoir écrit trois lettres au président de la République pour tirer la sonnette d’alarme, des ministres, des chefs de partis et des parlementaires ont été chassés de la majorité. Sept partis l’ont quittée pour former le mouvement G7 qui peine à vivre aujourd’hui. 

"LES CONGOLAIS SONT TRÈS ATTACHÉS À LEUR CONSTITUTION"

Les Congolais ont-ils conscience du retour en force des Mobutistes ?
Oui bien sûr et c’est pour cela qu’ils résistent. Le peuple ne se laissera pas faire. Comme disait l’ancien président américain Hamilton, «il peut arriver à un peuple de réélire les mêmes personnes qu’il a chassées autrefois du pouvoir, mais si ces personnes font la même chose que ce pourquoi ils ont été chassés cette fois-là ils seront pendus.»  
Outre les Mobutistes, qui sont aujourd’hui les alliés de Kabila ?
Des hommes politiques qui ont été vomis par la population et qui ont échoué aux élections. Kabila les impose comme ministres, commissaires spéciaux, ou candidats aux postes de gouverneurs. 
Peut-il ainsi espérer rester plus de trente ans au pouvoir, comme Mobutu ?
Je ne pense pas. D’abord Joseph Kabila n’est pas arrivé au pouvoir comme Mobutu. Il a été élu président de la République démocratique du Congo réunifiée grâce à la communauté internationale. Des moyens financiers et humains colossaux ont été déployés pour mettre fin au conflit. Dix-sept mille casques bleus ont été envoyés et aujourd’hui encore, il en reste 15.000 sur le territoire. La mission de maintien de paix au Congo est encore la plus grand opération de l'Onu. Il est en quelques sortes redevable à la communauté internationale. Enfin, au terme de la négociation de Sun City qui a réunifié le pays, la RDC s’est vue doté d’un instrument fruit d’un large consensus: sa constitution. Elle a été adoptée par Referendum avec 85% de «oui». Aujourd’hui, les Congolais sont très attachés au respect de cette constitution, fruit de nombreux sacrifices. 

"LE MANDAT DE KABILA SE TERMINE LE 19 DÉCEMBRE"

Est-ce la raison pour laquelle Kabila n’ose pas encore y toucher ?
La majorité présidentielle a tenté de le faire, mais ils n’y sont pas parvenus. La population y est farouchement opposée. 
Vous êtes juristes de formation, ce texte constitutionnel lui autorise-t-il d’une manière ou d’une autre à prolonger son mandat ?
Non, d’aucune manière. Le but recherché par les constituants originaires est l’alternance démocratique et le refus total des présidents à vie. Si l’on s’en tient au texte, le mandat de Joseph Kabila se termine le 19 décembre 2016 à minuit. Il sera dès lors dans l’incapacité définitive d’exercer sa fonction présidentielle. L’article 75 de la constitution prévoit alors, en cas de vacance de pouvoir, qu’il revient au président du Sénat de prendre la tête du pays avec une seule mission: l’organisation les élections dans les trois mois qui suivent. Certains membres de la majorité présidentielle évoquent l’article 70 pour essayer de faire croire à l’opinion que Joseph Kabila peut rester au-delà du 19 décembre 2016. Car selon le deuxième paragraphe de cet article, le Président doit rester en fonction jusqu’à l’entrée effective du nouveau président élu. C’est vrai mais ils oublient de mentionner que cet article ne peut être opposable que si un nouveau Président a été élu conformément aux articles 73 et 74 ! Le nouveau Président élu n’entre en fonction que dans les dix jours qui suivent la proclamation des résultats définitifs. C’est pendant cette période limitée à dix jours que le Président reste aux commandes.

Si la Commission électorale nationale et indépendante ne peut organiser d’élections dans les délais, que prévoit le texte?
Il est impossible de dire: «puisqu’on ne peut organiser des élections, alors je reste». Au contraire. L’article 69 de la constitution fait du président de la République l’arbitre du bon fonctionnement des institutions. Si la Ceni est dans l’incapacité d’organiser des élections, c’est sa responsabilité à lui. Or, lorsqu’on interroge aujourd’hui la Ceni elle répond que c’est l’exécutif qui ne lui donne pas de moyens pour tenir ces élections dans les délais. En tant qu’arbitre et patron de l’exécutif, Joseph Kabila est donc doublement responsable. S’il en était autrement, ce serait trop simple. Une fois élu, un Président pourrait ne pas vouloir organiser des élections pour sa succession et rester en fonction à vie.

"IL DEVRAIT SUIVRE L'EXEMPLE DU PRÉSIDENT HAÏTIEN MICHEL MARTELLY"

Kabila, est-il prêt à entendre un tel discours ?
Ce n’est pas un discours, c’est ce que dit la constitution. Ceux qui rappellent aujourd’hui les principes de ce texte sont pointés du doigt. Ils subissent la répression comme certains membres de la majorité comme moi. En janvier 2015, je me suis exprimé contre la révision constitutionnelle et contre une des dispositions de la loi électorale qui prévoyait le recensement de la population avant les élections, un moyen de gagner du temps… Le gouvernement venait de présenter ce projet devant la représentation nationale. J’ai dit que c’était de la poudre aux yeux. La preuve, aucun recensement n’a eu lieu aujourd’hui. 
Kabila serait-il prêt aujourd’hui à reconnaître sa responsabilité et à se démettre de ses fonctions si des élections n’étaient pas organisées dans les délais ?
Il en va dans son intérêt et celui du peuple congolais. S’il décidait de respecter la constitution il en sortirait grandi. Plutôt que d’écouter les conseils des Mobutistes, il devrait suivre l’exemple du Président haïtien. (ndlr: Michel Martelly a quitté le pouvoir en Haïti le 8 février parce qu’il ne pouvait organiser les élections dans les temps.) Il pourrait aussi s’inspirer de Boni Yahi au Bénin qui après avoir échoué par un vote au Parlement à modifier sa constitution a accepté de se désister et d’organiser des élections. Kabila n’a même pas essayé de voter une modification de la constitution parce qu’il sait qu’il ne peut le faire."


Compatriotiquement!


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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 11/3/2016, 3:34 pm

"Défi :
"Joseph Kabila" décidé à organiser "son" référendum...

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10656
Selon des sources bien informées à Kinshasa, "Joseph Kabila" a reçu, jeudi 10 mars, le président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante), Corneille Nangaa. Au centre de leur entrevue, l’organisation d’un référendum. Vous avez bien entendu! Le locataire du Palais de la nation aurait instruit le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku - qui est également le secrétaire général de la "majorité présidentielle" (MP) - de faire examiner "en priorité", lors de la session parlementaire qui débute mardi 15 mars, la proposition de loi, en la matière, élaborée, l’année dernière, par les députés nationaux Lucain Kasongo Mwadiavita et Simplice Ilunga Monga.

"Nous assistons à une véritable tentative de coup d’Etat constitutionnel", peut-on lire, à juste titre, dans la déclaration publiée le 19 décembre dernier par le Front Citoyen 2016. Lentement mais sûrement, "Joseph Kabila" paraît plus que jamais décidé à braver l’opinion congolaise en emboîtant le pas à ses pairs d’Afrique centrale.
Samedi 27 février, le locataire du Palais de la nation s’est rendu à Brazzaville pour s’entretenir avec le président Denis Sassou Nguesso. Le tête-à-tête a duré pas moins de deux heures. De quoi ont-ils parlé? Mystère! Le communiqué final publié à l’issue des entretiens est un modèle achevé de la langue de bois diplomatique.

On apprend ainsi que les deux chefs d’Etat ont évoqué des questions relatives au "renforcement des relations d’amitié, de fraternité et de coopération entre les deux pays". Ils "se sont dits satisfaits de l’esprit de solidarité qui caractérise les relations sécuritaires entre les deux pays, tout en réaffirmant leur ferme engagement à œuvrer au renforcement de la coopération dans tous les domaines". Ils ont enfin "reconnu la nécessité d’une coopération accrue pour lutter contre une nouvelle forme de menace à la paix et à la sécurité à la suite des terrorismes transfrontaliers".
La visite de "Joseph Kabila" au "Congo d’en face" était en réalité fort "studieuse". Décidé à s’accrocher au pouvoir, l’homme est allé demander quelques "précieux conseils" à Sassou Nguesso qui a franchi l’étape du référendum. L’élection présidentielle a même été avancée au 20 mars prochain. "Joseph Kabila serait mal inspiré de prendre le modèle conçu par Sassou Nguesso comme un prêt-à-porter transposable dans l’ex-Zaïre, commente un analyste kinois. Sassou a préparé son ’coup’ depuis plusieurs années. Il est porté par les Nordistes et tente de séduire ses compatriotes du Sud notamment ceux de Pointe noire". Et d’ajouter : "Au Congo-Kinshasa, l’opinion souhaite le départ du président Joseph Kabila à l’expiration de son second et dernier qui intervient le 19 décembre prochain. Contrairement à Sassou, Kabila n’a pas de fief. Il est en rupture de bans avec ses ’frères katangais’. Il n’a plus qu’une bande de flatteurs autour de lui. Il risque d’apprendre à ses dépens que la force des armes ne suffit pas".

Selon des sources lushoises, Jaynet "Kabila" se trouve depuis mardi 8 mars à Lubumbashi. Il en est de même du secrétaire général du PPRD, Henri Mova Sakanyi, arrivé jeudi 10. "Jaynet et Mova ont reçu mission de faire gagner les candidats de la majorité dans les quatre provinces de l’ancienne Katanga", dit-on. Ils distribuent l’argent tout en distillant quelques menaces à peine voilées. Mova a invité "tous les enfants égarés de PPRD à rentrer dans les rangs du parti, et à ne pas cracher dans la soupe offerte par le chef de l’Etat". A signaler que le conseiller juridique de l’ANR a été promu premier président de la Cour d’appel à Lubumbashi. Il s’agit d’Ilunga Tanga qui a pris ses fonctions le mercredi 9 mars.
A en croire un témoin, "Jaynet" s’est entretenue, mercredi 9 mars, avec les députés provinciaux de l’ex-Katanga. "Vous êtes restés en poste durant presque dix ans par la volonté du raïs, aurait-elle dit. Vous devez voter en faveur des candidats de la majorité. Dans le cas contraire, le raïs n’hésitera pas à faire dissoudre les Assemblées provinciales". "Jaynet" de poursuivre : "Comme vous l’avez appris, tous les candidats gouverneurs qui avaient fait des infidélités à la majorité ont été invalidés. Vous devez savoir que le raïs n’est pas fini. Il sera encore là pendant au moins cinq ans avant l’organisation des élections. Il n’y aura pas d’élection présidentielle cette année".

Rentrée parlementaire

La session parlementaire qui débute ce mardi 15 mars sera chaude. Très chaude. "Joseph Kabila" est donc décidé à soumettre au débat la proposition de loi portant référendum.
L’affaire a été éventrée en septembre dernier. Dans une lettre n° CAB/PM/CJFAD/J.NK/2015 datée du 22 septembre 2015, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo transmettait au ministre de l’Intérieur et de sécurité Evariste Boshab "la loi portant organisation du référendum en République démocratique du Congo". La correspondance avait provoqué un tollé.

Le "Premier" écrivait notamment : "Par lettre référencée n° RDC/AN/CP/AM/CM/Pbk/09/0197/2015 du 21 septembre 2015, l’honorable président de l’Assemblée nationale m’a fait parvenir, conformément aux dispositions de l’article 130 de la Constitution, ainsi que des articles 135 et 137 du Règlement Intérieur de l’Assemblée nationale, la proposition de loi portant organisation du référendum en RD Congo (...)". "Je vous transmets la dite proposition de loi, poursuit Augustin Matata, en vue d’apprêter, de concert avec les ministères et autres structures concernés, les observations du gouvernement". Apparemment, il y avait urgence. Une urgence qui fut contrariée par la réaction de l’opinion.
Notons que ce document a été rédigé par les députés nationaux Lucain Kasongo Mwadiavita et Simplice Ilunga Monga. Celui-ci a été promu vice-ministre des Transports et voies de communication dans l’équipe Matata III.

Que disent les principes? L’article 218 de la Constitution énonce que l’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au président de la République, au gouvernement après délibération en conseil des ministres et à chacune des chambres du Parlement à l’initiative de la moitié de ses membres et à une fraction du peuple (100.000) par pétition. Chaque chambre décide à la majorité absolue du "bien fondé" du projet, de la proposition ou de la pétition de révision.
Dans un communiqué publié en septembre dernier, l’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, (Asadho), avait exprimé son étonnement suite à "l’urgence soudaine de doter le pays d’une loi sur l’organisation du référendum". Pour elle, cette démarche traduit la volonté de la majorité présidentielle d’obtenir la révision de la Constitution par voie référendaire "afin de permettre au président de la République, Monsieur Joseph Kabila, de briguer un troisième mandat".
L’Asadho de rappeler qu’aux termes de l’article 220 de la Constitution actuelle, "le nombre et la durée des mandats du Président de la République (…) ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle".

Ceux qui ont eu l’occasion d’être reçu ces jours-ci par "Joseph Kabila" disent avoir eu en face un "homme dépassé par les événements". Bref, "un homme déconnecté des réalités". Un familier du Palais de la nation assure avoir aperçu, lors d’une audience, un revolver dissimulé sous un dossier. Référendum ou le "chaos"?


Compatriotiquement!


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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  KOTA le 11/3/2016, 3:44 pm

EST-CE QU A CAUSE DE CETTE INJOINCTION QUE LE PRESIDENT DE LA CENI A SUBITEMENT ESSAYER DE VOYAGER POUR BRUXELLES ET IL A ETE BLOQUE ET INTERDIT DE VOYAGE (sic!) PAR LES SERVICES DE SECURITE? Razz

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 12/3/2016, 2:39 am

"RDC : APRODEC défie la CENI et publie un calendrier électoral complet et réaliste
° http://desc-wondo.org/fr/rdc-aprodec-defie-la-ceni-et-publie-un-calendrier-electoral-complet/



Alors que l’évidence du sabordage politique du processus électoral 2015-2016 par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), inféodée au camp politique du président Kabila,  devient apparente, APRODEC ASBL démontre non seulement la faisabilité de la tenue des élections dans les délais constitutionnels, mais établit un calendrier technique détaillé des différentes activités liées à l’organisation de toutes les élections prévues dans le processus électoral 2016 – 2017. Il revient aux Congolais et aux partenaires de la RDC de constater le blocage délibéré du processus électoral par la CENI et le pouvoir congolais, et de prendre des dispositions qui s’imposeront au moment voulu afin de permettre que l’alternance démocratique soit effective dans les délais constitutionnels.







"
 
 
 "Qui « stoppera » l’imposteur qui trône à la tête du Congo-Kinshasa ?
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10655
Le 26 mars prochain, les députés des 21 nouvelles provinces issues du découpage territorial vont élire les gouverneurs et vice-gouverneurs de ces entités administratives. Sauf retournement inattendu, les prétendants arborant l’étiquette « MP » (majorité présidentielle) devraient rafler la totalité de ces postes. Non pas parce que «Joseph Kabila» et ses acolytes seraient redevenus "séduisants" mais simplement parce que la compétition n’aura pas été loyale. C’est-à-dire à armes égales. Inutile de parler de corruption et des intimidations.

Après avoir obtenu l’invalidation de 21 candidatures estampillées « indépendant » suite à la lettre datée du 23 février 2016 adressée à la CENI par le secrétaire général de la « Majorité présidentielle » (MP), Aubin Minaku, la mouvance kabiliste a pourchassé les « candidats malheureux » devant les cours d’appel auprès desquelles ceux-ci avaient interjeté appel contre cet oukase. La démarche de la MP a été entérinée par un appareil judiciaire inféodé au pouvoir politique.
La MP qui instrumentalise la justice d’une manière scandaleuse a obtenu l’invalidation d’autres "indépendants" devant les juridictions d’appel. A titre d’exemple, dans la province du Bas-Uele, la candidature de Jean-Paul Nemoyato a été rejetée. Motif invoqué: son colistier appartiendrait à la MP. Au Kwilu, Michel Balabala Kasongo a subi le même sort sous prétexte qu’il a démissionné du Palu deux jours après le dépôt de sa candidature au poste de gouverneur. « Ces candidats sont jusqu’ici membres de ces partis politiques qui appartiennent à la MP et ont utilisé la fraude en se présentant en candidats indépendants à cette élection ». C’est l’argumentation développée par le conseil de la MP.

Dans l’ancienne province du Katanga, « Joseph Kabila » est allé plus loin dans l’expression de l’absolutisme. Il a nommé, mardi 8 mars, non seulement un nouveau premier président mais aussi un nouveau procureur général près la Cour d’appel à Lubumbashi. Et ce au moment où cette juridiction est saisie au second degré par les candidats recalés à la demande du secrétaire général de la MP. Pour la petite histoire, le nouveau premier président près la Cour d’appel à Lubumbashi n’est autre que l’ancien conseiller juridique à l’administrateur général de l’ANR (Agence nationale de renseignements). Il s’agit du sieur Ilunga Tanga. Celui-ci remplace Jean-Pierre Kikwangasha Kabwanga.

Les Congolais paient aujourd’hui le prix fort pour avoir laissé un imposteur s’installer à la tête de leur pays. En 2006 et en 2011, « Joseph Kabila » a été « élu » à la tête de l’Etat congolais alors même qu’il ne satisfaisait guère à la première des conditions. A savoir, la possession de la nationalité congolaise d’origine.
L’actuel chef de l’Etat congolais est non seulement un faussaire mais aussi un imposteur. Il a obtenu son premier passeport congolais sans qu’il ait pu administrer le jugement supplétif destiné à remplacer l’acte de naissance délivré par un officier de l’état civil.

L’imposteur « Joseph Kabila » a eu besoin de beaucoup de complices. C’est le cas notamment d’un haut magistrat nommé Luhonge Kabinda Ngoy. Celui-ci occupait les fonctions de procureur général de la République au moment de l’investiture de ce successeur improbable de Mzee LD Kabila. Sur le procès-verbal d’investiture lu par Luhonge, il est écrit, noir sur blanc, que le nouveau président de la République, investi le 26 janvier 2001, est né à Hewa Bora II, de parents congolais. Un chef d’œuvre de faux en écriture. «La fraude corrompt tout», disent les juristes.
« Joseph Kabila » est né dans une localité qui n’a jamais eu d’existence légale dans la nomenclature des entités administratives du Congo-Zaïre. L’homme s’appelait autrefois Kanambe, Hyppolite, Mtwale. Il a effectué son service militaire dans l’armée tanzanienne. Ce qui incline à penser qu’il a été titulaire d’une nationalité étrangère avant de fouler le sol zaïrois en janvier 1997 dans les bagages d’un certain James Kabarebe, alors colonel et chef des opérations militaires de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques au lendemain de l’assassinat du général André Kisase Ngandu. Peuple très peu tenace, doté d’une mémoire fugitive, les Congolais n’aiment plus relire ce chapitre de l’histoire. Erreur!

Depuis quinze ans, l’imposteur « Joseph Kabila » est occupé à déstructurer l’Etat congolais. L’armée, la police et les services secrets sont infiltrés par des éléments étrangers. Les Congolais vivent dans une sorte de garnison. Des troupes venues d’un pays voisin seraient présentes à Kitona, Boma, Mbanza Ngungu, Maluku, Lubumbashi, Gemena, Lisala et Gbado Lite.
Pendant ce temps, le Parlement n’est plus qu’une chambre d’enregistrement. La justice est devenue un appendice du cabinet présidentiel. Inutile de parler du gouvernement qui ne fait même pas semblant de gouverner. Alors que sur papier (article 91-2 de la Constitution), c’est lui qui "conduit la politique de la nation".

L’heure a sonné pour « stopper » l’imposteur. C’est maintenant ou jamais ! Il est désormais clair qu’après l’élection des gouverneurs des 21 provinces, l’imposteur va passer à une autre phase. Celle de l’organisation d’un référendum constitutionnel avec pour objectif de faire sauter les verrous qui l’empêchent d’instaurer une «présidence à vie »..."



"Flash : Jaynet "Kabila" à Kalemie pour soudoyer les députés
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10657
Selon des sources bien informées à Kamina (province du Haut Lomami), des caciques de la mouvance kabiliste (Ramazani Shadari, Kokonyangi, Adolphe Lumanu, Félix Kabange) ont tenu, jeudi 10 mars, une réunion à huis clos, à Kamina, avec tous les députés provinciaux qui doivent élire le gouverneur. "Je veux que des cadres du Pprd remportent le poste de gouverneur dans les quatre provinces de l’ancien Katanga". C’est le mot d’ordre que " Joseph Kabila " aurait donné "à la bande à Henri Mova". Des sources indiquent que depuis ce vendredi matin, plusieurs dizaines de membres de la garde prétorienne de " Joseph Kabila ", les fameux " GR", et des policiers occupent l’aéroport de Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika. On apprend que les militants de l’opposition G7 sont bloqués à l’aéroport. Il leur est interdit de rejoindre la résidence de leur candidat Christian Mwando. Jaynet "Kabila" et les autres bonzes du PPRD sont à Kalemie. "Ils ont pour mission de corrompre mais aussi de menacer les députés récalcitrants", confie un ancien membre du Pprd joint au téléphone.

Info Congo Indépendant"



"Le président de la CENI corneille Naanga, a-t-il essayé de fuir pour l`Europe?
Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://vacradio.com/2016/03/11/le-president-de-la-ceni-corneille-naanga-a-t-il-essaye-de-fuir-pour-europe/
Selon une source à Kinshasa, Vacradio.com a appris que Kalev Mutondo a blocqué le président de la CENI à l’aéroport pour un voyage suspect vers l’Europe.
De quoi le tout puissant a-t-il peur?

Selon des sources proches du nouveau président de la CENI, Corneille Naanga est suspecté de chercher à prendre la poudre d’escampette, pour éviter de couler avec Joseph Kabila qui a decidé d’organiser un referendum. Et malin comme un vieux singe, Corneille Naanga cherche à ne pas être sur la liste des autorités congolaises qui seront visées par les sanctions de l’EU et de la communauté internationale."



"Le Docteur Mukwege mécontente les militaires congolais
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2016/03/11/le-docteur-mukwege-mecontente-les-militaires-congolais/
A Genève, le gynécologue a soutenu la lutte contre l’impunité et mis en garde à propos d’un nouveau cycle de violence
Genève, envoyée spéciale
Qu’il s’agisse de la traçabilité des minerais, de la lutte contre l’impunité ou de l’inquiétude que suscite le probable report de élections de novembre prochain, le Dr Mukwege, à chacun de ses voyages en Europe, place la barre plus haut, revendiquant, en tant que citoyen, son droit de s’exprimer sur le plan politique. A Genève, à l’occasion de la « journée de la femme », il fut accueilli comme un héros par le Haut commissaire aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein qui salua son action au cours d’une session spéciale à laquelle assistait le ministre président de la Communauté française Rudi Demotte.
Sous la prestigieuse voûte multicolore de la grande salle du Palais des Nations, le médecin chef de l’hôpital de Panzi relaya le message des femmes du Kivu, qui « réclament la paix » et dénoncent « les démons machistes ».
Mais il exprima aussi d’autres sujets d’inquiétude : «la population, vigilante, considère que les élections représentent un contrat social…Or, de plus en plus, nous faisons face à une anarchie organisée : l’espace réservé aux libertés publiques se réduit, les activistes sont harcelés, les signaux d’alerte passent au rouge… » Evoquant la dérive du Burundi, le médecin demanda « qu’au Congo, on agisse en amont plutôt que se préparer à compter les morts… La RDC pourrait sombrer dans un nouveau cycle de violence favorisé par un contexte préélectoral délétère et un déni de justice…»
Pour le docteur Mukwege « les droits de l’homme et de la femme sont en danger au Congo et la responsabilité des autorités est engagée. »

Elargissant son propos à la lutte contre l’impunité, le médecin exprima son soutien à la démarche entreprise par quelque 200 ONG internationales et congolaises qui réclament que soient appliquées les recommandations du « mapping report » (un rapport produit en 2009 par les Nations unies et reprenant les plus graves violations des droits de l’homme commises en RDC de 1993 à 2003). Ce rapport propose qu’une « justice transitionnelle » soit enfin mise sur pied, prévoyant la mise sur pied de « chambres mixtes » composées de juristes congolais et étrangers et incluant la « dimension régionale » du problème. Le médecin de Panzi demanda aussi qu’une indemnisation soit enfin prévue pour les victimes de ces violences innombrables.
En soulevant la question du « mapping report » enterré dans les armoires des Nations Unies depuis le jour de sa publication, le Dr Mukwege a touché un sujet sensible entre tous. La veille de son intervention, la juge sud africaine Navy Pillay, qui fut Haut Commissaire aux droits de l’homme au moment de la publication du rapport, avait mis les pieds dans le plat : « lorsque le rapport fut publié, mais sans mentionner les noms des auteurs des crimes de guerre évoqués dans le texte, le Rwanda fit savoir qu’au cas où le document aurait des suites, il pourrait retirer ses 3500 hommes mis à la disposition de l’ONU dans le Darfour. » A l’époque, le secrétaire général de l’ONU s’était d’ailleurs précipité à Kigali pour calmer le jeu. Autrement dit, le « mapping report » qui évoque entre autres les massacres de réfugiés hutus commis au Congo lors de la première guerre du Congo par les alliés rwandais qui soutenaient Laurent Désiré Kabila et qui épingle des tueries commises par les rebelles congolais soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, représente aujourd’hui encore une « bombe » à la fois régionale et nationale. En effet, des pays voisins (surtout le Rwanda et l’Ouganda) pourraient être amenés à répondre de crimes commis au Congo par leurs troupes tandis que d’anciens « chefs rebelles « aujourd’hui intégrés au sein de l’armée congolaise (à la suite des accords de paix) et y occupant de hautes fonctions pourraient être nommément mis en cause. Le seul fait que des témoins aient évoqué ces crimes de guerre dans le documentaire consacré au docteur Mukwege avait déjà provoqué l’interdiction momentanée du film à la suite du mécontentement de l’armée congolaise. Cette dernière, dans sa structure actuelle, s’estime injustement diffamée alors qu’elle a retiré de ses rangs des milliers d’enfants soldats et mis en œuvre une justice qui a déjà jugé de nombreux militaires accusés de violences sexuelles.

Le sujet demeure sensible : la chaîne al Jazeera a fait état de réactions de mécontentement émanant de certains officiers et à Genève, l’ambassadeur du Congo aux Nations unies M. Zénon Mukongo Ngoy a tenu à «recadrer » le Dr Mukwege, tout en saluant son action. Rappelant que les guerres qui ravagèrent le Congo étaient l’une des conséquences du génocide de 1994 au Rwanda, il souligna que le menace n’avait pas disparu, que les tentatives de déstabilisation du Congo existaient encore, que le flux des armes n’était pas tari… Sans autre précision, il assura « nous savons qui tire les ficelles », allusion probable aux multinationales désireuses d’exploiter le coltan congolais au départ de la plate forme rwandaise. Tout en appelant ses compatriotes à s’unir au lieu de se diviser, il conclut que « le vrai problème n’est pas Congolais », relayant ainsi une conviction souvent entendue à Kinshasa dans les milieux proches du pouvoir, selon laquelle la RDC, comme le Burundi voisin, serait visée par un « complot international »…
Qu’il s’exprime de manière officielle ou par des voies détournées, le «mécontentement» de l’armée congolaise représente un nouveau sujet d’inquiétude…"



° http://www.radiookapi.net/2016/03/11/actualite/politique/rdc-le-president-du-senat-assurera-linterim-du-chef-de-letat-en-cas
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9461&rubrique=POLITIQUE
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6941
° http://www.radiookapi.net/2016/03/11/actualite/justice/rdc-7-militants-de-lucha-acquittes-2-condamnes-trois-mois-de-prison
° http://www.apareco-rdc.com/index.php/a-la-une/actualites/2679-les-experts-belges-en-sejour-a-kinshasa-pour-former-les-agents-de-l-anr-aux-techniques-de-neutralisation-du-soulevement-populaire.html


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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 14/3/2016, 3:38 am

Qu'est-ce qui nous attend demain ? Un constat rapide d'étape ?!
Bien sûr, aucun doute possible, "JK" veut se maintenir à la tête du pays d'une façon ou d'une autre pour des raisons qui n'ont plus à être démontrées : la mission d'un agent de l'occupation du pays par des puissances étrangères dont nos voisins, la crainte d'un après-présidence où il serait exposé sans prescription à son bilan criminel, l'addiction au pouvoir d'un dictateur prédateur habitué à imposer et à accumuler encore plus....

De quelles armes "JK" dispose-t-t-il aujourd'hui ?

1° Mettre délibérément le pays devant un fait accompli : élections délibérément non préparées pour un glissement de "force majeure" qui le maintiendrait 18 mois à 3 ans de plus au pouvoir à travers une transition négociée ou non...
2° Une négociation préalable à travers un dialogue qu'il aura imposé qui institutionnalise un glissement et donc une transition qui auront le malheur de rendre caduque la Constitution actuelle et donc de donner voie à une révision constitutionnelle profonde qui rebat les cartes jusqu'à permettre à "JK" de rempiler "constitutionnellement" sur un registre personnel de quasi présidence à vie...

3° Un référendum pour une révision constitutionnelle opportunniste qui abolirait les digues prévues dans l'actuelle contre l'alternance démocratique à travers les exposés des motifs, articles 220 et associés, projet précédemment abandonné que désemparé ce pouvoir reconvoquerait à la rescousse comme il se murmure de plus en plus...
"JK" se dit sans doute : Sassou au Congo/Brazza, Kagame au Rwanda l'ont réussi sans trop de condamnations à leurs trousses, pourquoi lui aujourd'hui ne le tenterait-il pas ?
4° On ne l'évoque pas trop mais ce scénario figure bien dans leurs tiroirs : des élections trafiquées avec un candidat/lige en l'occurrence ici Minaku qui garantirait tous les intérêts du clan de JK...
Que des "frères" derrière ! Passons...

Quelles armes pour l'opposition à "JK", pour les forces politiques et sociales voulant le changement ?
La capacité à construire la résistance à travers un front uni reste la préalable combien peu "intériorisée" hélas par des politiciens toujours dévorés par leurs ambitions et donc des agenda volontiers ambigus, divergents  !
Oui malheureusement Udps et alliés, Dynamique de l'opposition, G7, Société civile associée et population ne nous prouvent pas encore une stratégie commune et agressive qui déstabilise la dictature !
Dommage, travaillons pour y arriver...
Sinon les voies sont connues : attaques ciblées et réfléchies contre l'autoritarisme du pouvoir et ses complices en première ligne la Ceni avec ses oukases politisées à la solde du pouvoir pourtant censées techniques et neutres notamment ses fumeux 16 mois pour nettoyer le fichier électoral, apprêter un calendrier, obtenir le financement...
Bien soumis et abruti succomberait à toutes ses manigances...

Il y'a heureusement un espoir possible : que toutes ces dispositions soient balayées par une réalité aujourd'hui implanifiable et imprévisible d'une réaction interne et/ou externe qui nous surprenne et nous invite à l'humilité à prévenir l'avenir... Rêvons positivement...
Comment vont réagir les Congolais ?
Contrairement à certains avis définitifs qui condamnent toute surprise, qu'on nous permette de ne rien écarter et de spéculer sur cet inconnu possible...
Et comment va régir la fameuse CI ?
Il semble que pour des raisons qui sont d'abord les siennes elle nous rejoigne cette fois et momentanément sur la volonté majoritaire et légitime de changement des Congolais ; espérons qu'elle sera cette fois une alliée objective...

A plus.............


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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 15/3/2016, 12:14 am

"RDC : l’élection des gouverneurs taillée sur mesure pour la majorité
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-lelection-des-gouverneurs-taillee-sur-mesure-pour-la-majorite/
La majorité présidentielle peut-elle réaliser le « grand chelem » lors de la prochaine élection des gouverneurs ? C’est bien possible. Avec l’invalidation de nombreux candidats, la majorité pourrait rafler la plupart des 21 nouvelles provinces.

Après deux reports, les nouvelles provinces de la République démocratique du Congo (RDC) éliront leurs gouverneurs le 26 mars après plusieurs mois d’administration intérimaire par des commissaires spéciaux nommés par le gouvernement. Une bonne nouvelle si ce n’était les conditions contestables dans lesquelles la Commission électorale (CENI) et le justice congolaise ont  validé et invalidé les différentes candidatures. Sur les 135 candidats gouverneurs, 31 ont été invalidées par la CENI et les Cours d’appel de justice et 66 ont été retirées. Au final, il n’y aura que 66 candidats pour pourvoir les postes de gouverneur dans les 21 nouvelles provinces – voir la liste complète des candidats ici. Certains observateurs y voient « une élection jouée d’avance ». C’est le cas de Michael Tshibangu, analyste politique et président de l’Association pour le développement et la démocratie au Congo ( ADDC) basée au Royaume-uni. « Avant la publication de la liste des candidats pour l’élection des gouverneurs, Aubin Minaku, le président de l’Assemblée nationale, avait communiqué à la CENI une liste de candidats à invalider, explique à Afrikarabia Michael Tshibangu. Donc il savait clairement à l’avance qui était candidat et qui ne l’était pas. Ce qui remet en cause l’indépendance de la CENI ». Mais ce qui inquiète cet observateur de la vie politique congolaise, c’est que « la CENI a suivi scrupuleusement les injonctions d’ Aubin Minaku. Tous les candidats qui n’ étaient pas du goût de la majorité ont été invalidés ». Ce scrutin serait-il taillé sur mesure pour la majorité présidentielle ? « Dans des provinces comme le Kasaï central, Lomami ou Sankuru, les candidats gouverneurs et vice-gouverneurs de la majorité présidentielle sont de facto élus… faute d’adversaires politiques, puisqu’il n’y a qu’un seul candidat ! »(...)"


"A L’OCCASION DU 1ER CONGRES DE L’UDCO
BANZA MUKALAY : " PAS DE VACANCE DE POUVOIR APRÈS DÉCEMBRE ""

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6951


"Le pasteur Mugalu : «Le Congo doit enterrer la Nation de la haine…»"
Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  
° http://www.lephareonline.net/23336-2/


"Comment éviter la guerre mondiale africaine en RD Congo ?
Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://www.lephareonline.net/23334-2/
L’information qui nous est présentée sur les conflits en cours à travers le monde et particulièrement en RD Congo, est tellement faussée que la vérité est devenue pratiquement méconnaissable. Cette volonté de maquiller la vérité est due avant tout aux agendas sélectifs des médias, des gouvernements puissants, des sociétés multinationales, des ONG et des groupes de pression. Les quelques conflits faisant la « une » parmi les conflits en cours à travers le monde sont volontairement choisis pour faire l’objets d’un examen de près et d’une indignation sélective, très rarement sur la base de l’étendue ou du degré d’urgence humanitaire. Par contre, les conflits ne faisant pas le hit-parade, demeurent à toutes fins utiles des conflits pas détectés, par conséquent absents de la conscience collective de la communauté internationale.

Le fait de reconnaître que les conflits en RD Congo dans sa partie Est (plus de cinq millions  de morts depuis 1998) sont marginalisés et exclus des agendas médiatiques, politiques  et publics n’est pas nouveau.
Ceci reste parmi les exemples des conflits qui sont demeurés inaperçus sur toutes les  manifestations des écrans-radar de la communauté Internationale malgré que ces conflits aient causé un très grand nombre de morts et de destructions.

La guerre mondiale africaine en RD CONGO est-elle évitable?

Notre but n’est pas de décrire tous les contours des conflits et de l’insécurité permanente dans la partie Est de la RD Congo mais nous voulons épingler les sources de cette guérilla et les intérêts des belligérants de poursuivre celle-ci en maintenant une situation instable dans la partie Est de la RD Congo.[/justify]
[justify]Il s’agit en fait d’une convergence de plusieurs conflits liés aux niveaux local, national et régional qui se concentrent principalement sur la moitié Est de la RD Congo. Le conflit tire ses origines récentes dans les divisions internes exacerbées par des décennies de mauvaise gestion sous Mobutu soutenu par les USA, pendant des décennies de conflits ethniques et des flux de réfugiés qui ont abouti au génocide au Rwanda en 1994 et des retombées des guerres civiles étrangères sur le territoire de la RD Congo. Le gouvernement de la RD Congo, de nombreux groupes rebelles, les milices locales et les huit pays qui sont intervenus militairement ont ou ont eu des objectifs ou des agendas différents.
Il a été question en premier lieu des intérêts des Etats voisins de la RD Congo au lieu de ceux des maîtres de la colonisation ou des patrons de la guerre froide qui ont dicté le déroulement des conflits. Les hostiles opérations des mouvements rebelles à partir de bases en RD Congo ont fourni en grande partie la justification de l’intervention rwandaise et ougandaise.

Les relations de la RD Congo avec les mouvements rebelles de l’Angola et du Soudan ont également pesé dans la décision d’intervenir. L’accès aux ressources en RD Congo a aussi été  un facteur clé dans l’intervention étrangère dans les deux côtés, en particulier avec des accords entre la RD Congo, le Zimbabwe et la Namibie.
En termes d’une histoire de conflit, le génocide rwandais de 1994 est peut-être le point de départ de la guerre. En 1997, le Rwanda et l’Ouganda soutiennent l’alliance des anti-Mobutu. Celle-ci ne rencontre pratiquement pas de résistance dans leur parcours vers Kinshasa. Ainsi, Laurent Kabila a été installé comme Président de la RD Congo.
Les désaccords se sont vite développés entre le nouveau régime de Laurent Kabila et les bailleurs de fonds qui l’avaient propulsé au pouvoir. Mécontents de l’attitude de Laurent Kabila de ne pas respecter leur accord secret, les bailleurs de fonds ont voulu une fois encore provoquer un changement de régime. Ainsi le 2 août 1998, les troupes rwandaises et ougandaises traversèrent la frontière en RD Congo, en intelligence avec les Congolais opposés au régime de Laurent Kabila. La suite de l’histoire, encore fraîche dans la mémoire collective des Congolais, est connue.

Plusieurs initiatives africaines de paix ont apporté de nombreux accords, y compris un plan pour un gouvernement de transition, en attendant les élections de 2006. Mais l’impact sur la situation réelle a été limité, particulièrement-dans l’Est de la RD Congo.
Pendant que la plupart des forces étrangères déployées en RD Congo ont été retirées, le conflit interne s’est poursuivi entre les mandataires du Rwanda et de l’Ouganda (étroitement contrôlés par leurs bailleurs de fonds), les forces gouvernementales de la RD Congo et leurs alliés, les milices Hutus, et d’autres mouvements rebelles des pays voisins. Les alliés, (notamment le Rwanda et l’Ouganda) sont devenus des ennemis, et les ennemis, des alliés.
Les factions se sont divisées en factions à nouveau, et malgré quelques progrès, la paix généralisée et durable demeure vague. La guerre mondiale africaine en RD Congo a atteint son paroxysme et la balkanisation de la RD Congo n’est plus un sujet tabou car les velléités des mandataires de Rwanda et de l’Ouganda sont devenues visibles.

Paradoxalement, le conflit s’est poursuivi économiquement à cause des richesses minérales de la RD Congo. La poursuite du conflit perpétue les conditions favorables à l’exploitation des ressources de la RD Congo par les parties en conflit, les sociétés et les individus opportunistes.
Nombre de ces entités ont été impliquées dans le rapport final des experts des Nations Unies sur l’exploitation des ressources naturelles et autres formes de richesses de la RD Congo. A l’exception des parties en conflit, celles impliqués comprennent des sociétés multinationales basées en Belgique, en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et aux USA. Les ressources exploitées comprennent le diamant, l’or, le cuivre et la cassitérite. Le coltan, un minerai qui est un élément essentiel dans la téléphonie mobile et autres appareils électroniques, demeure la ressource la plus influente dans le conflit.
La guerre mondiale africaine en RD Congo se trouve être dans une complexité telle que cela nécessite absolument l’implication des grands décideurs politiques du monde de placer ce problème dans leur agenda politique, sinon l’Est de la RD Congo servira comme d’habitude de zone de prédilection pour déclencher les hostilités déstabilisatrices de notre pays.

L’agenda

Des présidents, des premiers ministres, les politiciens et leurs porte-parole contribuent de manière significative à diffuser l’information réelle ou à déformer la réalité de l’état de conflit, pour l’ajuster à correspondre avec leurs objectifs politiques.
Ceux qui espèrent maintenir le statu quo, ou évitent de s’impliquer dans un conflit, ignorent ou minimisent l’injustice et la violation des droits de l’homme. Le silence assourdissant sur la RD Congo est malheureusement évident que l’affirmation selon laquelle  il existe certains niveaux de meurtres, de violation des droits de l’homme et de souffrance humaine que l’Occident ne tolérera simplement pas, n’est guère plus de la rhétorique élaborée pour poursuivre des objectifs étroits de la politique étrangère.

Les aspects stratégiques de la crise en RD Congo

Sur l’échiquier géostratégique, il nous semble que le statu quo va encore demeurer pour longtemps.
Malgré l’accord-cadre signé à Addis-Abeba en février 2013 sous l’égide de l’UA et en présence de Ban Ki-Moon, Secrétaire Général de l’ONU, ainsi que les efforts fournis par les Nations-Unies, l’UE et l’OIF, la situation politique stagne et le vrai dialogue politique tarde à venir alors que l’émergence d’un leadership visionnaire et constant incarné par le Président Etienne TSHISEKEDI a clairement défini la sortie de crise en RD Congo dans sa feuille de route. Mais cela n’interpelle pas la conscience collective de la communauté internationale à faciliter la tenue de ce dialogue politique.
C’est autour de la RD Congo que gravitent toutes les forces centrifuges et centripètes capables d’instaurer la paix et faire démarrer un vrai programme de développement économique et social des pays de la sous-région. Dans une certaine mesure, toutes proportions gardées, nous pouvons affirmer que l’avenir des 11 pays constituant la CIRGL est fortement lié à la stabilité politique de la RD Congo. L’avenir de la RD Congo dépend des formations politiques visionnaires et engagées réellement dans le changement. Parmi ces formations politiques de l’échiquier de la RD Congo, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a sa partition à jouer en vue de faire bouger les lignes. Le leadership visionnaire revient aujourd’hui au Président Etienne TSHISEKEDI. Lequel a esquissé la voie de sortie de crise. Malheureusement, il est incompris jusqu’à ce jour.

Les pistes de solution pour la sortie

En dehors de nouvelles capitales émergentes qui n’ont cependant pas encore les moyens pratiques de faire face aux turbulences historiques des dernières décennies, le monde actuel, vu d’Afrique des grands lacs, est piloté depuis:

  • Washington, puissance américaine, avec son tandem britannique, qui ont façonné l’axe Kigali-Kampala en perte de vitesse. Et New York, siège onusien, continue à cautionner les options de la diplomatie internationale.
  • Bruxelles, Siège UE/ACP, elle aussi en perte de vitesse, mais garde une audience dans les capitales africaines en raison des liens paternalistes.
  • Genève, capitale internationale humanitaire, qui a l’avantage de rassembler dans la pure tradition helvétique de neutralité, les plus grands décideurs de ce monde globalisé d’aujourd’hui, y compris les représentants des fameux BRICS, les maîtres de demain, que la RD Congo a le devoir naturel de rejoindre pour redessiner la nouvelle région d’Afrique des Grands Lacs.
  • Addis-Abeba, siège UA, qui semble avoir envie de faire mieux que par le passé et qu’il va falloir approcher de manière pragmatique et utile.


C’est l’occasion pour ces institutions citées plus haut de rendre opérationnels tous autres mécanismes non encore exploités par la diplomatie dans la région des grands lacs au cas où ces mécanismes s’avèrent indispensables dans une action visionnaire pouvant amener la RD Congo à trouver la solution idoine pour mettre fin à la crise politique actuelle dans le délai constitutionnel à savoir le 19 décembre 2016 en cas de non élection.
Le dialogue consistera à trouver un consensus après que les deux parties prenantes, UDPS et alliés d’une part, et la MP et alliés d’autre part auront élagué, sous la facilitation internationale, les points de divergence pour sortir la RD Congo de sa crise politique. On aura ainsi évité un embrasement de la situation politique dans notre pays.
 Kinshasa, le 9 mars 2016
Marcellin BILOMBA
Economètre
Cadre de l’UDPS
Directeur honoraire du Cabinet du Président E. Etienne TSHISEKEDI "


"Justine Brabant: «Le conflit au Congo n'est pas oublié, il est mal regardé»"
° http://www.rfi.fr/emission/20160312-justine-brabant-rdc-congo-rwanda-livres

"13 03 16 AFP - RDC : fermeture d'une radio-télévision d'opposition à Lubumbashi"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=204014&Actualiteit=selected

"Le Katanga en état de guerre ?
– JJ Wondo

° http://desc-wondo.org/fr/le-katanga-en-etat-de-guerre-jj-wondo/
Comme je l’ai mentionné dans mes précédentes analyses, l’ex-province du Katanga est considérée officieusement comme une zone opérationnelle, c’est-à-dire une zone de guerre[1]. La sur-militarisation de cette ex-province de la RDC montre qu’il y a de sérieux risques que la situation dégénère en un conflit armé. Selon nos diverses sources à la base de toutes les informations compilées et analysées par DESC, le président Kabila ne lâchera pas le pouvoir pour une alternance politique démocratique à la fin de son mandat. Selon une source militaire, « En cas d’un départ forcé, Kabila se prépare à instaurer le chaos en RDC : « le boss et sa clique sont prêts à déclencher une guerre civile comme au Burundi et en Syrie pour conserver coûte que coûte le pouvoir. Et il faut tenir compte de cet état d’esprit du régime Kabila qui n’a jamais cru en une alternance démocratique »[2]. Kabila est effectivement dans une logique de confrontation armée. Les récentes acquisitions militaires, essentiellement au profit de sa garde personnelle, la GR, et les envois vers l’ex-Katanga le prouvent à suffisance. En attendant une éventuelle offensive militaire, Joseph Kabila s’apprête à mener une tournée dans les quatre nouvelles entités provinciales de l’ex-Katanga en vue de reconquérir le cœur des populations locales. Cette tournée est consécutive à l’évaluation faite par l’ANR, ce service de l’Etat devenu plutôt une agence politique au service du président Kabila, faisant état d’une baisse considérable de la popularité du président congolais dans l’ex-Katanga. Son épouse, Olive Lembe, y a séjourné déjà en éclaireuse, les mains remplies de biens et argent du trésor public pour séduire les mamans katangaises.(...)"


° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6952
° http://www.lephareonline.net/election-des-gouverneurs-et-vice-gouverneurs-de-nouvelles-provinces-la-liste-definitive-des-candidats-est-la/
° http://www.radiookapi.net/2016/03/13/actualite/politique/rdc-la-mp-gagne-la-presidence-de-80-des-assemblee-provinciales
° http://www.lephareonline.net/apres-les-elections-du-12-mars-2016-nouvelle-configuration-des-bureaux-des-assemblees-provinciales/
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9467
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10661
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9474
° http://groupelavenir.org/mise-en-place-du-comite-preparatoire-au-dialogue/
° http://www.rfi.fr/afrique/20160314-rdc-depute-sortie-territoire-passeport-nationalite-congolaise-soins-etranger
° http://www.rfi.fr/afrique/20160313-rdc-sympathisants-christian-mwando-disperses-son-arrivee-aeroport




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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 15/3/2016, 6:37 pm

"Bataille juridique !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9487
Quid de l’après 20 décembre 2016 ? C’est le nouveau débat qui s’invite sur l’arène politique congolaise. En République démocratique du Congo, deux camps aux antipodes s’affrontent sur l’interprétation de quelques dispositions constitutionnelles. La première thèse prône la continuité au terme de cette échéance 2016, tandis que l’autre thèse préconise la rupture ou tabula rasa. Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes

La famille politique du Chef de l’Etat, Joseph Kabila, s’appuie sur le deuxième alinéa de l’article 70 de la Constitution du 18 février 2006 qui prescrit : « A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu. » D’après la Majorité présidentielle, cette disposition est une assise juridico-politique qui donne corps et vie à la Transition constitutionnelle, la continuité institutionnelle, que la partie adverse qualifie de «glissement».
En revanche, l’Opposition politique congolaise déclare que la fin du second mandat présidentiel constitue un empêchement définitif qui, conformément à l’article 75, va être à la base de la vacance à la tête de l’Etat en ce 20 décembre 2016. Une frange de l’Opposition dont le G7 propose même la désignation d’un Président intérimaire. Elle estime que la disposition de l’article 70 ne tire son fondement que sur celle de l’article 73 qui stipule : « Le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt dix jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice. » Dans cette bataille juridique, chaque camp est donc en train de tirer le drap de son côté.

La centrale électorale dit être dans l’impossibilité d’organiser la présidentielle en 2016. Par ailleurs, certains constitutionnalistes affirment que là où la Constitution est muette, là où elle s’arrête, le Droit constitutionnel continue et l’on recourt soit à la jurisprudence, soit à la coutume. Faisons un pas en arrière. Le mandat du Président de la République du Zaïre (actuelle RDC), Mobutu Sese Seko, était arrivé à son terme le 4 novembre 1990. Nonobstant la non organisation du scrutin présidentiel, le Maréchal Mobutu est resté au pouvoir jusqu’en 1997.
Quelques années plus tard, le mandat des institutions de la Transition, le 1+4, fut prolongé de plus de douze mois et les élections générales furent repoussées malgré que l’opposant historique, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, avait déclaré que tout allait s’arrêter le 30 juin 2005. Telle est la coutume constitutionnelle en RDC.
D’autre part, la fin du second mandat présidentiel n’est pas synonyme d’empêchement définitif. Pour preuve, le Président en exercice a la possibilité, dans un intervalle de 5 ans, de postuler à nouveau et de briguer encore deux mandats. L’empêchement définitif, dans ce cas précis, est plutôt lié à la maladie, la démence, la paralysie,… comme le Président américain Franklin Roosevelt l’a connue vers les années 1940. Par conséquent, il n’y aura pas vacance au sommet de l’Etat congolais en date du 20 décembre 2016.

Pour mettre fin à cette bataille juridique ou querelle d’interprétation de la Loi fondamentale, la meilleure solution est de saisir les gardiens de la Constitution, les juges de la Cour constitutionnelle. Les deux autres pistes de solution sont la tenue du Dialogue politique inclusif ou du référendum populaire. Seul le peuple congolais, par voie référendaire, a le dernier mot." Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes



"LE MSR ACCUSE
PIERRE LUMBI INTERDIT DE RÉUNION À LUBUMBASHI

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6962
* Selon un communiqué de ce parti membre du Gu MSR, hier lundi
14 mars, le président national et les cadres de la Fédération du Haut-Katanga ont été brutalement empêchés de se réunir.
Dans ce communiqué de presse dont une copie a atterri à la Rédaction de Forum des As, Dieudonné Bolengetenge Balea, Secrétaire exécutif national du MSR, indique que cette formation est l’objet de harcèlements, d’intimidations et de menaces. Il explique que le martyr du MSR a commencé depuis son exclusion de la Majorité présidentielle avec d’autres partis politiques du G7, plate-forme de l’opposition.

Bolengetenge souligne que pour les seuls mois de février et mars, le Mouvement Social pour le Renouveau a été " victime de plusieurs actes illégaux de violation de l’article de la Constitution du 18 février 2016 qui garantit la liberté des réunions pacifiques ".
Le parti cher à Pierre Lumbi invite toutes les forces politiques et sociales " engagées dans la lutte pour la démocratie ainsi que l’ensemble du peuple congolais à résister à la politique de l’arbitraire… "
Ci-dessous, l’intégralité du communiqué de presse du MSR. "


"Kyungu dénonce la corruption lors de l’élection des bureaux des assemblées provinciales
° http://www.radiookapi.net/2016/03/15/actualite/politique/kyungu-denonce-la-corruption-lors-de-lelection-des-bureaux-des
Gabriel Kyungu wa Kumwanza affirme que l’élection des bureaux définitifs des Assemblées provinciales de l’ex-Katanga a été marquée par des cas de corruptions et d’intimidations des députés provinciaux.

L’opposant, ancien président de l’Assemblée provinciale du Katanga, soutient, sans plus de détails, que des «billets de banque» ont circulé lors de cette élection.
«Le Grand-Katanga a vu se déverser sur lui, à Lubumbashi, à Kolwezi et à Kalemie, des délégations. Nous avons vu circuler des billets de banque et chaque député, à titre d’exemple, a été gratifié. Il en était de même à Kolwezi. A Kalemie, c’était le sommet de tout parce que là-bas c’était de l’argent assaisonné de menaces de mort», rapporte Gabriel Kyungu.

A la suite des élections organisées samedi 12 mars, les bureaux des Assemblées provinciales de Tanganyika, Haut-Lomami, Lualaba et Haut-Katanga (quatre provinces issues du Katanga) seront dirigés par des membres de la Majorité présidentielle.
Des résultats qui ont réjoui la majorité. Le secrétaire général-adjoint de la Majorité présidentielle, Koko Nyange, a fait savoir que plusieurs stratégies ont été mises en place pour que les candidats de sa famille politique soient majoritairement élus au sein des bureaux des Assemblées provinciales.
Au niveau national, la MP a remporté la présidence de 17 des 21 Assemblées provinciales."


"BALLET DIPLOMATIQUE A L’ASSEMBLEE NATIONALE
LES DIPLOMATES OCCIDENTAUX POUR L’ABOUTISSEMENT APAISÉ DU PROCESSUS ÉLECTORAL EN RDC "

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6966
"Processus électoral : le cahier de charges des Occidentaux à Minaku
° http://www.lephareonline.net/processus-electoral-le-cahier-de-charges-des-occidentaux-a-minaku/
Une dizaine de diplomates occidentaux représentant respectivement les gouvernements canadien, belge, britannique, allemand, suédois, hollandais, américain…ont été reçus hier lundi 14 mars dans la matinée par le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku.
Le processus électoral congolais, avec à l’affiche le vote des lois pouvant aider à la finalisation dudit processus, était au centre de leurs entretiens. La question d’accompagnement en termes de budget de financement du processus électoral par les partenaires de la République Démocratique du Congo a été également évoquée par les parties.


«Nous sommes venus nous entretenir avec le président de l’Assemblée nationale sur les dispositions légales devant accompagner, soutenir et orienter l’action de la Ceni dans le cadre de la préparation du processus électoral au Congo ». C’est la déclaration du chef de la délégation, le Représentant spécial adjoint du Sg de l’Onu en Rdc, au sortir de l’audience en répondant à la question des journalistes.
Les hôtes du président de la chambre basse ont, par ailleurs, émis le vœu de voir les deux chambres du Parlement prendre en compte, étudier et approuver très rapidement les dispositions de la loi d’amendement de la loi électorale portant sur l’identification et l’enrôlement des électeurs, avec à l’affiche l’inclusion de nouveaux majeurs, le vote des Congolais de l’étranger. La loi portant répartition des sièges a aussi fait l’objet de partage entre les parties. « Ces deux dispositions légales sont très importantes pour la Ceni dans le cadre de son travail en cours sur la révision du fichier électoral », a-t-il souligné.

En outre, Aubin Minaku et ses interlocuteurs ont échangé sur le débat éventuel au cours de la présente session parlementaire, le projet de loi sur la protection des privilèges et immunités des anciens chefs de l’exécutif élus de la RDC.
A ce sujet, le président de l’Assemblée nationale leur a assuré que des projets de loi sont déjà sur la table de sa chambre et seront bientôt soumises au débat en vue de leur adoption.
Quant aux projets de loi relatifs à la réforme de la loi électorale, les ambassadeurs ont appris qu’ils ne sont pas encore déposés dans les deux chambres.

De son côté, la délégation des diplomates a laissé entendre au président de l’Assemblée nationale que les deux textes de loi susmentionnés se trouvent déjà sur la table du gouvernement, et qu’ils seront bientôt envoyés au Parlement.
«Nous lui avons demandé d’utiliser la procédure d’urgence dans le cadre des lois et règlement de l’Assemblée nationale pour examiner et adopter ces lois », a encore rapporté le chef de la délégation.

Après le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, la délégation a été reçue par son homologue du Sénat, Léon Kengo wa Dondo."

"« Processus électoral : des diplomates occidentaux échangent avec le président de l’Assemblée nationale » - Le Potentiel
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=204034&Actualiteit=selected


Ni calendrier ni budget électoral : Les élections compromises au nom de la  ‘souveraineté’
- Le Potentiel

° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=204034&Actualiteit=selected
Les autorités de la RDC sont devenues allergiques, insensibles, sourdes voire imperméables aux sages conseils des partenaires extérieurs. Elles ont affiché une arrogance déconcertante en réaction au dernier appel de la Commission européenne qui a présenté l’urgence de publier un calendrier et un budget électoraux. Au nom d’une « souveraineté » mal définie, Kinshasa a décidé de torpiller le processus électoral en prenant en otage la Céni, devenue pour la circonstance un instrument au service de la MP.
La majorité au pouvoir, sentant lui échapper entre les doigts le projet de glissement du processus électoral, est sur ses dents au point qu’elle fait feu de tout bois. Alors qu’en principe, elle devrait s’acquitter de son obligation constitutionnelle d’organiser les scrutins conformément aux prescrits de la Constitution, elle trouve prétexte à tout, rejette tout ou justifie tout. Au gré de ses humeurs.


Pour l’instant, la majorité au pouvoir donne l’impression d’être un fauve blessé qui sort les griffes et les crocs au moindre bruissement des feuillages. Le dernier cas en date est sa réaction à la déclaration de la délégation de l’Union européenne et de l’ensemble de la communauté internationale. Dans ce document, l’UE invite Kinshasa à publier le calendrier électoral pour le cycle 2016-2021.
Dans des diatribes dont il détient seul le secret, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, a eu des mots qui ne font l’ombre d’aucun doute sur la détermination des institutions de la RDC à affronter toute tentative de heurter la souveraineté du pays. C’est de bonne guerre, dirait-on. Mais, là où le bât blesse c’est lorsque les autorités oublient qu’en dehors de cette posture souverainiste vis-à-vis de l’étranger, il y a aussi l’agenda national qui voudrait que la démocratie puisse respirer en conformité avec les, règles librement souscrites et largement acceptées par la majorité des Congolais à travers un référendum historique où le «Qui » l’avait emporté à 85%.

Cette exigence constitutionnelle porte sur l’alternance à la tête du pays à travers des élections régulières et à espaces de temps bien déterminés, à savoir toutes les cinq années. Inaugurée en 2006, la série s’est poursuivie couci-couça jusqu’en 2011. En 2016, tous les espoirs sont permis de vivre un grand moment historique de l’alternance pacifique au sommet de l’Etat. Jusque-là, rien n’est encore perdu, mais des signes qui se tissent chaque jour tel un drap au- dessus du processus électoral ne poussent guère à l’optimisme.
Du gouvernement, en passant par toutes les autres institutions dont les animateurs sont de la majorité ou partagent les mêmes vues que celle-ci, il apparaît clairement que les gestes posés ne visent pas une organisation dans les, délais des élections. Tout porte à croire que des manœuvres dilatoires sont de stricte observation en vue de faire traîner les choses en longueur et au final soit obtenir un glissement du calendrier, soit modifier les règles du jeu.
La Majorité présidentielle multiplie des entraves à l’organisation de la présidentielle en même temps qu’elle prive la Commission électorale nationale indépendante de moyens pour son fonctionnement. Objectif: empêcher la tenue d’élections dans le délai. Il est même curieux de constater que des opérations qui étaient demeurées longtemps en jachère ont été exhumées afin de multiplier des obstacles légaux à l’organisation des élections.
Dans ces conditions, invoquer la souveraineté pour justifier l’injustifiable revient à cracher plutôt sur le souverain primaire qui s’est offert l’occasion d’exprimer ses choix de la base au sommet à des échéances précises.

NI CALENDRIER, NI BUDGET(...)"



"Respect du délai constitutionnel : le Canada soutient la Ceni avec 3, 5 millions de dollars
° http://www.lephareonline.net/respect-du-delai-constitutionnel-le-canada-soutient-la-ceni-avec-3-5-millions-de-dollars/
La tenue des élections en République Démocratique du Congo est une question cruciale et importante pour les Congolais en particulier et les pays partenaires en général. Telle est la raison pour laquelle,  le vice- président  de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Norbert Basengezi Katintima, a reçu une délégation canadienne conduite par la vice-ministre à la coopération, Lise Filiatrault, avec dans la suite de Ginette Martin, l’ambassadeur du Canada à Kinshasa. C’était en début de la soirée du vendredi 11 mars.

Au menu, les dispositions afférentes à l’organisation des élections sur l’ensemble du territoire nationale.(...)"



° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6966


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 16/3/2016, 5:57 pm

"16-03-16/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI (CongoForum)
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=204045&Actualiteit=selected
Et vlan ! C’est parti ! Lors de l’ouverture des sessions de mars à l’Assemblée nationale et au sénat, les discours des deux présidents du parlement ont été divergents. Minaku a prôné le « dialogue » et Kengo a exigé le respect de la Constitution. Ces discours sont largement commentés sous de gros titres bien gras parus ce mercredi 16 mars dans les journaux kinois. La visite de Ségolène Royal à Kinshasa, la tenue du dialogue et les attentes des femmes issues de la plateforme du Front du peuple qui soutient Etienne Tshisekedi figurent aussi parmi les sujets d’actualité.
On peut apprécier de deux façons les performances des deux orateurs. On peut prendre acte de ce qu’ils ont dit, puis siffler l’un et conspuer l’autre suivant les préférences politiques de la Rédaction, ou au contraire constater simplement que le débat politique normal se trouve relancé. A force d’empêcher qu’il puisse se tenir sans que la police sorte le matériel lourd, ce débat aurait tout simplement trouvé refuge dans les enceintes protégées du Parlement.

La Prospérité
 prend acte «Alors que Minaku prône le dialogue : Kengo exige le respect de la Constitution». (° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9509  )
Ce journal rappelle que les Sénateurs et Députés ont repris du service. En plus de lois essentielles qui doivent permettre à la CENI d’enrôler les nouveaux majeurs et les Congolais de la diaspora, de répartir les sièges aux législatives nationales, les deux Chambres du Parlement ont aussi la charge d’adopter certaines lois importantes comme le nouveau Statut des agents et fonctionnaires de l’Etat ou encore les 28 mesures anti-crise économique de Matata. Mais, les défis politiques du moment, souligne-t-il, ont obligé les Présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale à se montrer très politiques. Léon Kengo célèbre les 10 ans de la Constitution dont il a vanté les mérites. A l’Assemblée nationale, Aubin Minaku attend tout du dialogue politique convoqué par le Président Kabila. Il se dit prêt à endosser les résolutions qui en résulteront, quels qu’en soient les termes de référence.  
Aubin Minaku insiste particulièrement sur la nécessité du dialogue qui, à son avis, est la seule voie susceptible d’aider a RDC à organiser des élections apaisées. « L’Assemblée nationale devra gérer le contexte et le fruit du dialogue national inclusif, quelle qu’en soit la forme. Minaku a demandé aux Députés de se tenir prêts à endosser les recommandations du dialogue, quels qu’en soient les termes de référence », rappelle ce journal.  
A la Chambre haute, le Président Léon Kengo a vanté les mérites de la Constitution du 18 février 2006, laquelle, à ses yeux, a résolu d’importants problèmes à l’origine de la grande crise multisectorielle qu’a connue le pays, réunifié la RDC qui, en son temps, fut morcelée et occupée par des chefs de guerre, rapporte La Prospérité.   
Là où Minaku, dans une attitude souverainiste, propose que la tenue effective des élections soit le résultat d’un consensus né du dialogue politique et inclusif ; Léon Kengo penche sérieusement en faveur du respect de la Constitution, conclut le journal.

Forum des As titre « Enjeux de la session de mars au Parlement, dialogue : Aubin. Minaku annonce les couleurs».  (° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6975 )
« La session de mars, qui s’est ouverte hier mardi 15 mars, sera essentiellement politique », a fait savoir le président de l’Assemblée nationale, cité par FdA
Au cours de cette session, Aubin Minaku a annoncé la tenue imminente du dialogue national inclusif. Pour ce faire, il a mentionné l’organisation de quelques débats républicains entre les élus sur les questions les plus vitales de la nation. D’après le Speaker de la chambre basse du Parlement, la session de mars est dédiée à l’adoption des lois essentielles. Elle devra gérer le contexte et le fruit du dialogue national inclusif, quelle qu’en soit la forme. PourForum des As, Aubin Minaku a appelé les députés à s’assumer avec plus d’attention, à régler des situations d’incompréhensions d’où qu’elles viennent et à prendre des décisions importantes. 

La Tempête des Tropiques constate « Session ordinaire de mars : Les débats politiques relancés au Palais du peuple » 
« La première session de 2016, s’est ouverte hier mardi 15 mars, conformément aux articles 115 de la Constitution et 74 du règlement intérieur du Sénat. C’était en présence des autorités civiles, militaires et diplomatiques, habituellement conviées à la cérémonie de la rentrée parlementaire. Elle a été présidée, comme à l’accoutumée, par le président de la chambre haute du Parlement, Léon Kengo wa Dondo. A son ordre du jour, elle comporte plusieurs matières dont 13 nouveaux projets de loi déposés par le gouvernement, la veille de la clôture dé la session de septembre ou en intersession. Il s’agit notamment des projets de loi sur l’assistance judiciaire, l’ordre des infirmiers, celui des chirurgiens-dentistes, la publicité, l’autorisation de ratification de certains accords entre le gouvernement de la République et ceux de certains Etats, pour la promotion et la protection réciproque des investissements. Le projet du calendrier prévoit également des arrières des sessions passées. Les matières liées au processus électoral, telles que souhaitées par la CENI seront inscrites au calendrier aussitôt qu’elles seront déposées par le bureau.

Une Constitution complète et démocratique [/size](...)

Le Potentiel annonce que « Léon Kengo dit non à la révision constitutionnelle ». 
« La session parlementaire ordinaire de mars est ouverte. Elle s’annonce d’ares et déjà très mouvementée. Du fait des discours des présidents de deux Chambres du Parlement apparemment à l’antipode l’un de l’autre. Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat, a centré son allocution sur le respect de la Constitution. Par contre, Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, a plaidé en faveur de la tenue indispensable du dialogue et la nécessité de passer par le recensement pour valider certains changements majeurs dans l’architecture institutionnelle de la RDC. 
C’est par « devoir » que Léon Kengo wa Dondo dit avoir consacré son allocution d’ouverture de la session de mars à la défense de la Constitution. C’est qu’il a senti le danger qui guette la RDC où des voix s’élèvent – surtout du côté de la Majorité au pouvoir – pour retoucher certaines dispositions intangibles de la Constitution. Ça serait une grande dérive, prévient-il. 
L’homme a puisé dans sa riche formation de juriste pour défendre urbi et orbi la Constitution du 18 février 2006. Selon lui, ce texte est «le fruit d’un consensus politique obtenu à San City, grâce à la médiation des amis du Congo ». Il a martelé en précisant qu’ « élaborée par le Sénat de la transition, puis adoptée par l’Assemblée nationale, cette Constitution a été approuvée par près de 85% de la population congolaise. Par la vertu du référendum, elle est devenue la volonté politique du peuple congolais ». 
L ‘argumentaire du président du Sénat est empreint de rationalité Indéniable. Dans un langage clair et sans ambigüité, il a démontré la nécessité de protéger la Constitution de 2006 qu’il considère comme un « pacte historique, politique et social qui scelle l’union du peuple congolais ». Il estime que cette loi fondamentale, fondement de l’existence même de la RDC, contient au plan social, « des dispositions importantes relatives notamment aux droits et libertés fondamentaux des personnes » ; et au plan politique, « elle réalise un dosage subtil de principaux équilibres, qui permettent à notre Etat d’exister et de fonctionner». Aussi est-il convaincu que « C’est une constitution complète, une constitution démocratique et une constitution stable ». Il s’agit donc d’un texte digne d’être sauvegardé et respecté par tous. 
Pour Léon Kengo, l’ingénierie de la Constitution de 2006 est si solide qu’on ne peut pas nier son caractère complet » qui résulte, note-il, « de l’abondance et de la diversité de ces matières ». Bien plus, « son caractère démocratique découle des valeurs qu’elle renferme: le principe de la souveraineté du peuple, l’obligation de conquête du pouvoir par des voies démocratiques, le principe du respect des droits fondamentaux, la forme républicaine de l’Etat, etc.». 
Le législateur a poussé plus loin sa sagesse en garantissant la stabilité de cette Constitution par « autant de mécanismes rigides de sa révision que de l’intangibilité pro clamée de certains de ses articles ». « C’est grâce à cette stabilité, s’est félicité Kengo, que nous célébrons, cette année, le dixième anniversaire de cette Constitution
». 
Au moment où le débat s’amplifie autour de ce texte de refondation de la RDC, Léon Kengo s’est donc lancé dans l’arène. Il se positionne désormais en farouche défenseur de la Constitution du 18 février 2006, s’excluant à « une incitation à remettre les choses au goût du jour ». « Ce n’est pas mon propos! », a-t-il d’ailleurs précisé. 
Voilà, telle que présentée dans une analyse scientifique rigoureuse, teintée d’un sens élevé de diplomatie, la plaidoirie de Léon Kengo en faveur du respect de la Constitution actuelle de la RDC
 ».

Le Phare titre « Minaku : Cette session se mouvra dans une ambiance préélectorale...». Pour le journal, qui rapporte les propos du président de l’assemblée nationale, la session de mars s’attèlera à adopter des lois susceptibles d’aider à l’accélération du processus électoral et pourra gérer le contexte et le fruit du Dialogue national inclusif quelle qu’en soit la forme. Aubin Minaku prévient que cette session connaîtra des débats républicains, notamment sur les questions vitales de la nation telles que le plan sécuritaire, la poursuite des tueries en Ituri et au Nord-Kivu par des rebelles et insurgés étrangers bénéficiant de la complicité interne, relaie le quotidien.

Dialogue

Forum des As
 consacre certaines de ses pages au dialogue politique et inclusif, notamment en reprenant la position des femmes du « front du peuple », cette plateforme qui soutient la participation d’Etienne Tshisekedi à un dialogue convoqué par la communauté internationale. L’article s’intitule « Les femmes du « front du peuple » scrutent la feuille de route de l’UDPS » ( ° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6978 )
« Nous sommes entrain d’assister à un blocage sans précédent du processus de démocratisation tel qu’on n’en a pas connu dans l’histoire de la RDC « , clame Pascaline Kudura.(...)

(Tout est loin d’être parfait dans la fameuse « feuille de route ». Il est par exemple inadmissible de vouloir considérer le « dialogue » comme n’opposant que deux camps : celui des « joséphistes » et celui des « thisekedistes », ce qui ne renvoie à aucune situation réelle ayant jamais existé en RDC. Son point faible est de prétendre s’appuyer sur des stipulations de l’Accord d’Addis-Abeba, qui n’en parle pas. Ce que l’UDPS appelle ainsi est un amalgame de citations de cet accord et de plusieurs citations de diverses résolutions du CS de l’ONU. Cela donne quelque chose de parfaitement raisonnable mais qui, hélas ! n’est pas obligatoire. 
Sa première qualité est que, confiant l’organisation et la modération du Dialogue à l’ONU, elle offre certaines garanties contre un dialogue pré-formaté, façon « Concertations », contre les pressions et contre la corruption. 
La seconde est la proposition de liquider le contentieux électoral de 2011 pour en finir avec l’illégitimité généralisée des gens en postes dans les institutions. Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu'une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l'annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.  
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, (...)! NdlR)


Le Palmarès estime que « La classe politique congolaise bloque le pays ! » 
« Personne au sein de la MP comme de l’Opposition ne sait dire où lé pays va. Chaque camp y va de sa thèse, sans que le petit peuple n’arrive à voir le bout du tunnel dans la crise politique qui secoue la Rdc. 
Au niveau de l’Opposition, l’on se tue à annoncer que tout s’arrête ce 19 décembre à minuit. Thèse que bat en brèche la Majorité présidentielle qui soutient mordicus le principe de la continuité de l’Etat. 
Et voilà qu’au menu du débat qui fait rage, l’Opposition en rajoute encore. Toutes tendances confondues, cette dernière s’en prend désormais au nouveau bureau de la Ceni qu’elle voudrait voir être complètement balayé. 
Cette nouvelle exigence vient s’imposer au décor alors que l’épineuse question de la révision du fichier électoral n’a pas encore connu un début de solution. 
Au lieu de faire avancer le pays, la classe politique congolaise est en train de le faire terriblement tourner en rond. 
A ce rythme, il faut craindre que le pire ne vienne surprendre un pays dont les fils refusent de se regarder courageusement dans les yeux afin d’enlever chacun la paille dans l’œil de l’autre. 
C’est ici que le dialogue revêt toute son importance. Car, les obstacles et les incompréhensions qui se multiplient au fil des jours ont pris une telle ampleur que le seul cadre institutionnel se révèle inadapté pour s’attaquer à la complexité de la crise. 
La Majorité et l’Opposition se doivent de libérer le pays toutes affaires cessantes.


Dépassement (...)"


"SENAT
KENGO FAIT L’APOLOGIE DE LA CONSTITUTION DU 18 FÉVRIER 2006

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6976
Les portes de la salle des conférences internationales, siège du Sénat, se sont à nouveau ouvertes hier lors de la rentrée parlementaire de la session ordinaire de mars 2015. Séance solennelle qui a déplacé tout Kinshasa politique, diplomatique et institutionnel par tous les chefs des corps constitués de la République.

Le maitre des cérémonies, le 1er des sages, l’inusable Léon Kengo Wa Dongo. Auparavant, comme il sied sur le plan protocolaire, le Président de la Chambre haute avait passé en revue un détachement d’honneur de la Police nationale rangée pour la circonstance dans la cour intérieure du Palais du peuple.
C’est la surprise totale. Car, dans son mot, Kengo Wa Dondo fait l’apologie de la Constitution du 18 février 2006.
Le président du Sénat estime que cette loi des lois a apporté la stabilité politique et institutionnelle à la RDC. Il part de l’événement du dixième anniversaire de la Constitution du 18 février, célébré le mois dernier pour égrener les points positifs de cette Constitution.
Celle-ci est le fruit d’un consensus politique obtenu à Sun City, en Afrique du Sud, lors du Dialogue intercongolais. Par la vertu du référendum, elle est devenue la volonté politique du peuple congolais. Cette volonté s’impose aussi bien aux Institutions qu’au peuple lui-même, désormais devenu acteur du jeu constitutionnel. (...)"



"Urgence !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9497
C’est parti. Députés nationaux et Sénateurs ont repris le chemin de l’hémicycle. Déjà hier mardi, 15 mars 2016, ils étaient là pour l’ouverture de la session ordinaire qui va se clôturer le 15 juin prochain. Les cérémonies solennelles ont été à la hauteur. Elles se sont déroulées comme à l’accoutumée, avec des allocutions des présidents de deux chambres du Parlement. Aubin Minaku, Président de la chambre basse, a parlé d’une session éminemment politique. Celle-ci, a-t-il ajouté, intervient dans un contexte particulier de la tenue du dialogue politique national inclusif, qui tarde, malheureusement, à se mettre en place. Certainement, suite à des positions aux antipodes exprimées par les acteurs politiques Congolais.
Il y a aussi l’organisation des élections, sur lesquelles d’ailleurs planent beaucoup d’incertitudes. Le contrôle parlementaire, que le Député Clément Kanku a voulu sérieux, pour favoriser la bonne gouvernance politique, sociale et sécuritaire. A la chambre haute du Parlement, Léon Kengo wa Dondo s’est appesanti sur les dix ans de la Constitution, qui doit être respecté par tous. Par ailleurs, de nombreuses matières seront inscrites à l’ordre du jour, pour être débattues, puis coulées sous forme de lois, afin de donner à la République des instruments pour son bon fonctionnement. C’est justement à ce niveau là que la Commission Africaine pour la Supervision des Elections, (CASE) a voulu faire entendre sa voix, à l’occasion de cette rentrée parlementaire. Objectif, sonner le tocsin, pour que les parlementaires accordent célérité dans l’examen et l’adoption des Lois essentielles au processus électoral. Quelles sont ces lois ? La CASE est claire dans sa déclaration. Il s’agit de la loi portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales, votée en 2015. Celle-ci oblige la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de procéder à la définition du nombre des sièges éligibles par circonscription électorale, à l’organisation du recensement administratif, pour une bonne maîtrise statistique des effectifs réels de la population congolaise.

Il y a aussi la loi portant identification et enrôlement des électeurs votée en 2004, en ce qu’elle n’offre aucune possibilité aux Congolais vivant à l’étranger de se faire enrôler. Enfin, la CASE recommande aux parlementaires de réserver un traitement d’extrême urgence. Quelle suite sera réservée à ces recommandations ? Probablement une fin de non recevoir. C’est parce que le décor planté, les arguments à l’appui, et tous les scénarii en montage donnent de croire indubitablement que les élections, surtout la présidentielle, seront renvoyées aux calendes grecques. Pour la révision du fichier électoral, la CENI se donne un délai de 16 mois pour achever ses opérations. Dans la classe politique, prend corps un discours sur le référendum.
Il y a la querelle en perspective sur le dédoublement des partis politiques, la reconfiguration des Groupes parlementaires qui risquent de tirer des débats en longueur, au profit de l’essentiel. Non ! La CASE attend un traitement d’extrême urgence sur les lois essentielles, pour que soient organisées les élections."



"LA PART DES PARLEMENTAIRES
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6974
Députés et sénateurs ont repris du service. Pour une session vraiment pas comme les autres. Pour le coup, la formule " session de tous les enjeux et de tous les dangers " n’est pas empruntée. Encore moins galvaudée. Il n’aura échappé à aucun parlementaire que le bail de tous les mandataires - en ce compris le Président de la république- contracté en 2011 arrive à terme dans quelques mois.
Seulement, faute de nouveaux contrats de bail, il sera sans doute difficile pour les locataires potentiels de se manifester. En clair, si les mandats des élus d’il y a cinq ans expire à la fin de cette année, il est de moins en moins sûr que les élections se tiennent "dans le délai !". C’est ici que le sens de responsabilité des députés et sénateurs est particulièrement requis.
Elus du peuple, législateurs, et censeurs constitutionnels du Gouvernement, les parlementaires devraient apporter leur part dans la recherche des pistes de solution. Dans la perspective quasi certaine Dialogue, quel serait le rôle de deux chambres dans le dérouler de cette grand-messe ? Et surtout dans l’après -Dialogue pour un meilleur service après-vente.

Car, dans cette hypothèse de plus en plus vraisemblable de la non-tenue des élections d’ici à la fin de l’année, le consensus politique sera l’unique antidote au chaos. Dans la quête de ce nécessaire compromis historique, les députés et sénateurs en session constituent un maillon important de la chaîne. Vont-ils dépasser des considérations ou des postures bassement nombrilistes pour certains, politiciennes pour d’autres, et voire carrément conspirationnistes pour d’autres encore pour prendre l’exacte mesure des responsabilités qui sont les leurs ?
Eu égard à la menace qui guette le pays, cette question s’avère de loin plus importante que le rite parlementaire de la session de mars. Minuit va bientôt sonner. Les temps ordinaires sont derrière nous. Les plus réservés des observateurs nuanceraient avec un "presque derrière nous". Ce qui, au fond, ne change pas grand-chose."



"RDC: Aubin Minaku mobilise les députés pour le dialogue national
° http://www.radiookapi.net/2016/03/16/actualite/politique/rdc-aubin-minaku-mobilise-les-deputes-pour-le-dialogue-national
L’Assemblée nationale accordera une place importante aux débats républicains sur des questions vitales de la nation, notamment les conclusions du dialogue national qui «se tiendra bientôt», a déclaré la président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, mardi 15 mars lors de la rentrée parlementaire de mars. Il a de ce fait appelé les élus à s’impliquer pour « le salut de la République et la protection de la démocratie.»

La session ouverte mardi sera nécessairement politique, a annoncé Aubin Minaku, évoquant le dialogue national convoqué par le président Joseph Kabila le 28 novembre 2015 et qui ne s’est pas encore tenu.
«Quels que soient les termes de référence du dialogue et les conclusions de ce forum, quelles que soient les interprétations des uns et des autres, ses recommandations […], c’est nous les élus du peuple qui allons finalement trancher», a affirmé le président de l’Assemblée nationale.
Dans son message annonçant la convocation de ce forum, Joseph Kabila avaient évoqué des points qui devraient y être débattus:

  • Le fichier électoral
  • Le calendrier électoral
  • La sécurisation des élections
  • Le financement des élections
  • Le rôle des partenaires extérieurs dans ce processus

Mais la tenue de ce forum continue de déchirer la classe politique de la RDC. Certains acteurs politiques considèrent ce forum comme une opportunité pour parvenir aux élections apaisées, alors que d’autres y voient démarche visant à consacrer «le glissement» du mandat du président Joseph Kabila au-delà du délai constitutionnel.

De son côté, Aubin Minaku précise que son institution va s’organiser au cours de cette session  de façon plus méthodique, afin d’accorder un peu plus de temps aux questions politiques majeures.
«Je note premièrement les conclusions du dialogue, pour définir leur mise en œuvre. Deuxièmement, les questions les plus récurrentes actuelles. Il s’agit de la poursuite des tueries particulièrement en Ituri et au Nord-Kivu. Il faut en débattre...», a promis le président de l’Assemblée nationale."


"RD Congo : la Ceni tue le suspense dans l’ex-Katanga"
° http://www.jeuneafrique.com/mag/309510/politique/rd-congo-ceni-tue-suspense-lex-katanga/


° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/03/16/elections-africaines-reapprendre-a-compter_4883726_3212.html


Compatriotiquement!


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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 17/3/2016, 8:10 pm

"17-03-16/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI (CongoForum)
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=204054&Actualiteit=selected
Les nouvelles du jour ne contiennent guère de nouveautés. Les journaux de Kinshasa reviennent sur l’analyse des discours des présidents de l’Assemblée nationale et du sénat à la rentrée parlementaire de mars, les interprétations sous-jacentes et divergentes de la Constitution, l’éventuelle libération de Jean-Pierre Bemba et les résolutions de la réunion institutionnelle présidée par Joseph Kabila. Et l’on n’oublie ni les « divers », ni le sport. [/size]

Discours divergents… pas seulement au Parlement

Le Phare 
titre à la Une «Dernière session du Parlement : Kengo et Minaku dans l’embarras». (° http://www.lephareonline.net/derniere-session-du-parlement-kengo-et-minaku-dans-lembarras/ )
« Le mot « glissement » est présent dans presque tous les esprits depuis la tentative manquée, en janvier 2015, de révision de la loi électorale, en son point relatif au conditionnement de la tenue de l’élection présidentielle à l’identification et au recensement général de la population. Aussi, chaque fois qu’un acteur politique de premier plan s’exprime au sujet du processus électoral, du Dialogue ou de la Constitution, son discours est examiné à la loupe, afin de savoir s’il est « pro » ou « anti-glissement ». 
Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat, et Aubin Minaku, président de l’Assemblée Nationale, ont fourni, dans leurs mots d’ouverture de la session parlementaire de mars, de gros efforts pour tenter d’apaiser le souverain primaire, fort inquiet du blocage du processus électoral. L’un et l’autre ont promis d’accorder le bénéfice de l’urgence à tous les projets de loi dont aurait besoin la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) pour les opérations préélectorales et électorales. 
Le président de la haute chambre du Parlement a réchauffé les cœurs de certains en martelant que la Constitution en vigueur était « complète, démocratique et stable ». Dans l’entendement de nombre d’observateurs, il s’agit d’un énième appel au respect strict de la Constitution et, partant, d’un refus catégorique de toute révision de celle-ci. Quant à son collègue de l’Assemblée Nationale, il a lancé un appel appuyé à la culture des valeurs démocratiques de dialogue, de tolérance, de respect des différences, etc.  
Ce que beaucoup attendaient des deux hauts responsables des deux chambres du Parlement, c’est par exemple l’annonce de la fin des mandats des sénateurs et députés, au motif que l’actuelle session du Parlement devrait être la dernière de la législature en cours. Car, selon les prescrits de la Constitution, les élections présidentielle et législatives nationales, verrouillées par le législateur, devraient impérativement se tenir cette année. A ce propos, la CENI les avait placées à la date du 27 novembre 2016 dans son « Calendrier électoral global » publié en février 2015. Dans tous les cas, même si le chronogramme des élections était réaménagé par consensus, ces deux scrutins devraient échapper au fameux « glissement ». 
A en croire le même calendrier global, le corps électoral pour la présidentielle et les législatives nationales devrait être convoqué le 6 mai 2016. Si les deux scrutins devraient réellement se tenir au courant de cette année, Kengo et Minaku auraient pu parler, même au conditionnel, de l’hypothèse de la fin de la législature en cours et exhorter les honorables sénateurs et députés à prendre leurs dispositions afin de ne pas être surpris par les événements. 
D’aucuns interprètent le silence de ces deux responsables politiques comme le signe de leur embarras face aux réalités du processus électoral, pour lequel certaines opérations préélectorales exigent des délais qui vont concourir au « glissement ». L’enrôlement des électeurs, par exemple, devrait consommer au moins 16 mois, à compter de son début effectif. Or, l’on en est encore à l’étape de l’appel d’offres, avant celle de la commande.
(...)

Le Potentiel ]évoque « Les non-dits du discours de Minaku : Présidentielle et législatives intentionnellement oubliées » 
« Dans une course folle visant à tirer des griffes de la Constitution son autorité morale, la MP fait abstraction de tout et de tous. Mardi, à l’ouverture de la session ordinaire du Parlement, Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale a fixé les priorités de sa famille politique : les provinciales et les urbaines. En 2016, son agenda exclut intentionnellement la présidentielle et les législatives nationales, pourtant essentielles. Une façon de préparer le lit au référendum constitutionnel. Or, le peuple est formel là-dessus : l’alternance doit intervenir à l’issue du scrutin du 27 novembre 2016. 
Rien ne rassure quant à la poursuite sans heurts du processus électoral. En 2016, il faudra s’attendre à de chaudes empoignades. La Majorité présidentielle (MP), qui continue à nourrir l’idée du glissement, ne cache plus ses vraies intentions. Chaque jour qui passe, elle envoie des signaux qui témoignent de sa nette détermination à sauver son autorité morale des dispositions verrouillées de la Constitution qui lui barrent la route vers un troisième mandat présidentiel. Dans la MP, on se bat comme un diable dans un bénitier pour sortir des griffes de la loi des lois. 
Jusqu’à présent, toutes les tentatives de la MP pour contourner le verrou constitutionnel se sont soldées par un échec cuisant. La révision de la Constitution, annoncée avec la promesse d’inanition, s’est butée à une résistance farouche du peuple congolais. Acculée, la MP a dû afficher profil bas pour faire passer la tempête. Sans lâcher prise, elle rebondira par la suite avec une nouvelle tentative : la révision de la loi électorale. Elle voulait conditionner l’élection présidentielle et les législatives nationales aux résultats de l’identification et du recensement de la population. Là aussi, la grogne de la rue lors des journées de 19, 20 et 21 janvier 2015 l’a fait reculer. 
Entêtée comme une mule, elle ne s’est pas avouée vaincue. Elle a imaginé une prise de finition, à savoir la tenue du dialogue politique. Mal lui en a pris, car elle n’a pu réussi à imposer son projet macabre à l’ensemble des forces politiques et vives de la nation. Pourquoi ? Tout simplement, soutiennent des observateurs avisés, parce que son agenda a été mis à nu. Il s’agit de trouver un point d’ancrage pour l’avenir politique de Joseph Kabila. 
Sans capituler, la MP est revenue à l’attaque, par la voix de son secrétaire général : le dialogue inclusif se tiendra « quel qu’en soit la forme ».

LES SCRUTINS OUBLÏÉS (...)


Notre éminent homologue Okeseleke, dans la RP de DigitalCongo fait une remarque judicieuse, même si l’expression en est un peu confuse : « L’horizon décembre 2016 charrie moult polémiques et fait river les yeux des Congolais vers une sorte de régime constitutionnel à terme. Tous, semblent devenir constitutionnalistes. A bien des égards, c’est ce qui ressort de principaux journaux retenus dans le cadre de la présente revue de presse ». Il est exact que, si la presse est déjà fort touchée, « l’Internet congolais », lui, est devenu une sorte de forum permanent de constitutionalistes amateurs.

Forum des As titre « Le 70 contre 75 » pour introduire sur son éditorial.  (° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6983 ) 
« L’horizon décembre 2016 charrie quantité de polémiques et fait de tout Congolais … constitutionnaliste. Mieux juge constitutionnel. Plus même la peine de saisir la Cour constitutionnelle sur l’interprétation des articles 70 et 75 de la Constitution. Chaque Congolais s’étant déjà fait, directement ou à l’inspiration d’un gourou, sa propre religion. Sur cette controverse de plus ou même de trop, le manichéisme bien zaïro-congolais dicte la lecture, et surtout la compréhension de ces dispositions de la Loi fondamentale. En cas de non tenue de l’élection présidentielle " dans le délai ", le Président de la République restera en fonction jusqu’à l’élection de son successeur à qui il passera le flambeau ou le témoin.  
C’est en substance, l’article 70. En cas d’empêchement définitif, le Président du Sénat exerce la fonction présidentielle et organise les élections dans les 90 jours. C’est l’économie de l’article 75 de la Loi fondamentale du 18 février 2006. 
Sur pied de ces deux articles, le procès en exégèse n’en finit pas. Qui dit vrai ? Qui lit mieux ? Qui interprète juste ? Vaste et délicate question dans un pays au consensus introuvable même sur les faits. Ici sans doute plus qu’ailleurs, chacun voit midi devant sa porte. Ou plus exactement dans son ventre .De sorte que même ceux des juristes en vue qui s’expriment sur le sujet, le font davantage comme politiques que comme techniciens du droit. 
Il y a, par conséquent, moins matière à débat juridique que sujet à polémique politicienne. Plus de chaleur que lumière à attendre de cette controverse. 
Si cette séquence ne rentre pas dans le pugilat entre les tenants du " j’y suis, j’y reste " et les partisans de " Ôte-toi de là que je m’y mette ", elle y ressemble fortement. A partir de là, même l’Arrêt éventuel de la Cour constitutionnelle, - au cas où elle serait saisie - par définition sans appel, donnerait lieu à des réactions nombrilistes. Selon que l’on est pro 70 ou fana du 75
 ».

C’est en même temps ce qui fait dire à L’Avenir que pour Jean-Michel Dumond « L’UE est disposée à appuyer le processus électoral à condition qu’il y ait un calendrier ». (° http://groupelavenir.org/reunion-interinstitutionnelle-j-kabila-pour-la-reduction-du-train-de-vie-des-institutions/  ) L’Ambassadeur Jean-Michel Dumond de l’Ue a indiqué :« sur le plan politique, nous avons parlé du dialogue en rappelant la déclaration que nous avons signée avec l’Oif, l’Ua et de l’ONU, exprimant notre soutien à Edem Kodjo pour un dialogue avec l’objectif d’arriver à un consensus des élections transparentes, crédibles, apaisées à la bonne date, c’est-à-dire dans le cadre des dispositions constitutionnelles».

 Et Le Potentiel quant à lui soupçonne la visite de Ségolène Royal, officiellement motivée par l’environnement et les crédits carbone, d’avoir eu une face cachée et… « constitutionnelle ». Il titre : « Présidentielle 2016 : Ségolène Royal en mission de sondage chez Joseph Kabila » 
« La ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, est la première personnalité européenne à fouler le sol congolais au lendemain de la résolution du Parlement européen invitant Kinshasa à « présenter sans délai un calendrier électoral et un budget crédible pour la présidentielle dans le plein respect du délai constitutionnel ». Dès lors, la visite de Ségolène Royal ne saurait se limiter à son objet officiel, le suivi de la Cop 21. Cette personnalité française devait sonder le Rais dans la perspective de la fin de son mandat. Les Occidentaux ont les yeux rivés sur la République démocratique du Congo. Parce que justement « la RDC n’est pas n’importe quel pays ». Le Congo Brazzaville, le Burundi, le Rwanda ou encore l’Ouganda, pays frontaliers à la RDC, peuvent se permettre certaines libertés mais pas le grand Congo. Pour preuve, le déferlement des personnalités internationales et envoyés spéciaux reçus à Kinshasa depuis le début de l’année 2016 n’a été vu nulle part ailleurs en Afrique. 
Un fait remarquable est que tous ces partenaires ont le même message pour les autorités de Kinshasa : « Organisez les élections dans les délais constitutionnels et respectez les droits de l’Homme en vue de la stabilité des institutions en RDC ». 
De Ban Ki-moon à Thomas Perriello en passant par la délégation de l’Union européenne et, la semaine dernière, e Parlement européen, le message reste le même : « la RDC doit préserver l’élan démocratique amorcé en 2006 ». 
Car, de la stabilité de la RDC dépend celle de toute la région des Grands Lacs africains. Surtout que la RDC est le seul pays où sévit la guerre depuis plus de 18 ans, contrairement aux autres pays de la région.

LA STABILITÉ DE LA RDC, LA PRIORITE (...)


(Toutes ces spéculations sur les élections ne tiennent pas compte du fait le pluis fondamental : on ne fera aucun pas en direction d’élections crédibles sans recenser préalablement la population. Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu'une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l'annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi. (...)! NdlR)
(...)
Réunion interinstitutionnelle

L’Avenir
] rend compte de la réunion interinstitutionnelle présidée mercredi 16 mars par le président Joseph Kabila. Il fait savoir qu’au cœur de cette rencontre, il y avait la situation économique du moment en République démocratique du Congo, ainsi que les actions entreprises jusque-là, par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour le bon déroulement des élections Pour épargner au pays l’onde de choc de la crise économique mondiale dictée par la chute des cours des principales matières premières, Joseph Kabila a appelé, à cette occasion, les chefs des institutions à la restriction budgétaire. Cela, en leur demandant de réduire le train de vie de leurs institutions, précise le même journal. Selon le quotidien, JKK a appelé, à cette occasion, les chefs des institutions à la restriction budgétaire. Il leur a demandé de réduire le train de vie de leurs institutions, renseigne le tabloïd qui cite le vice premier ministre et ministre de l’intérieur qui a fait office du porte-parole de la réunion. A en croire le Premier ministre, cité par Evariste Boshab, la RDC qui recevait 360 millions de dollars américains Perenco, n’en obtiendra que 35 millions cette année 2016. Preuve que la crise économique mondiale affecte la RDC conclut L’Avenir.

Dans la même veine, quoique dans un chapitre culturel, Forum des As rapporte que le premier ministre Augustin Matata Ponyo, a présenté jeudi 16 mars, à l’Université catholique du Congo (UCC) son livre intitulé « Pour un Congo émergent ». Ce livre entretien du Premier ministre, indique le quotidien, est un partage d’expériences aux générations actuelles et futures. Augustin Matata brandit dans ce livre des recettes qui constituent, d’après lui, les deux piliers indispensables sur lesquels la RDC s’appuie aujourd’hui pour son développement : la nécessité de poursuivre les réformes structurelles afin de permettre à l’économie de fonctionner normalement et l’engagement commun des élites politiques et intellectuelles.(...)"


"Tensions en RDC : Kinshasa, les Kivus et l’ex-Katanga dans l’oeil du cyclone
° http://afrikarabia.com/wordpress/tensions-en-rdc-kinshasa-les-kivus-et-lex-katanga-dans-loeil-du-cyclone/
La crise pré-électorale qui couve en République démocratique du Congo (RDC) pourrait bien déboucher sur une nouvelle période d’instabilité selon un rapport du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP).

Georges Berghezan, l’auteur de cette note, semble bien peu optimiste sur l’évolution de la situation politique et sécuritaire en RDC. Devant le report très probable de l’élection présidentielle, prévue fin novembre, et le flou sur l’avenir du président Joseph Kabila, dont la Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat, les tensions sont de plus en plus vives entre majorité et opposition. La répression politique s’accroît sur les opposants et « l’espace démocratique se restreint » selon les Nations-unies. Dans ce climat délétère, le GRIP estime que « des troubles graves sont prévisibles dans plusieurs régions du pays » : Kinshasa, les deux Kivus et l’ex-Katanga.

La popularité de Joseph Kabila « en chute libre »

Dans la capitale congolaise, qui a toujours été « un des fiefs de l’opposition au kabilisme, nul n’a oublié la sanglante répression des manifestations de janvier 2015, en réaction à l’intention du Parlement – finalement abandonnée sous la pression de la rue – de changer la Constitution pour autoriser ce troisième mandat ». Une violente répression qui aurait fait « au moins 42 morts » selon les ONG internationales. Georges Berghezan pointe ensuite les deux capitales provinciales des Nord et Sud-Kivu, Goma et Bukavu, « où la popularité du président est en chute libre depuis plusieurs années ». Pour le GRIP « la population ne profite nullement de la croissance économique du pays (8,9 % en 2014) et, d’autre part, elle continue à payer le prix d’une profonde insécurité ». Depuis fin 2014, la région de Beni est la cible d’attaques répétées de groupes armés, portant aujourd’hui le bilan à plus de 300 morts. L’impuissance de l’armée et l’Etat, malgré les deux visites du président Kabila dans la région, n’y ont rien fait, si ce n’est d’exaspérer encore plus des populations lassent d’un conflit sans fin. 70 groupes armés sont encore recensés dans les deux Kivus fin 2015.

L’ex-Katanga au centre de toutes les attentions

La province la plus sensible selon le GRIP reste tout de même le Katanga, où du moins ce qu’il en reste après le récent découpage territorial qui porte de 11 à 21 nouvelles provinces. « L’avenir de Joseph Kabila passe aussi par le Katanga, explique Georges Berghezan, fief familial et politique où plusieurs alliés de poids du régime ont ouvertement rompu avec le parti au pouvoir, en particulier Moïse Katumbi, gouverneur de la province jusqu’à son démantèlement en juin 2015 ». Le rapport note que les hauts responsables des administrations et de l’appareil militaire issus du Katanga sont « surreprésentés dans les postes à haute responsabilité ». La riche province minière attise les convoitises et demeure toujours instable. A partir de 2013, un nouveau groupe armé « clairement sécessionniste », les Kata Katanga (du swahili : « couper le Katanga », sous-entendu « du reste de la RDC»), est opportunément sortie de l’ombre pour rappeler à Kinshasa une certaine « indépendance » de la province.

« Kabila prêt à recourir à la force »

Pour le GRIP, « L’ascension des Kata Katanga ne peut donc s’expliquer que par des complicités haut- placées. La personnalité la plus souvent citée est le général John Numbi, ancien chef de l’armée, spécialiste de la répression brutale depuis l’époque de Mobutu. Alors qu’il était chef de la police, il a été soupçonné d’avoir commandité le meurtre du défenseur des droits de l’homme, Floribert Chebeya, en 2010. Bien qu’ayant échappé à toute poursuite, il a été démis de ses fonctions et renvoyé dans sa province natale du Katanga ». Ce groupe armé a été « mis en veilleuse » selon Georges Berghezan, « en attendant les déroulements politiques qui ne manqueront de se produire plus tard dans l’année ». Cependant, une chose est sûre pour ce chercheur, « Kabila est visiblement prêt à recourir à la force pour s’accrocher au pouvoir. Et de nombreux autres y sont également prêts, mais pour s’en débarrasser ». De quoi s’inquiéter pour l’année à venir."

Katanga : le calme avant la tempête ?
Par Georges Berghezan 15 mars 2016
° http://www.grip.org/sites/grip.org/files/BREVES/2016/EC_2016-03-15_FR_G-BERGHEZAN.pdf
° http://desc-wondo.org/fr/katanga-le-calme-avant-la-tempete-georges-berghezan/








Compatriotiquement !


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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 18/3/2016, 3:43 pm

"La cure !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9530
Neuf chefs d’institutions ont pris part, plus quelques invités sélectifs notamment, le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, Néhémie Mwilanya, ainsi que le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, à la réunion interinstitutionnelle du mercredi, 16 mars 2016. Présidée par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, au Palais du peuple cette réunion est intervenue vingt quatre heures seulement après l’ouverture de la session  parlementaire de mars. Et ce, dans un contexte où les présidents de deux chambres du Parlement ont, chacun, planché sur un thème. A la chambre basse, Aubin Minaku a insisté sur la tenue du dialogue. Il considère que c’est le seul forum pouvant favoriser le consensus dans la classe politique. Mais, aussi, mettre fin à la cacophonie qui a élu domicile au pays, à propos des élections et de la fin du mandat du chef de l’Etat, en décembre prochain. A la chambre haute, Léon Kengo a soutenu l’idée du respect de la Constitution, qui venait d’ailleurs de totaliser ses dix ans depuis son adoption au référendum, en 2006.

Quelle a été la toile de fond de cette rencontre ? Beaucoup d’analystes sérieux pensent que la Majorité présidentielle voulait bien remettre les pendules à l’heure. Notamment, empêcher qu’un autre discours, comme celui de Kengo sur le respect de la constitution, ne vienne battre en brèche le discours sur le dialogue, cheval de bataille pour cette plateforme politique qui soutient la vision de Kabila. Sinon, ce qui a filtré des sources officielles, parce qu’Evariste Boshab, copté comme Porte-parole, en a donné la quintessence. Il était question de réduire le train de vie des institutions congolaises, face aux chocs exogènes ? Il s’agit de la restriction budgétaire parce que l’économie mondiale connaît la baisse du taux du baril de pétrole, ainsi que du cuivre. Si donc des dispositions utiles ne sont pas prises, l’onde de choc pourrait perturber le cadre macroéconomique et priver à la population de bénéficier des performances réalisées. Mais, jusqu’à quand cette cure d’amaigrissement sera-t-elle administrée aux institutions ? Que fera-t-on de l’argent ponctionné ? Est-ce la première fois que cela arrive ? Ce sont des questions. Toujours est-il que cette décision rentre dans le cadre des mesures drastiques pour soutenir l’économie congolaise. Kabila y tient fermement et, dans cette perspective, il est dit que cet argent pourrait servir à booster d’autres secteurs porteurs de croissance, notamment l’agriculture, les transports et l’énergie. Pour les observateurs, une chose est de prendre de mesures, une autre est de pouvoir les mettre à exécution. Wait and see."



"RD Congo : Félix Tshisekedi pour une transition sans Joseph Kabila
° http://www.jeuneafrique.com/310972/politique/rd-congo-felix-tshisekedi-transition-joseph-kabila/
Alors que rien n'est prêt pour la présidentielle de novembre et que les négociations entre le pouvoir et l'opposition sont bloquées, la solution d'une transition politique fait son chemin.
Le report de la présidentielle de novembre semble inévitable. Côté majorité comme opposition, on est d’accord sur le fond : il faut éviter des troubles meurtriers, comme les manifestations de janvier 2015. Pour y parvenir, l’idée d’une transition est évoquée dans les deux camps mais les similitudes s’arrêtent là : sur la forme, les divergences sont aiguës.


L’article 70 de la constitution stipule que, « à la fin de son mandat, le président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu ». L’article 75, lui, indique que le président du Sénat assure l’intérim « en cas de vacance pour cause de décès, de démission ou pour toute autre cause d’empêchement définitif ».
Il est « clair comme de l’eau de roche » que le « vide du pouvoir » est impossible, confie Tryphon Kin-Kiey, ministre en charge des relations avec le Parlement. Selon lui, si l’élection est reportée, Joseph Kabila – au pouvoir depuis 2001 et interdit de troisième mandat par la Constitution – pourra donc demeurer en poste jusqu’à la régularisation de la situation.

« Haute trahison »

À l’inverse, l’opposition juge qu’en restant en place, il se rendrait coupable de « haute trahison ». Alors il faudrait une « transition (…) destinée à préparer de bonnes élections », mais qui « devra se dérouler sans lui », explique Félix Tshisekedi, fils de l’opposant historique Étienne Tshisekedi et cadre de son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
« C’est notre position à tous : si Kabila n’organise pas les élections dans les délais, il devra quitter le pouvoir pour haute trahison due à la violation de la Constitution », explique Floribert Anzuluni, coordonateur du Front citoyen, qui regroupe des organisations de la société civile et des partis d’opposition, dont l’UDPS. « Il devra démissionner, ou alors le peuple usera de l’article 64 pour le neutraliser », menace-t-il.
L’article 64 de la Constitution stipule que « tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation » de la loi fondamentale, et souligne que « toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la nation et l’État »."

  • RDC : Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi s’unissent à Paris pour le départ de Joseph Kabila en 2016
  • RDC : le dialogue national voulu par Joseph Kabila ne convainc pas Félix Tshisekedi
  • RDC : Félix Tshisekedi au congrès du PS français



"Congo-Kinshasa : Kabila a allumé la mèche
° http://www.lalibre.be/actu/international/congo-kinshasa-kabila-a-allume-la-meche-56eb002335708ea2d3a59209
INTERNATIONAL
A l’ouverture de la session parlementaire, mardi dernier, le président du Sénat, Kengo wa Dondo (indépendant), a plaidé pour le respect de la Constitution (adoptée par 84 % des électeurs), vieille de dix ans seulement et déjà plusieurs fois modifiée afin d’accroître les pouvoirs du président Joseph Kabila.
Le président de l’Assemblée nationale, lui, Aubin Minaku (PPRD, le parti de M. Kabila), a annoncé que la majorité présidentielle se concentrerait sur les élections locales et provinciales (qui servent aussi à renouveler le Sénat) - mais n’a rien dit sur la présidentielle, qui doit constitutionnellement avoir lieu en novembre 2016.
Pour les observateurs, c’est de plus en plus clair : le principal scrutin, celui que tout le monde attend, n’aura pas lieu cette année, le pouvoir refusant de facto de le préparer afin de se maintenir au pouvoir.

Trop simple !

Le 15 mars, un thuriféraire de Joseph Kabila, Tryphon Kin Kiey, assurait dans le journal "Forum des As" que l’article 70 de la Constitution disposait "qu’à la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective d’un Président élu". Faux, souligne pour "La Libre Belgique" un bon connaisseur de la Constitution congolaise : "L’article 70 parle ‘du’ président élu, pas ‘d’un’ président élu. C’est un article défini, ce qui signifie qu’il faut qu’il y ait un tel élu pour que le Président sortant reste éventuellement en place le temps nécessaire à l’investiture de son successeur. Sinon, bien sûr, ce serait trop simple : pas d’élection, je reste au pouvoir !"
S’il n’y a pas d’élection présidentielle, on doit se rapporter à l’article 75, qui fixe qu’"en cas de vacance pour cause de décès, de démission ou pour toute autre cause d’empêchement définitif, les fonctions de Président de la République […] sont provisoirement exercées par le président du Sénat", poursuit-il. Pour de nombreux juristes, "ou pour toute autre cause d’empêchement définitif" couvre le dépassement des deux mandats successifs de cinq ans.
Le président du Sénat étant Kengo wa Dondo, la majorité présidentielle veut des élections provinciales, afin de placer éventuellement à ce poste un de ses membres, au cas où le maintien des occupants actuels des postes ne se passait pas sans casse.

Quand et où aura lieu l’explosion ?

"On ne se demande pas si une explosion va avoir lieu, confie à "La Libre Belgique" un haut cadre d’entreprise. On se demande où et quand elle aura lieu. Certaines sociétés préparent d’ailleurs déjà des plans d’évacuation."
Selon certaines sources, des figures du régime "tentent de se préparer un plan B" pour ne pas couler avec le navire si Joseph Kabila ne réussissait pas à se prolonger malgré l’interdiction qui lui en est faite par la Constitution. Ils font comprendre qu’ils n’agissent comme ils le font que parce qu’ils y sont obligés; donnent à des gens extérieurs à la Majorité présidentielle des faveurs ou des renseignements qu’ils ne leur demandaient pas, etc.
Pour le moment "tout est verrouillé" par le pouvoir, notent les observateurs. La Majorité présidentielle a remporté la présidence de 17 des 21 nouvelles assemblées provinciales - au milieu d’accusations d’achats de voix dans un contexte de salaires non payés depuis des mois. La répression frappe toute contestation. Les dirigeants politiques d’opposition ou dissidents de la majorité sont empêchés de parler à leur électorat, ou de se déplacer - voire de prier tranquillement, pour des dissidents katangais - et leurs médias fermés."


"RDC: face à la contestation, le Premier ministre appelle au rassemblement
° http://www.rfi.fr/afrique/20160318-rdc-face-contestation-premier-ministre-rassemblement-matata-ponyo
En RDC, Augustin Matata Ponyo était devant les étudiants de l'université de Kinshasa. Un peu de publicité pour le Premier ministre qui sort un livre d'entretiens intitulé « Pour un Congo émergent » alors que son pays est divisé sur la question du processus électoral. L'opposition dénonce un glissement et accuse le président Kabila de vouloir se maintenir au pouvoir, contrairement à ce que prévoit la Constitution. Le Premier ministre appelle lui au rassemblement et au consensus.

Aujourd’hui, le ciel s’éclaircit et la République démocratique du Congo est en train de transformer son potentiel économique en une opportunité de développement qui bénéficie à l’ensemble des populations.
Augustin Matata Ponyo
18-03-2016 - Par Sonia Rolley "


"Subterfuge :
Réunion interinstitutionnelle : "Joseph Kabila" brandit la carte de... l’austérité

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10667
"Joseph Kabila" a présidé, mercredi 16 mars, la réunion interinstitutionnelle qui regroupe les animateurs des principales institutions du pays. Selon une dépêche de l’ACP, la "situation économique du moment" et "les actions entreprises par la CENI pour le bon déroulement des élections" étaient au centre des discussions.

Les participants à cette rencontre ont écouté l’exposé fait par le vice-président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante), Norbert Basengezi Kantitima, sur les actions entreprises par la CENI afin que "les élections se déroulent dans les meilleures conditions possibles".
Dans le compte-rendu lu par le ministre de l’Intérieur Evariste Boshab, on apprend que le Premier ministre Augustin MatataPonyo a rappelé aux participants que la situation économique du pays "n’est pas épargnée" par "l’onde de choc de l’économie mondiale". C’est ainsi que les animateurs des institutions ont été instruits de la nécessité de "réduire le train de vie" de leurs institutions. Question : "Joseph Kabila" va-t-il renoncer aux fameuses "dépenses de souveraineté" qui saignent à blanc le trésor public?

Selon un opposant, qui a requis l’anonymat, joint au téléphone mercredi soir, "cette réunion étale une fois de plus la mauvaise foi qui caractérise le président Joseph Kabila et les membres de sa mouvance. L’objectif est clair : retarder la tenue de l’élection présidentielle et les législatives prévues 90 jours avant la date d’expiration (19 décembre 2016) du second et dernier mandat du chef d’Etat en exercice".
L’opinion congolaise n’est pas dupe. Elle a encore frais en mémoire le "calendrier électoral global" publié le 12 février 2015 par la CENI. Celle-ci avait assorti ce chronogramme de "23 contraintes" dont 16 incombaient à la responsabilité du gouvernement, autrement dit au duo "Kabila"-Matata. Un duo qui n’avait pas mis les moyens nécessaires à la disposition de cette Commission.

L’opinion congolaise a également frais en mémoire le rapport 2014 de la Cour des comptes. Un rapport qui fait état de 190 projets, non prévus dans le budget de cet exercice, financés pour un montant estimé à un milliard USD.
Que dire de la prodigalité dont a fait preuve "Joseph Kabila" dès le mois de février de l’année en cours alors qu’il prétendait quelques jours auparavant, soit le 26 janvier, de mettre en route "28 mesures urgentes pour la stabilisation et la relance économique du Congo-Kinshasa suite à la chute des cours des matières premières".

Le 8 février, le même "Joseph Kabila" est allé visiter "le premier lot de véhicules flambant neufs destinés aux chefs des forces, aux généraux en fonctions et retraités ainsi qu’aux aumôniers militaires des églises catholique, protestante et kimbanguiste. Les joueurs de l’équipe nationale ont reçu le même cadeau. Le moins qu’on puisse dire est que l’argent est toujours disponible chaque fois que les intérêts du raïs sont en jeu.
Un confrère kinois de conclure : "La carte de l’austérité brandit par Joseph Kabila ne trompe personne. Il ne s’agit que d’une entourloupette de plus. Le président et son gouvernement savaient parfaitement que les Congolais iront aux urnes en 2016. Ils ont failli et doivent être sanctionnés. Le dialogue politique initié par le raïs prend le relief d’une prime à la mauvaise foi..."."



"INTERPRETATION DE LA CONSTITUTION
ARTICLES 70 ET 75 : C’EST MAINTENANT QU’IL FAUT SAISIR LA COUR !

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article7002
Une vive polémique sur l’interprétation des deux articles de la Constitution du 18 février 2006 fait rage sur la place de Kinshasa. Il s’agit des articles 70 et 75. Le premier concerne la fin de la mandature et le deuxième traite de la question de la vacance de pouvoir au sommet de l’Etat dans l’Institution Président de la République.

Chacun y va de sa compréhension dictée par des considérations plus politiques que juridiques. Alors qu’il s’agit du droit pour privilégier les moyens puisés dans la science. Article 70 : "Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu" . Article 75 : "En cas de vacance pour cause de décès, de démission ou pour toute autre cause d’empêchement définitif, les fonctions de Président de la République, à l’exception de celles mentionnées aux articles 78, 81 et 82 sont provisoirement exercées par le Président du Sénat".
On commence par l’interprétation de la MP. Pour elle, il n’y a pas de commentaire car les deux articles de la Constitution sont clairs comme l’eau de roche. L’article 70 montre qu’en cas de non-tenue des élections aux dates constitutionnelles, c’est le Président sortant qui continue avec les mêmes prérogatives jusqu’aux élections.
Cette disposition est conçue par le constituant pour éviter le vide de pouvoir à la tête de l’Etat si les élections ne sont pas organisées conformément aux délais constitutionnels. Quant à l’article 75, pour la MP, il ne s’applique que lorsque le mandat a cours et non à la fin de la législature. Ce qui est à contrepied de l’interprétation des constitutionnalistes de l’Opposition.

L’EXPEDITION DES AFFAIRES COURANTES POUR UNE BREVE PERIODE

Pour eux, l’article 70 ne concerne que le cas où les élections se sont effectivement tenues. Il règle la question de l’expédition des affaires courantes pendant une brève période qui s’écoule entre le jour de la proclamation des résultats de la présidentielle et celui de la passation des pouvoirs entre le nouveau Président élu et le sortant.
En cas de non-tenue des élections, c’est automatiquement la vacance de pouvoir qui est décrétée à la fin de mandature. Ce qui renvoie à l’application immédiate de l’Article 75. Comme on le voit, les lectures faites par ces deux familles politiques sur les deux articles de la Constitution sont diamétralement opposées. On risque de cheminer jusqu’à la fin de la législature avec le même débat.
Au moment où toutes les Institutions élues seront fin-mandat et perdront leur légitimité et voir ces interprétations se transporter dans la rue, selon le rapport de forces du moment. Raison pour laquelle, puisqu’il s’agit d’une question d’interprétation des articles de la Constitution, c’est le juge constitutionnel qui doit être consulté. Il n’y a pas une autre instance de l’Etat qui est compétente pour apporter l’éclairage en cette matière. Toutes les parties prenantes en conviennent.

Les mêmes acteurs politiques ne contestent pas la légalité de la Cour constitutionnelle qui est le juge du contentieux électoral du moins pour la députation et la présidentielle. D’où, il doit y avoir en principe identité des vues entre les deux camps sur la nécessité de saisir le juge constitutionnel en interprétation de ces deux articles de la Constitution qui les divisent à ce jour.
A quel moment le faire ? Tout de suite. Et pour cause. On ne va pas attendre la fin de la mandature pour remettre les pendules à l’heure sur une question qui concerne les modalités de cette même fin de mandature. Le débat civilisé de doctrine se sera peut être déjà mué en épreuve de forces avec peut être effusion de sang comme en janvier 2015 lors du vote au Parlement de la loi électorale révisée.

LES COUDEES FRANCHES A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE POUR ARBITRER

Ce qui donnerait à la Communauté internationale, qui a un mot à dire dans un pays comme la RDC où il y a 21.000 Casques bleus de la Monusco avec des chars d’assaut et des avions de chasse, les coudées franches pour arbitrer, surtout en cas de troubles. Il ne faudra pas surtout perdre de vue le fait que la Communauté internationale elle-même a sa propre lecture de ces articles de fin de mandature.
Mais il ne lui revient pas de saisir le juge constitutionnel. Une tache qui incombe exclusivement aux Congolais. Mais pas n’importe quel Congolais.
A ce sujet, le loi des lois stipule que toute personne peut saisir la Cour constitutionnelle en matière d’inconstitutionnalité des actes législatifs ou réglementaires. Ce qui veut dire par exemple des lois côté parlementaire ou des Ordonnances présidentielles pour l’Exécutif.

La procédure est toute autre en ce qui concerne l’interprétation de la Constitution. Il n’y a que les Institutions qui peuvent saisir la Cour constitutionnelle. Il s’agit du Président de la République, du gouvernement, du Président de l’Assemblée nationale, du Président du Sénat, d’un dixième des députés et un dixième des sénateurs, des gouverneurs de provinces et des Présidents des Assemblées provinciales.
Le champ n’est pas fermé. Car au cas où aucun de ces animateurs des Institutions de l’Etat ne saisissait la Cour constitutionnelle pour interpréter les deux articles querellés de la Constitution, l’Opposition qui compte plus d’un dixième des députés et sénateurs dans ses rangs, soit 50 dans une Chambre parlementaire pourra réunir les signatures nécessaires pour introduire en bonne et due forme sa requête en interprétation à la Cour constitutionnelle."



"DES LIVRES À LA PLACE DES SLOGANS
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6999
On peut tout reprocher à Matata. Sauf de n’avoir pas exposé ses idées dans un livre. Comme cela est de saison sous d’autres cieux. Cette pratique contribue à enrichir l’offre d’idées préalable à tout débat de qualité.
Des échanges qui voient l’élite d’un pays parler pour dire quelque chose et non pour ne rien dire. Si ce n’est pour se donner en spectacle en se balancer des noms d’oiseaux ou en mettant au goût du jour des quolibets et autres slogans contenus dans nos nombreuses chansons. On en est par exemple par ces temps qui courent au fameux " Wumela " et au pathétique "Yebela".
Résultat, faute d’offre politique, le discours brille par sa vacuité. Qui propose quoi en terme de redressement du pays ? Une véritable gageure. L’exemple de Matata Ponyo comme celui de la poignée d’acteurs politiques qui écrivent mérite d’être suivi .
Ce pays a besoin de thinktank, d’hommes-ressources dans tous les domaines et par-dessus-tout d’hommes politiques porteurs de vision. La meilleure manière de véhiculer sa vision, c’est de la couler par écrit. Bonjour le livre ! Imprimé ou électronique, cela importe peu. En tous cas c’est selon le contexte.
Il n’y a point de démocratie sans idées. Pas d’élections- comme on le chante matin, midi et soir- sans projet. Ce n’est pas pour rien qu’en Occident les hommes politiques désireux de solliciter le suffrage notamment pour la magistrature suprême, sacrifient au rituel du livre. Rituel ? Plus que ça. Une exigence. A la lisière de la saison électorale, combien de livres dans le pipeline ? Combien de projets en guise d’offre politique ?"



"EN SEMINAIRE DU 14 AU 22 MARS PROCHAIN A KINSHASA
LES OFFICIERS CONGOLAIS RÉFLÉCHISSENT SUR L’HARMONISATION DE LA FORMATION AU SEIN DE L’ARMÉE"

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° http://www.forumdesas.org/spip.php?article7004


"Enjeux électoraux : les paysans au pouvoir !
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° http://www.lephareonline.net/enjeux-electoraux-les-paysans-au-pouvoir/
Les lampions se sont éteints le mercredi 16 mars 2016 au Cepas, dans la commune de la Gombe, sur la table ronde consacrée à la promotion de l’agriculture familiale. Celle-ci était organisée avec l’appui de la Coalition contre la Faim et le soutien financier du Fonds Belge de sécurité alimentaire. Elle était placée sous le thème : « Agriculture Familiale, Enjeu électoral en République Démocratique du Congo ». Les réflexions des participants ont essentiellement gravité autour de différents scrutins du présent cycle électoral (élections législatives, provinciales, municipales, locales, etc.).

Au sortir des travaux, une charte électorale a été adoptée par les délégués des organisations paysannes venues de toutes les provinces de la RDCongo. Il ressort de cette charte qu’un candidat à un mandat électif doit répondre aux critères ci-après :
– avoir un projet de société clair énoncé en faveur de l’Agriculture familiale et applicable dans l’hypothèse de son élection ;
– présenter des éléments concrets et détaillés de sa politique auprès de la communauté paysanne en vue de leur annexion à son acte d’engagement ;
– accepter de signer un acte d’engagement avec la masse électorale paysanne ;
– faire preuve d’adhésion à l’idéal des valeurs morales et patriotiques.

Les producteurs agricoles voudraient que leurs votent comptent lors de prochains scrutins car ils représentent  70% de la population congolaise, autrement dit 70% d’électeurs.

Soutenir des candidats pro-paysans et ou postuler soi-même

Etant l’actrice principale du combat d’éveil de conscience chez les paysans agriculteurs familiaux, la communauté paysanne de la RDC, regroupée et structurée au sein des organisations paysannes, s’est engagée fermement à lutter contre la faim et la pauvreté, et à promouvoir le développement en milieu rural à travers des activités liées à l’Agriculture familiale.
Elle s’est aussi  engagée à se fédérer autour des objectifs de défense de ses intérêts en vue de l’amélioration des conditions de vie de la classe paysanne par l’adaptation des méthodes culturales durables aux impératifs d’augmentation de la production à l’hectare, en conformité avec les lois du pays.

Quant aux enjeux électoraux, la communauté paysanne congolaise a pris la résolution de définir le profil des candidats aux élections locales, provinciales et nationales à travers des critères spécifiques d’adhésion à l’idéal de  la promotion de l’Agriculture Familiale.
Le souci majeur de cette organisation est de renforcer la prise de conscience du paysan quant à la portée de son pouvoir sur les mandats électoraux, de consolider la solidarité paysanne dans l’exercice effectif de son influence sur l’électorat  et d’obtenir l’adhésion des candidats aux élections à la réalisation effective des objectifs de promotion de l’agriculture familiale. Les paysans veulent aussi guider et orienter le dialogue entre l’agriculteur familial et tout candidat aux élections, mais aussi encourager les candidats issus de la masse paysanne à concourir aux différents scrutins, afin de mieux défendre les intérêts de leurs sociétaires. Tout devrait être fait pour obtenir l’adhésion et l’engagement des paysans à influencer sérieusement les futurs décideurs sur la nécessité de soutenir et promouvoir l’Agriculture familiale.

Dans son mot de clôture, Nathanaël Buka, président du Comité National pour la promotion de l’Agriculture Familiale en RDC (CNPAF-RDC), a exhorté les participants à faire la restitution correcte des travaux auprès de leurs « bases » éparpillées à travers le Congo profond. Et, il a terminé son adresse en remerciant les différents partenaires qui soutiennent leurs activités.
Les organisations paysannes ont été invitées à mener des actions de plaidoyer et provoquer des échanges et des tribunes d’expression populaire avec les députés provinciaux et nationaux pour l’affectation d’au moins 10% du budget du gouvernement provincial et du gouvernement national à l’agriculture (accord de Maputo de 2003), avec au moins la moitié de celui-ci pour l’appui aux petits producteurs agricoles, et d’au moins 1% de ces budgets à  la recherche agronomique et à la vulgarisation agricole.

Elles doivent mener également des plaidoyers en faveur d’une mise en place rapide du Fonds National pour le Développement de l’Agriculture prévu par la « Loi N° 11/022 du 24 décembre 2011 portant principes
fondamentaux relatifs à l’agriculture », dans leur volet consacré à la gestion des crédits destinés aux petits producteurs agricoles"



° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9531&rubrique=POLITIQUE
° http://www.lephareonline.net/la-rdc-face-a-la-crise-economique-qui-doit-reduire-le-train-de-vie-des-institutions/
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article7000
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14247:pour-un-congo-emergent-matata-etale-au-grand-jour-son-reve&catid=85:a-la-une&Itemid=472
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6994
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14246:rdc-freddy-matungulu-mbuyamu-echappe-a-une-tentative-d-enlevement-a-kinshasa&catid=90:online-depeches&Itemid=679
° http://www.lephareonline.net/candidat-declare-a-la-presidentielle-matungulu-echappe-a-une-filature-suspecte/


Compatriotiquement !


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 19/3/2016, 1:18 am

"Opinion : Si Etienne Tshisekedi rectifiait le tir ce 24 avril 2016 ?
– JJ Wondo

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° http://desc-wondo.org/fr/opinion-si-etienne-tshisekedi-rectifiait-le-tir-ce-24-avril-2016-jj-wondo/ 



Le 24 avril 2016 : Si Etienne Tshisekedi rectifiait le tir de la démocratisation ratée des années 1990?


Une opinion de Jean-Jacques Wondo Omanyundu




Cet article énonce mon opinion personnelle face aux enjeux politiques actuels en République démocratique du Congo (RDC) où tout est planifié par le président Kabila et son gouvernement, se servant de la CENI et des institutions judiciaires, pour retarder, voire bloquer, sciemment le processus électoral devant aboutir à l’alternance au pouvoir au 19 décembre 2016. Pour éviter le naufrage de la RDC et un retour en arrière vers un ordre politique dictatorial, j’invite tous les Congolais à se ranger derrière la grande figure politique et historique de Monsieur Etienne Tshisekedi, élevé en patrimoine national, pour une grande action nationale ce 24 avril 2016 dans le but de contraindre M. Kabila et son régime à l’alternance au pouvoir dans les délais constitutionnels. J’assume l’entière et unique responsabilité du contenu de mon opinion personnelle.

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Le premier printemps congolais d’avril 1990

Le 24 avril 1990, le maréchal Mobutu, président du Zaïre (aujourd’hui la RDC), dans un discours pathétique à la nation, met fin au monopartisme dominé par le MPR (Mouvement populaire de la révolution-Parti-Etat) et décrète le début d’un processus de démocratisation du pays marqué par le multipartisme.
Cette décision intervient dans un double contexte sociopolitique interne et géopolitique international particulier. Alors que des stratèges autour de Mobutu, qualifiés de « colombes », partisans d’un pouvoir ouvert et conciliant, s’y étaient affairés des années auparavant pour amorcer une certaine ouverture vers les opposants au régime Mobutu. Contrairement aux faucons qui étaient pour un pouvoir pur et dur.

En effet, le discours du 24 avril 1990 est compris comme une résultante de la conjonction d’une part, de la mission de consultations populaires menées avec dextérité par deux cadres du régime de l’époque, qualifiées de colombes[1], l’ambassadeur Roger Nkema Liloo, ancien conseiller spécial de MOBUTU chargé de la sécurité (surnommé père de la perestroïka) et l’actuel sénateur Edouard Mokolo wa Mpombo. Et de l’autre part, des bouleversements politiques survenus en Europe de l’Est, la chute du mur de Berlin consécutifs à la Perestroïka soviétique initiée par le Secrétaire général et Présidente de l’Union soviétique (URSS) Mikhaïl Gorbatchev et la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989. Le maréchal Mobutu, soumis aux intenses pressions diplomatiques occidentales pilotées par Washington, initie les « consultations populaires ». Pour ce faire, à partir de fin 1989, le « Président-fondateur du MPR » dit « PF », avait sillonné toutes les provinces de la RDC, à l’époque Zaïre, pour sonder les Zaïrois sur les changements sociopolitiques attendus du régime issu du 24 novembre 1965. Ces consultations avaient été clôturées par la capitale où, toutes les couches de la population étaient représentées le 24 mars 1990, à la Cité du parti à N’Sele[2]. Il faut aussi rappeler que la genèse de ce processus démocratique se situe au début des années 1980 à la suite de la lettre des « Treize parlementaires » qui a abouti à la création du parti UDPS (Union pour la Démocratie et la paix sociale) dont Tshisekedi, Nguz karl-i-Bond, Mbwankien et Kyungu étaient des figures les plus populaires.

Ce discours enclencha une période de transition politique chahutée et chaotique marquée par une bipolarisation de la vie politique entre Mobutu et son camp politique, la « Mouvance présidentielle » d’un côté et Etienne Tshisekedi autour duquel s’est constituée une l’ « Union sacrée de l’opposition » (et alliés) et quelques leaders de la société civile de l’époque dont Pierre Lumbi Okongo, Modeste Bahati, Modeste Mutinga, etc., ainsi que la puissante église catholique. L’épreuve de force entre Mobutu et Tshisekedi tourna plutôt au début, en faveur de l’opposition et des forces du changement incarnées par Etienne Tshisekedi, ancien haut cadre du MPR considéré même comme un des pères du « Manifeste de na N’sele », le livre de la doctrine du parti. C’est dans ce rapport de forces favorable à l’opposition que Mobutu, après plusieurs tentatives de récupération du jeu politique, fut contraint à convoquer la Conférence nationale souveraine (CNS) qui élit de manière triomphale Etienne Tshisekedi au poste de Premier ministre de la première transition. Mais les faucons du régime ne s’étaient pas avoués vaincus. Par le jeu d’achat et de débauchage d’opposants, de multiplication des faux partis alimentaires d’opposition dont l’UDI (Union des démocrates indépendants) de Léon Kengo wa Dondo et de durcissement de la répression – via le terrorisme d’Etat – contre l’opposition et les contestataires du régime mené particulièrement par le trio Nzimbi, Baramoto et Ngbanda, Mobutu parvint bon an mal an à récupérer la situation en sa faveur et à bloquer le processus démocratique, en neutralisant Etienne Tshisekedi, considéré par la majorité des Congolais comme étant le père du processus démocratique du pays. Le blocage ou le rétrécissement de l’espace politique va durer six ans.

Une première transition bloquée par Mobutu et son régime failli




Selon Erik Kennes, « la situation sociopolitique du Zaïre en 1996 s’achemina vers un blocage. Le parlement de transition du pays (HCR-PT), qui aurait dû préparer et approuver l’échafaudage juridique pour la tenue des élections permettant de sortir de l’époque MOBUTU, était enlisé dans des querelles politiciennes. La Commission nationale des élections, organe technique et extraparlementaire, ne bénéficiait que de peu de confiance et d’attention de la part de toute la classe politique. Les politiciens de Kinshasa n’éprouvaient pas réellement la volonté affichée d’aller aux élections. La désillusion née de l’échec probable du processus de «démocratisation» avait déjà amené, depuis 1993, des activistes politiques à prendre des contacts avec les chefs d’état des pays limitrophes, sans aboutir à quelque résultat concret. Ils ont pu établir des relations avec des groupuscules de tendance « lumumbiste » résidant en Tanzanie et en Ouganda, héritiers des différents maquis du Kivu des années 1970 et 1980, ainsi que du soutien accordé par la Libye de Kadhafi pendant les années 1980. Des contacts ont eu lieu également avec les « tigres » ou « ex-gendarmes katangais », force militaire relativement importante, opposée à Mobutu et proprement dites[3].

En conséquence, le blocage politique des années 1990, la fin de la coopération technique militaire avec la Belgique et la France, et de la réduction de l’enveloppe budgétaire de l’aide extérieure, la problématique sécuritaire et humanitaire à l’Est de la RDC avaient conduit le pays à une situation de crise sans précédent. Au cours des années 1990, alors que l’État se désagrégeait progressivement, la situation et la capacité militaire des FAZ continuaient elles aussi à se détériorer[4]. Tous les paramètres étaient donc réunis pour décrire le Zaïre des années 1990 comme un Etat en faillite : Un état en dégénérescence qui n’avait plus de puissance légitime sur son territoire. Le zaïre des années 1990, du fait de l’irresponsabilité criante des autorités politiques de l’époque (qui ne se sont jamais remises en question jusqu’à ce jour), était devenu un État déliquescent ou effondré, qui « était confronté à de sérieux problèmes qui compromettaient sa cohérence et sa continuité »[5].

En effet, la thématique de « l’Etat effondré » (collapsed state) ou « échoué » (failed state)[6] désigne en général l’incapacité des Etats à assurer un minimum de fonctions étatiques classiques (et d’abord la sécurité). Il n’y aurait plus de monopole de la violence parce que l’usure du concept d’Etat-nation ferait que les éléments de structuration clanique/tribale prendraient le dessus. Les Etats sont des entités mortelles. Dans l’histoire, le mode le plus classique de disparition est assurément la défaite militaire. Ecrasés, occupés, les vaincus sont phagocytés avec plus ou moins de succès par l’Etat victorieux qui, dans le meilleur des cas, peut progressivement obtenir le soutien des populations qu’il a vaincues. Mais un Etat peut aussi disparaître pour des motifs internes, ce qui renvoie finalement à son incapacité à contrôler sa population ou à satisfaire à ses attentes, notamment dans le domaine de la sécurité. Dans un tel cas de figure, la population refuse à la fois des symboles, son existence même, voire son droit. Les Etats connaissent ainsi des cycles de développement et de régression[7] (naissance, croissance, développement, apogée, déclin, effondrement).
Avec le blocage politique, la CNS a fini par laisser la place à un parlement de transition taillé sur mesure du « maréchal », le Haut conseil de la République-Parlement de transition (HCR-PT) dont les animateurs étaient issus de la CNS.

LD Kabila met fin à la transition politique et Joseph ouvre une nouvelle transition qui instaure le nouvel ordre politique et constitutionnel




La première transition a pris fin le 17 mai 1997. Ce jour-là, Laurent-Désiré Kabila déjà maquisard dans les années 60, met fin aux trente-deux ans de règne sans partage de Mobutu. La rébellion qu’il menait depuis octobre 1996 a bénéficié de l’appui de nombreux pays de l’Afrique des Grands Lacs et des Etats-Unis d’Amérique. Un an après son accession au pouvoir, les anciens alliés de Kabila lancent une nouvelle guerre dans l’est de la RDC en août 1998. Le pays est divisé en trois zones. Kabila meurt assassiné en janvier 2001, sans avoir eu le temps d’organiser les élections. Joseph Kabila son successeur va ranimer les négociations de paix avec les belligérants. Un autre forum, le dialogue inter congolais, est organisé en Afrique du Sud. Une nouvelle transition de trois ans, au détriment d’Etienne Tshisekedi, est entamée en juin 2003. Joseph Kabila est flanqué de quatre vice-présidents (dont deux ex-chefs rebelles, un opposant de factice, Arthur Z’ahidi Ngoma, qui prend la place de Tshisekedi et un allié). La deuxième transition aboutit à l’organisation du premier tour des élections présidentielle et législatives couplées, le 30 juillet 2006, mettant fin aux différentes transitions lancées en 1990. Malgré les irrégularités constatées, Joseph Kabila est déclaré vainqueur de la présidentielle de 2006 contre Jean-Pierre Bemba. Joseph Kabila sera à nouveau déclaré président au terme d’une des élections des plus chaotiques et absurdes du monde en 2011 contre principalement Etienne Tshisekedi qui n’a jamais reconnu la victoire de Kabila, s’autoproclamant entre-temps président élu.

Joseph Kabila en fin mandat veut ramener la RDC à l’ère politique des années Mobutu




Depuis les élections de 2006, la Constitution s’impose comme une référence légale et politique incontournable en RDC. La légitimation du pouvoir en RDC a conduit au vote en 2006 d’un référendum ayant adopté une Constitution qui a consacré l’institutionnalisation de la IIIème République. Cette Constitution a également échafaudé une nouvelle architecture du pouvoir bâti sur des structures dont les animateurs devraient être élus. D’autant qu’après 15 ans d’instabilité sociopolitique et sécuritaire, toutes les forces politiques, militaires et sociales ont convenu, de manière consensuelle, que le pouvoir devait être conquis par le biais des élections libres, démocratiques et transparentes. Ainsi ce pouvoir devait être exercé au sein d’un Etat de droit démocratique.

Les élections ont eu lieu en 2006 et 2011, même si, comme on l’a démontré plus haut, les conditions de leur organisation laissent à désirer car ayant consacré des fraudes planifiées et autres manipulations. Il faut reconnaître cependant que ce sont là des acquis et une avancée politiques majeurs et indéniables, comparativement aux blocages politiques des années Mobutu et Laurent Désiré Kabila, qu’il faille en toute honnêteté mettre sur le compte de l’actuelle classe politique (pouvoir comme opposition) de la RDC. Cela constitue une des grandes valeurs ajoutées de cette Constitution qui introduit désormais une nouvelle philosophie et culture politique d’accession ou de maintien au pouvoir par la voie des élections libres, démocratiques et transparentes et de respect de la Constitution. Mais le piège réside dans le fait que cela ne suffit pas encore pour admettre que le pays est réellement ancré dans une voie d’une réelle démocratisation. En effet, l’effet pervers de cette nouvelle philosophie démocratique est de remplacer l’accession au pouvoir par les armes par une ‘éternisation’ au pouvoir par le tripatouillage des élections et de la Constitution en la taillant sur mesure au gré du temps au profil du président sortant, Joseph Kabila[8]. Cependant, aujourd’hui, partout en RDC, les Congolais intègrent avec force et conviction l’idée qu’un régime démocratique repose sur une Constitution écrite et que la dictature de loi (Etat de droit) doit prévaloir sur le fait des gouvernants ou du Président.

Arrivé en fin mandats constitutionnels, plutôt que de mettre en place des mécanismes durables de consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et de la paix civile, les faits, actes et gestes de Joseph Kabila et de son camp politique montrent plutôt, par des signes apparents de durcissement de son régime, une volonté de retour en arrière vers un ordre politique dictatorial par la violation de la Constitution[9]. Comme le souligne à plusieurs fois le juriste et criminologue Jean-Bosco Kongolo, la violation de la Constitution pour un président de la république est un acte criminel passible de haute trahison et du reste imprescriptible[10].

Partant de ce fait, le glissement électoral n’est pas permis par la Constitution et malgré les tentatives visant à modifier les règles du jeu constitutionnel par un référendum, les Congolais sont invités à recourir massivement à l’application de l’article 64 de la Constitution pour faire échec à toute tentative de renversement du système constitutionnel en cours. Pour ce faire, il faut se ranger derrière une forte personnalité historique dont la constance dans le combat politique depuis les années 1980 lui octroie un leadership moral et politique capable de canaliser la volonté populaire des Congolais pour lutter en faveur l’alternance politique en 2016. Cet homme n’est autre qu’Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

Le profil d’Etienne Tshisekedi dressé par le militant lumumbiste Nzogu bin Kyantede




Dans une sorte de lettre ouverte aux congolais, le militant lumumbiste Nzogu bin Kyantede, ancien leader de la jeunesse estudiantine contraint à l’exil forcé par le régime de Mobutu écrit ce qui suit sur le profil politique d’Etienne Tshisekedi. Nous reprenons quelques extraits de son texte :
« Il est le « Père de la démocratie » au Congo post-indépendance. En effet, en 1980, bien longtemps après que les forces réactionnaires regroupées autour de Mobutu aient réduit à PEU DE CHOSES les vieilles insurrections nationalistes des années 1960, et plus de 10 ans avant que la donne géopolitique post-Guerre froide ait permis le pluralisme politique en Afrique, c’est le Dr Etienne Tshisekedi wa Mulumba qui a personnifié la demande congolaise de démocratie. Ce fut une demande têtue et qui semblait « SUICIDAIRE », au même titre que la demande d’indépendance dont ont été porteurs nos Pères de l’indépendance (Kasavubu et Lumumba surtout, même si c’était dans des cadres partisans aux agendas différents) ».
« En réclamant la démocratie en ce temps-là (1980), Etienne Tshgisekdi wa Mulumba peut être considéré comme un citoyen qui a ouvert les voies de l’espoir à son peuple, à notre peuple. Ce dernier risquait de croire qu’un homme, Mobutu, travaillant pour des étrangers (l’Occident capitaliste) et opprimant sa nation, pouvait disposer des biens et de la dignité de millions de Congolais. »

« Le Dr Etienne Tshisekedi, en faisant dissidence au sein d’un MPR dont il fut un architecte et était un dignitaire grassement rémunéré, est un « sauveur de la dignité des intellectuels Congolais ». En effet, et cela se vérifie aujourd’hui…, l’image des intellectuels congolais est celle, méprisante, de courtisans en quête perpétuelle de postes à n’importe quel prix (et surtout à vil prix), y compris au prix de chanter les louanges de personnages objectivement nocifs comme l’a été Joseph Mobutu (tyran et mauvais gestionnaire) et l’est aujourd’hui Joseph Kabila (tyranneau, médiocre gestionnaire et très mauvais général d’armée) ».

« En exprimant ses réserves et critiques publiquement et très vite après la prise de Kinshasa par l’ex-AFDL en 1997, Etienne Tshisekedi wa Mulumba a, de l’intérieur, ouvert les yeux de notre peuple et de nos « élites » sur notre situation d’occupation par l’Ouganda et le Rwanda. Cette occupation était notamment matérialisée par la nomination inédite d’un étranger, le général James Kabarebe, à la tête de la nouvelle armée nationale. Et c’est cette funeste nomination qui a par la suite miné tout notre système de défense ; elle est une des causes des millions de morts de nos compatriotes suite à la longue guerre de prédation et de tentative de démembrement qui frappe notre nation. Même sans partager son credo politique ni s’aligner au sein de sa mouvance politique, il faut donc là reconnaître à Etienne Tshisekdi wa Mulumba des vertus de patriote intransigeant! … »
« (…) Au même titre que Nelson Mandela en Afrique du sud, bien que ce soit dans un contexte national différent (Ndlr : contexte électoral de 2001), Etienne Tshisekedi a illustré cette vieille conviction en Afrique que la vieillesse est utile car porteuse de la sagesse que bâtit l’expérience et du courage que donnent la fin de vie et la renonciation à des gains immédiats… »

« En guise de cadeau dialectique, j’ajoute à notre compatriote et « vieux » Etienne Tshisekedi wa Mulumba une sixième et très importante qualité: il est resté fidèle à ses idées et fidèle à son ancrage partisan. Il est co-fondateur de l’UDPS, et il est resté dans l’UDPS. Pendant ce temps, d’autres vagabondaient par-ci par-là, créant des sigles nouveaux sans nouveaux contenus en termes de programmes.
Face à ce comportement erratique qui donne du monde politique congolais une image d’infantilisme, de situationnisme permanent, de quêtes d’oboles et de « coups fumants », Etienne Tshisekedi a été un fidèle de son parti… tout comme Mandela dans l’ANC qui avait été fondé avant même la naissance de notre cher Madiba! L’Angola n’est-il pas aussi davantage pris au sérieux, car Eduardo Dos Santos, au lieu de se bombarder « président-fondateur » d’un nouveau et énième parti angolais, est resté dans ce MPLA dont il est un militant depuis sa jeunesse kinoise?
« Etienne Tshisekedi wa Mulumba est donc un homme de la continuité dans cet engagement qu’il a pris dès sa dissidence en 1980 du MPR, engagement pour démocratie et pour la double dignité de notre peuple et de ses élites intellectuelles. Il remplit une fonction morale capitale dans notre société désorientée, dans notre nation en formation, et dans notre Histoire qui a besoin de balises humaines fortes pour se poursuivre.

Tshisekedi peut arrêter le glissement de Joseph Kabila en rassemblant tous les Congolais le 24 avril 2016




Partant du portrait dressé par M. Nzogu, nous estimons à notre tour que la personne d’Etienne Tshisekedi, malgré ses faiblesses humaines, est un patrimoine national dont l’aura politique et moral fait autorité chez une très large majorité des Congolais. Le Grand Homme d’Etat qu’est Etienne Tshisekedi est la personne idéale qui peut aujourd’hui rassembler les Congolais du nord et du sud, de l’ouest, du centre et de l’est. Nous lui lançons l’appel de d’adresser aux forces sociales et politiques acquises au respect de la constitution, à l’armée, la police et les services de sécurité et à l’ensemble du peuple congolais et de sa diaspora, un message de mobilisation pour une grande action populaire nationale le 24 avril 2016 en faveur de l’alternance.
En effet, à propos du glissement électoral, il nous semble que la date du 24 avril 2016 soit idéale pour protester contre le blocage du processus électoral par la CENI et le régime Kabila et exiger des actes concrets en faveur de l’alternance au pouvoir. Le calendrier électoral réaliste proposé par l’Asbl APRODEC démontre la faisabilité de la tenue des élections dans les délais constitutionnels si le processus électoral reprend son cours normal en mars 2016 et que le problème n’est pas technique[11]. L’expert électoral Alain Lomandja l’a également démontré de manière académique[12], en plus de préciser que le sabordage du processus électoral est bien politique[13] du fait de l’absence de volonté politique de la CENI inféodée au pouvoir pour éviter d’organiser la présidentielle dans les délais constitutionnels. Il devient de plus en plus probable que c’est vers un glissement forcé et imposé et le refus volontaire d’organiser l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels que le régime de Kabila veut contraindre les Congolais. L’annonce de la CENI de vouloir introduire une requête à la Cour Constitutionnelle « pour obtenir une petite extension »[14] du processus électoral, sans en préciser les détails sur la durée est un preuve supplémentaire d’imposer aux Congolais un glissement planifié à des fins politiques pour contourner le respect de la constitution. Les Congolais ne sont pas concernés par la démarche de la CENI ni par le futur arrêt de la Cour constitutionnelle prostituée du régime. Ils vont lutter par tous les moyens et à tout prix pour obliger Kabila et son régime à une alternance au pouvoir dans les délais constitutionnels. Ce n’est pas pour rien que lors de la CHAN, les populations congolaises, non concernées par des manœuvres politiciennes, ont spontanément scandé dans les rues de Kinshasa Yebela. Ce, justement pour prévenir Kabila qu’élections ou non, dialogue ou non, il ne doit plus être au pouvoir au terme de son mandat le 19 décembre 2016.

Il devient de plus en plus apparent que le président Kabila, par l’entremise de la CENI et du Gouvernement congolais, ne cesse de créer de manière ostentatoire et provocatrice des artifices politico-juridiques et diplomatiques visant à consacrer le « glissement » électoral et le faire admettre à l’opinion alors qu’il refuse ouvertement de s’investir activement l’organisation de l’élection présidentielle transparente et démocratique devant assurer l’alternance démocratique le 20 décembre 2016. Ce déni, de la part du président Kabila, de s’inscrire dans une dynamique électorale de respect des dispositions constitutionnelles prévues dans l’exposé des motifs et par les articles 70, 168 et 220 alinéa 1er de la Constitution, qui exigent qu’aucun dépassement de délai du mandat présidentiel n’est prévu, constitue en soit l’élément intentionnel et matériel constitutif de crime de haute trahison pouvant faire valoir le recours à l’application de l’article 64 de la Constitution et à une série d’actions citoyennes et populaires pacifiques ou contraignantes visant à le contraindre au respect de la Constitution dont il est le premier garant.

Si aucun acte fort d’organisation de l’élection présidentielle n’est posé avant la fin du mois de mars 2016, il faudra que les acteurs politiques et la société civile congolais ainsi que les partenaires du Congo tirent les conséquences qui s’imposent. C’est alors que du point de vue congolais, nous estimons que le leadership politique moral De M. Etienne Tshisekedi pourrait jouer un rôle crucial. Le « Père de la démocratisation de la RDC » pourra alors lancer un mot d’ordre général pour la tenue d’une grande manifestation nationale pour la réappropriation et la sauvegarde de la démocratie en péril par les Congolais, le souverain primaire et seul détenteur du pouvoir. Derrière ce mot d’ordre se rangeront les acteurs politiques, la société civile dans toute sa diversité sociale, philosophique ou confessionnelle, l’armée, la police et les services de sécurité ainsi que tous les corps de métiers sociaux professionnels du pays ainsi que la jeunesse estudiantine du Congo pour réclamer dans la rue l’alternance car à partir du mois d’avril 2016, on peut considérer que Kabila veut glisser !

Point n’est besoin de rappeler que L’histoire sociopolitique de la République démocratique du Congo nous enseigne que chaque fois que le peuple s’est aligné en front commun, derrière ses leaders politiques acquis au changement, il a gagné des batailles historiques. Qu’ensemble, les Congolais ont été capables d’écrire les plus belles pages de leur Histoire commune. Cet appel au rassemblement derrière Etienne Tshisekedi procède d’une exigence de l’Histoire car la République démocratique du Congo arrive à un tournant décisif de sa maturation politique. Ainsi, les congolais sont tous appelés à privilégier les valeurs du pacte social, citoyen et républicain qui nous lient.

Il s’agit également d’un défi voire un pari de montrer à la face du monde dont le Congo est devenu la risée qu’un «Congo Uni peut devenir un pays fort ». Paradoxalement, cette devise fut celle du Congo-Belge ! Je lance donc cet appel-défi à Monsieur Etienne Tshisekedi et à tous les Congolais que l’heure est donc venue de mettre de côté nos égos, nos différences et nos divergences pour ne privilégier que l’intérêt suprême de la nation et l’intérêt collectif, le vivre en commun et en harmonie dans cet énorme patrimoine nous légué par nos aïeux dans le but ultime de construire un Congo meilleur, une Nation forte, prospère et solidaire afin de montrer à la face du monde que les Congolais sont capables de prendre en main leur propre destin commun[15].
Avant de penser à une transition sans Joseph Kabila ou à une coalition électorale, il faut d’abord s’assurer ou contraindre au préalable Joseph Kabila  dans le schéma de l’alternance politique. C’est la plus grande priorité des actions politiques, citoyennes ou autres à mener en premier lieu. ne rêvons pas![/justify]

Une opinion personnelle de Jean-Jacques Wondo Omanyundu




Références bibliographiques




[1] Parmi les colombes du régime de l’époque, on pouvait aussi compter Maître Nimy Mayidika Ngimbi, le sénateur Monda Bonza (ancien directeur de cabinet de Mobutu, Maître le feu Gérard Kamanda wa Kamanda, paix à son âme ou encore les feux généraux Mahele et Mukobo, Atende. Les faucons quant à eux, partisans d’un pouvoir pur et dur et sans partage ni ouverture avec l’opposition, se recrutaient essentiellement dans l’armée, la police et la garde civile (le feu général Nzimbi, le général Philémon Baramoto actuellement conseiller privé de Kabila chargé du maintien de l’ordre public et de la sécurité intérieur), les généraux Likulia, Eluki, Bolozi) et les services de sûreté comme M. Honoré Ngbanda.
[2] Le Forum des As. http://www.congoforum.be/fr/congodetail.asp?subitem=21&id=8158&Congofiche=selected.
[3] Erik KENNES, «La Guerre au Congo», Mars 1998 ou http://www.ua.ac.be/objs/00110992.pdf.

[4] NGBANDA NZAMBO-Ko-Atumba, Honoré, Ainsi sonne le glas ! Les derniers jours du maréchal Mobutu ; Gideppe, Paris, 1998, 447p.
[5] JJ Wondo O., Les armées au Congo-Kinshasa. Radioscopie de la Force publique aux FARDC, 2è Ed. avril 2013, p.197.
[6] Ce concept est largement expliqué par J.L MARRET et A. Didier, Etats « échoués » et Mégapoles anarchiques, Paris, PUF, novembre 2001.
[7] MARRET, Jean-Luc, Crises d’Etat et organisations non étatiques violentes : Etats « effondrés » ou « échoués», inAnnuaire Stratégique 2003, Fondation pour la recherche Stratégique, Ed. Odile Jacob, Paris, Juin 2003, p.146.

[8] – See more at: http://desc-wondo.org/fr/la-iiieme-republique-congolaise-une-democratie-tripatouillee-dans-un-etat-defaillant-jean-jacques-wondo/#sthash.VtFGEEsR.dpuf.[9] http://desc-wondo.org/fr/rdc-kabila-est-il-credible-dans-sa-proposition-de-dialogue-national-jean-jacques-omanyundu/.
[10] http://desc-wondo.org/fr/larticle-64-de-la-constitution-congolaise-fait-il-peur-jean-bosco-kongolo/. Lire aussi :http://desc-wondo.org/fr/passation-de-pouvoir-en-rdc-larticle-70-de-la-constitution-ne-prete-a-aucune-confusion-jb-kongolo/.
[11] http://desc-wondo.org/fr/rdc-aprodec-defie-la-ceni-et-publie-un-calendrier-electoral-complet/.
[12] http://desc-wondo.org/fr/rdc-la-mise-a-jour-du-fichier-electoral-et-lacquisition-des-kits-electoraux-sont-encore-possibles-dans-les-delais-constitutionnels-lomandja/.
[13] http://desc-wondo.org/fr/de-malumalu-a-nangaa-une-strategie-de-destabilisation-de-la-ceni-pour-saborder-le-processus-electoral-a-j-lomandja/. Lire aussi : http://desc-wondo.org/fr/vers-un-sabordage-du-processus-electoral-2015-2016-en-rdc-alain-joseph-lomandja/. Ou encore http://desc-wondo.org/fr/consequences-demission-malumalu/.

[14]  https://7sur7.cd/new/requete-de-la-ceni-a-la-cour-constitutionnelle-pour-organiser-les-elections-au-dela-de-2016/.
[15] Inspiré de l’exposé de JJ Wondo à Gorée, le 12 décembre 2015.


Compatriotiquement !


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 20/3/2016, 2:40 am

"Corneille Nangaa: «Des contraintes techniques ne permettent pas d'organiser les élections» dans le délai
° http://www.radiookapi.net/2016/03/18/actualite/politique/corneille-nangaa-les-elections-devraient-etre-organisees-au-dela-de
« Aujourd'hui ce sont des contraintes techniques qui ne permettent pas à la Ceni d'organiser les élections» dans le délai, a déclaré le président de la Commission électorale nationale indépendante, Corneille Nangaa dans un entretien à la Voix de l'Amérique.  
Alors que le mandat de l’actuel chef de l’Etat s’achève à la fin de cette année, le président de la commission électorale indique que les élections devraient être organisées au-delà de novembre 2016. 
Corneille Nangaa annonce que la Ceni va introduire une requête à la Cour constitutionnelle pour obtenir « une petite extension, qui ne sera pas éternelle ».
Il précise que « cette extension » doit être « limitée dans le temps en tenant compte des exigences ».

Le président de la Ceni indique que cette situation ne sera pas une première. « Cela est arrivé en 2006 », explique-t-il.
Pour Corneille Nangaa, il n'y a qu'une possibilité pour organiser la présidentielle dans le délai constitutionnel : renoncer à la révision du fichier électorale. Selon la Ceni, il faudrait plus d'un an pour réviser l’actuel fichier électoral.
]Aller aux élections avec le fichier électoral utilisé en 2011 signifierait, selon M. Nangaa, accepter que ces élections soient organisées « sans 10 à 12 millions de jeunes » et « avec plus ou moins 2 millions de morts dont les noms sont sur la liste ».
« Si les acteurs se mettent d’accord sur ça, et qu’ils disent que la Ceni organise ces élections, nous irons », fait savoir M. Nangaa."


"RDC: la Céni veut un délai pour l'organisation de la présidentielle
° http://www.rfi.fr/afrique/20160319-rdc-ceni-recours-cour-constitutionnelle-delai-election
En République démocratique du Congo, la Commission électorale va introduire un recours auprès de la Cour constitutionnelle pour demander un délai dans l'organisation de la présidentielle. C'est ce que le président de la Céni, Corneille Nangaa, a annoncé dans un entretien à la Voix de l'Amérique, alors qu'il était en visite à Washington.

« Nous allons faire une requête à la Cour constitutionnelle pour avoir une petite extension, limitée dans le temps », explique Corneille Nangaa à la Voix de l'Amérique, précisant que cela est déjà arrivé en 2006.
« Est-il encore possible d'organiser les élections en novembre 2016 ? », fait mine de s'interroger le président de la Commission électorale. Mais pour Corneille Nangaa, il n'y a qu'une possibilité pour tenir aujourd'hui ce délai, c'est de renoncer à la révision du fichier électoral. « Ça va être difficile que les acteurs acceptent », assure le président de la Céni.
La Commission électorale n'a lancé qu'en février dernier l'appel d'offres pour acquérir le matériel nécessaire à une telle révision, après avoir dénoncé un projet de marché par entente direct avec la société belge Zetes. Et le gouvernement vient à peine de verser les premiers 40 millions de dollars sur les quelque 200 millions nécessaires à la révision.

Aujourd'hui, la commission estime qu'il faut plus d'un an pour réviser le fichier. Or selon la Constitution, la présidentielle doit se tenir d'ici la fin de l'année, le président Joseph Kabila terminant en décembre son deuxième et dernier mandat constitutionnel.
L'opposition accuse la Commission électorale, le gouvernement et la majorité de tout faire pour chercher à le maintenir au pouvoir. La révision du fichier permettrait d'intégrer 10 à 12 millions de nouveaux majeurs selon la Céni, 8 millions 50 mille selon l'OIF. Mais également de radier entre 1 et 2 millions de morts depuis la dernière élection en 2011.
Pour les partenaires de la RDC, cette révision est nécessaire pour rendre le scrutin crédible, mais ils appellent également au respect de la Constitution. Le président de la Céni ne précise pas lui de combien de temps serait « cette petite extension » qui, promet Corneille Nangaa, « ne sera pas éternelle »."


"Alternance 2016 : "Kabila" teste la capacité d’indignation de la population
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10670
Le scénario était bien écrit. Quarante-huit heures après la "réunion interinstitutionnelle" au cours de laquelle "Joseph Kabila" a décrété la "réduction du train de vie des institutions", le président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante), Corneille Nangaa, a annoncé, vendredi 18 mars, l’impossibilité pour cette institution d’appui à la démocratie d’organiser l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel soit 90 jours avant l’expiration du second et dernier mandat du Président en exercice. Il invoque des "contraintes techniques". Nangaa teste ainsi, par procuration, la capacité d’indignation des Congolais dont la grande majorité - l’avenir pourrait le démontrer - n’entend en aucun cas accorder un seul jour supplémentaire à l’actuel locataire du Palais de la nation dont le "bail" prend fin le 19 décembre 2016.

Corneille Nangaa semble prendre plaisir à agacer l’opinion congolaise. Après avoir confirmé le lien de subordination le rattachant tant à "Joseph Kabila" qu’au secrétaire général de la "majorité présidentielle" Aubin Minaku, le président de la CENI a annoncé, sans rire, vendredi 18 mars, que celle-ci n’est pas en mesure d’organiser l’élection présidentielle, selon le délai constitutionnel soit 90 jours avant l’expiration du mandat du Président sortant.
A l’appui de sa thèse, le numéro un de la CENI invoque des "contraintes techniques". Il s’agit manifestement du fichier électoral qui doit être non seulement révisé mais aussi complété avec l’enrôlement de nouveaux majeurs. Ouvrons la parenthèse pour rappeler que le "calendrier électoral global" publié le 12 février 2015 par la CENI était assorti de 23 contraintes législatives, matérielles et administratives. Treize de ces contraintes incombaient au gouvernement. Fermons la parenthèse.

Alliant la parole aux actes, le président de la CENI a dit son intention d’introduire une requête à la Cour constitutionnelle afin d’obtenir une "petite extension qui ne sera pas éternelle". Bonjour le "glissement"!
Quel argument Corneille Nangaa va-t-il faire prévaloir? Il sera difficile voire impossible pour les 9 juges de la Cour constitutionnelle de démontrer, dans un raisonnement logique, l’existence d’une "force majeure". La force majeure suppose un événement imprévisible et insurmontable. Depuis trois ans, le pouvoir kabiliste multiplie des entraves pour déstabiliser le processus électoral.

"Joseph Kabila a peur de quitter le pouvoir"

Depuis trois ans, "Joseph Kabila" dont le second et dernier mandat expire le 19 décembre 2016 multiplie des "ballons d’essai" pour sonder la réaction de l’opinion congolaise sur l’éventualité de briguer un troisième mandat. Après l’ouvrage d’Evariste Boshab publié en juin 2013 "Entre la révision de la Constitution et l’inanition de l’Etat", il y a eu les concertations nationales au cours de la même année. Celles-ci ont été suivies en 2014 par la campagne médiatique dite "Kabila désir" menée par Tryphon Kin-Kiey Mulumba. Depuis le mois de mai dernier, "Kabila" tente, sans grand succès, de matérialiser le "dialogue politique national inclusif".
Incapable de convaincre par ses réalisations, "Kabila" a, depuis quelques mois, opté pour la violence et les intimidations. Des représentants des forces politiques et sociales sont embastillés pour avoir émis des "réserves" à l’idée de voir le Président sortant faire modifier la constitution pour se succéder à lui-même.

Un analyste politique joint au téléphone, à Kinshasa, commente la "sortie médiatique" de Nangaa. Pour lui, "Joseph Kabila" sonde l’opinion. Au motif que le président sortant a peur de l’après-présidence. Pourquoi? "Joseph Kabila et ses mentors Paul Kagame et Yoweri Museveni continuent à considérer le Congo comme une ’prise de guerre’. A preuve, le raïs n’a jamais fait un effort pour s’intégrer au Congo. C’est un homme qui est en mission. Il n’a pas d’amis congolais. Il vit en vase clos avec sa soeur et son frère". Il poursuit : "Pour que l’Ouganda et le Rwanda vivent en sécurité, le Congo doit rester dans son état actuel de géant aux pieds d’argile avec Joseph Kabila à sa tête". Et de conclure : "Joseph Kabila et ses mentors ont peur. Ils ont peur des langues qui pourraient se délier après le 19 décembre 2016. Dieu seul sait le nombre de crimes commis sur le sol congolais par les troupes de l’AFDL dirigées par James Kabarebe qui avait à ses côtés le commandant Hippolyte. Il ne faut pas oublier que certains témoins n’attendent qu’un changement de régime pour dire ce qu’ils savent sur les circonstances exactes de la mort du président Laurent-Désiré Kabila...".

Jeudi 17 mars, la télévision béninoise (ORTB) a diffusé un débat inédit entre les deux candidats restés en lice au second tour de l’élection présidentielle prévu dimanche 20 mars. Il s’agit de Patrice Talon et de Lionel Zinsou. Bien que ponctué de quelques piques, l’échange est resté plutôt courtois. Les deux prétendants ont rehaussé l’image du Bénin. Quel est l’Africain qui ne pourrait en être fier? La sérénité qui a caractérisé cet "affrontement" découle notamment du fait que le président sortant, Thomas Yayi Boni, n’était pas candidat à sa propre succession.

Une bande de médiocres

D’aucuns auraient rêvé d’assister à une situation analogue au Congo-Kinshasa. Et pour cause, la Constitution interdit au Président sortant de briguer un troisième mandat. On espérait ainsi assister à une "passation civilisée de pouvoir" entre "Joseph Kabila" et son successeur. Hélas, les peuples n’ont que les dirigeants qu’ils méritent. Le constat est là : les Congolais sont dirigés, depuis quinze ans, par un homme fourbe. Un tricheur. L’homme est à la tête d’une bande de médiocres qui ont mis le pays en coupe réglée.

Dans sa déclaration, vendredi 18 mars, Corneille Nangaa a laissé entendre également que la CENI pourrait organiser l’élection présidentielle dans les délais. Toute honte bue, il pose une condition. A savoir que le personnel politique "oublie" son exigence portant sur la révision du fichier électoral.
Il faut espérer que les représentants des forces politiques et sociales acquis à l’alternance démocratique resteront fermes et résolus pour signifier clairement à "Joseph Kabila" ainsi qu’à la bande de médiocres qui l’entoure que "Quinze ans, ça suffit!""



"RDC: la CENI demande le report de la présidentielle
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-la-ceni-demande-le-report-de-la-presidentielle/
L’élection présidentielle continue de s’éloigner en République démocratique du Congo (RDC). Prévue en novembre 2016, elle pourrait être reportée de plusieurs mois si l’on en croit les dernières déclarations de Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale. La CENI va demander à la Cour constitutionnelle « une petite extension » pour organiser les prochaines élections générales. Une « extension qui ne sera pas éternelle(sic) » prend la peine de préciser Corneille Nangaa et « limitée dans le temps en tenant compte des exigences ». La raison invoquée par la CENI est la révision du fichier électoral, qui pourrait prendre plusieurs mois. Le nettoyage du fichier pourrait nécessiter 13 à 16 mois de délai supplémentaire afin d’intégrer les nouveaux majeurs et d’y enlever les électeurs décédés, soit 10 à 12 millions de fichiers à revoir. Pour Corneille Nangaa, la seule condition à l’organisation des scrutins en 2016 serait d’oublier la révision du fichier électoral.

La Cour constitutionnelle est-elle compétente ?

L’opposition congolaise, qui redoute depuis plusieurs mois un « glissement » du calendrier électoral, soupçonne le président Joseph Kabila de retarder le scrutin afin de se maintenir au pouvoir après 2016. Le président congolais effectue en effet son dernier mandat à la tête du pays. Selon la Constitution, il ne peut se représenter pour briguer un troisième mandat. A huit mois de scrutin, ce report passe mal pour les opposants congolais puisque le gouvernement avait 5 ans depuis les élections de 2011 pour réviser le fichier électoral et organiser les élections présidentielle et législatives dans les délais constitutionnels. Quant à la requête de Corneille Nangaa devant la Cour constitutionnel, certains opposants comme le député Jean-Lucien Busa se demande si la CENI est bien en mesure de saisir la Cour. Il s’interroge également sur la possible compétence de la Cour pour repousser l’élection présidentielle. Selon le calendrier de la CENI publié en février 2015, les élections présidentielles doivent se tenir le 27 novembre 2016."


"Ainsi, la CENI va saisir la Cour constitutionnelle pour solliciter un recul de l’ échéance de l’élection présidentielle
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10672
C’est l’annonce faite vendredi 18 mars par le successeur de Monsieur l’abbé Apollinaire Muhongolu Malumalu.
1. La Cour Constitutionnelle est compétente pour les aménagements d’un calendrier électoral. Mais faute de calendrier, la demande est potentiellement irrecevable.
2. Les aménagements de calendrier dans le sens de la prorogation sont autorisées par la Constitution pour deux échéances imprévues (en cas de remplacement par déchéance, démission ou empêchement du chef de l’ Etat et en cas de dissolution d’une assemblée provinciale). La durée totale ne peut dépasser 180 jours.

3. Recourir à cette possibilité, suppose qu’ il y a eu vacance de pouvoir et qu’il y a un chef d’ Etat intérimaire.
C’ est là le point juridique important à suivre dans la décision de la Cour Constitutionnelle. Les parties intéressées pourraient intervenir au procès. La société civile devrait apporter l’éclairage nécessaire sur le glissement ou non du mandat actuellement en cours.
4. Les difficultés matérielles de la CENI peuvent constituer un cas de force majeure. Mais uniquement en présence d’un président intérimaire. L’ exécutif en fonction actuellement ne peut pas trouver excuse au caractère intrinsèque d’imprévisibilité de la force majeure, parce que les élections relèvent de sa gestion du pays. Ne pas pouvoir les faire organiser est une faute. C’est
l’adage selon lequel on ne peut pas se prévaloir de ses propres fautes.
Cet aspect fait pencher la balance en défaveur d’une prorogation pour le locataire actuel.

5. La CENI prétend que le retard est causé par la mise à jour du fichier électoral. C’ est un mirage dans un pays où le vote est libre, car aux élections de 2011, il y a eu près de 50% d’ abstention; les nouveaux enrôlés pourraient faire de même. De plus, il n’ y a pas d’ état civil ni de carte d’ identité, en sorte qu’ un fichier électoral fondé sur l’arbitraire est de même nature que si on admettait les électeurs aux bureaux de vote avec marquage à l’encre indélébile. N’oublions pas non plus que l’ élection présidentielle a un seul ressort électoral qui est l’ensemble du pays, et on n’ a pas besoin de rattacher les gens à un lieu de vote particulier.
6. La CENI a une une vision de myope. Les autres conditions, notamment financières ne sont pas réunies. Il faudrait un calendrier, un budget et des moyens financiers avérés, sinon on va aller de force majeure en nouvelle prorogation.
Jean-Louis Kadiebwe, Juriste "



"Élections en RD Congo au delà de 2016, Corneille Nangaa de la CENI, un fieffé menteur
° http://www.cheikfitanews.net/2016/03/elections-en-rd-congo-au-dela-de-2016-corneille-nangaa-de-la-ceni-un-fieffe-menteur.html
Vendredi 18 mars 2016, monsieur Corneille Nangaa, Président de la CENI a déclaré «Les élections devraient être organisées au-delà de novembre 2016», réalisme ?Incompétence ? Ou Asservissement au pouvoir et mauvaise foi ?
Au nom de la continuité de l'Etat, la CEI, devenue CENI qui a organisé les élections en 2006 et 2011 ne peut pas en 2016 , affirmer qu'elle n'est pas subitement capable d'organiser les élections dans les délais constitutionnels, quelles que soient les raisons avancées.
Réalisme ?

Non. À huit mois des élections, prétendre être incapable d'organiser cela est un gros mensonge et des propos de mauvaise foi.
Deux conditions majeures conditionnent l'organisation des élections :
Les moyens financiers et le fichier électoral.
Les moyens financiers, il ne faut même pas les invoquer sous peine de paraître ridicules. Ou l'on a un état, ou l'on n'en a pas. Si l'on en a, il faut en tirer toutes les conséquences, si l'on n'en a pas, il faut également en tirer toutes les conséquences. Et dans les deux cas, ce n'est ni à l'avantage de la CENI, encore moins à celui des dirigeants actuels.

La deuxième condition, c'est l'établissement du fichier électoral.
Là encore, les propos de monsieur Nangaa sont tendancieux et irresponsables.
En analysant les propres chiffres de la CENI, on se rendra compte qu'il est possible de vite réaliser un fichier électoral pour la présidentielle et les législatives comment ?
Lors d'une conférence le jeudi 18 février 2016 au Palais du peuple, voici les chiffres que monsieur Nangaa avait lui-même donné, parlant du processus électoral actuel :
- Près de 41 millions d’électeurs prévus,
- 17 600 centres d’inscriptions.
- 20 200 kits pour les différents scrutins,
- 200 kits pour les Congolais vivant à l'étranger.
En faisant les calculs, Cela donne 2.010 personnes enrôlées par Kit.
Avec 100 personnes enrôlées par kit et par jour, en 20 jours, l'enrôlement de tous les 41.000.000 d'électeurs peut être terminé !
Même en réduisant le nombre de recensés de 100 à 50 par jour et par Kit, le nombre de jours d'enrôlement ne sera que de 40 jours.
50 enrôlés par jour veut dire 6 enrôlés par heure ! Vitesse de tortue.

Où donc diantre le sieur Nangaa est-il allé tirer le nombre de 16 mois pour l' enrôlement des électeurs  ?
Le fichier électoral c'est quoi ? Monsieur use et abuse de ce mot comme si cela était un truc magique. Le fichier électoral s'obtient en faisant la somation de l'enrôlement des électeurs dans les 17.600 centres!
Que monsieur Nangaa arrête donc de prendre les Congolais pour des idiots. Les propos de monsieur Nangaa ne sont pas ceux d'un incompétent, mais plutôt ceux d'un individu à la solde du pouvoir. Si la CENI veut devenir indépendante, ses dirigeants doivent eux-mêmes commencer par être indépendants. Ce n'est pas encore le cas.
Prétendre être incapable d'organiser les élections avant fin 2016, fait du Président de la CENI un fieffé menteur.
Il est grand temps que monsieur Nangaa se ressaisisse.
Bruxelles, le 18 mars 2016
Cheik FITA"


"Francis Kalombo : “La Ceni n’a pas qualité de saisir la Cour constitutionnelle”
° http://www.radiookapi.net/2016/03/19/actualite/politique/francis-kalombo-la-ceni-na-pas-qualite-de-saisir-la-cour
Le député du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocrtatie (PPRD), Francis Kalombi a indiqué, samedi 19 mars, que la Ceni n’a pas qualité de saisir la Cour constitutionnelle.
Il a ainsi réagi après l’annonce du président de la Ceni, Corneille Nangaa de saisir la Haute cour à la suite de l’incapacité de son institution d’organiser la présidentielle dans le délai.
Selon le calendrier de la centrale électorale, publiée en février 2015, la présidentielle est fixée au 27 novembre prochain.

«La Ceni, quoique dotée de la personnalité juridique, n’a pas qualité de saisir la Cour constitutionnelle pour la matière constitutionnelle. Même si elle pouvait avoir la qualité, la Cour constitutionnel n’est pas compétente pour statuer sur un quelconque prolongement du mandat du président de la République», a souligné Francis Kalombo.
Il a estimé que les défauts de qualité de la Ceni à saisir la Cour et le défaut de compétence de celle-ci rendent inopérantes des manœuvres tendant à prolonger le mandat du chef de l’Etat.«Je pense que nous risquerons de reculer si nous devons continuer comme ça. Si l’objectif est de prolonger le mandat du président de la République par exemple, la Ceni se trompe», a-t-il poursuivi.
Selon la constitution, le deuxième et dernier mandat de l’actuel chef de l’Etat s’achève au mois de décembre prochain.
Une frange de l’opposition Joseph Kabila de vouloir créer des manœuvres pour aller au-delà de son mandat constitutionnel.Ce que la Majorité présidentielle qualifie de procès d’intention."


"Election-RDC: «Il n’est nullement question de dépasser la date constitutionnelle», affirme Martin Fayulu
° http://www.radiookapi.net/2016/03/19/actualite/politique/election-rdc-il-nest-nullement-question-de-depasser-la-date
« Il n’est nullement question de dépasser la date constitutionnelle », a réagi samedi 19 mars l’opposant Martin Fayulu après les déclarations du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Corneille Nangaa, qui a fait savoir que son institution ne pouvait pas organiser l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel.

Selon la constitution, le deuxième et dernier mandat de l’actuel chef de l’Etat s’achève au mois de décembre prochain. Dans son calendrier publié l’année passée, la Ceni avait prévu d’organiser l’élection présidentielle le 27 novembre.
« Je ne vois pas comment est-ce que M. Nangaa peut dire qu’il ne peut pas organiser les élections le 27 novembre 2016 », déclare Martin Fayulu.
L’opposant accuse le président de la Ceni de tromperie, expliquant que Corneille Nangaa avait affirmé à l’opposition que les élections seraient organisées dans le délai si la Ceni avait les moyens suffisants.   

« M. Nangaa est en train de tromper les gens. Il nous a dit à nous, la Dynamique de l’opposition, qu’il était possible d’organiser les élections dans le délai constitutionnel à la seule condition qu’il puisse avoir des moyens. Moyens financiers, moyens logistiques, moyens humains », révèle Martin Fayulu.
Pour l’opposant, l’organisation des élections dans le délai constitutionnel nécessite des moyens et la volonté politique.

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La Majorité prend acte

Du côté de la majorité, on dit prendre acte de la démarche de Corneille Nangaa qui a promis de saisir la Cour constitutionnelle pour obtenir « une extension ».
Pour le porte-parole de la Majorité présidentielle, Alain André Atundu, la Ceni fait face à deux exigences : technique et constitutionnelle.
« Je trouve que c’est une démarche légitime, normale, régulière de la part d’un responsable qui voudrait être fixé sur la constitutionnalité d’un acte qu’il pourrait être amené à poser. Nous ne faisons que prendre acte de cette déclaration. Aujourd’hui, nous avons une situation entre le respect du délai constitutionnel et le respect des exigences techniques », explique-t-il.
Pour lui, cette question doit être traitée par des « techniciens qui peuvent nous  donner le délai qu’il faut afin de solliciter à la Cour constitutionnelle la prolongation qu’il faut ».
« En tant qu’acteur politique et sujet congolais, poursuit-il, nous ne pourrons que nous soumettre aux dispositions de la Ceni dont c’est la compétence constitutionnelle. »

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° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=204067&Actualiteit=selected
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9534&rubrique=POLITIQUE
° http://www.rfi.fr/afrique/20160319-rdc-fosse-maluku-familles-disparus-an-apres
° http://www.radiookapi.net/2016/03/19/actualite/societe/fosse-commune-de-maluku-des-familles-meritent-des-reponses-du
° http://www.radiookapi.net/2016/03/19/actualite/politique/jean-lucien-busa-le-dialogue-nest-pas-une-panacee


Compatriotiquement !


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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 20/3/2016, 6:33 pm

Corneille Nangaa, le Maître de la Ceni déclare sans honte ni scrupules que "des contraintes techniques ne permettent pas d'organiser les élections dans le délai"  et annonce en conséquence que la Ceni va introduire une requête à la Cour constitutionnelle pour obtenir "une petite extension, qui ne sera pas éternelle".... Rolling Eyes  Rolling Eyes  Laughing  Laughing  Laughing  
Quelques remarques !

Quoi donc, notre organe d'appui à la démocratie en matière électorale, CEI, CENI, et l'Autorité politique en place savent depuis fin décembre 2O11, càd depuis 5 ans que conformément aux prescrits constitutionnels les prochaines élections présidentielle et législatives sont prévues pour fin 2016 et voici qu'ils se réveillent aujourd'hui à 6-8 mois des échéances comme des amnésiques et des sous-hommes incapables ataviques pour se lamenter que techniquement ils ont encore besoin de 16 mois pour être prêts et demandent sans rire un dépassement en conséquence ?
Requête pourquoi pas acceptable sauf si elle s'entoure de quelques préalables : comment peut-on croire à meilleure résolution cette fois, quelles garanties qu'ils seront capables en 16 mois supplémentaires de ce qu'ils n'ont pu et surtout voulu accomplir jusque-là au risque de nous retrouver avec d'autre demandes successives de dépassement ?
Conclusion : le pouvoir et sa Ceni doivent d'abord  rendre compte de leurs échecs et au besoin en être sanctionnés dont leur exclusion en cas de transition sinon ce serait une prime de plus à l'impunité qui ne peut que nous installer encore plus dans l'enlisement constant...

2° La Ceni est-elle habilitée légalement à requérir directement la Cour Constitutionnelle ?

Que nous dit la la loi avant de constater l'inféodation avérée au pouvoir de cette haute autorité judiciaire...

Le délais électoraux concernant notamment la présidentielle sont constitutionnellement verrouillés ; bien sûr que les Congolais qui ont prescrit les articles de la Constitution peuvent les défaire mais c'est par un marchandage politicien comme le demande la Ceni ?

Etc, etc, etc..............


Assurément le pouvoir de "JK" et sa complice la Ceni sont cernés de toutes parts et cherchent des voies de sorties par tous ces ballons d'essai en vue de conquérir l'adhésion des Congolais à leur scénario !
Ces derniers seraient mieux avisés d'abord de contester scientifiquement d'ès maintenant les délais techniques mais en fait politisés qu'elle réclame et d'exiger de leur PR un avis clair sur ce qu'il compte faire notamment à travers son fumeux dialogue qui tarde à venir et enfin de discuter au besoin de la possible transition qu'il nous impose en fait accompli !
16 mois supplémentaires càd près d'un an au total de dépassement des délais constitutionnels sont bien loin de 120 jours càd 4 mois que prescrit notre Loi fondamentale ! Si je devrais me hasarder à une lecture juridique je dirais que 120 jours relèveraient à la limite de l'alinéa 2 de l'Article 70 ("le sortant reste jusqu'à l'arrivée du prochain") tandis qu'au delà tout observateur et acteur serait légitimement autorisé à convoquer l'Article 75 ("vacance du pouvoir")...

A bon entendeur.............



"Opinion : Pourquoi agir en faveur du départ de Joseph Kabila en 2016
– Dr Florent Pumu

° http://desc-wondo.org/fr/pourquoi-agir-en-faveur-du-depart-de-joseph-kabila-en-dr-florent-pumu/



Pourquoi je milite pour le départ de Joseph Kabila en 2016 : les enjeux


Par Dr Florent Pumu

P-J Proudhon: “Quelle que soit donc la capacité d’un homme, dès que cette capacité est créée, il ne s’appartient plus; semblable à la matière qu’une main industrielle façonne, il avait la faculté de devenir, la société l’a fait être. Le vase dira-t-il au potier : je suis ce que je suis et je ne te dois rien ?’
Demain nous mourons, après nous viendra une nouvelle génération. Cette génération future héritera directement de ce que nous aurions accompli comme citoyens. Elle lira nos épitaphes : ci- gît tel or telle. Comment voulons-nous qu’elle se souvienne de nous ?

Malgré quelques petites percées socioéconomiques du Kenya, du Ghana ou du Rwanda tous les indicateurs de la prospérité des peuples démontrent que l’Afrique Noire avec plus d’un milliard d’habitants demeure le continent le plus pauvre du monde.
Il y a une dynamique qui génère l’évolution des nations prospères : c’est le dur labeur pour transformer en meilleurs les conditions de vie des individus et de leurs communautés et surtout d’assurer une vie plus glorieuse aux générations futures ; non pas en termes trop restreints de la famille nucléaire, mais de toute une communauté généralement à l’échelle nationale. La motivation et le savoir-faire dans cette dynamique déterminent le comportement et les actions des humains (et même des beaucoup d’animaux) sur la face de la terre.
Le nœud de la question est celle de savoir la mission que chaque individu s’attribut dans la communauté. Il y a donc la dimension individuelle et la dimension communautaire. Lorsque la dimension-individu est simplement lié à l’autonomie des êtres, optant pour faire ce qu’ils veulent, la dimension-communauté est la résultante de l’interaction des agissements des individus composant cette communauté. Il y a ici la notion de vouloir et aussi de pouvoir : Le vouloir de changer le sort de sa communauté pour le meilleur et acquérir les capacités de le faire par l’information et la formation intellectuelle mais surtout la participation. La participation pour sortir les pays africains du carcan de la pauvreté, de l’arbitraire et de la mauvaise gouvernance est souvent entravée par ce dont nous sommes conscients aujourd’hui. C’est un cocktail fait de la faillite des politiques, le système éducatif défaillant, l’instabilité sociopolitique et la corruption. Comme disait Marcus Boni Teiga sur « pourquoi l’Afrique ne se développe pas : « L’Afrique, -j’ajoute, la communauté africaine-, souffre de la faiblesse de son organisation sociale et politique ».
Le dimension-communauté est la résultante des volontés et capacités individuelles dans l’essor plus ou moins rapide du groupe, sa stagnation et même sa régression ou sa disparition.
Les attributs de prospérité ou d’anéantissement des communautés sont inhérents aux sociétés. Ils peuvent être des valeurs ou des anti-valeurs. L’anéantissement, la stagnation ou la régression peut être un sabordement, c’est-à-dire une autolyse ou une autodestruction. Ceux-ci peuvent résulter de l’influence hostile des autres, c’est-à-dire des nations étrangères. Les valeurs suprêmes, en dehors des valeurs spirituelles, sont celles liées à la maitrise de la connaissance : la technologie pour transformer son espace vital dans l’objectif de générer les biens de consommation (production) et d’accroitre ses capacités de protection de la communauté face aux élans humains d’hégémonie et de domination d’autres peoples et des rebellions (défense). Ceci se résume à la conception et l’édification d’un système éducatif d’excellence, l’accroissement exponentiel rapide de la richesse nationale afin de doter le pays des moyens nécessaires pour le bien et la paix du citoyen et de sa famille. Il s’agit donc d’assurer pour toute la population du pays la paix, l’accès à une éducation de standard universel et aux soins de santé décents ; la sortir des affres de la guerre, de la maladie et de la désolation. Il s’agit aussi de garantir pour elle le respect des droits et libertés simples.
A la « rencontre des civilisations », l’ancêtre africain a été réduit en esclavage à cause du retard malencontreux dans l’accumulation des connaissances du monde et de la technologie : Face aux astrolabes et les boussoles, il a opposé la lecture sur la position de la lune ; face aux caravelles, il a opposé la pirogue (qui par ailleurs existe encore en tant que telle), face aux fusils à canon, il a opposé des flèches. Ceci a permis, la conquête aisée de l’Afrique Noire par des arabes et des occidentaux. Cette domination continue à avoir une influence générale plus ou moins néfaste pour les communautés dans les pays de ce continent.
Beaucoup des congolais me disent ne pas être engagés dans les efforts de transformation drastique du Congo en nation prospère par ce qu’ils ne sont pas des « politiciens » et souvent se définissant comme « apolitiques » ou « technocrates ».
De l’apolitisme, quelqu’un avait écrit ceci : cette position à première vue tout à fait tenable, est de plus en plus revendiquée. On lui concède volontiers un petit goût de prestige : L’apolitique, « c’est ce personnage, presque divin et détaché, qui trônerait au-dessus des insignifiantes préoccupations humaines ». Il conclut, « l’apolitique vit avec ses semblables, il a le même destin, il fait corps avec la société, comment peut-il oser dire qu’il n’en fait pas partie en essayant de partir dans les nuages pour faire œuvre de neutralité alors qu’il aura toujours les pieds sur terre ? ». La technocratie est un terme péjoratif dont beaucoup simplement ignore la vraie définition.
Les enjeux sont liés à l’acquisition par les pays de l’Afrique Noire, dont la RDC, des capacités de prospérité et de protection. Celle-ci passe inéluctablement par l’organisation des sociétés. La société a d’abord besoin des institutions stables administrées par les dirigeants compétents et redevables. Dans une démocratie, la redevabilité vis-à-vis du peuple est généralement la sanction des élections libres, régulières, conformes au bon sens et à la loi. Le respect de la loi, dont la constitution demeure la matrice, garantit la coexistence pacifique entre les citoyens et assure le bon fonctionnement des institutions du pays. Il assure l’exécution des contrats entre individus, personnalité physique ou morale. Il favorise ainsi la confiance des investisseurs nationaux et étrangers. Dans tout pays du monde, l’arbitraire et le non-respect des textes de loi et de la constitution du pays est une recette sure d’instabilité à venir. L’histoire récente du Congo en constitue un témoignage encore frais dans nos mémoires.
Les enjeux sont aussi ceux d’éviter de retourner dans les atrocités vécues dans ce pays. C’est une mission qui devrait être comprise comme notre lot.
L’Afrique Noire a trop souffert d’humiliation face aux autres peuples du monde. Les raisons culturelles ont d’abord longtemps et continuent encore d’empêcher son évolution. En plus, l’émancipation du noir africain été longtemps entravée par l’esclavage et la colonisation. Celui-ci est encore perçu par beaucoup comme un moins-homme incapable même de s’auto-administrer.
Les enjeux sont ceux de travailler non seulement pour le progrès socio-économique de nos communautés de base et des nations africaines, mais aussi de prouver à l’humanité entière que nous a nous sommes des hommes et des femmes capables de nous administrer selon les normes modernes des organisations des états et de bâtir des nations grandes et prospères.
Tous ces enjeux passent premièrement, comme dit, par l’organisation de l’état, le respect des textes légaux, la promotion de la démocratie et la participation des citoyens à la gestion de la chose publique. Il s’agit donc de doter le pays des institutions solides dont une justice qui établit l’état de droit, c’est-à-dire un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit.
Après une longue lecture des actes du président Joseph Kabila et de son équipe dont l’incapacité, après des longues années, d’assurer la paix et l’intégrité territoriale dans l’ensemble du pays, le défaut de volonté d’assurer le fonctionnement harmonieux et efficient des institutions du pays et l’instauration d’un état de droit, j’ai compris que son administration est drastiquement opposée à ma vision de l’Afrique Noire en général et de la RDC en particulier. Ceci constitue le soubassement de ma position contre le prolongement du régime Kabila dans ce pays et c’est pour cela que je milite pour son départ en décembre 2016. Le souci de militer pour le progrès social de la république démocratique du Congo est une voix douce qui parle en notre conscience, comme conclurait le poète, « Qui n’a pas entendu cette voix dans son cœur ? *»

Une opinion personnelle du Dr Florent Pumu


flopumu@kamotocentre.com    www.kamotocentre.com
*Référence : le vallon, Alphonse de Lamartine.


"RDC: réactions de Kinois à un éventuel report des élections
° http://www.rfi.fr/afrique/20160320-rdc-report-elections-novembre-debat-ceni


Une rue exceptionnellement presque vide dans le quartier de Kasavubu à Kinshasa, lors de l'opération «ville morte» appelée par l'opposition et la société civile, le 16 février 2016. © Junior D. Kannah / AFP

En République démocratique du Congo (RDC), la Commission électorale nationale indépendante (Céni) envisage de reporter les élections législatives et présidentielles prévues en novembre par la Constitution. C'est un débat dans l'opinion à Kinshasa et RFI a promené son micro dans la capitale.


Certains habitants de Kinshasa constatent tout simplement que le report des élections s’impose.
« Le report des élections nous paraît évident dans la mesure où nous sommes au mois de mars, fin mars. Aucun dispositif clair pour la préparation de ces mêmes élections n’a été mis en place. Par conséquent, voir la Céni organiser les élections au mois de décembre nous paraît complétement exclu », estime cet habitant de Kinshasa
Cet autre Kinois parle d’un aveu d’échec de la part de la Céni.
« C’est une échéance qui était connue il y a cinq ans. On devait prendre les dispositifs nécessaires sous une base juridique, financière et technique pour qu’à la date dite, c’est-à-dire le mois de novembre 2016, les élections aient lieu », constate-t-il.
Une fuite en avant, pense encore un autre Kinois.
« Nous gérons une société. Nous avons établi les règles. On ne respecte pas les règles. L’autorité de la Céni, c’est l’Assemblée nationale. A l’Assemblée nationale, on a validé un budget pour cette année, on a dégagé un montant et, si on remonte depuis 2011, il y a des montants qui ont été votés au Parlement pour les élections et donc en prévision des élections. Ce n’est pas normal », s’insurge-t-il.
En tout cas, le sujet est au centre des débats dans tous les milieux de la société congolaise."


"Présidentielle-RDC: Delly Sessanga juge la démarche de la Ceni "infondée""
° http://www.radiookapi.net/2016/03/20/actualite/politique/presidentielle-rdc-delly-sessanga-juge-la-demarche-de-la-ceni
Le président de l’Envol, Delly Sessanga Hipungu estime que la démarche du président de la Ceni de repousser les différents scrutins prévus en 2016 est infondée.

Cet opposant l’a dit, dimanche 20 mars, à la clôture du 1er congrès  de son parti, à Nioki (Maï-Ndombe).
Delly Sessanga a ainsi réagi aux propos du président de la Ceni qui a exprimé l’incapacité son organisation d’organiser la présidentielle dans le délai constitutionnel. Il a de fait annoncé son intention de saisir la Cour constitutionnelle pour obtenir «une extension».
Il a indiqué que la centrale électorale n’a pas qualité d’introduire une quelconque requête auprès de la Cour constitutionnelle :
«Il faut savoir que la constitution ne reconnait à la Ceni le pouvoir de saisir en interprétation la Cour constitutionnelle. Je pense que la Cour dira irrecevable cette requête».
Delly Sessanga croit que la Cour constitutionnelle n'acceptera être manipulée par le pouvoir.
L’Envol demande plutôt à la Ceni de se référer à l’arrêt de la Cour suprême de justice de 2007 qui avait refusé l’institution électorale d’organiser le second tour de la présidentielle au-delà de délai constitutionnel.

Le G7 sur la même voie

A Lubumbashi (Haut-Katanga), la plateforme G7 a s’est insurgé contre  toute autre démarche  de la  Ceni, tendant à ne pas organiser les  élections  prévues en 2016 dans le délai constitutionnel.
Cette structure de l’opposition a livré sa position, dimanche, au cours d’une conférence de presse, à Lubumbashi.
«La Ceni est devenue un instrument de tous les coups du pouvoir vis-à-vis de la population. Voilà pourquoi le G7 et les autres amis n’ont pas accepté d’aller dans leur fameux dialogue», a souligné le coordonnateur du G7 au Haut-Katanga, Gabriel Kyungu.
Il a également indiqué que le mandat du chef de l’Etat s’achève le 29 décembre 2016 conformément à la constitution.
Joseph Kabila est accusé de vouloir aller au-delà de son mandat constitutionnel. Ce que sa famille politique qualifie de procès d'intention."


° http://www.radiookapi.net/2016/03/20/actualite/politique/presidentielle-rdc-martin-mukonkole-accuse-la-ceni-de-cautionner-et



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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 21/3/2016, 5:37 pm

"REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
ASSEMBLEE NATIONALE

CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
KINSHASA Février 2006

TITRE III.: DE L'ORGANISATION ET DE L'EXERCICE DU POUVOIR.
Chapitre 1er: Des institutions de la République.


[...]Section 4 : Du pouvoir judiciaire

Paragraphe 1er : Des dispositions générales

Article 149
Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Il est dévolu aux Cours et Tribunaux qui sont: la Cour constitutionnelle, la Cour de cassation, le Conseil d'Etat, la Haute Cour militaire, les cours et tribunaux civils et militaires ainsi que les parquets rattachés à ces juridictions.
La justice est rendue sur l'ensemble du territoire national au nom du peuple. Les arrêts et les jugements ainsi que les ordonnances des Cours et tribunaux sont exécutés au nom du Président de la République.
Il ne peut être créé des Tribunaux extraordinaires ou d'exception sous quelque dénomination que ce soit. La loi peut créer des juridictions spécialisées.
Le pouvoir judiciaire dispose d'un budget élaboré par le Conseil supérieur de la magistrature et transmis au Gouvernement pour être inscrit dans le budget général de l'Etat. Le Premier Président de la Cour de cassation en est l’ordonnateur. Il est assisté par le Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature.

Article 150 Le pouvoir judiciaire est le garant des libertés individuelles et des droits fondamentaux des citoyens. Les juges ne sont soumis dans l'exercice de leur fonction qu'à l'autorité de la loi. Une loi organique fixe le statut des magistrats. Le magistrat du siège est inamovible. Il ne peut être déplacé que par une nomination nouvelle ou à sa demande ou par rotation motivée décidée par le Conseil supérieur de la magistrature.

Article 151 Le pouvoir exécutif ne peut donner d'injonction au juge dans l'exercice de sa juridiction, ni statuer sur les différends, ni entraver le cours de la justice, ni s'opposer à l'exécution d'une décision de justice.
Le pouvoir législatif ne peut ni statuer sur des différends juridictionnels, ni modifier une décision de justice, ni s'opposer à son exécution.
Toute loi dont l'objectif est manifestement de fournir une solution à un procès en cours est nulle et de nul effet.

[...]

Paragraphe 5 : De la Cour constitutionnelle

Article 157
Il est institué une Cour constitutionnelle.

Article 158 La Cour constitutionnelle comprend neuf membres nommés par le Président de la République dont trois sur sa propre initiative, trois désignés par le Parlement réuni en Congrès et trois désignés par le Conseil supérieur de la magistrature.
Les deux tiers des membres de la Cour Constitutionnelle doivent être des juristes provenant de la magistrature, du barreau ou de l'enseignement universitaire.
Le mandat des membres de la Cour constitutionnelle est de neuf ans non renouvelable.
La Cour constitutionnelle est renouvelée par tiers tous les trois ans. Toutefois, lors de chaque renouvellement, il sera procédé au tirage au sort d'un membre par groupe.
Le Président de la Cour constitutionnelle est élu par ses pairs pour une durée de trois ans renouvelable une seule fois. Il est investi par ordonnance du Président de la République.

Article 159 Nul ne peut être nommé membre de la Cour constitutionnelle:
1. s'il n'est congolais
2. s'il ne justifie d'une expérience éprouvée de quinze ans dans les domaines juridique ou politique.

Article 160 La Cour constitutionnelle est chargée du contrôle de la constitutionnalité des lois et des actes ayant force de loi.
Les lois organiques, avant leur promulgation, et les Règlements intérieurs des Chambres parlementaires et du Congrès, de la Commission électorale nationale indépendante ainsi que du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication, avant leur mise en application, doivent être soumis à la Cour constitutionnelle qui se prononce sur leur conformité à la Constitution.

Aux mêmes fins d'examen de la constitutionnalité, les lois peuvent être déférées à la Cour constitutionnelle, avant leur promulgation, par le Président de la République, le Premier ministre, le Président de l'Assemblée nationale, le Président du Sénat ou le dixième des députés ou des sénateurs.
La Cour constitutionnelle statue dans le délai de trente jours. Toutefois, à la demande du Gouvernement, s'il y a urgence, ce délai est ramené à huit jours.

Article 161 La Cour constitutionnelle connaît des recours en interprétation de la Constitution sur saisine du Président de la République, du Gouvernement, du Président du Sénat, du Président de l'Assemblée nationale, d'un dixième des membres de chacune des Chambres parlementaires, des Gouverneurs de province et des Présidents des Assemblées provinciales.
Elle juge du contentieux des élections présidentielles et législatives ainsi que du référendum.
Elle connaît des conflits de compétences entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif ainsi qu'entre l'Etat et les provinces.
Elle connaît des recours contre les arrêts rendus par la Cour de cassation et le Conseil d'Etat, uniquement en tant qu'ils se prononcent sur l'attribution du litige aux juridictions de l'ordre judiciaire ou administratif. Ce recours n'est recevable que si un déclinatoire de juridiction a été soulevé par ou devant la Cour de cassation ou le Conseil d'Etat.
Les modalités et les effets des recours visés aux alinéas précédents sont déterminés par la loi.


Article 162 La Cour constitutionnelle est juge de l'exception d'inconstitutionnalité soulevée devant ou par une juridiction.
Toute personne peut saisir la Cour constitutionnelle pour inconstitutionnalité de tout acte législatif ou réglementaire. Elle peut, en outre, saisir la Cour constitutionnelle, par la procédure de l'exception de l'inconstitutionnalité invoquée dans une affaire qui la concerne devant une juridiction. Celle-ci surseoit à statuer et saisit, toutes affaires cessantes, la Cour constitutionnelle.


Article 163 La Cour constitutionnelle est la juridiction pénale du Chef de l'Etat et du Premier ministre dans les cas et conditions prévus par la Constitution.

Article 164 La Cour constitutionnelle est le juge pénal du Président de la République et du Premier ministre pour des infractions politiques de haute trahison, d'outrage au Parlement, d'atteinte à l'honneur ou à la probité ainsi que pour les délits d'initié et pour les autres infractions de droit commun commises dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions. Elle est également compétente pour juger leurs co-auteurs et complices.

Article 165 Sans préjudice des autres dispositions de la présente Constitution, il y a haute trahison lorsque le Président de la République a violé intentionnellement la Constitution ou lorsque lui ou le Premier ministre sont reconnus auteurs, co-auteurs ou complices de violations graves et caractérisées des Droits de l'Homme, de cession d'une partie du territoire national.
Il y a atteinte à l'honneur ou à la probité notamment lorsque le comportement personnel du Président de la République ou du Premier ministre est contraire aux bonnes mœurs ou qu'ils sont reconnus auteurs, co-auteurs ou complices de malversations, de corruption ou d'enrichissement illicite.
Il y a délit d'initié dans le chef du Président de la République ou du Premier ministre lorsqu'il effectue des opérations sur valeurs immobilières ou sur marchandises à l'égard desquelles il possède des informations privilégiées et dont il tire profit avant que ces info(mations soient connues du public. Le délit d'initié englobe l'achat ou la vente d'actions fondés sur des renseignements qui ne seraient jamais divulgués aux actionnaires.
Il y a outrage au Parlement lorsque sur des questions posées par l'une ou l'autre Chambre du Parlement sur l'activité gouvernementale, le Premier ministre ne fournit aucune réponse dans un délai de trente jours.

Article 166 La décision de poursuites ainsi que la mise en accusation du Président de la République et du Premier ministre sont votées à la majorité des deux tiers des membres du Parlement composant le Congrès suivant la procédure prévue par le Règlement intérieur.
La décision de poursuites ainsi que la mise en accusation des membres du Gouvernement sont votées à la majorité absolue des membres composant l'Assemblée nationale suivant la procédure prévue par le Règlement intérieur. Les membres du Gouvernement mis en accusation, présentent leur démission.


Article 167 En cas de condamnation, le Président de la République et le Premier ministre sont déchus de leurs charges. La déchéance est prononcée par la Cour constitutionnelle. Pour les infractions commises en dehors de l'exercice de leurs fonctions, les poursuites contre le Président de la République et le Premier ministre sont suspendues jusqu'à l'expiration de leurs mandats. Pendant ce temps, la prescription est suspendue.

Article 168 Les arrêts de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d'aucun recours et sont immédiatement exécutoires. Ils sont obligatoires et s'imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, civiles et militaires ainsi qu'aux particuliers. Tout acte déclaré non conforme à la Constitution est nul de plein droit.

Article 169 L'organisation et le fonctionnement de la Cour constitutionnelle sont fixés par une loi organique.  [...]"


Compatriotiquement!


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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 21/3/2016, 8:33 pm

"REGARDONS LA RÉALITÉ EN FACE
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article7017
Exit ce qui devenait au fil des mois un secret de Polichinelle. Le fameux glissement se pose et s’impose devant et à nous. La CENI va saisir la Cour constitutionnelle quant à ce. Annonce de Corneille Nangaa en personne. Plus qu’une annonce, un aveu.
En ce mois de mars, rêver encore d’une présidentielle organisée dans le timing requis relevait d’une gageure. A moins de jouer une partition purement politicienne. Pas besoin d’être un crack en matière électorale pour réaliser que les défis himalayens en termes logistiques ne devraient plus permettre à la CENI d’être dans le délai…constitutionnel.
Imagine-t-on entamer et boucler la révision du fichier électoral d’ici à novembre avec à la clé l’enrôlement de nouveaux majeurs ? Rien que pour l’accomplissement de ce préalable, les spécialistes tablent sur plusieurs mois allant de trois mois estimés par l’OIF à 22 brandis par le patron de la Linelit en passant par 17 prévus par la CENI.

Dans tous les cas, le temps ne plaide raisonnablement plus pour des élections dans le délai. Sauf à décider de se passer du nécessaire toilettage du fichier électoral. Un fichier reconnu par tous comme archi corrompu. Impossible donc de s’attendre à des résultats fiables avec pareil fichier. En plus du fait que sans enrôlement de nouveaux majeurs, ce sont des millions de Congolais qui seront privés du droit de vote.
A l’impossible, nul n’étant tenu, il est de bonne politique que la classe politique se mette d’accord sur comment faire face à la donne qui se précise à mesure que le temps passe. Le pire pour le pays serait pour les uns de jouer au matamore et pour les autres de pratiquer la politique de l’autruche. Dans un cas comme dans l’autre, c’est le pays qui irait tout droit dans le mur. Pas sûr que la politique de la terre brûlée profite à certains. "



"La DC dénie à la Ceni le droit de saisir la Cour Constitutionnelle
° http://www.lephareonline.net/la-dc-denie-a-la-ceni-le-droit-de-saisir-la-cour-constitutionnelle/
Le Bureau Politique de la Démocratie Chrétienne s’est réuni ce 18/03/2016 à la suite de l’information relatée par des organes de presse selon laquelle  Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle, serait sur le point de saisir la Cour Constitutionnelle, en interprétation de la Constitution, à cause de sa prétendue incapacité à organiser les élections présidentielle et législatives dans le délai constitutionnel.
Il sied de souligner que la Cour Constitutionnelle connait les recours interprétation de la Constitution seulement dans 2 cas et par des sujets bien identifiés:

Article 161, alinéa 1:

La Cour constitutionnelle connaît des recours en interprétation de la Constitution sur saisine du Président de la République, du Gouvernement, du Président du Sénat, du Président de l’Assemblée nationale, d’un dixième des membres de chacune des Chambres parlementaires, des Gouverneurs de province et des Présidents des Assemblées provinciales.
Et Article 162, alinéa 1:
La Cour constitutionnelle est juge de l’exception d’inconstitutionnalité soulevée devant ou par une juridiction.

Cela étant, le bureau politique de la Démocratie Chrétienne constate ce qui suit :
1. La Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle, n’est pas habilitée à saisir la Cour Constitutionnelle car elle n ‘est pas reprise dans la liste des institutions autorisées à le faire (article 161, al. 1 de la Constitution) ;
2. La CENI n’est pas partie d’un procès au cours duquel une exception d’inconstiutionnalité est évoquée par une des parties (article 162, al. 1, de la Constitution).

Il sied de rappeler qu’en date du 8 septembre 2015, la Cour Constitutionnelle a en effet rejeté partiellement le recours en interprétation introduit par la Ceni, se prononçant plutôt sur la base d ‘un principe flou d’ «AUTO-SAISINE», en vertu d’un pouvoir juridiquement non justifié ni motivé, de « régulation de la vie politique », qui n ‘est nulle part mentionné dans la Constitution et qui énerve fortement l’art. 69 de la Constitution.
Aucune disposition de la Constitution, ni de la Loi organique no 13/026 du 15 octobre 2013 portant organisation et fonctionnement de la Cour ne prévoit le mécanisme d’auto-saisine de la part de la Cour Constitutionelle.

Vu ce qui précède, la Démocratie Chrétienne INVITE:
a. la CENI à ne pas récidiver, étant incompétente à saisir la Cour Constitutionnelle, comme celle-ci l’a bien reconnu dans son arrêt rendu le 8 septembre 2015 par la Cour Constitutionnelle à la suite de la requête lui adressée par la CENI en interprétation des dispositions des articles 10 de la loi de programmation no 15/004 du 28 février 2015 déterminant les modalités d’installation de nouvelles provinces et 168 de la loi no 06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales.
b. la COUR CONSTITUTIONNELLE à respecter sa mission de dire le droit, dans les limites de ses compétences fixées par les articles 74, 76, 99, 128, 139, 145, 160, 161, 162, 163, 164, 167 alinéa 1èr et 216 de la Constitution, de publier toute opinion dissidente ou individuelle en son sein, et s’assurer que ses décisions ne contredisent ni l’esprit ni la lettre de la Constitution, afin de ne pas perdre de crédibilité dans son rôle institutionnel de garant de l’ Etat de droit et de la hiérarchie entre les sources du droit.

Le bureau politique de la Démocratie Chrétienne estime qu’il serait aberrant, pour la R.D. Congo, de glisser vers une sorte de « gouvernement des juges » qui, en complicité avec certains animateurs des institutions, essayeraient de tordre le cou à la Constitution en vigueur, afin de contourner les dispositions « rigides  et intangibles » de notre Loi Fondamentale qui fixent la durée et  le nombre de mandats des animateurs de plus hautes institutions de la République, car cela minerait les fondations aussi bien de l’Etat de droit que du principe démocratique.
La Cour Constitutionnelle doit rejeter toute éventuelle saisine provenant de la CENI ayant comme objet l’interprétation de la Constitution, en vue de donner un semblant de « légalité » au glissement électoral, en violation des dispositions «intangibles» de la Constitution.
Fait à Kinshasa, le 19/03/2016,
Vérité et Justice pour le Congo,
pour le Bureau Politique,
Marc Mawete,
Porte-Parole adj.,
Démocratie Chrétienne, DC"


"RDC - REPORT DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2016 : « LA CENI N’A PAS QUALITÉ POUR SAISIR LA COUR CONSTITUTIONNELLE »
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14264:rdc-report-de-l-election-presidentielle-2016-la-ceni-n-a-pas-qualite-pour-saisir-la-cour-constitutionnelle&catid=90:online-depeches&Itemid=679
La Coalition de 33 Organisations de défense des droits humains pour le respect de la Constitution en RDC (CRC) a dénoncé « avec la dernière énergie » dimanche 20 mars 2016 à Kinshasa  le projet de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de saisir la Cour Constitutionnelle en vue d’un « report de l’élection présidentielle 2016 pour faire prolonger illégalement le délai de l’élection présidentielle » en République Démocratique du Congo (RDC).

« Nos organisations ont suivi, à travers la presse, durant ce week-end le président de la CENI, Monsieur Corneille NANGA, annoncer que son institution entend adresser une requête à la Cour constitutionnelle pour obtenir la prolongation du délai pour l’organisation de l’élection présidentielle », a indiqué à la presse le coordonnateur de la Coalition des 33, Me Ceorges Kapiamba dans le communiqué suivant.

[sie=12]COMMUNIQUE
« La position du Président de la CENI a amené notre Coalition à examiner si pareille démarche est opportune et/ou faisable au regard des exigences de la Constitution et de la loi no 06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales telle que modifiée et complétée par la loi no 11/003 du 25 juin 2011 (1)
La Coalition a aussi analysé la situation juridique et institutionnelle au cas où l’élection présidentielle ne serait pas organisée dans le délai constitutionnel (2).

1. La CENI n’a pas qualité pour saisir la Cour Constitutionnelle.
La Cour Constitutionnelle n’a pas compétence de prolonger le délai de l’élection  présidentielle 
Après examen des textes légaux sur la saisine de la Cour Constitutionnelle en matière d’interprétation de la Constitution, la Coalition constate avec préoccupation que le Président de la CENI s’est totalement trompé d’époque et de textes applicables.
S’il est vrai qu’à l’époque de la Constitution du 04 avril 2003 régissant la période de transition politique en RDC, la prolongation de la période de transition était possible conformément à son article 196, il n’en est pas ainsi actuellement. 
En effet, l’article 196 de la Constitution du 04 avril 2003 était ainsi libellé : « La durée de la transition est de vingt-quatre mois. Elle court à compter de la formation du Gouvernement de transition et prend fin avec l’investiture du Président élu à l’issue des élections marquant la fin de la période de transition en République Démocratique du Congo.
Toutefois, en raison de problèmes spécifiquement liés à l’organisation des élections, la transition peut être prolongée pour une durée de six mois renouvelable une seule fois, si les circonstances l’exigent, sur proposition de la Commission électorale indépendante et par une décision conjointe et dûment motivée de l’Assemblée Nationale et du Sénat ».
C’est en s’inspirant de la disposition précitée, principalement son alinéa 2 que la décision conjointe no 002/D.C/AN/SEN/05 du 14 décembre 2005 portant prolongation de la durée de la transition a été prise par les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat à l’époque.
Cependant, la Constitution du 18 février 2006 qui régit actuellement la RDC ne contient aucune disposition ayant le même contenu en lettre ou en esprit avec l’article 196 pré-rappelé de la Constitution du 04 avril 2003. Elle ne prévoit aucune hypothèse d’une prolongation de délai de l’organisation de l’élection présidentielle.

Par contre, son article 73 impose formellement à la CENI l’obligation de convoquer le scrutin pour l’élection du Président de la République quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice.
S’agissant de la saisine proprement dite de la Cour Constitutionnelle en interprétation de la Constitution, la Coalition rappelle qu’au terme de l’article 161 de la Constitution en vigueur seuls le Président de République, le Gouvernement, le Président du Sénat, le Président de l’Assemblée Nationale, le dixième des membres de chacune des chambres parlementaires, des Gouverneurs de province et des Présidents des assemblées provinciales sont habilités à le faire.
Le Président de la CENI n’en a pas qualité. La Cour Constitutionnelle a réaffirmé ce principe dans son arrêt R. Const.008/2015 du 08 août 2015.
Les 33 ONG insistent sur le respect du principe de droit qui prescrit que les compétences juridictionnelles sont d’attribution et qu’il en est autant pour celles de la Cour Constitutionnelle. Dans tous les cas, la Constitution de la RDC n’a pas attribué à la Cour Constitutionnelle la compétence de prolonger le délai de la tenue de l’élection présidentielle pour que la CENI pense en solliciter.

2. En cas de non-respect de délai constitutionnel, l’article 75 de la Constitution s’applique
La Coalition de 33 ONG considère le projet de saisine de la Cour Constitutionnelle comme une énième stratagème de la CENI pour ne pas organiser l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel. La CENI joue au jeu du Gouvernement afin de lui assurer un maintien au pouvoir en violation des règles constitutionnelles.
C’est ainsi, à titre d’exemple, qu’elle s’est donnée cinq mois pour « l’appel d’offre international » alors que le marché était déjà conclu avec une entreprise bien connue depuis novembre 2015 avec un cahier des charges déjà élaboré par son actuel Président.
Elle rejette la mauvaise interprétation de l’article 70 de la Constitution qui vise tout simplement à encourager les manœuvres dilatoires constatées à ce jour.

Pour la Coalition, l’article 70 parle « du » Président élu, pas « d’un » président élu. Le « du » est un article défini qui signifie qu’il faut qu’il y ait un tel « élu » pour que le Président sortant reste éventuellement en place jusqu’à l’investiture de son successeur qui est déjà élu.
S’il n’y a pas d’élection présidentielle dans le délai constitutionnel, on devra appliquer l’article 75, qui prescrit qu’"en cas de vacance pour cause de décès, de démission ou pour toute autre cause d’empêchement définitif, les fonctions de Président de la République […] sont provisoirement exercées par le Président du Sénat". Car le « ou » pour toute autre cause d’empêchement définitif" concerne bien entendu aussi le dépassement des deux mandats successifs de cinq ans.

Les 33 ONG demandent vivement au Président de la CENI de renoncer à son appel international qui constitue une manœuvre purement dilatoire, d’envisager l’enrôlement de nouveaux majeurs présents sur le territoire national en cinq mois au maximum, le nettoyage du fichier électoral en un mois - car devant concerner que le siège unique pour la présidentielle – et convoquer le scrutin pour l’élection présidentielle à la fin du mois de septembre 2016 en vue de respecter le délai constitutionnel.
La Coalition recommande au Président de la CENI de faire preuve d’indépendance dans l’exercice de ses fonctions, de ne pas se laisser commettre un acte de parjure et de travailler d’arrache-pied pour sauver le processus électoral afin de permettre aux congolaises et congolaises de participer à la désignation libre de leurs dirigeants.
Me Georges Kapiamba, Coordonateur de la Coalition de 33 ONG (CRC)"[/size]

"33 0NG déplorent l’incompétence de la CENI"
° http://www.lephareonline.net/33-0ng-deplorent-lincompetence-de-la-ceni/


"PROCESSUS ELECTORAL
LA CENI DEMANDE UN « GLISSEMENT » À LA COUR CONSTITUTIONNELLE

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article7022
C’est le vendredi dernier que Corneille Nangaa, le Président de la CENI, a annoncé à la presse qu’il va déposer une requête à la Cour constitutionnelle pour demander un report des élections au-delà des délais constitutionnels. Le terme approprié de cette extension dans le jargon politique congolais est " glissement ".

La centrale électorale justifie sa démarche par le fait qu’elle fait face à des contraintes d’ordre technique qui l’empêchent de tenir le pari des délais constitutionnels, c’est-à-dire la présidentielle au plus tard en novembre prochain. Dans 8 mois exactement.
Ce délai est impossible à tenir par la CENI. D’où cette saisine de la haute Cour pour qu’elle légalise ce report car rien que pour la seule opération préélectorale de révision du fichier électoral, il faut 17 mois, rappelle-t-il. Cependant Nangaa est resté évasif sur la durée réelle du report qu’il sollicite à la Cour constitutionnelle parlant seulement d’une courte période en se référant à ce qui s’était passé en 2006.

REACTIONS CONTRASTEES TOUT LE WEEK-END (...)"


"Blocage du processus électoral. RDC : la CENI s’en remet à la Cour Constitutionnelle!
http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9543&rubrique=POLITIQUE
*Incapable d’organiser les élections en 2016, la CENI, qui évoque des raisons techniques, va saisir la Cour Constitutionnelle pour solliciter une prolongation au-delà du délai constitutionnel. En septembre 2015, suivant la même démarche, la Cour Constitutionnelle avait déjà pris un Arrêt pour reporter l’élection des Gouverneurs de nouvelles provinces et, ainsi, annuler le calendrier électoral global du 12 février 2015. Le Gouvernement avait été enjoint de prendre des mesures transitoires exceptionnelles pour administrer les provinces nées du démembrement. Cette fois-ci, la Cour Constitutionnelle ne devrait pas se limiter à accorder l’extension du délai constitutionnel sans régler la question de la fin de mandat présidentiel.   (...)"


"Réagissant aux propos du Président de la CENI. Franck Diongo : «le schéma de Nangaa est suicidaire et préjudiciable à Kabila» 
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9546
Manifestement, Franck Diongo a choisi de suivre, à la loupe, les faits et gestes, et même les propos du Président de la CENI. Tenez ! Devant  les médias nationaux et internationaux, Corneille Nangaa a déclaré, nous citons : «Aujourd’hui, ce sont des contraintes techniques qui ne permettent pas à la CENI d’organiser les élections dans les temps». Il a, ensuite, déclaré que la CENI va introduire une requête à la Cour Constitutionnelle pour obtenir une petite extension qui, selon lui, ne sera pas éternel. En réaction à ces propos, Franck Diongo a rappelé qu’il avait attiré l’attention de l’opinion sur le fait que l’appel d’offres de la CENI était inscrit dans la logique d’octroyer au Président de la République un troisième mandat. Pour cet opposant, c’est un schéma de trahison de la nation et du peuple congolais qui doit désormais se tenir prêt pour la suite, a-t-il dit. L’élu de la Lukunga qualifie de graves, scandaleux et suicidaires les propos de Corneille Nangaa. Partant, le Président national du Mouvement Lumumbiste Progressiste/opposition, a appelé la population congolaise à prendre, sans tarder,  ses responsabilités pour barrer la route à tout schéma machiavélique qui vise à pousser le pays vers le chaos. «Je regrette fortement de constater que la CENI blague avec le feu. J’ai suivi Corneille Nangaa, qui dit, avec légèreté, des propos graves, scandaleux, et suicidaires. Je me rends compte que la CENI n’a pas encore compris la leçon. C’est un schéma suicidaire qui n’aide pas Joseph Kabila. Parce qu’au cas où il n’y a pas élection en 2016, le Président actuel tombe sous le coup de l’article 75 de la constitution. De ce fait, il sera définitivement empêché de briguer un autre mandat. Il n’aura pas un seul jour de plus», a-t-il dit. Aussi, l’élu de la circonscription électorale de Lukunga s’étonne du fait que le Président de la CENI se précipite de faire des déclarations alors qu’à ce jour, il n’y a même pas de calendrier électoral. «Comment le Président de la CENI se précipite de faire des déclarations alors que nous n’avons même pas un calendrier électoral. On ne sait même pas le nombre de jours dont il a besoin. Et puis, Corneille Nangaa doit comprendre que la Cour Constitutionnelle n’a pas la compétence d’ajouter les jours au mandat du Président de la République », a-t-il déclaré.

Savoir séparer les choses

Pour le Président du Front Anti-Dialogue, la CENI doit savoir séparer les choses. La fin du mandat du Président de la République et le processus électoral sont deux choses qui doivent être dissociées. Et d’ajouter que la CENI le sait très bien. « On peut faire des manœuvres, mais cela ne donne pas à Joseph Kabila le pouvoir de diriger au-delà de son mandat. Après le 19 décembre, la page sera tournée », a-t-il conclu. Pour le MLP et le FAD, au lieu que la CENI engage une fuite en avant, elle devrait plutôt se préparer à organiser les élections dans les délais constitutionnels car, c’est encore possible. C’est ainsi que Franck Diongo dit attendre impatiemment l’alternance démocratique en 2016."
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14265:rdc-presidentielle-2016-franck-diongo-l-appel-d-offre-de-la-ceni-est-une-preuve-d-une-absence-evidente-de-volonte-d-organiser-les-elections-dans-les-delais-prescrits&catid=90:online-depeches&Itemid=679


"Nangaa cherche à contourner le Dialogue
° http://www.lephareonline.net/nangaa-cherche-a-contourner-le-dialogue/
Déjà échaudée par l’élimination fort controversée, par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), de nombreux candidats aux gouvernorats de nouvelles provinces démembrées, la classe politique congolaise est entrée, le week-end dernier, dans une nouvelle zone de turbulences. La raison de cette forte agitation n’est autre que le projet du président de cette institution d’appui à la démocratie, Corneille Nangaa, de solliciter l’avis de la Cour Constitutionnelle au sujet de la possibilité d’organiser l’élection présidentielle au-delà du délai constitutionnel. Selon des sources qui ont suivi une conférence qu’il a tenue le vendredi 18 mars 2016 aux USA, la CENI aurait besoin d’au moins 18 mois pour les préparatifs de ce scrutin.

C’est la levée de boucliers dans les rangs de l’Opposition et de la Société civile qui lui est attachée. Le camp des anti-glissement se demande pourquoi cette fuite en avant de la part la centrale électorale, alors que depuis l’époque de l’abbé Malumalu, elle avait résolu de s’en remettre aux conclusions du Dialogue en ce qui concerne la gestion du processus électoral. Cela sous-entendait que ce sont les participants à ce forum qui devaient dicter à la CENI la ligne de conduite à suivre pour le réaménagement du calendrier électoral,
l’audit du fichier électoral et sa révision, l’enrôlement de nouveaux majeurs, le financement des élections, la sécurisation du processus électoral, la prolongation ou non des mandats des animateurs actuels des institutions de la République, etc.

Le Dialogue politique inclusif sans objet ?

En prenant l’initiative de consulter la Cour Constitutionnelle pour une question restée en suspens en attendant la tenue effective du Dialogue, la CENI donne la nette impression de vouloir prendre tout le monde de vitesse et de placer, le moment venu, ses potentiels participants devant le fait accompli. Sur quel ordre du jour devait alors porter un forum dont l’une des missions principales devrait consister à débloquer le processus électoral actuellement en panne ? De quoi devraient encore parler les délégués de la Majorité Présidentielle, de l’Opposition et de la Société Civile dès lors que Corneille Nangaa et son staff auront déjà levé l’option du « glissement », avec le concours de la Cour Constitutionnelle ?
Qu’est-ce qui justifie la précipitation de cette institution d’appui à la démocratie à vouloir régler coûte que coûte la question de l’organisation de la présidentielle alors que les premiers intéressés que sont les membres de la classe politique ne se sont pas encore totalement mis d’accord sur les termes de référence du Dialogue ?

Même si cette « table ronde » était renvoyée aux calendes grecques, il n’appartiendrait pas à la CENI de décider, toute seule, de la prolongation automatique du mandat du Chef de l’Etat actuellement en fonctions. Ce serait un signal très négatif en direction de tous ceux qui doutent de son indépendance et de son impartialité dans la conduite du processus électoral. Dans l’hypothèse de la formalisation de la saisine de la Cour Constitutionnelle et d’un « feu vert » de cette dernière au « glissement », comme ce fut le cas pour la nomination des Commissaires spéciaux à la tête des 21 nouvelles provinces démembrées, quel discours va encore tenir la Majorité à l’endroit des partis et regroupements politiques de l’Opposition jusque-là favorables au Dialogue ? Serait-il encore possible de les convaincre de la volonté du pouvoir en place de faire participer le
peuple congolais à un processus électoral transparent, libre, démocratique et apaisé, alors que les ingrédients d’un passage en force s’accumulent ?"



"SELON « LA LIBRE BELGIQUE », EN CAS D’ÉCHEC DU GLISSEMENT- LA MAJORITÉ PRÉPARERAIT UN PLAN B
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14260:selon-la-libre-belgique-en-cas-d-echec-du-glissement-la-majorite-preparerait-un-plan-b&catid=85:a-la-une&Itemid=472



La Majorité présidentielle (MP) a bien planifié son coup. Comme dans un jeu d’échec, elle ne néglige aucun détail. Tout est mis en place pour sauver le chef de l’Etat, Joseph Kabila, du verrou constitutionnel. Aucun scenario n’est mis de côté. Même les plus improbables, tel l’échec du projet de glissement, sont pris en compte. Selon La Libre Belgique, la MP imagine déjà son avenir sans Kabila, d’où la circulation sous le manteau d’un plan B.
Le Potentiel (...)"


Compatriotiquement !


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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 23/3/2016, 1:05 am

"RDC: les Etats-Unis insistent sur «une alternance démocratique conforme à la constitution»
° http://www.radiookapi.net/2016/03/22/actualite/politique/rdc-les-etats-unis-insistent-sur-une-alternance-democratique-conforme
Les Etats-Unis d’Amérique invitent la classe politique congolaise à se mettre autour d’une même table pour décider sur la destinée de la RDC; étant donné que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) enregistre techniquement un retard pour tenir l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel. Le chef de mission adjoint de l'ambassade américaine, David Brown, l’a déclaré mardi 22 mars à Kinshasa. Selon lui, la stabilité du pays dépend principalement d’une alternance politique dans le délai fixé par la constitution congolaise.

Lors d’une une interview à Radio Okapi, David Brown, a déclaré:
«Nous souhaiterions voir ici en RDC une alternance démocratique conforme à la constitution. Donc je crois que la clé à la stabilité en RDC, vous a échappé malheureusement au fil de votre histoire, c’est l’alternance démocratique. C’est justement maintenant où vous aurez pour la première fois une opportunité d’avoir une alternance démocratique à travers les urnes.»
Pour lui, cette position des Etats-Unis ne devrait pas être interprétée comme une ingérence étrangère dans les affaires politiques internes de la RDC, mais plutôt comme un signe d’amitié profonde.

«Le fait qu’on a, en privé et en public, exprimer nos préoccupations par rapport au délai constitutionnel n’est pas une ingérence. Au contraire, c’est une expression d’une amitié, une amitié profonde qui est aussi ancrée dans les valeurs qui sont chères à nous les Américains», a affirmé David Brown.
Pour les Américains, les valeurs démocratiques sont universelles et le besoin de respecter la constitution est comme une ancre de stabilité pour n’importe quel pays."
Vous pouvez écouter M Brown ici :

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"Ban Ki-moon préoccupé par l’impasse politique en RDC
°  http://www.radiookapi.net/2016/03/22/actualite/politique/ban-ki-moon-preoccupe-par-limpasse-politique-en-rdc
«Je suis très préoccupé par l’impasse dans laquelle se trouve encore l’organisation des prochaines élections en République démocratique du Congo », a déclaré lundi 21 mars le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, au cours d'un débat au Conseil de sécurité sur la situation dans la région des Grands Lacs.

Ban Ki-moon a fait savoir qu’il a récemment invité les acteurs politiques congolais à dialoguer.
« Lors de mon récent déplacement dans le pays en février, j’ai prié instamment tous les intervenants de régler leurs différends par le dialogue et de créer des conditions propices à la tenue en temps voulu d’élections crédibles, conformément à la Constitution », a indiqué le secrétaire général des Nations unies.
Il a demandé au Conseil de sécurité et aux dirigeants de la région des Grands Lacs d’œuvrer pour la préservation de la stabilité politique en RDC « en trouvant rapidement une issue à l’impasse actuelle ».

Ban Ki-moon a plaidé pour que des crises politiques soient évitées dans la région des Grands Lacs.
« Par le passé, a-t-il rappelé, les crises politiques qui ont frappé la région des Grands Lacs se sont traduites par des violences généralisées et de graves problèmes de sécurité. Nous devons empêcher ce scénario de se reproduire. »
Au cours du débat, l'ambassadrice américaine Samantha Power a déclaré qu’il n’y avait pas de « raison crédible » pour que « l'élection en RDC ne se déroule pas à la date prévue ».
« Mais il faut non seulement pouvoir voter mais que les individus soient à même de faire campagne pour leurs candidats favoris et d'exprimer librement leur opinion », a déclaré la diplomate américaine citée par l’AFP.

Le processus électoral est en panne en RDC. Alors que le mandat de l’actuel chef de l’Etat s’achève à la fin de cette année, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a fait savoir que des contraintes techniques ne permettaient pas d’organiser les élections dans le délai.
Mme Power a également dénoncé « le harcèlement et la détention de militants pacifiques et de dirigeants de l'opposition en RDC ».
Elle a particulièrement critiqué l'arrestation il y a quelques jours de 18 militants de la société civile lors d'une marche silencieuse à Goma. Ces militants ont été libérés après le paiement d’une amende transactionnelle."


"Report des élections en RDC : le G7 disqualifie la CENI !
°  http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9564&rubrique=POLITIQUE
*C’est Charles Mwando Nsimba, en sa qualité de Président en exercice de la plateforme, qui a signé et lu le communiqué de presse désapprouvant la démarche de Corneille Nangaa, l’actuel Président de la CENI, consistant à   solliciter une extension du délai constitutionnel. Au regard des incertitudes qui planent autour du processus électoral, le G7 considère  que le Bureau de la CENI a perdu toute crédibilité pour organiser, en toute indépendance, neutralité et impartialité, les prochaines élections. Non qualifiée pour saisir la Cour Constitutionnelle en recours en inconstitutionnalité,  ni en celui en interprétation de la Constitution, la CENI aurait pu se mettre en œuvre afin d’organiser l’élection du nouveau Président de la République avant le 19 novembre 2016. Passé ce délai, le G7, s’appuyant sur les articles 75 et 76 de la Constitution,  insiste sur l’installation d’un Président intérimaire pour éviter au pays une crise politique et institutionnelle aux conséquences néfastes. Craignant que la Cour Constitutionnelle, une fois de plus, apporte sa caution au plan de la Majorité Présidentielle de se maintenir au pouvoir après le 19 décembre prochain, le G7 appelle le Conseil de Sécurité de l’ONU à renforcer le mandat de la Monusco pour lui permettre de participer efficacement à la bonne fin du processus électoral.

La réaction du G7 à la déclaration du Président de la CENI de saisir la Cour Constitutionnelle pour solliciter une extension du délai constitutionnel n’a pas tardé. Comme il fallait s’y attendre, c’est une réaction musclée qui a été faite hier, lundi 21 mars. Dans un communiqué de presse, le Président en exercice du G7, Charles Mwando Nsimba,  ne reconnaît plus à Corneille Nangaa ainsi qu’à tous les membres du Bureau de la CENI qu’il dirige, l’indépendance, la neutralité et l’impartialité requises pour organiser les prochaines élections. Le G7 considère, désormais, la CENI comme le bras séculier et la caisse de résonnance de la Majorité Présidentielle, à l’origine de la démarche visant le report des élections. Le G7, par conséquent, ne se sent pas concerné par la saisine de la Cour Constitutionnelle par la CENI pour plusieurs raisons. Premièrement, la CENI, d’après le G7,  évidemment, n’est pas citée par la Constitution de la République parmi les autorités qualifiées pour saisir la Cour Constitutionnelle en recours en inconstitutionnalité,  ni en celui en interprétation de la Constitution. Le G7 se réfère aux articles 160 et 161 de la Constitution. Le G7 s’appuie également sur les articles 47 et 54 de la loi portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle.

La thèse du Président intérimaire

La position de la CENI serait acceptable si la RDC se trouvait dans un cas de vacance à la Présidence de la République ou dans un cas de force majeure n’ayant pas permis l’organisation de l’élection présidentielle dans le délai de 60 à 90 jours. Dans ces conditions, la CENI, au regard de l’article 76 de la Constitution, serait autorisée à solliciter la prorogation du délai à 120 jours.
Pourtant, la RDC ne se trouve pas dans ce cas de figure. D’où, l’exigence du G7 d’instaurer un régime d’intérim à la tête de l’Etat, si le prochain Président de la République n’est pas élu avant le 19 décembre 2016. Subsidiairement à son communiqué du 20 février dernier, le G7 affirme que les dispositions des articles 75 et 76 de la Constitution seront d’application, de plein droit.

La CENI invitée à faire son travail

Le G7 accuse la CENI de vouloir plonger le pays dans une crise politique et institutionnelle aux conséquences néfastes. Mwando Nsimba et les autres dirigeants de la plateforme ne se trompent pas sur le but ultime de la démarche amorcée par la CENI. «C’est de permettre à la Cour Constitutionnelle d’apporter, une fois de plus, sa caution au plan de la Majorité Présidentielle pour dépasser la date butoir du 19 décembre 2016».

L’aide attendue de la Monusco

Malgré l’impasse, le G7 estime qu’il y a encore un moyen d’éviter la crise politique et institutionnelle. C’est le rôle que doit jouer l’ONU, présente sur le sol congolais avec près de 20 mille hommes. Le G7 attend du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui réexamine actuellement le mandat de la Monusco, de le renforcer afin que celle-ci participe efficacement à la bonne fin du processus électoral, à la consolidation de la paix, au respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ainsi qu’à la stabilisation effective des Institutions démocratiques en RDC."


"Report des élections. Rudy Mandio : ‘‘la Cour Constitutionnelle n\'a pas la compétence requise pour fixer ou modifier la date des scrutins’’ 
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9562
En mission aux Etats-Unis, Rudy MANDIO n’est pas resté indifférent par rapport aux enjeux politiques de l’heure qui bousculent le microcosme politiques en République démocratique du Congo.
Prônant l’alternance au pouvoir par la voie des élections libres, crédibles, apaisées et démocratiques, le jeune l’opposant congolais a réagi à la déclaration de Corneille NAANGA, Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui envisage de saisir la Cour Constitutionnelle pour solliciter le report des élections au-delà du délai constitutionnel.


Le Président national du Peuple au Service de la Nation « PSN », Rudy MANDIO, a exprimé sa position au cours d’un entretien téléphonique accordé au quotidien Kinois La Prospérité en direct de New York où il participe aux assises du Conseil de sécurité de l’ONU sur le renouvellement du mandat de la MONUSCO en RDC.
Pour lui, le PSN juge la démarche entreprise par la CENI d'obtenir de la Cour Constitutionnelle un report des échéances électorales d'anticonstitutionnelle.

Jeune leader et dynamique, Rudy MANDIO justifie sa position sur trois axes. Primo, il estime que la Cour constitutionnelle n'a pas la compétence requise pour fixer ou même modifier la date des scrutins.
Secundo, la date pour la tenue des élections est scellée dans notre Constitution. Celle-ci, explique-t-il, ne peut être amendée que par le souverain primaire par un referendum ou par voie de ses élus au Parlement. «Nous sommes arrivés au constat amère que le président de la Commission électorale manque l'impartialité et la crédibilité nécessaire pour jouer son rôle d'arbitre (et non partie) dans le processus électoral. Corneille Naanga ne travaille pas pour l'intérêt du Grand Congo comme il devait», a déclaré l’opposant Rudy MANDIO.
Par ailleurs, le Président du PSN dénonce avec ardeur la mauvaise volonté politique du régime qui n’est plus à démontrer dans l’opinion. Il est clair et net, fustige l’opposant, que la crise que traverse le processus électoral n'est pas dû à des problèmes techniques comme nous laisse entendre la CENI mais plutôt à un manque de volonté politique de la part des organes accompagnateurs du processus électoral.

Selon Rudy MANDIO, la voie qu'emprunte la CENI devrait être considérée comme une trahison. Cette démarche, poursuit-il, réduit la crédibilité de la Commission et met en cause la légitimité lui donnée par le peuple à travers la Constitution.
Pour ce, le PSN préconise le respect de la Constitution qui, pour lui, est une question de vie ou de mort. Et d’ajouter : ‘‘les élections dans le délai constitutionnel reste l'intérêt commun’’.

M. MANDIO a, également, saisi cette occasion, pour préciser l’objet de son voyage aux Etats-Unis. ‘‘Nous travaillons avec le Conseil de Sécurité afin que la Monusco (Peace Keeping Mission) puisse rester et accompagner la RDC dans un processus électoral crédible. L'ONU est l'un des acteurs importants dans le processus électoral crédible en RDC’’, a-t-il souligné.
Cependant, Rudy MANDIO soutient le prolongement du mandat de la mission onusienne pour continuer avec le démantèlement des forces négatives et des seigneurs de guerre tout en protégeant la population dans tous les coins du pays où les FARDC ne maitrisent pas"


"Après son séjour aux Etats-Unis d’Amérique : Corneille NANGAA de retour à Kinshasa !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9565
C’est un séjour fructueux qui l'a conduit aussi bien au Département d'Etat américain a Washington DC qu'au siège des Nations Unies à New York. Plusieurs contacts réalisés et des séances de travail marathon, y compris avec les ONGs  américaines spécialisées dans le domaine des Elections. Corneille NANGAA YOBELUO a saisi cette occasion pour expliquer à ses interlocuteurs américains,  les contours du processus électoral en RD. Congo.
Cette mission fait suite aux consultations entamées au pays avec la Société Civile, les Partis politiques et les différents représentants du corps diplomatique accrédités à Kinshasa et dans le reste du pays.

Intenses activités à Washington DC : Rencontres au Département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique

Arrivé  lundi 14 mars 2016 à Washington vers 21h10, les activités du Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Corneille NANGAA YOBELUO ont débuté le lendemain, très tôt, par une série de rendez-vous. D’abord,  une discussion matinale avec M.  Noël Tshiani, personnalité d’origine congolaise et,  actuellement,  cadre à la Banque mondiale. L’homme se dit intéressé par l’élection présidentielle à laquelle il souhaiterait se mesurer,  le moment venu en République Démocratique du Congo. Ce dernier a voulu s’enquérir suffisamment de l’actualité électorale du pays afin de mieux de se  préparer aux compétitions électorales prochaines.
Au Département d’Etat américain, avec le staff en charge de l’Afrique et de la République Démocratique du Congo, le Président de la CENI a fait un dressé un exposé sur l’évaluation du processus électoral telle qu’elle a été faite par son institution à la fin de l’année dernière. Des riches échanges s’en sont suivis  portant notamment,  sur la problématique du délai constitutionnel de l’élection présidentielle, en plus des défis logistiques et  financiers importants qui se dressent au processus électoral congolais.

Le Président de la CENI a expliqué que cette question a longtemps été évoquée au pays et qu’à ce sujet, il ne cesse d’apporter les mêmes éléments de réponse. Certes, il est possible de tenir le délai constitutionnel à condition d’utiliser pour ce faire le fichier de 2011, c’est-à-dire en assumant toutes ses faiblesses, entre autres la non-extirpation des décédés, l’absence de nouveaux majeurs estimés à environ dix millions d’individus, en omettant les Congolais de l’étranger, etc. Et,  de conclure, « Si la classe politique se met d’accord là-dessus, la CENI n’aura pas d’objection».
Il s’est dégagé de ces échanges qu’une approche simpliste n’a pas sa place dans l’analyse du processus électoral en République Démocratique du Congo, dont les paramètres sont objectivement complexes. La réunion au Département d’Etat a duré un peu plus d’une heure.

Table-ronde de Corneille NANGAA YOBELUO avec la Société Civile Congolaise au NED  à Washington

C’est au National Endowment for  Democracy (NED) que le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante a eu des échanges ouverts et sans tabou avec, outre le NED lui-même, plusieurs autres organisations internationales qui évoluent dans le domaine des élections, notamment IFES, NDI, etc. Là aussi, les mêmes évocations qu’au département d’Etat et quasiment les mêmes considérations sur le réalisme que requiert l’analyse objective du processus électoral congolais. Les organisations ayant pris part à cette table-ronde ont affirmé leur disponibilité à accompagner la CENI dans les activités électorales programmées en passant par la grande opération de révision du fichier électoral. Le président de la CENI a sollicité de l’organisation américaine IFES spécialisée dans l’accompagnement des commissions électorales à songer à sa réimplantation en République Démocratique du Congo dans les meilleurs délais. Ceci aiderait, a-t-il indiqué,  à réserver au processus électoral un appui conseil de grande importance.
M.  Corneille NANGAA YOBELUO a également rencontré l’Ambassadeur de la Belgique aux Etats-Unis d’Amérique, M.  Johan VERBEKE. Ce dernier, qui est un ancien d’Afrique centrale (il a été ambassadeur au Burundi et a visité plusieurs fois l’Est de la RDC), a dit avoir été édifié sur la question des élections en RDC.

Un autre dispositif d’échange a été préconisé afin d’atteindre la société civile des différentes Etats des Etats-Unis d’Amérique. Il s’agit d’une conférence téléphonique qui a permis à plusieurs personnes, congolaises et étrangères, intéressées à la question électorale congolaise, de poser toutes les questions qui requéraient des réponses pertinentes du Président de la CENI. On a noté à la fin de cet exercice, une nette baisse de tension, les gens s’estimant plus éclairés et débarrassés des préjugés et autres nuages de désinformations.

Corneille NANGAA au siège des Nations Unies, plaide pour un renforcement logistique de la MONUSCO

La journée du 16 mars 2016, a été consacrée aux échanges avec les différents fonctionnaires de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) à New-York. La délégation du Président de la CENI était reçue par l’Ambassadeur de la RDC auprès des Nations Unies en son bureau, M.  BALUMWENI.
En début d’après-midi, le Président de la CENI a eu un échange, dans les bureaux du siège des Nations Unies, avec toutes les structures onusiennes concernées par les élections et la bonne gouvernance. Il s’agissant entre autres du PNUD, du Peace-keeping, etc. Le clou de la réunion était l’appel du Président de la CENI à un soutien logistique massif de la Monusco dont le mandat va être renouvelé à la prochaine réunion du Conseil de sécurité prévue pour le 23 mars prochain. Les interlocuteurs du Président de la CENI lui ont annoncé que sa requête introduite en décembre 2015sera évoquée dans le Rapport que le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies soumettra au Conseil de sécurité. Nul doute que le Président de la CENI a trouvé là aussi une oreille attentive.

Interview sur les ondes de La Voix de l’Amérique (VOA)

Revenu à Washington le même mercredi 16 mars au soir, le Président de la CENI, Corneille NANGAA YOBELUO a eu le lendemain 17 mars 2016, une interview télévisée à la Voix de l’Amérique (Voice Of America). Après cette interview, il s’est rendu au siège de IFES pour un  échange approfondi avec le Président de cette organisation, portant sur son souci de voir IFES, qu’il connaît pour y avoir travaillé, être présente en RDC aux côtés de la CENI. Après avoir passé en revue les conditions d’un tel retour (puisque IFES avait déjà été en RDC), l’échange a été clôturé sur une note d’optimisme. Peu après, le Président de la CENI prenait son vol pour retourner à Kinshasa via l’Europe.
Source : CENI (La titraille est de La Prospérité"


"Travaux de la session 2016 : le Sénat adopte le calendrier et la répartition des matières
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9556


"AFRIQUE – DE L’ESSOUFFLEMENT DES PUTSCHS ARMÉS AU TRIOMPHE DE LA DICTATURE CONSTITUTIONNELLE EN AFRIQUE
°  http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14273:afrique-de-l-essoufflement-des-putschs-armes-au-triomphe-de-la-dictature-constitutionnelle-en-afrique&catid=90&Itemid=679

° http://www.rfi.fr/afrique/20160322-rdc-ong-manifestations-interdiction-ministre-justice-thambwe-mwamba


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 23/3/2016, 7:31 pm

"RDC: un possible report de la présidentielle agite la sphère politique
° http://www.rfi.fr/afrique/20160323-rdc-possible-report-presidentielle-agite-sphere-politique
Dans un entretien à la Voix de l'Amérique, le patron de la Céni a fait le constat que la présidentielle ne pouvait être organisé dans les délais constitutionnels que si les acteurs politiques renonçaient à réviser le fichier électoral, ce qui nuirait à la crédibilité du scrutin. Corneille Nangaa s'est dit prêt à saisir la Cour constitutionnelle pour demander un report de la présidentielle. Une déclaration d'intention qui a suffi à lancer un débat politico-juridique sur l'éventualité d'un report de la présidentielle.

Pour la majorité, « Corneille Nangaa est dans son droit de solliciter son avis à la cour constitutionnelle ». Elle tient pour acquis que le président Kabila restera président jusqu'à l'organisation de l'élection, quel que soit le temps que ça prendra. Elle s'appuie sur un passage de l'article 70 de la Constitution : « A la fin de son mandat, le président reste en fonction jusqu'à l'installation effective du nouveau président élu. »
« Du nouveau président élu, article indéfini, signifie bien qu'il y a eu élection et que son successeur est déjà élu », rétorque une plateforme de la société civile. Pour la coordination pour le respect de la Constitution, il n'y a que de deux mandats de cinq ans et pas un jour de plus. C'est l'avis du G7 et de la Dynamique de l'opposition. Cette dernière promet déjà des actions de grande envergure et parle d'un ballon d'essai du président de la commission électorale sur ordre du gouvernement.

La G7 en appelle au Conseil de sécurité

Le G7 dénonce le caractère inconstitutionnel d'une requête de la Céni auprès de la Cour constitutionnelle. La commission électorale ne peut demander un report de la présidentielle que si la vacance du pouvoir est déjà constaté et que c'est un cas de force majeur.
Et alors que les discussions ont commencé à New York, ces sept anciens partis de la majorité demandent au Conseil de sécurité de donner un mandat plus fort à la Monusco, notamment pour le respect des droits de l'homme et la stabilisation de la démocratie.
RDC: réactions de Kinois à un éventuel report des élections


"Douleurs !
°  http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9567
l est déjà de retour à Kinshasa, après sa tournée à New-York, aux Etats-Unis d’Amérique. Il s’agit bien entendu, de Corneille Nangaa, Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Alors au pays de Barack Obama, le chef de la centrale électorale congolaise a laissé entendre que pour des raisons techniques, il était dans l’impossibilité d’organiser les élections dans le délai constitutionnel. Ce faisant, il a indiqué qu’il allait saisir la Cour constitutionnelle, pour solliciter une «petite» extension de délai. Etait-ce une façon de défier l’Administration Obama qui n’a de cesse tempêté sur le respect de la constitution et du calendrier des élections dans les limites constitutionnelles. Mais, le seul fait pour lui d’annoncer cette position, tout le débat s’ouvre, et des déclarations fusent de partout.
Les unes, c’est qui est tout à fait normal, s’oppose à une telle initiative. C’est l’opposition. Sa voix est portée par des leaders qui se sont exprimés, chacun dans son petit coin. Le G7, l’a fait à partir de Lubumbashi. A Kinshasa, pendant ce temps, c’est 33 ONG de défense de droits de l’homme. A côté, des personnalités ou acteurs politiques notamment, Delly Sessanga, le patron de « l’Envol » s’est prononcé aussi sur la question, en affirmant que la CENI n’est pas qualifiée ou qu’elle n’a pas qualité pour ce faire. Le Député Franck Diongo, le député honoraire, Martin Mukonkole, et tant d’autres encore sont de cet avis.

Du côté de la Majorité présidentielle, un cadre a soutenu qu’il était de leur droit de prendre acte de la position de la CENI. Face à ce manichéisme, il y a lieu de se demander comment se fera l’enfantement, la République Démocratique du Congo étant considéré comme une femme enceinte. Va-t-elle accoucher d’un enfant en bonne et due forme ? Pour plus d’un analyste politique sérieux, cela ne pourra se concevoir que si la centrale électorale s’engage à ne pas marcher sur les œufs. Dans le cas contraire, et étant donné la cacophonie sur l’interprétation de certains articles de la constitution sur la fin du mandat du Président de la République, d’une part, et sur la transition à venir ou encore sur l’intérim envisagé après le 19 décembre 2016, l’accouchement pourra se faire alors par césarienne. D’autres acteurs, plus extrémistes, expliquent que certains autres cas, importe peu la douleur de l’enfantement, celui-ci peut emporter et l’enfant et la mère de l’enfant. Tout compte fait, les regards sont tournés vers la Cour Constitutionnelle. Nombreux croient, dure comme fer, qu’une fois saisie, la Cour Constitutionnelle va dire recevable une telle initiative. Pour ces derniers, la Cour en sortirait ragaillardie, après une sortie ratée lorsqu’elle a invité le Gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles."



"LA CENI PEUT-ELLE SAISIR LA COUR CONSTITUTIONNELLE ?
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article7038
Publié par Forum des As, la prise de position du G7 en rapport au projet de saisine annoncé de la Cour constitutionnelle par la CENI a fait un buzz contrasté. Que d’appels ! Que de réactions ! Dans cette édition, Forum des As publie la réplique d’analyste politique. Tribune.
Notre pays traverse actuellement une période d’intenses débats politiques à propos des futures élections.Les échanges mettent en face d’une part, les partisans de l’organisation rapide de cette confrontation démocratique, quel qu’en soit le coût politique ou humain, et d’autre part, ceux qui estiment que pour la stabilité de notre pays et la préservation de la paix, il importe de mieux préparer ces joutes.

La coalition politique connue sous l’expression G7 se montre partisane de la tenue précipitée des élections présidentielle et législatives malgré les contraintes que l’organe technique, la CENI, seule compétente en la matière, met en avant pour solliciter un report des élections.
Pour gagner l’opinion tant nationale qu’internationale à sa thèse, ce groupe politique a fait publier hier ce mardi 22 mars dans la presse, un communiqué destiné à décrédibiliser l’idée de la CENI d’obtenir de la Cour Constitutionnelle un délai afin de permettre une organisation crédible de la compétition électorale.
Sans aller au fond de la question qui conditionnera sans doute l’avenir de notre pays, le G7 conteste la qualité de la CENI de saisir la Cour Constitutionnelle en cette matière. Dans sa démarche purement politicienne, le G7 fonde son opposition sur le fait que la Constitution ne cite pas la CENI parmi les autorités habilitées à saisir la Cour Constitutionnelle en recours en inconstitutionnalité ni en interprétation de la Constitution. Cette limitation délibérément politicienne tombe mal à propos parce que la question n’est justement pas là où voudrait l’enfermer le G7, alors qu’il s’agirait d’une simple question de sollicitation de délai.

SIMPLE SOLLICITATION DE DELAI

Le rôle constitutionnel et exclusif de la CENI est d’organiser les élections.Tout ce qui concerne la bonne marche vers cet objectif ne saurait laisser cette structure indifférente. Dans le cas d’espèce, la CENI n’envisage pas de demander une interprétation d’une quelconque disposition constitutionnelle ou l’examen de la constitutionnalité d’un texte. Elle solliciterait simplement un délai afin de mieux organiser la compétition électorale. La demande de l’institution d’appui à la démocratie se justifie par un certain nombre de contraintes qui ne lui permettent pas d’organiser de bonnes élections dans le délai. Ces contraintes relèvent, notamment du temps nécessaire à la révision du fichier électoral, à l’incorporation dans le même fichier des nouveaux majeurs, à l’achat et à l’acheminement du matériel électoral dans un pays aux dimensions continentales. Ici,Il y a véritablement cas de force majeure dont l’inévitabilité, l’imprévisibilité et l’irrésistibilité s’imposent à l’égard de tous. Faut-il rappeler que ces contraintes ont été aussi admises et soulignées par des organisations telles que l’OIF et autres spécialisées en la matière.
Par ailleurs, il faudrait rappeler à nos compatriotes du G7 qu’il existe bien une jurisprudence congolaise en lamatière, notamment l’arrêt de la Cour Suprême de Justice de 2006 rendu sur saisine de la CEI sollicitant la prolongation de délai pour l’organisation des élections.

IMPOSSIBILITE D’ORGANISER DES ELECTIONS CREDIBLES EN SI PEU DE TEMPS

Au-delà du débat juridique initié par le G7, il faut souligner le caractère démagogique et dangereux de la démarche de ces compatriotes. Démagogique parce qu’en cette fin du mois de mars, si l’on devait s’accrocher à la date mise en avant par ce groupe, toutes les contraintes sus-évoquées devraient se régler en 7 mois. Aucun congolais sérieux connaissant les réalités géographiques, administratives et législatives de notre pays ne peut croire qu’il est possible d’organiser des élections crédibles en si peu de temps. L’on se souviendra des élections organisées à la va vite en 2011, décriées par toute la classe politique.
Cette démarche est dangereuse parce que tout pousse à croire que le G7 contrairement à son discours souhaite plonger le pays dans le chaos et ainsi ramasser le pouvoir dans la rue. Mais c’est là une illusion.

LE DIALOGUE COMME VOIE DE LA RAISON  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes

Les amoureux de ce pays, les patriotes qui veulent préserver son unité et sa quiétude ainsi que les tenants de la reconstruction de la RDC pour son émergence savent qu’il ne faut pas suivre ceux qui estiment que leur course effrénée vers le pouvoir mérite que l’on verse encore le sang des congolais. Aimer le Congo aujourd’hui, c’est contribuer effectivement à la recherche d’une solution consensuelle pour un processus électoral apaisé. Toute démarche basée sur un juridisme politicien et de mauvais aloi ne nous conduirait qu’à une confrontation incontrôlable.

La voie que nous impose la raison est celle du dialogue."  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes


"LA CENI PAS COMPÉTENTE POUR SAISIR LA COUR, SOUTIENT LE G7"
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article7035


"Pour la Dynamique de l’opposition : les propos de Nangaa sont une déclaration de guerre !
°  http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9574
La Dynamique de l’Opposition a réagi énergiquement aux propos du Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Corneille Nangaa qu’elle considère comme un ballon d’essai. Elle crie à la fraude. C’était hier, mardi 22 mars 2016 au siège des Fonus dans la commune de Kasa-Vubu, à Kinshasa. Face à ce qu’elle considère comme un défi que la CENI lance à l’opposition dans son ensemble, la Dynamique de l’opposition a, par le biais de son modérateur en exercice, Madame Tatcher Lusamba, lancé un  appel à la mobilisation générale pour que le peuple congolais se lève comme un seul homme pour barrer la route à toute tentative de violation de la constitution et des lois de la République. Pour cette famille politique de l’opposition, il n’y a plus des doutes possibles, Joseph Kabila et sa majorité veulent défier l’ensemble de la population congolaise. Pour la Dynamique de l'Opposition, cet acte relève d'une irresponsabilité coupable et passible de haute trahison. Car, il s'agit ni plus, ni moins d'une déclaration de guerre contre le Peuple Congolais.

La Dynamique de l'opposition a suivi non sans étonnement, la déclaration faite en date du 17 mars 2016 depuis Washington via la Voix de l’Amérique par le Président de la CENI de vouloir, face aux difficultés techniques rencontrées pour l'organisation des élections dans les délais constitutionnels,  saisir la Cour Constitutionnelle "pour obtenir une petite extension qui ne sera pas éternelle". Pour la Dynamique, il s’agit là d’une énième tentative de la violation de la Constitution. Pour elle, le pouvoir veut sans nul doute s’infiltrer dans la fissure créée en date du 08 Septembre 2015, lors du prononcé de la Cour Constitutionnelle sur la requête en interprétation de la Constitution introduite par la CENI.
Aujourd'hui comme hier, souligne la Modératrice en exercice,  sur instruction sûrement du gouvernement, la CENI lance comme un ballon d'essai, sa décision de recourir à la Cour Constitutionnelle pour satisfaire l'intention de Joseph Kabila de vouloir procéder au glissement vaille que vaille.

«En effet, quand on se réfère au discours abracadabrant du jusqu'au-boutiste Président de l'Assemblée Nationale qui dit en homme totalement désespéré que du" fruit du dialogue national inclusif quelle qu'en soit la forme.., quelles que soient les termes de référence du dialogue, l'agenda et les conclusions de ce forum; quelles que soient les interprétations des uns et des autres…, car en définitive "c'est nous les élus du peuple, qui allons finalement trancher"… Et aux déclarations de Me Nkulu et du Secrétaire Général du PPRD, Mova Sakanyi sur les médias, il n'y a plus de doute possible,  plus de soi-disant procès d'intention que l'élection présidentielle ne sera pas organisée dans le délai constitutionnel», a dit Madame Tatcher Lusamba.
En décidant de ne pas donner à la CENI les moyens pour organiser les élections dans le délai constitutionnel, M. Kabila s'érige, hier comme aujourd’hui, en obstacle principal à la démocratie dans  notre pays.

Ce faisant, poursuit-elle, Joseph Kabila ne fait plus mystère de sa volonté manifeste, planifiée et délibérée de continuer à gouverner la RDC par défi et par procuration au-delà du mandat lui prescrit par la Constitution.
A en croire la Dynamique de l’opposition, le Chef de l’Etat aurait décidé de faire la sourde oreille aux sonnettes d'alarme lui envoyées aux travers de déclarations, communiqués, messages, prises de position et conseils avisés de la Dynamique de l'Opposition, de la CENCO, de la Société Civile, de la diaspora congolaise, ainsi que des partenaires internationaux sur l'importance du respect de la Constitution de la République, comme gage de paix et de stabilité.

« Quelle imposture, quand on sait que la CENI qui relève de l'Assemblée Nationale ne peut pas saisir la Cour Constitutionnelle pour une quelconque interprétation de la Constitution (articles 160 et 161 de la Constitution et des articles 47 et 54 de la loi portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle). Doit-on encore rappeler aux Membres de la Cour, qu'ils sont tenus par l'article 29 de la loi organique sur la Cour Constitutionnelle au devoir de réserve », a-t-on révélé du côté de l’opposition. Cet article stipule ce qui suit : « Les membres de la Cour, ceux du Parquet Général et les conseillers référendaires sont soumis à l'obligation générale de réserve, de dignité et de loyauté envers  l'Etat. Ils ne peuvent, durant leurs fonctions, ni prendre une position publique ni donner une consultation, ni sur des questions ayant fait ou susceptibles de faire l'objet de décision de la Cour. Ils ne peuvent adopter des attitudes ou des comportements qui laisseraient penser à une appartenance politique ou syndicale ».

La Dynamique de l'opposition, en communion avec le Peuple Congolais, déclare sans ambages, qu’elle en a plus qu'assez d'un Pouvoir qui excelle dans des démarches incongrues toujours en marge de la loi.  Un pouvoir qui se complait à gouverner dans la fraude permanente. Un pouvoir qui ne respecte pas les règles de bonne gouvernance. Un pouvoir qui entretient l'insécurité généralisée. Un pouvoir qui désacralise les Institutions par leur instrumentalisation. Un pouvoir qui se singularise par la profanation répétée du budget de l'Etat, la corruption généralisée, l'impunité, la dilapidation du patrimoine public, la confiscation des biens et atteintes à la propriété privée, le dédoublement et la déstabilisation des partis politiques de l'opposition, les menaces, harcèlements et arrestations arbitraires des opposants et des activistes de défense des droits de l'homme, la confiscation des médias publics ainsi que la fermeture de ceux proches de l'opposition, etc."


"La Dynamique dit non à la violation de la Constitution
°  http://www.lephareonline.net/la-dynamique-dit-non-a-la-violation-de-la-constitution/
La Dynamique s’insurge contre la requête en interprétation de la Constitution introduite par la CENI auprès de la Cour Constitutionnelle, plus précisément au sujet de l’extension du délai constitutionnel d’organisation de l’élection présidentielle. Pour les acteurs de cette plate-forme de l’opposition, cette démarche vise à concrétiser le glissement tant redouté.

Dans une déclaration lue hier mardi 22 mars 2016 par sa modératrice, Tatcher Lusamba, la Dynamique pointe un doit accusateur sur le pouvoir en place qui s’érige, selon elle, en  obstacle principal à la démocratie en RDC.
Se référant aux dernières déclarations de quelques caciques de la Majorité, Tatcher Lusamba dénonce les velléités de cette famille politique de vouloir prolonger, en violation de la Constitution, le mandat du Chef de l’Etat actuellement en fonctions.
Elle a déploré le fait que le pouvoir en place fait la sourde d’oreille aux sonnettes d’alarme lui envoyées au travers des déclarations, communiqués, messages, prises de position et conseils avisés de la Dynamique, de la CENCO, de la Société civile ainsi que des partenaires internationaux sur le respect de la Constitution, gage de la stabilité et de la paix au pays.

« Quelle imposture, quant on sait que la CENI qui relève l’Assemblée Nationale ne peut pas saisir la Cour Constitutionnelle pour une quelconque interprétation de la Constitution », s’est exclamée Tatcher Lusamba, avant de rappeler que les  membres de la Cour Constitutionnelle sont tenus par le devoir de réserve, conformément à l’article 29 de la Constitution.
Selon la Dynamique de l’Opposition, le pouvoir en place a décidé, par l’introduction des requêtes en interprétation à la Cour Constitutionnelle, de congédier purement et simplement le souverain primaire, en lui arrachant son pouvoir sacré de choisir le président de la République dans le délai constitutionnel.
Pour ce regroupement politique, la démarche de la CENI est une déclaration de guerre contre le peuple congolais qui aspire à l’alternance au sommet de l’Etat. D’où son appel au peuple congolais à la vigilance et à la résistance pour protéger la Constitution contre toute atteinte à ses articles verrouillés."


"Disqualification de la CENI : la démarche du G7 recadrée !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9570&rubrique=POLITIQUE
*Le débat est tellement  vif qu’il soulève des vagues en RDC. En politique tout comme en droit, des analyses vont bon train. Des luttes envers et contre tout sont lancées, depuis que la CENI  a annoncé qu’elle saisirait la Cour Constitutionnelle au sujet de ses difficultés techniques à organiser des élections dans les délais. Le G7, dans un communiqué publié  ce mardi à Kinshasa, disqualifiait la Centrale électorale, en l’accusant notamment, d’incompétente  quant à cette saisine dont la nouvelle s’est répandue avec pompe,  depuis le pays de l’Oncle Sam où séjournait Corneille Nangaa, en marge d’une  mission officielle. Ici, la vision du G7 est décriée et recadrée, dans une  réflexion glanée dans les milieux proches de la Majorité.

Non aux élections précipitées(...)"


"Pour la Dynamique de l’opposition : les propos de Nangaa sont une déclaration de guerre ! 
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9574
La Dynamique de l’Opposition a réagi énergiquement aux propos du Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Corneille Nangaa qu’elle considère comme un ballon d’essai. Elle crie à la fraude. C’était hier, mardi 22 mars 2016 au siège des Fonus dans la commune de Kasa-Vubu, à Kinshasa. Face à ce qu’elle considère comme un défi que la CENI lance à l’opposition dans son ensemble, la Dynamique de l’opposition a, par le biais de son modérateur en exercice, Madame Tatcher Lusamba, lancé un  appel à la mobilisation générale pour que le peuple congolais se lève comme un seul homme pour barrer la route à toute tentative de violation de la constitution et des lois de la République. Pour cette famille politique de l’opposition, il n’y a plus des doutes possibles, Joseph Kabila et sa majorité veulent défier l’ensemble de la population congolaise. Pour la Dynamique de l'Opposition, cet acte relève d'une irresponsabilité coupable et passible de haute trahison. Car, il s'agit ni plus, ni moins d'une déclaration de guerre contre le Peuple Congolais.

La Dynamique de l'opposition a suivi non sans étonnement, la déclaration faite en date du 17 mars 2016 depuis Washington via la Voix de l’Amérique par le Président de la CENI de vouloir, face aux difficultés techniques rencontrées pour l'organisation des élections dans les délais constitutionnels,  saisir la Cour Constitutionnelle "pour obtenir une petite extension qui ne sera pas éternelle". Pour la Dynamique, il s’agit là d’une énième tentative de la violation de la Constitution. Pour elle, le pouvoir veut sans nul doute s’infiltrer dans la fissure créée en date du 08 Septembre 2015, lors du prononcé de la Cour Constitutionnelle sur la requête en interprétation de la Constitution introduite par la CENI.
Aujourd'hui comme hier, souligne la Modératrice en exercice,  sur instruction sûrement du gouvernement, la CENI lance comme un ballon d'essai, sa décision de recourir à la Cour Constitutionnelle pour satisfaire l'intention de Joseph Kabila de vouloir procéder au glissement vaille que vaille.

«En effet, quand on se réfère au discours abracadabrant du jusqu'au-boutiste Président de l'Assemblée Nationale qui dit en homme totalement désespéré que du" fruit du dialogue national inclusif quelle qu'en soit la forme.., quelles que soient les termes de référence du dialogue, l'agenda et les conclusions de ce forum; quelles que soient les interprétations des uns et des autres…, car en définitive "c'est nous les élus du peuple, qui allons finalement trancher"… Et aux déclarations de Me Nkulu et du Secrétaire Général du PPRD, Mova Sakanyi sur les médias, il n'y a plus de doute possible,  plus de soi-disant procès d'intention que l'élection présidentielle ne sera pas organisée dans le délai constitutionnel», a dit Madame Tatcher Lusamba.

En décidant de ne pas donner à la CENI les moyens pour organiser les élections dans le délai constitutionnel, M. Kabila s'érige, hier comme aujourd’hui, en obstacle principal à la démocratie dans  notre pays.
Ce faisant, poursuit-elle, Joseph Kabila ne fait plus mystère de sa volonté manifeste, planifiée et délibérée de continuer à gouverner la RDC par défi et par procuration au-delà du mandat lui prescrit par la Constitution.
A en croire la Dynamique de l’opposition, le Chef de l’Etat aurait décidé de faire la sourde oreille aux sonnettes d'alarme lui envoyées aux travers de déclarations, communiqués, messages, prises de position et conseils avisés de la Dynamique de l'Opposition, de la CENCO, de la Société Civile, de la diaspora congolaise, ainsi que des partenaires internationaux sur l'importance du respect de la Constitution de la République, comme gage de paix et de stabilité.

« Quelle imposture, quand on sait que la CENI qui relève de l'Assemblée Nationale ne peut pas saisir la Cour Constitutionnelle pour une quelconque interprétation de la Constitution (articles 160 et 161 de la Constitution et des articles 47 et 54 de la loi portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle). Doit-on encore rappeler aux Membres de la Cour, qu'ils sont tenus par l'article 29 de la loi organique sur la Cour Constitutionnelle au devoir de réserve », a-t-on révélé du côté de l’opposition. Cet article stipule ce qui suit : « Les membres de la Cour, ceux du Parquet Général et les conseillers référendaires sont soumis à l'obligation générale de réserve, de dignité et de loyauté envers  l'Etat. Ils ne peuvent, durant leurs fonctions, ni prendre une position publique ni donner une consultation, ni sur des questions ayant fait ou susceptibles de faire l'objet de décision de la Cour. Ils ne peuvent adopter des attitudes ou des comportements qui laisseraient penser à une appartenance politique ou syndicale ».

La Dynamique de l'opposition, en communion avec le Peuple Congolais, déclare sans ambages, qu’elle en a plus qu'assez d'un Pouvoir qui excelle dans des démarches incongrues toujours en marge de la loi.  Un pouvoir qui se complait à gouverner dans la fraude permanente. Un pouvoir qui ne respecte pas les règles de bonne gouvernance. Un pouvoir qui entretient l'insécurité généralisée. Un pouvoir qui désacralise les Institutions par leur instrumentalisation. Un pouvoir qui se singularise par la profanation répétée du budget de l'Etat, la corruption généralisée, l'impunité, la dilapidation du patrimoine public, la confiscation des biens et atteintes à la propriété privée, le dédoublement et la déstabilisation des partis politiques de l'opposition, les menaces, harcèlements et arrestations arbitraires des opposants et des activistes de défense des droits de l'homme, la confiscation des médias publics ainsi que la fermeture de ceux proches de l'opposition, etc."



"Prolongation du mandat présidentiel : Sessanga recadre le débat
°  http://www.lephareonline.net/prolongation-du-mandat-presidentiel-sessanga-recadre-le-debat/
La saisine de la Cour Constitutionnelle par la Commission  Electorale Nationale Indépendante pour un éventuel glissement de l’élection présidentielle enflamme le débat dans l’univers politique congolais. Les réactions varient selon que l’on est dans un camp ou dans un autre. Loin de se lancer dans une polémique politicienne, le président de l’Envol vient  remettre les pendules à l’heure avec des arguments massus.

Delly Sessanga exhume un arrêt de 2006 de la Cour Suprême faisant office de la Cour Constitutionnel, une jurisprudence   qui ne peut qu’embarrasser les partisans du glissement. L’ancien président de la PAJ à l’Assemblée nationale recadre le débat en  mettant en garde non seulement la CENI qui n’a pas qualité de saisir la Cour Constitutionnelle en interprétation de la  loi fondamentale mais également le haute Cour qui joue sa crédibilité et sa légitimité « Si  dans la requête introduite par CENI,  la Cour Constitutionnelle se dédi par rapport à son arrêt de 2006, l’arbitraire aura  vaincu le droit en RDC », tranche Delly Sesanga .

Déclaration de Sessanga
Mesdames, Messieurs les congressistes,
Mesdames et messieurs les invités,


S’agissant du processus électoral, le pouvoir a un plan. Il mène le pays là où la conscience nationale a toujours refusé d’aller depuis plus de trois décennies. Il marche sur la Constitution et les lois de la République, en faisant l’apologie de la violence, pour réinstaurer la discorde, là où règne l’harmonie. Il nous ramène, à pas de charge, vers le monopartisme, là où le peuple congolais s’était déjà libéré de la dictature !
Ce comportement est par ailleurs sanctionné par l’article 7 de la Constitution qui dispose : « Nul ne peut instituer, sous quelque forme que ce soit, de parti unique sur tout ou partie du territoire national. L’institution d’un parti unique constitue une infraction imprescriptible de haute trahison punie par la loi. ».

Qu’un parti ou un regroupement cherche à conquérir ou à conserver le pouvoir, quoi de plus normal, encore faut il que le peuple veut savoir pourquoi faire.  Mais qu’un individu, un groupe veuille s’accaparer du pouvoir d’Etat, pour en faire un élément de son patrimoine privé, transmissible par des voies extraconstitutionnelles, voilà qui rompt le compromis politique sur base duquel il exerce le pouvoir.

La position militante de la CENI de saisir la Cour Constitutionnelle en vue d’obtenir la couverture judiciaire de l’organisation des élections en dehors des délais constitutionnels est une forfaiture d’une institution chargée d’appuyer la démocratie.
Elle vise une prolongation du mandat du Président de la République, par le pouvoir judiciaire réputé indépendant, qui n’a ni titre ni qualité pour conférer un quelconque mandat au Président de la République. Ce qui constituerait à n’en pas douter une confiscation du pouvoir du Peuple par des personnes non investis de ce mandat.
Au demeurant, la CENI n’a pas qualité pour saisir en interprétation la Constitution  qui énumère limitativement en son article 161 les autorités habilitées à cet effet sans mentionner la CENI.

Sur le fond, l’ENVOL est étonné que la CENI n’ait pas pu prendre en compte la position de la Cour suprême, agissant comme Cour constitutionnelle dans son arrêt du 31 juillet 2007. Dans cet arrêt, la Cour suprême se prononçant sur la constitutionnalité de la décision de la CENI, avait déclaré inconstitutionnelle la décision fixant le calendrier du second tour de l’élection présidentielle au 29 octobre 2006. La Haute cour avait critiqué ladite décision pour violation de l’article 71 de la Constitution, alors qu’elle devait l’organiser 15 jours après le mois d’août. Pour avoir ainsi dépassé largement le délai constitutionnel, la Cour avait déclaré ce calendrier inconstitutionnel.

Dans ces conditions, la Cour constitutionnelle joue sa légitimité en ne mettant pas en cause son impartialité par un revirement opportuniste de jurisprudence.
Nous mettons en garde, la CENI et la Cour constitutionnelle de se garder de jouer leur crédibilité et leur légitimité. En saisissant la CENI se fourvoie en forfaiture complaisante. Et en saisissant la haute Cour, la Cour constitutionnelle met en cause sa légitimité qui ne repose que sur son impartialité, sans lactuelle; elle laisserait le peuple seul, défenseur de la Constitution. La Cour devra se garder dans cette affaire de servir au Peuple congolais un revirement jurisprudentiel, aussi bien,hasardeux qu’opportuniste!"



"TROISIÈME MANDAT DU PRÉSIDENT KABILA - BAN KI-MOON VEUT « EMPÊCHER LE SCÉNARIO » DU BURUNDI EN RDC
°  http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14277:troisieme-mandat-du-president-kabila-ban-ki-moon-veut-empecher-le-scenario-du-burundi-en-rdc&catid=85:a-la-une&Itemid=472



Dans la nuit du 21 au 22, le Conseil de sécurité s’est penché sur la situation qui prévaut dans les Grands Lacs africains, où l’instabilité semble s’installer durablement. A l’occasion, le secrétaire général de l’ONU a appelé à préserver la stabilité en RDC. Cela en créant un environnement propice à la tenue d’élections dans les délais constitutionnels afin de trouver une issue rapide à l’impasse actuelle. Il s’agit, selon Ban Ki-moon, d’« empêcher » la reproduction au pays de Joseph Kabila du scénario burundais.
Le Potentiel(...)"





"RDC – LE DR. DENIS MUKWEGE, DU BLOC OPÉRATOIRE À LA POLITIQUE ?
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14271:rdc-le-dr-denis-mukwege-du-bloc-operatoire-a-la-politique&catid=90&Itemid=679
Dr Denis Mukwege, le réparateur des femmes, considère que les résultats au bloc opératoire n’arrêtent pas les atrocités contre les femmes en République démocratique du Congo (RDC). Son discours critique devient politique.

« L’homme qui répare les femmes » est arrivé à Kinshasa le dimanche 13 mars 2016, sur invitation de l’Institut français pour présenter deux films qui lui ont été consacrés, notamment, « L’homme qui répare les femmes : La Colère d’Hippocrate », un documentaire réalisé par Thierry Michel et Colette Braeckman sur le travail de Mukwege.
Certains voient d’un mauvais œil cette action de Denis Mukwege et pensent que le célèbre gynécologue congolais veut jeter sa blouse blanche pour des ambitions hautement politiques. Or, pour un Mukwege qui dit être le « porte-voix » des femmes, « un homme est libre d’émettre ses opinions ».

Ambitions politiques ?

Sans lui prêter des intentions, il convient de se focaliser sur l’humanisme de ce gynécologue de renom, au-delà de toute ambition purement politicienne. « Tout homme est politique. Mais, tout homme n’est pas politicien », répond-il, estimant qu’en tant que citoyen, il se doit de défendre la Cité.
De toute évidence, la situation de la femme et de l’enfant préoccupe au plus haut niveau le gynécologue Mukwege qui voit au quotidien des femmes et des filles, violemment abusées, venir solliciter ses services à l’hôpital de Panzi au Sud-Kivu.
Surtout, lorsque les auteurs des crimes ne sont pas poursuivis. « En temps de paix, ces femmes sont capables de travailler pour elles-mêmes. Mais en temps de guerre, malheureusement, elles sont ciblées », déplore-t-il.
« Je crois qu’on ne peut pas continuer à traiter les conséquences, il faut s’attaquer aux causes », explique Denis Mukwege. Il considère que, la cause, «ce sont les conflits perpétuels en RDC» et que « c’est le respect de la Constitution qui entraînera l’alternance pacifique ».

Comment, alors, expliquer qu’un médecin quitte le bloc opératoire pour parler du respect de la Constitution, un discours incontournable de l’opposition ?

Paix et Justice

« Quand vous opérez une femme pour la deuxième ou la troisième fois, je ne sais pas si vous pouvez être convaincu que vous êtes en train d’appliquer une meilleure stratégie. Quand je leur pose la question à propos de leur souhait, poursuit-il, elles souhaitent la paix et la justice. Les résultats au bloc opératoire ne sont plus suffisants pour arrêter les atrocités qui sont commises sur les femmes et les enfants», explique le réparateur des femmes.
Dans son entendement, « Paix et Justice » sont deux concepts et valeurs susceptibles de favoriser un environnement dans lequel « conflits armés et impunité ne font pas la loi ». Cependant, pour que ces valeurs soient effectives, il faut l’instauration de l’autorité de l’Etat et de la stabilité dans les coins et recoins du territoire national.

Pour l’heure, le contexte politique actuel de la RDC est éloigné de la démocratie et de l’alternance démocratique au pouvoir qui constituent le prix à payer pour une Justice et une Paix durable dans le pays.
« Si on n’a pas une alternance politique, chacun viendra avec ses principes et ce sera une perturbation et une insécurité générales. Dans ces conditions, il n’y aura pas de développement », avertit Dr. Mukwege.

Par conséquent, « on ne peut pas parler du développement dans la confusion et si la Constitution n’est pas respectée », soutient-il. De son point de vue, « 2016 doit être une année qui garantit aux femmes la sécurité et la paix, condition nécessaire pour leur développement ».
« En plus, nous devons tous amener notre pierre pour que 2016 soit une année d’espoir pour tout le peuple congolais. Car, on a beaucoup parlé de viol, de guerre, de destruction », estime-t-il.

Le docteur Dénis Mukwege a été plusieurs fois décoré à l’étranger pour son travail en faveur de la femme. Il interpelle régulièrement les dirigeants congolais, en dénonçant l’impunité dont jouissent les auteurs des violences sexuelles. En même temps, il fait également l’objet de plusieurs menaces et intimidations.
« Je ne veux pas être un héros mort, je vais continuer à servir les femmes congolaises. J’ai une famille que je voudrais continuer à protéger et je dois prendre des précautions », affirme celui-là même qui avait fait appel à une « sécurité internationale », après avoir échappé à ce qu’il qualifie d’ « attentat » en 2012."



°  http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9569
°  http://www.rfi.fr/afrique/20160323-rdc-assemblee-permet-poursuites-encontre-trois-deputes



Compatriotiquement!




# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 25/3/2016, 12:04 am

24-03-16/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI (CongoForum)
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=204105&Actualiteit=selected
Les journaux parus jeudi 24 mars à Kinshasa commentent notamment le plaidoyer du ministre des affaires étrangères Raymond Tshibanda au débat du Conseil de sécurité mercredi pour un processus électoral apaisé en RDC. Les principaux quotidiens s’intéressent aussi à des titres divers parmi lesquels figurent la compassion exprimée par la RDC au peuple belge et les questions liées au processus électoral en RDC. 

Raymond Tshibanda au Conseil de sécurité / les équivoques du mot « dialogue ».


Le débat onusien sur les Grands Lacs, qui inclut toutes les questions congolaises, tourne autour de deux pivots : les questions électorales et la revendication (annuelle, mais toujours plus acerbe en année électorale) d’une réduction des effectifs militaires de la Monusco. Chaque « pivot » tourne sur une équivoque : Celle du mot « dialogue » pour les questions électorales où Kinshasa s’obstine à feindre de croire qu’il désigne le « dialogue préformaté façon Kabila », alors que tant le pape que le SG de l’ONU l’emploient pour désigner un vrai dialogue (égalité entre les participants, absence de pressions, etc…) sans toutefois vouloir prendre la responsabilité de l’organier et de l’encadrer. Celle de la Monusco revient à ceci : Kinshasa aimerait qu’elle rende des services (surtout logistiques en période électorale), mais ferme les yeux sur ce qu’elle voit.

Le Potentiel titre «Samantha Power devant le Conseil de sécurité : ‘Il n’y a pas de raison crédible pour que l’élection en RDC ne se déroule pas à la date prévue’ »
Il écrit : 
« Le débat était houleux, lundi dernier, au Conseil de sécurité des Nations unies où le dossier de la région des Grands Lacs était inscrit dans le débat Et comment parier de la stabilité dans les Grands Lacs sans faire allusion à la crise politique qui se profile en RDC en raison du retard pris par la Céni dans l’organisation des élections dans les délais constitutionnelles, essentiellement la présidentielle ? Sans surprise, la RDC s’est invitée dans le débat. 
A la suite de Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, présent à ce débat, l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, Samantha Power, également associée à cette rencontre, a apporté de la voix à la position maintes fois défendue par le gouvernement américain en rapport avec le processus électoral en RDC. 
Relayant le message de l’administration Obama, au cours de ce débat, l’ambassadrice américaine Samantha Power a déclaré qu’il n’y avait pas de « raison crédible » pour que « l’élection (Ndlr : présidentielle) en RDC ne se déroule pas à la date prévue». « Mais il faut non seulement pouvoir voter mais que les individus soient à même de faire campagne pour leurs candidats favoris et d’exprimer librement leur opinion», a déclaré la diplomate américaine citée par l’AFP. 
En effet, le processus électoral est en panne en RDC. Alors que le mandat de l’actuel chef de l’Etat s’achève à la fin de cette année, le président de la Commission électorale nationale Indépendante (Ceni) a fait savoir que des contraintes techniques ne permettaient pas d’organiser les élections dans le délai.  
Comme s’il n’en suffisait pas, le chef de mission adjoint de l’ambassade américaine à Kinshasa, David Brown, est revenu, mardi 22 mars dernier, à la charge. A l’instar de Samantha Power, le diplomate américain a rappelé, au micro de radio Okapi, que les Etats-Unis insistaient sur «une alternance démocratique conforme à la Constitution». Selon lui, la stabilité de la RDC dépend principalement d’une alternance politique dans le délai fixé par la constitution congolaise.
 
 
«Nous souhaiterions voir ici en RDC une alternance démocratique conforme à la Constitution. Donc je crois que la clé à la stabilité en RDC, vous a échappé malheureusement au fil de votre histoire, c’est l’alternance démocratique. C’est justement maintenant où vous aurez pour la première fois une opportunité d’avoir une alternance démocratique à travers les urnes», a indiqué David Brown. (...)

Le Palmarès  évoque un « Bras de fer en vue entre le Gouvernement et l’Onu » 
« Le ministre congolais des affaires étrangères a déclaré mercredi à la tribune du Conseil de sécurité que la République démocratique du Congo (RDC) souhaite voir les effectifs des Casques bleus déployés sur son territoire se réduire de moitié d’ici la fin de l’année. 
Le mandat de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), forte de quelques 20.000 hommes, arrive à expiration fin mars.  
Pour l’instant, l’ONU n’envisage qu’une réduction de 1.700 hommes et insiste pour que la poursuite du retrait des Casques bleus tienne compte de la sécurité sur le terrain, qui reste fragile. 
Le ministre insiste sur le fait qu’il faut tenir compte des négociations menées entre l’ONU et Kinshasa pour une « sortie ordonnée et définitive de la Monusco de la RDC ». Il a fait valoir que l’armée gouvernementale allait renforcer « d’ici quelques mois » les trois bataillons de sa Force de réaction rapide, engagés contre les rebelles dans l’Est du pays, par d’autres unités, permettant ainsi une prise en charge totale des besoins de sécurisation de l’Est du pays”. (...)


L’Avenir rapporte que «Au Conseil de sécurité: La RDC attend une résolution réaliste tenant compte de la situation sur terrain». (° http://groupelavenir.org/au-conseil-de-securite-la-rdc-attend-une-resolution-realiste-tenant-compte-de-la-situation-sur-terrain/ )
Depuis le 21 mars dernier, Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale conduit une délégation au débat du Conseil de sécurité portant sur : «le maintien de la paix et de la sécurité internationale : prévention et résolution des conflits dans la Région des Grands Lacs», écrit L’Avenir.  
Ce journal ajoute que depuis le 21 mars dernier, Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale conduit une délégation au débat du Conseil de sécurité présidé par le ministre angolais des Relations extérieures, Georges Chikoti sur :« le maintien de la paix et de la sécurité internationale : prévention et résolution des conflits dans la Région des Grands Lacs ».  
C’est pour éviter la réédition de cette situation que le Président de la République Joseph Kabila a engagé le pays sur la voie du dialogue politique afin qu’ensemble, poursuit le confrère, acteurs politiques de tous bords, société civile, autorités religieuses et coutumières, puissent convenir des voies et moyens permettant de surmonter les écueils qui jalonnent la voie vers des élections apaisées et d’instaurer un consensus sur le processus électoral en cours. (...)

L’Avenir rapporte aussi les propos de Maman Sidikou et titre : « un dialogue crédible est indispensable »…  
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République démocratique du Congo a signalé, hier matin, devant le Conseil de sécurité, que le processus électoral du pays se trouve dans l’impasse, et que la révision du fichier électoral reste une des étapes clés vers la tenue d’un scrutin crédible. Pour Maman Sidikou, un dialogue crédible entre tous les acteurs politiques est dès lors « indispensable » afin de trouver une solution à l’impasse dans laquelle se trouve le processus électoral et d’éviter l’escalade des tensions, note le quotidien.

Particulièrement sensible à la question de la Monusco, L’Observateur titre « Le nombre des Casques bleus sur le terrain fait polémique : La réduction des effectifs de la Monusco divise Kinshasa et l’Onu » ](...)

La Prospérité titre « ONU : Tshibanda s’explique devant le Conseil de sécurité ! » (° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9580 )(...)"


"RDC : L'ENVOYÉ DE L'ONU JUGE INDISPENSABLE UN DIALOGUE CRÉDIBLE ENTRE TOUS LES ACTEURS POLITIQUES
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14290:rdc-l-envoye-de-l-onu-juge-indispensable-un-dialogue-credible-entre-tous-les-acteurs-politiques&catid=90:online-depeches&Itemid=679

"RDC: Maman Sidikou parle de l’impasse du processus électoral devant l’Onu
° http://www.radiookapi.net/2016/03/23/actualite/politique/rdc-maman-sidikou-parle-de-limpasse-du-processus-electoral-devant

"ELECTIONS LEGISLATIVES ET PRESIDENTIELLE EN RDC
LA MONUSCO TIENT AU RESPECT DU DÉLAI CONSTITUTIONNEL

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article7050

"Samantha Power devant le Conseil de sécurité : « Il n’y a pas de raison crédible pour que l’élection en RDC ne se déroule pas à la date prévue »
(Le Potentiel Online 24/03/16)

° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/samantha-power-devant-le-conseil-de-securite-il-ny-pas-de-raison-credible-pour-que

"Glissement du cycle électoral : les quatre scenarii de la Céni
(Le Potentiel Online 24/03/16)

°  http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/glissement-du-cycle-electoral-les-quatre-scenarii-de-la-ceni
La Céni hésite à mettre sur la place publique des projets de programmation du cycle électoral. « Chat échaudé craint même l’eau froide », dit-on. Soupçonnée d’a voir des accointances la MP, la Céni ne sait pas convaincre les plus sceptiques sur son indépendance Pressée de toutes parts de programmer les élections dans les délais constitutionnels, elle devra, parla force des choses, soumettre au débat les quatre scenarii qu’elle renferme dans ses tiroirs.

Le processus électoral est en panne. Au Conseil de sécurité de l’ONU, le secrétaire général Ban Ki-moon a déclaré que les élections en RDC étaient dans « l’impasse ». Impasse que Joseph Kabila comptait contourner en proposant un dialogue politique dont les contours n’ont pas obtenu l’approbation de tous.
A l’Opposition, l’impasse est voulue voire entretenue par le chef de l’Etat et son camp. Des arguments, l’Opposition n’en manque pas. La libération à dose homéopathique du financement des élections, la multiplication d’entraves pour retarder les élections qui consacreraient la fin réelle du deuxième et dernier mandat du président Kabila,’ … sont autant d’éléments qui démontrent que le président Kabila n’est pas disposé ase soumettre à la Constitution.

Pour une importante frange de l’Opposition, les choses sont claires : le président Joseph Kabila cherche à s’éterniser par tous les moyens au pouvoir, même en refusant d’organiser les élections. De son côté, la Majorité présidentielle ne cache plus le fond de sa démarche. Elle veut pérenniser le régime incarné par Joseph Kabila, même s’il faut marcher sur les cadavres de la Constitution et des lois de la République ou encore sur toute autre chose qui se mettrait en travers de cette volonté. Les conséquences importent peu, pourvu que le pouvoir d’Etat soit gardé le plus longtemps possible.
Dans cette démarche, quelque peu grossière, aucun effort n’est fourni pour revenir à la normale, apaiser les tensions, promouvoir l’harmonie et la cohésion nationale. Comme frappée par un virus dangereux, la MP est prête à tout! C’est quasiment suicidaire !

Dans cet environnement corrosif, la Céni est transformée en exutoire par les uns et en instrument par les autres. Plutôt que de prendre ses responsabilités et s’assumer conformément aux prescrits de la Constitution, la centrale électorale se met dans l’attente d’un consensus que pourraient lui apporter les politiciens, apportant davantage d’eau au moulin de ceux qui estiment qu’elle joue le jeu de la Majorité auprès de qui elle reçoit les directives et les discours à tenir.
Ce qui est compréhensible d’autant plus que cette position de la Céni est un soutien apporté au dialogue convoqué par le chef de l’Etat, mais qui tarde toujours à se concrétiser.

Face à cette situation, il ne reste plus à la Céni que de sortir de ses tiroirs, les scenarii qu’elle a sous forme de projet, afin de les soumettre à la classe politique et à l’ensemble des intervenants dans le processus électoral en cours. Une tripartite existe pour cette raison d’ailleurs. C’est par cette tripartite, avec un ordre du jour clair, que le projet de la Céni peut passer. Les conséquences politiques ne sont pas du ressort de cette institution qui se laisse un peu trop tirer par les politiciens dans tous les sens.

LES SCENARII DE LA CENI

Les scenarii de la Céni ne sont plus qu’e des secrets de polichinelle. Son président ainsi que le rapporteur et son adjoint ont eu à les dévoiler sans trop insister. Fort heureusement, les coffres-forts de la centrale électorale ne peuvent indéfiniment résister à la détermination des limiers.
D’abord, tenir les élections, particulièrement la présidentielle dans le délai constitutionnel ferait l’affaire de l’Opposition. Mais, au- delà de la simple satisfaction, va se poser la question de la fiabilité du fichier électoral et l’enrôlement de nouveaux majeurs qui sont estimés à au moins 10 millions. L’Opposition avait relevé en son temps œ risque de laisser au bord de la route autant d’électeurs pour une mandature.

Deuxième scénario dans es tiroirs de la Céni est l’organisation des législatives provinciales avec l’ancien fichier, permettant d’avoir des dirigeants à la base avant que le mandat ne se termine et tenir les autres élections après la révision du fichier électoral.
La Majorité souscrit à ce schéma et l’encourage même. Le risque de contestation est élevé, selon la Céni et des observateurs. Les opposants redoutent même qu’on évoque par après le changement de Constitution avec l’argument d’élections moins coûteuses au second degré.

Troisième scénario, procéder à la révision du fichier électoral jusqu’au bout, enregistrer les nouveaux majeurs et convoquer la présidentielle au bout de 17 mois à dater du 10février 2016. Puis, organiser trois mois plus tard les législatives nationales et provinciales après l’adoption de la loi sur la répartition des sièges.
Le dernier scénario est de tout organiser le même jour : présidentielle, législatives nationales et provinciales. Mais, à l’issue de 17 mois de révision du fichier électoral.

Le Céni se trouve entre l’enclume et le marteau. Prendre le risque de l’initiative de la violation de la Constitution est une posture que les membres de cette structure redoutent de porter face à la nation. Pour ce faire, le recours évoqué à la Cour constitutionnelle par le président de la Céni rentre justement dans le même cadre.
L’autre difficulté est de réclamer l’indépendance après s’être affichée en copine de la Majorité qui ne s’est jamais privée de galvauder la neutralité de la Céni sur la place publique par des attitudes et manipulations éhontées, qui frisent l’insolence, croyant que les Congolais et autres observateurs n’étaient que des naïfs."



"La démocratie selon « Joseph Kabila »
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10682
Dans moins de 72 heures, les députés provinciaux vont procéder à l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs des 21 nouvelles provinces issues du découpage territorial conformément à l’article 2 de la Constitution promulguée le 18 février 2006.

Le mot « élection » vient du vocable latin « eligere » qui signifie : choisir. Pour choisir, l’électeur doit être libre. L’électeur ne doit faire l’objet d’aucune intimidation par une organisation politique, fût-elle de la majorité. De même, l’élection doit être libre et équitable. Une élection libre et équitable suppose une égalité de chance entre les prétendants.
Dans ce Congo démocratique où règne un pouvoir autoritaire et arbitraire, «Joseph Kabila» et ses «petits soldats» conçoivent la démocratie non pas comme l’art d’élargir mais plutôt de restreindre l’arène politique. L’intolérance politique fait rage. Point de salut en dehors de la "mouvance kabiliste". La ruse, la corruption et l’intimidation sont utilisées comme moyens pour atteindre des objectifs politiques.

L’opinion congolaise a été stupéfaite, lundi 14 mars, d’apprendre que des candidats de la MP ont été élus à la tête de la quasi-totalité des 21 Assemblées provinciales. Alors que lors de la publication, le 28 février, des 76 candidatures déclarées « recevables » par la CENI (Commission électorale nationale indépendante), à peine 20 postulants se réclamaient de la « majorité». Les « indépendants » étaient au nombre de 46. Inutile de rappeler la démarche peu glorieuse menée par le secrétaire général de la MP, Aubin Minaku, auprès du président de la CENI pour "rééquilibrer" le rapport de force.
« Maintenant que nous venons de gagner la bataille préliminaire en terminant en pool position, nous nous préparons à confirmer ce leadership en raflant la mise des 21 provinces si possible (…) ». L’homme qui entonnait ce cocorico s’appelle André-Alain Atundu Liongo. Le même. « Nous n’avons pas triché, nous n’avons pas fraudé (…) », ajoutait-il sans rire.

En fait, Atundu n’a pas dit la vérité. Pire, il a menti en toute connaissance de cause. La MP a triché et fraudé. Des organisations de défense des droits de l’homme n’ont pas manqué de tirer la sonnette d’alarme pour dénoncer les « pressions » - c’est un euphémisme - exercées sur les députés dans les 21 nouvelles entités administratives. Ces "grands électeurs" ont été sommés de donner leur vote aux candidats de la majorité. Dans le cas contraire, ils s’exposeraient à des "représailles". Un message clair.
A titre d’exemple, des cadres de la MP (Joseph Kokonyangi, Emmanuel Ramazani Shadari, Adolphe Lumanu, Félix Kabange Numbi etc.) ont sillonné plusieurs Régions. Ils ont ainsi battu campagne bien avant la date légale soit du 22 au 24 mars. L’ancienne province du Katanga et l’ex-Province Orientale semblent être les cibles de choix. L’enjeu économique en vaut la chandelle pour le "raïs" et sa fratrie.

Les partisans de « Joseph Kabila » ont distribué des billets de banque sans omettre de brandir la menace de fermeture des organes délibérants dans les provinces où les candidats du « raïs » ne seraient pas élus gouverneur. C’est ça la démocratie selon "Joseph Kabila".
A Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, des miliciens ont brutalisé des militants des partis de l’opposition. Un candidat a été empêché d’aller et de venir. Des témoins ont vu Jaynet "Kabila" conférer à huis clos avec les députés provinciaux à Kalemie. Mais aussi à Lubumbashi, Kolwezi et Kamina.

A l’Equateur, la MP, qui souffre décidément d’un déficit des cadres autant que d’une panne d’imagination, n’a pas trouvé mieux que de représenter la candidature d’un "revenant" nommé Jean-Claude Baende. Une injure faite à la population de cette contrée quand on sait que Baende a été révoqué au même poste pour « mauvaise gestion ». L’homme clame partout où il passe qu’il est « le candidat du chef de l’Etat ». Un chef de l’Etat que la grande majorité des Congolais considère d’ores et déjà comme un homme du passé à quelques 9 mois de l’expiration de son second et dernier mandat.
Lors de la promulgation de la Constitution le 18 février 2006, nombreux sont les citoyens de ce pays qui espéraient assister à l’avènement d’un nouvel ordre politique fondé sur la démocratique dont la valeur cardinale est et reste la séparation des pouvoirs. Depuis 2007 à ce jour, "Joseph Kabila" a restauré le pouvoir absolu. L’Etat, c’est lui!

Quel est le but poursuivi par "Joseph Kabila"? Celui-ci espère dans un premier temps "rafler" les 21 "gouvernorats". Dans un second temps, il compte faire dire aux 21 gouverneurs que leurs populations respectives "demandent" l’organisation d’un référendum constitutionnel. L’objectif est de faire sauter les verrous qui l’empêchent de briguer un troisième mandat. Et pourquoi pas d’instaurer une présidence à vie?

Sauf retournement de la situation, le 26 mars prochain, les Congolais vont assister, une fois de plus, à une immense farce électorale. Plus que jamais, la preuve est faite que le Congo-Kinshasa est dirigé par un mauvais Chef. « Le mauvais chef se reconnait à l’espoir que les méchants mettent en lui et à la crainte qu’il inspire aux honnêtes gens… », dit un dicton persan."



° http://www.forumdesas.org/spip.php?article7049
° http://www.radiookapi.net/2016/03/22/actualite/politique/rdc-les-etats-unis-insistent-sur-une-alternance-democratique-conforme
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9583
° http://www.radiookapi.net/2016/03/24/actualite/politique/rdc-les-deputes-divises-sur-linstruction-de-laffaire-visant-leurs


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 25/3/2016, 7:10 pm

Osons à ce stade un avis ou plutôt un rappel !

L'horizon du pays est incertain, plutôt sombre
en raison des manœuvres délibérées du pouvoir qui hypothèquent le bon déroulement des scrutins prévus constitutionnellement à la fin de l'année ! Si ceux-ci ne se passent dans les délais et de façon crédible et transparente, il existe des gros risques que ce forfait entraîne un chaos social et politique dont les Congolais déjà meurtris par une gouvernance négative n'ont aucun besoin !
Le pouvoir a délibérément misé sur un dépassement des délais convenus en évitant de donner les moyens à la Ceni d'être fine prête pour ces échéances ; le pyromane qu'il est ne peut s'ériger impunément en pompier : il doit en rende des comptes et ferait mieux de réparer rapidement les dégâts d'une façon ou  d'une autre...

D'une façon et d'une autre, il semble privilégier son fumeux dialogue alors que la logique responsable serait de donner les moyens à la Ceni pour tenter de rattraper son retard : indépendance politique et technique, moyens financiers...
Un dialogue responsable éventuel ne concernerait alors que les conditions de réparer les dégâts :
négocier au besoin un raisonnable et donc bref dépassement des délais selon les réels retards techniques et non ceux politisés d'avance pour s'accorder une impunité à se maintenir à sa guise au pouvoir !
Lorsque tout porte à croire que c'est vers cette dernière voie qu'il se destine, un dialogue fabriqué exprès pour une sorte de "présidence à vie", les Congolais ne peuvent rester les bras croisés, ils doivent acculer par tous les moyens le pouvoir à annoncer qu'il se plie au contraire : sauver des élections crédibles et non se maintenir à tout prix de façon extra-constitutionnelle !

Comment y arriver ou plutôt comment l'opposition politique acquise à l'alternance démocratique peut agir pour faire pression sur le pouvoir dans cette optique ?

D'abord engager d'ores et déjà une croisade systématique pour contrer les prétentions techniques de la Ceni d'un délai de 16 mois supplémentaires nécessaire en démontrant scientifiquement et juridiquement qu'un délai plus court suffit pour préparer techniquement les scrutins si la volonté politique est au rendez-vous; s'entourer pour ce faire d'une cellule scientifique, juridique et technique commune et active qui démontre méthodiquement et de façon insistance que le projet politique d'un organe technique  en appui à la démocratie censée neutre est en inféodée au pouvoir ! Le démontrer auprès du Parlement, du Gouvernement, des instances internationales et du peuple...
 
Au détour dénoncer dans la même veine et avec le même souci scientifique que le recours direct ou même via l'exécutif ou le législatif de cette même Ceni de la Cour constitutionnelle est non seulement une politisation de plus mais aussi une dérive constitutionnelle comme ce fut le cas avec les élections provinciales et la nomination des fameux Commissaires spéciaux...

Continuer, intensifier et systématiser les actions de mobilisation en vue de contester les dérapages sectaires du pouvoir avec à l'appui le peuple : manifestations diverses, villes mortes et autres moyens de désobéissance civile et divers... ?
Quitte à réclamer clairement au besoin le seul dialogue politique qui vaille autour d'un léger dépassement technique consensuel entre toutes les forces sociales et politiques du pays !


Bref il est une urgence de responsabilité de la part de nos dirigeants, majorité, opposition, société civile organisée de se préparer à éviter le chaos que provoquerait un passage en force du pouvoir en imposant unilatéralement ses délais et conditions pour les prochaines échéances électorales armés préalablement de la conviction qu'avec la volonté politique il est techniquement possible d'organiser les élections dans les délais moyennant au besoin un petit dépassement, dût-on passer pour ce faire par un réel dialogue inclusif consensuel entre Congolais et non celui inféodé à la cause du pouvoir, que des raisons invoquées par la Ceni comme obstacles majeurs à l’organisation des élections dans le délai sont d'abord politiques !  

Nous nous devons de sauver notre pays nous-même avant d'attendre une possible aide de la CI !
Notons à ce propos qu'il faut lever l'équivoque selon laquelle la CI, le pape aussi bien que le SG de l'Onu que les différents chancelleries voudraient d'un dialogue à n'importe quelles conditions, tout au contraire ils militent pour un vrai dialogue entre Congolais qui se parlent librement et de façon responsable en vue de planifier des élections apaisées et non à travers un dialogue formaté par "JK" au profit de sa seule survie politique, juridique et physique sans d'ailleurs se décider à l’organiser alors qu'il en parle depuis un an !



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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 31/3/2016, 1:50 am

"RDC : Moïse Katumbi désigné candidat à la présidence par les opposants du G7
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/03/30/moise-katumbi-candidat-a-la-presidence-en-rdc_4892607_3212.html
Sans surprise, les opposants du G7 ont désigné, mercredi 30 mars, le millionnaire et ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, candidat à la présidence de la République démocratique du Congo (RDC). La coalition, qui rassemble plusieurs partis ayant quitté la majorité présidentielle pour protestercontre le « glissement » du calendrier électoral, tenait son premier congrès à Kinshasa. L’intéressé, lui, n’a pas encore relevé le gant.

S’il entretient toujours savamment le flou sur ses intentions, Moïse Katumbi a multiplié les piques contre le pouvoir depuis septembre 2015 et sa démission du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formationdu président Joseph Kabila. « L’Etat de droit est sérieusement bafoué en RDC », confiait-il encore au Monde Afrique en février, réclamant comme à chacune de ses interventions le respect de la Constitution.

De concert avec le reste de l’opposition, Moïse Katumbi reproche en effet au chef de l’Etat de vouloir se maintenir à la tête du pays, alors que son mandat expire en décembre 2016 et que la loi fondamentale lui interdit de sereprésenter.
Grand amateur de football, l’ex-homme d’affaires a pris ses distances avec Joseph Kabila en filant la métaphore sportive dès décembre 2014. « Dans le match politique congolais, nous avons accepté les deux premiers penaltys, qui étaient douteux. Allons-nous en accepter un troisième », avait-il lancé à la foule venue l’accueillir à sa descente d’avion à Lubumbashi. Une référence aux scrutins contestés de 2006 et 2011, emportés par l’homme fort de Kinshasa. Un président d’ailleurs longtemps soutenu par Moïse Katumbi.

Un homme d’affaires en politique

Fils d’une Congolaise et d’un juif italien qui a émigré en Afrique pour fuir le régime fasciste, l’opposant a fait fortune dans la sous-traitance aux entreprisesminières du Katanga. Son père possédait une pêcherie, et c’est en devenant le principal fournisseur en poissons et produits frais de la Gécamines, la compagnie d’Etat de l’époque, que le jeune entrepreneur a engrangé ses premiers contrats. Il diversifiera par la suite ses activités en se lançant dans letransport, le commerce et l’approvisionnement alimentaire. Après un exil de plusieurs années en Afrique du Sud et en Zambie, il obtient à son retour au pays les droits d’exploitation de plusieurs gisements de cuivre et de cobalt.
Elu gouverneur du Katanga en 2007 avec la bénédiction de Joseph Kabila, Moïse Katumbi s’est souvent félicité d’avoir géré sa province « comme une entreprise ». Le réalisateur Thierry Michel, qui lui a consacré un documentaire, le présente volontiers comme « un mélange de Chavez et Berlusconi », un populiste très pieux qui n’hésite pas à arroser de dollars ses administrés. Si ses détracteurs l’accusent d’avoir profité de son pouvoir politique pour s’enrichir, « Moïse » jouit toujours dans la région d’une grande popularité. Un soutien incarné par les supporteurs du Tout Puissant Mazembe, le club de football de Lubumbashi dont il assure la présidence."
Moïse Katumbi : « Le 16 février, les Congolais ont dit “non” au pouvoir »


"RDC: le G7 demande à Moïse Katumbi de se présenter à l’élection présidentielle
° http://www.radiookapi.net/2016/03/30/actualite/politique/rdc-le-g7-demande-moise-katumbi-de-se-presenter-lelection
Au terme d’un conclave organisé à Kinshasa, la plateforme de l’opposition G7 a demandé mercredi 30 mars à l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, de se présenter à la prochaine élection présidentielle en RDC. Le deuxième et dernier mandat de l’actuel chef de l’Etat Joseph Kabila s’achève à la fin de cette année.

Le G7 promet à Moïse Katumbi un soutien actif et invite les Congolais à « se joindre à la démarche du G7 et à soutenir la candidature de Moïse Katumbi à la présidence de la République démocratique du Congo ».
Pour cette plateforme constituée des partis exclus de la Majorité présidentielle et qui a rejoint l’opposition,  M. Katumbi présente le profil idéal pour assurer un leadership et faire aboutir son programme commun de gouvernement.
Par ce choix, le G7 dit vouloir doter la RDC « d’un leadership démocratique, courageux, visionnaire, dynamique, exemplaire, rassembleur, fort, capable de relever les défis majeurs » que connaît le pays.
Le G7 est constitué des partis dont les leaders ont été exclus de la Majorité présidentielle l’année passée après avoir adressé une lettre au chef de l’Etat lui demandant de respecter la constitution pour l’organisation des élections.
Moïse Katumbi est l’ancien gouverneur du Katanga. En septembre 2015, [url=http://rdc : Mo%C3%AFse Katumbi d%C3%A9missionne du PPRD et du gouvernorat du Katanga/]il a annoncé sa démission du PPRD[/url], le parti présidentiel, avant d’annoncer son ralliement à l’opposition.

Respect des délais constitutionnels

Dans son discours de clôture du conclave, Charles Mwando Nsimba a fait savoir que la convocation de l’élection du nouveau président de la République doit intervenir le 19 septembre 2016.
« Au cas où la Ceni [Commission électorale nationale indépendante, ndlr] n’organisait pas cette élection dans les délais, la vacance de la présidence conduira  le pays à une première expérience de président par intérim, conformément aux dispositions 75 et 76 de la constitution », a-t-il prévenu.
Le G7 demande à la Ceni d’éviter « la navigation à vue comme méthode de travail ».
Il conseille à la Cour constitutionnelle « de ne pas fabriquer des artifices devant accompagner des actes programmés de violation de la constitution »."


"Présidentielle en RDC : Moïse Katumbi officiellement désigné « candidat commun » du G7
° http://www.jeuneafrique.com/314247/politique/presidentielle-en-rdc-moise-katumbi-officiellement-designe-candidat-commun-du-g7/
À Kinshasa, le bureau politique du G7, regroupement des sept partis frondeurs expulsés de la majorité au pouvoir, a désigné mercredi Moïse Katumbi comme son candidat commun en vue de la présidentielle prévue officiellement en novembre en RD Congo.

Sans trop de suspense, Moïse Katumbi a été officiellement désigné candidat du G7 à la prochaine présidentielle en RD Congo. L’annonce a été faite mercredi 30 mars à l’issue du conclave tenu à Kinshasa par le bureau politique de cette plateforme qui regroupe les sept partis frondeurs éjectés de la Majorité présidentielle (MP) en raison de leur opposition à tout prolongement du mandat du président Joseph Kabila.
Le G7 demande ainsi à Moïse Katumbi de se présenter à la présidentielle initialement prévue le 27 novembre mais dont la tenue, dans les délais constitutionnels, est de plus en plus hypothétique.

Olivier Kamitatu ‎@OlivierKamitatu

[ltr]A l'unanimité, @G7_RDC demande à @moise_katumbi de présenter sa candidature à l'élection présidentielle[/ltr]




16:25 - 30 Mars 2016



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À la veille de cette désignation, l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga était déjà presque dans son nouveau costume de candidat du G7 lorsqu’il est monté au créneau depuis Lubumbashi, dans le sud du pays, pour dénoncer le « simulacre d’élections démocratiques » des gouverneurs dans les nouvelles provinces de la RD Congo.
Un scrutin largement remporté le 26 mars par la MP, les candidatures des membres du G7 étant pour la plupart invalidées par la Commission électorale nationale indépendante, sur « demande directe » de la coalition au pouvoir, a accusé Moïse Katumbi, dénonçant par ailleurs une « nouvelle défaite pour l’État de droit et la démocratie en RD Congo »"
RD Congo : qui sont les frondeurs du « G7 » qui s'opposent à Joseph Kabila ?
RDC : Moïse Katumbi est-il à la tête du « G7 » ?


"RDC: "Je réunis l’opposition", annonce Moïse Katumbi
° http://www.lalibre.be/actu/international/rdc-je-reunis-l-opposition-annonce-moise-katumbi-56fac06a35702a22d5dcbba8
INTERNATIONAL
L’ex-gouverneur du Katanga est à Bruxelles avec Vital Kamerhe pour négocier avec Etienne Tshisekedi. L’opposition doit avoir un candidat unique à la présidentielle, dit-il. Mais, avant tout, il faut un calendrier électoral. Entretien.

Serez-vous candidat à la présidentielle ?
(Rire) Ce que je suis en train de faire aujourd’hui, c’est d’abord réunir l’opposition. Quand j’ai démissionné (NdlR : du parti présidentiel PPRD), je me suis dit que je devais voir tout le monde pour que nous ayons un calendrier électoral. Le gouvernement et la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) doivent se prononcer sur ce point; c’est le plus important. De plus, comme nous sommes à six mois de la présidentielle, il faut que l’opposition puisse présenter un candidat unique. Ou, s’il n’y a pas d’élection, que nous puissions avoir un Président intérimaire parce que le chef de l’Etat aura terminé son deuxième mandat le 19 décembre 2016. On nous dit qu’il faudrait 16 à 18 mois pour mettre à jour le fichier électoral; c’est impossible ! L’Organisation internationale de la Francophonie avait dit 4 mois.
La Constitution prévoit que l’éventuel Président intérimaire soit le président du Sénat.
On respectera la Constitution à la lettre. Une alternance au pouvoir serait bon pour le pays et pour le président Kabila.(...)"
 Katumbi : "En RDC, c'est plus qu'une dictature"
 Moïse Katumbi : "Opération ville morte, une victoire du peuple congolais"
 RDC: quand le football sert les intérêts présidentiels



"RDC: l'ONU reconduit sa mission et appelle à des élections crédibles
° http://www.radiookapi.net/2016/03/30/actualite/politique/rdc-lonu-reconduit-sa-mission-et-appelle-des-elections-credibles
L'ONU a reconduit mercredi 30 mars pour un an sa mission en République démocratique du Congo (Monusco) et a appelé Kinshasa à tenir rapidement des élections libres et crédibles, indique l'AFP.
Une résolution proposée par la France et adoptée à l'unanimité « exhorte le gouvernement et toutes les parties prenantes à garantir un processus électoral libre, équitable, crédible » et la tenue d'élections « en temps voulu, en accord avec la constitution ».
Des élections sont prévues en RDC en novembre mais cette perspective semble s'éloigner.
L'opposition accuse le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de vouloir contourner l'interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter.

Cette résolution « recentre et renforce le mandat de la Monusco autour de deux priorités (...): la protection des civils dans le cadre de la lutte contre les groupes armés et le soutien à la tenue d’élections crédibles, pacifiques et démocratiques », a déclaré à des journalistes l'ambassadeur français auprès de l'ONU, François Delattre, cité par l'AFP.
La résolution ne change pas l'effectif actuel ni le nombre maximum autorisé de Casques bleus, qui reste fixé à plus de 21.000 soldats et policiers, alors que Kinshasa insiste sur un retrait rapide de la Monusco, note l'agence de presse française.
Le Conseil se contente de « prendre note » de la recommandation du secrétaire général Ban Ki-moon de réduire de 1 700 l'effectif militaire de la mission.
Le Conseil réaffirme être prêt à réduire les effectifs « quand des progrès importants auront été réalisés » pour atteindre les objectifs prioritaires de la mission, notamment la protection des civils et la lutte contre les groupes armés qui opèrent dans l'est du pays.

Le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, avait souhaité le 23 mars devant le Conseil que le nombre de Casques bleus soit réduit de moitié d'ici la fin de l'année.
« Le Conseil a décidé de préserver les effectifs de la force car les défis auxquels doit faire face le pays restent très importants et qu’il est de la responsabilité de la communauté internationale (...) de l’accompagner dans cette période », a expliqué François Delattre cité par l'AFP.
Dans sa résolution, le Conseil réaffirme que « la sortie de la Monusco doit être graduelle et progressive, liée à la réalisation d'objectifs spécifiques ».
En attendant, il exhorte Kinshasa à « reprendre immédiatement les opérations militaires conjointes » entre son armée et la Monusco contre les rebelles des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda).
L'ONU avait annoncé début mars la reprise prochaine de cette coopération militaire. Elle était suspendue depuis février 2015, l'ONU reprochant à Kinshasa d'avoir nommé pour mener les opérations deux généraux soupçonnés de graves violations des droits de l'homme.

Regret de la RDC

Après l’adoption de cette résolution renouvelant le mandat de la Monusco, l’ambassadeur de la RDC à l’ONU, Ignace Gata Mavita, a dit prendre acte. Mais il a regretté que le texte n’ait pas tenu compte du point de vue de son gouvernement sur certaines questions.
« Tout en remerciant le conseil pour cet acte et à travers votre organe, l’Organisation des nations unies, mon gouvernement regrette et, ne peut s’en cacher, que la résolution ait choisi d’ignorer le point de vue pertinent de la RDC sur des questions essentielles qui engagent son avenir notamment sur les élections, la lutte contre les groupes armés et la réduction de la force de la Monusco », a-t-il déclaré.
Au sujet des élections, il a affirmé que la RDC tenait à « l’organisation des élections libres et respectueuses des standards internationaux en matière d’inclusivité, de transparence et de crédibilité ».
Vous pouvez écouter un extrait de l’adresse de l’ambassadeur de la RDC à l’ONU."

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 31/3/2016, 5:20 pm

PS

30 MARS 2016
CS/12307
Le Conseil de sécurité proroge d’un an le mandat de la Mission de l’ONU en RDC et insiste sur la tenue des élections et du dialogue politique
° http://www.un.org/press/fr/2016/sc12307.doc.htm
Conseil de sécurité,
7659e séance – matin


  • CONSEIL DE SÉCURITÉ

COUVERTURE DES RÉUNIONS

Le Conseil de sécurité a adopté ce matin la résolution 2277 (2016), prorogeant jusqu’au 31 mars 2017 le mandat de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et insistant sur la tenue des élections et du dialogue politique.
Le mandat de la MONUSCO étant prorogé pour une nouvelle période d’un an, le Conseil de sécurité maintient l’effectif actuel d’environ 20 000 éléments et réaffirme que toute reconfiguration de la Mission devra être arrêtée en fonction des progrès accomplis dans les priorités stratégiques, à savoir la protection des civils et la stabilisation de la situation, grâce à la mise en place d’institutions étatiques opérationnelles, professionnelles et responsables et grâce à l’appui à la création de conditions propices à la tenue d’élections pacifiques et crédibles dans les délais prévus.  La MONUSCO est appelée à fournir une assistance technique et un soutien logistique pour la révision des listes électorales et pour la tenue des élections, ce soutien devant être évalué en permanence en fonction des progrès accomplis par les autorités congolaises dans la conduite des opérations électorales. 
Le Conseil invite donc la Commission électorale nationale indépendante à publier un calendrier complet révisé couvrant la totalité du cycle électoral et demande au Gouvernement de la RDC d’élaborer rapidement un budget et un code de conduite pour les élections et d’actualiser les listes électorales en toute régularité afin que les élections puissent se tenir dans les temps, en particulier la présidentielle et les législatives de novembre 2016.  Le Conseil demande aussi à toutes les parties prenantes d’engager un dialogue politique ouvert et sans exclusive sur la tenue de l’élection présidentielle, conformément à la Constitution.  Il appuie, ce faisant, la décision de l’Union africaine d’engager des consultations sur ce dialogue.

La résolution, dont le dispositif compte 52 paragraphes de fond, parle, outre le mandat de la MONUSCO, de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération, de la situation politique, des droits de l’homme, des groupes armés, de la protection de l’enfance et des violences et sévices sexuels, de l’accès humanitaire, de l’appui au Groupe d’experts, de la stratégie de retrait de la MONUSCO et des rapports du Secrétaire général.
Dans son dernier rapport*, le Secrétaire général constate que le processus électoral est dans l’impasse, « la méfiance s’accentuant à l’égard de la proposition du Président Joseph Kabila de tenir un dialogue national pour en sortir ». 
Aujourd’hui, le représentant de la RDC, M. Ignace Gata Mavita wa Lufuta, a tenu à souligner que lorsque le 23 mars dernier, son Ministre des affaires étrangères insistait sur l’importance que son pays attache à la paix et à la stabilité, il ne plaidait aucunement pour le report des élections.  M. Gata Mavita wa Lufuta a imputé le blocage du processus électoral aux « tergiversations inconsidérées » d’une partie de l’opposition qui bloque aujourd’hui le dialogue politique que le Conseil, a-t-il fait remarquer, soutient dans sa résolution.  Le représentant a néanmoins estimé que le Conseil « aurait pu ne pas empiéter sur les attributions qui relèvent de la Commission électorale nationale indépendante ».

Regrettant globalement une résolution « qui a choisi d’ignorer les points de vue pertinents de la RDC », en particulier sur la réduction progressive de la Force de la MONUSCO, le représentant a dit voir « un manque de souplesse susceptible de nuire à l’ambiance de travail sur le terrain et de plomber le nouvel état d’esprit instauré par le nouveau leadership de la Mission ».  On sait bien, a-t-il poursuivi, qu’après 17 ans en RDC, la MINUSO aurait pu obtenir plus de résultats si ceux-ci dépendaient vraiment de ses effectifs.  Le bilan étant mitigé, nous ne devons pas hésiter à dire que le mal dont souffre la Mission est « profond et mérite une sérieuse réflexion », a tranché le représentant. 
Il s’est également dit surpris de constater que le Conseil n’a fait aucune allusion à la situation relevée dans le dernier rapport du Groupe d’experts sur la RDC qui fait état des réfugiés burundais, recrutés dans un pays voisin, entraînés militairement par ce pays et infiltrés en RDC avec des cartes d’électeurs congolais en vue d’aller semer des troubles au Burundi.  « Mon pays ne peut accepter de devenir une fois de plus le bastion d’un nouveau groupe armé étranger », a-t-il martelé.
*S/2016/233


LA SITUATION EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Texte du projet de résolution S/2016/289
Le Conseil de sécurité, (...)"



"L’ONU renouvelle pour un an le mandat de la MONUSCO en RDC
- ACP

° http://acpcongo.com/acp/lonu-renouvelle-pour-un-an-le-mandat-de-la-monusco-en-rdc/
Kinshasa 31 mars 2016 (ACP).- Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité, mercredi 30 mars, une résolution qui renouvelle pour un an le mandat de la MONUSCO en RDC. Selon cette résolution, la mission des Nations unies au Congo est désormais recentrée sur les questions politiques et la protection des civils et craint des violences dans un contexte préélectoral.
Le mandat de la MONUSCO conserve une dimension politique avec la mention « des bons offices » de l’ONU qui souhaite pouvoir servir d’intermédiaire entre l’opposition et le gouvernement.[/b]

La RDC pour le retrait de la moitié des  casques bleus de la MONUSCO en 201

Par ailleurs, dans sa déclaration le 23 mars devant le Conseil de sécurité à New York,
le ministre des Affaires étrangères et de la  coopération internationale, Raymond  Tshibanda avait sollicité le réduction de la moitié des effectifs de la MONUSCO en RDC.
Pour Raymond Tshibanda, le gouvernement de la RDC s’est fixé un objectif ambitieux de contribuer à créer les conditions objectives qui permettent, que d’ici la fin de cette année, la moitié de la Force de la MONUSCO aujourd’hui déployée sur le territoire  puisse être retirée, sans mise en cause des acquits sur les plans sécuritaire et de la stabilisation du pays.
Il avait indiqué que le principe d’une réduction nécessaire de la Force  de la MONUSCO s’est dégagé et s’impose dans chaque région de son déploiement et d’indiquer qu’au regard du résultat de l’évaluation conjointe MONUSCO- gouvernement, le gouvernement de la RDC informe le Conseil que son objectif de retrait de la Force pour 2016 doit être de moitié, soit plus ou moins dix mille hommes.[

Il avait rappelé  qu’en réponse à la demande légitime du gouvernement de la République Démocratique du Congo de voir s’amorcer la réduction des effectifs de la MONUSCO, en reconnaissance des progrès irréfutables réalisés ensemble avec les Nations Unies ces dix-sept dernières années dans le rétablissement de la paix et de l’autorité de l’Etat, ainsi que dans la stabilisation des institutions, le Conseil avait préconise l’institution d’un stratégique entre le gouvernement et la MONUSCO, afin d’élaborer ensemble une stratégie de retrait ordonne qui garantit la préservation des acquits.
Il avait fait aussi remarque que grâce au nouveau leadership de la MONUSCO et aux recommandations personnelles du Secrétaire général des Nations Unies, le Dialogue Stratégique entre le gouvernement de la RDC et la MONUSCO, interrompu au cours du dernier trimestre de l’année dernière, a repris depuis bientôt un mois, dans un esprit constructif.

Le chef de la diplomatie congolaise rappelé qu’ après une série de rencontres au niveau politique, qui ont permis de jeter les bases d’un consensus sur les principes et grands axes de la stratégie de retrait, un groupe de travail conjoint, composé des experts du gouvernement et de la MONUSCO s’est réuni du 9 au 19 mars dernier, avec pour mission majeures de définir des critères objectifs et réalistes d’évaluation de la situation, dans les zones géographiques ou se trouvent déployé le personnel de la MONUSCO, au double point de vue de la sécurité, et des exigences de stabilisation d’une part, et d’autre part, d’élaborer, dans une deuxième phase, une feuille de route pour un retrait ordonné et progressif de la MONUSCO de la RDC.
Le ministre Tshibanda avait souligné  qu’à ce stade de l’exercice, les résultats importants suivants ont déjà été enregistres : une note de stratégie de retrait a été élaborée et est en phase ultime de finalisation; les experts ont terminé la première phase de leur travail en consignant, dans un document conjointement signé par le gouvernement et la MONUSCO le 21 mars 2016, le dispositif actuel de déploiement du contingent de la MONUSCO région par région, les critères à prendre en compte pour l’évaluation de la situation sur le terrain, les menaces ou défis encore pendants, les actions en cours ou attendues du gouvernement pour faire face à ces menaces ou relever ces défis et, dans chaque cas, le concours spécifique attendu de la MONUSCO en appui au gouvernement et que des recommandations spécifiques sanctionnent cet exercice conjoint.

Il avait  appelé au Conseil pour que cet exercice essentiel qu’il avait demandé, dans lequel le gouvernement s’est engage de bonne foi, qui se déroule de manière satisfaisante et dans un esprit de confiance rétablie entre les parties, ne s’avère pas vain. Pour Raymond Tshibanda, le gouvernement de la RDC avait invité les instances des Nations Unies, notamment le Conseil de Sécurité de ne point continuer à opposer au peuple et au Gouvernement une lecture unilatérale de la situation politique et sécuritaire et surtout des réponses qu’elle requiert s’agissant particulièrement du rôle de la Force.
Le gouvernement avait invité enfin le Conseil à un changement du concept opérationnel de la mission. Elle doit en effet cesser de compter sur le nombre de ses effectifs et s’orienter rapidement vers les capacités de projections. Dans cet esprit, le gouvernement de la RDC est donc en droit d’attendre du Conseil, s’agissant du renouvellement du mandat de la MONUSCO qui intervient à la fin du mois, que soient prises en compte les avancées du Dialogue Stratégique et la nécessité de préserver, entre les deux parties audit dialogue, un climat permettant sa poursuite, particulièrement dans sa prochaine phase consacrée à l’élaboration d’une feuille de route pour la sortie ordonnée et définitive de la MONUSCO de la RDC.

Le gouvernement est conscient des actions attendues de sa part pour rendre ce retrait irréversible et en accélérer le rythme, notamment en ce qui concerne la réforme du secteur de sécurité, a souligné le ministre Tshibanda indiquant que des dispositions sont donc en train d’être prises pour qu’aux trois bataillons de la Force de Réaction Rapide en développement au sein des FARDC, qui sont déjà formes, équipés et déployés avec succès sur le terrain, notamment dans des opérations contre les ADF et les FDLR viennent, d’ici quelques mois, s’ajouter d’autres unités permettant ainsi une prise en charge totale des besoins de sécurisation de l’Est du pays."




"RD Congo : l’ONU renouvelle le mandat de la Monusco contre l’avis des autorités congolaises
° http://www.jeuneafrique.com/314549/politique/rd-congo-lonu-renouvelle-mandat-de-monusco-contre-lavis-autorites-congolaises/
Le Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé mercredi le mandat de la Monusco, présente en RD Congo depuis 16 ans, contre l'avis des autorités congolaises.

Kinshasa réclamait depuis plusieurs mois le retrait progressif de la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco), qui avait été mise en place en 1999, pendant la deuxième guerre, et qui demeure l’opération de maintien de la paix la plus importante au monde.
Dans un document transmis à New York, les autorités congolaises plaidaient pour un « retrait supplémentaire des effectifs militaires » et militaient pour l’abaissement du plafond des troupes autorisées sur son sol (aujourd’hui de 20 000). Ban Ki-moon avait appuyé la volonté de Kinshasa et proposé de réduire de 1700 hommes l’effectif militaire présent au Congo (sur 18 000 hommes).

Le Conseil de sécurité n’aura finalement pas donné gain de cause au gouvernement congolais ni au secrétaire général de l’ONU, en renouvelant le mandat de l’opération, le 30 mars et en ne décidant d’aucune diminution du nombre de soldats. Il a même renforcé sa position politique en exhortant les autorités et les parties prenantes à « garantir un processus électoral libre, équitable, crédible » et la tenue d’élections « en temps voulu, en accord avec la Constitution ». Le message est clair.

Garder des troupes de maintien de la paix dans un contexte tendu

La résolution « recentre et renforce le mandat de la Monusco autour de deux priorités  la protection des civils dans le cadre de la lutte contre les groupes armés et le soutien à la tenue d’élections crédibles, pacifiques et démocratiques », a déclaré l’ambassadeur français auprès de l’ONU, François Delattre, selon l’AFP. « Le Conseil a décidé de préserver les effectifs de la force car les défis auxquels doit faire face le pays restent très importants et qu’il est de la responsabilité de la communauté internationale de l’accompagner dans cette période. »
Le climat est tendu au Congo, alors que l’élection présidentielle devrait se tenir avant la fin de l’année pour respecter les délais imposés par la Constitution. L’impréparation du scrutin à quelques mois de l’échéance dans un pays aussi gigantesque rend de plus en plus évident un report de l’élection et l’ouverture d’une période instable."



"Questions directes à Felix Tshisekedi Tshilombo
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10692 
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé de prolonger le mandat de la Mission onusienne au Congo-Kinshasa pour une année. Des informations fragmentaires font état des pourparlers qui auraient eu lieu le weekend dernier, à Monaco, entre une délégation de la «majorité présidentielle» conduite par le directeur du cabinet présidentiel, Néhémie Mwilanya Wilondja, et des personnalités proches de l’UDPS avec à leur tête, Christian Tshisekedi. Secrétaire national de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) chargé des Relations extérieures, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est interrogé sur ces sujets d’actualité et tant d’autres. Pour lui, «la prétendue rencontre de Monaco relève de la spéculation journalistique d’autant plus que son frère ’Christian’ n’a jamais été impliqué dans des activités politiques».De même, il estime que "le dialogue devient indispensable afin de conclure un accord politique destiné à régler la période qui nous sépare de la date de l’organisation des élections".

Le Conseil de sécurité a décidé de prolonger le mandat de la Monusco pour une année. Quelle est votre réaction à chaud ?
C’est une Résolution qui était dans l’air. On s’attendait un peu non seulement à la prolongation du mandat de la Monusco mais aussi au rejet de la demande des autorités de Kinshasa d’obtenir la réduction des effectifs de la Mission onusienne. Cette Résolution du Conseil de sécurité de l’ONU nous enchante du fait que notre pays fait face à des sérieux problèmes de sécurité. Le gouvernement Kabila est incapable de sécuriser la population. Notre pays a encore besoin de l’appui des forces onusiennes. De même, il y a des échéances politiques majeures qui profilent à l’horizon. Des échéances qui requièrent des garanties de sécurité et de stabilité. Le pouvoir en place ayant failli, il n’était que normal que le Conseil de sécurité reconduise le mandat de la Monusco. 
Le Conseil insiste sur la tenue des élections dans les délais constitutionnels…
Effectivement ! Le Conseil a également insisté pour que les élections se tiennent dans les délais constitutionnels. J’aurais souhaité que la Monusco aille jusqu’au bout de cette logique en préparant les étapes qui vont suivre. Le constat est là : le processus électoral accuse un grand retard. J’espère que la question relative à la désignation d’un facilitateur trouvera rapidement une réponse pour permettre à l’ensemble du personnel politique d’examiner ce qui est possible à réaliser par rapport aux élections d’ici au mois de novembre prochain. Je tiens à rappeler que l’UDPS tient à l’organisation uniquement de l’élection présidentielle et les législatives pour gagner du temps. Il va sans dire que le fichier électoral doit être mis à jour. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) est loin d’être impartiale et crédible. Les récentes sorties médiatiques du président de la CENI montrent clairement son parti pris en alignant ses positions aux desiderata du gouvernement Kabila. C’est tout à fait inacceptable ! 

L’UDPS tient malgré tout à aller au dialogue dans ces conditions …
Absolument ! J’ai le sentiment que le dialogue devient indispensable. Cela fait plus de 14 mois que l’UDPS demande la tenue de ces discussions qui procèdent d’une initiative de la communauté internationale. Il nous faut un accord politique pour régler la période qui nous sépare de la date de l’organisation des élections. Sinon, on va laisser Monsieur Kabila planter son « décor ». La récente élection illégale des gouverneurs des nouvelles provinces constitue le premier acte.
Pourquoi illégale ?
Cette élection est illégale pour la simple raison que les députés provinciaux qui ont "élu" ces gouverneurs sont hors mandat depuis 2012. On ne peut plus parler de légalité encore moins de légitimité. L’acte posé par ces députés n’a aucun fondement juridique. Après avoir échoué dans la tentative de modifier la Constitution pour arracher le « glissement » - rejeté tant par la classe politique congolaise que la communauté internationale -, je crois que le clan Kabila prépare maintenant un scénario du genre Poutine/Medvedev. Kabila va désigner un « dauphin ». 

D’aucuns parlent du Premier ministre Augustin Matata…
Peu importe. Je ne m’intéresse guère à ce qui se passe dans leur camp. Après la désignation du dauphin, nous devrions aller aux élections avec le fichier électoral « corrompu » de 2011. La pression est forte au plan interne et externe. Il n’est plus question de toucher à la Constitution. La majorité va profiter de l’existence de plusieurs millions d’électeurs fictifs pour faire élire ce dauphin. Celui-ci aura à renvoyer l’ascenseur à Kabila sous la forme d’une «protection». C’est le scénario de complaisance qu’on veut nous servir. Les gouverneurs qui viennent d’être désignés ont pour mission d’assurer la bonne exécution de ce plan. Ils sont chargés de jouer le rôle de relais dans leurs provinces respectives. Cette action ne passera pas. Voilà pourquoi le dialogue est nécessaire pour démanteler ce système.
Un des alliés de votre parti a déclaré que le « dialogue » doit être une sorte de « derby » opposant « Joseph Kabila » et ses alliés d’une part et l’UDPS et ses alliés de l’autre. Par « alliés de l’UDPS », devrait-on entendre l’opposition dans son ensemble ? 
Qui fait partie de l’opposition ? C’est la question qui mérite d’être posée. Sans vouloir engager de polémique ou des attaques personnelles, je n’ai jamais considéré ceux qui se réclament de «l’opposition républicaine» comme des opposants. La raison est simple : on ne peut pas participer au gouvernement et se dire opposant. C’est le cas notamment des dissidents du MLC qui sont dans l’Exécutif. Je vois mal ces gens rejoindre nos rangs lors des discussions entre le pouvoir et l’opposition. Lorsque nous parlons de l’«UDPS et alliés», c’est simplement parce que notre parti a été le premier à répondre à cette initiative de la communauté internationale. Il a, par ailleurs, pris part aux deux rounds à Venise et Ibiza. Depuis l’époque du Zaïre, notre monde politique a toujours vécu dans une bipolarisation : le pouvoir d’un côté, les opposants de l’autre. 

Qu’entendez-vous par «alliés» ?
Il s’agit de tous ceux qui nous rejoignent dans nos objectifs. Ces objectifs sont : la tenue des élections dans les délais constitutionnels ; l’avènement d’une alternance démocratique dans la paix et la concorde ; un processus électoral crédible et un facilitateur désigné de commun accord pour nous accompagner dans la réalisation de tous ces objectifs. 
Que répondez-vous à certaines sources qui rapportent qu’une rencontre a eu lieu le samedi 26 mars à Monaco entre une délégation du pouvoir, conduite par le directeur du cabinet présidentiel, Néhémie Mwilanya Wilondja, et des cadres de l’UDPS avec à leur tête votre frère Christian Tshisekedi. Confirmez-vous cette information ? 
Je ne la confirme pas parce que je ne suis pas au courant. Et je vous le dis très sincèrement que c’est à travers un média que j’ai eu vent de cette histoire. Vous savez autant que les médias congolais sont réputés spéculatifs. C’est cette même publication qui m’aurait vu à Monaco pendant que je me trouvais en pèlerinage en Israël à l’occasion de la fête de Pâques. Le secrétaire général adjoint de l’UDPS, Bruno Tshibala, qui séjourne depuis le vendredi 25 mars en Belgique, pour des raisons privées, aurait été également « aperçu » dans la Principauté. Je tiens à signaler que mon frère Christian n’a jamais été impliqué dans les activités politiques. Il n’a jamais exercé de près ou de loin un quelconque mandat politique pour être engagé dans une délégation chargée d’aller négocier avec le pouvoir. 

Outre votre frère « Christian », Bona Kabongo, maître Papis Tshimpangila et Floribert Tendayi sont cités comme membres de la délégation…
Toutes les personnes que vous venez de citer n’ont jamais eu de mandat politique au sein de l’UDPS. Jamais ! Aucune de ces personnes n’a été associée au pré-dialogue à Venise, en Italie, et à Ibiza, en Espagne. Je vois mal que des personnes qui n’ont jamais eu accès à ce "dossier dialogue" se mettre à discuter avec l’autre partie. J’ai regagné la Belgique depuis mardi 29 mars. Je vais rencontrer le Président du parti dans l’après-midi de ce mercredi. Ce sera l’occasion pour moi de clarifier certaines choses. Je peux vous assurer que cette "affaire" ne m’émeut nullement. Pour "exister", l’organe de presse dont question a pris l’habitude de lancer des brûlots. 
A quel organe de presse faites-vous allusion ?
Je ne vais pas citer le nom pour ne pas lui faire de la publicité. Tout le monde sait qu’il s’agit de ce média qui m’aurait aperçu à Monaco pendant que j’étais à Jérusalem. 

Quel était le but de votre voyage en Israël?
J’étais invité par des amis. Israël a toujours été un pays ami pour moi et ma famille. 
A quelques 8 mois de l’expiration du second et dernier mandat de «Joseph Kabila», quel est, selon vous, l’état de l’opposition congolaise ?
C’est mieux de me poser la question sur la situation de l’UDPS. Vous pouvez convenir que je suis mal placé pour parler de la situation de l’UNC de Vital Kamerhe, du MLC de Jean-Pierre Bemba ou de l’ECIDé de Martin Fayulu. 

Comment se porte l’UDPS ?
L’UDPS va bien dans l’ensemble. Il est vrai que le parti fait face à beaucoup de tensions au plan interne. Une situation qui découle essentiellement de l’éloignement du Président de la direction du parti. Cette absence a engendré une animosité entre pro et anti-dialogue ; entre pro et anti-Mavungu, le secrétaire général. Tous ces tiraillements et positionnements font que notre formation politique traverse une zone de turbulence. Nous sommes en train de préparer le congrès qui doit avoir lieu rapidement. Je crois que nous allons, au sortir de ce forum, resserrer les rangs et fixer un cap. Le Président va regagner le pays à cette occasion pour remettre les choses dans l’ordre. 
A propos des tiraillements, lors de la journée ville morte, le président Tshisekedi a soutenu cette manifestation alors que le secrétaire général Mavungu disait le contraire… 
Vous devriez poser cette question non pas à moi mais au secrétaire général Bruno Mavungu. Je ne peux m’empêcher de vous dire que j’ai été surpris par le message qui venait de Kinshasa. Et ce pour la simple raison que le Président avait donné des instructions précises depuis un mois. A l’époque, on parlait encore de l’implication de l’Eglise catholique à cette manifestation. A mon avis, le secrétaire général avait mal compris une question qui lui était posée par un journaliste. Ce « couac » a entraîné des conséquences douloureuses au niveau de l’image de notre formation politique. La faille a été vite colmatée. Cet incident est désormais derrière nous.

Comment va le président Etienne Tshisekedi ?
Je ne l’ai pas vu depuis une semaine. Il va bien. J’étais en contact avec lui depuis Israël. Ceux qui le fréquentent ont l’occasion de voir qu’il est en activité.
Quand pourra-t-il accorder son "interview de la rentrée" à la presse ?
La presse devrait patienter encore un peu. C’est lui-même qui en a décidé ainsi. Il voudrait d’abord retrouver la maîtrise de tous ses réflexes. 
Une question un peu dérangeante. Comment ressentez-vous le reproche récurrent que d’aucuns articulent à l’encontre de votre famille biologique d’exercer une «emprise» sur l’UDPS ?
Nous ressentons ce reproche comme une injustice. C’est une injustice surtout par rapport à ma mère. Ces reproches sont non seulement révoltants mais surtout irrespectueux. Un manque de respect inacceptable. L’organe de presse dont question parle de la prétendue présence de mon frère à Monaco "avec la bénédiction de notre mère". Et pourtant, elle n’en sait rien au même titre que moi. Je trouve insultant de traîner ainsi dans la boue la réputation d’une personne qui n’a pas peu contribué à l’essor de l’UDPS. Je me dis que c’est de bonne guerre. En tant que politique, j’imagine que ce sont des manœuvres destinées à me déstabiliser. Je dérange beaucoup à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du parti. Il est clair que mon ascension n’était ni prévue ni attendue. Mon arrivée bouscule un certain ordre établi. Mon ambition reste celle de perpétuer le noble combat déclenché par mon père Etienne Tshisekedi et ses compagnons de lutte. J’entends poursuivre ce combat contre vent et marée. 

Depuis mardi 29 mars, le « G7 » est en conclave à Kinshasa. Il est prévu que cette plateforme désigne Moïse Katumbi Chapwe comme son candidat à l’élection présidentielle. Qu’en dites-vous ? 
Notre parti va simplement prendre acte. Monsieur Moïse Katumbi est un acteur politique. A ce titre, il ne s’y est pas engagé pour croiser les bras. Il a sans doute des ambitions et des projets. S’il est pressenti par les membres du G7 comme étant le meilleur d’entre eux pour assumer cette tâche, nous ne voyons aucun inconvénient. Le G7 a ses objectifs. L’UDPS en a les siens. Le plus important est que la démocratie soit sauve. Notre principale préoccupation est et reste la promotion de l’Etat de droit et la démocratie.

Propos recueillis par Baudouin Amba Wetshi"


"RD Congo : pourquoi Kinshasa juge « urgent » un plan de sortie de la Monusco"
° http://www.jeuneafrique.com/310234/politique/rd-congo-kinshasa-juge-urgent-plan-de-sortie-de-monusco/[/size]
Alors que le Conseil de sécurité doit voter une nouvelle résolution sur la RD Congo d'ici à la fin du mois, Kinshasa réclame une nouvelle réduction des effectifs militaires de la Mission de l’ONU (Monusco) sur son territoire, estimant que la situation sécuritaire s’est « nettement améliorée ». Le gouvernement congolais souhaite par ailleurs bénéficier de « l’appui » onusien dans l’organisation de ses élections, mais refuse tout « accompagnement ».

Le Conseil de sécurité de l’ONU, qui se réunit le 23 mars, doit se prononcer avant la fin du mois sur le renouvellement de son mandat à la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RD Congo (Monusco). Mais Kinshasa veut diminuer la présence onusienne au maximum. Pour plaider sa cause, le pays a dépêché à New York Barnabé Kikaya bin Karubi, conseiller diplomatique du président Joseph Kabila, accompagné, entre autres, de l’ambassadeur de la RD Congo en France, Christian Atoki Ileka.
Un document, que Jeune Afrique a pu consulter, a en outre été envoyé par le gouvernement congolais aux membres du Conseil de sécurité. Voici ses principales demandes et arguments.

Pour un retrait accéléré de la Monusco

Après le retrait de 2 000 membres de la Mission de l’ONU en RD Congo (Monusco), votée par le conseil de sécurité l’année dernière, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, a d’ores et déjà recommandé un nouveau départ de 1 700 hommes, sur les quelques 18 000 soldats que compte la mission. Mais le gouvernement congolais veut aller plus vite.
Il sollicite pour l’année 2016 « un retrait supplémentaire des effectifs militaires » de la Monusco, en plus des 1 700 déjà envisagés. Kinshasa souhaite notamment que le plafond total de troupes autorisées aujourd’hui, fixé à près de 20 000, soit abaissé pour rendre le processus irréversible. Le gouvernement congolais estime encore que « l’élaboration d’un plan de sortie de la Monusco revêt un caractère urgent ». Il souhaite en revanche « le renouvellement du mandat de la Brigade d’intervention », unité spéciale composée de militaires malawites, sud-africains et tanzaniens.

En dépit de ces demandes répétées de Kinshasa, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est, pour l’instant, montrée réticent à baisser sensiblement les effectifs de sa plus importante mission de maintien de la paix, avec 23 400 personnes, dont 18 000 soldats. En cause, notamment, le cycle électoral en cours, lequel doit s’achever par l’élection présidentielle, théoriquement en novembre prochain, d’un successeur au président Joseph Kabila qui effectue son deuxième et dernier mandant constitutionnel. Mais l’organisation des élections a pris un retard considérable et de nombreux diplomates craignent qu’un report de l’élection ne crée de nouveaux troubles dans le pays.

Élections : oui à l’appui, non à l’accompagnement

« La Ceni [Commission électorale nationale indépendante] s’emploie à exécuter en bonne et due forme son plan de travail et s’atèle actuellement à la fiabilisation du fichier électoral », affirme pourtant le gouvernement congolais. « La mobilisation des ressources financières […] constitue un fardeau, la Ceni ayant évalué le coût à 1,2 milliard de dollars américains. [Le gouvernement] a validé un plan de décaissement d’un montant de 380 millions de dollars américains en 2016 […] La RDC reste disposée à bénéficier de l’appui (et non de l’accompagnement) de la Monusco dans le cadre des préparatifs des élections », précise encore le texte.

Kinshasa affirme que les retards du processus électoral sont le fruit de la contestation de l’opposition
« Par appui, il faut entendre le soutien logistique, pour le déploiement des kits électoraux par exemple, précise un diplomate congolais. Mais l’organisation de l’élection, cela ne la regarde pas ». Kinshasa affirme que les retards sont le fruit de la contestation de l’opposition, citant par exemple « le refus de l’UDPS [principal parti d’opposition] de participer aux concertations nationales ». Il affirme encore que « les cartes d’électeurs, actuellement en circulation en RD Congo, sont appelées à être renouvelées, eu égard notamment aux nouvelles dénominations des Provinces ». Une décision qui devrait encore ralentir le processus.

Kinshasa craint plus le M23 que les FLDR

Pour appuyer sa volonté de voir davantage de soldats quitter son territoire, le gouvernement congolais affirme  « que la situation sécuritaire sur son territoire [s’est] nettement améliorée ». Son armée serait parvenue à une « neutralisation considérable » des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), le principal groupe armé présent sur son territoire.
Ses « effectifs résiduels […] s’élèvent à 108 combattants » affirme Kinshasa. « Il faudrait cependant ajouter quelques combattants FDLR recrutés de force par ce mouvement rebelle, ainsi que des pseudo-FDLR recyclés, création des pays voisins pour pérenniser la déstabilisation, l’insécurité, et le pillage des ressources naturelles ». Par ailleurs, le gouvernement congolais affirme que les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliés (ADF-Nalu), ne disposent plus que de 150 combattants.

Le gouvernement congolais soupçonne en revanche les ex-rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) de se réorganiser, depuis l’Ouganda et le Rwanda, où ils se sont réfugiés après leur défaite militaire. « Diverses infiltrations de leurs éléments issus de certains Etats témoignent certainement de leurs intention à reprendre les hostilités », affirme Kinshasa."

RDC : faut-il mettre la Monusco au régime ?


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# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

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